mercredi 23 août 2017

Colora Festival - day two - Binnenpleinen De Zevensprong, Leuven - 19 août 2017

Colora Festival - day two -  Binnenpleinen De Zevensprong,  Leuven - 19 août 2017

Charles Eloy

Le partenaire  principal du Colora Festival est Masereelfonds, une association culturelle  progressive et indépendante en Flandre, ayant un regard critique sur notre société et essayant d'améliorer le bien-être de la population. Durant l'année, le Colora Festival organise également des cafés-concerts et représentations dans des salles.
Nous avons un coup de chance, les ondées localisées, annoncées par le service météo se sont pas au  rendez-vous et les spectateurs profitent des spectacles dans une grande cour ouverte,  entourée de bâtiments. Une autre partie des concerts se déroule dans une salle avec une excellente qualité acoustique.

Ce soir, le groupe Nojin , dont fait partie Akram Hamo, se retrouve sur scène avec quatre musiciens (trois kurdes originaires de Syrie, ayant quitté leur pays suite aux circonstances géopolitiques) et Monique Jobin, une musicienne belgo-suisse).  Les musiciens emportent également dans leurs bagages  les chants traditionnels des dengbejs (anciens bardes, conteurs qui parcouraient les villages), un élément essentiel afin de préserver la culture  kurde. A titre d' information, les Kurdes représentent une population mondiale d'environ 50 millions de personnes, répartie sur le Kurdistan et les divers états actuels. Deux des musiciens portent des habits traditionnels et la claviériste a également des vêtements de couleurs vives.
"Min beiya te kiriye" (tu me manques) est une reprise des années quatre-vingt du poète, musicien, interprète Sivan Perwez, un Kurde né en Turquie et vivant actuellement  en exil à l'étranger.   Le chant me semble nostalgique - les paroles citent la beauté du pays kurde - sur le tempo lent de la composition.  Les gammes orientales viennent enrichir la chanson.
Peyna te nayé:  le chanteur Yousef Rasho  chante d'une voix, qui paraît monotone  à nos oreilles occidentales, sur un rythme endiablé.  Yousef a une voix exercée et précise. Un contraste inattendu dans l'interprétation, mais très intéressant comme approche musicale.  Akran Hamo l'accompagne au tamboor (luth, instrument à cordes pincées).
Monique Jobin au synthétiseur apporte une touche de musique occidentale dont elle possède une large connaissance . Elle est également compositrice, pianiste,  joue de l'orgue et du clavecin.
Les six autres titres du répertoire nous offrent des musiques très variées.
Ensuite suit le groupe Idirad Trio qui se démarque des autres groupes repris sous l'étiquette "musique du monde".  Certes les musiciens ne renient pas leurs sources traditionnelles, mais ils recherchent également leurs inspirations dans la vie quotidienne. Leur mix de poésie et de musique festive est chaleureusement accueilli par le public.
La chanson "Rose du désert" est une fusion de cultures berbère et  française. Le texte plein de poésie nous décrit la vie quotidienne dans les zones arides.  Chaque couplet reprend un thème (l'enfance, les parents, les conditions de vie dans les champs, l'exil). A la fin de la chanson, Les soli planants  du guitariste   transportent nos esprits dans des espaces aériens. Les autres textes sont en langue amazighe (berbère)
La chanson suivante, inspiré des Touaregs nous emmène dans le cœur du Sahara. Les instruments (Idir à la mandole et le guitariste soliste) dialoguent dans un style musical "desert blues" se rapprochant celui du groupe Tinawiren, qui a influencé toute une génération de  musiciens. Il n'y a pas de secret, avant la formation du groupe Idirad, Idir jouait avec Anana Harouna du groupe touareg Kel Assouf.
Nul n'est prophète dans son propre pays. Il n'est pas étonnant que leur album "Zik", représentant une panoplie de la musique berbère actuelle, soit encensé par la presse spécialisée étrangère avec des critiques favorables sur World Music Central (EUA), Rythmes Croisés (FR), Foolkbog (it), ekultura (Hongrie) et autres.
Initialement, Le groupe Idirad était composé de six membres. Actuellement, les membres formant le noyau du groupe jouent plusieurs instruments. Idir alterne entre guitare acoustique et mandole, le second guitariste entre guitare électrique et basse, tandis que Mourad jongle avec la derbouka, le bendir, calebasse et cajun. Toutes ces possibilités instrumentales, rendant leur musique très actuelle, sont appréciées par le public.
Un concert avec Idirad, ce sont l'âme et l'esprit berbère, qui avec l'expérience du passé, se retrouvent projetés dans le présent et le futur.
La soirée se termine en apothéose avec Ambrassband. Notre collègue Michel Preumont ayant rédigé un excellent compte-rendu de leur concert au Jam'in Jette Festival le 13 mai 2017.  Il n'y a rien de neuf à ajouter.
Nous n'avons repris qu'une partie d'une journée du Colora Festival se déroulant du 18 au 20 août. Les organisateurs proposent des concerts (talents internationaux et régionaux, cuisine du monde, expositions, work shops, animations pour enfants, sans oublier les afterparties. Un excellent choix dans la programmation pour un festival joyeux, convivial et ouvert.

