Gad Zukes à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 1 février 2026
michel
Affiche attractive pour le premier concert 2026 à La Grande Ourse: un double bill fusionnant britpop made in Plestin - Trivagou et des Nu- Mods ayant bien digéré l'héritage des Who, Small Faces, Kinks et plus tard The Jam ( grosse influence) ou The Clash: Gad Zukes et The Spitfires!
Le public était au rendez-vous, normal quand la musique est bonne ( merci J J)!
17:35 , la fratrie Lamborn en piste.
On sait à quoi s'attendre pour les avoir croisés quelques fois, décevoir ( disappoint) n'existe pas dans leur Collins!
Si chez les Jackson Five on comptabilisait 5 éléments masculins, Gad Zukes est mixte, three boys, l'ainé, James (drums) , Loz et Francis à la guitare et à la basse, two ( pretty) girls, Tee ( guitares, tambourin) et Lili ( keys, ukulele, shakers), tous chantent.
On a flanqué les garçons sur des planches surélevées à l'arrière, les filles, en short, s'ébattent à moins d'un mètre des premiers rangs.
Désormais la discographie du combo se chiffre à 4 EP's et deux ou trois singles.
Quelques riffs bien secs pour donner le départ, un salut, one two, one,, two...' Static in the attic' est sur les rails.
Statiques, tu parles, Lili et Tee ne tiennent pas en place, leur énergie débordante fait plaisir à voir, c'est une évidence, les corneilles ne risquent pas de bayer ce soir!
Entonné à quatre voix ' Time gone' balance mollement, puis déborde comme certains cours d'eau dans le Finistère.
Saint-Agathon bat des mains pour appuyer ' My fate is in your hands' , puis James amorce ' Pop the balloon' qui claque comme un chewing - gum, goût fraise, avec trois sifflets en bruit de fond et Lili qui chatouille les touches du clavier.
Après ce chant choral vient 'Chuggy' d'après le papier transmis par l'aimable Tee ( only for me), qui ensuite entame ' I got you' et là tu te souviens l'avoir vue en avant-programme de Piers Faccini sous l'identité Genevieve Lamborn..
La basse vrombit, les drums accentuent, une guitare sort de la forêt de Brocéliande, ce morceau aux relents celtiques les rapproche des Cranberries.
Ils ont décidé de nous retourner comme la crêpe de Mamie Suzette, ' Upside down' .
Oooh oooh oooh font les filles, boum, boum, réagit James, basse et guitares s'énervent, le titre finit par des attouchements incestueux, non censurés.
Un ronronnement aux keys introduit ' In my dreams', le titre le plus intense du set, aux climats sombres et marécageux.
Les filles à genoux font tournoyer leur chevelure, Gilbert, un vague cousin de Bettina Rheims, tire en rafales.
Après l'acide et tournoyant ' Lemon' , Lili ramasse l'ukulele pour attaquer le pacifique et radieux 'Gun full of flowers', qui pour une raison obscure éveille chez toi des images des Horslips.
Next one is about making things happen, la setlist mentionne ' Make shit happen', tu remplaces shit par it et tu bats des mains avec la foule, tout va bien se passer.
Après une séquence rock de stade et une danse tribale sur scène, les Lamborns amorcent 'Don't phone home', si t'as pas de briquet, utilise ton cell phone et show us your light.
Communion totale avec un public complice.
'Moves like you' précède le catchy ' Lococommotion' qui n'est ni une reprise de Little Eva, ni un titre du Creedence , eux c'était ' Commotion'.
Après une séance participative et un mouvement de vagues déferlantes vient la bombe ' The neighbours upstairs'.
Des voisins bruyants qui gueulent oy oy oy... à tue-tête, après ce condensé d'énergie et, sans pause, vient le punky ' Count Dracula' toujours aussi assoiffé de sang.
Fin d'un show qui a tenu toutes ses promesses.
Si ton truc c'est Franz Ferdinand, les Kaiser Chiefs ou Kasabian, va voir Gad Zukes tu seras ébloui!