En ce 23 juillet de l'an 2010, les Soirées Cerises ont élu domicile au Bouche à Oreille au numéro 11 de la rue Felix Hap à Etterbeek, pour une collaboration Filipe Hortas (BàO)- Florin7 et Fred Cerise.
Très bonne initiative d'ailleurs car l'endroit est très accueillant et possède, en plus de la beauté des lieux ,une acoustique impeccable.
Toutes les conditions sont donc remplies pour que la soirée soit une réussite d'autant plus que le public a répondu présent.
Après avoir discuté le coup avec quelques têtes connues ( Fred, Michel,Guy, Evelyne, etc...), direction la salle, sur le coup de 21h pour le début des hostilités avec Bistro Palace.
Mathias Brismée est l'âme de Bistro Palace. Proposant des textes fantaisistes, habités d'un humour noir caustique il les habille d'arrangements subtils mêlant allègrement les genres musicaux comme le jazz, le rock indie, le blues et la musique expérimentale.
Ce soir autour de Mathias au chant et guitare électrique, il y a Raphaël Dodemont, aux claviers, et N'dembo Ziavoula à la batterie et clarinette basse.
Il entame le set avec "Rue du Silence" et le ton est donné.Tantôt tendres, tantôt drôles, les textes de Mathias Brismée s'impriment rapidement dans votre matière grise et on se prend à fredonner un refrain alors que quelques instants plus tôt on ignorait tout de la chanson en question.
Ce qui frappe aussi l'auditeur lambda c'est la qualité d'écoute que le band parvient à instaurer lorsqu'il est sur scène.
Pas un bruit dans la salle pendant les chansons....on entend les mouches voler sur le costume du "Fossoyeur"....
Maniant la langue de Voltaire avec brio, Mathias nous propose de petites saynètes en musique, rendant hommage au Bowling de sa jeunesse sorte de carte postale bruxelloise(' Le Bowling de L'Empereur'), autobiographiques sur la déception amoureuse douce-amère ( 'le Pain Perdu'), sur l'usure du couple ('Madame Rêve' -hommage à Bashung?-, un thriller musical sur plage des Landes avec coup de feu et cadavre (' La Balade'), des rêves un peu fous sur rythme manouche ( 'J'attends l'Or'), à quoi pensent les marins lorsqu'ils font l'amour? (' Les Marins'), l'exotisme sur fond de montée en puissance musicale ( 'Terre et Mer').
Sans oublier "Le Fossoyeur", qui m'a scotché dès le début du se,t tant il s'agit de la chanson parfaite pour illustrer l'univers du groupe. Magique !
Une excellente découverte donc que ce Bistro Palace que je ne peux que vous encourager à aller applaudir au détour de leurs prestations. Le talent est rare, ne passez pas à coté !
Joy Pryor
Que disait Sara Teasdale, poétesse maudite du Missouri? ' J'ai trouvé plus de joie dans la tristesse Que vous pourriez en trouver dans la joie'!
Joy (leitmotiv: la suivante sera une chanson triste) a fait sienne la maxime.
Une guitare sèche, peinture faciale noire pour conjurer les mauvais esprits, Miss Pryor prend place au milieu de la scène, elle sera flanquée de Romain Caudert, à la basse et de Reynald Monnet, à la guitare ou à l'harmonica.
'Le Magicien' (où était-il, Merlin, godv.?)..ce n'était rien, c'était vague, bien trop vague, ce n'était rien...crrr ...crrr...crrr...
Jack est pas content et vient saboter ce folk noir, François (excellent boulot, menneke) quitte ses boutons pour venir se planter derrière Joy et serrer le câble récalcitrant.
Il y a moins stressant comme entrée en matière.
Bye bye Jack premier, Jack 2 est moins ronchon :'Et Si', une chanson pas marrante.
Une voix attachante, rauque à la Valérie Lagrange, avec des intonations Patricia Kaas , quand la Lorraine n'en fait pas trop.
Du folk bluesy, à l'esprit rock.
La post -adolescente est une écorchée vive, elle n'est pas prête à faire trop de concessions pour entrer dans le monde adulte, vénal et vulgaire.
Il y a du Jeff Buckley ou du Léo, la révolte, Ferré dans l'approche, musicalement, tu peux citer Paul Personne, Capdevielle ou les grandes américaines: Cat Power et Patti Smith.
'Là-Bas' dédiée à l'un d'entre vous.
Un downtempo sombre, embelli de lignes de basse jazzy et de traits d'harmonica discrets.
Ma soeur jumelle, Savannah, tâte également de la scène, je lui dédie le Faustien: 'Le Pacte'.
..les dieux m'ont offert la névrose...
Chouette cadeau!
'River' un fleuve morose aux eaux bleues, style I woke up this morning, my wife left me, took everything except the bills .... univers imagé, vu aux travers d'un prisme flou.
'Juste pour rire' ..rien n'est gratuit au pays des fées...
Bordel, me souffle J P, vais me taper des cauchemars cette nuit.
'La Bile Noire' une palette dont les teintes claires ont été bannies, pour ne garder que le soleil noir de la mélancolie.
L'ai écrite étant adolescente, pour dire merde à maman: 'L'équilibre' .
Lorsque l'alcool est ton dernier ami, le verre de trop c'est le n°25 ou 26?
'Je suis le fil' auto-portrait poignant.
Le trio clôture le set par un Nick Cave adéquat, la prière visionnaire et démente' The Mercy Seat'.
Malheureusement trahie par de nouvelles interférences de câblage.
..and like a moth that tries
to enter the bright eye
I go shuffling out of life
Just to hide in death awhile...
Qu'est ce que tu bois, Nick?
