lundi 2 mars 2026

EP - The Flowers I See You In par Ninush

 EP -  The Flowers I See You In par Ninush 

michel

The Bird Records

folk/chamber pop 

Enfant Nina Lim a été gratifiée d'un surnom bien minouche: Ninush, maman étant polonaise, le choix s'explique!

Elle commence à étudier  le violon  à 7 ans,  on l'inscrit à la Guildhall School of Music and Drama, un établissement londonien renommé, qui a accueilli, e a, le jazzman Dave Holland ou la mezzo-soprano Anne Sofie von Otter.

Diplôme en poche, elle joue avec le   Paraorchestra, les London Mozart Players,  le London Contemporary Orchestra ou le  Chineke! Orchestra.

Oui mais, son hobby c'est le songwriting, elle bifurque vers la pop. 

On la voit au sein de   Black Country, New Road , son angoisse de jouer sur scène s'estompe, elle devient une session violoniste fort demandée: Michael Bublé,  JADE,  Sigur Rós, Paloma Faith, , Andrea Bocelli, Anne-Marie, Holly Humberstoner, Primal Scream, etc... font appel à son talent.

Fin 2025, elle lance un projet propre: Ninush !

Février 2026, un premier EP (  The Flowers I See You In) voit le jour.

Tracklisting:

 ‘Stardoll’
‘Tormentor’
‘Lady In Waiting’
‘I Don’t Mind’
‘The End’

Elle est aidée par le producteur  Sam Tsang pour la composition de deux titres, les musiciens ont pour nom:

 Violin and vocals: Nina Lim
Cello: Felix Stephens
Whistle, Flute and Saxophone: Lewis Evans
Synths, Mandolin, Piano, Harpsichord, Guitar, Tambourine: Sam Tsang 

 Piano: Will Fowler

Double Bass: Thea Sayer

Viola: Freya Hicks 

 Oboe: Catriona Lockhart
Harp: Ruby Aspinall
Tuba: Hanna Mbuya
Drums: Charlie Wayne 

 Additional orchestral arrangements: Sam Gale 

L'artwork, agrémenté d'un  dessin enfantin montrant une  fleur stylisée, embellie de deux yeux mi- moqueurs, mi- ingénus, illustre bien le titre de l'extented -play.

L'EP débute alors que le marchand de sable vient de passer, ' Stardoll' sonne comme une berceuse, la voix, douce, va permettre aux  petits de s'endormir en faisant de beaux rêves. Le synthé et le piano enfantins ouvrent la voie au violoncelle et au violon sereins, les vocalises, angéliques, qu'on croirait extraites de 'The Sound of Music'  complètent le tableau.

La charmante valse ' Tormentor' ,  avec son violon joué en pizzicato, ne va tourmenter personne et quand Lewis Evans  fait vibrer sa flûte, t'as l'impression d'être aussi léger qu'une plume duveteuse flottant dans un ciel azur.

Sam Tsang a choisi le clavecin pour donner un cachet raffiné à la plage 'Lady in waiting' qui prend fin  sur un piano proche de La Grande Polonaise de Frédéric Chopin.

Ravissant, est le qualificatif qui vient à l'esprit!

 

 

 

dimanche 1 mars 2026

stade au Barbe à Plouha, le 27 février 2026

 

stade au Barbe à Plouha, le 27 février 2026
 
michel 
 
AS Plouha Pludual, saison 2025/2026 , 12 matches  joués, 4 points glanés, dernière place au classement de la poule B du district 2, ça sent la relégation!
Mais c'est pas au stade du club  de foot que t'avais rendez-vous , mais au Barbe pour le concert annuel des ( quasi) locaux, stade!
Comme Yann, le patron, fait partie de la formation, c'est le brave Alain qui s'est chargé de la table.
 
Fin 2024, le trio constitué d'   Elouan Jégat ( guitare, chant) - Baptiste Le Solliec ( batterie)   et  Yann Ollivier ( basse),  s'était échauffé à Plouha avant de sortir, enfin, un premier album, chez Uptown Park , judicieusement nommé ' Musiques de Stade'. 
 
Non, ils n'ont pas repris ' We are the Champions', ils n'ont pas fait appel au twirling club de Goudelin pour faire office de majorettes, le bagad local n'était pas libre , ils ont tout fait à trois.
Ce soir devant leurs fans et quelques touristes, ils vont interpréter les titres de l'album, plus deux ou trois reliques.
 
Après quelques vannes préliminaires, la team attaque ( sèchement)  'Millionaire' , un mix de math rock/ alternative metal,  aussi massif que riche.
Crésus a été estomaqué par le jeu fougueux de Baptiste pour lequel l'expression "il frappe comme une bête"  a été inventée , la basse fulmine et la guitare flingue sans sourciller.
Après ces premiers excès sonores en forme d'instrumental, on passe au post punk ravagé 'Nu song', titre  qui ouvre l'album.
Elouan s'époumone, la basse tonne,  Baptiste étonne, Simone  s'abandonne.
On avait déjà tendance à citer Mike Patton ( Fantomas, Mr Bungle, Tomahawk, etc..), on ajoute une pincée de Liars, une once de Clinic, un zeste de Foals et, pour le refrain, des bribes des Who.  
Un bridge plus calme nous a un instant perturbés, ont-ils entamé en fondu un nouveau titre, c'était une feinte.
 
'Keep it burning' annonce Elouan, Jeanne d'Arc n'a pas ri, ils ont sorti le marteau-piqueur, ça dézingue mauvais, la basse, ramassée, fait très mal, un nouveau mouvement apaisé est là pour nous tromper car la reprise est encore plus mordante. 
Un second instrumental, pharmaceutique, déferle ,  ' Mercurochrome' .
On signale que cet antiseptique ne soigne pas l'entérocolite mais peut déboucher les pavillons auditifs. 
Après une intro bruitiste, c'est un humanoïde qui rapplique, ' Human robot' , on te rassure, il n'est pas question d'I A, l'adrénaline coule à forte dose dans nos veines, on est fin prêt à affronter tous les dangers.
Face à nous, c'est Baptiste qui attire l'attention, de temps à temps il se frappe le crâne avec une de ses baguettes, Yann prend des poses de soldat à la baïonnette bayonnaise piquée au piment d'Espelette, tandis que Elouan canarde sauvage.
2006, Raymond Domenech dirige les Tricolores. 
A  l'Olympiastadion de Berlin, la France et l'Italie se disputent la finale, Zidane perd la boule et agresse  Materazzi.
Tirs au but,  Trezeguet manque le sien, pas de Marseillaise!
Stade nous fait revivre tout ça avec 'Raymond Gommenec'h' ( oh, le jeu de mot) .
Elouan appuie sur la pédale, les commentateurs de l'époque  reprennent vie, le groupe habille le compte-rendu d'un habit noise rock, tendance psychédélique ( si, si, c'est  concevable).
Après un lâcher  d'obus infernal, ce n'est plus en 2006 que ton cerveau se ballade, mais en 1972, à Bruxelles pour la finale du Championnat d'Europe, Gerd Müller, Der Bomber, a atomisé l'Union Soviétique ( les drones n'existaient pas encore). 
 A la mi-temps les joueurs avaient reçu un quartier d'orange, les Bretons proposent ' Pamplemousse' .
Le tempo est saccadé, les panzers sont de sortie.
Un roulement de batterie amorce l'épileptique et concis   ' Petit Pont' , la machine s'affole pour finir en conclusion abrupte.
Après avoir honteusement saboté une comptine enfantine, c'est ' Cat's tongue' qui déboule, une tirade féline mesquine aux saveurs  de métal hurlant. 
Détail, on déplore la qualité des baguettes de nos jours, elles se brisent comme  une touillette à café!
Après un faux départ, et une réaction chimique avortée, le trio reprend ' Physique- chimie'.
D'étranges émanations  malodorantes s'échappent des éprouvettes, les trois fumistes risquent    de faire sauter le laboratoire, ce qui n'a pas le don d'effrayer une villageoise qui a entamé une danse rituelle aussi barbare  que sportive.
On a composé la suivante à la Sirène, pouvez-vous deviner le titre?
 Copenhague?
Bien essayé, Paimpol!
La basse est omniprésente, les vagues déferlent,  les goélettes  tanguent, les goélands cancanent, les cannes à pêche se reposent, le port salue les touristes.
Une intro white funk qui décape ébauche ' Serious man'   suivi par ' Hidden man'  pendant lequel Baptiste jongle, tandis que Elouan surfe à la Link Wray.
Yann lève un doigt, temps mort, je dois faire pipi, du coup  les copains brodent en mode grunge ( pas brunch), avant de passer au morceau participatif du répertoire, ' These boots are made for walking', un titre féministe, né avant Me Too, et avant ' Sufragette City' de David Bowie.
Si tu pensais que 'Ramblin' Rose' de MC 5 était un sommet de rock destroy, écoute stade saccager le tube de Nancy Sinatra.
Séquence merch, un CD voltige dans les airs, il est  récupéré par Amandine en plein vol, et stade termine la messe avec le métronomique ' 176 BPM'  qui permet une dernière fois à Baptiste d'étaler toute sa classe et son ardeur.
 
Le premier mars stade s'exporte à Binic! 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

mardi 24 février 2026

Triple Trouble @ Cafe Bizon, Brussels, 23 février 2026

 Triple Trouble @ Cafe Bizon, Brussels, 23 février 2026

michel

Le lundi ( non pas au soleil), c'est la soirée jam au Café Bizon.

A chaque fois, le sombre bistro,  dernier repaire des bluesmen bruxellois, situé à la rue du Pont de la Carpe , près de Saint-Géry, fait le plein .

Avant le boeuf mariné à la Stella, un groupe se produit pendant 45' à 1h, histoire de laisser le temps aux nombreux musiciens désireux de participer à la session d'improvisation de se préparer en ingurgitant un liquide devant supprimer toute trace d'inhibition.

Ce soir le rôle est tenu par   Triple Trouble!

Le groupe est relativement jeune, pas les   intervenants.

