lundi 14 septembre 2026

Ca part en L!VE avec DeserTGirlZ à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc, le 11 septembre 2026

 Ca part en L!VE avec DeserTGirlZ à Bonjour Minuit, Saint-Brieuc, le 11 septembre 2026

michel

Le temps de s'en jeter une ou deux  et les DeserTGirlZ déboulent pour te foutre  les boules.

 Diamora, Nanette et Gazoline, tenues  kitsch  extrêmes et cagoules colorées, sont, comme l'exprime leur dernier méfait, des transterroristes.

On aime tellement leur présentation sur bandcamp qu' on la rapporte:  

 C’est pour les mecs en robe pour tous les femboys
Pour les trannies qui collectionnent les sextoys
Les sissies les twinks les soubrettes à bite
Les puppy les grosses chiennes aux seins en plastique
C’est pour les pédales les cousines au placard
Travs de combat capuchées frappent au hasard

Que vivent toutes les luttes antifascistes
Que vivent toutes les luttes anti-impérialistes
Que vive la Palestine libre de la mer au Jourdain
Merci à celleux qui se battent et qui se sont battues
Et à celleux qui nous apprennent encore à le faire

Non, je ne crois pas qu'ils/elles seront invitées au prochain banquet du canon français.

Une déflagration monumentale annonce l'arrivée des filles du désert, des riot grrrls dont on n' est pas tout à fait certain que ce soient des girls, but who cares!

Une voix off déblatère un message destiné au commissariat, ça fait partie de la mise en condition cinématographique,  cagoule verte, cagoule rose et cagoule orange prennent la pose  avant de lâcher une première bombe hardcore punk délabrée, baptisée 'Origins', la genèse de leurs aventures de semeuses de terreur. Basé sur des tonnes de high energy beats  passés à la moulinette trance, hip hop, punk, house , le message s'infiltre dans tes neurones et va faire des dégâts irréversibles. 

Une des artistes saisit un micro pour annoncer ' bienvenue à l'élection de Miss Trans Bretagne 2026 ', tu ne faisais pas partie des candidat(e)s , sous  des éclairs de lasers  trash, les girlz se couchent, se mélangent,  avant de proposer 'Hélicoptère de combat' .

Elles se transforment en hélices lisses et tournoient  éperdument  en scandant leur texte hautement intellectuel, reprenant la blague transgenre favorite des Apaches.

Pour 'J'attends la fin'   tu vois apparaître, une basse, une guitare et un portable pour scroller et troller.

Plus fêlé que Stupeflip ou  le Klub des Loosers.

Avant chaque tirade , t'as droit à un interlude servant  à schématiser le morceau,  la suivante ' Bam bam bam bam' est une histoire d'amour , presque aussi belle et plus ' moderne'  que ....Il était mince, il était beau, il sentait bon le sable chaud, mon légionnaire ... 

Un B , un O un M un B un E, ça donne  'Bombe' et quand ça explose, ça fait mal.

Ils/elles nous offrent une chorégraphie atomique avant le final Hiroshima, qui les voit quitter la scène au pas de course. 

Salut, nous  sommes de retour pour vous jouer un mauvais tour., 1'40" ' Re-awakening' n'est pas plus long mais on nous promet la guerre!

DeserTgirlz te cherchent et te trouvent, un ministre à séquestrer, on arrive.

'Kurdt' est dédié à Kurt Cobain  , quand le punk et le grunge se marient, ça éclabousse et sur scène ça se corse et tu sais que là-bas, faut pas se foutre des locaux.

Une devinette à trois trous pour introduire, ' Cagoule jtm'  suivi par  'Crush' qui n'est pas une reprise de Lola Young  mais une chanson d'amour autotunée sur laquelle tu peux danser un slow lascif, tandis que la guitare te cisaille les entrailles.

A prendre au premier degré, ' Le pouvoir est maudit'  pour niquer l'extrême droite, et merde à la récupération!

Dérivé de gyno-, avec le préfixe auto- et le suffixe -philie, c'est l' autogynéphilie, tu veux en savoir plus, consulte le sexologue Ray Blanchard, qui divise   les femmes transgenres en deux catégories : les transsexuelles homosexuelles  et les transsexuelles  autogynéphiles .

C'est compliqué?

On te parle de trannies, de queers, de shemales et sinon  LGBT ou non-binaires, le lexique s'enrichit.

Ecoute ' Autogynorectoverso'   , ça peut t'aider à déchiffrer le problème.

Et si  ça fait boum, boum, boum,  c'est pour mieux dépeindre la question.

Voilà Saint-Brieuc, il en reste une ( et pas n'importe laquelle), le hit subversif  , 'Pénis de femme' , inspiré par le bouquin de Dora Moutot et Marguerite Stern.

Les militant(e)s du sexe ne pouvaient pas nous quitter sans un rappel,  'Revenge' conclut un concert hors normes.

Chaos total sur scène, deux catcheuses se roulent sur le ring, la troisième s'en mêle, tous les coups sont permis.

Les hooligans n'ont plus de sexe!