Il est environ 23h, et on passe, enfin, à la tête d'affiche de la soirée : Kirsty McGee.
La folk-singer britannique, nominée aux BBC awards, est en tournée actuellement en Belgique en Hollande et en Allemagne.
Chouette initiative de Fred "Cerises" d'être parvenu à la harponner pour un concert intimiste au Bouche à Oreille.
En duo, accompagnée de l'excellent Mat Martin aux banjos et guitare, Kirsty ne se départit jamais de son large sourire.
La gentillesse et la disponibilité de l'artiste n'a d'égal que son talent.
Elle entame le show avec 'Lamb'. Le son est tès bon et la magnifique voix de Kirsty admirablement mise en valeur.
Derrière le jeu de guitare tout en douceur et en subtilité de Miss McGee, Mat Martin ( formidable de bout en bout) tisse de la dentelle musicale.
On est sous le charme, rien d'autre à dire.
On pense à Sandy Denny, à Joan Baez, qui elles aussi possèdent cette musicalité exceptionnelle dans la voix, véritable don du ciel pour celui ou celle qui la possède.
"Omaha", le magnifique "Last Orders "( quelle mélodie !), " Alibi Blues", "Sandman", "Prison Song" ( écrit spécialement pour une prestation dans une prison), "The Last to Understand" en duo vocal avec Mat Martin, qui en plus d'être un excellent musicien possède aussi une très bonne voix lui permettant d'assurer les backing vocals avec brio, "Gunsore"," Fool", "Stonefruit"....le public du BAO est sous le charme...
Visiblement de très bonne humeur, le duo plaisante souvent comme lorsque Mat accordant avec difficulté un banjo récalcitrant dira: "Si vous rêvez de jouer du banjo...forget it !!!.
L'homme s'exprime d'ailleurs impeccablement en français, et pour cause : sa mère est bretonne !
Et Kirsty d'enchaîner avec "Wife", un morceau écrit par son ami, James Steel, qui officie dans "The Brute Chorus".
Le morceau a été remarqué par la presse anglo-saxonne et classé dans un top 50 des chansons folk de l'année.
Ensuite viendront" The Profit Song" et "Faith" avant que le duo n'enchaîne sur "Betray My Trust", superbe chanson écrite par Mike West, producteur des "Kansas Sessions""album de Kirsty sorti en 2008.
"Dust Devils" et "All the world is green" splendide cover de Tom Waits ( le chanteur préféré de Mat Martin, il a bon goût le bougre !) clôtureront un set en tous points parfait devant un public comblé qui demanda 2 bis.
Kirsty McGee possède sans doute une des plus belles voix actuelles du folk anglais, prions pour que la critique internationale s'en rende compte au plus vite.
Bravo Kirsty pour ce concert tout en douceur and...see you next time !
Jp et Michel!
samedi 24 juillet 2010
jeudi 22 juillet 2010
Dave Killen & Band - The Droogies au café Merlo, Bruxelles, le 21 juillet 2010
Le plus chouette bistrot du Vismet, le Merlo, fête le 21 juillet dans ses locaux enfumés et dans un jardin, abandonné, dans la minuscule rue de Pays de Liège.
Sardines grillées, merguez, grimages pour les gosses de 7 mois à 77 ans, rock'n roll et bières nationales à volonté: cocorico, sifflent les merles noirs, jaunes et rouges....
Dans le jardin, un duo Philippe Geluck mixte (Miauo) ronronne sur fond de rock minimaliste.
Un autre félidé de gouttière, Rickybilly, vient te montrer son affection en te léchant les pavillons auditifs. Chanson connue, I know...
Vite dans le zinc, pas de chance, Poupousse nous suit à la trace!
Dave Killen & Band
est en plein soundcheck, laissant augurer un chouette concert.
Dave Killen( chant, guitare) est un sujet anglo-saxon, maniant la langue de De Wever et celle de Milquet.
Il a déjà foulé les scènes de bistrots sous d'autres noms, qu'il préfère taire.
Ne le cherche pas sur myspace, non plus.
Pour ce gig, il a trouvé, pour l'accompagner, quatre gugusses, dont il ne connaît même pas le nom.
Un coup de fil aux renseignements, Belgacom nous éclaire: aux drums, un souple vétéran: Gianni Manente, le brave garçon ne se souvient plus du nombre de bands pour lesquels il a jonglé avec ses baguettes, il y eut Bob Christopher, Big Walker en tournée chez nous, Skull Intensity( avec Eric Moens et Mark Bogaerts), Charles Lee Roy Blues Band (avec e. a. Roger Reynaert et Geneviève Dartevelle)...- à la basse: Oli Catala (Panopticon e. a.) - et deux saxophonistes: Philippe Bernard, soprano et Rik Staelens, tenor (vu avec Bend it!, il jouait de l'alto - et également un membre occasionnel de la tribu à Domenico Solazzo: Panopticon).
Cette clique n'a jamais joué, voire répété ensemble.Ce sera une jam et des interventions au feeling.
Du feeling, c'est pas ce qui leur manque.
Ok, guys, let's begin with a blues in D minor...
'Sweet Sugar Ma' une compo du sieur Killen.
Du blues funky et jouissif, les copains d'Adolphe se relayant ou s'associant pour nous époustoufler avec leurs saxos. La rythmique assure à l'aise et le rosbif se permet quelques riffs à l'anglaise.
I hope it sounded tight, qu'il nous dit.
Pas de problème, mec, c'est du blues comme nous l'aimons.
We'll play it laidback, indique le killer pour la suivante, un instrumental de sa plume. 'Improvisation' s'appelle ce slow blues sans nom.
