jeudi 16 mai 2013

HT Roberts au Music Village, Bruxelles, le 16 mai 2013

Le message sonnait: ne pas rester coller avec Abbott and Costello au drink Brosella si tu ne veux rien manquer du lunch-concert de HT Roberts au Music Village.
Une volonté de fer, à midi-quart tu quittes le vaudeville, t'avales un thon piquant, merci madame, et tu rejoins la clique à Isabelle (AB) et Etienne ( Music Village) où Steven, je suis malade, donc de l'eau , t'accueilles en te refilant les prochaines activités de Curieus Schaerbeek ( à noter le 28 mai au DNA, les Screamin' Rebel Angels)!

HT Roberts
Une honte que ce singer-songwriter doué ne jouisse pas d'une renommée égale à son talent, les radios ou la presse encensent de petits crabes de seconde zone et ignorent superbement les trésors nationaux, H T Roberts, Filip de Fleurquin, Jef Mercelis, Bruno Deneckere, Piet Van den Heuvel, Neeka...

HT Roberts ( Herman Temmerman) vient de sortir un neuvième album, auto-fignolé, ' Rain Change Fair'.
 En 2009 tu l'avais vu au même endroit défendre 'Motion/Still', une révélation, tu te devais d'assister à la performance live devant illustrer ce nouvel épisode des aventures d'Herman in Dreamland.
Isabelle, caustique en cette belle journée ensoleillée, vient présenter le trio: HT Roberts, voice, guitare, banjo, harmonica - Gijs Hollebosch, dobro, mandoline, banjo et Nils De Caster, backings, banjo, violon, mandoline.
Des gars ayant roulé leur bosse: Olla Vogala, Aardvark, Goes en de Gasten, Kris De Bruyne, Lieven Tavernier ou Perry Rose, Elliott Murphy, Bruno Deneckere, Suzanne McDermott, William Souffreau..., mets la ceinture c'est parti pour un voyage de plus d'une heure empruntant des routes ne ressemblant pas forcément à des boulevards!

Suis né dans les années 50, à table, on nous racontait des histoires ayant marqué les imaginations, ' Sikorsky Silhouettes' traite de la fameuse North Sea flood de 1953, un raz-de-marée gigantesque avait emporté digues et maisons, la Zélande fut la région la plus touchée, la côte belge n'a pas été épargnée.
La force de HT et de ses comparses est de te faire revivre ces douloureux événements au travers d'une histoire familiale.
Un film en noir et blanc, les Polders inondés en toile de fond!
J'ai 17 ans, fin juin, youpie, l'école est finie, en stop vers les 'Saintes-Maries- De La Mer' to listen to Paco's guitar et regarder les chevaux galoper dans les marais.
Nostalgie d'une époque révolue, romantisme adolescent!
Un violon gémissant, ' Take it as it comes', aux sonorités bluegrass et au refrain scandé.
Imagine être sur l'autoroute, tu conduis depuis des heures, il pleut, la nuit est noire, à la TSF, que de la muzak digne du GB, comment garder les paupières ouvertes, glisser un CD dans  le lecteur,...Eric Andersen, Bert Jansch, David Blue...une camionnette noire filant à du 155 km/h te dépasse, tu vois un arc-en-ciel dans la flaque que ses roues projettent vers ton pare-brise....' Black van' poésie nocturne au ton récitatif.
Attention chef-d'oeuvre!
'6x7 mourners', l'adolescent éternellement amoureux, 40 ans plus tard ...I'd love to fall in love again but it would have to be with you...belle déclaration d'amour.
 Jolie romance soulignée par un harmonica Dylan.
Une fois dans ta vie tu dois tomber amoureux d'une Hollandaise, 'Songs for the lighthouse keeper', la minute philosophique du set!
Maske, je crois que j'ai oublié d'éteindre dans la cuisine, va vérifier, ma poulette.
La petite revient, papa, j'y vois rien, il fait tout noir...
Les choses simples de la vie ayant inspiré 'The Light'.
Vive l'été et les filles en mini-jupes, 'The season of summer dresses', HT Roberts transformé en David Hamilton.
Flashback, l'étudiant dans son kot, 'Small Room', le violon prenant des intonations Scarlet Rivera, époque 'Desire' de Bob Dylan. ( 'Sara', what a tune!).
'North Country Stars', le cercle polaire, est-ce une ligne blanche discontinue?
Fallait que je m'en assure... pas de ligne, quelques poteaux indicateurs, Sydney: 18965 miles, Moscou: 4569 km, Erembodegem: 9876 km.
Une carte postale du Pôle sur fond country.
Oh, un vol d'oies sauvages!
Nils Holgersson?
Non, ' Twisted Trails' , direction le Sud avec les bernaches ou les oies empereurs..I got better things to do than hanging around and feeling blue... Herman, le sage!
Faut que vous retourniez au turbin, pour vous encourager,' Hold for home', une polka nerveuse.
 Sans accordéon, ni flon flon, mais crénom, c'était bon!

