mercredi 22 juillet 2026

Damazur au marché bio de Pléhédel, le 20 juillet 2026

 Damazur au marché bio de Pléhédel, le 20 juillet 2026

michel

Trois mois après avoir croisé Damazur à Paimpol ( La Fabrique à Paroles ), les Paimpolais sont à l'affiche du Marché de Pléhédel.

  Les Graines du Goëlo ont eu le nez fin, un public nombreux s'est  attroupé place de l'église pour assister au show du trio.

Soleil et bonne humeur ( ça se boit)  au rendez-vous,  si le concert doit en principe débuter à 18h, le groupe s'affaire avant la sonnerie des cloches, ils ont opté pour ' Tekos sur Mer' pour peaufiner le soundcheck.

Tout baigne, pas de houle, les flots sont clairs, température de l'eau idéale,  24°.

On revient dans 10 minutes... 

Promesse tenue,   Marion Moureau - Chant / Quentin Leven - Basse, boîte à rythmes, chant / Pierre-Emmanuel Denis - Guitare, se pointent.

Une intro dream pop ornée  des vocalises , comme à la Fabrique à Paroles, on vogue sur des vagues vaguement trip hop, te permettant de te perdre dans des rêveries où le mysticisme côtoie les mirages.

Les bandes lancent ' Abat-jour', la guitare grésille, la basse bourdonne et  arrondit les angles, sans prévenir Marion part en slam, ni malade, ni  agressif, le texte engagé interpelle, l'emballage en clair-obscur tamise le trop plein de lumière, avant que Pierrot ne place un solo radieux.

Marion dédie la suivante à la famille...des paysans, maraîchers, fermiers, d' Yvias, de Plourivo, de Kerfot ou de Plouézec,   le texte sombre et poétique  est récité, ... es-tu parti pour mieux renaître... dans mes bras tu trompes la mort... , les contes et légendes de Bretagne ont bercé les songes de Marion, une voix off ajoute une humeur féérique au propos, qui repose sur des textures sonores que tu peux rapprocher de Still Corners, Melody's Echo Chamber ou Grimes.

Basse et programming amorcent la suivante, ... des lumières apparaissent... sens-tu en nous venir ces vagues...    la Bretagne, la mer, les éléments... , l'univers de Marion est contemplatif, fait de vibrations psychiques, on n'est pas loin de Beaches  ou de Frànçois & The Atlas Mountains, toute la force du texte et de la voix résident dan le pouvoir suggestif, à la manière d'un Verlaine ou d'un Mallarmé.

Sans transition on passe à  ' Felix Vitae' avec son plan en spoken-word , le message est transmis avec véhémence, ..plus besoin des autres pour une vie heureuse... ( felix vitae , non, ce n'est pas de Virgile).

Déjà à La Fabrique à Paroles, le titre ' Chiffonnières' avait impressionné , ce soir Pléhédel a entendu le bruit des bottes et compris  le signal.

C'est évident, Damazur a des causes à défendre et semble aimer le latin, car voici ' ' Amor Humanitatis', un downtempo trip hop astucieux qui vire groovy dancetrack caoutchouteux  au bout d'un instant, rien que pour la combinaison  .. inceste incessant...  tu applaudis !

Un titre fort, à chérir!

Sur 'Hors Norme'  Marion hante à nouveau le phrasé slam, du hip hop groovy,  au goût caramel beurre salé, qui la voit élever la voix plus haut que le Roc'h Ruz.

Damazur peut aussi  faire de la dance pop légère, ' Tekos sur mer', avec Quentin aux secondes voix,  n'est pas aussi pute que 'The Ketchup Song' mais l'office de tourisme de Mykonos pourrait l'utiliser comme bande son pour vanter ses plages.

Le dansant ' Lumière noire' achève le premier set sur fond d'angélus.

Pause 

Et une inquiétude, comment le groupe va-t-il assurer une seconde mi-temps de 45', leur répertoire quasi complet  a été interprété avant le coup de sifflet de l'arbitre?

Relance  magistrale avec 'Le giron du son' , un truc plus pétillant qu'un Orangina frappé et bourré de woop woop woop's  vibrants et extensibles.

Faut tenir jusqu'à 20h, tu te demandais comment! 

Damazur a prévu une série de reprises, en commençant par 'Marcia Baila' de  Catherine Ringer et Fred Chichin.

Sous l'oeil averti d'un sosie de  Stéphane De Groodt, ex-pilote de F3000, Damazur s'approprie le tube, Pléhédel vibre et  chaloupe.

C'est nouveau, c'est  laridé ( pas la danse), c'est marin, ça grince, car un 'goéland' qui raille, ça ébranle les tympans. Le charognard kleptomane rocke   sec sur fond d'orgue majestueux, pour le plus grand plaisir d'Alfred, citoyen d'honneur de Dinard.

Dans la même veine rock speedé , la boîte à rythme lance la suivante sur laquelle Marion pose des halètements impertinents  et quand elle lâche....alors, cours vers un autre monde...   c'est Téléphone qui vient narguer ton esprit.

La seconde cover de la  soirée, 'La nuit je mens' de Bashung, entre dans la logique des choses.

Faire la cour à des murènes, ce n'est pas banal! 

On poursuit avec  'Voyage, voyage' de Desireless.

La new wave à la française, aux senteurs Euro disco,  fait toujours les beaux jours de Nostalgie.

Plus récent, ' Le dernier jour du disco' de   Juliette Armanet n'a pas plu au fan local de Sardou mais a fait danser le parking, Quentin se lâche, Marion dodeline, Juliette a repris ses esprits.

Et pour parachever l'exercice ,voici un morceau heurté et  scandé à deux voix,   'La Meute' est  dédié aux free parties.