Des débuts en formule trio avec à la barre  Tom Fjordd ( vocals , guitar) Eda Ozdek  ( drums)  et Pierre Haezaert, qui ne laisse rien au hasard, il a emporté  65 harmonicas.

Le line-up a évolué, ce soir ils sont quatre: Olivier Buckley, guitar & vocals, enrôlé il y a 6 mois,  Piotr Dizuzide , bass, Eda Ozdek , drums et  Pierre Haezaert , harmonica. 

Pierre qui monte également sur les planches pour jouer la comédie, s'ébat avec Spoonful of blues ou   Moon light sugar  et  Blou Ice Band , Eda ( set de batterie réduit au strict minimum) dont le bristol mentionne researcher by day, dancer/dance teacher, zumba/pilates trainer by night, tambourine chez Lava Gina, Piotr , un habitué du coin, a dans son temps joué avec des moines noirs, et le plus jeune, Olivier est cité chez le  General Bazaar's Underground River Band, il joue également du Wizz Jones en solitaire, et s'occupe de son chat. ( précision, pas de lien de parenté avec Jeff).

Tu avises Eda à la terrasse, à quelle heure le gig?

20:30!

Super, direction le bar, t'as à peine commandé une Stella, que RickyBilly, caché derrière une consommatrice, te tombe dessus!

Le fléau de Bruxelles, c'est couru, il ne va pas te lâcher, en huit ans, il a eu le temps de compléter son stock d'informations aussi inutiles que pourries, c'est décidément pas ton jour de chance.

Il a entamé son monologue absurde depuis 10 minutes quand Triple Trouble décide d'entamer son exposé.

Comme le combo se targue d'interpréter du Chicago blues, il n'est pas illogique de débuter par un titre de Jimmy Rogers, un copain de Muddy Waters.

' Walking by myself' coule de source, l' harmonica dégouline, la rythmique fixe un scellement robuste, la guitare se promène comme le suggère le titre, la voix d' Olivier  n'est peut-être pas  aussi noire que celle du bluesman du Mississippi mais elle capte l'attention d'un public conquis dès les premières mesures.

Ja, ja, Ricky, zeker .

Le groupe a enchaîné sur un rhythm & blues remuant, ' The seventh son' de Willie Dixon , l'harmonica voltige, basse et drums consolident le mur, et la guitare joue au picador.

Gad, le septième fils de Jacob,  recherche la terre promise.

Et maintenant du bluegrass!

T'es sûr, lui dit Pierre, les pelouses sont gorgées d'eau.

Changement de programme,  ils semblent avoir opté pour 'When you got a good friend'  de Robert Johnson qu'Eric Clapton  a repris sur son tribute au gars qui avait conclu un pacte avec le diable.

Avec ' Bluebird' on a droit à un premier slowblues dont n'a pas entièrement pu goûter au chant enivrant, la commère couvrant  le pépiement du merle bleu, too bad!

Puis vient  ' Sadie' de Hound Dog Taylor , là  on revient au shuffle suintant qui permet au guitariste de faire preuve de virtuosité.

Si la version originale de 'Te Ni Nee Ni Nu' est signée Slim Harpo, c'est l'interprétation de Stevie Ray Vaughan qui a frappé les imaginations.

Groove et blues au menu! 

Avec une intro d'harmonica digne de Charlie Musselwhite, ' Chocolate Jesus' de Tom Waits est engagé sur un tempo nonchalant, c'est là que Jésus a réussi un miracle, RickyBilly est parti en griller une en terrasse.

Quand t'iras à Lourdes, t'allumeras un cierge!

Quelques palabres précèdent le rockabilly sulfureux , 'Rocking daddy' qui annonce la fin du prélude.

Avant la jam on vous joue 'River boat song' de J J Cale.

Soudain un gars, pris d'une inspiration divine, saisit le micro pour hurler ' Fuck Donald Trump' .

Désormais fiché on lui  a retiré sa carte Visa, son visa et ses Marlboro, comme  pour Conner Rousseau, il est indésirable chez Donald.

Nous on s'en fout, on a pris place sur le steamboat Natchez qui descend le fleuve à la vitesse d'une tortue handicapée.

Relax, Max! 

Place à The Jam, sans Paul Weller et  sans les Frères Jacques. 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

lundi 16 février 2026

Parrots Tones at Le chaland qui passe, Binic, le 15 février 2026

 Parrots Tones at Le chaland qui passe, Binic, le 15 février 2026

michel

 Chris Cohen en concert au Chaland qui Passe, le 15 février 2026!

Tu notes dans l'agenda, c'était sans compter sur des aléas, peu avant la date fatidique, un mot du Chris.... Hey everyone, I ' m really sorry to say this but I' m canceling most of my tour dates..

Déjà tu méditais et étudiais d'autres plans, quand Arnaud, jamais  à court de ressources, annonce un concert de dernière minute:   Parrots Tones remplacent Chris Cohen au pied levé.

Faut expliquer tout ça à madame, qui te traite de girouette! 

Va pour les  cacatoès!

Quand trois vétérans, pas rouillés,  décident de sortir leurs instruments acoustiques pour reprendre des pépites punk, glam, British blues, pub rock ou simplement rock, tu peux t'attendre à de la lave en fusion,...leur mix dézingue grave.

D'où sortent des oiseaux pas encore tout à fait déplumés?

Du Havre, ils sont trois, on n'ose additionner leurs années d'existence,  12 bouliers sont insuffisants, ils ont traîné avec d'autres massacreurs de notes, le gars au petit chapeau, François Lebas, tu l'as croisé en mai au sein de François Premiers ( cf papier), Gilles Adam  a quitté l'Eden pour jouer avec Mob's et Travaux, Swing be Good ou Mr Speaker, Laurent Mortain, l'hirsute qui a ingurgité tout le bocal de cacahuètes du bistro ( normal pour un ara qui joue au singe) est cité chez Phonon.

Ce soir François  chante, tapote les touches du piano ou gratte une acoustique,  Gilles chante, agite un tambourin et joue de l'acoustique, et Laurent martyrise une contrebasse, assure les backings, de temps en temps s'amuse avec la guitare de Gilles, tout en vidant des bocks.

Enregistré chez Stiff, un gage de qualité, ' I'm a Police Car' de Larry Wallis ( une légende: Blodwyn Pig, U F O, Pink Fairies, Motörhead....) , ouvre les débats.

Le piano sautille, la contrebasse gronde, l'acoustique tique et la voix joue aux sirènes.   

Fabian des Hawkins est aux anges!

Si Fats Domino a chanté ' Ain't that a shame', c'est celui de Brian James ( The Damned) qui succède  à la Sedan pilotée par un flic nerveux.

Laurent, le pince sans rire, signale: c'est une honte, ça manque de bière dans les retours.

La tireuse en action,  puis deux acoustiques en embuscade pour ' Keys to your heart ' des 101'ers de Joe Strummer.

Direction l' Australie, 1978, The Saints grave ' The Prisoner', la voix pleine de morgue  de Chris Bailey  fait de l'effet, la version des Normands sent la boue charriée par la Seine.

C'est crasseux, comme il se doit, on a aimé le sifflement  de Gilles qui cherchait une Eve dans le troquet, il n'a vu que le chien du patron venir lécher  les pompes du pianiste. 

Après le très sec ' You better than that'   vient un doublé Slade en fondu normand, 'Coz I Love you' et 'Look at last nite'.

 Sortez les platform boots et les paillettes!

Une cover improbable pour suivre , ' The Beat', que l'on doit à un obscur combo mod, The Scene.

Choeurs doo wop , chant saccadé, tempo nerveux... à l'abordage, ça  déménage  sauvage!

Les Dead Boys, ' Not anymore' pour lequel le bouffeur de peanuts a sorti l'archet, précède la seule compo d'un membre de la volière, 'Ride my time' est de la plume de  Jacquot, sorry de François, qui le chante d'une voix rocailleuse.

Un petit gothic rock, tendance boogie vaudou de cimetière marin , voici ' Night Creatures'.

Alice Cooper, ' Long way to go' nous rappelle que la route est longue et poussiéreuse  et que  ça use les souliers.

Quoi, pas de pause le dimanche en matinée, tu rigoles, même pas  le temps de griller une Gitane en terrasse?

Break tabac et set 2!

Reprise en douceur avec ' If you only let me try' pour ceux qui n'ont pas invité madame à danser le slow à la Saint-Valentin,  puis retour au piano  rock avec 'The Change' . 

C'est fou le nombre de gens qui marchent en solitaire, de Green Day à Fats Domino en passant par Gary Moore, Marc Cohn ou Kiss, le trio a repris un titre baptisé ' Walking'     dont on n'a pas retrouvé l'interprète original.

Par contre ' Igloo' est attribué aux   Screaming Tribesmen, des gens de Melbourne partis à la rencontre des Esquimaux. 

Encore plus énigmatique, où ont-ils été cherché 'Gutter kids' des Dyaks, d'obscurs punk à l'existence éphémère.

Et, mais on a oublié 'My love for you',

Oubli réparé, on passe à 'Wait for the blackout' des Damned , en versant une larme à la mémoire de Brian James! 

On n'a pas besoin de s'accorder, c'était faux jusqu'ici...  les perroquets et le second degré ne font qu'un!  

Et en parlant d'oiseaux voici ' Big bird' d'Eddie  Floyd, un monument Stax.

Deux notes ont suffi, puis la phrase initiale . . I'll buy you a Chevrolet ... pour reconnaître le fabuleux ' Hey Gip' de Donovan.

Merci, messieurs! 

Deux fois, merci, car ' Keep on running' du Spencer Davis Group est tout aussi  grandiose.

Louise et Carmen ont entamé un pas de rock'n'roll pas vraiment académique, elles n'ont pas été retenue  pour le championnat régional de danse sportive de Bretagne.

L'Australie est une terre bénie des dieux rock , en 1985, les Hoodoo Gurus nous ont offert le doux amer ' Bittersweet' , et puis du côté de la Big Apple il y avait quelques poupées, pas gonflées, qui chantaient ' Trash' ,  c'est du  propre!