Le 23 juin HT Roberts se produit au Wijnbar Est, Brugge!















Brosella 37 Years - Press Happening

Direction la Grand-Place, muni du carton d'invitation ad-hoc , tu fends 18 bataillons de Japonais pour te rendre à l'Hôtel de Ville où, à 11 heures, se déroule la présentation du 37 è Brosella.
Le temps de saluer quelques sommités: Guy, son fidèle Milou, Ben, Chris, l'énigmatique Hedwige bien sûr, et, of course, Henri Vandenberghe, ze fondateur et on t'a déjà tendu un verre de mousseux.
Il faudra patienter, les convives se pointent au compte-gouttes.
Que désires-tu savoir?
Non, Guy ne consommait pas de Spa bulles, Milou non plus!
11:35', ouverture de la Salle Gothique, ambiance musicale assurée par Nathalie Loriers et un comparse contrebassiste.
Henri à la barre, bref historique, je cède le micro à Madame Karine Lallieux, Echevine de la Culture, qui confirme que la ville soutient toujours le festival à 100%.
Henri se frotte les mains, applaudit aux subsides et lève un coin du voile de la journée folk ( le samedi 13 juillet), en accueillant  Soetkin Baptist et Wouter Vandenabeele, d'Olla Vogala , qui gratifient l'assemblée d'un aperçu de leur talent.
Au suivant: Ans Persoons, Schepen van Nederlandstalige aangelegenheden, Wijkcontracten en Participatie, qui elle aussi vante un des plus vieux festivals bruxellois et le renom international qu'il a acquis.
Place au jeune directeur artistique qui, avant la projection d'un film promotionnel, passe en revue les groupes devant se produire au Théâtre de Verdure, le  Folk Day:
Olla Vogala     15:00     Dacosse & Jorge Pardo     16:25   Sam Lee & Friends     17:35    Carthy, Hardy, Farrell & Young     18:45     Green Moon     20:00     De Temps Antan     21:15   Melech Mechaya & Mísia     22:30

et le Jazz Day ( le 14 juillet)
 UMO Jazz Orchestra & Verneri Pohjola     15:00     Yves Peeters Group     16:25   Nathalie Loriers New Trio     17:35    Elina Duni Quartet     18:45   Bill Frisell’s Big Sur Sextet     20:00    Big Noise with Evan Christopher     21:15 Jon Batiste & The Stay Human Band  22:30

Un nouvel avant goût de la journée folk avec deux tiers du trio Green Moon.

Il est temps de lever l'ancre, tu es attendu au Music Village, tu n'auras pas l'occasion d'assister à l'intervention de Bourgmestre, Monsieur Freddy Thielemans, tu ne verras rien de la collation servie après les speeches, mais tu entendras H T Roberts!

mercredi 15 mai 2013

Disparition de Teri Moïse: le grand flou!