Public en ébullition, normal après ce set tonique,  complété par une seconde version du 'Giron du son'.

Gaffe tout de même car planter la tête dans le caisson  peut conduire à l'acouphène!

 

 

 

  

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dimanche 19 juillet 2026

Malaka sur l'esplanade du casino à Saint-Quay-Portrieux,le 17 juillet 2026

 Malaka sur l'esplanade du casino à Saint-Quay-Portrieux, le 17 juillet 2026

michel 

Les concerts de l’été, gratuits,  proposés par la municipalité de Saint-Quay réservent souvent de bonnes surprises aux autochtones et estivants, ce soir, Malaka a enflammé la cité balnéaire!

Tu fais la connaissance  des soeurs, Laurina et Sacha  Moïsa, en 2024 , en épluchant leur EP 'Maï ', t'as pas hésité une seconde lorsque tu vois le nom Malaka apparaître à l'affiche  des concerts proposés à Saint-Quay.

La discographie des filles s'est enrichie, un second EP 'Mang' a vu le jour, fin 2025.

L'air est doux, la plage tentante , une douzaine de baigneurs trempent dans la Manche, le concert est annoncé à 21:15'

21:25', un trio escalade les deux ou trois marches devant les mener sur le podium , Laurina,  longue chevelure frisée, à la basse, guitare électrique ou  acoustique et au chant et,  à sa gauche, la soeur, Sacha, à la coiffure Angela Davis , au chant, shakers, guitare acoustique, à l'arrière, un fabuleux batteur/ percussionniste, Timothée   Faure (Nova Bossa,).

De Roanne à Saint-Quay, il y a de la route,  cela n'a pas dérouté les demoiselles originaires de la Guadeloupe, ce qui les inquiétait davantage, c'était la distance entre elles et un public sagement assis sur des gradins, à plus de 40 mètres de la scène.

Sacha caresse la guitare acoustique, deux voix partent en murmures  mélodieux, Timothée réagit en sourdine, elles viennent d'entamer le formidable "Malaka maï".

D'emblée, le mariage entre la nu soul  épurée, au groove velouté, et les  harmonies vocales précieuses te donnent des frissons.

L'acoustique change de mains, c'est en anglais que débute la suivante, ' Swaï', let it go... dit le refrain, Sacha chaloupe ( she's the queen of the dancefloor...,) Laurina égrène des notes fluides, une accélération subite annonce un second mouvement avant le retour au calme.

Le public s'ébroue et se rapproche, les filles amorcent  'Blacky Blood', Timothée, de ses paumes, frappe une calebasse,  Laurine est passée à l'électricité, Sacha a récupéré la guitare sèche.

Ne t'avise pas de critiquer la coupe afro de Sacha, elle assume et en est fière, tu peux toucher pour voir, ne panique pas , la fille  ne mord pas, mais ne te transforme pas en Dalila, ses cheveux, elle y  tient!

De superbes vocalises noires habillent la mélodie et ravissent nos oreilles.

Après un interlude volière marine pour écouter le chant des goélands,  c'est le bilingue et métissé   ' Mercy'  qui est proposé .

Le mélange d'afrobeat,  de pulsations fébriles  et de voix solaires fait mouche une nouvelle fois.

Le groove contagieux de 'Tino'  évoque le raggamuffin de Selah Sue mais encore  leurs racines guadeloupéennes.  Quelques cris fusent et pas mal de gens se déhanchent, Malaka séduit.

Laurina à la recherche d'un mediator, un brave gars fouille dans sa petite sacoche, en déniche un et le tend à la guitariste.

Sacha attaque... viens et emmène ton soleil...  un reggae track  décoré d'une couche de Bob Marley... stir it up, little darling...

Sur la mer, le  soleil s'endort,  face à la scène, il brille toujours.

Sur le dernier enregistrement, Flavia Coelho prête sa voix sur le titre 'Ulo'. Même sans la présence de la  flamboyante Brésilienne, le morceau éblouit.

Il paraît que Saint-Quay n'est pas la capitale du Zouk, chez nous dans les Caraïbes on zouke ferme, regarde nous et bouge -toi,  ' Aou'   transforme l'esplanade en dancehall, où la soca dance  a remplacé la gavotte fisel.

Après une digression philosophique, c'est  la ballade 'Cry boy' qui a  fait sortir les petits mouchoirs.

Des relents Charlie Winston, India.Arie ou Ayo flottent dans les airs.

Exit Timothée,  les soeurs entament une ballade solaire, une guitare et deux voix en alternance ...oh, je te vois, je te vois, tout ce que tu crois n'est jamais vraiment là...   elles chantent à l'unisson pour terminer cette plage qui prend aux tripes.

Face à face,  elles entament la  mélopée  'Woulé'  qui vire danse tribale lorsque le tam tam entre en action.

Telles des sauvageonnes, les filles  virevoltent tandis que Timothée se lâche et que la plage se fond dans ' Mangrove'.

On approche du terme, elles ont choisi un extrait du premier EP, ' Puissante' pour nous inviter à la trance,   Saint-Quay, chaud,chaud,  ne tient plus en place et se déchaîne.

Un bis s'impose,  ce sera une reprise, ' Ave Cesaria', l'hommage à Cesaria Evora, chanté par  Stromae,  qui met fin à un concert magique!

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 18 juillet 2026

3por10 au Retour des Jeudis à Plouha le 16 juillet 2026

 3por10 au Retour des Jeudis à Plouha le 16 juillet 2026

michel

Au revoir les claquettes, bonsoir les casquettes!

  3por10 ou Três por Dez à Recife, ce sont trois jeunes dames fringuées cool,  à la manière de Miki, short de boxeuse , sweat à tirette, pompes de running ou boots viriles, haut de sport collant et casquette, port au choix ( rap, skate ou classique).

