Album - Even Cowgirls Get Sad par The Northern Belle
michel
Americana / Country-rock
Die With Your Boots On Records
The Northern Belle is a luxury, 1930s Pullman-style British day-excursion train originally restored by the team behind the Venice Simplon-Orient-Express
Fort instructif, mais notre Northern Belle est originaire d'Oslo, le groupe est considéré comme un pionnier du mouvement nordicana .
L'instigatrice du projet se nomme Stine Andreassen, non rien à voir avec la handballeuse, elle fait aussi partie de Silver Lining, un band indie folk, comptant un autre élément de Northern Belle ( Bjørnar Ekse Brandseth) et aussi Live Miranda Solberg ( active chez Louien).
Le groupe naît en 2012 et enregistre son debut album, qui porte son nom, en 2015.
Le disque inspiré par Gillian Welch, Joni Mitchell, Jackson Browne ou John Prine, marche pas mal dans les pays scandinaves, deux ans plus tard un live enregistré au Oslo Konserthus voit le jour.
Le groupe poursuit sa route, tourne sans discontinuer, grave 'Blinding Blue Neon' pour passer en 2020 chez Die With Your Boots On Records.
Quatre albums paraissent, le dernier 'Even Cowgirls Get Sad' est sorti il y a quelques semaines.
Tracks:
01. There’s a Party Tonight
02. Burn FM (feat. Embla and the Karidotters)
03. The Subway ft. Feber
04.10 Lilacs
05.No Friend of Mine
06.Dead to Me
07.Talk Talk Talk
08.Miss My Friends
line-up:
Stine Andreassen, lead vocals, backing vocals, acoustic guitar
Preben Sælid Andersen, piano, electric guitar, synthesiser, congas, glockenspiel
Bjørnar Ekse Brandseth, pedal steel, electric guitar
Øyvind Blomstrøm, acoustic guitar, mandolin
Nikolai Grasaasen, pedal steel
Tor Egil Kreken, bass, banjo
Henrik Lødøen, drums, percussion
Halvor Falck Johansen.acoustic guitar
Cover design: Ingrid Rognstad /Photos: Julia Marie Naglestad
Tu verras, une cowgirl pensive, en tenue paillettes+ deux croquis, une petite vache timorée et un noeud coulant endommagé.
'There’s a Party Tonight ', pas de calypso Italiano avec Mario Lanza, pas de aïe, aïe aïe, mais un uptempo aux couleurs jangly pop, catchy en diable, porté par la belle voix de Stine ( qui évoque celle de Nina Persson des Cardigans, le fleuron venu de Suède).
Preben abat la plus grande partie du boulot, passant de la guitare électrique au synthé en se chargeant d'aider Hendrik aux percussions.
Les backings sont assurés par Stine elle-même.
T'as cherché, en vain, le coin où se déroulait la fête, t'avais dans l'idée de vider deux ou trois verres d'aquavit pour entendre Stine te dire ...stop drinking...
Stine Andreassen et Embla Karidotter ( ex drummer du groupe Razika) se partagent les vocaux sur ' Burn FM', un country pop track pétillant, emmené par une pedal steel guitar allègre, elle est bien secondée par une rythmique travaillant à l'arraché et des guitares omniprésentes.
L'hymne féministe aux allures de chevauchée fantastique, réduit les visées du dragueur en herbe à néant.
La ballade romantique 'The Subway' calme le jeu, cette fois-ci, Stine accepte un coup de main du folk pop combo Feber ( Inge Bremnes, Helle Larsen et Bendik Braenne) , les voix s'harmonisent à merveille , la pedal steel s'apitoie, les guitares électriques et acoustiques s'invitent furtivement et en fin de morceau un piano dispense ses notes discrètes.
Un morceau empreint de délicatesse.
Retour à a country pop aux arrangements soignés avec '10 lilacs', le midtempo aborde les derniers moments d'une relation amoureuse , des lilas fanés sur la table sont le reflet de l'amour mourant.
La plage prend fin sur un solo de guitare poignant.
La batterie au joue au métronome, puis vient la pedal steel et un banjo pour introduire ' No friend of mine', toujours dans une veine country pop, chère à des artistes tels que Shania Twain, Carrie Underwood ou Kacey Musgraves.
La voix limpide de la frontlady s'accorde à merveille aux arrangements méticuleux développés par les musiciens.
Tout coule de source, le côté relaxant du rendu est là pour flatter les pavillons sans la moindre trace d'agressivité.
Comme les autres plages , 'Dead to me' aurait pu être enregistré à Nashville, là où les cowboys et les cowgirls expriment leurs déboires en musique.
La mélancolie domine encore et toujours dans la suivante, “Talk Talk Talk” , d'un côté tu as la musicalité instrumentale lumineuse et la voix rayonnante de Miss Andreassen, de l'autre, le propos teinté d'amertume.
... Talk talk talk , you can't shut up. Talk talk, it never stops... et moi pendant ce temps.... give, give, give, that's all I do... , ras le bol, c'est fini!
L'album prend fin avec ' Miss My Friends', un titre tout en pointillé sur lequel Øyvind Blomstrøm a sorti sa mandoline pour accompagner la guitare acoustique et la pedal steel, tandis que Henrik Lødøen a été réduit au chômage.
'Even Cowgirls Get Sad' , un album esthétique, manquant peut-être de piment!