Tweets, messages Facebook, effervescence monstre sur les réseaux sociaux ...La chanteuse Teri Moïse  aurait été retrouvée morte dans sa chambre d'hôtel en Espagne, le 7 mai dernier.
Stupéfaction, questions, suppositions: se serait-elle donnée la mort?
C'est en France que la jolie Californienne, d'origine haïtienne, a fait carrière .
Fille au pair à Paris, alors qu'elle étudie à la Sorbonne au début des nineties, elle joue de la basse et assure les choeurs dans différents bands du bassin parisien.
 1996, un premier album sous son nom avec un megahit, 'Les poèmes de Michelle', suivi par un second single plébiscité par les radios FM, 'Je serai là'.
1997, Victoire de la Musique: Artiste interprète ou groupe francophone de l'année!
Un second long-playing toujours sans titre en 1999, puis l'oubli jusqu'à aujourd'hui, jour maudit où on apprend sa fin à l'âge de 43 ans!



Veronica Falls - Dirty Beaches- Ancienne Belgique, Bruxelles, le 14 mai 2013

Un box tristounet en ce jour de mai pas jovial, l'affiche semblait alléchante ( Veronica Falls - Dirty Beaches), Bruxelles l'a ignorée, était-ce Roberto, bellâtre rosa, à l'Eurovision?
L'adage à propos des défaillants a-t-il été corroboré?
Réponse mitigée, la soirée ne laissera pas un souvenir impérissable, deux sets tout à fait divergents , froideur et distance pour le Canadien - quant aux Londoniens,  de l'indiepop brouillon ( voix et instrumentation brassées dans un même bouillon, rendant les lyrics incompréhensibles... sans setlist, bonjour  madame Boxon) , bien secouer avant l'emploi, des senteurs diverses... un voisin avance les Pixies, un autre Lush, un érudit Jesus and Mary Chain, Jean - Hugues, un poseur, y entend Felt, tu oses les Breeders et des touches Phil Spector...garage, shoegaze, surf, noise ...on a tout ouï sauf du deathcore et de l'ambient!

20:30', Dirty Beaches
Le Torrey Canyon?
Non,  Alex Zhang Hungtai, un Canadien au sang thaï.
 Lo-fi Elvis Presliaanse rockabilly sur fond de collages sonores, prédisait l'AB.
Le dadaïsme: ok  - Elvis Presley, tu oublies!
A la rigueur, merci, v7nce, le Suicide d'Alan Vega!
45', en commençant le dos tourné au public, deux gars, pas présentés, pour l'épauler: un drummer ( drumpad)/guitariste ( on risque Shub Roy) et un bidouilleur carburant à la Jupiler ( on avance Bernardino Femminielli ), Alex tient une gratte et tripote plein de petits boutons ou actionne un pédalier imposant.
Un double album vient de voir le jour, 'Drifters/Love is the Devil', après 'The Spirit of Crazy Horse' et 'Badlands'.
Un premier échafaudage sonore, bourré de disto sur nappé de synthdrones/ vrombissements, sombres et inquiétants, est lâché. Après 2 minutes, l'Asiate marmonne un texte scandé, le cocktail prenant soudain des saveurs psychédéliques. 
Quelques flammèches continuent à brasiller tandis que les comparses amorcent le morceau suivant, même scénario, barebone guitar melody, drumming électronique et beats lourds sur lesquels se greffe un chant tragique, mélange d'Alan Vega et de Screaming Jay Hawkins.
Le mec a dû apercevoir un crotale belge, il pousse un hurlement horrible que même Vincent M et Yves Hoegaerden, accoudés au comptoir, ont ressenti dans leurs veines déjà bien altérées.
Ce coup-ci t'as compris le texte: one, two, three, four... wah wah wah..
Toujours aussi hachuré, un paysage sonore massacre à la tronçonneuse d'une défense d'éléphant récalcitrante ( 35000 € sur Ebay), il était pas 22:00, les voisins n'ont pas déposé plainte!
Une nouvelle salve agressive et quelques oscillations de moteur à réaction, tu peux penser à Fritz Lang et son Metropolis si ça te chante, Carine parle de Mad Max, Karl ne jure que par Einstürzende Neubauten, on est loin du rockabilly lo- fi avec ou sans brillantine.
Il nous adresse la parole, une cover d'un singer/songwriter canadien, le seul titre proche du concept chanson, presque du Leonard Cohen minimaliste et crépusculaire.