Depuis un petit temps, ces filles sillonnent le Trégor et d'autres régions bretonnes pour distiller leur mix baptisé Brega Punk, une déviation du brega funk  carioca importé  du Nord-Est brésilien.

 Lina Duprat: chant, pad, gymnastique rythmée et harangues / Uriell Le Jean: chant, batterie, percussions diverses et  Maeva Harrivel: clavier, chant, sourire ravageur, aerobics  ( elle est également accordéoniste) ne composent pas.

 Leur répertoire est emprunté à la musique urbaine des favelas de Recife, un mélange de trap, de funk , de hip hop et de  grime, saupoudré d'une sérieuse pointe de punk.

Le message est politique, féministe, elles dénoncent le patriarcat, les féminicides, les viols, les violences domestiques, le racisme,  tu peux les classer dans la catégorie  badass girls..

Ne t'attends pas à une énumération de titres, le brega funk, ce n'est ni la samba, ni la bossa nova, ni  le choro , ni le sertanejo, le forró ou la capoeira, le genre t'es inconnu.

Que peut-on ajouter, le rythme est roi!

 Tu y entends des influences Olodum , (  Urielle tabasse d'ailleurs  un tonneau), le  phrasé saccadé, style Spice Girls, émerveille les plus jeunes, deux des filles se déplacent sans arrêt, elles passent de la break dance  aux pompes ou à d'autres mouvements pratiqués dans les salles de fitness.

Bref,  le truc est à la fois bouillant et entêtant. 

Parmi les titres joués, on pointe  'Dako É Bom'  de la MC  Tati Quebra Barraco, on signale en passant que Dako est une célèbre  marque de gazinière.

La suivante, humoristique paraît-il,  évoquait  la sodomie, on a eu droit à ' Prostituto' de Deize Tigrona, au remuant ' É Por Isso Que Sofre', et aussi à 'A Porra da Buceta é Minha' des Gaiola das popozudas, um grupo musical feminino de funk!

 Deux copines ont tendu une corde tressée et ont invité les plus souples à s'adonner au limbo, t'as entendu des articulations craquer, t'as vu un nain faire la nique aux géants, mais toi, tu t'es lâchement  caché. 

 ''Só as cachorras`` de Bonde do Tigrão a  tellement mis le feu que madame vient te secouer en demandant, tu restes?

Tu traduis, on se tire...

Avant de quitter le bocal on a encore entendu le vorace ' Piranha'   d' Alípio Martins et une adaptation punk délirante de' Les chaussures de ski' d' Andréas & Nicolas.

Chez toi, t'as enfilé tes espadrilles  et tu t'es servi une caïpirinha tassée.

 

 

 

   

 

vendredi 17 juillet 2026

One Rusty Band au Retour des Jeudis à Plouha, le 16 juillet 2026

 One Rusty Band au Retour des Jeudis à Plouha,  le 16 juillet 2026

 

michel

Déjà, 30 ans de Jeudi en fête à Plouha, cinq  soirées festives sont prévues au centre bourg : arts de la rue,   marché artisanal, concerts, à boire, à manger et bonne humeur.

16 juillet , conditions météorologiques: nuageux, orages avec pluie, résultat moins d'exposants et une foule moins dense.

Qu'à cela ne tienne, Etienne, on s'est déplacé pour la musique:  One Rusty Band et 3 por 10 doivent se succéder sur le podium,  Vendange Tardive s'occupera de la musique de fond.

 One Rusty Band

Pascal a analysé deux des albums du duo  de Lorient  pratiquant un blues claquette effervescent, il a également assisté à un de leurs gigs à Saint-Brieuc, il n'a pas dormi pendant la nuit succédant  au concert, le bourdonnement des tap shoes l'a tenu éveillé jusqu'à l'aube.

Précisions,  Grégory Garghentini et Léa Barbier sont loin d'être rouillés, lui joue de la guitare, souvent à la slide, il en possède plusieurs, une Gretsch, une guitar box piquée à Seasick Steve, un instrument hybride de sa  confection, construit à partir d'un radiateur de Pontiac ou de 4 L,  le truc ressemble à un grille-pain malade,  pour se dégourdir les pieds, il frappe une caisse cachée derrière un linge aussi propre que celui d'un boxeur, ayant sué pendant 10 rounds et  s'étant épongé  toutes les 3 minutes, quand il s'ennuie, il tire des lignes venimeuses d'un harmonica, détail il a accroché une sacoche à hauteur de la cuisse, on nous a dit qu'il ne s'agissait pas d'une réserve de coke,   pour couronner le tout, c'est lui qui chante d'un timbre aussi lisse qu'une râpe à parmesan.

Elle, look Louise Brooks, est  fringuée charleston sans frou frou, elle arbore un cycling undershort sous la robe, aux pieds, elle a opté pour les célèbres black and white ( faut éviter de raciser les choses) tap shoes de Fred Astaire.

Son rôle: les choeurs, des percussions diverses ( washboard, cymbales, tambourin, cajon,  baguettes et tom), mais vu son passé circassien, le plus important, visuellement, ce sont ses acrobaties périlleuses et ses sauts dantesques, tout cela en souriant, Léa se charge également du contact avec le public, acrobate et stand-up comedian, ce n'est pas incompatible.

Ta compagne te souffle, elle ressemble  à Sandra Hagenaar de Fifty Foot Combo, une autre nana ne tenant pas en place.

Les présentations étant faites, place  au show ( devant une foule ébahie) .

Un premier boogie blues rocailleux  ' Mr Catfishman' ouvre les hostilités, l'une fait clap, clap, clap , l'autre fait glisser une  slide savonneuse,  et d'une voix éraillée narre les aventures d'un homme poisson, forcément quand il est question d'un poisson-chat, tu penses à Taste,du regretté Rory Gallagher.