Le troisième âge s'amuse derrière ses caisses, les instruments à vent entament une joute étincelante qui me rappelle les heures de gloire de Colosseum, avec Dick Heckstall-Smith.
'Backyard Blues' en B flat, les gars.
Ces carnassiers mercenaires dévorent le blues à pleines dents. Signor Manente se la jouant Ginger Baker.
Rikske sort un mouth harp de son chapeau pour attaquer le masterpiece de Stevie Ray Vaughan, 'Tin Pan Alley' ...I heard a pistol shoot... J'espère qu'ils n'ont pas descendu Rickybilly! ...I heard a woman scream... Aïe, aïe, aïe!
Plus de peur que de mal, il draguait Madame Pipi.
Pendant ce temps le Dave nous balance quelques beaux effets d'ebow.
Une version blues/jazz kilométrique de 'Golden Brown', c'est sûr papy aux drums s'appelle pas Parkinson. Un crack!
Vous pouvez encore en jouer une.
Conciliabule... 'Voodoo Chile'.
Jamais entendu, sort Oli.
Watte, and you stayed years at the university, chap, t'ont rien appris là-bas!
Jimi ne lui en veut pas et le quintet y va d'une version piquante.
Des jams pareilles on en veut tous les jours!
In de tuin: The Droogies
Des rescapés de l'ère punk, sont presque aussi mignons et distingués qu'Ozzy Osbourne.
Des années que les Bruxellois, fans de Anthony Burgess, écument les scènes (inter)nationales pour clamer leur message 'the Droogies will rock you'.
Stef au chant viril- Kung Fu James à la guitare- Mr Paul aux baguettes et celle qui s'est fait attendre pendant 10', zont pensé qu'elle avait été enlevée par un pervers, amateur de chair fraîche: la Baronne Rousse: Marcia à la basse.
Le show peut commencer: ' Butcher Boy' , les Droogies travaillent à l'abattoir, ça cogne, ça vocifère, c'est méchant, c'est du garage/punk.
'Burn Da Fuse' 'Mental Meltdown' de petites mignardises, chuchotées d'une voix de gorille enroué et à court de pastilles Valda. Volume dans le rouge, couleur de la gorge du primate.
Le bon peuple aime et pogotte en cadence.
'Monster' pas celui de Steppenwolf, ni l'habitant du Loch Ness , un nihiliste 'No Future'.
' I am a sniper' petites touches Nick Cave, voire Iggy Pop ou les Cramps.
Vache de bon morceau!
On enchaîne sur un deux temps sec ' Sex Machine' , et un petit tour dans la steppe ...I'm the wild 'Wolf', grognements sinistres sur fond rock sauvage.
A slow one, faut varier les plaisirs et, les loups sont repus: ' Baby go wild'. Une obsession, la sauvagerie!
Sais pas si sa nana est devenue wild, mais la Belgique profonde, imbibée jusqu'aux talons, est dans un bel état bestial.
La pintje fait la force!
'Such a clown', au pluriel, c'eût été plus correct.
'My house' une maison hantée, et la dernière est pour ma tendre môman: ' Rollerball' .
Une sportive, madame mère, le James nous assénant quelques lignes de guitare bien saignantes et vicieuses.
Tu cherches du raffiné: on déconseille, tu veux t'éclater , le docteur prescrit 'Droogies' à fortes doses!
Sardines grillées, merguez, grimages pour les gosses de 7 mois à 77 ans, rock'n roll et bières nationales à volonté: cocorico, sifflent les merles noirs, jaunes et rouges....
Dans le jardin, un duo Philippe Geluck mixte (Miauo) ronronne sur fond de rock minimaliste.
Un autre félidé de gouttière, Rickybilly, vient te montrer son affection en te léchant les pavillons auditifs. Chanson connue, I know...
Vite dans le zinc, pas de chance, Poupousse nous suit à la trace!
Dave Killen & Band
est en plein soundcheck, laissant augurer un chouette concert.
Dave Killen( chant, guitare) est un sujet anglo-saxon, maniant la langue de De Wever et celle de Milquet.
Il a déjà foulé les scènes de bistrots sous d'autres noms, qu'il préfère taire.
Ne le cherche pas sur myspace, non plus.
Pour ce gig, il a trouvé, pour l'accompagner, quatre gugusses, dont il ne connaît même pas le nom.
Un coup de fil aux renseignements, Belgacom nous éclaire: aux drums, un souple vétéran: Gianni Manente, le brave garçon ne se souvient plus du nombre de bands pour lesquels il a jonglé avec ses baguettes, il y eut Bob Christopher, Big Walker en tournée chez nous, Skull Intensity( avec Eric Moens et Mark Bogaerts), Charles Lee Roy Blues Band (avec e. a. Roger Reynaert et Geneviève Dartevelle)...- à la basse: Oli Catala (Panopticon e. a.) - et deux saxophonistes: Philippe Bernard, soprano et Rik Staelens, tenor (vu avec Bend it!, il jouait de l'alto - et également un membre occasionnel de la tribu à Domenico Solazzo: Panopticon).
Cette clique n'a jamais joué, voire répété ensemble.Ce sera une jam et des interventions au feeling.
Du feeling, c'est pas ce qui leur manque.
Ok, guys, let's begin with a blues in D minor...
'Sweet Sugar Ma' une compo du sieur Killen.
Du blues funky et jouissif, les copains d'Adolphe se relayant ou s'associant pour nous époustoufler avec leurs saxos. La rythmique assure à l'aise et le rosbif se permet quelques riffs à l'anglaise.
I hope it sounded tight, qu'il nous dit.
Pas de problème, mec, c'est du blues comme nous l'aimons.
We'll play it laidback, indique le killer pour la suivante, un instrumental de sa plume. 'Improvisation' s'appelle ce slow blues sans nom.