Alex Zhang Hungtai, un gars ne faisant pas de concessions, son ordinaire n'est pas destiné à toutes les oreilles!

Veronica Falls
 Self-titled debut album in 2011 et Waiting for Something to Happen tout chaud!
Roxanne Clifford ( vocals/gt) - Patrick Doyle ( vocals, dr) - Vive la France, Marion Herbain (bs) - James Hoare ( vocals, gt.).
Quarante minutes ( sans les bis), douze chansons ballant entre 150 et 199 secondes, quelques vagues mercis , des  guitares gin fizz tintant sur harmonies vocales pimpantes, une Marion sérieuse et le fils de Conan qui conduit l'enquête, l'ensemble est rondement mené, sans tralala, avec une dépense d'énergie réduite au minimum syndical.
'Tell me' du  garage pop au goût de fraises.
Chantilly?
En option!
Un uptempo tachycardique, 'My heart beats', pour étudier la résistance à l'effort.
Ready?
C'est malin de le demander après le jogging!
Yeah!
Nouveau pas de course que v7nce décrit comme du REM adolescent.
Tu te souviens des Vaselines, quémande Tim, ''Beachy Head' ou 'Broken Toy' me rappellent ces Ecossais.
'Waiting for something to happen', toute la candeur des popsongs californiennes des sixties.
Guitares surf à gogo, ' Bad feeling' , bien lire la notice: la saccharine a un pouvoir sucrant 300 à 400 fois plus élevé que le sucre.
Suite de la setlist (sujette à caution): ' Buried  alive' -  ' If you still want me', au background sixties psychedelia -  ' Found love in a graveyard', plus lugubre avec les  guitares acérées - 'Wedding day' - 'Teenage' , à un rythme soutenu.
  Les titres, catchy à souhait, défilent, tu bats des pieds, ta tête dodeline, puis Veronica Falls balance le mordant  ' Come on Over' avant de déposer les armes et de se tirer sans un mot.

Bis
Le lumineux 'Right side of my brain' et la cover de Rory Erickson ' Starry Eyes' nous amènent à 22:30', heure habituelle du baisser de rideau à l'AB.

On s'en jette une au DNA?
Tu ne peux rien refuser à Yves.
Après la fermeture, le Central nous accueille.
Merde, mon chat, constates-tu vers 02h50'...
En rentrant, confus, t' as essayé de lui expliquer les embarras de circulation, tous les feux rouges, la neige, le verglas, le brouillard, des déviations, un contrôle anti-drogue , il a parlé de te dénoncer à ta tendre épouse momentanément absente....sale bête!











