LeoSing trio – Esplanade de la Comtesse - Saint-Quay-Portrieux,le 29 juillet 2026
michel
Le jeudi, c'est piscine!
Le mercredi , c'est l'apéro jazz à Saint - Quay-Portrieux.
Une première en ce 29 juillet, l' esplanade de la Comtesse accueille le LeoSing trio!
Les flots sont bleus, l'azur immaculé, le soleil généreux, les conditions sont idéales pour un plongeon dans la crique aux eaux turquoises.
C'est quoi, cette carte postale, on te lit pour un résumé de l'apéro jazz!
Pas de panique, ça vient, gamin!
La formation jazz LeoSing trio est basée entre Nantes et Rennes, elle existe depuis un peu plus de deux ans, et s'ébat dans un univers à la croisée du smooth jazz, avec des pointes de bossa nova ,et de la chanson française influencée par la note bleue.
La Léo qui chante se nomme Léonie Hubert, elle est ravissante dans une robe chinoise moulante, et pour l'accompagner elle a fait appel au guitariste Nicolas Gourlay ( une splendide Epiphone) et à l'élégant Henrik André, au violon.
Henrik a fait partie du West Hot Club, du Trio Various Tones, de For Bill , quand il ne joue pas avec son propre quartet.
Autre dada: les soundtracks pour longs-métrages.
Nicolas, qui n'arbore pas de bracelet à la cheville, dirige son propre trio pratiquant le manouche , sur son album ' Equinox' il s'attaque aussi à quelques grands noms ( John Coltrane, Nat King Cole ou Charlie Parker....)
Ouverture en duo, guitare/vox, avec le boléro 'Perhaps, perhaps, perhaps', l'adaptation made in America de "Quizás, quizás, quizás", la voix est claire, le jeu de guitare fluide,....j'adore, clame Sam Sauvage.
Après ce jazz feutré aux senteurs cubaines, le violon rejoint le duo pour attaquer le standard ' On the sunny side of the street', le violon en pizzicato, attend son heure, Léonie roucoule, Nicolas brode, puis vient la percée Grappelli.
Pas besoin de chapeau, de duffelcoat, ni de parapluie, ce soir le soleil est partout , tu traverserais plutôt le boulevard à la recherche d'un coin d'ombre.
Introduit par des arpèges bleus ' Blue Moon' séduit. Pour sûr, cette fille possède un timbre affriolant.
Tu connais la version de Julie London, écoute celle de Léonie Hubert, elle fait pâlir les étoiles.
'Petite Fleur' , pas une provinciale comme celle de Charlotte Julian, non, le classique de 1952 qui a fait connaître Sidney Bechet dans le monde entier.
Après une annonce didactique, le trio nous propose une version à secousses, ornée d'un duel fleuri.
Savais-tu que la nouvelle diva londonienne, Raye, a repris ' Fly me to the moon'?
La voix pure de Léonie, collée sur un jeu de guitare méticuleux et un violon se chargeant de la rythmique, est plus efficace que la fusée Falcon 9 pour admirer les cratères lunaires.
Quelle bonne idée que cette reprise de ' Faire des ronds dans l'eau' d'Henri Salvador.
Là où tous les collègues ont opté pour le rabâché ' Jardin d'hiver' , Léonie Hubert ravive une autre perle extraite de 'Chambre avec vue'.
L'outro soignée de Nicolas valait le déplacement.
On vous joue ' There will never be another you' mais avec une approche plus enlevée que la version caressante de Chet Baker.
Le violon part au galop, la guitare nous la joue Wes Montgomery, la classe!
Messieurs, si on modifiait la setlist prévue, j'ai envie de leur interpréter ' Softy, as in a morning sunrise' .
Après une amorce tzigane, le soleil s'est levé, l'oiseau de Rennes a murmuré sa mélodie, à l'arrière, t'as entendu Abbey Lincoln chuchoter: great!
C'est une chanson qui nous ressemble. Toi, tu m'aimais et je t'aimais.... Jacques Prévert/ Yves Montand, 'Les Feuilles Mortes' , une interprétation dégoulinante de feeling.
Charles Trenet a composé ' Que reste-t-il de nos amours' en 1942, en anglais c'est devenu ' I wish you love', pas de jaloux, la version sera bilingue.
Sensibilité et tendresse, du coup tu penses à la délicieuse Blossom Dearie et pourtant c'est Nancy Wilson qui a inspiré Léonie.
Le tempo monte d'un ton pour ' Dream a little dream of me' qui précède la dernière tirade 'Caravan' de Duke Ellington en version chantée, d'inspiration Ella Fitzgerald.
Léonie se dandine, les bédouins galèrent, oasis en vue.
Quel bonheur que de pouvoir compter sur des musiciens virtuoses auxquels on lâche la bride.
Le public, conquis par la fraîcheur de la chanteuse et le brio des instrumentistes, acclame le trio pendant de longues minutes.
Un rappel coule de source, ' It don't mean a thing if you ain't got that swing' termine le show.
Pas de problèmes, le swing était omniprésent!