Festival Les Mots Dits avec Malice, Bleu Pluriel, Trégueux, le 13 octobre 2026
michel
Déjà l'édition 12 du Festival Les Mots Dits à Bleu Pluriel ( Trégueux) et selon la tradition, des spectacles éclectiques: des concerts, de l'humour, de la poésie, un concert-récit.
Le mardi 13 octobre, une double affiche : Malice et Féloche.
La salle en configuration cabaret est bien peuplée , à 20:30, Aurore Monvoisin annonce Malice, revenue du pays des merveilles!
Alice Chiaverini, quand elle ne chante pas Bourvil aux côtés de Philippe Delisle, devient Malice, après avoir été Kiz en compagnie de Marc Parodi.
Discographie sous l'étiquette (Alice la) Malice: un EP 'La vie comme elle va' , un mini-album sur lequel Alice se livre, évoque ses doutes et se libère.
Sur scène, la jeune personne au look d'écolière mutine, s'accompagne au synthé et est secondée par deux excellents musiciens, son conjoint Florent Gayat à la basse ( Freaky Billy, Minuit Soleil) et Quentin Rondreux à la batterie ( The Red Folks, Victoria Thoizon).
Florent et Quentin sont les premiers à se présenter, ils entament les premières notes du titre ' Tant bien que moi' ( à vérifier).
Malice surgit, souriante, elle présente ses acolytes avec humour et enchaîne au chant sur cette plage narrant une rupture, en utilisant le second degré à profusion.
Profitant d'un blanc elle saisit son portable pour nous faire écouter le message du monsieur collant qui l'importune.
Un seul titre et Alice on l'aime déjà, on est comme le petit lapin blanc dans le roman de Lewis Carroll.
J'ai un mauvais karma avoue Miss Chiaverini , on a bien écrit karma comme dans Instant Karma et pas Kama comme dans Kama Sutra.
Alice est volubile, ce n'est pas un défaut.
Tout en chantant, elle nous apprend ne pas avoir tiré le bon numéro, du coup le loto c'est fini, elle accompagne tout ça en ajoutant une série de badaboum enfantins.
Les garçons ont confectionné un fond jazzy juteux et groovy.
'Etoile filante' s'entend sur l'EP, après avoir tapoté l'Arturia pour accompagner la basse mélodique et le drumming précis, elle déambule, sautille et se paye quelques mimiques ludiques, bref Malice fait honneur à son pseudo.
Elle enchaîne sur un downtempo décrivant les (més)aventures d'une goutte d'eau glissant sur le carreau, comme prise en embuscade. Pour relever la poésie des choses humbles , elle fait gronder le clavier, tandis que Quentin tambourine d'une main nue ou tapote le hi-hat d'un shaker.
Le piano se fait méthodique et épaule une basse souple, quelques effets vocaux orageux conduisent la plage à son terme.
Pour 'La vie comme elle va' , un swing caoutchouteux, elle met Trégueux à l'ouvrage, la chorale appliquée répète... ça va aller, ouais, ça va aller ... pour suivre la lycéenne, devenue maîtresse d'école.
Avant de se maquer avec Florent, la gamine s'est farcie d' une relation toxique, elle se soulage en musique et lâche ... la violence c'est ringard... pour bien faire comprendre au don Juan amateur que cette histoire correspondait à une erreur de jeunesse.
C'est déjà la dernière, Miss Catastrophe comme elle aime à se qualifier, termine sur une valse pop douce amère, judicieusement nommée 'Au revoir'.
Beau travail de brushing de Quentin sur ce morceau évoquant Louise Attaque 'Je 't'emmène au vent' (sans les galopades).
Un concert honnête, sympa et enjoué!