Plouha, tu danses?

Voici le remuant  ' Boogie Woogie'  , l'electric woman va te montrer les pas.

Simple et brutal! 

La température vient de monter de 15°, ' Too hot' qu'il dit, fort à propos, du funk blues qui fait tchik tchik tchik.

Stevie, t'es là? 

Un instant, j'enfile mes moufles, j'agrippe la planche à lessiver et on balance 'Line after line' le titre ouvrant leur dernier méfait. 

Pas aussi propre que lavé avec Sanytol, mais salement  percutant.

Ouille, je transpire de la moustache, qu'elle dit la madame, après deux ou trois anecdotes hygiéniques, c'est  'Dust Bowl' qui déboule.

La poussière accumulée donne soif! 

Jusqu'ici, Léa était plus ou moins calme, là, elle accroche un tambourin au pied gauche et après avoir joué à la shoeshine girl, entame  une gymnastique périlleuse tandis que son partner in crime se sent quelque peu perdu, ' I'm lost'!

Un instrumental tortueux , baptisé judicieusement ' Jam' car ça dégouline, précède ' Happy Mess' ( note le jeu de mots).

L'harmonica vrille, la fille frétille, c'est le bordel!

Il a sorti le calorifère devenu guitare et attaque 'Evolution' précédé d'un message électoral nébuleux.

Sur le cajon de madame on lit le message désormais célèbre ' More women on stage' .

Un détail, toutes les filles ne transforment pas le podium en trampoline, car la féline Léa bondit tel un guépard ayant aperçu  une antilope peu méfiante.

Un interlude clac, clac, clac, boum, boum, boum, suivi par une scène de ménage, annonce 'I wanna kill you' , un boogie assassin.

Un petit voodoo blues aux lyrics explicites pour suivre, ' Sex, blood and rock'n'roll'  qui  a effrayé les gosses postés à un mètre de la scène,  car le duo a enchaîné les rires sardoniques, ayant  donné des frissons à Screamin Jay Hawkins.

.Après ce morceau démoniaque, on vire rockabilly/surf avec ' Again' , tous les Stray Cats du coin ont entamé un rock'n'roll sauvage, ils ont poursuivi pendant ' One more dance'.

 Dans le coin il n'y a pas trop de ratons laveurs,   dans les swamps tu en dénombres des masses.....'Raccoon rock' ,  Léa en exhibition pour épater tous les Meeko, Pimpin  et Chtouk.

Une dernière, dit Greg, une chanson d'amour romantique.

' She's a vagabond' , le romantisme en 2026 , ce n'est plus ' Love me Tender', leur truc déménage méchant et quand dans ses lyrics il introduit... hit the road, Jack,...Ray Charles  ouvre  de grands yeux!

Le public, enthousiaste, ne peut pas croire que la fête est finie, un bis s'impose! 

'Screen generation' accouplé à 'Electric church' clôturent  un set aussi physique que jubilatoire. 

Les 18 et 19 juillet au Havre, lors des Nuits Suspendues! 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 16 juillet 2026

J U N E Jazz Quartet aux jardins du port, Saint-Quay-Portrieux , le 15 juillet 2026

 J U N E Jazz Quartet aux jardins du port, Saint-Quay-Portrieux , le 15 juillet 2026

michel 

C'est devenu une tradition chaque été: les apéros jazz aux Jardins du Port à  Saint-Quay-Portrieux.

Comme l'an dernier, les concerts se déroulent le mercredi à 19h.

En ce 15 juillet houleux c'est le June Jazz Quartet qui doit animer l'espace aménagé à côté de l'accueillant  Bistrot/ Resto  La Marine.

June repose sur la voix rayonnante de  Virginie Coutin ( vue aux côtés de Mathieu Crochemore au  Char à Bancs en 2024), la chanteuse de jazz ( elle ressemble à Jodie Foster, te souffle Micheline),  est accompagnée par Franck Dubois à la contrebasse, Christophe Boulanger à la batterie et Nicolas  Haezebaert au Nord Stage.

Au menu  des standards de la note bleue, du latin jazz et une incursion dans le vaste domaine du blues.

Après une intro limpide au piano, Virginie, dont on ne connaît aucune aventure avec Paul, entame la partie chantée de ' All of Me' , un classique du Great American Songbook, datant de 1931, et repris par tout le gotha jazz, certains ne jurent que par la version de Billie Holiday, pour les curieux, on propose la version country/jazz  de Willie Nelson .

Le quartet s'amuse en mode swing, car Miss Coutin a le bon goût de laisser beaucoup de liberté à ses musiciens. 

'Love for sale', sans afficher le prix,  de Cole Porter  voit la lady s'essayer aux vocalises scat satinées et précises  sur fond velouté, piano mis en exergue.

Fin des twenties , Fats Waller compose  "Ain't Misbehavin'", Andy Razaf se charge des lyrics. It is one of those songs you  can  cut loose and swing with, affirme Louis Armstrong, Nicolas a compris le message et part à la dérive, tandis que Virginie s'accroupit pour suivre l'escapade. 

Chet Baker a fait des merveilles avec la ballade ' Alone together', la version sensible de Virginie Coutin  soudain part en bossa quand le Boulanger manie ses baguettes  avec habileté, le piano et la contrebasse prennent le relais pour ne pas le laisser seul.

Qui ne connaît pas ' Cheek to Cheek' d' Irving Berlin, c'est par une série de fingersnaps que Virginie donne le tempo, le piano a tôt fait de nous indiquer le chemin du paradis.

Tu danses, a proposé Fred à Ginger.

O K, mais ne te colle pas à moi!

'  I'm Just a Lucky So-and-So' est annoncé comme un morceau blues .

