Bien des péripéties pour l'organisation de ce concert!
La petite Clio, une muse mélomane, a un coup de coeur pour les Londoners, The Ryan O'Reilly band et, décide de les faire jouer dans notre souriant et ingouvernable royaume.
Contact est pris avec les Soirées Cerises. Fred la débrouille les case au Cuberdon.
Las, la veille de l'événement, la direction du café-théâtre décide d'annuler tous les concerts futurs, sans préavis!
Sympa, les patrons!
Fred refourgue la marchandise au Live Music Cafe, Boulevard Anspach, à deux London feet de la Bourse.
Et, Miracolo a Milano, à 20h30', toutes les places assises de l'établissement sont occupées.
For the first time in Belgium: The Ryan O'Reilly band!
Sont six sur scène: Ryan O'Reilly: lead vocals, acoustic guitar, harmonica- David Granshaw: Drums & Vocals -Tali Trow, Bass & Vocals - Spencer Cullum Jr., Pedal Steel - Patrick Kenneally, Hammond Organ ( un XB2) & Vocals et en guest, à la guitare électrique et vocals, a lad from Toronto: Tyler Kyte, membre du groupe Sweet Thing.
En 2009, le band sort un homemade CD 'Live at The Half Moon' et, pour le promouvoir et le vendre, arpente les rues de Londres avec instruments, cordes vocales et chapeau déposé sur le trottoir.
Gros succès en tant que buskers et invitation en résidence chez Ronnie Scott.
Depuis peu, un EP officiel est sur le marché: ' Emily'.
'There for you', premier titre du live, ouvre le bal.
Tu t'attendais à du Celtic folk tu auras de l'Americana pur jus , avec le son caractéristique de la pedalsteel.
Une voix folky passionnée, des harmonies bien balancées, et une présence scénique vivifiante...
A tes côtés, Fab, avec un grand A, et Willy, avec une petite bière, sont ravis. Fred, quant à lui, mate les jolies filles assises derrière nous.
'November' un joyeux folkrock dont le tempo accélère toute les 20 secondes, avec un anti-climax vers le 29 de ce mois pluvieux et le band répétant..I'm afraid.. I'm afraid... après le soldat Ryan.
Excellent!
'The Morning' une valse Americana, Hammond et pedal steel en évidence.
Ta mémoire, souvent défaillante, fait cui... cui... cui...
Mais encore, Al Zamer?
Les Byrds ou les Eagles, si tu insistes, mais tu peux y ajouter des touches de Wilco ou des Band of Horses pour le côté alt. country.
Une ballade poétique, 'The Gypsy Tree' , pour suivre.
Les voilà qu'ils débranchent tout, sont vexés ou quoi?
On a joué aux buskers toute l'après-midi, du côté de Marrakech, à la Zuid Station, vous pouvez l'entendre à mon timbre oblitéré, d'ailleurs, et on compte vous interpréter la suivante, 'Good Enough' , unplugged.
Une acoustique et six voix en plein milieu du bistro ... I'm not good enough but I'm still in love with you... ambiance feu de camp.
Public enthousiaste.
Back on stage pour un titre co-écrit par Ryan et Tyler, et enregistré sous le nom de Blue Fox( avec un troisième élément: Nick Rose): 'St Mark's Hotel' , beau comme du Jeff Buckley !
Pour Mona Lisa, le musclé 'Imitation Smile'.
Un hit potentiel, le footstomping singalong: 'Emily'.
Spencer disparaît sous sa machine à tricoter et, d'une sacoche traînant par là, sort une pince, digne d'un arracheur de dents médiéval.
Une corde a rendu l'âme, vais opérer à vif, continuez sans moi, Patrick n'a qu'à jouer mes lignes à l'orgue.
'I believe in her' titre enregistré pour un film.
Que dis-tu, Tali?
Tu vois rien!
Passe chez le coiffeur!
Non, vous m'obstruez la vue, veux voir les nanas, Tyler donne-moi la guitare et prends ma place, tu peux taquiner un tambourin, ket!
Pas mal les chicks, à Bruxelles!
'Boats against the current' le titre le plus British du set.
Du folk traditionnel dans la lignée des Richard Thompson, Davy Graham, Ralph McTell.
'Elizabeth' sera introduit par le country/gospel 'I saw the light' de Hank Williams.
Et pour terminer le concert sur une note optimiste quant à la situation politique de notre bien-aimé pays, le Ryan O'Reilly Band décrit nos dirigeants dans 'Nightmares', un honky tonk rock juteux.
CD et EP se vendent à la pelle, le patron du zinc est heureux, tu reviens quand tu veux Fredo, le NVA et le CD&V rejettent la note Vande Lanotte.
Ca t'étonne, Simone?
jeudi 6 janvier 2011
vendredi 31 décembre 2010
The Jazzinvaders au Bar du Matin, Forest, le 30 décembre 2010
Le dernier concert 2010 au Bar du Matin: uit Dordrecht/Rotterdam, The Jazzinvaders!
Avec Fabienne, l'artiste et Willy, l'aveugle clairvoyant et dragueur, on se coince près de la scène en attendant l'heure du kick-off!
A 21h15, la légion hollandaise prend le bar d'assaut.
Le centurion: Phil Martin ( drums et programming) et sa centurie réduite à quatre éléments virils (le wizard Berthil Bustra aux keyboards - Guido Nijs: sax tenor, direction musicale et deux remplaçants de luxe : Milan Bonger au sax alto et Ray Bruinsma à la trompette, les membres originaux ( Rolf Devos et Jan Van Duikeren) cuvant leur cuite au jenever chez Beatrix ) et à une tigresse moins mâle ( Linda Bloemhard) , qui pendant les deux premiers titres peaufine son make-up, en piste!
Ces Jazzinvaders ont déjà sorti 3 plaques, la dernière '3' étant toute fraîche.
'Wo Ya'( sur le CD 'Up& Out') : Phil lance les beats, Berthil accentue le tempo aux claviers, les cuivres s'invitent au bal, c'est bien parti pour un jazz/rock aux teintes afro beat, funky en diable!
'Art Mbeki' ( sur 'Blow') , du funk/nu-jazz/ fusion combinant les sonorités sexy du Average White Band au soul jazz des Crusaders ou aux envolées groovy de Donald Byrd.
Leur truc est infernal, dur de rester assis et de ne pas te laisser aller à danser comme une gogo girl excitée.
Un travail superbe de BB , ce mec a dû prendre des cours chez Herbie Hancock ou chez George Duke, il swingue à mort.
Les cuivres tricotent à l'aise sur une assise rythmique canon.
Phénoménal!
Linda vient de ranger son lipstick, s'empare d'un micro et annonce: 'Bonswar, nous sommes les Jazzinvaders' , elle introduit les brave jongens et attaque 'Reverse', un acid jazz sentant bon Corduroy ou les Brand New Heavies et autre James Taylor Quartet.
Ray nous régalant d'une intervention de trompette gluante.
This is an oldie: 'Max Roach' , me rappelle avoir vu cet as de la batterie à Marciac Jazz il y a des lustres!
Ces Kaaskoppen sont plus black que les natifs de Harlem, leur truc est hot, hot, hot..., et quand les saxes entament un duel sans merci tu te dis que t'as bien fait de quitter ton intérieur cosy pour venir suer au bar!
Pas des caves, ces Bataves!
Une question à ne pas se poser selon Linda: 'Why I?' un downtempo aux vocaux cajoleurs.
'Up and Out' sans la vocaliste.
Latin beats démoniaques, une salsa pimentée, des cuivres en folie et une rythmique sauvage.
Great vibes in da house.
'Make it work' voit le retour de la sulfureuse madame et une nouvelle fois le Berthil nous assène un solo monstrueux.
Une crapule, ce gars!
'More of that stuff', on est tous d'accord, surtout que cette matière hip hop nous fait renaître Guru de Jazzmatazz, parti bien trop tôt jammer avec Bob Marley.
'Leave it at that' une symphonie aérophonique en funk majeur.
