Parrots Tones at Le chaland qui passe, Binic, le 15 février 2026
michel
Chris Cohen en concert au Chaland qui Passe, le 15 février 2026!
Tu notes dans l'agenda, c'était sans compter sur des aléas, peu avant la date fatidique, un mot du Chris.... Hey everyone, I ' m really sorry to say this but I' m canceling most of my tour dates..
Déjà tu méditais et étudiais d'autres plans, quand Arnaud, jamais à court de ressources, annonce un concert de dernière minute: Parrots Tones remplacent Chris Cohen au pied levé.
Faut expliquer tout ça à madame, qui te traite de girouette!
Va pour les cacatoès!
Quand trois vétérans, pas rouillés, décident de sortir leurs instruments acoustiques pour reprendre des pépites punk, glam, British blues, pub rock ou simplement rock, tu peux t'attendre à de la lave en fusion,...leur mix dézingue grave.
D'où sortent des oiseaux pas encore tout à fait déplumés?
Du Havre, ils sont trois, on n'ose additionner leurs années d'existence, 12 bouliers sont insuffisants, ils ont traîné avec d'autres massacreurs de notes, le gars au petit chapeau, François Lebas, tu l'as croisé en mai au sein de François Premiers ( cf papier), Gilles Adam a quitté l'Eden pour jouer avec Mob's et Travaux, Swing be Good ou Mr Speaker, Laurent Mortain, l'hirsute qui a ingurgité tout le bocal de cacahuètes du bistro ( normal pour un ara qui joue au singe) est cité chez Phonon.
Ce soir François chante, tapote les touches du piano ou gratte une acoustique, Gilles chante, agite un tambourin et joue de l'acoustique, et Laurent martyrise une contrebasse, assure les backings, de temps en temps s'amuse avec la guitare de Gilles, tout en vidant des bocks.
Enregistré chez Stiff, un gage de qualité, ' I'm a Police Car' de Larry Wallis ( une légende: Blodwyn Pig, U F O, Pink Fairies, Motörhead....) , ouvre les débats.
Le piano sautille, la contrebasse gronde, l'acoustique tique et la voix joue aux sirènes.
Fabian des Hawkins est aux anges!
Si Fats Domino a chanté ' Ain't that a shame', c'est celui de Brian James ( The Damned) qui succède à la Sedan pilotée par un flic nerveux.
Laurent, le pince sans rire, signale: c'est une honte, ça manque de bière dans les retours.
La tireuse en action, puis deux acoustiques en embuscade pour ' Keys to your heart ' des 101'ers de Joe Strummer.
Direction l' Australie, 1978, The Saints grave ' The Prisoner', la voix pleine de morgue de Chris Bailey fait de l'effet, la version des Normands sent la boue charriée par la Seine.
C'est crasseux, comme il se doit, on a aimé le sifflement de Gilles qui cherchait une Eve dans le troquet, il n'a vu que le chien du patron venir lécher les pompes du pianiste.
Après le très sec ' You better than that' vient un doublé Slade en fondu normand, 'Coz I Love you' et 'Look at last nite'.
Sortez les platform boots et les paillettes!
Une cover improbable pour suivre , ' The Beat', que l'on doit à un obscur combo mod, The Scene.
Choeurs doo wop , chant saccadé, tempo nerveux... à l'abordage, ça déménage sauvage!
Les Dead Boys, ' Not anymore' pour lequel le bouffeur de peanuts a sorti l'archet, précède la seule compo d'un membre de la volière, 'Ride my time' est de la plume de Jacquot, sorry de François, qui le chante d'une voix rocailleuse.
Un petit gothic rock, tendance boogie vaudou de cimetière marin , voici ' Night Creatures'.
Alice Cooper, ' Long way to go' nous rappelle que la route est longue et poussiéreuse et que ça use les souliers.
Quoi, pas de pause le dimanche en matinée, tu rigoles, même pas le temps de griller une Gitane en terrasse?
Break tabac et set 2!
Reprise en douceur avec ' If you only let me try' pour ceux qui n'ont pas invité madame à danser le slow à la Saint-Valentin, puis retour au piano rock avec 'The Change' .
C'est fou le nombre de gens qui marchent en solitaire, de Green Day à Fats Domino en passant par Gary Moore, Marc Cohn ou Kiss, le trio a repris un titre baptisé ' Walking' dont on n'a pas retrouvé l'interprète original.
Par contre ' Igloo' est attribué aux Screaming Tribesmen, des gens de Melbourne partis à la rencontre des Esquimaux.
Encore plus énigmatique, où ont-ils été cherché 'Gutter kids' des Dyaks, d'obscurs punk à l'existence éphémère.
Et, mais on a oublié 'My love for you',
Oubli réparé, on passe à 'Wait for the blackout' des Damned , en versant une larme à la mémoire de Brian James!
On n'a pas besoin de s'accorder, c'était faux jusqu'ici... les perroquets et le second degré ne font qu'un!
Et en parlant d'oiseaux voici ' Big bird' d'Eddie Floyd, un monument Stax.
Deux notes ont suffi, puis la phrase initiale . . I'll buy you a Chevrolet ... pour reconnaître le fabuleux ' Hey Gip' de Donovan.
Merci, messieurs!
Deux fois, merci, car ' Keep on running' du Spencer Davis Group est tout aussi grandiose.
Louise et Carmen ont entamé un pas de rock'n'roll pas vraiment académique, elles n'ont pas été retenue pour le championnat régional de danse sportive de Bretagne.
L'Australie est une terre bénie des dieux rock , en 1985, les Hoodoo Gurus nous ont offert le doux amer ' Bittersweet' , et puis du côté de la Big Apple il y avait quelques poupées, pas gonflées, qui chantaient ' Trash' , c'est du propre!
Joe Jackson a bien écouté Bo Diddley avant de lâcher le très sharp ' Baby stick around'
On termine en fanfare, comptez jusqu à quatre, s v p , voici les Ramones avec 'Beat on the brat'.
What can you do.... questionne Dee Dee?
Commandez une bière et allez narguer les goélands en écoutant 'Papagayo' de Les Baxter and His Orchestra, par exemple