Joe Jackson a bien écouté Bo Diddley avant de lâcher le très sharp  ' Baby stick around'  

On termine en fanfare, comptez jusqu à quatre, s v p , voici les Ramones avec  'Beat on the brat'.

What can you do.... questionne Dee Dee?

  Commandez une bière et allez narguer les goélands en écoutant 'Papagayo' de Les Baxter and His Orchestra, par exemple

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

samedi 14 février 2026

Fanny Simon "Mais que vont dire les voisins" au Barbe, Plouha, le 13 février 2026

 Fanny Simon  "Mais que vont dire les voisins" au Barbe, Plouha, le 13 février 2026

michel

Pas de concert chez Yann, ce soir Le Barbe accueille Fanny Simon pour un  One Woman Show.

Elle propose: On y va?

T'étais pas chaud, Thierry Le Luron, Bigard ( pas les saucisses,  Jean-Marie, comme Le Pen), Ary et les sales connes, Booder, Canteloup, Nawell Madani, Mathilde Panot et l'autre dissident, Mélenchon, c'est bof!

T'étais resté sur Raymond Devos, Desproges et Bedos, mais bon, demain on fête Valentin, t'avais pas acheté de pissenlits, tu réagis: c'est OK,  mon chérubin ( putto est snob) !

Fanny Simon, c'est une grande bringue délurée, des tonnes de followers sur facebook,  c'est un débit torrentueux,  des mimiques démentes et une avalanche de  vannes invraisemblables.

C'est du Florence Foresti, du  Chantal Ladesou, puissance douze!

Avant d'assister au show, on te prodigue quelques conseils préliminaires:

Evite de prendre place au rang un.

S tu te prénommes Hubert ou Patrick,change de prénom.

Si t'envisages de commander une bière ou de te rendre aux lieux d'aisance, lève le doigt et demande l'autorisation avant de te lever.

Si elle dit OK, tu réponds wouf, wouf, même si tu détestes les cabots.

Ne lui signifie pas qu'à Plouha, les autochtones ne sont pas des Plouhannais ou niais mais des Plouhatins. ( imagine ce que ça peut donner à Montcuq).

Abstiens-toi de lui signaler que le Kouign Amman, ce n'est pas une gouine en provenance d'Amman.

Ne chuchote pas à l'oreille de ta voisine quand Fanny tourne le dos, tu risques de te retrouver dans un coin, les mains sur la tête.

Si tu habites dans un bled de moins de six habitants, ne le signale pas, elle va devoir modifier son sketch.

Si le hoquet te gagne après avoir ri comme en cétacé échoué près des falaises au Palus , essaie de contrôler au maximum ta myoclonie phrénoglottique. 

Sinon, tout va bien, madame la Marquise, en quittant l'établissement tu seras un homme déconstruit, mais heureux!

Oui?

T'as ri, avoue!

Je veux mon avocat! 

 

jeudi 12 février 2026

Taking My Side- EP par Emma Harner

  Taking My Side- EP par Emma Harner

not on label

  folk/ pop/ math rock

michel

Emma Harner ( non pas Harper Valley P. T.A., ça c'est Jeannie C.Riley) est originaire de Lincoln,  au Nebraska, et désormais établie à Boston.

A moins de 3 ans, le bébé joue déjà du violon, mais c'est la guitare qui l'attire. 

Elle émerge en 2022 grâce à des clips publiés sur Tik Tok et Instagram, en avril 2024  paraît un premier single ' When you mean it'.

Les réactions fusent, ...  Emma Harner is a breath of fresh air ... écrit un admirateur.

Sur la lancée, elle sort un autre single: 'Bricks and Wedges',   suivi, lors de l'été 2025, d'un premier EP ' Taking my Side' , classé EP of the month par le magazine Loud Women.

Un tout nouveau titre, ' Gale' voit le jour fin janvier 2026, c'est l'EP qui sera disséqué!

Tracks

 1. False Alarm · 02:37 ; 2. Do It · 03:25 ; 3. Yes Man · 03:06 ; 4. Lifetimes · 03:48 ; 5. Again · 01:38

Credits:

Emma Harner - voice, guitar/ Will Easley- bass/  Tamir Barzilay- drums/ Shaan Ramaprasad - string arrangements/ Rob Moose- violin.

 Cover photo by Sydney Tate.

 Emma, allongée sur un tapis douillet, se cache la figure  des deux mains, à côté de son visage traînent une montre, cinq guitar picks, un bracelet et des figurines en caoutchouc.

'False alarm' démarre par un riff de guitare ne sonnant pas faux,  it is  about homesickness in the city, confie la timide jeune personne.

La voix est plus délicate qu'une plume duveteuse, le jeu de guitare, en fingerpicking,  tout en dentelle fine,  et les percussions discrètes   flattent les tympans.

C'est simple,  fluide,  léger , quasi magique!

 Les cordes de Shaan Ramaprasad ont  enrobé  ' Do it' d'un duvet fleuri, la guitare marivaude gentiment, tandis qu' Emma d'un souffle aérien, quasi mystique, murmure son texte mélodieux en l' ornant de vocalises angéliques.. 

Emma, you shine, a écrit un fan ému! 

On passe à 'Yes man ', un troisième morceau construit sur d'astucieux arpèges de guitare, accompagnés, cette fois, par  un drumming  soutenu ( Tamir Barzilay). 

Comme pas mal de singer songwriters  du sexe, autrefois qualifié de faible, Emma Harner décrit une amitié toxique,  qui finalement lui aura ouvert les yeux pour ne plus tomber dans le même piège à l'avenir. 

'Lifetimes' s'avère être la plage la plus élaborée et la plus introspective  de l'EP , le jeu de guitare très technique n'altère nullement toute l'émotion contenue dans les lyrics,  les soupirs de  violon ( Rob Moose),  introduisant un  second mouvement,   accentuent toute la profondeur du morceau.

La lecture s'achève sur une méditation  d'à peine  une minute 38 secondes. 'Again', aux  arpèges soyeux, appuyés  par  des cordes  mélancoliques et une  voix  en clair obscur,   conclut un premier EP d'une artiste promise à un avenir radieux.

 

 

 

mardi 10 février 2026

Grace Pettis au Lieu Jaune - Saint-Eloi ( Louargat) , le 8 février 2026

 Grace Pettis au Lieu Jaune - Saint-Eloi ( Louargat) , le 8 février 2026

michel 

A la Saint-Eloi  on boit, les ouvriers du métal ne te contrediront pas!

 Saint-Eloi, c'est aussi une paroisse de la commune de Louargat, tu peux y admirer une remarquable église, une fontaine classée et, comme tu connais les coutumes, tu te  poses la question: on boit où?

Juste à côté de l'église, tu déniches un sympathique bistrot, le Lieu Jaune, ex- Chez Mémé.

Ce très accueillant café associatif a attiré la grande foule en ce dimanche humide,  les tenanciers ont programmé un concert de Grace Pettis, suivi d'une jam session.

Comment une Nashville-based lady, originaire d'Alabama, aboutit-elle dans un coin perdu du côté du Menez Bré ....c'est simple, sa maman s'est établie à Tréguier, du coup la gracieuse  Grace s'est dit, pourquoi pas une résidence en France pour composer de nouvelles chansons!

C'est à  Fontaine-sous-Jouy dans l'Eure qu'elle s'installe et jouit ( pas de connotations sexuelles) d'une existence paisible : I live in the wrong country, écrit-elle en comparant la vie en Normandie rurale et la vie aux States.

Fort bien, dis-tu, mais qui est Grace Pettis? 

 La fille du singer-songwriter Pierce Pettis est elle-même une chanteuse/ storyteller  réputée, à son palmarès  de nombreux  succès  lors de prestigious songwriting contests, des chansons interprétées par,  e a , Sara Hickman ou  Ruthie Foster, plusieurs  albums sous son nom et des enregistrements avec le trio Nobody's girl ( formé avec Rebecca Loebe et Betty Soo).

Avec Marcus Scott ( un dramaturge from New-York) , Grace prépare  a creative dialogue at the intersection of music and theater.

Résultat dans quelques mois.

Accompagné par madame, tu prends place sur des chaises rangées à un mètre de la scène, la chanteuse, armée d'une guitare acoustique, se pointe, sourit et bredouille , hello, je suis Grace Pettis, sorry, mon français n'est pas fameux, je vis à Nashville.

Elle débute le set par un morceau composé en Irlande, une contrée aussi humide que la Bretagne, ' Rain' est donc un titre logique. 

La voix à  la fois puissante et lumineuse  interpelle, le jeu de  guitare, sans fioritures,  accompagne le texte.

Après un titre on décide de la classer aux côtés d'autres artistes se mouvant dans le milieu folk/americana:   Mary Chapin Carpenter,  Tift Merritt,  Kathleen Edwards, Eilen Jewell!

La suivante, la ballade,   'Eileen' (?) sonne comme un traditionnel des Appalaches.

Grace chante avec son âme, la voix monte haut et convainc un public attentif.

Next one is a song I haven't played for a while , 'Wild' , un titre aux connotations écologiques qui marque son regret de voir la nature être dégradée.

Elle formule.. 

Something wild
We gotta build fences around it
Why do we do that?
Something wild
Why can’t we leave it the way that we found it?

Et trace un parallèle avec sa vie amoureuse..
Why do we do that to love? Why did we do that to us?

Un superbe morceau!

Elle tient à nous décrire le sens de ses chansons et se heurte à la barrière de la langue, heureusement il y a ( oublie Findus) le cell phone et une application  qui peut traduire   les phrases énoncées in  French, 'The crossing over' est une chanson de rupture.

Elle nous ouvre  son âme et confie son désarroi avant de proposer  'Whiskey'  qui n'a aucun rapport avec ' Lovin' Whiskey' de Rory Block, mais qu'elle interprète avec des effets de voix impressionnants.

Un gars a fort bien décrit son timbre puissant: " her voice is like  a wide open prairie, full of waving golden grains before menacing, dark thunder clouds” 

Après quelques considérations sociales à propos de l'Amérique de Trump, notamment de sa brigade anti -immigration ICE  et d'une série de meurtres occultés, elle décide de nous interpréter  la chanson qu'elle a chanté lors de sa  tournée aux States en août dernier, 'Matthew 25:40' , d'après le verset de  la Bible.