' What the Bleep' catchy housebeat.
Le dancefloor est depuis longtemps envahi par quelques attrayantes nénettes, souples et agiles et leur nombre décuple à l'annonce du dernier morceau, 'Perugia' : funky horns and latin riffs, vitalité, exubérance et un impressionnant solo carioca du leader, de Heer Phil Martin.
Fiesta nocturne au Bar du Matin qui veut poursuivre ses leçons de zumba.
Un bis instrumental: 'Dutch Flies'.
On veut bien jouer la danse des mouches signalent Milan et Ray, mais on n'a pas les partitions.
Les claviers et la batterie partent en éclaireur, le brave Guido fouille sa mallette en quête des feuillets adéquats.
Eureka, gueule Archimède dans la langue de Cruyff, saxes et trompette piquent un sprint pour rejoindre les échappés, les mouches heureuses volent gracieusement à hauteur du plafond , avant de voir un voisin irascible rappliquer avec un flacon de Vapona pour mettre fin à la fête!
Les envahisseurs regagnent leur plat pays!
Avec Fabienne, l'artiste et Willy, l'aveugle clairvoyant et dragueur, on se coince près de la scène en attendant l'heure du kick-off!
A 21h15, la légion hollandaise prend le bar d'assaut.
Le centurion: Phil Martin ( drums et programming) et sa centurie réduite à quatre éléments virils (le wizard Berthil Bustra aux keyboards - Guido Nijs: sax tenor, direction musicale et deux remplaçants de luxe : Milan Bonger au sax alto et Ray Bruinsma à la trompette, les membres originaux ( Rolf Devos et Jan Van Duikeren) cuvant leur cuite au jenever chez Beatrix ) et à une tigresse moins mâle ( Linda Bloemhard) , qui pendant les deux premiers titres peaufine son make-up, en piste!
Ces Jazzinvaders ont déjà sorti 3 plaques, la dernière '3' étant toute fraîche.
'Wo Ya'( sur le CD 'Up& Out') : Phil lance les beats, Berthil accentue le tempo aux claviers, les cuivres s'invitent au bal, c'est bien parti pour un jazz/rock aux teintes afro beat, funky en diable!
'Art Mbeki' ( sur 'Blow') , du funk/nu-jazz/ fusion combinant les sonorités sexy du Average White Band au soul jazz des Crusaders ou aux envolées groovy de Donald Byrd.
Leur truc est infernal, dur de rester assis et de ne pas te laisser aller à danser comme une gogo girl excitée.
Un travail superbe de BB , ce mec a dû prendre des cours chez Herbie Hancock ou chez George Duke, il swingue à mort.
Les cuivres tricotent à l'aise sur une assise rythmique canon.
Phénoménal!
Linda vient de ranger son lipstick, s'empare d'un micro et annonce: 'Bonswar, nous sommes les Jazzinvaders' , elle introduit les brave jongens et attaque 'Reverse', un acid jazz sentant bon Corduroy ou les Brand New Heavies et autre James Taylor Quartet.
Ray nous régalant d'une intervention de trompette gluante.
This is an oldie: 'Max Roach' , me rappelle avoir vu cet as de la batterie à Marciac Jazz il y a des lustres!
Ces Kaaskoppen sont plus black que les natifs de Harlem, leur truc est hot, hot, hot..., et quand les saxes entament un duel sans merci tu te dis que t'as bien fait de quitter ton intérieur cosy pour venir suer au bar!
Pas des caves, ces Bataves!
Une question à ne pas se poser selon Linda: 'Why I?' un downtempo aux vocaux cajoleurs.
'Up and Out' sans la vocaliste.
Latin beats démoniaques, une salsa pimentée, des cuivres en folie et une rythmique sauvage.
Great vibes in da house.
'Make it work' voit le retour de la sulfureuse madame et une nouvelle fois le Berthil nous assène un solo monstrueux.
Une crapule, ce gars!
'More of that stuff', on est tous d'accord, surtout que cette matière hip hop nous fait renaître Guru de Jazzmatazz, parti bien trop tôt jammer avec Bob Marley.
'Leave it at that' une symphonie aérophonique en funk majeur.
' What the Bleep' catchy housebeat.
Le dancefloor est depuis longtemps envahi par quelques attrayantes nénettes, souples et agiles et leur nombre décuple à l'annonce du dernier morceau, 'Perugia' : funky horns and latin riffs, vitalité, exubérance et un impressionnant solo carioca du leader, de Heer Phil Martin.
Fiesta nocturne au Bar du Matin qui veut poursuivre ses leçons de zumba.
Un bis instrumental: 'Dutch Flies'.
On veut bien jouer la danse des mouches signalent Milan et Ray, mais on n'a pas les partitions.
Les claviers et la batterie partent en éclaireur, le brave Guido fouille sa mallette en quête des feuillets adéquats.
Eureka, gueule Archimède dans la langue de Cruyff, saxes et trompette piquent un sprint pour rejoindre les échappés, les mouches heureuses volent gracieusement à hauteur du plafond , avant de voir un voisin irascible rappliquer avec un flacon de Vapona pour mettre fin à la fête!
Les envahisseurs regagnent leur plat pays!
jeudi 30 décembre 2010
Eve Beuvens Quartet au Bonnefooi, Bruxelles, le 29 décembre 2010
Avant-veille du réveillon de la St-Sylvestre, Bruxelles offre un visage apathique et morose avec ses trottoirs couverts de neige sale, ses ruelles sombres et désertées, ses chiens errants, ses rares passants longeant les murs... un décor Christmas Carol digne d'Ebenezer Scrooge, the greedy old man!
Direction le Bonnefooi, rue des Pierres, juste face à ce qui fut l'entrée de l'Ancienne Belgique du temps de Mathonet.
Le Eve Beuvens Quartet est au poste et, à l'arrivée du responsable/mixeur, bricole un soundcheck sommaire.
Le combo s'apprête à jouer dans des conditions pénibles.
Yannick, la contrebassiste va se taper une rhinopharyngite aigüe, c'est une évidence en la plaçant près de la porte de rue s'ouvrant et se fermant toutes les 26 secondes, un courant d'air glacé vient caresser son instrument et ses membres.
La faune peuplant le muziekcafé ne vient pas pour assister au concert mais pour picoler et discuter le coup, à l'exception d'une dizaine de curieux s'étant collés à 1 mètre du quartet.
Un bruit de fond vachement casse-bonbons servira de background peu discret aux deux sets des musiciens.
22h10', le band en action.
C à d: Eve Beuvens au piano - son frangin, Lionel, aux drums - la souriante Yannick Peeters ( un sosie plus jeune et plus sexy de Caroline Gennez, qui tient la barre au SPA - non, c'est pas la société qui protège les copains de Brigitte...) à la contrebasse et Joachim Badenhorst au saxophone.
Ce sont les mêmes que tu apprécias au Brosella 2009!
Un standard pour démarrer: 'All the things you are' , une version plus proche de Dexter Gordon meeting Bill Evans que de Mario Lanza.
Un sax suave, une rythmique ronronnante, un break suivi d'une magistrale envolée au piano.
Lionel s'agite, martèle ses fûts , avant que le public n'ait droit à une démonstration du talent de Miss Peeters.
Cette longue plage permet la mise en évidence de chaque intervenant.
' Jessica' non c'est pas celle des Allman Brothers, mais une ballade composée par l'élément masculin chez les Beuvens.
Lyrisme, sensualité, langueur pour aboutir à un climax dramatique et explosif.
'44' (Eve Beuvens) se trouve sur l'album 'Noordzee' sorti en 2009.
Du jazz lumineux, pur et fluide . Tu laisses ton embarcation flotter au gré d'une brise légère sous un azur immaculé.
Epicurien, tu savoures l'instant présent, l'esprit libéré de toute contrainte triviale.
Le saccadé 'Snow, wind and wings' (Eve Beuvens) viendra mettre un terme à ta douce rêverie.