dimanche 20 août 2017

Kate Ryan - Druivenfeesten 2017 - Overijse- le 19 août 2017

Kate Ryan - Druivenfeesten 2017 - Overijse- le 19 août 2017

Les fêtes du raisin à Overijse, une tradition ancestrale, six jours de fête du côté de l'Isca.
 D'après un historien, la culture du raisin en serres a débuté en 1865 dans la cité qui a vu naître Juste Lipse, dont le chien se nommait Mopsulus, d'après PP Rubens, les druivenfeesten, quant à elles, ont vu le jour en 1952: cortège, élection de la Druivenkoningin, kermesse, course cycliste et des tas de concerts, le menu est toujours copieux!
Au programme du 19 août, un concert de Kate Ryan suivi par une soirée schlagers dans la Markthalle, la polonaise ne te tentait pas, tu t'es contenté du show de  Katrien Verbeeck!

Depuis 2001, la native de Tessenderlo amuse la Flandre, mais aussi l'Espagne, la Suède ou la Pologne, pays où elle est considérée comme une star, avec son répertoire Eurodance, digne héritier le la New Beat!
Cette année, elle est au programme des Engie Parkies, à Overijse elle a amené quelques as pour assurer le show face à la  Sint-Martinuskerk: deux claviéristes,   Hervé Martens ( Soulsister, Sofie, Udo...) et David Thomaere ( Lady Linn, Stan Van Samang, Noman, Typh Barrow, Natalia...), aux drums, on retrouve Bram Raeymaekers ( Ketnetband, Hadise, Soulbrothers....).
Les musiciens s'installent tandis qu'une bande-son tonne, Kate rapplique, fine, veste de cuir, futal serrant, casquette de rappeuse, petite queue de cheval, elle est vachement bien pour une madame dont la carte d'identité indique geboren in 1980.
Elle débute par un de ses hits, ' Voyage, Voyage' une cover de Desireless, ton voisin, dont l'enthousiasme a été décuplé par une absorption massive de houblon, lui lance sa casquette, pouilleuse, bon prince, Kate l'accroche, tel un trophée, sur un pied de micro en souriant!
Het feestje is op gang, elle vient d'embrayer sur France Gall, 'Babacar', suivi par ' Je t'adore', le titre avec lequel elle avait représenté Belgenland à l'Eurovision, en 2006, sans atteindre le stade de la finale, pour se consoler elle arrive en tête des charts chez nous et obtient une quatrième place en Pologne!
Toute la place reprend 'Libertine' de Mylène Farmer, tu n'as pu t'empêcher de sourire en entendant la bonne du curé chantonner ....  Je, je, suis libertine
Je suis une catin
Je, je, suis si fragile
Qu'on me tienne la main...
En route pour un fondu enchaîné,  'You're not alone' ( ATB) et la cover de Cock Robin qui devient 'La promesse'.
Un second France Gall au programme, 'Evidemment', est dédié à sa grand-mère qui l'a toujours encouragée à se lancer dans la chanson.
Katrien, rends-moi ma casquette a u b, où ma maman va me punir.
Tiens, mon grand, ne fais plus de bêtises!
2015,  Kate Ryan, one of Belgium’s most celebrated pop stars and its Eurovision 2006 singer, hopes to achieve similar success with her revamped version of ' Smalltown Boy' ( Bronski Beat) entitled “Runaway”.
Chouette version!
Je suis née dans les nineties ( ze liegt) et vous?
Ik ook, ik ook, ik ook... le dernier, Fonske,  est né en 1897.
On vous concocte une suite bourrée de hits de cette époque.
Le quizz débute par 'Rhythm of the night' ( t'avais oublié que Corona avait existé), puis viennent Culture Beat ' Mr Vain' ,   It's Gonna Be Alright ( Deep Zone ), King Of My Castle (Wandue Project ) et ta préférée  'Gypsy Woman' de  Crystal Waters.
Les riffs synthétisés de la house européenne ont retenti, Overijse s'est souvenu et a battu des mains.
'Why Imagine' avec la voix de David mixée au vocoder précède 'Les divas du dancing' , un prix Nobel pour Philippe Cataldo, elle y colle ' On va s'aimer' de Gilbert Montagné suivi par   'Et cest parti' ( tout le monde est chaud) de Nâdiya, tout Palavas-les-Flots a dansé!
L'été a été chargé, la tournée 'tachtig was machtig' a fait halte dans tous les coins de Flandre, après ce pot-pourri français, on vous élabore un 80's mix en débutant par Madonna ' Material girl', suivi par le chouette 'Let's hear it from the boy' de Deniece Williams,  'Shake your body' de Michael Jackson et ' Ain't nobody' de Chaka Khan, collé à 'I'm every woman' de Whitney Houston. 
Pour mettre un terme au show on revient à France Gall avec ' Ella, elle l'a'.
Tot de volgende keer, Overijse!
55', dat was kort!