lundi 13 mai 2013

Kandoris - Watermolen - Sint-Gertrudis-Pede, le 12 mai 2013

Concert op 't zoldertje, indique l'écriteau!
Ce que Big Moustache Willy Toogenblik, l'instigateur du projet, avait omis de te dire, c'était l'existence d'un avant-programme
Aussi par ce sibérien dimanche de mai, tu te pointes, l'âme tranquille, vers 15h40, dans cet agreste paysage bruegelien et, médusé, tu aperçois Inneke 23, devenue, je l'ai toujours été, the fairyman's daughter, cette cowwoman anversoise achève son set par trois titres qui te font regretter ta présense tardive.
Dedju, Willy toch!
Le temps d'avaler une ou deux pils du cru qui font passer l'envie d'utiliser un quelconque laxatif et Kandoris, se retrouve au fond de la grange ( le grenier, c'était une blague).
Quatre jeunes personnes fringuées boerinnekes du siècle passé, rouge et blanc à l'honneur et trois solides Wilrijkenaars au nez rouge ( pas de froid), nous apprendrons que l'un d'entre eux est un traître, de la famille de Schietere de Lophem, comme tout le monde le sait, d'abominables West-Flandriens sans éducation!
Honneur aux dames:
le chef, Lien Kooijman: vocals, whistles, accordion, 5-string banjo/ Greet Eysermans: vocals et Laura Vercruysse: transverse flute, vocals + exceptionnellement pour le Pajottenland, Charlotte Peyskens ( Lebocha) au violon- les barbus: le géniteur de l'autre, kleinkusntzanger, copain de Wannes Van de Velde, Ed Kooyman: 5-string banjo, vocals, harmonica / l'étranger, accessoirement l'époux de madame,  Bart Vanpeteghem: guitar, vocals, mandolin et enfin , le moins disert mais pas le plus nul, Dimitri Laveren: bass,vocals.
Casier?
Folk, country et levenslied.
Points forts: les harmonies et l'humour au ras des pâquerettes .
Points faibles: une tendance à abuser de la Kriek!
' Ragtime cowboy Joe' doit dater de la parade des Suffragetes à New-York City, 1912, ou dans ces eaux, jolie chorégraphie, un cheap ticket pour l'Arizona.
Papy au banjo, 'Doremi', on le jouait en 1975, au camping Des Flots Bleus, la gamine passait avec un chapeau, ça nous permettait de rester deux jours de plus et d'avoir mon pastis chaque midi.
Harmonies vocales charmantes.
' Why' de Lien, composé lors de ses années estudiantines, une flûte espiègle et un gypsy background.
Ed, mon ami, a acheté une berline neuve, il se disait c'est l'idéal pour draguer les filles, de préférence sept, il se l'est fourré profond dans l'oeil, ' De zeven poppemies' l'ont fait baver et pour la bagatelle: zéro!
Une chanson de marin en singalong, eh, Lien, t'ai déjà dit de soigner ce banjo, c'est ton héritage...
Here's the  sea shanty, the traditional ' Blow, boys, blow'.( Banks of Sacramentto), elles ont sûrement croisé Ferré Grignard dans un zinc du port!
Les Dixie Chicks ont interprété cette poignante histoire du jeune homme enrôlé, pas d'amie, il demande à une jeune fille de lui écrire, elle s'éprend de lui.... suite au prochain numéro:  'Travelin' Soldier', un violon plaintif et trois voix affectées, l'archétype de la ballade country.
Le moment de gloire de cet étranger ayant marié ma petite, l'ai accepté car il jouait de la guitare, viens ici, fiston: ' Duelling banjo/guitar' .
Avant la pause radis/fromage blanc, le gospel 'You can tell the world'.


Set 2
'Go and dig my grave' doit remonter à l'origine des temps, mais ce folk sombre sera rendu de manière poignante.
' Help me to fly' est une composition personnelle.
Euh, papa, il y a un brol coincé dans les cordes de mon banjo, help me to fix  it: une pub pour patienter.
Vania?
Non, Devos & Lemmens!
Harmonica, flûte, close harmonies et moins closes aussi, that was a gentle tune!
Vous n'allez pas le croire, mais l'une d'entre nous est die hard metal fan, 'Run to the hills', Iron Maiden, sur tapis de basse, un mur de lamentations avant un virage yeehah.
' Man of constant sorrow' sentant bon Alison Krauss, puis un détour par la verte Irlande pour la parabole  ' Four Green Fields', superbe interprétation, pure et profonde de Lien.
Une gigue servant à mettre en valeur les capacités de Charlotte, puis un interlude poétique, ' De Reus', en hommage à Wannes Van de Velde qui débouche tout naturellement sur 'Ik wil deze nacht in de straten verdwalen'.
Merci, mesdemoiselles!
'En vrijdags', que font les jeunes filles le vendredi soir?
We gaan op de zwier...
C'est à dire?
Devine... et on continue le samedi, le dimanche c'est moins marrant et le lundi c'est atroce!
A working woman's life en image, op z'n Antwaarps!
Toutes des ivrognes...
Country time again, ' You better let that liar alone', ( Carter Family).
Tous des menteurs!
Vite, un bis avant la messe, a lullaby, ' The Missouri Waltz' , manquait que le fond hawaïen pour s'y croire vraiment.

