jeudi 21 mai 2026

EP Dread, This Could Save You par Midscale

  EP  Dread, This Could Save You par Midscale 

shoegaze 

 Phonomagic Records .

Ne pas confondre un segment  milieu de gamme, midscale, qui baigne dans un univers shoegaze et Midlake, qui marine dans des eaux lo-fi.

Les premiers,  qui nous occupent, sont parisiens et  ont vu  le jour en 2021 , les seconds, des Texans, s'agitent, mollement, dans l'univers musical depuis   1999.

 Gabrielle de Saint Leger  (basse), Sébastien Laboucher  (batterie),  Valentin Goubert ( guitare) et Yohann Bardoc (chant/guitare) forment l'ossature du segment, aux origines.

Sur leur premier EP , baptisé Midscale, sorti en 2022, un cinquième  nom est cité , Thibault Parcheminer , aucune précision n'est fournie quant à son rôle.

Il faut attendre 2024 pour voir arriver un premier album, ' Movements'  enregistré par  le line-up initial.

Poésie noire, mélancolie explosive, distorted melodies,  soaring arpeggios, massive walls of sound shoegaze, post rock, Slowdive, Explosions in the Sky... les critiques sont élogieuses.

Mai 2026, un nouvel EP paraît:   Dread, This Could Save You!

 Valentin Goubert a cédé la place à Eliott Barbot , qui n'est ni un poisson, ni un parent de Brigitte.

Tracks

 

  • Braincrash
  • Screengaze
  • Blurry
  • 0-1
  • Artwork, en noir et blanc,  created by Sarah Hottiaux 

    Une entrée en matière  angoissante avec ' Braincrash', un titre qui porte bien son nom, un accident vasculaire cérébral n'est pas à prendre à la légère.

    Le chant grave, mélancolique, traînant , quasi atone, flotte sur des guitares saturées et brumeuses, l'ombre de Slowdive ou de My Bloody Valentine est perceptible, les éléments non atteints de ton cerveau te le suggèrent , basse et drumming ajoutant un élément aérien et brumeux à l'ensemble.

    Toutes ces composantes  transforment  'Braincrash'  en  plage hypnotique, propice au recueillement.

    Au lieu de fixer leurs pompes bien cirées, les membres de Midscale  ont les yeux fixés sur l'écran, pas con de nommer la plage ' Screengaze' .

    Quoique distinguer les images sur le poste de télévision n'est pas une mince affaire au travers  du brouillard sonore créé par ces guitares nébuleuses , sérieusement distordues. Yohann traîne son spleen sous un ciel bas et lourd ( merci, Charles), heureusement la basse et le jeu de batterie donnent de l'âme à cette seconde plage  tout aussi teintée de coloris délavés.

    Le flou ( merci , Angèle) ' Blurry'  combine shoegaze et dream pop et, de ce fait, apporte une fraîcheur opportune.

    Du coup, d'autres noms s'imposent à ton esprit, les filles de  Warpaint ou Beach House.

    Ethereal, constate  Claudia, une architecture immatérielle à la Cocteau Twins, ajoutes-tu!

    ' 0-1' n'est pas le pronostic proposé pour la rencontre PSG - Arsenal,  mais la dernière composition de l'EP.

    Pendant huit minutes , le groupe nous promène dans une sphère où règne l'onirisme. L'orchestration est variée, on y entend même des bribes de psychédélisme, première époque de Pink Floyd, ou des cloches Tubular Bells,    et pour une fois le chant, angoissé, gothique même,  se fait plus intense,  les guitares passent du minimalisme au noise maîtrisé , tandis qu'un piano ( Clément Libes) s'immisce dans ce mur sonore compact.

     

    Avec Midscale le shoegaze made in France n'a pas dit son dernier mot,  le groupe est toujours en tournée, il est notamment annoncé au Havre ce 30 mai!