L'animateur local vient secouer le public, handjes in de lucht, roep haar terug...elle revient!
' I need a miracle' et l'inévitable ' Désenchantée'  achèvent la prestation.
 Elle s'approche à 10 cm de quelques mâles pas désenchantés, pas enchanteurs non plus, avant de regagner sa limousine pour regagner le Limbourg!
Kate Ryan à voir fin août en Estonie !






 


samedi 19 août 2017

Demo - Yes, we can - Yes, we can!

Demo - Yes, we can - Yes, we can!

"Yes we can" a lancé Barack Obama  en reprenant son slogan de 2008. "Yes we did", a-t-il dit en partant, et Trump a ajouté, on va tout foutre en l'air!

Les Yes, we can bruxellois ne font pas de politique, ils n'ont jamais dit "Ich bin ein Berliner" , mais ils revisitent les classiques du blues rock à leur sauce et prononcent leur discours dans tous les bistrots, clubs, buvettes, marchés ou fêtes paroissiales, qui préfèrent une animation musicale avec de vrais musiciens que de voir  des branleurs  faire le singe avec des manettes après avoir flanqué  une clé USB dans leur lecteur.


Wim Hombergen: lead vocals, guitar/ Alain Prophète: guitar, second vocals/ Michel Philippe: bass et Felix Fannoy (dit Zen): drums are Yes, we can!
Tu dis... Wim Hombergen, un joueur de tennis, mais non, gamin, celui-là c'est Patrick!
Wim Hombergen c'est la seconde guitare de Kleptomania, le premier groupe rock belge à avoir foulé la scène du Marquee, mais aussi The Nevergreens, Feather Broom, Spirit of the 70's etc...

Yes, we can a enregistré une demo/carte de visite, la rondelle se vend lors des concerts, les titres sont audibles sur Reverbnation!

Tracks:
 Green River 3:04
Cajun moon 3:06
 Driftin' 2:44
You Gotta Know 4:06
 Bad Case of Loving You 3:42
En débutant avec la ' Green River' du Creedence, tu plonges dans les bayous, Mais John Fogerty nous signale, en passant, que sa rivière verte est en fait le  Putah Creek en Californie.
T'aimes les libellules, les swamps,  un son de guitare âpre, Yes, we can t'invite à descendre la ' Green River' .
Wim a toujours aimé le laid back sound de J J Cale, celui qui faisait du rock en hamac, selon Les Inrocks, la reprise de ' Cajun Moon'  est donc cohérente.
Changement de style avec ' Driftin' ', un  up-tempo beat qui se rapproche du Western Swing.
'  You've Got To Know' a été enregistré par le groupe canadien The Boomers en 1993, ce titre évoque certains morceaux de Tom Petty et c'est par ' Bad case of loving you' de Moon Martin, qui fut un tube pour le regretté dandy Robert Palmer, que s'achève cette plaque réjouissante! 

Allez voir Yes, we can s'il passe près de chez vous, emmenez madame, elle va adorer et peut-être danser sur la table!
 

vendredi 18 août 2017

Album - Sweet Bourbon and The Bourbonnettes - Night turned into day

Album - Sweet Bourbon and The Bourbonnettes - Night turned into day!

2014, Berg en Dal, zuidoosten van de  provincie Gelderland, naissance de Sweet Bourbon and The Bourbonnettes, des braves gens qui préfèrent Jim Bean à Bronckhorst, non pas Giovanni Christiaan van Bronckhorst, qui a fait les beaux jours de Feyenoord, mais la Bronckhorster Eigenweiss!
Le groupe est formé de vétérans de la scène blues d'Outre-Moerdijk, le guitariste  Chris Janssen a sévi au sein de Joint Venture, bluesband de Nijmegen, et du légendaire  Bullfrog Blues Machine ( Wageningen) / Martijn Cuypers, le batteur, préférait le ragtime, il a peaufiné son jeu chez  The Plausible Pleasure Ragtime Band, Moeder Delirium, 5 Knuckle Shuffle, Hot Leggs..../ le chanteur René van Onna a aussi passé le cap  fatidique de la cinquantaine, il officiait chez the B-Machine, un disco/soul group de Nijmegen/ à la basse on retrouve Roeland van Laer, membre de Rose on the Rocks et enfin, un autre requin, Willem van der Schoof, se charge de maltraiter l'orgue Hammond ( pour la Dutch Blues Foundation: beste Hammond player en 2015) , des connaisseurs l'ont vu, e a, chez l'Oscar Benton Blues Band, un pionnier du blanke blues et chez le Eelco Gelling Blues Band ( Elco faisait partie de Cuby and the Blizzards).
Sweet Bourbon  avait  pondu un Live en 2015 ( enregistré au Café Trianon), à l'époque les mâles s'étaient déjà adjoints quelques Bourbonnettes pas débiles.
Des filles, sont citées sur la plaque:    Laura van der Vange, Sonja Walters et  Suzan Wattimena, tandis que Marjolijn de Buijzer et Eudia Purperhart  poussaient auparavant des vocalises sur scène.