Dans la version de Sam Cooke peut-être , Duke Ellington avait dans l'idée de composer a jazz ballad. 

Saint-Quay a aimé l'approche de June.

"Everything Happens to Me" chantait Ol Blue Eyes, qui quittait rarement son trilby hat, derrière lui tout l'ensemble de Tommy Dorsey enrobait la mélodie.

Quel(le) chanteur / chanteuse de jazz n'a jamais interprété ' Body and Soul', Virginie Coutin marque une préférence pour Bille Holiday.

Ton paternel, un gigolo,  ne jurait que par Louis Prima!

Sur la table voisine, un moineau sans âme picore les restes d'un quignon de pain, abandonné par un client peu mélomane.

Accélération sensible pour attaquer le désenchanté  'Lover Man'  , suivi par un   'Autumn leaves'  rondement mené, pas trop de vent ce soir, aucune feuille ne voltigeait au dessus des yachts, tu peux oublier la pelle.

Une rumba pour varier les plaisirs, voici l'irrésistible ' Sway' , de loin, t'as aperçu Dean Martin faire un clin d'oeil à ta voisine.

Thelonious Monk n'est pas  rangé sur l'étagère smooth jazz, son 'Well you needn't' est vachement saccadé, Virginie part en scat pour suivre les soubresauts du piano.

Après la plage acrobatique du set, vient un swing moins convulsif , ' Sometimes I'm happy', sometimes I'm blue, qui décrit les humeurs de madame, comme celles de Sarah Vaughan, Anita O'Day ou Dinah Washington.

Et pour terminer sur une note exotique,  le quartet propose une samba amorcée par les balais de Christophe, ' Só Danço Samba'  nous rappelle qu' Antônio Carlos Jobim est un sacré génie.

June in July, quelle importance, ce jazz élégant se digère fort bien douze mois sur douze! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 15 juillet 2026

Hold Up lors du marché de Plouha, au Café du Commerce, le 15 juillet 2026

  Hold Up lors du marché de Plouha,  au Café du Commerce, le 15 juillet 2026 

michel 

Hold Up, non, il ne s'agit pas d'un match truqué, Didier, tu ne tiens pas à passer pour une pleureuse , tu n'en es pas loin, pauvre chou!

Hold Up, vu à Pléhédel en juillet 2022, ce sont:  Aude Le Moigne ( on ne cite plus toutes les formations associées à ce nom célèbre dans les  Côtes-d'Armor, qui nous assure avoir mis un nouveau projet en route)   et Renan Marzin ( tu peux le voir et l'écouter tout l'été lors du marché de Paimpol, place du Martray). Ils  ont sorti leurs plus belles guitares acoustiques pour nous emmener du côté de la West Coast, celle de Californie.

Ne pas s'attendre à du hip hop mais bien à du soft rock  West Coast sound, style Eagles, Steely Dan, Jim Croce, The Byrds, Buffalo Springfield ou Jackson Browne.

L'apéro-concert était prévu en terrasse, c'était sans compter sur un orage violent qui a surpris touristes et autochtones, tous  mouillés jusqu'au trognon en 3 minutes.

Une seule solution, un  repli  dans le zinc.

On y va?

Deux guitares, deux voix, pas d'amplification, pas de micros, c'était le scénario  avant la guerre franco-prussienne.

Comme du côté de Boisgelin, le duo entame le set par la perle '4+20' que Stephen Stills ( Aude nous la joue Ici Paris et cite: Véronique Sanson, Michel Berger, Christopher Stills..) avait composé pour Déjà Vu de Crosby, Stills, Nash and Young. 

Pas de chichi, un rendu sobre et une voix légèrement nasillarde, on a oublié les éclairs, les coups de tonnerre et la pluie.

Renan a sorti un harmonica de son veston pour attaquer 'Angel of Montgomery', une pièce maîtresse de John Prine, écrite en 1971. 

Patti Smith, comme Sandie Shaw,  aime danser pieds nus, ' Dancing Barefoot' voit Aude jouer en roue libre tandis que Renan l'accompagne en mode rythmique .

...Oh, God, I fell for you... à l'époque on avait tous craqué pour le Patti Smith Group!


Ils viennent de sortir un 25è album, le temps n'a aucune prise sur eux, ' Wild Horses' des Rolling Stones  est une de nombreuses pépites semi-acoustiques du duo Jagger/Richards.

Dans le même troquet, t'avais entendu, Colin, le frangin de Aude , joué le même titre avec Archi Duck, des canards,  ni sauvages, ni dévots.

Un détour Down Under pour écouter ' 'Overkill' de Men at Work, pas de saxophone ce soir, mais deux guitares à l'unisson et  une voix diving into the deep.

Après un impromptu Manitas de Plata pour aider les Bleus à digérer la paella , c'est  une version folky de 'Smalltown Boy' de Bronski Beat que le public ingurgite.

Etonnant et limpide à la fois. 

Et pour terminer ce mini-concert, Renan s'attaque en solitaire à Stevie Wonder, Aude assurant les choeurs de  'I wish' , qui  en passant a perdu les vibes groovy pour virer soft rock.

Armes rengainées,  billets de banque  en poche, fin du braquage!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 7 juillet 2026

Tremplin du Festival Décibel feuilles avec Red Rowen & The Madchester à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 4 juillet 2026

 Tremplin du Festival Décibel feuilles avec Red Rowen & The Madchester à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 4 juillet 2026

michel

Acte trois: Red Rowen & The Madchester!

Adieu les bandes, on passe au rock'n'roll, au vrai, celui qui dérouille, des guitares, une basse, une batterie et des mecs affichant la gueule de l'emploi.