Le troisième âge s'amuse derrière ses caisses, les instruments à vent entament une joute étincelante qui me rappelle les heures de gloire de Colosseum, avec Dick Heckstall-Smith.
'Backyard Blues' en B flat, les gars.
Ces carnassiers mercenaires dévorent le blues à pleines dents. Signor Manente se la jouant Ginger Baker.
Rikske sort un mouth harp de son chapeau pour attaquer le masterpiece de Stevie Ray Vaughan, 'Tin Pan Alley' ...I heard a pistol shoot... J'espère qu'ils n'ont pas descendu Rickybilly! ...I heard a woman scream... Aïe, aïe, aïe!
Plus de peur que de mal, il draguait Madame Pipi.
Pendant ce temps le Dave nous balance quelques beaux effets d'ebow.
Une version blues/jazz kilométrique de 'Golden Brown', c'est sûr papy aux drums s'appelle pas Parkinson. Un crack!
Vous pouvez encore en jouer une.
Conciliabule... 'Voodoo Chile'.
Jamais entendu, sort Oli.
Watte, and you stayed years at the university, chap, t'ont rien appris là-bas!
Jimi ne lui en veut pas et le quintet y va d'une version piquante.
Des jams pareilles on en veut tous les jours!
In de tuin: The Droogies
Des rescapés de l'ère punk, sont presque aussi mignons et distingués qu'Ozzy Osbourne.
Des années que les Bruxellois, fans de Anthony Burgess, écument les scènes (inter)nationales pour clamer leur message 'the Droogies will rock you'.
Stef au chant viril- Kung Fu James à la guitare- Mr Paul aux baguettes et celle qui s'est fait attendre pendant 10', zont pensé qu'elle avait été enlevée par un pervers, amateur de chair fraîche: la Baronne Rousse: Marcia à la basse.
Le show peut commencer: ' Butcher Boy' , les Droogies travaillent à l'abattoir, ça cogne, ça vocifère, c'est méchant, c'est du garage/punk.
'Burn Da Fuse' 'Mental Meltdown' de petites mignardises, chuchotées d'une voix de gorille enroué et à court de pastilles Valda. Volume dans le rouge, couleur de la gorge du primate.
Le bon peuple aime et pogotte en cadence.
'Monster' pas celui de Steppenwolf, ni l'habitant du Loch Ness , un nihiliste 'No Future'.
' I am a sniper' petites touches Nick Cave, voire Iggy Pop ou les Cramps.
Vache de bon morceau!
On enchaîne sur un deux temps sec ' Sex Machine' , et un petit tour dans la steppe ...I'm the wild 'Wolf', grognements sinistres sur fond rock sauvage.
A slow one, faut varier les plaisirs et, les loups sont repus: ' Baby go wild'. Une obsession, la sauvagerie!
Sais pas si sa nana est devenue wild, mais la Belgique profonde, imbibée jusqu'aux talons, est dans un bel état bestial.
La pintje fait la force!
'Such a clown', au pluriel, c'eût été plus correct.
'My house' une maison hantée, et la dernière est pour ma tendre môman: ' Rollerball' .
Une sportive, madame mère, le James nous assénant quelques lignes de guitare bien saignantes et vicieuses.
Tu cherches du raffiné: on déconseille, tu veux t'éclater , le docteur prescrit 'Droogies' à fortes doses!
Kv Express à la Cité Modèle à Laeken , le 21 juillet 2010
'B -United- L’union fait la fête', tel est le slogan imaginé par Muziekpublique pour célébrer en musique le 21 juillet.
Trois scènes: place Anneessens, Place St-Nicolas à Neder-over-Heembeek et la Cité Modèle, à 2' du Heysel.
C'est là, qu'à 17h, selon le site de Muziekpublique, devait se produire
Kv Express
Tu te pointes à 16h40', arrivé à 50 mètres, tu peux ouïr les flons flons de l'accordéon.
Sur place l'affiche indique 16h30', le trio s'ébat déjà sur le kiosque...
Verdomme, Germaine, voile dasjtereirs... Je vous jure!
Pas trop de monde pour le boombal, mais une douzaine de danseurs s'appliquent sur la piste.
Sophie Cavez (K V) et son accordéon diatonique ( Dazibao, Urban Trad...) - Cédric Waterschoot, basse (Chroma, Ialma, Urban Trad..) et Frederic Malempré, percussions ( Musicazur, Tangram...) s'en donnent à coeur joie.
Au programme des danses issues de leur CD de 2007 ('Luna'), mais aussi du frais bébé ' D-Sensation', venant de passer sur les fonds baptismaux.
L'express vient de terminer une bourrée à deux temps, légère et digeste et, Miss Cavez annonce la 'Scottish des boiteux' , binaire et virevoltante.
Sophie marie grâce, virtuosité et sourires.
La basse électrique ronronne joyeusement et les percussions mâles résonnent, gaillardement, dans le vert pré.
L'heure est à la bonne humeur.
Une gigue dédiée à l'ingénieur du son et ensuite, une lente et langoureuse mazurka, car je vois la fatigue s'installer.
Madame, vous plairait-il de tournoyer à nos côtés?
Trêve de marivaudage, Jean-Hubert, allons-y gaiement, à l'abordage!
Un nouveau quadrille, décoré d'un solo de basse lyrique et jazzy sur fond d'accordéon mélancolique et de percussions sobres.
Sont doués!
Une petite escale chez les Bretons pour l' hanter-dro: deux pas à gauche, deux pas à droite...
Go, Laeken, go!
Une suite sportive de bourrées en hommage à, gloups !, Dracula et famille!
