Stop Your Tricks - Brasserie Philomenn - Tréguier,le 31 juillet 2026
michel
Eh, t'as la trique?
Arrête les singeries, Stop your tricks, c' est une jeune formation nantaise pratiquant un rock aux fortes senteurs 70's, tu prends une dose de blues rock, du rock sudiste, du country rock, une pincée de hard ( style Blackfoot) , tu secoues, et le truc va jouer au yo yo avec ton pauvre coeur.
C'était vendredi, faisait beau, des concerts étaient annoncés dans tout le Goélo et le Trégor, t'avais pointé Tréguier, la Brasserie Philomenn qui programmait Stop Your Tricks.
Tas eu le temps d'admirer le pont sur le Jaudy, t'as commandé une blonde, t'as pris place à une table dressée face à l’ancien entrepôt ferroviaire, t'as observé trois jeunes gens et une accorte demoiselle monter leur matos.
Les préparatifs se sont prolongés, le soundcheck s'est avéré douloureux, pas de retour , il a fallu bricoler, à 19h35, enfin, un premier test, trois voix marmonnent.... it's now or never... sur fond de guitares sudistes, c'était pas du Elvis, c'était un extrait du titre 'My only once' qui ouvre l'EP 'Ready for Next' de Stop your tricks.
We're ready!
Antoine Seguy, chant,lead guitar et compositions, Clara Delavigne, rhythm guitar, keys, backings, Fabio Dupont, bass and backings et Nils Coëslier, drums et acrobaties entament donc leur set pr le titre qui a servi de soundcheck.
Du roots/Southern rock qui arrache, ils ont bien écouté les Allman Brothers, Marshall Tucker, Susan Tedeschi ou Molly Hatchet, assez étonnant pour une génération plus nourrie à Big Floche et Au lit qu'au rock.
Les soli d'Antoine font mouche, la rythmique est balèze et, à l'arrière, Nils frappe aussi bien que le batteur de Nils Lofgren, un Crazy Horse qui ne montre pas ses jambes galbées à Paris .
'Carry on' démarre sur des effets fuzz produits par Clara dont la guitare vient lécher l'ampli, Antoine a sorti une slide de sa poche, la basse et la batterie rappliquent, la voix se fait grave , le truc est plus mordant que le mélodieux ' Carry On' de C S N & Y.
Un signe vers Nils, attaque, petit... 'Outlaw man' déboule, et tu sais que les hors-la-loi ne chantent pas des idylles sentimentales, d'ailleurs Antoine l'affirmer ...I'm playing rock'n'roll... and I like it, ont ajouté Keith et Mick.
Un blanc, une fausse fin, histoire de s'éponger et reprise à fond la caisse.
Un downtempo country rock pour suivre, ' Give me another night' , il permet Nils de placer un solo de batterie nocturne.
'Another day for another feel' est tout aussi paresseux, du coup Antoine enfile quelques licks mordants.
Avec 'Mister Success' on a droit à un premier vrai blues.
Twelve bars mais pas de serveuse, t'as cru entendre Stevie Ray Vaughan, le mec à tes côtést'a assuré qu'il n'était plus de ce monde.
L suivante est dédiée au patron qui m'a remercié sans ménagement, 'Breakaway'.
Démarrage en douceur, comme un lundi matin après une gueule de bois avant un explosion rock furieuse évoquant toute la hargne de Taste, le groupe de Rory Gallagher.
Avec ' Endless way' on repart vers une région aride où les cactus piquent tout comme les crotales, Antoine cite Lynyrd Skynyrd, des copains de Neil Young.
La machine est bien huilée, si le chef multiplie les soli corrosifs, Clara, Fabio et Nils le secondent à merveille.
On a vu quelques poissons voltigeurs bondir hors du Jaudy pour mieux apprécier les musiciens, et Jimi a sorti sa canne à pêche pour dégoter un catfish.
Clar passe derrière les touches pour 'Heal me wholly', au tempo enlevé avant un virage Dire Straits étonnant.
Le combo a la bonne idée de reprendre 'All your love' d'Otis Rush, plus connu de cees côtés de l'océan dans la version de Johnn Mayall et de ses Bluesbreakers, parmi lesquels on trouvait quelques membres de Fleetwood Mac.
Les puristes ont frissonné.
Faut varier les plaisirs, après le blues vient le rock pur jus, 'Writer's Block', une petite promenade à trois sur le gazon pour émoustiller le public et au retour sur scène sur une ligne pour faire plaisir à Status Quo.
On termine par ' Take control and aim so high' n, un dernier Southern rock sur Loire.
Nils se lève pur brandir un écriteau RAPPEL, message compris par Tréguier qui acclame la troupe.
' Let's keep rolling on' leur Proud Mary aux harmonies vocales soignées , style The Byrds, met fin à une prestation magistrale.
Du coup Nils nous fait une cascade périlleuse après avoir grimpé sur son kit.
Là-haut, Keith Moon a souri!