Tu les as connus Lithium, Pascal les a croisés à Langueux ou à Saint-Brieuc, ils connaissaient La Grande Ourse où ils sont venus enregistrer  leur premier EP, tu sais donc que tu peux t'attendre à du carré, du percutant, les concessions, tu oublies.

La formation briochine a légèrement évolué, si  David 'Red Rowen' Méheust : chant, guitare/ Jérôme 'Chester' Ollitrault : batterie, choeurs/ Marc 'Chester' Lancieaux : basse & placidité ( cf Bill Wyman) sont toujours présents,  désormais à la lead guitare tu retrouves Stéphane Michel, une sorte de guitar hero sans l'arrogance typique.

Leur album est sorti en 2024, ils ont eu le temps de composer de nouveaux titres, notamment ' I'm freezing to death',  alors que le thermomètre frôle les 30° c.

C'est du rock pur jus, avec un chanteur qui a des couilles, un batteur musclé, une basse en ciment et une lead qui envoie du lourd.

On associe au mouvement Black: Black Keys, Black Rebel Motorcycle Club,  Black Lips , Blackfoot, Black Box Revelation...

Certains sont nés pour être sauvages, Red Rowen se contente de ' Born to Born'  , la guitare déchire tout, Jérôme inspiré par Zoé tabasse sec, Marc ronronne et David grogne tout en assurant une rythmique aussi coriace que les coups portés par Horace.

Quel plaisir de voir tout ce monde pour une répèt... attention, humour breton!

'Motorhigh', 'joué pour tous ceux qui ont manqué le Hellfest,  est extrait de l'album . 

Et comme les motards ne sont pas branchés variétoche, le truc  chatouille comme du granit.

'Tchik Tchik Tchik Tchik ' sonne plus Cheap Trick que Chic .

Tu veux du brûlant, écoute ' Live on fire', sortez les  Canadairs!

Pas de répit, ils ont décidé de nous assommer, 'P J song'  déboule et balaye tout sur son passage. 

Quoi, Benoît?

Râpeux.... Rape Me, c'était pas Nirvana?

La basse de Marco amorce la suivante, 'Kiss me all, Kiss me' .

Pas devant tout le monde, soyons sérieux.

L'équipe saute dans le wagon, let's rock'n'roll!

Un brin de grunge n'a jamais fait de tort, ' Kowalski end'  , la Gibson flagelle, les toms et cymbales souffrent, Marc, toujours serein, ménage ses forces , quant au chef il nous rappelle au bon souvenir de Kurt.

'Mister Cole' est un brave gars, tout comme Lloyd Cole.

Non 'Babylon'  n'est pas un reggae track nonchalant,  ça fait mal comme du Noir Désir, sans dreadlocks.

Démarrage en broderie pour ' Kill your enemy' qui très vite vire garage/boogie belliqueux.

Après un final au marteau piqueur, ils proposent,  spécialement pour les fans de Céline Dion, ' Dance with me', que l'on rapproche plus de 'Dance with the Devil' de Cozy Powell que de ' Danse avec moi' d'un certain Pokora.

C'est une efficacité à toutes épreuves.

On a fait le tour ( + un) de la setlist, mais, après un conciliabule, ils  décident  d'offrir une nouveauté à la nombreuse clientèle, une longue plage à l'intro ténébreuse  et au chant lancinant  qui pourrait s'appeler 'Just for life and more'.

Lyonel observe judicieusement: très oasien ce titre!

On ajoute pour la petite histoire que tous les fans de Bachman Turner Overdrive, Guess Who, Steppenwolf  ou  des plus récents Stone Roses ou Stereophonics seraient bien inspirés en allant assister à un gig de Red Rowen.

 

A noter - Red Rowen et ses copains  seront le premier août à l'affiche du Festival de Pluzunet. 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 6 juillet 2026

Tremplin du Festival Décibel feuilles avec ZoéBacTaBass à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 4 juillet 2026

 Tremplin du Festival Décibel feuilles avec ZoéBacTaBass à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 4 juillet 2026

michel

Second volet du tremplin: une dame et des machines ( synthés, looper, sequencer, et autres  devices) :   ZoéBacTaBass!

 Mimosa Duché, alias Zoé Bach tabasse ou à peu près, est d'origine Corse, elle est passée par Lyon et réside désormais à Porspoder ( Finistère) .

Mimosa compose, chante,  écrit des contes musicaux, désormais elle se la joue solo, à Lyon, c'était en duo qu'on connaissait ZoéBacTaBass ( Jérémy à la guitare).

Zoé aurait pu être belge car son univers surréaliste  évoque Magritte ou  Marcel Mariën.

Après une  amorce posée, ce sont   des beats féroces qui agressent les tympans , Mimo chante le bruit de la rue qui ressemble aux rumeurs de la mer. ( L'instant) 

L'imagerie est onirique, le chant passe du  vitriolé au lyrique. On la compare à Nina Hagen ou à Catherine  Ringer , c'est pas idiot.

Après avoir remis son coeur à l'heure et désarçonné la Grande Ourse, elle  se résout à nous conter l'histoire loufoque de Léon, un poisson rouge aux tendances suicidaires. ( Le suicide du poisson) 

Si certains pensent à Jean Reno, toi c'est le  Léon de Marie-Laure Béraud que  tu vois, accoudé  au comptoir.

De gros effets de voix sur bidouillages futuristes secouent le bocal, pas étonnant que le pauvre  Léon souffre du mal de mer.  

Le nostalgique  ' Mademoiselle  Arc en Ciel' a été composé pour évoquer une avocate lyonnaise que ses voisins qualifiaient d'originale.

Une jolie pièce d'électro dramatique reposant sur des vocalises célestes, un violon blême,  et décorée de poussées Castafiore.

Un superbe track.

Monsieur, si tu ne sais pas ce qu'est le 'Périnée' tu demandes à madame.