Une grosse claque que ce titre aussi puissant  que les protest songs d'un certain Bob Dylan. 

You deserve a happy song with simple lyrics now, here is 'Joy'  , un titre positif après les affres causés par un divorce.

Aimez-vous Leonard Cohen?

La réaction vient sous la forme d'un 'yes' unanime, sa version de ' Bird on a wire' a ému les coeurs sensibles.

Non, elle n'a pas embrayé sur Patti Smith, ' Horses'  est de sa plume, et si tu penses à Robert Redford en entendant cette belle chanson, on ne te blâmera pas.

La suivante est un gospel pour les athées , ' When nobody's watching' co-écrit avec Gary Nicholson ,  Grace se pose les questions existentielles, qui est-on vraiment,   ...who do you wanna be when nobody's watching?

Marcus Scott est dans l'assistance, tout comme la maman de l'artiste, c'est avec lui que j'ai composé la suivante narrant l'histoire d'amour entre le roi Salomon et la reine de Saba.

Le récit est différent selon que tu lis la Bible, le Coran ou le Talmud!

Balkis, la reine éthiopienne chante à Salomon... there's so many reasons not to love you...  ( 'So many reasons') 

'Titanic' is another lovesong,( pas encore enregistrée sur disque) , vous pouvez reprendre le refrain avec moi .

On a essayé, on a bafouillé, on l'a écoutée!

Et pour terminer ce set passionnant,  Grace propose une seconde cover, 'True Colors' de Cindy Lauper , celle-là on a réussi à la  fredonner avec elle.

Evidemment, Le Lieu Jaune ne l'a pas laissée se sauver sans un bis, elle a choisi le traditionnel celtique ' The Parting Glass' que ses parents chantaient lors de leur séjour en Irlande avant de céder la place à un ami tâtant du folk rock.

Grace Pettis:   a little bit folk, a little bit country/Americana, and a whole lot of soul, disait la pub, elle ne mentait pas!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 9 février 2026

Full Moon Little House à Bonjour Minuit , Saint-Brieuc, le 7 février 2026

 Full Moon Little House à Bonjour Minuit , Saint-Brieuc, le 7 février 2026

michel

Pleine lune, on va aux coquillages?

Désolé, sommes attendus à Bonjour Minuit pour la release party  de Full Moon Little House.

Après le hors-d'oeuvre très digeste ( Amel Amar), FMLH vient présenter son   nouvel album, « Death in Paradise », qui n'est probablement pas inspiré par la série du même nom, diffusée en son temps sur une chaîne publique.

En avril 2023, le groupe, fondé par Kévin  Navizet, se produisait dans la même salle, Pascal y était ( cf papier),  en décembre, avant la sortie du disque,  il accueillait Kévin pour une interview pour  Space Monkey sur Radio Activ'.

Il t'a refilé son crayon pour analyser le concert de ce soir.

Depuis un moment le line-up de la formation s'est stabilisé. Pour accompagner la casquette Navizet ( chant, guitare, compos),  il y a donc Baptiste Le Solliec ( drums, some backings), celui qui est bien caché, Stéphane Bilger ( keys, synthé), et Yan Rospabé ( basse, parfois guitare et secondes voix).

Tous ces gens s'agitent ailleurs,  Baptiste chez Stade, Skopitone Sisko, ( e a), Stéphane chez The Light Side Band et Yan chez, e a, La Blanche, Usbix, Personyk, Akouztyx ou  le projet Pleurs de Joie....., quand il ne joue pas au badminton. 

Le public s'impatiente, à tes côtés Marie-Jeanne, qui carbure à la mousse, se plaint de la présence d'une dizaine de mouflets sagement assis aux pieds de la scène... c'est quoi, ce cirque, merde, c'est un concert, pas le jardin d'enfants.

T'as failli lui payer un verre, histoire de la calmer, tu t'es ravisé, faut pas créer de faux espoir! 

C'est parti, une bande introductive, basée sur des sonorités ferroviaires,  voit les musiciens descendre du wagon et  prendre place, ' Kings in the haze' , le premier titre du nouvel album est attaqué.

La voix est trafiquée, le nappé de claviers imposant, la guitare plane, la basse et la batterie roulent tranquillement, on ne sait pas si la brume est en cause, mais à la fin du titre, Kévin nous confie s'être planté.

Marie-Jeanne, Miss Pompette, n'a rien remarqué, sa tête suivant les mouvements de la locomotive.

On connaissait l'univers de FMLH après avoir bien écouté l'album précédent, ' Funeral', on savait qu' on pouvait s'attendre à un prog rock raffiné, dans le style du Floyd ou d'Archive,  avec quelques relents trip hop bien sentis, le groupe a encore peaufiné le style sur cette seconde plaque.

 Des effets larsen amorcent ' Death in Paradise', après le trip Trans Europe Express, c'est un voyage cosmique  qui nous est proposé.  A la lisière du shoegaze, le groupe surfe entre les nuages et les étoiles, le son nous enveloppe,  on doit se frotter les yeux, tellement c'est beau là-haut.

 Coucou Major Tom , hello Syd, bonjour à  toi,  le joueur de flûte  qui annonce l'aube.

Après un final tourbillonnant ,  précédé d'un gimmick 'Baba O' Riley' , l'orgue majestueux attaque ' Silver & Gold'.

Baptiste s'agite, d'un  drumming soutenu, il  maintient le cap,   la voix, ténébreuse, pénètre tes cellules, mais c'est le travail immense de Stéphane aux keys qui impressionne le plus.

Marie-Jeanne, en extase, flotte dans un univers parallèle.

Du coup, le chef annonce ' Wolf'  .

Un loup, où ça, réagit la mégère!

Panique pas,  tu lui dis, c'est l'histoire du petit chaperon rouge.... sinon, cette ballade  downtempo  peut évoquer,  par ses climats, le magnifique 'Epitaph' de King Crimson.

Oui, on ose des rapprochements audacieux,  car désormais Full Moon Little House joue dans la cour des grands.

Après une sérieuse montée en puissance en vue du terminus, on passe à 'Stellar Call' , là-haut le ciel s'embrase, les galaxies se dévoilent.

Grâce à FMLH,  tu peux te débarrasser de ton   écorce corporelle pour devenir immatériel et côtoyer les astres.

Tiens, Yan, je te  refile ma guitare,  c'est toi qui as conçu 'The Reach' , un morceau lancinant reposant sur des arpèges délicats.

 Euh, je reprends la basse et te rends la guitare pour un dernier mouvement flamboyant. 

Il annonce: 'Rebirth' a été composé  en écoutant ma fille de 6 ans, d'où un chant enfantin au démarrage.

 Dans la voûte  céleste les étoiles dansent, ce qui a ravi les vieux hippies qui auraient voulu arroser le public de fleurs multicolores.

Un orgue liturgique  succède à la comptine initiale  , la plage s'enfièvre  pour se fondre  dans' Eyes',   extrait de l'album précédent.

Des  bidouillages électroniques l'habillent et  agressent  ton cerveau.

Quand   FMLH se prend pour Front 242, ça cogne sévère, attention les yeux!

Il en reste deux, affirme le chef!

Le requiem prog '77 Echoes'  est suivi par  le kilométrique ' Funeral', le titletrack mélancolique du premier LP.

Baptiste, concentré, frappe mécaniquement, le clavier brode, la voix éthérée accompagne la mise en terre du cercueil, quelques effets vocoder frémissent, basse et guitare  se dispersent, une nouvelle fois, l'âme du Floyd rôde. 

Pendant 10 minutes, tu t'es recueilli pour suivre ce convoi funéraire jusqu'au lieu d'inhumation.

Après les dernières notes et la répétition  du mot d'ordre.. look out, look out .. le groupe salue le public, qui, hébété, met un temps avant de comprendre que le concert est terminé.

Un tonnerre d'applaudissements succède au salut final.

 On s'est tous dit que ce groupe a pris de l'envergure et se classe désormais  dans le peloton de tête du prog français.

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 8 février 2026

Amel Amar à Bonjour Minuit , Saint-Brieuc, le 7 février 2026

 Amel Amar à Bonjour Minuit , Saint-Brieuc, le 7 février 2026

michel 

 Sortie d’album et release party à Bonjour Minuit pour Full Moon Little House.

 Amel Amar a été invitée pour assurer le support.

Amel n'est pas une inconnue à B M , elle a fait partie de la sélection du Grrrl Camp 2023.

Depuis la demoiselle, placée dans le rayon folk, mais qui peut aussi s'aventurer dans le milieu jazz , elle a monté un combo existant en formule trio ou quartet, groupe qui est passé par Plouër in Jazz ou Jazz à Langourla,  s'est affirmée comme une singer-songwriter, à la fois souriante, naturelle, sincère   et  éclairée.

C'est face à une nombreuse  audience, acquise à la cause de Full Moon Little House, qu'Amel prend place sur un podium aux allures de  capharnaüm.

Elle débute l'aubade par un gospel demandant l'aide du public, elle interprète le profond  ' Where do you come from' a capella, d'un timbre assuré, les dernières notes sont ponctuées d'une salve d'applaudissements.

Epreuve du feu réussie, elle a mis le public dans sa poche inexistante.

Après avoir ramassé un ukulele, elle a l'excellente idée de présenter la suite, un titre parlant de solitude, tout naturellement baptisé ' Loneliness'. 

... oh loneliness, how can you teach me to be wiser...

Mission impossible, j'en connais qui a plus de 70 balais sont toujours aussi gamins!

 Je me déplace vers le tambour  pour vous chanter un nouveau gospel, mythologique celui-ci, 'Come closer'.

Détail sordide, ce sont  les sirènes qui suggèrent aux marins accompagnant Ulysse de se rapprocher, ..come to the shore... pour la suite de l'histoire tu consultes Homère.

Retour à l'ukulele pour ' Crash' , un morceau qui peut aider à vaincre la colère ... I could crash my car into a wall... 