Night Turned Into Day

1. 2nd Wallstreet
2. Texas Woman
3. Cool Down
4. Blue Wonder
5. Kicked Me Out
6. I Don't Care
7. This Year's Destination
8. Got To Say Goodbye To You
9. Blinded
10. Swan
11. Enfants Terribles


Onze titres  figurent sur la pochette, ' 2nd Wallstreet' ouvre.
Du blues, oui, mais avec un solide background soul, les nanas apportent la touche r'n'b, l'orgue gambade librement, la rythmique groove à mort, les riffs de guitare assurent et le chant de René nous prouve qu'il a un passé noir, si tu te rappelles  de Luke Walter Jr. de Blue Blot, tu peux te faire une idée et si tu aimes ' Congo Square', version Lightnin Guy, tu vas mordre à l'hameçon!
' Texas Woman' dans le style Stevie Ray fait peut être mentir leur crédo ' a new blues sound' mais n'enlève rien aux qualités de l'interprétation d'un titre composé par Chris Janssen.
Solide escapade de l'orgue, by the way!
Rhoda Scott, qui passait dans le coin, te souffle, "not bad"!
Comme on s'était légèrement énervés, on nous demande de nous  calmer ' Cool down' ( un titre, oublié, du groupe tout aussi oublié A Syntax Error).
Comment veux-tu t'assagir en entendant ces sonorités funky, ...ridiculous...qu'il dit, c'est ce qu'on pense, aussi!
' Blue wonder' fait plus de six minutes et suit une intéressante piste americana/ Southern rock.
Elle m'a jeté, she ' kicked me out'.... les filles répondent...I didn't love him anymore... t'as plus qu'à avaler un 49% barley malt pour t'en remettre, mais comme t'étais pas sûr de ses sentiments, t'as poussé sur replay, t'as pas moins souffert!
Une slide attaque ' I don't care', plage qui se met à galoper dès que les filles battent des mains, ça swingue, Erwin, surtout que les petits doigts de Willem sautillent comme quand il ne souffrait pas encore d'arthrose!
Le n°7, ' This year's destination' , en mode downtempo, doit plaire aux amateurs de moody sleazy rockabilly rock 'n' roll et de jeu de guitare fluide.
Rhoda rapplique, c'est qui cet organiste?
 Willem van der Schoof, madame!
Il vient le slow blues?
Oui, il est là: ''Got to say goodbye to you', tu vas pleurer et adorer les soupirs des filles ( soft singing angels, qu'il dit, on l'a cru!).
Bucky Pizzarelli and Frank Vignola, tu les connais, ceux-là?
 Je connais Rizzoli and Isles, Jane Clementine et Dr. Maura Dorothea!
T'es con, fieu!
Bucky Pizzarelli et Frank Vignola sont deux guitaristes de jazz, Sweet Bourbon  a réarrangé une de leurs compositions pour en faire un blues-jazz- gospel juteux, le truc se nomme 'Blinded', tu écoutes en fermant les yeux, pas toi, Stevie, tu peux les garder ouverts!
René a étudié le comportement des cygnes et a écrit 'Swan', pour lequel Chris a composé un blues dans le style de Fleetwood Mac, époque Blue Horizon.
Une plage imparable!
Jean Cocteau a écrit ''Les enfants terribles' en 1929 mais l'inspiration de l'instrumental 'Enfants terribles' est à chercher chez Steph Lucarelli, un guitariste marseillais préférant Robben Ford au rap.

"Night turned into day", 54' hautement recommandables, un produit exempt d'acides gras saturés  et d'adjuvants toxiques!


Prochain concert, le 9 septembre à  Ulft ( DRU Kultuurfabriek).









Fin de parcours pour Simon Carpentier, Glen Campbell, Marián Varga, Bernard Ighner

Simon Carpentier, le chanteur du groupe Her, est mort le 13 août.
Il avait co-fondé Her avec Victor Solf, en 2015, un cancer l'a emporté alors qu'il n'avait que 27 ans.
Victor laisse un mot sur facebook:
C'est avec le cœur lourd que nous vous écrivons ce post.
Simon nous a quitté dimanche soir après des années de bataille contre le cancer. Il s'est battu comme un lion jusqu'au bout et tous les témoignages qu'il a reçu, l'amour et le soutien que vous lui avez communiqué sur scène et dans la vie lui ont donné la force de tenir. Les concerts étaient sa force vitale et lui ont permis de continuer à se battre tout ce temps. Merci à vous.
Simon était mon meilleur ami, mon collègue, mon frère d'arme. Ensemble, nous nous sommes fait une promesse. La promesse de continuer coûte que coûte cette magnifique aventure. C'est aujourd'hui son héritage que je porte en moi et c'est ma volonté ainsi que celle de toute l'équipe de Her de continuer à emmener notre musique le plus loin possible.
Nous continuerons les concerts et serons donc sur scène à Rock en Seine le 26 août. Nous terminerons également notre premier album, pour lui, pour nous et pour vous.
La seule chose que je souhaite au plus profond de moi, c'est de le rendre fier et d'aller au bout du rêve que nous partageons depuis maintenant 10 ans. Toutes nos pensées se tournent aujourd'hui comme hier et demain, vers la famille de Simon et ses proches.
Victor

Avant Her, les amis enregistraient sous l'étiquette  The Popopopops ( un album en 2013) , Her quant à lui laisse deux full cd's.