Tendresse, humour, bonne humeur et savoir- faire... tous les éléments étaient réunis pour un début de soirée réussi!









Hot news ( sans jeu de mots), Julien Ledoux ( Truth in Blood) périt dans l'incendie de la pharmacie familiale.

Place des Trieux, Courcelles, lundi matin, le feu se déclare dans la pharmacie, un jeune homme est dans l'incapacité de fuir la partie habitée de l'immeuble, il succombe.
On apprend qu'il s'agit de  Julien Ledoux, 25 ans , le fils du pharmacien.
Julien était bien connu dans le milieu rock hennuyer, il faisait partie du metalcore/deatchcore combo Truth in Blood, qui vit le jour en 2007.
Un EP auto-produit en 2010, d'après Shoot me Again, dans la lignée de Do or Die ou Sentence.
Comme toujours pas mal de modifications au niveau line-up, puis, en 2012, un Split CD (14 titres) avec Dirty Fingers.
Depuis la nouvelle du décès de leur shouter, les avis de condoléances pleuvent sur la page facebook du band!

dimanche 12 mai 2013

Festival Jam’in Jette 2013- Parc De La Jeunesse- Jette, le 11 mai 2013

Cinquième édition de ce festival multiculturel se déroulant dans le  parc de la Jeunesse, avenue du Comté ( Jette).
Programme copieux: deux podiums, une scène jam, des animations diverses pour petits, moyens et grands, à boire, à manger et ...de la pluie!
Malgré la météo chagrine, du monde, vers 15h, lorsque tu largues ton coche à proximité.
Dans le désordre, les ensembles proposés: Azuleo, Dobet Gnahoré, La Fanfare du Belgistan, Abdou Day, La Fanfare en Pétard, Kel Assouf, Les Frères Smith, Lecheburre, Frown-I-Brown et On Prend l'Air!
Après le tri, tu en pointes trois!

Ton périple débutera à 15h45' avec Azuleo!
 Flamenco hat keine Grenzen...preuve vivante: Azuleo aus Berlin, o k, le maître guitariste, Abel Sánchez, a plus de sang ibérique que teuton dans les veines et la belle Elena Botica ( flûte, chant) a plus de possibilités de venir de Cadiz que de Bonn, mais Joseph Carpentier ( sax) et Jonas Fehrenberg ( basse) ça sonne pas Andalucía, quant à Romeo Natour (cajón​​​), ses origines indiquent Palestine!
Le groupe vient défendre l'album ' Contigo'.
Première salve en duo, guitare/ cajón, pour un flamenco classique et fiévreux, de toute évidence  Abel n'est pas à classer dans la catégorie petits branleurs du dimanche!
La basse, le sax et la flûte, après une patiente attente, entrent dans le bal, 'La senda' indique le manuscrit piétiné, ce sentier sinueux combine lyrisme et évasions bucoliques.
Présentation du projet et des titres par Elena, un français impeccable ( euh, les v deviennent b), ' Tangos de la Marea', un chant vibrant et expressif, toute l 'âme ardente copyright El Sur.
Le son est pas top, d'horribles craquements émanent d'un haut-parleur, cet engin ronfle comme un pochard ayant éclusé 26 litres de gueuze, heureusement sans les odeurs. 
Un second changement de micro guitare ne résout rien et on préfère passer sous silence l'intervention d'un gars de l'équipe faisant preuve d'une politesse douteuse, le mec s'avère aussi incompétent que prétentieux.
'Me Persigue de la Luna' (Soleá)- 'Amanecer'  convainquent malgré les aléas du sort.
' La Mula del Mulá': djembé, flûte, sagattes  et chant arabo-andalou... épatant!
Deux invités sur scène, des compatriotes ayant échoué à Bruselas, ils rythmeront de leurs mains hispaniques une bulerias enflammée.
Une rumba?
Si!
'La Soledad del Viajero' !
Abel a composé 'Tharsis', une bulerias sur fond jazzy grâce au sax.
Le titletrack ' Contigo' et, enfin,  le terme du voyage avec un dernier flamenco fougueux.
La voix grimpe, grimpe, traverse les gris nuages pour atteindre des hauteurs où la voûte céleste se teinte d'un bel azur!

