mercredi 11 mars 2026

Catchy par Catchy Peril

  Catchy par Catchy Peril 

michel

 Autoproduction / No Need Name

(nuclear) disco- punk/glam/synth wave /post-punk 

Moins de deux ans  après avoir  explosé le disco sur l'EP ' Disco Sucks' ( cf papier de Pascal) , les Marseillais de Damas, ayant enterré Bachir Al Acid  ( à la carte de visite cartésienne: Bachir Al Acid est un groupe issu de la rencontre entre Johnny Rotten et Claude François dans les toilettes secrètes de la zone 51) , le  groupe Catchy Peril revient avec une nouvelle bombe, baptisée  ' Catchy' .

 Benjamin Delair, Kévin Plasse, Paul Blanes et Louise Baudu ( une ex Frih Drah, toujours membre du projet 1003) sont donc de retour avec une rondelle qu'ils qualifient d'abrasive.

 Track List :

Lemon Eye

 Sugar Lane

 I Like it Hard

 Epilepsie

 Astro

 Orbiter 

Electricity

 Lovely

 Drugs

Crédits: Kévin Plasse (batterie),/Paul Blanes (basse, choeurs)/ Louise Baudu (synthé, choeurs)/ Benjamin Delair (guitare, chant) 

Les noms suivants sont mentionnés pour l'art work: Pat (photo), Krakovic (tattoo), Paul Tellier (design), Margaux Solia (Letters design / typo) .

Deux mains gantées black  s'évertuent à tatouer le muscle deltoïde ( probablement celui de Benjamin)  du mot catchy, qui surplombe un dessin obscur.

'Lemon Eye'  ( avec s sur bandcamp, sur spotify le citron est borgne) ouvre en forme de brûlot   glam/ proto punk, qui nous ramène vers de doux cinglés style Nina Hagen, sans les écarts opératiques, les Dogs d'Amour ou Hanoi Rocks.

Après un cri de hyène malade, basse/batterie et guitare attaquent en force, le synthé prend des coloris plastiques,  Benjamin  greffe son chant punky sur ce fond sonore forain, un choeur démoniaque s'invite à la fête pour s'époumoner ... you're on your way to die...

Sympa, plus besoin d'aller rendre visite à Madame Irma, la cartomancienne du bled. 

On n'a aucune idée de la ville où se situe la ' Sugar Lane' chantée par les Marseillais , on ne sait pas non plus si il s'agit de Brown Sugar, un peu acide, n'empêche qu'ils continuent sur la voie entamée par ' Lemon Eye'.

Pascal, à l'époque, citait B 52's, c'était pas idiot,  'Lucky Number' de Lene Lovich peut également servir de point de repère.

La batterie   gronde, le synthé vintage,  new wave première époque , et le chorus scandé, transpirent une époque où on s'amusait beaucoup, la guitare, un instant,  fait diversion, avant la réapparition du synthé et de ses effets theremin. 

On quitte la Sugar Lane,  pour ' I like it hard', crooné à la manière d'un Ringo Starr pour les morceaux les plus kitsch des Beatles.  

Le synthé valse en trois temps, le manège tourne au ralenti, les enfants s'amusent, tout baigne!