En 2010, le singer-songwriter Glenn Campbell est atteint d' Alzheimer,il donnera un dernier show en Californie le 30 novembre 2012, ce 8 août la maladie a eu raison de lui.
Cette star de la country music aura marqué son époque et nous laisse quelques immortels, tels que 'By the time I get to Phoenix', 'Gentle on my mind', 'I wanna live', 'Wichita Lineman' , ' Galveston', ' Honey come back' et bien d'autres titres chantés par l'une des plus grandes voix de tous les temps, dixit Dolly Parton.
Le Rhinestone Cowboy avait également tourné dans une dizaine de longs-métrages dont 'True Grit' de Henry Hathaway.
A son palmarès figurent dix palmes aux  Grammy Awards.
Un dernier album ( son 64è) ' Adios' avait vu le jour en juin 2017, les titres avaient été enregistrés à Nashville en 2012/2013.

The famous Slovak composer and musician,  Marián Varga, passed away on August 9., titrait The Slovak Spectator il y a une semaine.
L'organiste avait fait partie de Prúdy ( un LP en 1968), du Collegium Musicum ( 6 albums dont "Hommage à J.S.Bach / Ulica plná plášťov do dažďa"), il a enregistré trois albums solo et d'autres disques avec Pavol Hammel ou Vladimir Merta.
Le grand spécialiste de l'orgue, Simon Rigot:
"S'il avait vécu du bon côté du mur on en aurait parlé à Classic 21".

 Bernard Ighner, American jazz singer, musician, songwriter and record producer, est parti ailleurs le 14 août, il avait 72 ans!
"Everything Must Change", son titre le plus connu a été repris par Quincy Jones sur 'Body Heat',
the song went on to be covered dozens of times by artists ranging from Nina Simone to George Benson to James Ingram...
Bien que Bernard ait fait surtout  carrière comme session singer  et producer, ses pairs lui reconnaissent un talent fou.
George Littlejohn: "A very under the radar mega talent except to greats like QUINCY JONES, DIZZY GILLESPIE and SARAH VAUGHN!."







mercredi 16 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day ten- Goldfrapp/ Pet Shop Boys- Place des Palais -Bruxelles, le 15 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day ten- Goldfrapp/ Pet Shop Boys- Place des Palais -Bruxelles, le 15 août 2017

Point d'orgue du BSF 2017: les Pet Shop Boys en exclusivité à Bruxelles, ils avaient amené une équipe technique  forte d'au moins 203 têtes, 26 camions de matos, des lasers, des ballons géants, Es Devlin, des tenues futuristes et des tonnes de hits... la plus grande discothèque urbaine en plein air a fait le plein, la fête aura été totale et plus tard, en pleine nuit, en dormant tu chantais  ....
Together – we will go our way
Together – we will leave someday
avant de hurler Go West.
Elle s'est levée et a demandé, tu veux que j'appelle le médecin!

Tu te pointes vers 19:00 sur le site, le podium est peuplé de treize individus: Piano Club et sa chorale mosane!
Anthony Sinatra, le chouchou d'Antonella, et Salvio Ladelfa, le noyau,  se sont entourés d'une équipe mixte pour reproduire leur dernier album 'Fantasy Walk'.
 Dans le tas, des canassons de l' écurie Jaune Orange, on cite dans le désordre, Gaëtan Streel, David D'ascenzo, Lylou, Louan Kempenaers etc...
Si l'album a été accueilli avec sympathie par la presse Wallonie-Bruxelless, tu dois avouer que ce que tu as vu et entendu sur scène ne t'as pas enthousiasmé.
Après avoir subi deux plages, tu n'es pas plus convaincu que lors des autres fois  où tu as croisé la route d'Anthony Sinatra, que ce soit avec son Piano, les Porn Stars ou son dictaphone à deux balles, rien ne t'emballe!
Une couche de Beatles, une pincée de Scala, de douteux relents Les Poppys, de l'Electric Light Orchestra de foire, ça ne vole pas bien haut!
T'as entendu le chant des ' Crocodiles' , du disco liturgique, ' Christine', elle n'était pas parfaite, '' 16 th floor' et d'autres rengaines aussi plates qu'une eau sans gaz.
On a eu droit à la séquence percu, style Fugu Mango, à une présentation de l'équipe qui a donné de l'urticaire à Grevisse...c'est quoi, j'ai dit... à de l'électro prévisible et à de beaux sourires.
Le BSF, accommodant, a applaudi, tu as pesté, tu aurais pu lire un Maigret, Simenon étant un des seuls Liégeois qui te branche ( destiné à Catherine, p s: j'aimais Roger Claessen, aussi!)  