T'as le temps d'aller te désaltérer à l'Excelsior avant Dobet Gnahoré, prévue vers 19h!
Dobet Gnahoré, Côte d'Ivoire, une voix terrible, une danseuse hors-pair et une percussionniste pas bidon, cette panthera leo, souple et gracieuse, aura subjugué les Jettois, multicolores en ce samedi de mai.
Trois albums: 'Ano Neko' -  'Na Afriki' - 'Djekpa La You' .
 Un parcours mouvementé l'amenant à très vite abandonner l'école, à quitter le pays pendant un temps, guerre civile oblige, à rencontrer et épouser le guitariste Colin Laroche de Féline qui fait toujours partie de son groupe.
Particularité, la jeune femme manie une bonne trentaine de langues africaines: les ivoiriennes dida ou   guéré  mais aussi le wolof (Sénégal), le malinké (Mali), le xosha (Afrique du Sud), le fon (Bénin) ou le  lingala (Congo) par ex.
Hormis Colin, l'équipe se compose du costaud Clive Govinden  à la  basse, une véritable bête que ce Mauricien né en France et élevé en Belgique et de Boris Tchango ( Togo) à la  batterie et percussions, loin d'être un crabe, Boris the Spider!
Une voix impressionnante émane des coulisses, nonchalamment Dobet se dirige vers le devant de la scène en poursuivant son 'Intro', le ton est donné, le public est chaud, elle poursuit en tabassant un xylophone made in Africa , puis  entame la mélopée 'Djiguenne' pendant laquelle, féline, elle se permet un premier pas de danse encore timide.
'Kokpa' contre la déforestation, chanté en dida, titre revendicatif, convaincant et imagé.
'  Deka' célèbre les orphelins, chant de douleur agrémenté d'une danse tribale vertigineuse.
Je sue, je tombe la veste, et puisque je suis occupée, Boris, amuse les pendant 30 secondes, j'ôte ces mocassins scintillants pour enfiler des bottillons guerriers.
OK, ' Yekiyi', de l'énergie, de la vigueur, une grande force de persuasion et une gestuelle de sauvageonne.
La maladie est contagieuse tous les premiers rangs s'agitent fébrilement.
Elle s'empare du pied de micro, fait mine de l'utiliser pour le lancer du javelot, voici l'engagé ' Nsiele'.... je suis fatiguée de ces politiciens qui ne font rien... de  ces richesses africaines que d'autres usurpent....., une bourrasque de riffs, le poing tendu, la cause africaine a son porte-parole!
' Kakou' en mode mélopée avant la subite accélération et les ruades folles.
Un bel animal impétueux!
' Samahani ', apparition du minuscule mbira ( un lamellophone), au son boîte à musique d'antan.
Souk time, une basse wah wah, ' Ma Côte d'Ivoire'
Tchik tchik tchik, une rythmique reggae pour 'Youne' qui précède un traditionnel chanté en bété, une danse des Savanes, variante ziglibithy, avec solide travail de Boris.
On termine par un chant d'amour  dynamique, ' Nfletoun' .
Un spectacle total ayant enthousiasmé la plaine!

Bis
'Mindile' , derniers artifices colorés et solo de basse Pastorius meets Hendrix pour Clive!
Après la Suisse, l'Allemagne et la France,  Dobet Gnahoré reviendra chez nous pour Couleur Café!