Eve, habitée, a depuis longtemps quitté le club et semble entamer un dialogue avec les esprits hantant son cerveau.
Elle grimace, se contracte, halète, parle aux touches ...
Impressionnante performance!
Une dernière oeuvre de la copine d'Adam ' Silly Sally' mettra fin au premier set de 60'.
Cette bête Sally est un animal exotique, ressemblant vaguement au 'A Night in Tunesia' de Dizzy Gillespie.
A walking bass, rythmes nerveux pour éclater en final barbare et hypnotique.
Les CD's se vendent aux auditeurs attentifs .
Set 2 à 23h35'
Lee Konitz : ' Subconscious-Lee' , du cool jazz/ avant-garde.
Une intro bourrée d'effets, avec la charmante barmaid broyant de la glace en guest.
Le thème, tout en arabesques avec le sax en évidence, est abordé avant de voir Melle Beuvens reprendre sa conversation intime avec son piano-forte.
Je passe le relais au père Lionoël qui en profite pour placer un solo tout en retenue.
Que pasa: le barbu laisse échapper une baguette couverte de givre.
Pis de panaque, je continue sans les mains et je sors un grissini antidérapant de ma hotte.
Ni vu, ni connu!
'Nocturne pour Adrien' ( Eve Beuvens) du Liszt impressionniste.
Eve cède le témoin au sax , Joachim prend la clé des champs.
Un atterrissage tout en douceur, place au duo Yannick/Lionel pour un face à face distingué.
Les voltigeurs rappliquent, il est l'heure de coucher le brave Adrien non sans assister à une dernière salve musclée de Lio.
Elle fait +/- vingt minutes, cette plage complexe!
' Noordzee': Eve se met à triturer les intestins du Steinway à la recherche de crevettes, le frérot gratte les cymbales à la baguette et, tu revois ton abominable et sadique prof de math faisant crisser un bâton de craie sur le tableau pour émoustiller les jeunes lycéennes!
Pervers!
Vous semblez vous amuser, les frangins, vais vous souffler quelques notes dissonantes pour jouer avec vous, annonce Horst les Bains, et moi, je pince une ou deux cordes, les malaxe, les étrangle et les écoute expirer, imagine la gentille Yannick.
Assez ri, le sax entame une lente et sombre complainte sur background austère.
Une gouache mélancolique de Spilliaert.
La tension monte d'un cran, les flots s'agitent, tu retiens ton souffle, un drame va se dénouer de manière Shakespearienne, il est temps de quitter la plage et de s'enfiler une Rodenbach, la tragédie, ça craint!
'Fragile' (Lionel Beuvens), non c'est pas du Sting!
Si l'introduction piano/sax baigne dans un climat romantique, lorsque contrebasse et batterie entrent en action, le climat s'échauffe méchamment.
Eve, jalouse du frangin, tambourine le clavier, le ton monte et la délicate mélodie vire rondo enivrant pour mourir aux sons d'un sax plaintif.
Notre dernier morceau, on occulte l'intro pour entrer immédiatement dans le vif du sujet: ' Litla Prump' (Joachim Badenhorst): aux résonances sud-américaines prononcées.
A nouveau une heure d'un jazz novateur de haut niveau!
En 2011( avril), Eve Beuvens doit tourner avec Mathilde Renault dans le cadre des Jazzlab ladies!
Consulte ce site:http://www.jazzlabseries.be/seizoen-2010-2011/jazzlab-ladies/
Direction le Bonnefooi, rue des Pierres, juste face à ce qui fut l'entrée de l'Ancienne Belgique du temps de Mathonet.
Le Eve Beuvens Quartet est au poste et, à l'arrivée du responsable/mixeur, bricole un soundcheck sommaire.
Le combo s'apprête à jouer dans des conditions pénibles.
Yannick, la contrebassiste va se taper une rhinopharyngite aigüe, c'est une évidence en la plaçant près de la porte de rue s'ouvrant et se fermant toutes les 26 secondes, un courant d'air glacé vient caresser son instrument et ses membres.
La faune peuplant le muziekcafé ne vient pas pour assister au concert mais pour picoler et discuter le coup, à l'exception d'une dizaine de curieux s'étant collés à 1 mètre du quartet.
Un bruit de fond vachement casse-bonbons servira de background peu discret aux deux sets des musiciens.
22h10', le band en action.
C à d: Eve Beuvens au piano - son frangin, Lionel, aux drums - la souriante Yannick Peeters ( un sosie plus jeune et plus sexy de Caroline Gennez, qui tient la barre au SPA - non, c'est pas la société qui protège les copains de Brigitte...) à la contrebasse et Joachim Badenhorst au saxophone.
Ce sont les mêmes que tu apprécias au Brosella 2009!
Un standard pour démarrer: 'All the things you are' , une version plus proche de Dexter Gordon meeting Bill Evans que de Mario Lanza.
Un sax suave, une rythmique ronronnante, un break suivi d'une magistrale envolée au piano.
Lionel s'agite, martèle ses fûts , avant que le public n'ait droit à une démonstration du talent de Miss Peeters.
Cette longue plage permet la mise en évidence de chaque intervenant.
' Jessica' non c'est pas celle des Allman Brothers, mais une ballade composée par l'élément masculin chez les Beuvens.
Lyrisme, sensualité, langueur pour aboutir à un climax dramatique et explosif.
'44' (Eve Beuvens) se trouve sur l'album 'Noordzee' sorti en 2009.
Du jazz lumineux, pur et fluide . Tu laisses ton embarcation flotter au gré d'une brise légère sous un azur immaculé.
Epicurien, tu savoures l'instant présent, l'esprit libéré de toute contrainte triviale.
Le saccadé 'Snow, wind and wings' (Eve Beuvens) viendra mettre un terme à ta douce rêverie.
Eve, habitée, a depuis longtemps quitté le club et semble entamer un dialogue avec les esprits hantant son cerveau.
Elle grimace, se contracte, halète, parle aux touches ...
Impressionnante performance!
Une dernière oeuvre de la copine d'Adam ' Silly Sally' mettra fin au premier set de 60'.
Cette bête Sally est un animal exotique, ressemblant vaguement au 'A Night in Tunesia' de Dizzy Gillespie.
A walking bass, rythmes nerveux pour éclater en final barbare et hypnotique.
Les CD's se vendent aux auditeurs attentifs .
Set 2 à 23h35'
Lee Konitz : ' Subconscious-Lee' , du cool jazz/ avant-garde.
Une intro bourrée d'effets, avec la charmante barmaid broyant de la glace en guest.
Le thème, tout en arabesques avec le sax en évidence, est abordé avant de voir Melle Beuvens reprendre sa conversation intime avec son piano-forte.
Je passe le relais au père Lionoël qui en profite pour placer un solo tout en retenue.
Que pasa: le barbu laisse échapper une baguette couverte de givre.
Pis de panaque, je continue sans les mains et je sors un grissini antidérapant de ma hotte.
Ni vu, ni connu!
'Nocturne pour Adrien' ( Eve Beuvens) du Liszt impressionniste.
Eve cède le témoin au sax , Joachim prend la clé des champs.
Un atterrissage tout en douceur, place au duo Yannick/Lionel pour un face à face distingué.
Les voltigeurs rappliquent, il est l'heure de coucher le brave Adrien non sans assister à une dernière salve musclée de Lio.
Elle fait +/- vingt minutes, cette plage complexe!
' Noordzee': Eve se met à triturer les intestins du Steinway à la recherche de crevettes, le frérot gratte les cymbales à la baguette et, tu revois ton abominable et sadique prof de math faisant crisser un bâton de craie sur le tableau pour émoustiller les jeunes lycéennes!
Pervers!
Vous semblez vous amuser, les frangins, vais vous souffler quelques notes dissonantes pour jouer avec vous, annonce Horst les Bains, et moi, je pince une ou deux cordes, les malaxe, les étrangle et les écoute expirer, imagine la gentille Yannick.
Assez ri, le sax entame une lente et sombre complainte sur background austère.