 Goldfrapp
Concert avancé de 30' pour  Alison Goldfrapp, exigences de l'animalerie de Londres, il leur faut 80' pour installer leur décorum, on n'est pas certain que ces desiderata aient mis la chanteuse de bonne humeur.
Le septième album, Silver Eye, du duo ( William Gregory fait aussi partie de Goldfrapp) est sorti fin mars, it received generally positive reviews from music critics!
19:15, elle apparaît, vêtue de an all-in-red outfit, se mariant admirablement avec sa chevelure rousse, Gary te murmure ...she glitters... elle a un petit côté Shirley Manson qui n'est pas pour nous déplaire, à l'arrière une basse et une batterie, à gauche et à droite, deux autres nanas, rousses, au synthé, l'une d'entre elles pouvant être Angie Pollock.
D'une voix éraillée de soprano lirico-spinto ayant abusé de l'alcool, la dame rouge lance, ' Hello, how are you' avant d'amorcer 'Anymore', le single qui ouvre le dernier né, le son typique de Goldfrapp, de l'électro, légèrement kitsch,  reposant sur de sérieux housebeats, est bien présent, la gestuelle d'Alison frappe les esprits, elle a toute la scène pour se mouvoir, les autres composantes du groupe étant reléguées à l'arrière ou dans les coins.
Les rouquines quittent leur siège pour se balader, armée chacune d'un keytar, le 'Train' a quitté la gare, les rails grincent, the lady in red virevolte, ...can't stop, oh, off the train... nous on ne peut la quitter des yeux, ce dancetrack est irrésistible.
 ' Ocean' démarre en downtempo, les flots se déchaînent, nous voilà submergés.
Avec le dramatique  'You never know' on retourne en 2005, puis la basse vrombissante ébauche ' Slide in'.
Tu danses, Valérie danse, trois autres donzelles se trémoussent, les épaves à nos côtés sont plus inertes que des statues de sel, manifestement, ils ne sont pas déplacés pour Goldfrapp.
Triste spectacle!
Alison le remarque, elle apostrophe une mégère, hey you, the lady in orange, tout va bien?, sans attendre la réponse, elle attaque 'Everything is never enough' chanté à 3 voix, cet industrial dance tune vient te nettoyer les neurones, le lavage n'est pas encore terminé, la lessive martiale se poursuit avec 'Become the one'.
Toujours sur 'Silver eye', voici le tumultueux ' Systemagic'.
Ouille, elle se prend un pied dans un câble, évite de justesse une chute grotesque pour amorcer l'imparable 'Number one'.
Un petit tour à l'écurie pour atteler Jolly Jumper, ' Ride a white horse', un canasson qui galope allègrement et bondit au dessus des obstacles avec grâce.
It's the last song, guys, d' un set probablement raccourci, vu l'apathie d'une bonne partie de l'assemblée, ' Strict machine' et ses beats énormes termine un concert qui n'aura pas duré 60'.
Have a gorgeous evening!
L'a -t-elle vraiment souhaité?

Très long temps mort ( 80 minutes) avant les Pet Shop Boys.
Dès 21:30, les premiers rangs sont refondus en boîte de sardines à l'huile corporelle, pas la meilleure, ni vierge, ni filtrée!
La mise en place du décorum futuriste demande de la minutie.
Le BSF prévient: gaffe aux lasers et aux lumières stroboscopiques, prenez vos précautions!
 T'as pris un suppositoire!
22:30, photographes et public piaffent, Edith entame ' Les Trois Cloches', elles n'ont pas sonné, c'est toujours une muzak sinistre qui est diffusée dans les enceintes, comble de tout, on nous envoie les gaz.
22:35', le décompte débute sur l'écran, zéro, l'allumage est déficient, la fusée ne décolle pas, encore deux minute, le light-show est lancé sous forme de deux cercles lumineux, des beats pesants retentissent, c'est parti, deux robots dont le visage est couvert de casques excentriques se pointent, Neil Tennant  a saisi un micro et Chris Lowe va se dissimuler derrière les synthés, 'Innersanctum' est sur les rails, Bruxelles bat des mains, tu cherches la batterie et les autres claviers, ils sont invisibles, cachés derrière l'écran, on verra Afrika Green (percussion and vocals), Christina Hizon (keyboards, violin and vocals) et Simon Tellier (percussion, keyboards and vocals) plus tard!
Visuels flamboyants et beats radieux, on va s'amuser face au palais de Philippe et Mathilde.
 Des centaines de $ apparaissent sur les écrans, voici 'Opportunities' (Let's Make Lots of Money), ils n'ont rien à craindre leurs comptes en banque ne sont pas dans le rouge.
Goodnight, Brussels, we are the Pet Shop Boys, we're going to have a great time, aucun politicien n'oserait promettre cela!
Eux, ils l'ont promis et tenu parole, ' The pop kids' et  'In the night' se suivent, une collaboratrice vient ôter les heaumes qui recouvraient le crâne glabre de Neil et la cafetière de son collègue, ils enchaînent sur ' Burn' que Christina vient fredonner avec the tall elegant one.
Elle reprend place à l'arrière et c'est le très kitsch 'Love is a bourgeois construct' qui résonne.
Neil prend la tangente pour revenir pousser des vocalises sur l'ensoleillé   'Se a vida é'.
 'Love etc',  'The dictator decides' et son fond politique ( Neil a adopté une tenue stalinienne)  ou chaplinesque, qui sait, 'Inside a dream',  sont alignés, la foule n'a pas encore arrêté de danser .
 Tu oublies la notion de concert, le spectacle est total, l'ancien lieutenant russe a troqué l'uniforme pour un veston argenté.
Bruxelles n'a pas encore ouï les tubes monstrueux, ça vient, 'West end girls' déclenche des cris d'enthousiasme, une gamine défaille, sait-elle que Neil est un agent double, c'est le moindre de ses soucis.
Une attaque de lasers précède ' Home and dry', chanté à la manière d'un crooner. Fondu enchaîné sur 'Vocal', le chant nasal fait merveille, les beats obsédants  rendent fou, c'est avec ce morceau dément que démarre une dernière demi-heure fantastique: 'The Sodom and Gomorrah Show', 'It's a sin' ( grandiose),  'Left to my own devices'  et 'Go West' , emprunté aux Village People , tous ces titres, ayant marqué une époque, sont chantés par une masse en délire.
Neil présente la troupe, ils s'effacent,  Bruxelles chante encore Go West, ils vont revenir, on le sent!