Le titre est extrait d'un nouvel EP qui doit voir le jour cet automne.

Après cet électro clitorien, elle nous emmène au cimetière pour assister aux funérailles de Mamie Jeanine.

Il n'y avait ps foule pour suivre le convoi funéraire  mais l'émotion était bien présente.

Alerte, la suivante est un défouloir personnel, c'est à prendre ou à laisser.

Une histoire sans paroles sur décor hybride aux  hurlements  gothiques, proches du monde d' Emily Brontë.

Saint -Agathon, la récréation est finie, tu es prié de chanter avec moi , il s'agit d'un titre thérapeutique pour tous les sexes ( mode d'emploi sur simple demande).

... la femme parfaite est une connasse... 

OK, la mienne ne correspond pas à la description.

Pour amateur de second degré et d'humour sexiste.

Elle poursuit par un rêve extravagant  mis en musique.

T'as déjà vu des escargots prendre le thé avec le soleil? 

'La Vénus' démarre sur de sérieux techno beats qui ont fait craquer le plancher, après 4 minutes de house infectieuse, elle balance son texte  sibyllin puis enchaîne sur ' Le soleil'  qui déserte la terre et fait danser les morts.

Lâche-toi et bouge!

Je termine le set par une plage tranquille, une rêverie amoureuse pour une nuit blanche, pleine de doux songes, dans tes yeux je vois des embruns....

Un concert  à la fois déroutant et   grisant,  ZoéBacTaBass ne laisse personne indifférent!

 

 

 

 

dimanche 5 juillet 2026

Tremplin du Festival Décibel feuilles avec Emyzedyka à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 4 juillet 2026

 Tremplin du Festival Décibel feuilles avec Emyzedyka à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 4 juillet 2026

 

michel

  La seconde édition du Festival Décibel feuilles aura lieu  les 31 juillet et 1er août 2026 à Pluzunet.

Parmi les groupes à l'affiche, on pointe: Maracujah, Sans Issue,  Skankaya ou Les P'tits Yeux, pour compléter le programme, l'association organise un tremplin à La Grande Ourse à Saint-Agathon, quatre formations ont été retenues, deux d'entre elles décrocheront leur ticket pour faire l'ouverture de la seconde édition du Festival .

On devait voir et entendre: Emyzedyka, ZoéBacTaBass, Red Rowen and The Madchester et Jameuze.

Tu te pointes sur le site vers 19:15, les concerts étant annoncés à 19:30, on te refile un punch que tu sirotes à l'aise.

19:30, rien ne bouge, finalement le kick off est prévu à 20h, en attendant tu apprends le lâche  désistement  de Jameuze.

Dans le jardin, tu t'es mis à compter la clientèle, si tu défalques les musiciens, les bénévoles, les membres de l'assos, Ludo et autres techniciens sons, on doit bien être douze  à pouvoir exprimer un vote à l'issue des prestations, et comme chaque groupe a emmené sa petite famille, tu te dis que Red Rowen ( ils sont quatre) a toutes ses chances.

Pourquoi cette absence de spectateurs? Pub anecdotique, France-Paraguay, Festivités au Légué et autres événements festifs dans un rayon de 25 km ( dont une fête de la bière, la Bretagne, ce n'est pas Munich, mais la bière, c'est sacré).

20:00 ,  Emyzedyka est  un duo mixte constitué d' Emy et Zedy, le couple est basé en Auvergne , il a débuté sous la dénomination Mizik, Zedy étant originaire de La Réunion où musique se dit mizik.

Le garçon nage dans des eaux hip hop, la fille est inspirée par la soul et le gospel, on ajoutera qu'ils ne dédaignent pas la bachata, le zouk, le trap  ou le rap bourré de melodic hooks ( Tiakola, Aya, Vitaa...) .

Sur scène deux micros et un laptop,.

Pas d'instruments, des bandes, Emy se charge du programming!  

Le groupe est un habitué des tremplins, ils se sont tapés celui d'Attrap'sons il y a peu.

Non Non Non, Oui Oui Oui, ce n'est ni Carlos et Dorothée, ni un hymne polynésien, mais l'entrée en matière du show d'Emy, à la voix chaude,  et du remuant Zedy.

Si tu fais abstraction des bandes, il faut reconnaître  que le côté groove de la chanson et que la sincérité et la bonne humeur du duo attisent la sympathie.

Vous connaissez tous la comptine 'Au feu les pompiers' on l'a légèrement trafiquée, ce n'est plus la maison qui brûle mais nos doigts, hip hop et r'n' b se marient à merveille,  les pompiers ont déposé leurs lances et dansent.

'Truc' aux senteurs Stromae à l'espagnole précède le titre participatif ' Old school' ....faut pas croire que c'était mieux avant....  tout ça est chanté en canon et sautille comme le meilleur MC Solaar.

La prochaine  se nomme ' Aou'.

Non, Jocelyne, pas cha cha cha cha, il s'agit du chant du loup qui dort en nous.

Le loup chaloupe en  mode bachata, Jocelyne et ses copines se chargent du refrain, le petit chaperon rouge cueille des fraises des bois.

Après un coup de zouk avec ' Analyse'  on passe à ' La Lave' un hip hop  éruptif  permettant la mise en évidence des vocalises cendrées d'Emy.

Le morceau, volcanique,  a été composé en Auvergne, j'adore, a conclu Sam Sauvage. 

'Vertige' sans amour,  mais avec une prouesse vocale dingue a enflammé le maigre public qui a souri en entendant le commentaire accompagnant le titre 'Yes, sir'.

Une critique à peine déguisée d'un petit président qui pose avec ses raybans à 350 balles tout en maltraitant le vocable de Shakespeare.

'Pragmatik' aborde les aléas de la vie de couple (car la vie n'est pas un conte de fée).