Cette sautillante danse de montagne est dédiée à la pleine lune (sic!), et on terminera le bal par une dernière bourrée, suivie d'une polka enivrante!
Une heure de folk traditionnel, avec touches de jazz groovy, t' invitant à la danse , mais si t'as deux pieds gauches, tes oreilles peuvent apprécier la finesse de jeu du trio.
Trois scènes: place Anneessens, Place St-Nicolas à Neder-over-Heembeek et la Cité Modèle, à 2' du Heysel.
C'est là, qu'à 17h, selon le site de Muziekpublique, devait se produire
Kv Express
Tu te pointes à 16h40', arrivé à 50 mètres, tu peux ouïr les flons flons de l'accordéon.
Sur place l'affiche indique 16h30', le trio s'ébat déjà sur le kiosque...
Verdomme, Germaine, voile dasjtereirs... Je vous jure!
Pas trop de monde pour le boombal, mais une douzaine de danseurs s'appliquent sur la piste.
Sophie Cavez (K V) et son accordéon diatonique ( Dazibao, Urban Trad...) - Cédric Waterschoot, basse (Chroma, Ialma, Urban Trad..) et Frederic Malempré, percussions ( Musicazur, Tangram...) s'en donnent à coeur joie.
Au programme des danses issues de leur CD de 2007 ('Luna'), mais aussi du frais bébé ' D-Sensation', venant de passer sur les fonds baptismaux.
L'express vient de terminer une bourrée à deux temps, légère et digeste et, Miss Cavez annonce la 'Scottish des boiteux' , binaire et virevoltante.
Sophie marie grâce, virtuosité et sourires.
La basse électrique ronronne joyeusement et les percussions mâles résonnent, gaillardement, dans le vert pré.
L'heure est à la bonne humeur.
Une gigue dédiée à l'ingénieur du son et ensuite, une lente et langoureuse mazurka, car je vois la fatigue s'installer.
Madame, vous plairait-il de tournoyer à nos côtés?
Trêve de marivaudage, Jean-Hubert, allons-y gaiement, à l'abordage!
Un nouveau quadrille, décoré d'un solo de basse lyrique et jazzy sur fond d'accordéon mélancolique et de percussions sobres.
Sont doués!
Une petite escale chez les Bretons pour l' hanter-dro: deux pas à gauche, deux pas à droite...
Go, Laeken, go!
Une suite sportive de bourrées en hommage à, gloups !, Dracula et famille!
Cette sautillante danse de montagne est dédiée à la pleine lune (sic!), et on terminera le bal par une dernière bourrée, suivie d'une polka enivrante!
Une heure de folk traditionnel, avec touches de jazz groovy, t' invitant à la danse , mais si t'as deux pieds gauches, tes oreilles peuvent apprécier la finesse de jeu du trio.
mardi 20 juillet 2010
Dee Dee Bridgewater- Igor Géhénot Trio et Franck Avitabile trio au Dinant Jazz Nights, parc de l'Abbaye de Leffe, Dinant, le 18 juillet 2010
Treizième édition des Dinant Jazz Nights, un festival de six jours se déroulant dans le magnifique cadre du parc de l'Abbaye de Leffe.
Une organisation, en tous points, impeccable: de l'équipe d'accueil, aux bar(wo)men ou service de table, à madame pipi et aux dirigeants, tous, ont le sourire pour faire de cet événement mosan la fête la plus accueillante et conviviale de Wallonie.
On reviendra, susurre madame, en sifflotant une Leffe Rubis.
Cette année Manu Katché est le parrain des nuits dinantaises, il jouait le samedi 17.
D'autres pointures au menu: Jan Garbarek, David Sanborn, Joshua Redman ou Matt Bianco...
17h30 Igor Géhénot Trio
Igor Géhénot, pianiste de 20 ans, et un talent monstre.
Ce ket va devenir énorme.
Pour l'accompagner, Sam Gerstmans à la contrebasse, une belle carte de visite: No Vibrato, Manu Hermia, Fred Delplancq, Steve Houben, Jacques Pirotton...Samuel ne chôme pas.
Aux drums, un ami d'Igor: Antoine Pierre, pas 20 ans le Toine, mais déjà une assurance phénoménale.
Une compo personnelle 'On the Bridge' pour entamer le set, du jazz lyrique, permettant à ton esprit de folâtrer nonchalamment.
'Nuit d'hiver' du romantisme adolescent et un jeu à la Michel Legrand.
Timide et rougissant, Igor, mais la gêne disparaît lorsqu'il caresse les noires et blanches, il est doué!
Un titre plus aventureux 'City A' (?) , avec piano dissonant et rythmique saccadée.
'Highway at 2' de sa plume. Traffic fluide sur l'autoroute, du jazz limpide, d'inspiration Debussy.
Cole Porter 'What is this thing called love' un standard impeccable.
Stevie Wonder , un extrait de ' Journey through the secret life of plants' .
Le trio n'a pas choisi la voie de la facilité, mais s'en tire avec brio.
Public subjugué.
Greg Houben, fiston de Steve, armé d'un bugle, en guest.
Une ballade royale, signée McCoy Tyner 'Search for Peace'.
Le bondissant 'Magic Ball', pour Magic Johnson, termine ce concert de haut vol.
Un bis:
Un bebop nerveux du trompettiste Kenny Dorham.
Franck Avitabile Trio- Tribute to Michel Petrucciani.
Michel Petrucciani repose au Père Lachaise, depuis janvier 1999.
Personne n'a oublié le génial pianiste d'Orange, atteint d'ostéogenèse imparfaite, certainement pas Manu Katché, qui eut le bonheur de l'accompagner.
Normal qu'il invite le plus brillant élève du pianiste handicapé: Franck Avitabile!