' Domino dancing' entame les rappels et c'est avec ' Always on my mind' ( le King est décédé un 16 août, il est minuit passé nous sommes le 16) que prend fin la soirée, en dessert une reprise des ' Pop kids'.


Le BSF s'est terminé en beauté!

mardi 15 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day nine - The Divine Comedy/ Feist - Place des Palais -Bruxelles, le 14 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day nine - The Divine Comedy/ Feist - Place des Palais -Bruxelles, le 14 août 2017

Feist a énervé les photographes pour le pénultième jour du BSF, "Vous êtes autorisés à prendre des photos du concert de Feist avec les restrictions suivantes: depuis la console son, pour le cadrage ne pas dépasser le plan taille, durant les trois premières chansons.", nous on s'en balance, on était au premier rang.
Pour la petite histoire, un mec n'a pas respecté les consignes, derrière nous, il a actionné son reflex, objectif de 45 cm dans la nuque du mec devant lui, ses clic clic clic bruyants nous ont fait chier pendant cinq minutes!
Feist, nous t'aimons!

Tu foules la place vers 19:30' en plein set d'Ozark Henry, l'artiste, que t'as déjà croisé maintes fois, ne représentait pas une priorité à tes yeux.
Comme d'habitude, celle qui t'a marqué se nomme Laura Groeseneken, et sa superbe voix soul, malheureusement sous-utilisée.
' Words up' t'as refilé des frissons, le BSF a aimé ' Heroes' la cover de Bowie que Laura introduit au melodica, elle continue à attirer l'attention en amorçant le gospel/pop 'Sweet inspiration'.
Avec 'At sea' on retombe dans le moule habituel, relativement mou.
Après une pointe d'humour adressée à un comique dans la foule, Molenbeek ' This one is for you', il termine par le tube 'I'm your sacrifice'.
Au revoir, merci, on revient dans deux ans!

The Divine Comedy
 ou Napoléon et le Brexit !
Allez,  Le Figaro, un effort s v p, la pop dantesque de The Divine Comedy ... c'était téléphoné, non?
Neil Hannon et sa Divine Comédie en sont à l'album numéro onze, ils l'ont baptisé "Foreverland".
Onze LP's de baroque pop orchestrale, symphonique  raffinée et intelligente,  qui nous changent du ragoût servi par bon nombre de groupes actuels.
Tu craignais un désintérêt du peuple, un problème d'acoustique ( le plein air ne convient pas toujours à la blancheur aristocratique), tu t'es trompé, une réussite totale!
Napoléon 1er , bicorne à cocarde, pas de costume du sacre mais l'uniforme d'empire, et la garde impériale,  se pointent à l'heure, tout le monde sait que les Suisses sont ponctuels, non, ne dis rien, nous savons tous que Bonaparte est Prussien!
Les soudards: le barbu Tosh Flood: guitars and banjo, est imposant/ Tim Weller: drums, est caché/ Simon Little: electric and acoustic bass, est de bonne humeur/ Andrew Skeet: keyboards, a oublié son skate et  Ian Watson: accordion and keyboards, nous a fait un signe de la main, pas qu'il nous avait reconnus, mais il avait aperçu Valérie!
' How Can You Leave Me On My Own' ouvre, t'as déjà envie de claquer des doigts et de chanter avec l'Irlandais ..comment peux-tu m'abandonner... de la pop irrésistible.
Il s'exprime d'une voix de fausset in French, la prochaine se nomme ' Napoleon complex' , frenchitude oblige, Ian a saisi l'accordéon.
A Sainte- Hélène quelqu'un verse une larme, la voix de Neil prend des tournures David Bowie.
On lui apporte une acoustique, il propose ' Bad Ambassador' de 2001.
Je suis une diva, I should begin song n°4 mais j'ai soif donc je sirote mon gin tonic, la suivante est consacrée à Sophie Frédérique Augusta d'Anhalt-Zerbst, plus connue sous l'étiquette ' Catherine The Great', petit détail, ma copine s'appelle Cathy!
' To the rescue' se trouve également sur le dernier disque, de belles sonorités de clavecin enjolivent la ballade.
Il consulte sa montre de gousset, c'est difficile de juger le temps qu'il nous reste, tous ces impératifs sont fastidieux, bon, on attaque ' Sweden', un pays où les gens aiment la valse.
L'album sur lequel s'entend cet operatic tune a été judicieusement  baptisé ' Fin de siècle'.
Il distingue le manège de la croix rouge, un gars s'est senti mal, on n'aurait pas dû jouer ' Sweden', ça l'a achevé, l'empereur  de l'autodérision enchaîne sur le vif  ' Generation sex',  voyant basse et guitare entamer une joute amicale.
Le capitaine a changé de tenue, il est revenu en dand,y armé du parapluie obligatoire du côté de la Tamise, il adresse un message aux membres de la commission européenne et entame ' The complete banker'.
'Bang Goes the Knighthood'  nous promène dans le vieux Londres, à droite some antique shops, à gauche un clochard maniant un barrel organ, Ray Davies doit aimer cette chanson.
Avis à la population, 'Our mutual friend' est long, c'est peut-être le bon moment d'aller commander à boire.
Après une référence aux Walker Brothers il s'allonge à même le sol tandis que l'orchestre achève la partition, il se relève, ramasse un melodica, qui traînait sur la table de chevet,  pour accompagner les copains.
No dancing in this song, ' A lady of a certain age' trace le portrait d'une lady vieillissante.
Avec  'Songs of Love' on revient en 1996, un petit blanc permet à Tosh de balancer les riffs de ' Shakin all over' que Neil fredonne en souriant avant de constater que le temps passe et de proposer ' Something for the weekend' suivi par ' Becoming more like Alfie'.
Grands dieux, nous n'arriverons pas au bout de la liste, ' At the indie disco' est un must et évoque, une nouvelle fois, les Kinks,  avant de les entendre reprendre le 'Blue Monday' de New Order.
Grosse ambiance sur les pavé, elle n'a pas échappé à Neil, heureux!
The Divine Comedy goes punk!
Palabres pour déterminer un dernier titre, le choix se porte sur ' National Express '.
Un signe des coulisses, let's do one more, 'Tonight we fly'!
Un des concerts les plus réjouissants du BSF!