Une gouache mélancolique de Spilliaert.
La tension monte d'un cran, les flots s'agitent, tu retiens ton souffle, un drame va se dénouer de manière Shakespearienne, il est temps de quitter la plage et de s'enfiler une Rodenbach, la tragédie, ça craint!
'Fragile' (Lionel Beuvens), non c'est pas du Sting!
Si l'introduction piano/sax baigne dans un climat romantique, lorsque contrebasse et batterie entrent en action, le climat s'échauffe méchamment.
Eve, jalouse du frangin, tambourine le clavier, le ton monte et la délicate mélodie vire rondo enivrant pour mourir aux sons d'un sax plaintif.
Notre dernier morceau, on occulte l'intro pour entrer immédiatement dans le vif du sujet: ' Litla Prump' (Joachim Badenhorst): aux résonances sud-américaines prononcées.
A nouveau une heure d'un jazz novateur de haut niveau!
En 2011( avril), Eve Beuvens doit tourner avec Mathilde Renault dans le cadre des Jazzlab ladies!
Consulte ce site:http://www.jazzlabseries.be/seizoen-2010-2011/jazzlab-ladies/
mardi 28 décembre 2010
Passeport Provisoire au Bar du Matin, Forest, le 27 décembre 2010
"En moyenne, il ne neige que 4 jours et demi en décembre"!
Les communes ont épuisé leur stock de sel de déneigeage. Depuis plusieurs jours, le réseau routier est transformé en gigantesque patinoire.
Bruxelles prend des allures moscovites, la population, en état de léthargie forcée, hiberne.
Le taux de disputes conjugales atteint des sommets alarmants.
Tu te munis des indispensables accessoires hivernaux, sautes dans ta luge pour te diriger vers le Bar du Matin programmant Passeport Provisoire!
Un emergency travel document devant te permettre un saut de quelques heures à Ouagadougou. En pleine saison sèche, le thermomètre y monte à 39°C, ai refilé mes moufles à un Marocain qui traversait la chaussée d'Alsemberg.
Sont quatre à se promener avec ce morceau de papier orné de sceaux!
Pascale Seydel, professeur de Djembé , tama, et autres engins percussifs, elle fit partie de Ryth'Miss, qui écuma, jadis, nos festivals colorés ( les Francofolies, Couleur Café...): au chant, percussions et kamale n'goni (le n'goni est un instrument à cordes , ressemblant vaguement à une harpe montée sur une calebasse trouée, faite en peau de chèvre, de zébu ou de rhinocéros).
Le n'goni à l'origine joué par les griots connaît une version moderne fabriquée par des chasseurs rebelles: le kamale n'goni!
Olivier Stroobant ( membre des groupes Djenkafo et Mali mali ), également formé aux percussions africaines: chant, kamale n'goni, percussions.
Et les petits nouveaux:
Martine Noschese( Mali mali, Belles Agogo): bukarabu, callebasse, oudou, râpe à parmesan... et backings vocals.
Et l'impressionnant Kalifa Koné.
Un maître au djembé, dunun mais aussi au balafon.
Tu te pointes à 20h23', Passeport Provisoire vient d'entamer son premier titre me souffle Fred Cerise en mode kirsch.
'Deniya' une engageante mélodie burkinabe, alliant adresse et générosité.
Le son enivrant du n'goni te transporte du côté de la savane dans laquelle damalisques, hippotragues ou phacochères gambadent sans passeport et insouciants.
Les habitués du Bar ont, tous, le visage épanoui et troquent leur bovril contre un zoom-koom rafraîchissant.
Même scénario enchanteur pour 'Nimagnanibi'.
Pour le Dieu de la musique, 'Apollo' , douceur et vigueur se côtoient sur fond de rythmes lancinants, propices au voyage spirituel.
'Orodara' une berceuse décorée de sonorités étranges, produites par un vase africain, l'oudou.
'Baba' seul titre non-originaire de Bobo-Dialousso, ville ayant vu naître Cheikh Lô.
Un festival de percussions.
'Taso Denu' retour au pays des hommes intègres pour ce blues entêtant qui sera suivi d'une chanson d'amour culinaire voyant Kalifa malmener la cucurbitacée transformée en tamtam, et, pour donner du goût au légume, Martine sort la râpe pour citrus et assaisonne la ballade.
Succulent!
Une autre chanson populaire de l'ex Haute- Volta, ' Sinte Kono Fe'.
Pascale, l'étymologiste, nous explique l'origine du titre/dicton: l'oiseau n'a pas de sein mais Dieu nourrit ses enfants. ( sic!)
Oui, c'est Dolly Parton qui signe la version country!
'Sabou' en hommage aux chasseurs du Mali, créateurs du n'goni moderne.
Une locale, Miss gazelle rouge, gratifie l'assemblée d'une performance dansée fort appréciée.
Un instrumental exotique au balafon et déjà le dernier titre, l' agité 'Anga Faso'.
Le Bar réclame un bis, ce sera 'Nimagnanibi' bis!
Out of Africa: passeport périmé, avec un brin de nostalgie: back to Siberia...
Les communes ont épuisé leur stock de sel de déneigeage. Depuis plusieurs jours, le réseau routier est transformé en gigantesque patinoire.
Bruxelles prend des allures moscovites, la population, en état de léthargie forcée, hiberne.
Le taux de disputes conjugales atteint des sommets alarmants.
Tu te munis des indispensables accessoires hivernaux, sautes dans ta luge pour te diriger vers le Bar du Matin programmant Passeport Provisoire!
Un emergency travel document devant te permettre un saut de quelques heures à Ouagadougou. En pleine saison sèche, le thermomètre y monte à 39°C, ai refilé mes moufles à un Marocain qui traversait la chaussée d'Alsemberg.
Sont quatre à se promener avec ce morceau de papier orné de sceaux!
Pascale Seydel, professeur de Djembé , tama, et autres engins percussifs, elle fit partie de Ryth'Miss, qui écuma, jadis, nos festivals colorés ( les Francofolies, Couleur Café...): au chant, percussions et kamale n'goni (le n'goni est un instrument à cordes , ressemblant vaguement à une harpe montée sur une calebasse trouée, faite en peau de chèvre, de zébu ou de rhinocéros).
Le n'goni à l'origine joué par les griots connaît une version moderne fabriquée par des chasseurs rebelles: le kamale n'goni!
Olivier Stroobant ( membre des groupes Djenkafo et Mali mali ), également formé aux percussions africaines: chant, kamale n'goni, percussions.
Et les petits nouveaux:
Martine Noschese( Mali mali, Belles Agogo): bukarabu, callebasse, oudou, râpe à parmesan... et backings vocals.
Et l'impressionnant Kalifa Koné.
Un maître au djembé, dunun mais aussi au balafon.
Tu te pointes à 20h23', Passeport Provisoire vient d'entamer son premier titre me souffle Fred Cerise en mode kirsch.
'Deniya' une engageante mélodie burkinabe, alliant adresse et générosité.
Le son enivrant du n'goni te transporte du côté de la savane dans laquelle damalisques, hippotragues ou phacochères gambadent sans passeport et insouciants.
Les habitués du Bar ont, tous, le visage épanoui et troquent leur bovril contre un zoom-koom rafraîchissant.
Même scénario enchanteur pour 'Nimagnanibi'.
Pour le Dieu de la musique, 'Apollo' , douceur et vigueur se côtoient sur fond de rythmes lancinants, propices au voyage spirituel.
'Orodara' une berceuse décorée de sonorités étranges, produites par un vase africain, l'oudou.
'Baba' seul titre non-originaire de Bobo-Dialousso, ville ayant vu naître Cheikh Lô.
Un festival de percussions.
'Taso Denu' retour au pays des hommes intègres pour ce blues entêtant qui sera suivi d'une chanson d'amour culinaire voyant Kalifa malmener la cucurbitacée transformée en tamtam, et, pour donner du goût au légume, Martine sort la râpe pour citrus et assaisonne la ballade.
Succulent!