A ses côtés , le batteur, ami de Claude Nougaro, qui a découvert Petrucciani: Aldo Romano.
Une légende vivante!
A la contrebasse:le Parisien, Diego Imbert , autre pointure du jazz made in France.
Frank débutera le set par trois pièces interprétées en solo , dont 'Twisted Nerve' sur la BO du film du même nom, mais également sur le soundtrack de 'Kill Bill'.
Du jazz sur le fil, du travail d'équilibriste: virtuosité, douceur, émotions et inventivité se frôlent.
La troisième composition frise la témérité: un ragtime steeple-chase aux saveurs Stockhausen.
Avec l'arrivée d'Aldo et de Diego commence l'hommage à MP, ils joueront des oeuvres (le bebop 'Training' par ex) du génial pianiste alternant avec des compositions du Titi.
Du Dreyfus jazz séduisant, créatif, tendre ou fougueux, fait d'improvisations audacieuses, d'harmonies complexes ou de lignes d'un classicisme serein.
Les critiques le classent dans le même tiroir qu'un Keith Jarrett ou Bud Powell.
'Le Déserteur' de Boris Vian devient une ballade poignante. Diego semblant jouer de la contrebasse avec tes cellules cérébrales, tendues à l'extrême.
Magnifique!
Aldo, d'une humilité peu transalpine, nous gratifie d'un solo tout en finesse et pour l'oeuvre suivante, le peu bilieux Avitabile y va d'une longue introduction lyrique, avant de voir la rythmique monter à bord et affronter un flow tempétueux.
'Piango , Pay the Man', Aldo fait son Maccione en intro, les potes lui font un signe: t'arrête pas Zio , on arrive, à fond la caisse sur l'autostrada.
Un morceau casse-gueule, couché Johnny, on t'a pas sonné: 'Looking up' .
Cinq étoiles chez Gault Millau!
Va boire une limonade, Aldo!
Un guest: Manu Katché pour 'Cantabile', du swing saccadé pour mettre un terme au banquet.
Standing ovation et double bis!
Le léger 'Childhood Memory' et 'El Camino' qu'Aldo avait écrit pour Claude Nougaro!
Concert brillant!
Dee Dee Bridgewater
C'est la seconde fois, après l'AB le 8 mars, que tu assistes à l'hommage que Dee Dee rend à Billie Holiday: 'To Billie with love- A celebration of lady Day'.
C'est toujours le pianiste Edsel Gomez qui assume les arrangements, les autres ont changé!
Le grand Kenny Davis se cache derrière sa double bass - handy Craig Handy aux sax ou à la flûte et un remplacement de dernière minute (pas de Lewis Nash): le Frenchie, spécialiste des Big Bands, François Laudet à la batterie.
Très courte intro swing et voilà D D, coiffée d 'un seyant chapeau et fort élégante dans sa robe patchwork.
'Lady sings the blues', a smooth elastic voice ,dixit John Amodeo. Une version sobre et pro.
Elle a de l'humour Miss Bridgewater, elle ferait passer bon nombre de pseudo-comiques hexagonaux pour de lourds provinciaux : 'Lover Man' solo de sax meurtrier et poses de diva effarouchée.
La perle mélodramatique 'Don't explain' .
Même scénario qu'en mars, dirait-on, même si la cantatrice paraît moins exubérante.
'Them there eyes', le swing pendant lequel elle nous refait le coup Armstrong.
Louis, pas Lance!
Le sombre et magistral 'You've changed'.Tu m'aimes plus, mon amour!
'Fine & Mellow' version théâtrale de ce blues féminin. Solo de sax délirant, et Dee Dee, chatte en chaleur, de se frotter au pimp au groove indécent.
Tu riais, Kenny, vais m'occuper de toi, mon mignon: ' My mother's son-in-law' .
Une leçon de drague pendant laquelle elle nous miaule le refrain en français ...le beau-fils de ma mère...
Une version Betty Boop/ comedy capers hilarante, décorée d'une séance d' Ella Fitzgerald scatting.
'A Foggy Day' , bordel, il y a beaucoup de moustiques pour une journée brumeuse, le pauvre Craig en sait quelque chose.
François va prouver aux Yankees qu'il faut pas être né de l'autre côté de l'Atlantique pour manier les baguettes avec art.
C'est dimanche, tous à à l'église pour chanter le gospel 'God bless the child', des tripes, de la passion et Mr Handyman au sax funky.
Adolphe est ravi!
On arrive au terme du voyage: 'All of Me', un dernier swing, permettant à chaque musicien de se mettre en évidence.
Copie quasi conforme du show bruxellois, la magie opère toujours!
Standing ovation, bis!
Et le bis : ' Miss Brown to you',un fringant Music-Hall tune.
Cap sur la capitale!
Une organisation, en tous points, impeccable: de l'équipe d'accueil, aux bar(wo)men ou service de table, à madame pipi et aux dirigeants, tous, ont le sourire pour faire de cet événement mosan la fête la plus accueillante et conviviale de Wallonie.
On reviendra, susurre madame, en sifflotant une Leffe Rubis.
Cette année Manu Katché est le parrain des nuits dinantaises, il jouait le samedi 17.
D'autres pointures au menu: Jan Garbarek, David Sanborn, Joshua Redman ou Matt Bianco...
17h30 Igor Géhénot Trio
Igor Géhénot, pianiste de 20 ans, et un talent monstre.
Ce ket va devenir énorme.
Pour l'accompagner, Sam Gerstmans à la contrebasse, une belle carte de visite: No Vibrato, Manu Hermia, Fred Delplancq, Steve Houben, Jacques Pirotton...Samuel ne chôme pas.
