Final de saison au Centre Culturel de La Ville Robert, Pordic, le 13 juin 2026
michel
C'est la fête, la fête. Jeunes et vieux, grands et petits. On est tous amis. C'est la fête, la fête...
A La Ville Robert , faire la fête, ils savent faire!
Une parade costumée, une kermesse loufdingue, des ateliers, des concerts et un bal participatif, sous un soleil généreux!
On débarque peu après 15:30, sur le podium un groupe d'ados, pas idiots, termine son set par ' Hotel California ( Eagles) et ' Naïve' ( The Kooks).
La chanteuse impressionne, la guitare flingue et à la batterie, t'as le cousin de Tom Pouce, qui n'a pas encore fait sa première communion, mais frappe mieux que Meg White!
Un potentiel évident!
Robert n'est pas Larousse car il annonce l'Association Résonnances Musicales, avec un double N, Capelovici a tiqué!
L' Association Résonances Musicales est une chorale pordicaise, baptisée il y a peu.
Plus de vingt choristes ( aucun élément masculin, Jugnot n'a pas voulu rejoindre la troupe) s'installent sur le podium, un guitariste est chargé du fond sonore.
A la manière de Pow Wow l'escadron entame son récital en onomatopées, sans instrument, la guitare se montre pour ' La Seine' de Vanessa Paradis et M.
Puis vient Hervé Guillemer qui chante Ouessant , les dames introduisent un vers celtique puis quelques lignes d'italien dans leur medley avant de terminer la berceuse, qui fait une escale dans les îles du Ponant.
Sur scène, t'as des dégourdies, des souples, des raides, des timides et des hésitantes, qu'importe!
Un duo s'attaque à Polnareff , ' Dans la maison vide', ceux qui ont connu mai 68 chantent, les gosses se posent des questions.
Puis vient une soliste concentrée qui se paye Texas, 'I don't want a lover' , tandis que Sharleen s'époumone, un Texan de six mois s'aventure sur les marches devant le mener sur scène.
Maman sourit.
Au suivant, après une intro piquée à Soldat Louis et réfutée par les féministes ( Du rhum, des femmes) , une femme de marin vient nous chanter l'anti veuve éplorée, car pendant que son homme affronte houle, orages et tempêtes, elle n'attend qu'une chose assister à une messe d'enterrement.
C'est pas une image d'Epinal!
Place au canon ' Je ne mâche pas mes mots' qui précède ' Ça (c'est vraiment toi)' de Téléphone fusionné avec ' Satisfaction' des Stones.
Pordic bat la mesure, Mick sourit, Keith s'est servi un Scotch sec.
La cheffe de choeur a ramassé un violon, c'est parti pour ' Petit garçon' de Michel Tonnerre, en mode gigue verte.
Corneille n'a pas pris racine, la troupe reprend son 'Parce qu'on vient de loin', avant de soumettre a Spanish lullaby, ' La Isla Bonita' de Madonna, soulignée par un violon ibérique.
Les nombreux amis ou parents de l'ensemble vocal exige un bis, du coup replay pour 'La Isla Bonita' et 1€50 dans la tirelire de Louise Ciccone.
Il faut patienter jusqu'à 18:20 pour la prestation de Vacances , une des nombreuses créations de la compagnie rennaise l'Unanime.
Vacances, c'est un trio qui se meut dans un univers coloré sur fond de pop synthétique, décomplexée et décalée.
Le trio de chanteur (se) s ( Eflamm Labeyrie, Laura Fouqueré et Cyril Ollivier) tous trois armés d'un clavier Midi sophistiqué, dont on n'a pas été compter le nombre de touches, a pondu un album 'Ici ça va' en 2022.
Ils sont classe, frais et fringués bariolé.... on a ainsi vu trois paires de sandales, deux casquettes, une jupette, un bermuda et un jeans retroussé .
D'emblée un air de décontraction salvatrice s'est emparé d'une assistance, désormais menue.
C'est parti, ' Ici ça va' , un texte faussement naïf et des sonorités synthétiques évoquant Mikado , les débuts de Daho ou Elli et Jacno.
C'est léger, dansant et exquis comme un banana split.
'Mois d'août' et sa chorégraphie estivale va rendre les juillettistes jaloux.
Cher public, la suivante dépeint une ville , à vous de trouver laquelle.
Torremolinos?
Non.
Mykonos, Rimini, Setubal?
Non!
Kiev, Moscou, Téhéran?
Désolé, aujourd'hui cet instrumental se nommera ' Pordic'.
Catastrophe : ' Vacances annulées' , quelle poisse !
En mode crooner, style Guy Marchand, le trio s'apitoie sur le triste sort.
Avec ' Weekend à la mer' revient l'allégresse.
Bon si Etienne préfère Rome, nous on choisit la plage, les châteaux de sable et les méduses.
Un son élastique à gauche, un fond de basse à droite et le flux des vagues au milieu.
Le bonheur!
A la demande générale de notre fan numéro un, Mamie Georgette, on vous joue une nouveauté, légèrement givrée, elle dit notamment... j'ai fait tomber mes lunettes au fond du lac Léman ( elles n'étaient pas assurées, caca)... une mouette a piqué ma casquette pendant une croisière vers Ouessant ..
Sale oiseau!
Une intro majestueuse et un choeur liturgique entament le brumeux 'Plein phare' qui précède la chanson du gosse caractériel qui ne veut pas partir en vacances avec papa et maman. Une musique foraine et une chorégraphie carrousel / chevaux de bois accompagnent les récriminations du râleur.
' Décalage horaire', jet lag et fuseaux fantaisistes , mais pourquoi leur anti-héros se nomme-t-il Michel?
Direction le 'Mexique', t'as ton lexique français/ espagnol?
Es posible comer aquí?
Si, si... tacos, enchiladas, guacamole, sushis mayonnaise, escargots, sauterelles grillées ou caricoles!
Place au slow de la soirée, un truc presque aussi ringard que ' Est-ce que tu viens pour les vacances ?' de David et Jonathan, avec toutefois un carré blanc, car il est question de nudité.
'Avalanche dans mon coeur' marie les dangers du hors-piste les émois amoureux et la désillusion.
Et pour terminer ce set distrayant et tonique, on nous suggère 'Vacances en transe' , un instrumental qui invite à une séance d'aérobics musclée.
La casquette à l'envers, c'est encore hype?
Non, tu oublies, Cyril.
Quoi, Georgette?
Un bis.
OK, monte avec nous dans le Boeing, on part saluer les Coréens à 'Séoul'.
Les vacances avec Vacances c'est top, désormais le Club Med ou Camping Paradis tu les laisses aux ploucs!