Frown-I-Brown
Attachez vos ceintures, les petits gars, ça va cogner et pas gentil!
 Herbert "Herb Cells da mic jagga" Celis et sa clique: le calme, Laurent "Lorenzo Vigneroni" Vigneron aux drums -  le volage ou volatile, c'est selon, Alex "Sir Al" Davidson à la flûte - l'intellectuel impassible, Dorian "DeLorean"Palos à la basse, vont pendant plus d'une heure bombarder le nord de Bruxelles avec leur purée hip hop/ jazz/acid/funk/ rock sentant bon l'underground new-yorkais d'il y a 20/25 ans, tu te rappelles The Roots ( oui, ceux qui ont pondu 'The Seed') -The Last Poets ( avec Pharoah Sanders, si ça te chante), les Dream Warriors ( My definition) ou encore plus vieux, les jazzmen déviants, Roland Kirk ou Herbie Mann, c'est là qu'il faut chercher.
A la poubelle, les petits deejays merdeux avec leur rap et hip hop de pacotille, plein de grosses chaînes, de nanas Nabilla, silicone en veux-tu en voilà et autres gadgets pourris, ces mecs sont incapables de jouer d'un triangle!
' Da matchin' word patchwork butcha' , c'est sûr c'est d'abord la flûte Herbie Mann qui accroche, mais quand le Herb y va de son flow syncopé, soutenu par le ronron de la basse et le drumming travaillé en kicks binaires,tu ne peux que faire comme tout le monde, bouger en cadence!
Next one is a beertrack, du hip houblon hop pour la Brasserie de la Z( S)enne, 'Zinnebir', un flux mousseux envahi la plaine, sauvez les abeilles!
'The Seamless Transition', méchante envolée free jazz.
Let's slow things down, vous me semblez agités, on te l'avait pourtant dit.. act grown-up, but think like a child...  voici ' Life devices', la flûte divague, Delorean caresse pieusement son joujou, Mic Jagga, après sa séance de fitness vespérale, psalmodie son rap, tout baigne!
Assez ri, mes agneaux, let's get  really experimental.
Tu deviens grossier!
' From-I-Browneez' , wouah, wouah, wouah, Hendrix où es-tu?
C'est le clebs de Dorian!
Y revient pas?
Je prends un mégaphone, la basse en disto façon sirène, rien à faire le cabot s'est fait la malle.
Vache de hip hop psychédélique!
' Aura Vendor' pour Fritz Lang.
' Parabolik', tu parles du monstre, il n'y a décidément pas de Bon Dieu, voilà RickyBilly.
N'essaye pas de piger ce que prêche le pasteur, t'es abreuvé d'un déluge de nouvelles inutiles!
' Taras Boulba' débarrasse nous de ce gars, please!
Tiens, leur truc me rappelle vaguement le post-punk avant-garde jazz de Rip, Rig + Panic, gros groove et sens de l'humour caustique!
Dédié à Adam Nathaniel Yauch ( MCA) des Beastie Boys et à Zacharias Manuel de la Rocha ( RATM), ' Better Life', du hip hop zappaesque!
'FIB-Hop' , trois ou quatre jeunes gens ayant dépassé leur dose ont décidé d'en ajouter une couche. Bof, c'est pas méchant, faut que jeunesse passe, philosophe Madame Hortense, 65 ans depuis dix ans, qui se dandine au gré du rythme!
'Password-nerd' ... passwords get me mentally disturbed... t'es pas le seul, ça rend dingue, d'où le final méchamment chaotique.
Jette, les oiseaux se couchent, sauf les chouettes, on va se quitter sur un petit shuffle, ' Frown-I-shuffle', du funk philosophique avec une wah wah basse qui balaye tout sur son passage.
This ain't your captain speaking..
Qui gouverne le navire, bordel, j'ai le tournis!
Quel tourbillon!

Fameux voyage, vite un petit bis!
Sortez les chasse-neige, une 'Avalanche' de beats déglingués pour clore en beauté ce concerto champêtre!

PS:  Herbert "Herb Cells da mic jagga" Celis se produit avec son autre band, WILD BOAR & BULL Brass Band lors du Brussels Jazz Marathon!