mercredi 16 septembre 2026

Album - Even Cowgirls Get Sad par The Northern Belle

 Album - Even Cowgirls Get Sad par The Northern Belle 

michel

 Americana / Country-rock

 Die With Your Boots On Records

 The Northern Belle is a luxury, 1930s Pullman-style British day-excursion train originally restored by the team behind the Venice Simplon-Orient-Express

Fort instructif, mais notre Northern Belle est originaire d'Oslo,  le  groupe est considéré comme un pionnier du  mouvement   nordicana .

L'instigatrice du projet se nomme  Stine Andreassen, non rien à voir avec la handballeuse, elle fait aussi partie de Silver Lining, un band indie folk, comptant un autre élément de Northern Belle (   Bjørnar Ekse Brandseth) et aussi Live Miranda Solberg   ( active chez  Louien).

Le groupe naît en 2012  et enregistre son debut album, qui porte son nom, en 2015.

Le disque inspiré par Gillian Welch,  Joni Mitchell, Jackson Browne  ou John Prine, marche pas mal dans les pays scandinaves, deux ans plus tard un live enregistré au Oslo Konserthus voit le jour.

Le groupe poursuit sa route, tourne sans discontinuer,  grave 'Blinding Blue Neon'   pour  passer en 2020 chez  Die With Your Boots On Records.

Quatre albums paraissent, le dernier  'Even Cowgirls Get Sad' est sorti il y a quelques semaines.

 Tracks: 

01. There’s a Party Tonight 

02. Burn FM (feat. Embla and the Karidotters)

 03. The Subway ft. Feber 

04.10 Lilacs 

05.No Friend of Mine 

06.Dead to Me 

07.Talk Talk Talk 

08.Miss My Friends

line-up:

 Stine Andreassen, lead vocals, backing vocals, acoustic guitar

 Preben Sælid Andersen,  piano, electric guitar, synthesiser, congas, glockenspiel

 Bjørnar Ekse Brandseth, pedal steel, electric guitar

 Øyvind Blomstrøm, acoustic guitar, mandolin 

Nikolai Grasaasen,  pedal steel

Tor Egil Kreken, bass, banjo

 Henrik Lødøen,  drums, percussion

 Halvor Falck Johansen.acoustic guitar

 

 Cover design: Ingrid Rognstad /Photos: Julia Marie Naglestad 

Tu verras, une cowgirl pensive, en tenue paillettes + deux croquis,    une petite vache timorée  et un noeud coulant endommagé. 

 'There’s a Party Tonight ', pas de calypso Italiano avec Mario Lanza, pas de aïe, aïe aïe,  mais un  uptempo aux couleurs  jangly pop, catchy en diable, porté par la belle voix  de Stine ( qui évoque celle de Nina Persson des Cardigans, le fleuron venu de Suède).

Preben abat la plus grande partie du boulot, passant  de la guitare électrique  au synthé en se chargeant d'aider Hendrik aux percussions.

Les backings   sont assurés par Stine elle-même.

 T'as cherché, en vain,  le coin où se déroulait la fête, t'avais dans l'idée de vider deux ou trois verres d'aquavit pour entendre Stine te dire ...stop drinking...

Stine Andreassen et Embla Karidotter ( ex drummer du groupe Razika) se partagent les vocaux  sur ' Burn FM', un country pop track  pétillant,  emmené par une pedal steel guitar allègre, elle est bien secondée par une rythmique travaillant à l'arraché et des guitares omniprésentes.

 L'hymne féministe aux allures de chevauchée fantastique,  réduit les  visées du dragueur en herbe à néant.

La ballade romantique 'The Subway'  calme le jeu, cette fois-ci, Stine accepte un coup de main du folk pop combo Feber ( Inge Bremnes, Helle Larsen et Bendik Braenne) , les voix s'harmonisent à merveille , la pedal steel  s'apitoie,  les guitares électriques et acoustiques  s'invitent furtivement  et en fin de morceau un piano dispense ses notes discrètes.

Un morceau empreint de délicatesse.

Retour à a country pop aux arrangements soignés avec '10 lilacs', le midtempo aborde les derniers moments d'une relation amoureuse , des lilas fanés  sur la table sont le reflet de l'amour mourant.

La plage prend fin sur un solo de guitare poignant. 

La batterie joue au métronome, puis vient la pedal steel et un banjo pour introduire ' No friend of mine',   toujours dans une  veine country  pop,  chère à des artistes tels que Shania Twain, Carrie Underwood ou Kacey Musgraves.

La voix limpide de la frontlady s'accorde à merveille  aux arrangements méticuleux développés par  les musiciens.

Tout coule de source, le côté relaxant du rendu est là pour flatter les pavillons sans la moindre trace d'agressivité.  

Comme les autres plages , 'Dead to me'  aurait pu être enregistré à Nashville, là où les cowboys et les cowgirls expriment leurs déboires en musique. 

  La mélancolie domine encore et toujours dans la suivante,   “Talk Talk Talk” , d'un côté tu as la musicalité instrumentale  lumineuse   et la voix rayonnante de Miss  Andreassen, de l'autre, le propos teinté d'amertume.

... Talk talk talk , you can't shut up.  Talk talk, it never stops... et moi pendant ce temps.... give, give, give, that's all I do... , ras le bol, c'est fini!

L'album prend fin avec '  Miss My Friends', un titre tout en pointillé  sur lequel Øyvind Blomstrøm a sorti sa mandoline pour accompagner la guitare acoustique et la pedal steel,  tandis que  Henrik Lødøen a été réduit au chômage.

'Even Cowgirls Get Sad' , un album esthétique,  manquant peut-être de piment!