Une autre chanson populaire de l'ex Haute- Volta, ' Sinte Kono Fe'.
Pascale, l'étymologiste, nous explique l'origine du titre/dicton: l'oiseau n'a pas de sein mais Dieu nourrit ses enfants. ( sic!)
Oui, c'est Dolly Parton qui signe la version country!
'Sabou' en hommage aux chasseurs du Mali, créateurs du n'goni moderne.
Une locale, Miss gazelle rouge, gratifie l'assemblée d'une performance dansée fort appréciée.
Un instrumental exotique au balafon et déjà le dernier titre, l' agité 'Anga Faso'.
Le Bar réclame un bis, ce sera 'Nimagnanibi' bis!
Out of Africa: passeport périmé, avec un brin de nostalgie: back to Siberia...
samedi 25 décembre 2010
BluesDealers - Deluxe - :'Goin' the extra mile'
A l'origine (vers le début du siècle) il y avait Charles Lee Roy Blues Band, un Chicago Blues band tout ce qu'il y avait de plus bruxellois. Tu retrouvais Roger Reynaert à la guitare- J C Darc, alias Tonton, aux lead vocals et seconde guitare ( oui, c'est le gars qui tenait La Goualante, le blues café près de la la gare de Calevoet/Uccle) - il y eut e.a. Benny Mason ( Tex, Medford Slim Band, Phil Clayton....) à la basse - aux drums, on a pointé Gianni Manente , mais aussi JC Baligand et last but not least, à l'harmonica Miss Geneviève Dartevelle.
Cette formation avait gravé ( en 2002) une démo six titres 'Delta Blues'!
Puis vint Mighty Roy and the Blues Dealers.
Roy, le costaud, c'était le fringant Roger, toujours guitariste, mais devenu chanteur - second guitariste: Chris Cadillac, que tu verras accompagner Harmogene dans Hobo Jungle - basse: Mark Fisher - drums: Luc Sterckx, alias Lucky Fly et, au début, en guest, puis membre définitif, à l'harmonica: Sainte Geneviève.
Mighty Roy et sa troupe écument les scènes blues du pays jusqu'en 2007, époque où Roger traverse une crise de doute et, par la force des choses, met le band en veilleuse.
2008, l'énergique Gene reforme une équipe et les BluesDealers - Deluxe- naissent sur les cendres du combo de Roger Reynaert.
Geneviève et Chris Cadillac sont toujours de l'aventure.
Pour les lead vocals et à la guitare acoustique, ils embrigadent Olivier (Loli) Decoene, la voix éraillée de Spirit of the Seventies .
Le Hollandais, Pieter Van Leeuwen tiendra la basse et derrière les fûts on retrouve Chris Thirion.
Tout ce beau monde tourne dans le même circuit blues que les prédécesseurs: c à d, le Grain d'Orge, le Petit Tonneau, la Péniche à Ronquières, le Jazz Marathon, Le Bistro à Jette etc...
En avril 2010, les BluesDealers - Deluxe sortaient un CD 7 titres ' Goin' the extra mile', devant leur servir de carte de visite!
Sept plages teintées des différentes colorations de l'univers blues: le typical Chess sound, le swamp, le boogie, le rural blues, le folk blues, le bluesrock ou cabaret rock.
'Standing on the corner', un traditional Chicago blues, ouvre les hostilités.
Une intro en shuffle, à la Jimmy Reed, la voix chaude de Loli se greffe sur les three chord riffs avant d'entendre le mouth harp s'inviter à la fête.
Tes pieds battent la mesure, ta tête dandine: c'est bon signe.
Ta limousine vient de monter sur la blues highway.
On reste du côté du Jump avec 'Kiss me or Cuss me' (Jim Wallace) que Francis Delvaux a déjà programmé dans son Classic 21 Blues.
On citera un auditeur: 'merci Francis, ça déchire!'
Mr Wallace is a great harp player nous raconte son collègue Bill Rhoades.
Faut que le petit Bill passe par notre plat pays pour écouter Miss Dartevelle!
'Going Down' Paul Lamb.
C'est pas un agneau, Paulo, qui s'entoure de King Snakes.
Le meilleur du British Blues à la sauce Manneken Pis!
Changement de cap avec ' Clap Hands' de Tom Waits .
Pas sûr que Loli se soigne au Bourbon assaisonné de chili peppers , mais ce que produisent ses cordes vocales ressemble comme deux gouttes de tord -boyaux aux roucoulements rocailleux du copain de Jim Jarmusch.
A deux mains qu'on applaudit ce formidable 'Clap Hands'.
'Pretty lil thing' de Sonny Boy Williamson.
Un voodoo shuffle traînant au Bo Diddley beat lancinant, sur lequel l'harmonica voltige fébrilement.
Sorcellerie et envoûtement à tous les étages.
Le swampy 'Too much of everything', des Fabulous Thunderbirds .
Humide, collant et addictif.
Le standard 'You don't love me ', de Willie Cobbs, clôt de bien belle façon cette démo magistrale.
You don't love me, pretty baby,
you don't love me, yes I know.
You don't love me, pretty baby
you don't love me, yes I know.
Après Junior Wells, les Allman Brothers , John Mayall, Booker T, Otis Rush... ou le Dead , les BluesDealers Deluxe nous gratifient d'une version qui déménage sec.
BluesDealers-Deluxe: 'Goin'the extra mile': 33'45"
Recorded at Studio Tuta Weza!
Cette formation avait gravé ( en 2002) une démo six titres 'Delta Blues'!
Puis vint Mighty Roy and the Blues Dealers.
Roy, le costaud, c'était le fringant Roger, toujours guitariste, mais devenu chanteur - second guitariste: Chris Cadillac, que tu verras accompagner Harmogene dans Hobo Jungle - basse: Mark Fisher - drums: Luc Sterckx, alias Lucky Fly et, au début, en guest, puis membre définitif, à l'harmonica: Sainte Geneviève.
Mighty Roy et sa troupe écument les scènes blues du pays jusqu'en 2007, époque où Roger traverse une crise de doute et, par la force des choses, met le band en veilleuse.
2008, l'énergique Gene reforme une équipe et les BluesDealers - Deluxe- naissent sur les cendres du combo de Roger Reynaert.
Geneviève et Chris Cadillac sont toujours de l'aventure.
Pour les lead vocals et à la guitare acoustique, ils embrigadent Olivier (Loli) Decoene, la voix éraillée de Spirit of the Seventies .
Le Hollandais, Pieter Van Leeuwen tiendra la basse et derrière les fûts on retrouve Chris Thirion.
Tout ce beau monde tourne dans le même circuit blues que les prédécesseurs: c à d, le Grain d'Orge, le Petit Tonneau, la Péniche à Ronquières, le Jazz Marathon, Le Bistro à Jette etc...
En avril 2010, les BluesDealers - Deluxe sortaient un CD 7 titres ' Goin' the extra mile', devant leur servir de carte de visite!
Sept plages teintées des différentes colorations de l'univers blues: le typical Chess sound, le swamp, le boogie, le rural blues, le folk blues, le bluesrock ou cabaret rock.
'Standing on the corner', un traditional Chicago blues, ouvre les hostilités.
Une intro en shuffle, à la Jimmy Reed, la voix chaude de Loli se greffe sur les three chord riffs avant d'entendre le mouth harp s'inviter à la fête.
Tes pieds battent la mesure, ta tête dandine: c'est bon signe.
Ta limousine vient de monter sur la blues highway.
On reste du côté du Jump avec 'Kiss me or Cuss me' (Jim Wallace) que Francis Delvaux a déjà programmé dans son Classic 21 Blues.
On citera un auditeur: 'merci Francis, ça déchire!'
Mr Wallace is a great harp player nous raconte son collègue Bill Rhoades.
Faut que le petit Bill passe par notre plat pays pour écouter Miss Dartevelle!
'Going Down' Paul Lamb.
C'est pas un agneau, Paulo, qui s'entoure de King Snakes.