Quoi?

Non, elle n'a pas dit si c'était une Jaguar ou une Trabant, par contre les vocalises étaient acrobatiques.

On m'a fourni un tabouret, je dépose mon fessier dessus, avant d'attaquer 'Don't be a fool', je grattouille le petit instrument à cordes, je piétine la pédale de grosse caisse et je vous chante ce rêve surréaliste où il est question d'un piano dont les touches sont des saucisses.

Magritte a souri à ce titre saccadé, puis il s'est allumé une fausse pipe!

Pas à dire, cette fille dégage une aura de sympathie peu commune.

Place à 'Long gone' , un titre introspectif, évoquant le deuil, il est suivi par une ballade au jeu minimaliste avec un final speedé, ' Power'.

' Bleed' a été co-écrit avec Sandrine, une autre musicienne ayant participé au  Grrrl Camp 2023.

Pour faire fuir le chien qui la pourchassait en rue, Amel tabasse la grosse caisse de manière martiale.

Aucune morsure, pas besoin de  mercurochrome, j'enchaîne sur une nouveauté, ' Mistaken', qui finit par un cri désespéré... be mine, tonight!

On approche du terme, voici ' Winter time' une ballade frileuse et pour achever la prestation ' Do you love me?' qui n'est pas une reprise du tube Motown  des Contours, ni, heureusement, un emprunt à l'insupportable Maître Gims.

Eventuellement comme il est question de relation toxique, tu peux penser à Britney Spears.

Fin d'un set plaisant, apprécié par la clientèle.  

 

 

 

 

 

 

 

samedi 7 février 2026

Art Rock 2026 - digest après la conférence de presse.

 Art Rock 2026 - digest après la conférence de presse.

Le 6 février, 10:30', hôtel Edgar Saint- Brieuc, l'équie ( remaniée) du festival urbain briochin a réuni les correspondants locaux   et un ou deux planétaires pour dévoiler officiellement la programmation 2026.

Les dates de la 43è édition: du 22 au 24 mai.

L'affiche: dessinée par Camille Jacquelot! 

Prélude: une exposition ,"De l’autre côté du miroir - réflexions autour de la réflexion" ( entrée libre) du 19 au 31 mai au Musée.

Nouveauté pratique: deux entrées.

Nouveauté scénique:  un spectacle jeune public et de la danse sur la Grande Scène:  La chorégraphe Leïla Ka présente Ondulations en inter plateau!

Billetterie:  trop tard pour  les pass 3 jours .

Et toujours: le Village et les musiciens du Métro,  Rock'n' Toques, du yoga,  une vélo parade et une expo photo à la gare.

Des noms ( dans le désordre)... des stars confirmées, des artistes émergents, de futurs grands , des découvertes... 

 Toutes scènes confondues: Grande Scène/ Scène B, Forum à la Passerelle

 

Vendredi 22 mai : disiz / Sébastien Tellier / Marguerite / Last Train / Thylacine / Flora Fishbach / Sam Sauvage / Gildaa / Leïla Ka / L'Attrapeur / Max Baby / Lime Garden / Jasmine Not Jafar 
 
Samedi 23 mai : The Kooks / Véronique Sanson / Suzane / Miki / Jen Cardini / Camille Yembe / Clara Kimera / Arma Jackson / Boko Yout / Arthur Fu Bandini / Bonne Nuit / Tallou / Jan Martens / Leïla Ka 
 
Dimanche 24 mai : De La Soul / Babyshambles / Gaëtan Roussel / Bertrand Belin / Piche / Ino Casablanca / Danyl / Asfar Shamsi / Fleuves / Model/Actriz / Heartworms / Baby Berserk / Jan Martens
 
 
Rendez-vous est pris! 

vendredi 6 février 2026

EP I see red par Daniela Andrade

 EP I see red par Daniela Andrade

neo soul

 Crooked Lid Records

michel

Si Daniela Andrade naît à Montréal, du sang  hondurien coule dans ses veines.

YouTube la découvre grâce à ses reprises acoustiques de succès pop, les streams se chiffrent par millions: ' Creep'   , 'Crazy' , 'Dancing in the Dark' , ' La vie en rose',  'Smells like teen spirit', ' The Scientist' ( Coldplay)  'Bang Bang' ,  ' Crazy in love' de Beyonce, etc... lui attirent des centaines de milliers de followers.

La voix veloutée, à la Norah Jones, Katie Melua ou Sara K,  charme les publicistes et les agents musicaux, tout naturellement, grâce aux sous amassés avec ses covers, on lui propose d'enregistrer ses propres compositions, ' Bright Blue' est une des premières, le morceau se retrouve sur l'album 'Things we've said' de 2012. Les disques se succèdent  : un Christmas EP, l'album  'Covers volume 1', l'EP 'Shore' en 2016, une série de singles,  puis le LP ' Tamale' paying homage to her roots, il est suivi par un nouvel EP 'Nothing Much Has Changed, I Don't Feel The Same' qui la place dans la cour des chanteuses à tenir sérieusement à l'oeil.

On était en 2020, en 2025 Daniela compose, en prévision d'un nouvel album ' Oda' prévu pour mars 2026.

Cela devient une habitude, en préambule, la firme de disques sort un EP avec quelques titres qui figureront sur le long playing.

Trois en l'occurrence! 

I see red

Fantasmagoria

Cohete.

La pochette de L'EP, qui sera également celle de l'album, est signée  Shelby Fenlon, a multidisciplinary artist and film photographer in Toronto, la chanteuse  arbore une coiffure originale imaginée par Carole Méthot, elle porte une robe aussi sophistiquée que les tenues de Marie-Antoinette, le fond rouge accentuant le côté aristocratique de la pose.

 Piano - voice: Daniela Andrade 

Bass, Keys: Gray Rowan 

Guitar, Synths: Nathan Burley

Drums: Duncan Hood 

Sensibilité à fleur de peau et intimisme, voix cristalline à la Minnie Riperton , ' I see red'  n'est pas là pour agresser tes tympans.

Elle voit peut-être rouge, mais rien ne va exploser, l'instrumentation,en mode electronic  late jazz,  caresse dans le sens du poil, les halètements et le chant murmuré peuvent évoquer Sade,  'I see red' est aussi smooth que le ' Smooth operator'  .

La tirade finale en espagnol  ...en santiago dice: no te vayas a la cama sin antes haber arreglado el problema. ¿porque cómo te vas a acostar con tu pareja enojados? ... ajoute une touche exotique à cet agréable morceau nu soul/dream pop.

La suivante  'Fantasmagoria', interprétée dans sa langue natale, n'est pas une reprise de Tim Buckley  mais une vision magique basée sur un écrit de Joan Didon, journaliste, romancière, essayiste, auteur notamment de   'The Year of Magical Thinking'.

Comme sur le titre précédent, l'instrumentation, en grande partie électronique,  en clair obscur,  flatte les pavillons. Un drumming mécanique, un synthé aux coloris de cordes, puis un petit piano presque enfantin, quelques craquements discrets et la voix frémissante de Daniela qui débite son texte, parfois doublé en background par une seconde voix blafarde. Après  2 minutes des pas se font entendre ( le fantôme?), une porte s'ouvre,  avant d'entendre la chanteuse reprendre le cours de sa narration.

Il n'y a pas qu' Alice à se balader dans un univers onirique dans lequel  elle croise des créatures fantasmagoriques!

' Cohete' - En pleine nuit, elle rêvait, pour s'éveiller en sursaut, elle l'a vu , il ressemblait à une fusée ( non, il ne s'agit pas du  syndrome Elon Musk).

 D'un timbre mélancolique, collé sur un fond sonore propice à la méditation , Daniela analyse son rêve avec une nouvelle fois un couplet en espagnol et des voix off  éthérées.

Superbe!

Daniela Andrade va  plaire à tous les amateurs de  dreamy electro-pop de qualité, 'Oda' s'annonce déjà comme un album  essentiel de mars 2026.

 

 

 

  

 

mercredi 4 février 2026

The Spitfires - à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 1 février 2026

 The Spitfires - à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 1 février 2026 

michel

Après le gig de Gad Zukes, le public se prépare fébrilement à l'arrivée des Spitfires. 

Ils ne sont pas venus en France en Triumph, même si le dernier album a été baptisé MkII.

La clique de Billy Sullivan  a mis le cap sur le continent le 30 janvier, avec 7 dates prévues chez les froggies, ce dimanche, c'était à Saint-Agathon.

Si le petit working-class lad de Watford (nord-est de London) n'est pas influencé par Elton John, qui avait racheté le club de foot local en 1976, il a par contre beaucoup écouté les Clash, les Specials ou les Smiths sans oublier les plus anciens les Who ou les Small Faces, donc, en 2012, il monte un combo, avec deux potes, qu'il  baptise The Spitfires!

 Très vite leur réputation scénique,  dégaine 100% mod et  énergie punk,   leur vaut un contrat chez Catch 22.

5 albums studio et un live paraissent. 

Avant une retraite en 2022 avec un farewell show à Camden. 

Billy sort un album solo en 2023, puis décide de relancer les Spitfires un an plus tard, en 2025 paraît un nouvel album ' MkII'.

A noter, le gars au look Liam Gallagher  change plus souvent le line-up de son bébé que de chemises .

Si en  2025,  Billy avait réuni la formation d'origine avec Sam Long à la basse et Matt Johnson à la batterie ( sans le clavier Chris Chanell), en 2026, il a recruté de nouveaux mercenaires: Fred Jimenez à la basse ( Johnny Hallyday, J L Murat, Vincent Delerm ..) et un certain  Jacques  aux drums et programming.

C'est sur un fond sonore Madness que le trio se pointe, très vite le public va piger que ce soir le spectacle sera percutant!

Pas d'échauffement, on entre d'emblée dans le vif du sujet avec 'The Great Divide '  qui ouvre le dernier né, précédé du slogan ' L'union fait la force' .

Watford c'est quasi Londres, l'accent cockney de Billy est à couper à l'opinel, musicalement, c'est d'une efficacité à toute épreuve.  

