dimanche 24 janvier 2010

The Valerie Solanas au GC Nekkersdal à Laeken, le 23 janvier 2010

Nieuwsjaarsreceptie au Nekkersdal, que tu reconnais plus depuis la fin des activités roots, organisées par Philippe Verstraeten.
Bar et podium ont changé de place, un public de seniors édentés et endimanchés, le rusthuis local en goguette?
Naphtaline et déguisements désuets, même les collaborateurs/trices ont le look Clark Gable de pacotille ou Joan Crawford années folles.Pour faire passer la pilule on te refile un mousseux dès que t'as mis un pied dans le hall d'entrée. Allez, le Nekkersdal sait recevoir:Cava à volonté, chips ou cacahuètes pas encore périmés malgré une dentition absente, zakouskis appétissants etc...Pique-assiettes à la fête!
Plots, une tête connue, Victor le jovial barman des soirées blues, met ne chique plastron et une immaculée chemise sentant l'Omo.

20h15' The Valerie Solanas
annoncés par une jeune dame timorée, pas d'applaudissements, Laeken n'a rien entendu.
Le quatuor en piste dans l'indifférence générale.
Chouette patronyme, Valerie Solanas, suffragette passée à la postérité pour avoir voulu descendre, en 1968, le pape du pop-art, le gai Andy Warhol.
Michaël Brijs (vocals, flûte) -Tom Tiest ( guitar - backing vc) -Filip Vandebril , il en porte pas (basse, contrebasse) et aux drums, une féministe barbue, s'étant baptisée Dmonkeyjazz.
Ces Dolle Mina's nous viennent d'Antwerpen et sévissent dans le monde des crooners, influencés par le blues, le swing et le surf.
Ils font partie de l'écurie Bestov! et viennent de sortir un premier CD :'Elevator Girl'.
On commence fort....folks here's the story 'bout Minnie the Moocher...Ouais, 'Minnie the Moocher' de Cab Calloway, avec le fameux ..hidey-di, hidey-hi, hidey-hi...accéléré!
Un rumble tonique, une flûte voyageuse.Cool version du classique, sauf que le peï à la table ne se rend pas compte que les vocaux sont à peine audibles.Vais jeter un coup d'oeil. D'accord, 6 bouteilles de Cava vides, jonchées à ses pieds, un regard égaré, une bobonne sur les genoux... De stem wat luider, a u b! Welke stem, ah bon le groupe a commencé à jouer!
'Loveland' une compo de VS. Contrebasse à archet, jazzy crooning à la Chet Baker. Sacré bon boulot!
Nous sommes deux à applaudir, elle est bien cette nana!
What a shame, le band joue en bruit de fond.
'Neonlight' encore de leur plume.Convaincant break instrumental, ces militantes know how to play!
'Smart Ass' Qui est cette madame au beau cul? Bluesy ce titre.... I never stop talking... effectivement dans la salle, boisson aidant, ça caquette ferme!
Un jazz funky, une flûte Herbie Mann pour 'City no Pity' ... we live in a city where the girls are pretty... pas toutes, Michaël, pas toutes!
Etonnante cover d'Horace Silver 'Señor Blues'.Une perle sweaty.Hoogtepunt van den avond!
Fin du premier set 'Mr Phlegmatic' , faut l'être, flegmatique, dans cet environnement bruyant.
Basse poisseuse et sexy guitar licks!

Break
Discours de circonstances,merci madame la Ministre, présentation de la responsable Kultuur.
Bla, bla, bla...
Een schuimwijn, bitte...

Set 2
Un classic swing juteux :'It don't mean a thing ' 1931, Duke Ellington!
Pour revenir au répertoire propre, monsieur: ' Social Issue' ,bien nerveux.
'Nevermore' intro de contrebasse pernicieuse pour une romance désabusée...I will only play for broken hearts...Dean Martin touch.
'The sheep shagger' paraît que c'est une insulte galloise..go fuck a sheep... zoophiles!
Le truc est pompé sur 'Mac the Knife' ou 'Bad, bad Leroy Brown': cachez les pucelles, le méchant is back in town... Langage trop sexiste pour le troisième âge!
'Quit it' un folk rock avec flûte Ian 'Jethro Tull' Anderson!
Rythmique en folie pour le titre du CD, 'Elevator Girl'.Du rockabilly agité, aux riffs Link Wray.
Et on met fin à l'accompagnement sonore avec 'Breakfast in Brussels'.
Je ne compte pas rester jusqu'au chocolat chaud et croissants, Melle Valérie, Madame m'attend!
Joli travail de charmeur sur les accords de contrebasse de 'Fever'.
Pas de bis, 90% du public présent ne s'est pas rendu compte que le concert était fini!

Broadway et Sinatra rencontrant Link Wray et Duane Eddy avec une pointe de Louis Jordan = les Valerie Solanas!
On recommande, Yolande!