vendredi 30 juin 2017

Dominocity and the Dominettes at RECOmmerce n°4 - Abbaye de Forest- le 29 juin 2017

Dominocity and the Dominettes at RECOmmerce n°4 - Abbaye de Forest- le 29 juin 2017

RECOmmerce n°4,  un projet d’art dans l’espace public, organise, pendant une semaine, diverses activités culturelles à l'Abbaye de Forest.
Ton attention est attirée par le concert/performance de Dominicity et les Dominettes, l'enfant, de père inconnu, de l'artiste pluridisciplinaire Dominique Thirion ( Charleroi/Danses, peintre, chanteuse occasionnelle...), elle a réuni une équipe ( féminine) entière de foot, remplaçants inclus, pour former les Dominettes, des nanas au parcours hétérogène, auxquelles  elle a demandé de se mettre à nu en reprenant en public leurs chansons préférées.
Nous avons reconnu quelques Vedettes délurées, des comédiennes/majorettes, des artistes visuelles, des poétesses/boxeuses ou des vidéastes... voici les noms avancés sur le flyer: Madely Schott, Christine Grulois, Béatrice Guenet, Dominique Thirion, Catherine Rouvier, Isabelle Bats, Géraldine Miesse, Julia Clever, Muriel Bersy, Pascale Barret, Evy Vandeput et Ingrid Heiderscheidt. et  en invitée, Laetitia Yalon!
Les mâles, dominés, formant Dominocity étant les redoutables: Jef Mercelis ( keys) et son frangin, Remi Mercelis ( keys)  , Stefan Huber alias Vinz ( guitar) , Teuk Henri, een gelukkige verjaardag, ( guitar) et Patrick Clauwaert ( drums).


Représentation annoncée à 20h, à 20h30 l'élément masculin s'installe, Jef a été bombardé maître de cérémonie, il nous promet plein de filles et du soleil, mais ce n'est pas ' Dirladada'  que CriCri, alias Christine Grulois, a choisi pour entamer l'aubade, mais bien le blues distingué ' I don't know' de Ruth Brown, trois choristes, dont une mignonne fillette, se chargent des backings, les musiciens, en mode jazzy, font merveille.
Jef sans casaque: straight from Ramatuelle, voici Domino Hallyday et ' Quelque chose de Tennessee',  paroles et musique: Michel Berger.
Le moteur connaît quelques ratés, les masques, à l'effigie de Tennessee Williams  et de ses connaissances, se marrent.
Muriel Bersy s'attaque à Patrick Coutin, ' J'aime regarder les filles' et nous plonge dans une ambiance Saint-Tropez, époque Brigitte Bardot/ Gunter Sachs.
And now, ladies and gents, straight from somewehre, Miss Babashung avec ' Je fume pour oublier que tu bois' .
Americana on the rocks!  
C'est Jef, non t'es pas tout seul, qui se charge des lead vocals de ' Girls just wanna have fun' de Cindy Lauper en version destroy, décorée d'un ballet inquiétant de perruques multicolores cachant tout le visage des filles.
La palme revient à la coiffure rose se brossant des bottillons, en peau  de chinchilla, avec une brosse à cheveux dénichée au Kringwinkel.
Absolument hilarant, le second degré règne en maître absolu ce soir!
En nu, straight from straightland, Laetitia, la punkette échappée de l'orphelinat de Charenton, va vous interpréter une bourrée pas demeurée, elle a appris ' La rose au boué' , en 1922, chez les Guides de France. 
Certains assurent que le traditionnel est né en Normandie profonde, d'autres avancent le Québec, ton voisin du Mambourg, estime que, vu l'accent, l'origine du chant est carolo.
Catherine Rouvier, une collectionneuse de cravates, vient massacrer  "Ça c'est vraiment toi" de Téléphone et déclenche le fou rire, puis Lord Bats aus Leipzig amorce ' Psycho Killer' de Talking Heads.
Helmut Vinz et Julia Merkel ont choisi le minimaliste et romantique  'Stella Maris' de Einstürzende Neubauten.
Pourquoi penses-tu à Marlene?
Faux départ, sabotage, qui a voulu bousiller le duo Teuk/ Géraldine qui travaille dans le national avec la reprise de Polyphonic Size 'Je t'ai toujours aimée'.
Nous accueillons un guest aux percus, Santos Los Bongos, et c'est Foxwoman ( l'exubérante Madely Schott)  qui va interpréter ' Tchiki Boum' de Niagara.
Halle Berry a applaudi.
Pascale devient Britney Spears et balance ' Toxic, Remi a piqué la flûte champêtre du Grand Schtroumpf, pour faire passer le goût vénéneux de la rengaine, puis vient Miss Pop Corn, Evy, la flamande du lot,   qui transforme ' Cornflake Girl' de Tori Amos en rock turbulent.
Place à la grande dégueulasse, Peaches et à son 'Fuck the pain away'.
 Merde, j'avais appris les paroles cet après-midi et j'ai tout oublié, j'aurais dû écrire les lyrics sur mon bras comme Muriel, avance Coco.
Accompagne-moi,  Ingrid, propose Jef, ' Summer Night City' ( Abba) en mode postpunk ça vous coupe le souffle.
T'as droit à un petit bisou, mon chou!
C'est fini, les amis, on s'est amusés, on va boire un coup!
Le comité organisateur ne doit pas trop insister pour que le public rappelle la compagnie qui, au complet, met fin à la prestation par 'Instant Karma' de Lennon.

The girls  had fun , the audience, too!