'Just won't keep me down' et ses accents ska nous plonge à une époque bénie où Madness nous emmenait au Caire sur un night boat.

'Start all over again', et ses la la la's un brin putes, voit ta voisine se trémousser comme une punkette de 55 balais. 

La rythmique est balèze, Fred et son costard serré paraît plus British que les mannequins de chez Burberry, à l'arrière, Jacques dément son prénom, car il n'a rien d'un clown,  Billy c'est le kid,  rien à dire, c'est pas bidon! 

Après 'It can't be done'  vient 'Better the devil you know' , l'anti-war track qu'ils ont interprété chez Nagui.

'The writing's on the wall' , un titre coup de poing, est extrait   de MkII , released on a French label, signale le chef.

 'Spoiler alert' s'entend sur l'album de 2022 ' Play for  today' , pour  le fond ska bourré de  cuivres  le groupe a  fait appel à des  bandes pré-enregistrées, ce qui n'a pas nui au rendu.

'I'll never' sorti en single traite des addictions (  alcool, came...) , chanté avec des intonations passant de  Hugh Cornwell à Paul Weller  , le morceau fait impression.  

'Si 'Enough is enough' n'est pas la suivante  sur la playlist, Billy a la bonne idée de l'annoncer, une nouvelle fois des relents The Jam se font sentir.

Le fond ska est désormais omniprésent ' Don't look at me ' déménage sérieusement tout comme 'Life worth living'.

Jacques en perd un drum stick qui roule jusqu'à 65 cm de Gilbert , Billy n ' a rien vu et évite de peu une chute en  écrasant la baguette.

Artillerie lourde avec 'Something worth fighting for ' plus Clash que nature et enfin ' 4 AM' pour achever le set, car à 5 heures les boulangers font des bâtards.

Direction les coulisses, pas pour longtemps, le papier mentionne un triple rappel.

'So long' pour commencer ( le hit de 2016 au UK) , c'est con de dire au revoir quand on ne part pas!

Puis vient le fiévreux  ' The new age'  avant d'achever l'exercice par une dernière salve sautillante ' Over and over again' , truffée d'  un numéro Keith Moon pour Jacques. 


Oui, Joe?

These guys look sharp ..

Indeed, ce n'était pas mou! 

 

 

 

 

  

 

 

lundi 2 février 2026

Gad Zukes à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 1 février 2026

 Gad Zukes à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 1 février 2026

michel

Affiche attractive pour le premier concert 2026 à La Grande Ourse: un double bill fusionnant britpop made in Plestin - Trivagou  et des Nu- Mods ayant bien digéré l'héritage des Who, Small Faces,  Kinks et plus tard The Jam ( grosse influence)  ou The Clash: Gad Zukes et The Spitfires!

Le public était au rendez-vous,  normal quand la musique est bonne ( merci J J)!

17:35 , la fratrie  Lamborn en piste.

On sait à quoi s'attendre pour les avoir croisés quelques fois, décevoir ( disappoint) n'existe pas dans leur Collins! 

Si chez les Jackson Five on comptabilisait 5 éléments masculins, Gad Zukes est mixte,  three boys,  l'ainé, James (drums) ,  Loz et Francis  à la guitare et à la basse, two ( pretty) girls, Tee ( guitares, tambourin) et  Lili ( keys, ukulele, shakers), tous chantent.

On a flanqué les garçons sur des planches surélevées à l'arrière, les filles, en short, s'ébattent à moins d'un mètre des premiers rangs. 

Désormais la discographie du combo se chiffre à 4 EP's et deux ou trois singles. 

Quelques riffs bien secs pour donner le départ, un salut, one two, one,, two...' Static in the attic' est sur les rails.

Statiques, tu parles, Lili et Tee  ne tiennent pas en place, leur énergie débordante fait plaisir à voir, c'est une évidence, les corneilles ne risquent pas de bayer ce soir!

Entonné à quatre voix ' Time gone' balance mollement, puis déborde comme certains cours d'eau dans le Finistère.

Saint-Agathon bat des mains pour appuyer ' My fate is in your hands' , puis James amorce ' Pop the balloon' qui claque comme un chewing - gum, goût fraise, avec trois sifflets en bruit de fond et Lili qui chatouille les touches du clavier.

Après ce chant choral vient 'Chuggy' d'après le papier transmis par l'aimable Tee ( only for me), qui ensuite entame  ' I got you' et là tu te souviens l'avoir vue en avant-programme de Piers Faccini sous l'identité Genevieve Lamborn..

La basse vrombit, les drums accentuent, une guitare sort de la forêt de Brocéliande, ce morceau aux relents celtiques les rapproche des Cranberries. 

Ils ont décidé de nous retourner comme la crêpe de Mamie Suzette, ' Upside down' .

Oooh oooh oooh font les filles,  boum, boum, réagit James, basse et guitares s'énervent, le titre finit par des attouchements incestueux, non censurés.

Un ronronnement aux keys introduit ' In my dreams', le titre le plus intense du set, aux climats sombres et marécageux.

Les filles à genoux font tournoyer leur chevelure,  Gilbert, un vague cousin de Bettina Rheims,  tire en rafales.

Après l'acide et tournoyant  ' Lemon' , Lili ramasse l'ukulele  pour attaquer le pacifique et radieux  'Gun full of flowers',  qui pour une raison obscure éveille chez toi des images des Horslips.

Next one is about making things happen, la setlist mentionne ' Make shit happen', tu remplaces shit par it et tu bats des mains avec la foule, tout va bien se passer.

Après une séquence rock de stade  et une danse tribale sur scène, les Lamborns amorcent 'Don't phone home', si t'as pas de briquet, utilise ton cell phone et show us your light.

Communion totale avec un public  complice.

'Moves like you' précède le catchy ' Lococommotion'   qui n'est ni une reprise de Little Eva, ni un titre du Creedence , eux c'était ' Commotion'.

Après une séance participative et un mouvement de vagues déferlantes vient  la bombe ' The neighbours upstairs'.

Des voisins bruyants qui gueulent  oy oy oy... à tue-tête, après ce condensé d'énergie et, sans pause, vient le punky ' Count Dracula' toujours aussi assoiffé de sang.

 

Fin d'un  show qui a tenu toutes ses promesses.

Si ton truc c'est  Franz Ferdinand, les Kaiser Chiefs ou Kasabian, va voir Gad Zukes tu seras ébloui!

 

 

 

 

dimanche 1 février 2026

Les Studios partent en live avec Easy Living à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 31 janvier 2026

 Les Studios partent en live avec Easy Living  à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 31 janvier 2026

michel

C'est un   rendez-vous annuel à Bonjour Minuit, fin janvier les Studios partent en live.

 3 groupes  répétant dans les studios du complexe briochin s'exhibent sur scène.

En 2026 , ce sont: Easy Living, Lukto et Groñj.

On abandonne les deux derniers à Pascal, un auditeur plus indulgent, pour éplucher la prestation de Easy Living.


 Easy Living, c'est un duo mixte constitué d' Anne-Lise Bourgeois ( voix) et de Julien Pion ( guitare), ils  revisitent à leur sauce, pas grasse, de grands standards du jazz.

Petit détail préliminaire, la jeune personne, un brin susceptible, ne désire pas lever un voile sur le côté intime de certains de ses écrits.

Les bristols: pour Anne-Lise, un autre duo guitare/voix avec Florian Ebel (Ebel Elektric, Shook Me...), voix chez le Deskard Orchestra et Blue Friday Sextet, duo avec le fabuleux Paul Cowley,  et quelques Soul Sessions avec des pointures du coin dont,  Philippe Dardelle, Tom Schmidely, Steven B Francis....

Bref une voix prisée!

Julien est cité chez Soul Board, le Deskard Orchestra, il a aussi été  coordinateur du collectif de coopération des musiques actuelles en Bretagne ( Supermab).

Ce n'est pas un hasard si le duo a choisi 'Easy Living' comme dénomination, c'est le nom d'un album d'Ella Fitzgerald et Joe Pass ( des influences majeures, le jeu de Julien  se rapproche d'ailleurs de celui du virtuose du New Brunswick).

Deux tabourets sont installés  au centre du podium, les protagonistes prennent place pour entamer la session par le jazz/gospel ' Willow, weep for me' , un morceau interprété par les plus grand(e)s : Billie Holiday, Frank Sinatra, Sarah Vaughan ou Ella Fitzgerald....

Après une amorce a capella permettant d'apprécier la belle voix, claire, euphonique et l'anglais intelligible de Miss Bourgeois, son coéquipier étale son jeu aussi fluide que celui d'un  Wes Montgomery, par exemple.

Pas de bluff, pas de cinéma, pas d'étalage exhibitionniste: de la précision et du feeling.

C'est bien parti! 

Un second standard, ' I didn't know what time  it was' succède  au saule pleureur.

( On te propose la version de  Anita O'Day).

Anne-Lise  a décidé d'assimiler le répertoire de la soirée à une relation amoureuse, ce titre décrit le début, le coup de foudre, le moment où tu ne sais plus quel jour on est!

Oui, Tony, le phrasé est impeccable, les vocalises sont mélodieuses  et le jeu de guitare racé! 

En 1982, le Joe Pass trio a gravé, sur l'album 'Eximious', le fameux ' Night and Day' de Cole Porter, le scat subtil de la chanteuse a ravi les amateurs de vocal jazz élégant ,   la digression de Julien Pion a époustouflé les puristes.  

Fondu enchaîné sur la bossa nova  'How insensitive' psalmodié dans la langue d'Astrud Gilberto.

L'amour, c'est moche quand il est à sens unique et que tu te fais larguer, c'est le sujet de ' Saint-Louis Blues'.

Voilà l'heure de la vengeance: 'Cry me a river'  si la version de Julie London est la plus connue , on adore celle de Viktor Lazlo.  Tu   craques dès l'amorce... Adieu gueule d'amour,  viens pas boire dans mon verre,  tu peux pleurer des rivières,  pleurer des rivières, j'en ai pleuré pour toi naguère...

