mercredi 23 décembre 2020

EP - Alquimia - Julia Samadhi

 EP - Alquimia - Julia Samadhi 

 

L'artiste multi-disciplinaire ( pianista, cantante, compositora y pintora)  Julia Samadhi ( Granada) vient de sortir un premier EP cinq-titres  sous son nom, 'Alquimia' (t'as deviné,  Alchimie) .

Après des études de classical et de jazz  piano, elle fait partie de plusieurs groupes de rock ou de métal locaux pour ensuite jouer de la bossa nova et du jazz latino avec le guitariste Antón Presser.

Ils montent la formation  Momoama ( auteur d'un album portant le nom du groupe,  en 2019).

Désirant s'ouvrir à d'autres styles, Julia rejoint le progressive rock band Ataräxia , qui lui aussi vient de pondre un album.

Diane avait plusieurs flèches dans son carquois, Julia semble avoir pris exemple sur la chasseresse mythique, avec son premier EP solo, elle évolue dans une sphère r'n'b,/néo soul, sous  influence Alicia Keys.

L'EP est auto-produit et distribué online par Distrokid.

Un fameux bémol, aucun détail n'apparaît à propos des musiciens ayant participé à la confection des cinq titres composés par Julia Samadhi,  qui signale que cet EP est un hommage à toutes les femmes de sa famille, en commençant par sa grand-mère, Bernarda, décédée du covid en début d'année.

 

 Tracks

01 Oh mi amor, Canción de Esperanza

02 Mi Verdad

03 It’s time

04 Atrévete

05 Oh mi amor, Hope song
 
Inspiré par le poème 'And the people stayed home' évoquant la pandémie actuelle, texte  écrit en une vingtaine  de minutes par Kitty O’Meara , une prof à la retraite, ' Oh mi amor, Canción de Esperanza' mi-chanté, mi-récité, comme le dit le titre, est un chant d'espoir, qui pour Julia prend encore plus de consistance après le décès de sa  grand-mère bien aimée.
Tendresse, émotion, timbre déchirant, qui évoque celui d'Ana Torroja, la front lady de Mecano, et choeurs angéliques sur fond nu soul/electro, caractérisent un morceau qui ira droit au coeur des âmes sensibles.
En 2015, Mana, secondé par Shakira, grave le titre ' Mi Verdad', Julia Samardhi chante sa propre vérité, son combat qui est celui de nombreuses femmes  vivant sous le joug du patriarcat.
Un patriarcat qui, par exemple,  à l'époque de la Guerre Civile a étouffé les talents de chanteuse de sa grand-mère.
C'est un cri sur fond electro tribal, fébrile et tumultueux, qui n'est pas sans rappeler certaines cabrioles de tUnE-yArDs.
Elle passe à l'anglais pour 'It's Time', une plage nu-soul l'invitant à enfin écouter la voix intérieure la poussant à agir pour changer de vie.
Julia a beaucoup écouté Erykah Badu , Jill Scott et Lauryn Hill et nous livre un track  n'ayant rien à envier aux productions US.
'Atrévete':  mujeres, osez, osez, brisez le silence, libérez-vous, l'ère de la femme au foyer, silencieuse et servile, est révolue.
C'est d'un timbre lyrique, à la Céline Dion ou Lara Fabian, que la chanteuse nous délivre ce message reposant sur un piano dramatique et des backings profonds.
Pour sceller l'enveloppe musicale, Julia nous propose une version anglaise  de 'Oh mi amor, Canción de Esperanza', cela donne ' Hope Song' qu'elle chante en duo avec Nat Shervington, un singer/songwriter de Bristol avec lequel elle a enregistré plusieurs reprises de classiques rock, dont 'Highway to Hell', 'Friday I'm in Love' ou 'Sweet Child o' Mine'.
 
Alchimie réussie pour Julia Samadhi!