Le meilleur du British Blues à la sauce Manneken Pis!
Changement de cap avec ' Clap Hands' de Tom Waits .
Pas sûr que Loli se soigne au Bourbon assaisonné de chili peppers , mais ce que produisent ses cordes vocales ressemble comme deux gouttes de tord -boyaux aux roucoulements rocailleux du copain de Jim Jarmusch.
A deux mains qu'on applaudit ce formidable 'Clap Hands'.
'Pretty lil thing' de Sonny Boy Williamson.
Un voodoo shuffle traînant au Bo Diddley beat lancinant, sur lequel l'harmonica voltige fébrilement.
Sorcellerie et envoûtement à tous les étages.
Le swampy 'Too much of everything', des Fabulous Thunderbirds .
Humide, collant et addictif.
Le standard 'You don't love me ', de Willie Cobbs, clôt de bien belle façon cette démo magistrale.
You don't love me, pretty baby,
you don't love me, yes I know.
You don't love me, pretty baby
you don't love me, yes I know.
Après Junior Wells, les Allman Brothers , John Mayall, Booker T, Otis Rush... ou le Dead , les BluesDealers Deluxe nous gratifient d'une version qui déménage sec.
BluesDealers-Deluxe: 'Goin'the extra mile': 33'45"
Recorded at Studio Tuta Weza!
mercredi 22 décembre 2010
Yan Yalego et Dannecker à la Salle des Fêtes de Saint Antonin Noble Val, le 17 décembre 2010
Bienvenue à Saint Antonin Noble Val !
Située à la limite du Rouergue et aux confins de l'Albigeois et du Quercy, nichée au creux d'un cirque de hautes falaises blanches surplombant les gorges de l'Aveyron.... etc, pour la suite, tu consultes le site de cette accueillante municipalité du Tarn & Garonne!
A une semaine du réveillon de Noël, l'association 'Même sans le train' organise un double concert folk/blues à la Salle des Fêtes locale.
Le début des festivités est annoncé à 21h, mais le culturel du côté Midi-Pyrénées souffre du même manque de ponctualité que son confrère bruxellois, il sera 21h30' lorsque Dannecker se présentera sur scène devant un public clairsemé.
Philippe Dannecker est un touche à tout: photographe, illustrateur, concepteur de sites web et guitariste hors-pair!
Pendant 45' instrumentales , il fera preuve d'un bel éclectisme, passant du blues rural, au blues malien, au bluesrock, au folk anglo-saxon, au classic rock, au jazz rock, toujours en faisant preuve d'une maestria magistrale.
Il entame le set par une composition hypnotique en hommage au John Lee Hooker africain: Ali Farka Touré!
'Family blues' qu'il a écrit il y a un quart de siècle, un fingerpicking aux relents bluegrass, sera suivi d'un boogie sec et nerveux.
Fait froid dans la salle, les séances d'accordage se succèdent.
Merci pour votre patience: une gaillarde classique à la Jan Akkerman interprétant John Dowland!
Brillant, les bravi fusent!
Changement de registre: pour Johnny Winter, un blues albinos féroce et ensuite un folk baroque, un croisement Bert Jansch/Leo Kottke.
Retour aux States pour un blues des années 20.
Honni soit qui Mali pense: un nouvel hommage, à Tinariwen ce coup-ci!
Quelque peu didactique, mais super efficace!
Changement de jouet et de style: à la slide un western blues sentant bon le Duane Allman et un bluesrock vicieux avec le même artifice.
Dannecker termine le set par une belle ballade romantico bluesy, le three inches long tube glissant toujours sur les cordes de la guitare.
Du savoir-faire, de la créativité et du vécu..
Good job!
Courte pause et Yan Yalego.
Yan n'est pas breton, Marseille est son port d'attache.
Yalego ne joue pas aux boules, sa C I indique 'Travailleur indépendant du secteur Musique'.
Y Y n'est pas adepte de Vincent Scotto, ses deux amours sont le banjo et le ukulélé , qu'il troque parfois contre un banjolélé.
Y Y chante, d'une voix traînante et noire, du jazz primitif, pour les rosbifs présents dans l'assistance: le early jazz!
Un classique, tout droit sorti de l'American folksongs book, pour démarrer dans le tragique 'St James Infirmary'.
Cab Calloway meets Arlo Guthrie sur background de banjo.
Un humoriste, le petit Yan au chapeau, pas du style Fernandel mais du genre second degré.
J'étais adolescent, MacGyver squattait le petit écran, c'est lors d'un des exploits d'Angus que j'ouïs pour la première fois 'Trouble in mind'... I'm blue, but I won't be blue always... comme le chantait si bien Nina Simone, vais décorer ma version d'un intermezzo de trompette buccale, peux pas me payer un vrai bugle et ma Vuitton est déjà pleine avec mes trois instruments à cordes.
Interprétation à la fois sobre et poignante.
Donc, cette miniature est un banjolélé, le fils bâtard du coït entre le banjo mâle et le ukulélé femelle, il va servir pour vous jouer une berceuse de la Guadeloupe 'Mon petit à moi' ( le petit amwé ? en créole), du travail d'archéologue dans la veine Ry Cooder déterrant Bix Beiderbecke!
'Les haricots sont pas salés' = 'on est dans la merde' chez les Cajuns.
Fayots sans sel mais zydeco épicé!
Je reprends mon banjo ténor pour le standard 'Why don't you do right', vais vous la jouer Roger Whittaker et son Mexican whistle.
En route pour le Delta du Mississippi:Robert Johnson 'Rambling on my mind'!
Fait pas torride sur les bords de l'Aveyron, un petit tour chez les vahinés ça vous dit?
Une carte postale en provenance d'Honolulu: ' Dream Melody' (?) ... stars are shining bright... , un petit effort d'imagination et tu aperçois Elvis en bikini !
1925 : le charleston, Louise Brooks, une coupe garçonne, le porte-cigarettes... 'Yes sir, that's my baby'!
Art Deco rétro!
Dannecker where are you?
Dépose ton verre et viens souffler dans ton harmonica, gars, ' Careless love' , dédié à une grande chanteuse de jazz dont je ne sais plus le nom.
Rihanna, Lady Gaga, Céline Dion, Rika Zaraï, peut-être?
Pourquoi pas Madeleine Peyroux?
Encore un petit Robert Johnson: ' Malted Milk', boisson idéale si t'as le cafard.
Et on termine la soirée par un chant créole sentant bon le Henri Salvador: 'Ti kannoooo' ...man pati à la nag...
Joli et frais.
Délicieux moment de poésie et de rêverie!
Située à la limite du Rouergue et aux confins de l'Albigeois et du Quercy, nichée au creux d'un cirque de hautes falaises blanches surplombant les gorges de l'Aveyron.... etc, pour la suite, tu consultes le site de cette accueillante municipalité du Tarn & Garonne!
A une semaine du réveillon de Noël, l'association 'Même sans le train' organise un double concert folk/blues à la Salle des Fêtes locale.
Le début des festivités est annoncé à 21h, mais le culturel du côté Midi-Pyrénées souffre du même manque de ponctualité que son confrère bruxellois, il sera 21h30' lorsque Dannecker se présentera sur scène devant un public clairsemé.
Philippe Dannecker est un touche à tout: photographe, illustrateur, concepteur de sites web et guitariste hors-pair!
Pendant 45' instrumentales , il fera preuve d'un bel éclectisme, passant du blues rural, au blues malien, au bluesrock, au folk anglo-saxon, au classic rock, au jazz rock, toujours en faisant preuve d'une maestria magistrale.
Il entame le set par une composition hypnotique en hommage au John Lee Hooker africain: Ali Farka Touré!
'Family blues' qu'il a écrit il y a un quart de siècle, un fingerpicking aux relents bluegrass, sera suivi d'un boogie sec et nerveux.
Fait froid dans la salle, les séances d'accordage se succèdent.
Merci pour votre patience: une gaillarde classique à la Jan Akkerman interprétant John Dowland!
Brillant, les bravi fusent!