Duke Ellington a aussi accompagné Ella Fitzgerald, notamment sur ' In a sentimental mood'.

Les arpèges  en dentelle de Julien ont ébloui Isabelle Huppert. 

Pas le temps d'applaudir, la guitare attaque le plus rythmé et percutant  'All or nothing at all'  qui précède la conclusion: 'Why don't you do right', une dernière cartouche qui a atteint le coeur de la cible.

Ce concert cinq étoiles a séduit même les profanes!

 

 

 

mercredi 28 janvier 2026

Single (7”inch) - Rosie Stuart – “Cupid”

 Single ( 7"inch)  - Rosie Stuart – “Cupid”

 Labelman

pop rock 

michel 

 Rosie, oh Rosie I'd like to paint your face up in the sky..., merci Don Partridge, maar onze Rosie heet eigenlijk Roosje Nilis, oui Nilis comme le formidable et élégant Luc Nilis ( 127 buts pour Anderlecht).

Roosje Nilis de Wetteren, qui travaille comme volontaire chez Wilde Westen, une association  organisant pas mal de concerts du côté de Courtrai, s'est pendant des années  investi dans le Chiro Hermeline  de sa petite ville de Flandre orientale ( en 2018, les scouts féminines avaient organisé le festival    CARAsPILS, Roosje s'est impliquée dans le projet). 

Avec une maman ayant fait partie du combo The Midnight Men, il était logique que la demoiselle se lance dans l'univers rock.

En 2022, elle fait encore ses dents, on la voit sous l'identité Rosie Stuart à Filorock, au Kinky Star  puis aux Gentse Feesten.

Comme carte de visite elle enregistre le single ' Boomerang'  

En 2023, armée de sa guitare, elle multiplie les concerts  à Gand, Wetteren, Mol, Anvers, Puurs, Courtrai....

Elle est repérée et, en 2024,  elle fait la tournée en première partie  de Het Zesde Metal dans toute la Flandre, avant de passer, e a.,  à Leffingeleuren  ou au Copacabana festival.

La presse spécialisée  le pressent, elle va exploser, c'est pour 2025!.

Finaliste du Sound Track et top 3, après d'autres premières parties prestigieuses ( Trixie Whitley, The Limiñanas...).

Suite logique: 2026, finaliste  van De Nieuwe Lichting de Studio Brussel ( résultat le 6 février) et un nouveau single: deux titres: ' Cupid' et ' Vegan'.

Désormais Roosje est accompagnée par un band:  Kamiel Bossuyt ( gt) / Tibo Polleunis  (de Boskat ) aux  drums/  Jannes Van Houcke à la basse, le chant et la seconde guitare sont pour Roosje Nilis qu'on peut voir fringuée d'une veste de cuir rouge sur la pochette du disque ( Beeld door @titussimoens).

En 1961, le merveilleux Sam Cooke  sortait la ballade  ' Cupid' ( number 7 in the UK charts). 

En 2026,  Rosie Stuart chante un autre Cupidon ( féminin)  , cynique, effronté(e), prêt(e) à profiter de l'occasion,  ah, il me voit comme un appât, o k  ... I can use the love... .

Une basse nerveuse introduit le catchy indiepop track. D'un timbre assuré, un brin insolent à la   Mariska 'Venus'  Veres, elle  narre son histoire d'apprenti  Don Juan  qui va se mordre les doigts.

Sur un tempo véloce, assuré par une batterie farouche et groovy, la guitare place une série de riffs aussi concis que turbulents, tandis que l'effrontée Roosje,  en moins de 2'30", règle son sort au pauvre gars.

Un hit en puissance... pour fans de Bettie Serveert, Magnapop, Belly ou Luscious Jackson! 

'Vegan', tu parles, elle va te bouffer tout cru, ...  I eat you raw, baby... sans mayonnaise!

Le morceau démarre en douceur, la voix et  la guitare  caressent dans le sens du poil avant une éruption volcanique soudaine .

Evoluant entre bravade, ironie, attitude punk   et  émoi,  ' Vegan'  va salement  te secouer, en particulier par le jeu de guitare, tantôt métallique, tantôt noisy avec quelques effets theremine, bref, un second titre tout aussi intense que le premier.  

Guido ( Belcanto) est à côté de la plaque....  Rosie was zo lelijk dat ze geen vrienden had...euh,  plus tard elle est devenue putain.... 

Faysal, membre du jury pour De Nieuwe Lichting s'exprime.... “Rosie Stuart raakt exact de juiste vocale snaar.” Zodra het kippenvel toeslaat, weet je genoeg!

Le 6 février, le résultat, , duimen maar! 

 

 

 

 

 

 


lundi 26 janvier 2026

Heads Up - Au P’tit Bonheur - Guingamp - le 24 janvier 2026

 Heads Up - Au P’tit Bonheur - Guingamp - le 24 janvier 2026

michel  

La veille, la D9 de Lanvollon à Guingamp était inondée sur 200 mètres, le samedi, tu passes sans rames! 

Le P'tit Bonheur, c'est une ambiance relax, des bières, des planches et  des concerts.

Au bar, tu tombes sur  Jérôme, batteur, vidéaste , ex- Sunny Inside, et  toujours  souriant, il est venu applaudir des potes, venus de Trégastel, pratiquant un blues, tendance swing, qui ne donne pas le cafard. 

Heads Up  ne fait pas référence à un titre de Jain, ce n'est pas un combo punk de Vendée, (Trégastel est dans le 22),   tu oublies aussi le poker, ce trio acoustique , constitué de jeunes gens poivre et sel, se compose de  Manu Guillou chant, guitare ,  dobro | Gaby Nogues, guitare, choeur et  Grégoire Dubruel contrebasse,  choeurs et parfois lead vocals.

Depuis deux ans,  ils sillonnent les routes de Bretagne pour distiller leur blues, emprunté à des gens convenables, et parsemé de compositions de Manu.

Ils ont un passé: The Late Bloomers, Tiger Rag, Mama's Biscuits , Tip on In, Benoit Blue Boy etc... pour Manu, Enchanted Swing, The Late Bloomers ( too) pour Gabriel et, Grégoire (1er prix de contrebasse au Conservatoire de Paris en 1997) a accompagné Philippe Berthe , il fait partie de l' Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine et de l'Orchestre des Contrebasses.

Placés dans un coin du bistrot, à deux pas du comptoir, le trio entame le concert par deux instrumentaux blues/swing juteux, dont ' Hold it' ( on ignore s'il s'agit d'une composition de Billy Butler , mais ce morceau sent bon le West Coast Swing).

Manu se charge du jeu en lead, Gaby de la rythmique, ce qui ne l'empêche pas de placer quelques lignes racées, accolé au mur, Grégoire fait vibrer les cordes de sa contrebasse avec adresse.

Dans la salle quatre ou cinq mélomanes, séduits, se sont avancés vers les musiciens.

Si ' Key to the highway' a été enregistré pour la première fois en 1940 par un certain  Charlie Segar, la version la plus connue s'entend probablement sur ' Layla and Other Assorted Love Songs' de Derek and the Dominos, un supergroupe monté par Eric Clapton.

Manu se colle au chant, la troupe fait aussi bien que  Clapton et Radle ( même si Grégoire a opté pour une contrebasse), pas de batterie, ni d'orgue, mais une seconde guitare, pour les fans d'AC/DC, on signale que cette autoroute ne mène pas aux enfers!

Eric Clapton a aussi inclus 'Nobody Knows You When You're Down and Out' de Jimmie Cox à son répertoire, les choeurs sur le MTV unplugged étaient assurés par Katie Kissoon et Tessa Niles, ce sont Grégoire et Gaby qui s'y collent ce soir.

Une triste histoire de bluesman abandonné par madame pour suivre, un Memphis blues typique, ' Mother-in-law blues' de  Little Junior Parker. 

Changement de registre avec ' Night Life' de Willie Nelson, un slow country blues, propice au crooning.

Une blues song sur deux débute par .... I woke up this morning...  ce qui suit n'est jamais très rigolo, évidemment c'est mieux que de ne pas s'éveiller du tout , mais bon, le 'Blues this bad' de Johnny Winter, joué au dobro, n'est pas du genre à attaquer la journée du bon pied.

Toujours à la resonator, voici  'The things that matter' un gospel entamé à trois voix, la plage, plaintive, est soulignée par un archet pieux.

Une ballade en open D pour suivre ( ? My good friend' ?) , elle précède  'Hesitation Blues' un traditionnel du début du siècle dernier que le trio nous joue à la manière de Jorma Kaukonen ( époque Hot Tuna plutôt que Jefferson Airplane). Après un finish en Western swing, vient ' Sitting by the river', un morceau nonchalant composé par Manu Guillou.

Place au standard ( pas de Liège), ' Route 66', une version US de  'Route Nationale 7' , elle est chantée  sans traînées ( merci Charles)  par la contrebasse.

A une époque, pas si lointaine, il  te fallait une attestation pour aller faire tes courses dans le village voisin,  cette aberration a inspiré le chef qui a composé une chanson sur le sujet, Grégoire en profite pour nous faire un numéro de slapping bass remuant.

Muddy Waters, 'I can't be satisfied'  est suivi, après un faux départ,  par  la folksong ' San Francisco Bay Blues' décoré de quelques lignes d'harmonica fringantes.

' I see the light' évoque le jeu de Peter Green et pour rire, on est en Bretagne, merde,  on y introduit quelques formules made in Breizh, histoire de satisfaire les Celtes du coin.

Retour de l'harmonica pour ' I can't complain' un titre que Maggie Parker, devenue Maggie Mayall,  a composé pour celui qui a fondé les Bluesbreakers.

Le dobro revient pour  un blues démarrant par ...early in the morning, about the break of day... il existe tellement de variantes de cette rengaine que tu hésites à citer un auteur.

Le trio embraye sur un nouvel instrumental écrit par Manu, un  morceau aux senteurs Dire Straits  ( Private Investigations). Sans prévenir, un illuminé plus que légèrement imbibé se fraye un passage jusqu'à 50 cm du combo.