Aux drums, un ami d'Igor: Antoine Pierre, pas 20 ans le Toine, mais déjà une assurance phénoménale.
Une compo personnelle 'On the Bridge' pour entamer le set, du jazz lyrique, permettant à ton esprit de folâtrer nonchalamment.
'Nuit d'hiver' du romantisme adolescent et un jeu à la Michel Legrand.
Timide et rougissant, Igor, mais la gêne disparaît lorsqu'il caresse les noires et blanches, il est doué!
Un titre plus aventureux 'City A' (?) , avec piano dissonant et rythmique saccadée.
'Highway at 2' de sa plume. Traffic fluide sur l'autoroute, du jazz limpide, d'inspiration Debussy.
Cole Porter 'What is this thing called love' un standard impeccable.
Stevie Wonder , un extrait de ' Journey through the secret life of plants' .
Le trio n'a pas choisi la voie de la facilité, mais s'en tire avec brio.
Public subjugué.
Greg Houben, fiston de Steve, armé d'un bugle, en guest.
Une ballade royale, signée McCoy Tyner 'Search for Peace'.
Le bondissant 'Magic Ball', pour Magic Johnson, termine ce concert de haut vol.
Un bis:
Un bebop nerveux du trompettiste Kenny Dorham.
Franck Avitabile Trio- Tribute to Michel Petrucciani.
Michel Petrucciani repose au Père Lachaise, depuis janvier 1999.
Personne n'a oublié le génial pianiste d'Orange, atteint d'ostéogenèse imparfaite, certainement pas Manu Katché, qui eut le bonheur de l'accompagner.
Normal qu'il invite le plus brillant élève du pianiste handicapé: Franck Avitabile!
A ses côtés , le batteur, ami de Claude Nougaro, qui a découvert Petrucciani: Aldo Romano.
Une légende vivante!
A la contrebasse:le Parisien, Diego Imbert , autre pointure du jazz made in France.
Frank débutera le set par trois pièces interprétées en solo , dont 'Twisted Nerve' sur la BO du film du même nom, mais également sur le soundtrack de 'Kill Bill'.
Du jazz sur le fil, du travail d'équilibriste: virtuosité, douceur, émotions et inventivité se frôlent.
La troisième composition frise la témérité: un ragtime steeple-chase aux saveurs Stockhausen.
Avec l'arrivée d'Aldo et de Diego commence l'hommage à MP, ils joueront des oeuvres (le bebop 'Training' par ex) du génial pianiste alternant avec des compositions du Titi.
Du Dreyfus jazz séduisant, créatif, tendre ou fougueux, fait d'improvisations audacieuses, d'harmonies complexes ou de lignes d'un classicisme serein.
Les critiques le classent dans le même tiroir qu'un Keith Jarrett ou Bud Powell.
'Le Déserteur' de Boris Vian devient une ballade poignante. Diego semblant jouer de la contrebasse avec tes cellules cérébrales, tendues à l'extrême.
Magnifique!
Aldo, d'une humilité peu transalpine, nous gratifie d'un solo tout en finesse et pour l'oeuvre suivante, le peu bilieux Avitabile y va d'une longue introduction lyrique, avant de voir la rythmique monter à bord et affronter un flow tempétueux.
'Piango , Pay the Man', Aldo fait son Maccione en intro, les potes lui font un signe: t'arrête pas Zio , on arrive, à fond la caisse sur l'autostrada.
Un morceau casse-gueule, couché Johnny, on t'a pas sonné: 'Looking up' .
Cinq étoiles chez Gault Millau!
Va boire une limonade, Aldo!
Un guest: Manu Katché pour 'Cantabile', du swing saccadé pour mettre un terme au banquet.
Standing ovation et double bis!
Le léger 'Childhood Memory' et 'El Camino' qu'Aldo avait écrit pour Claude Nougaro!
Concert brillant!
Dee Dee Bridgewater
C'est la seconde fois, après l'AB le 8 mars, que tu assistes à l'hommage que Dee Dee rend à Billie Holiday: 'To Billie with love- A celebration of lady Day'.
C'est toujours le pianiste Edsel Gomez qui assume les arrangements, les autres ont changé!
Le grand Kenny Davis se cache derrière sa double bass - handy Craig Handy aux sax ou à la flûte et un remplacement de dernière minute (pas de Lewis Nash): le Frenchie, spécialiste des Big Bands, François Laudet à la batterie.
Très courte intro swing et voilà D D, coiffée d 'un seyant chapeau et fort élégante dans sa robe patchwork.
'Lady sings the blues', a smooth elastic voice ,dixit John Amodeo. Une version sobre et pro.
Elle a de l'humour Miss Bridgewater, elle ferait passer bon nombre de pseudo-comiques hexagonaux pour de lourds provinciaux : 'Lover Man' solo de sax meurtrier et poses de diva effarouchée.
La perle mélodramatique 'Don't explain' .
Même scénario qu'en mars, dirait-on, même si la cantatrice paraît moins exubérante.
'Them there eyes', le swing pendant lequel elle nous refait le coup Armstrong.
Louis, pas Lance!
Le sombre et magistral 'You've changed'.Tu m'aimes plus, mon amour!
'Fine & Mellow' version théâtrale de ce blues féminin. Solo de sax délirant, et Dee Dee, chatte en chaleur, de se frotter au pimp au groove indécent.
Tu riais, Kenny, vais m'occuper de toi, mon mignon: ' My mother's son-in-law' .
Une leçon de drague pendant laquelle elle nous miaule le refrain en français ...le beau-fils de ma mère...
Une version Betty Boop/ comedy capers hilarante, décorée d'une séance d' Ella Fitzgerald scatting.