Changement de registre: pour Johnny Winter, un blues albinos féroce et ensuite un folk baroque, un croisement Bert Jansch/Leo Kottke.
Retour aux States pour un blues des années 20.
Honni soit qui Mali pense: un nouvel hommage, à Tinariwen ce coup-ci!
Quelque peu didactique, mais super efficace!
Changement de jouet et de style: à la slide un western blues sentant bon le Duane Allman et un bluesrock vicieux avec le même artifice.
Dannecker termine le set par une belle ballade romantico bluesy, le three inches long tube glissant toujours sur les cordes de la guitare.
Du savoir-faire, de la créativité et du vécu..
Good job!
Courte pause et Yan Yalego.
Yan n'est pas breton, Marseille est son port d'attache.
Yalego ne joue pas aux boules, sa C I indique 'Travailleur indépendant du secteur Musique'.
Y Y n'est pas adepte de Vincent Scotto, ses deux amours sont le banjo et le ukulélé , qu'il troque parfois contre un banjolélé.
Y Y chante, d'une voix traînante et noire, du jazz primitif, pour les rosbifs présents dans l'assistance: le early jazz!
Un classique, tout droit sorti de l'American folksongs book, pour démarrer dans le tragique 'St James Infirmary'.
Cab Calloway meets Arlo Guthrie sur background de banjo.
Un humoriste, le petit Yan au chapeau, pas du style Fernandel mais du genre second degré.
J'étais adolescent, MacGyver squattait le petit écran, c'est lors d'un des exploits d'Angus que j'ouïs pour la première fois 'Trouble in mind'... I'm blue, but I won't be blue always... comme le chantait si bien Nina Simone, vais décorer ma version d'un intermezzo de trompette buccale, peux pas me payer un vrai bugle et ma Vuitton est déjà pleine avec mes trois instruments à cordes.
Interprétation à la fois sobre et poignante.
Donc, cette miniature est un banjolélé, le fils bâtard du coït entre le banjo mâle et le ukulélé femelle, il va servir pour vous jouer une berceuse de la Guadeloupe 'Mon petit à moi' ( le petit amwé ? en créole), du travail d'archéologue dans la veine Ry Cooder déterrant Bix Beiderbecke!
'Les haricots sont pas salés' = 'on est dans la merde' chez les Cajuns.
Fayots sans sel mais zydeco épicé!
Je reprends mon banjo ténor pour le standard 'Why don't you do right', vais vous la jouer Roger Whittaker et son Mexican whistle.
En route pour le Delta du Mississippi:Robert Johnson 'Rambling on my mind'!
Fait pas torride sur les bords de l'Aveyron, un petit tour chez les vahinés ça vous dit?
Une carte postale en provenance d'Honolulu: ' Dream Melody' (?) ... stars are shining bright... , un petit effort d'imagination et tu aperçois Elvis en bikini !
1925 : le charleston, Louise Brooks, une coupe garçonne, le porte-cigarettes... 'Yes sir, that's my baby'!
Art Deco rétro!
Dannecker where are you?
Dépose ton verre et viens souffler dans ton harmonica, gars, ' Careless love' , dédié à une grande chanteuse de jazz dont je ne sais plus le nom.
Rihanna, Lady Gaga, Céline Dion, Rika Zaraï, peut-être?
Pourquoi pas Madeleine Peyroux?
Encore un petit Robert Johnson: ' Malted Milk', boisson idéale si t'as le cafard.
Et on termine la soirée par un chant créole sentant bon le Henri Salvador: 'Ti kannoooo' ...man pati à la nag...
Joli et frais.
Délicieux moment de poésie et de rêverie!
dimanche 12 décembre 2010
"Baby, it's cold outside" à l'Archiduc, Bruxelles, le 11 décembre 2010
Le samedi, en fin d'après-midi, le plus élégant bar de la rue Dansaert, l'Archiduc, programme un free concert dans le cadre de son Jazz après shopping.
En ces préparatifs de festivités de fin d'année , ce sera un cocktail concert faisant la part belle à nos crooners locaux les plus glamour: Patrick Ouchène, George 'Burlesque' Bangable ( un mix Clooney/Clark), en guest le Brusseleir, Miel Van Hasselt, alias Mr. Day et pour les fines bouches, la pin-up, Miss Lolly Wish, qui décore sous forme de poster géant tous les Daf, Man, Scania, Berliet, Saviem, ou autre Fageol écumant nos belles autoroutes.
A 17h10, le bar est blindé et bruyant, peuplé d'une foule de touristes, de citadins ayant fourgué leurs emplettes dans leur petite automobile et de quelques m'as-tu vu de tous poils.
Manque à l'appel, le beau Patriiiick, coincé dans les embarras de circulation du Sabati dies.
Il te reste à reluquer les affriolantes créatures sirotant leur coupe.
17h45', le maître de céans annonce : Miss Lolli Wish.
Tu tombes de ton tabouret en voyant la réincarnation 2010 de Jane Mansfield, sobrement dévêtue, un lipstick agressif, un sourire Baby Doll et un mouvement de cils à faire blêmir un évêque pédophile.
Et la délicieuse enfant chante ( sur bandes pré-enregistrées) 'All that jazz', c'est mieux que Catherine Zeta Jones.
'Babe,
Start the car I know a whoopee spot
Where the gin is cold
but the piano's hot! '
Vais l'emmener là-bas dans ma Lincoln Continental!
Shit, mon jardinier cubain l'a fauchée prétextant 6 mois de gages non payés.
Pas grave, je passe chez mon banquier et la traîne chez Van Cleef & Arpels... Comptes bloqués, suspicion de fraude fiscale.
Ce sera le Marriott's Hotel à deux pas d' ici, on y sert de fabuleux Daiquiri. On nous refuse l'accès du lounge bar, Mia, qui t'y accompagna il y a deux jours, avait vidé son verre sur le tuxedo d'un espèce de cheikh déguisé.
En fouillant tes poches, tu trouves 3€, volés, rue Neuve, à un aveugle qui n'y a vu que du feu: une Carlsberg, please!
Ouchène enfilant sa tenue de scène, le gérant du bastringue poussera la chansonnette ' I've got you under my skin'.
Bravo, super, il pourra la refaire lors du second set.
On alterne, voilà le Copycat, une version Dean Martin de 'Let it snow' sur mixing chaotique.
On gare les rennes pour passer les rênes à Mister Day, très handsome dans son costard bleu de France, in 't Vlaams: 'De stoepen en de straten', que tu peux entendre sur son album 'Oostende'.
Belle romance de saison et il nous en balance une seconde 'Alle dingen die ik doe'.
Ouchène et le mambo: 'Sway', direction Mexico City, pour virer Las Vegas et une version Elvis de 'Blue Christmas', c'est moche de se retrouver seul sous le sapin.
Une Carlsberg, bitte, dois noyer le chagrin.
Lolli en piste pour un Broadway tune, probablement composé par Hugh Hefner... do you want to be a Daddy's babe...
Faut qu'on assiste à un de ses 'Burlesque' shows , elle est piquante, cette petite!
Le quatrième larron ,' Top hat white tie and tails', un charmeur Monsieur George!
Un duo George/Patrick : 1934, 'Winter Wonderland'.
A short Martini break..
Second set.
Ce cher George ouvre le bal: 'It had to be you', pour la petite histoire, on préfère Doris Day à Barbara Streisand!
Retour de la sulfureuse platine pour une nouvelle perle Judy Garland/ Rita Hayworth/ Jane Russell aux parfums Gentlemen Prefer Blondes, et avanti pour un teasing show torride.
Le Runnin Wild Domino vire country crooning avec le single composé par Robert Mitchum ' Little old wine drinker me' , une des meilleures booze related songs.
Miel et son Vlaamse kustrock et, à 10 jours du solstice d'hiver, il nous exprime un souhait...ik wou dat het altijd zomer was... pas très Noël, Emile!