A chacun son couplet en flow rap.

'Wifi'  fait rimer résistance, résilience et connexion à distance.

'Lettre d'amour'  straight from the heart a ajouté Brenda Lee, qui n'a jamais entendu un titre rap,  est suivi par 'Vision', pas vraiment hallucinée .

Parfois on se sent down, et alors on chante ' Bad mood',  tu ne peux pas être positif 24h sur 24.

'Mieux' et ses vibes groovy précède la dernière tirade  ' Le bien' , un morceau thérapeutique, composé pendant le Covid  et dont  tu peux voir le clip participatif  sur YouTube.

Jocelyne?

Une belle découverte, j'ai kiffé! 

Ah, oui, le kif du Rif , c'est la ganja du Maghreb.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


vendredi 3 juillet 2026

Catl au Chaland qui Passe, Binic, le 2 juillet 2026

 Catl au Chaland qui Passe, Binic, le 2 juillet 2026 

michel

Bruxelles,  le 4 décembre 2015, Catl  brutalise le Rock Classic.

A l'époque t'avais noté et vérifié  ceci,  a guitar-and-drums outfit with nary a chorus pedal, kick drum, or even a cymbal in sight, catl. are the very definition of stripped-down rock'n'roll!

Fin juin 2026, l'explosif duo de Toronto entame une mini-tournée européenne passant par l 'Allemagne, la Belgique et quelques escales  en France.

Arnaud était sur le coup et signe Catl,   Sarah Kirkpatrick et son conjoint, Jamie Fleming, n'ont tien perdu de leur fougue et vont salement secouer le zinc .

Sarah te souffle, in 2015 I used to be rather skinny,  le vin banc aidant elle s'est très légèrement épaissie.

Comme  chez Manneken Pis, Jamie a déposé une setlist  de plus de 40 titres au pied du tabouret sur lequel il a pris place, la blonde Sarah armée de ses baguettes est déterminée à martyriser les deux caisses constituant son drumkit sommaire.

Jamie assure les lead vocals, sa compagne les choeurs et de temps en temps le chant principal.

En arrière-plan, ils ont tendu une draperie avec le logo du groupe, un dessin évoquant  les rats de Ptiluc.

Comme le duo travaille sans filet et de manière anarchique, tu n'auras pas droit à un procès-verbal scrupuleux de leur prestation.

 

Avertissement  en préambule: people,  we play loud!

Feu, c'est parti pour un premier blues rock (  ' Five Miles' ? ) , tendance voodoo, bien crasseux .

Sarah se démène telle une furie  indomptable,  quant aux  riffs  de  Jamie, ils te renvoient vers le punk blues d'un  John Spencer  ou de Hanni El Khatib.

Ils embrayent sur un garage boogie  destiné à réveiller tous ceux que la canicule avait ramolli.

Une fausse fin, Sarah nous tourne le dos, pivote et reprend sa bastonnade.

You know Bukka Whute used to play his guitar with a screwdriver!

Jamie jouera 'Poor boy long way from home' à la slide. 

Catl a bien écouté les  early years  des Stones, une époque où ils jouaient du Willie Dixon, Jimmy Reed ou du Slim Harpo, et après ce blues rugueux ils reprennent 'Me and my chauffeur blues' que Memphis Minnie a enregistré dans les forties.

Pour amuser la galerie Sarah nous fait admirer un  jeu de jambes  qui fait passer Jane Fonda pour un piquet rigide.

Après un second boogie  dominé par a steady beat et quelques coups secs sur le rebord de la caisse , le duo vire country et  s'attaque à Hank Williams. avant de revenir au swampy blues.

Faut  varier les plaisirs, le blues, le garage, le punk et le boogie, c'est bien, mais il manquait un gospel, 'Satan's jewel crown' est chanté à deux voix.

C'était pas aussi pur que ' Oh Happy Day' mais le Seigneur a apprécié.

And now Sarah will sing you  a soul track,  'Got to make a comeback' d' Eddie Floyd ( 1966).

Le fiston scotché devant le petit écran s'est tapé  quelques films d'horreur, je lui ai composé une berceuse pour mettre fin à ses angoisses. 

Après un épisode Pipi de Chat goes  Monty Python,  c'est '  Gold tooth shine'  qui déboule pour le plus grand plaisir de Richard Kiel, un copain de James Bond.

Binic, it's time for some genuine rpck'n'roll, here's  'Cocaine Blues'  au phrasé proche de celui de Little Richard, et, pour rester  dans les classiques, la suivante sent bon le Bo Diddley.

Ils sont passés à la vitesse supérieure  avec ' Thunderbird ESQ'  emprunté aux Gories avant d'enchaîner sans pause sur  ' Hey Hey' , du Ramones from Canada, à consommer dry.

Arnaud,t'as de beaux yeux tu sais...  quand Sarah se prend pour Jean Gabin, le bistrot se fend en deux.

Comme elle a une descente pas lente et qu' à Toronto on la surnomme  High Kick, elle  élève la jambe à hauteur de la boule à facettes avant de retourner à son jeu de batterie aussi sauvage que primitif.

Tu connaissais la ' Caroline' de Status Quo, la plus douce de Neil Diamond,  et celle de Cheap Trick,' Caroline' de Catl n'est pas mal non plus.

Et pour terminer ce set sulfureux, Sarah et Jamie  nous proposent le titre  'Hold my body down'   où il est question de smoking weed, de flics mexicains et d'autres péripéties dignes de Tarantino.

Et comme Sarah s'entraîne pour les prochains J O de Los Angeles, elle décide de nous faire un époustouflant grand écart, un exercice  qu'on déconseille aux articulations fragiles et aux unijambistes.

Catl sera encore en France les 4 et 5 juillet.