Graceland Way by Mikaela Davis
Kill Rock Stars
singer-songwriter/country
michel
Mikaela Davis naît en 1992 à Rochester dans l'Etat de New-York.
Elle entame une formation classique à l'âge de huit ans en jetant son dévolu sur la harpe ( comme Joanna Newsom) .
En 2011/2012, elle se fait les dents en reprenant des gens tels que Ray Davies, Cass McCombs, Sufjan Stevens ou Elliott Smith, sur un enregistrement ( From the archives) que tu peux ouïr sur bandcamp.
Un premier album auto-produit sort en 2012, 'Fortunate Teller suit en 2014, elle signe un contrat avec la firme de disque Rounder Records qui sort l'album ' Delivery' sur lequel on entend The Staves, la pub dit: A joyride that pulls from folk rock, 70s and 80s pop experimentation, and muscly funk, Delivery manages to be both daring and comfortable.
Le nouvel effort discographique en 2023, ' And Southern Star' sur le label Kill Rock Stars, confirme le talent de la demoiselle, qui a tourné , e a, aux côtés de Bon Iver, Lake Street Dive ou Bob Weir.
Avril 2026, le numéro 5 , Graceland Way, est dans les bacs.
tracks
1. (Looking Through) Rose Colored Glasses
2. Nothin’s On The Radio
3. 11:11
4. Wild Flower
5. Mizmoon
6. Starlite Tonite
7. Junk Love
8. The Wrong Way
9. Spring Petals In The Snow
10. (That’s Not) Who I Wanna Be
Selon les titres, Mikaela ( vocals, keyboards , harp , synthesizer , percussion , omnichord , piano) est entourée d'une fameuse équipe : Austin Beede ou Josh Adams ( drums) / Kurt G. Johnson ( guitar, pedal steel)/ Andres Renteria ( percussions) / Neal Francis ( organ)/ Shane McCarthy ( bass)/ Hannah Read ( violin) / Frank LoCrasto( keys/synths)/ James Felice ( accordion)/ Clay Finch, Tim Heidecker, Madison Cunningham, Karly Hartzman, ( vocals).
Production: Mikaela, Dan Horne ( qui joue de la basse, ajoute des percus et des backing vocals) , John Lee Shannon qui joue de la guitare et assure des backings..
Photo de pochette: Bobbi Rich ( known as mamahotdog), photographer and creative director qui a transformé Mikaela en cowgirl, coiffée d'un Stetson blanc et fringuée d'une veste de la même couleur immaculée, décorée de coeurs rouge vif, elle tient un bouquet de roses rouges dans la main droite, la gauche maintenant son couvre-chef..
A propose de l'intitulé de l'album, oui, il fait référence à Elvis et à Paul Simon.
'(Looking Through) Rose Colored Glasses', le country rock démarre à la manière d'un morceau de Tom Petty , les teintes country sont apportées par la pedal steel de Kurt G. Johnson et les harmonies vocales de Clay Finch, de Madison Cunningham ( qui a enregistré un album avec Andrew Bird) et de Tim Heidecker.
La harpe et les vocaux nacrés de Mikaela , les guitares, proches des sonorités de groupes tels que les Byrds ou les Flying Burrito Brothers accommodent la plage en rootsy rock/americana de haute tenue.
On nage dans les mêmes eaux avec la suivante “Nothin’s on the Radio,”, un titre que certains verraient bien au répertoire de Sheryl Crow.
Ici un rôle prépondérant est confié à l'orgue bluesy de Neal Francis, les guitares de John Lee Shannon , bravaches, ne sont pas en reste.
Elle affirme que on n'entend plus que de la merde sur les stations de radio, son ' Nothin's on the radio' est là pour nous remonter le moral.
Si '11:11' est entamé par les guitares acid folk de Kurt G. Johnson et John Lee Shannon, très vite la harpe déverse une cascade de notes cristallines, puis vient la voix rayonnante de Mikaela qui se charge également des nappes de synthé et de clavier.
Le propos, mystique, sonne comme un rêve éveillé, l'univers du Grateful Dead n'est pas éloigné.
L'aérien ' Wild Flower' est à écouter allongé sur le gazon, en mâchonnant un brin d'herbe, tout en contemplant les fleurs des champs caressées par une gentille brise d'été.
' Mizmoon', un morceau inédit de Cass McCombs, inspiré par Patricia Soltysik, alias « Mizmoon », membre du groupe révolutionnaire l'armée de libération symbionaise, responsable, e a, de l'enlèvement de Patricia Hearst, joue la carte dark folk .
Amorcée par des cordes austères et des percussions en forme de rattlesnake, la plage, hantée, se traîne tandis que d'un timbre dramatique Miss Davis susurre son histoire.
La harpe, puis le violon augmentent le côté sombre de la ballade, que Mikaela termine en vocalises sur une instrumentation plus imposante pour exploser en final chaotique.
“Starlite Tonite,” expose une facette à la fois plus poppy et psychédélique de Mikaela Davis, la plage s'achève sur de déroutantes turbulences 'Space Oddity' qui expliquent le choix du titre stellaire.
On avait déjà pointé les similitudes vocales et orchestrales entre Mikaela et Sheryl Crow, c'est limpide sur 'Junk Love', titre sur lequel elle a invité Karly Hartzman du groupe Wednesday a poussé la chansonnette avec elle.
Harpe et omnichord s'ébattent sur fond classic roots rock sémillant qui ne souillera pas les oreilles accoutumées aux productions d' Aimée Mann, Stevie Nicks, Heather Nova ou Martha Wainwright.
L'intro de 'The Wrong Way' évoque 'One of Us' de Joan Osborne avant de partir en country/Southern rock, ce titre aurait pu se retrouver au répertoire d' Alabama Shakes.
Enorme boulot de Frank LoCrasto aux claviers et des guitaristes John Lee Shannon et Kurt G.Johnson.
Un piano ( parfois dissonant) , un accordéon ( James Felice, des Felice Brothers) et une voix, that's it, la ballade minimaliste 'Spring Petals In The Snow' présente un caractère désuet et romantique, pas fort éloigné des romances d'un Gilbert O'Sullivan.
On termine par la valse “(That’s Not) Who I Wanna Be”, portée par le violon de Hannah Read .
Mikaela nous livre ses impressions sur le monde moderne, les politiciens et ses craintes pour le futur!
Sur sa page facebook, Mikaela annonce: Looking forward to taking these songs on the road... fort bien, mais si tu tiens à la voir sur scène, faudra te taper les States, l'Europe n'est pas au programme!