George déterre Ol Blue Eyes: 'You do something to me' , ça pouvait pas rater Miss Monroe rapplique aussi sec ' Anyone can see I love you'
...lock me in your arms forever...
Veux bien, moi, mais où dois-je déposer ma Carlsberg, bébé?
"Elle a roulé sa bosse, elle a roulé carosse
Elle a plumé plus d'un pigeon "
Qui, Monsieur George?
'La Marie-Vison'
A Hollywood?
T'es trop con, péquenot!
Revoilà Patrick Brylcream, après un petit détour par le Vesuvio: 'That's Amore' !
That's a gay tarentella, Patrizio!
Champagne, Mademoiselle Wish fête ses 22 printemps ce soir ( depuis 5 ans, je crois) !
Un duo avec Herr Bangable, un pétillant Noël hawaïen, Santa Claus en bikini!
Bing Crosby 'I'm dreaming of a White Christmas' se devait d'être ajouté à la playlist, Ouchène s'y colle, suivi par 'Puttin on the Ritz' featuring George Astheure.
Ecoute, gars, t'avais de l'oseille plein les poches, now all you got to offer me's a drink of gin: 'Why don't you do right' .
Lolly, j'ai 26€ sur mon compte d'épargne, après le calcul des intérêts ils sont à toi!
'I've got you under my skin': bis!
Dean Martin a la cote ce soir: "Everybody Loves Somebody", on rallume les lights sur le Las Vegas Strip!
Nat King Cole 'In other words' par George avant le retour de Mr Day et de sa 'Baby so sweet' , de la pop ensoleillée comme les hits des Tremeloes dans les sixties.
Le duo Burlesque nous la joue Victor Victoria: ' Le jazz hot' et, pour mettre fin à cette avant-soirée Christmas Carols, le standard 'Santa Claus is coming to town' .
Patrick Ouchène nous signant la version 475 689 sous les applaudissements de toute la maison d'Autriche et de son prince!
Envolés les rêves.
Adieu mascara, strass et paillettes, retour à la sinistrose ambiante!
En ces préparatifs de festivités de fin d'année , ce sera un cocktail concert faisant la part belle à nos crooners locaux les plus glamour: Patrick Ouchène, George 'Burlesque' Bangable ( un mix Clooney/Clark), en guest le Brusseleir, Miel Van Hasselt, alias Mr. Day et pour les fines bouches, la pin-up, Miss Lolly Wish, qui décore sous forme de poster géant tous les Daf, Man, Scania, Berliet, Saviem, ou autre Fageol écumant nos belles autoroutes.
A 17h10, le bar est blindé et bruyant, peuplé d'une foule de touristes, de citadins ayant fourgué leurs emplettes dans leur petite automobile et de quelques m'as-tu vu de tous poils.
Manque à l'appel, le beau Patriiiick, coincé dans les embarras de circulation du Sabati dies.
Il te reste à reluquer les affriolantes créatures sirotant leur coupe.
17h45', le maître de céans annonce : Miss Lolli Wish.
Tu tombes de ton tabouret en voyant la réincarnation 2010 de Jane Mansfield, sobrement dévêtue, un lipstick agressif, un sourire Baby Doll et un mouvement de cils à faire blêmir un évêque pédophile.
Et la délicieuse enfant chante ( sur bandes pré-enregistrées) 'All that jazz', c'est mieux que Catherine Zeta Jones.
'Babe,
Start the car I know a whoopee spot
Where the gin is cold
but the piano's hot! '
Vais l'emmener là-bas dans ma Lincoln Continental!
Shit, mon jardinier cubain l'a fauchée prétextant 6 mois de gages non payés.
Pas grave, je passe chez mon banquier et la traîne chez Van Cleef & Arpels... Comptes bloqués, suspicion de fraude fiscale.
Ce sera le Marriott's Hotel à deux pas d' ici, on y sert de fabuleux Daiquiri. On nous refuse l'accès du lounge bar, Mia, qui t'y accompagna il y a deux jours, avait vidé son verre sur le tuxedo d'un espèce de cheikh déguisé.
En fouillant tes poches, tu trouves 3€, volés, rue Neuve, à un aveugle qui n'y a vu que du feu: une Carlsberg, please!
Ouchène enfilant sa tenue de scène, le gérant du bastringue poussera la chansonnette ' I've got you under my skin'.
Bravo, super, il pourra la refaire lors du second set.
On alterne, voilà le Copycat, une version Dean Martin de 'Let it snow' sur mixing chaotique.
On gare les rennes pour passer les rênes à Mister Day, très handsome dans son costard bleu de France, in 't Vlaams: 'De stoepen en de straten', que tu peux entendre sur son album 'Oostende'.
Belle romance de saison et il nous en balance une seconde 'Alle dingen die ik doe'.
Ouchène et le mambo: 'Sway', direction Mexico City, pour virer Las Vegas et une version Elvis de 'Blue Christmas', c'est moche de se retrouver seul sous le sapin.
Une Carlsberg, bitte, dois noyer le chagrin.
Lolli en piste pour un Broadway tune, probablement composé par Hugh Hefner... do you want to be a Daddy's babe...
Faut qu'on assiste à un de ses 'Burlesque' shows , elle est piquante, cette petite!
Le quatrième larron ,' Top hat white tie and tails', un charmeur Monsieur George!
Un duo George/Patrick : 1934, 'Winter Wonderland'.
A short Martini break..
Second set.
Ce cher George ouvre le bal: 'It had to be you', pour la petite histoire, on préfère Doris Day à Barbara Streisand!
Retour de la sulfureuse platine pour une nouvelle perle Judy Garland/ Rita Hayworth/ Jane Russell aux parfums Gentlemen Prefer Blondes, et avanti pour un teasing show torride.
Le Runnin Wild Domino vire country crooning avec le single composé par Robert Mitchum ' Little old wine drinker me' , une des meilleures booze related songs.
Miel et son Vlaamse kustrock et, à 10 jours du solstice d'hiver, il nous exprime un souhait...ik wou dat het altijd zomer was... pas très Noël, Emile!
George déterre Ol Blue Eyes: 'You do something to me' , ça pouvait pas rater Miss Monroe rapplique aussi sec ' Anyone can see I love you'
...lock me in your arms forever...
Veux bien, moi, mais où dois-je déposer ma Carlsberg, bébé?
"Elle a roulé sa bosse, elle a roulé carosse
Elle a plumé plus d'un pigeon "
Qui, Monsieur George?
'La Marie-Vison'
A Hollywood?
T'es trop con, péquenot!
Revoilà Patrick Brylcream, après un petit détour par le Vesuvio: 'That's Amore' !
That's a gay tarentella, Patrizio!
Champagne, Mademoiselle Wish fête ses 22 printemps ce soir ( depuis 5 ans, je crois) !
Un duo avec Herr Bangable, un pétillant Noël hawaïen, Santa Claus en bikini!
Bing Crosby 'I'm dreaming of a White Christmas' se devait d'être ajouté à la playlist, Ouchène s'y colle, suivi par 'Puttin on the Ritz' featuring George Astheure.
Ecoute, gars, t'avais de l'oseille plein les poches, now all you got to offer me's a drink of gin: 'Why don't you do right' .
Lolly, j'ai 26€ sur mon compte d'épargne, après le calcul des intérêts ils sont à toi!
'I've got you under my skin': bis!
Dean Martin a la cote ce soir: "Everybody Loves Somebody", on rallume les lights sur le Las Vegas Strip!
Nat King Cole 'In other words' par George avant le retour de Mr Day et de sa 'Baby so sweet' , de la pop ensoleillée comme les hits des Tremeloes dans les sixties.
Le duo Burlesque nous la joue Victor Victoria: ' Le jazz hot' et, pour mettre fin à cette avant-soirée Christmas Carols, le standard 'Santa Claus is coming to town' .
Patrick Ouchène nous signant la version 475 689 sous les applaudissements de toute la maison d'Autriche et de son prince!
Envolés les rêves.
Adieu mascara, strass et paillettes, retour à la sinistrose ambiante!
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