Feist
Sans les photographes.
Leslie Feist a été silencieuse pendant six années, mais 2017 voit paraître ' Pleasure', un album très attendu par les fans.
Elégamment vêtue d'une robe rose, que tu ne pourras pas acheter chez C et A, la Canadienne aux pieds nus est accompagnée par trois musiciens, bassist-keyboardist Todd Dahlhoff, drummer Paul Taylor et le  keyboard player /violinist Amir Yaghmai.
La madame, quarante ans désormais, se charge des riffs de guitare ( acoustique ou électrique). 
La guitare bégaye nerveusement, Feist et ses acolytes viennent de lancer ' Pleasure' , la chanson, capricieuse, passe du noise aux moments calmes, soulignés par le violon d'Amir.
Bruxelles, déjà, est sous le charme.
It's been a long time, Brussels, cette chanson s'appelle être pas haut, être pas bas, tu traduis ' Get not high, get not low', toujours en français exotique, la suivante a pour nom les rêves qui sont perdus. 'Lost dreams' un hymne, au refrain simple que tu fredonnes avec elle alors que tu n'avais jamais entendu ce titre, se meut  en mode alt.folk/americana.
Avec ' The bad in each other' elle revient à l'album 'Metals', pendant un bref instant la comtesse aux pieds nus s'approche du bord  de la scène avant d'aller se réfugier derrière son micro. 
' A man is not a song', un autre downtempo obsédant,  voit une tentative de singalong proposée aux anglophones avertis, puis le roadie lui tend une guitare électrique avec laquelle  elle joue le titre qui va définitivement électriser l'assistance, le formidable 'Sea lion woman' ou 'See line woman' , un traditionnel immortalisé par Nina Simone que Feist avait inclus sur ' The Reminder' en le raccourcissant en 'Sealion'. 
Sauvagerie et férocité, toute la place reprend le refrain en hurlant!
You were wild, Brussels, sourit l'enfant!
Toujours en mode blues rock, elle enchaîne sur ' Century', sans Jarvis Coocker, elle nous rappelle les meilleurs moments de Cat Power ou l'intensité de Shannon Wright.
Un interlude solo à l'acoustique pour suivre, I'll play a couple of songs on my own, en commençant par 'Mushaboom' suivi par a song from a long time ago, qui m'est revenue à l'esprit lors d'un concert londonien pendant lequel une jeune fille m'avait demandé d'intercéder auprès de son petit-ami pour qu'il la demande en mariage ce qu'il a fait, voici la romance 'Secret heart'.
Retour des garçons et de l'électricité avec le formidable ' My moon my man'.
' Any party' is a post-modern romance song, elle précède 'I feel it all' de 2007.
C'est par une des préférées des fans du début,  ' Let it die', que Feist met fin à un concert intense.

Elle reviendra en souriant pour proposer une autre vieillerie de son catalogue, '1234', entamée en solitaire, les musiciens la rejoignant pour achever la gentille comptine.
Pas le meilleur morceau mais un clin d'oeil pour nous souhaiter une douce nuit.

Sleep well, Leslie!