War Raok’n Roll - Diamond Dog- La Grande Ourse - Saint-Agathon, le 30 mai 2026
michel
War Raok’n Roll part 2, quand le foot joue les trouble-fêtes..
Prolongations, penalties, Enrique plus rouge qu'une tomate de Gijón, Arsenal confit, Daniel Siebert interdit de séjour à Londres, que des péripéties crispantes qui ont retardé les concerts d'une heure.
Dans la plaine, les chiens pètent les plombs, mais pas Diamond Dog, la moutarde ne leur est pas montée au nez, en Bourgogne on sait se tenir.
Euh, non, ce n'est pas un tribute band de David Bowie, leurs influences sont plus gothiques, bâties sur un sous-bassement post punk /new wave , vaguement gothabilly.
Le chien sort de sa niche en 2020, se fait les dents, non pas en rongeant un os en plastique, mais en montant sur scène en Côte- d'Or , à Paris, en Charente, avant d'être repéré en Allemagne où les fans des Cure, de Siouxsie , Xmal Deutschland se comptent par milliers.
Discographie: l'album Usual Chronicles en 2023 et l'EP Throbs deux ans plus tard.
T'as dit, gothique.
Yes!
Tenue corbeaux, alors?
Effectivement, noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir.
Sont trois: l'énigmatique Anthony Bellevrat au chant et à la guitare/ Thibaud Fernel aux drums et Eliott Mac Luckie à la basse et synthé modulaire.
Amorce électro grinçante avant un virage post punk tourmenté, 'I want Pluto to be a planet again' , en pensant au court-métrage d'animation futuriste et punk, combine la froideur de l'imagerie humanoïde et une tension qu'on retrouvait chez Magazine ou Gang of Four.
Saint- Agathon, intrigué, s'est approché du podium, dès le second titre, ça gigote à tes côtés.
Anthony délaisse la guitare pour se mouvoir en électron libre, 'Hold my pride' fuse en mode EBM.
Tu dis, Tanguy, des essences New Order.
New Order, ce sont les anciens Joy Division, non?
Une basse à faire frémir Simon Gallup introduit 'Blue Roses' , des fleurs épineuses que tu hésites à offrir à ta maman pour la fête des mères.
On suppose qu'ils ont embrayé sur 'Dead in your pocket' dans lequel tu perçois comme de vagues réminiscences de ' A Forest' de la bande à Robert.
'Flash Sideway' risque de t'aveugler , tandis que ' Of bones and chaos' , introduit au synthé, vient harceler tes sens .
'Stage kitten', minou, minou, fais gaffe, ne grimpe sur le podium, ce cabot va te bouffer .
Quoi, encore, Tanguy?
Marquis de Sade, OK, Sade Adu, tu oublies, pas le même catalogue.
'Usual Chronicles' tourbillonne tel un manège incontrôlable, en passant, Anthony pique le portable d'un Fabrice éberlué, il se filme, braque l'écran sur Thibaud et puis Eliott, qui n'est pas un dragon, avant de rendre le jouet à son propriétaire.
On ne t'a pas encore parlé de Dédé, un brave gars, plus que légèrement imbibé, qui depuis plus de 40 ' se trémousse aussi élégamment qu'un hippopotame essayant d'imiter un manchot à jugulaire sur patins à glace , il a failli éborgner Pascal d'un coup de coude maladroit, t'avais prévu le coup, tu a pris tes distances.
Sur le podium ça chauffe aussi, sur fond crépitant Anthony s'adonne à des exercices acrobatiques audacieux, descend sur le gazon, saisit un second smartphone, grimpe sur un monitor et, en équilibre instable, poursuit son chant habité. ( ? Throbs?) .
Ambiance Leipzig sur ' Spiegel im Spiegel' ( d'après la setlist) , un morceau qui permet de souligner le formidable boulot de Thibaud à la batterie, le titre se fond dans une dernière plage intense et speedée , ' The reason why' .
Le peuple, chaud boulette, a réclamé un bis, en vain, le timing est des plus serrés et Daria piaffe d'impatience dans la salle.