Le mec  pousse quelques vocalises plus ou moins  harmonieuses  en  imitant  le chant d'une hyène grippée, tout en  gesticulant dangereusement ( un repli s'impose, il a failli te crever un oeil).  A la fin de la tirade, aussi baroque qu'un instrumental de Leo Kottke ou d' Allan Taylor, le quidam propose au trio d'interpréter du Donovan, ce qui n'était pas  prévu au programme, bon prince, il fouille ses poches pour balancer de la menue monnaie aux pieds de Gaby, puis se tire vers d'autres cieux.   

Après l'interlude  bouffon vient ' Pony Boy' popularisé dans la version du Allman Brothers Band.

On approche du terme, il en reste deux:  un shuffle non répertorié, et un instrumental folky,  toujours imaginé par le leader.

 

Contrat rempli,  les amateurs de blues acoustique, de western swing  et d'authenticité étaient à la fête ce soir! 

C'est la tête haute que le trio a regagné Trégastel! 

 

 

 

 

 

 

vendredi 23 janvier 2026

Jobi Riccio - three track single "Buzzkill"

 Jobi Riccio - three track single  "Buzzkill" 

Yep Rock Records

alt country/ alternative rock

 michel 

Si Jobi Riccio  a élu domicile à Nashville, elle naît à Morrison ( Colorado) ,  au pied du Red Rocks Amphitheatre, un lieu touristique  célèbre, ayant accueilli des légendes rock: les Beatles, Grateful Dead, U2 ou Neil Young, e a.

Depuis son enfance Jobi vit pour la musique, comme influences, elle cite  Sheryl Crow, Joni Mitchell ou Alison Krauss, ses compositions suintent  la country, le bluegrass et la roots music. 

Elle se produit  sur scène depuis 2015 ( elle avait 18 ans), se fait un nom du côté de Boston et d'autres coins du Massachusetts, passe au Sundance Festival et  au Rocky Mountain Folks Festival après avoir remporté, en 2019, le  eighteenth annual New Song Music Performance and Songwriting Competition à Asheville.

Sa carrière est lancée, d'autres lauriers l'attendent!

Un premier EP, 'Strawberry Wine' paraît en 2019,  il est suivi en 2023 par un premier full album 'Whiplash' , which has earned widespread acclaim from The New York Times, NPR, Billboard, and so on ...

Quelques singles voient le jour en 2024/2025, elle prépare un second full album et en ce début 2026, en prélude, partage  un three track single sous l'étiquette  "Buzzkill" .

Tracks

 1 Buzzkill 03:24

2 The Ridge 03:51

3 Wildfire Season 03:52
 
La photo de pochette  expose une Jobi, l'air absent, se fixant dans un miroir de lavatory. 
 
Crédits:
Jobi Riccio: vocals, guitar
 Dominic Billett - Drums ( Andrew Combs and The Stray Birds ,  Caitlin Rose, Erin Rae...) 
 Isaiah Beard - Electric Guitar (BAERD) 
 Paul DeFiglia - Bass, Organ ( ex the Avett Brothers) 
 
On ne va pas jouer au  rabat-joie car ' Buzzkill', avec  ses accents grunge/post punk abrasifs, constitue une excellente entrée en matière.
On cite Miss Riccio:  "Buzzkill" is a punk-inspired story of extended adolescence and transitioning into your mid to late twenties. My adult life didn't start with the bang I had anticipated when my graduation coincided with a pandemic. It was easy to angst out about not living the movie version of what I thought my life should be at that point, while simultaneously not having much of the financial security my parents' generation had. I needed to process and accept that sometimes life sucks, but that it’s not because of anything I did or didn’t do.
Les guitares crissent, Dominic frappe sec sur tous les éléments de son kit, Paul maintient un rythme soutenu et vocalement le léger twang et  l'élasticité  de Jobi la classent dans la cour des grandes: Sheryl Crow  ( faut réécouter  If It Makes You Happy) ou Natalie Merchant de 10000 Maniacs.
 
'The Ridge'  nous invite à une balade en haut de la crête , un endroit où tu peux communiquer avec les corbeaux sans passer pour un hurluberlu.
La complainte repose sur un fond musical décontracté, le solo de guitare, limpide,  ne va pas effrayer les pies, Paul se charge des lignes de basse sobres, le co-producer, Jesse Timm,  ajoute   un coulis  crémeux à l'orgue et au clavecin, tandis que Dominic maintient un rythme régulier qui ne va pas le disqualifier au quinté.
Un bel exemple d'americana, empreint de sensibilité féminine  poétique. 
 
Le tempo s 'accentue sur 'Wildfire Season' , un morceau écrit après les incendies ayant ravagé le Colorado, ( des centaines de milliers d'hectares détruits).
Morrison a eu chaud, Jobi l'exprime dans les premières lignes du morceau...My hometown’s a few short years
From burning down to the ground
So I drive for up an ice cream cone  ( clin d'oeil) 
from the soft serve joint before it’s all gone..
 
Les crises climatiques ont tendance à se répéter, il n'y a que Donald Trump  à l'ignorer.
Ce roots rock déchirant  appuyé par un drumming soutenu,  des guitares  à la Tom Petty and The Heartbreakers,  est chanté à pleine voix par Jobi qui peut compter sur des backing vocaux superbes (  Molly Martin, Max Helgemo, Liv Greene, Emily Mann, Isaiah Beard, Jack Schneider, Brennan Wedl et  Manoa Bell).
Si tu aimes Fleetwood Mac, époque Lindsey Buckingham et Stevie Nicks, tu va craquer pour le titre clôturant  l'exercice.
 
Le prochain album de Jobi Riccio s'annonce remarquable, les trois plages  proposées sur ' Buzzkill' offrent un premier aperçu  éclatant.
 
Quelques dates sont annoncées aux States:
 
 February 11 - Ridgway, CO - Sherbino Theater

February 12 - Buena Vista, CO - The Ivy Ballroom

February 13 & 14 - Basalt, CO - TACAW - The Arts Campus At Willits

February 15 - Steamboat Springs, CO - Strings on the Mountain

March 7 - Hendersonville, NC - 1898 Waverly Inn

March 13 - Miami, FL - Cayamo Cruise 2026
 

 
 
 

 

lundi 19 janvier 2026

Split à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 16 janvier 2026

 Split à Bonjour Minuit • musiques actuelles à Saint-Brieuc, le 16 janvier 2026

Michel

Seconde mi-temps avec Split, des jeunes gens qui n'ont aucun rapport avec la Croatie mais que tu peux croiser du côté de Rouen.

Si ce soir ils n'étaient que quatre sur scène,  en principe, le combo se compose de cinq unités: Marvin Borges-Soares, le chanteur, instigateur du projet, a fait partie de Structures, ses compagnons se nomment Lucas Ramos, Romain Sensey, Raphaël Motte. et Jérémy Cortes ( drums) .

Le bassiste, Lucas ayant été obligé de déclarer forfait, est remplacé au pied levé par un des guitaristes. 

Le groupe, à peine âgé d'un an,  a  pondu un premier album au titre explicite, ' Violence breeds violence' en octobre, 

Brutal et concis sera le set!

Jérémy, T-shirt Sepultura, est le premier à se présenter, sur fond dissonant, les comparses surgissent, accompagnés par Monsieur Larsen ( ce n'est pas un joueur de foot danois).

Ils prennent la pose avant d'entendre une déflagration effroyable en guise d'intro.

Un amuse-bouche  éruptif qui se fond dans 'Coward' , Marvin,  fringué d'un sweat à capuche,  cachant son poupin visage, pousse deux ou trois growls colériques, à l'arrière, ça gronde méchant.

Tandis que le shouter crache ses tripes, Jérémy cogne comme un malade, guitare et basse maçonnent une enceinte en béton armé.  

Faut pas confondre hardcore et  lovecore!

Après ce souffle tempétueux, l'audience a droit à un salut sec suivi par  'Good cop' , un pamphlet vantant les mérites de la flicaille qui, parfois, tire sans sommation.

Si le Général Philip Sheridan a un jour prononcé la sentence   "The only good Indians I ever saw were dead.", Split avance: A good cop is a dead cop!

 Bruno Retailleau n'est pas fan, par contre dans la salle, qui accueille Marvin, un pogo débridé vient de débuter.

Comme tu avais oublié ton attirail de  hockey sur glace chez une de tes copines, tu t'es abstenu, déjà que Dry January pompe toute ton énergie!

' For fuck's sake'  décape à mort, la batterie fait le gros  du curetage, la basse gronde, la guitare  cisaille, tandis que Marvin crache des morceaux de poumon aux pieds d' Adèle,  qui venait d'entamer quelques étirements, dans le but de galber ses jambes.

La suivante ' Hole' n'est pas reprise sur l'album,  on te signale cependant que le truc n'a aucun rapport avec 'Le poinçonneur des Lilas'.

Bye bye la capuche, bonjour le T-shirt  Motörhead, et si la suivante a été baptisée ' Discipline' on peut t'assurer que les demoiselles à tes côtés étaient du genre indiscipliné, elles n'hésitent pas à se frotter à la gent masculine pendant la séance de  street fight.

Marvin, pour se protéger, fait tournoyer son micro qui a failli  fracasser le Nikon de Quentin.

'Slave' dit le papier, alors que la séquence striptease se poursuit, le chef arbore désormais  un T-shirt Extortion. 

On te signale qu'  Extortion n'est pas un boys band!

'Slave' adopte la durée d'un morceau punk, il est suivi par 'Something of my own'  introduit par une basse aux relents post punk avant de virer honteuse attaque sous la ceinture.

Thibault s'est trompé de stade, il lâche un 'Allez Guingamp' incongru, Split ne s'en offusque pas et attaque 'Stained Soul' qui sent bon les Sex Pistols,  les safety pins et l'exaspération.

Déjà la dernière, ' I feel nothing more' est  débuté en parlando avant d'éclater comme un obus supersonique,  calibre 155 mm.

Le moshing prend fin, au grand regret des sportifs,  Split, éreinté,  regagne les coulisses.

 Longue file au bar, la bière régénère les stocks de glycogène!