'A Foggy Day' , bordel, il y a beaucoup de moustiques pour une journée brumeuse, le pauvre Craig en sait quelque chose.
François va prouver aux Yankees qu'il faut pas être né de l'autre côté de l'Atlantique pour manier les baguettes avec art.
C'est dimanche, tous à à l'église pour chanter le gospel 'God bless the child', des tripes, de la passion et Mr Handyman au sax funky.
Adolphe est ravi!
On arrive au terme du voyage: 'All of Me', un dernier swing, permettant à chaque musicien de se mettre en évidence.
Copie quasi conforme du show bruxellois, la magie opère toujours!
Standing ovation, bis!
Et le bis : ' Miss Brown to you',un fringant Music-Hall tune.
Cap sur la capitale!
lundi 19 juillet 2010
Manfred Mann’s Earth Band, Gentse Feesten, St - Baafsplein , Gent, le 17 juillet 2010
Saludos Polé Polé, prochaine escale St Baafsplein et son podium face à la Cathédrale Saint-Bavon, un saint qui en a bavé vers l'an 650.
Tu atterris en pleine messe flamande, une liesse païenne connue sous le nom de Vlaanderen Zingt.
Sur scène, une chorale de rouges chiro-meisjes, quelques vendeuses de chez Sarma, un ou deux curés au chômage et une demi-douzaine de gamins, refusés chez les boy-scouts.
Au programme: des schlagers de naissances diverses, un immense samenzangspektakel dont le public est la vedette.
Tu chanteras Isabelle A, Urbanus van Anus, Samantha, Heintje ou Elvis Presley, Village People et les Stones...tous passent la revue pour un pot bien pourri.
Farandoles, polonaises, kuskesdans... il y a donc pire que les vuvuzelas!
Une blonde, à la fraîche haleine de Palm, t'entraîne dans une ronde en arrosant ta chemise du dimanche d'un liquide fadasse alors que t'essayais de lire un traité de Spinoza.
Honte à moi, voilà Sardou!
Une solution: se réfugier dans un bistrot proche ou alors se noyer dans les eaux du Connemara.
Dag madam, enchanté d'avoir fait votre connaissance!
Attendons une accalmie, en compagnie d'une amie, Stella!
Manfred Mann's Earth Band
Faut patienter un bon moment, après la soupe populaire.
Jusqu'à 23h, in fact!
Un public différent se masse sur la place, des gens dont la première carte d'identité était bilingue, nés à une époque où le royaume comptait 9 ministres, au lieu de 312!
Que dis-tu?
Des vieillards!
C'est quoi être vieux?
Voilà la bande à Manfred, un jeune homme ayant vu le jour en 1940 et ayant connu trois vies, au minimum.
Me demande pas qui c'est, ton arrière grand-père chantait 'Ha Ha said the clown'!
Toujours à ses claviers, M M, le natif de Johannesburg - le flamboyant Mick Rogers nous éblouira par son jeu de guitare flashy et son chant viril - à la basse, Steve Kinch- aux drums, la bête, à la carte de visite canon (Jeff Beck, Graham Parker,Paul Rodgers etc...): Jimmy Copley et, revenu aux lead vocals, Mr dreadlocks: Noël McCalla!
On est tous prêts pour un bain eighties et de belles envolées progrock!
Personne ne sera déçu, tous les hits passeront la revue de ce concert, agrémenté de prouesses instrumentales et vocales.
Le Earth Band: des pros jusqu'au bout des ongles, sachant satisfaire leur clientèle.
' Spirits in the Night', le premier Springsteen de la soirée, à l'intro spatiale et aux riffs léchés.
Brillante entrée en matière.
Paul Young ' Castles Burning', grand numéro de Mick Rogers, qui vient de repérer trois ou quatre chicks, super excitées, frontstage.
'Martha's Madman': magnifique clavier gospel en intro et un petit solo de Moog désuet mais charmant.
On aime!
'Captain Bobby Stout' nouvelle plage épique.
Il est espiègle, le Manfred, voilà qu'il nous balance une version méconnaissable de 'House of the Rising Sun' pour amorcer le second Bruce du set, la perle 'Dancing in the Dark'.
C'est ce qu'on fait d'ailleurs,un voisin souffle: 'ze kunnen het nog'.
C'est le moins qu'on puisse dire, Herman, ces mecs assurent comme en quatorze.
Les gamines gueulent... Do Wah Diddy Diddy... , Le Mick rigole en pensant qu'elles n'étaient pas encore conçues.
Vais vous faire une numéro, mesdemoiselles, du blues/rock en solo: 'Flip, Flop and Fly' + 'Shake Rattle & Roll' , repris en chorus par les chaudes lycéennes .
I like that, girls...
Vieux lubrique!
Le monstrueux 'Father of Day Father of Night' , qui n'a rien perdu de sa force persuasive.
'Don't Kill it Carol' juteux solo de basse.
Viens ici, c'était bien, fieu, vais te faire un shampoing.
Suis chauve, gars!
Pas grave, je te shampouine!
Miracoli, même Manfred y va d'un couplet chanté. Wah, wah, wah... applaudit la guitare.
Une démonstration, accueillie par des cris de joie.
M M s'amuse, une variation sur 'Hey Jude', les pisseuses mouillent à nos côtés.
Il enchaîne sur 'Blinded by the Light'. Le banquier du Boss se frotte les mains.
Inouï, l'Agneau Mystique quitte la cathédrale pour chanter avec nous.
'Davy's on the road again' du funk/progrock magistral.
Présentation du groupe et immense clameur!
1h20' de bonheur
Rappel
Non, meisjes, pas 'Do Wah Diddy', sorry!
Une version magistrale de 'The Mighty Quinn'.
Come all without, come all within
You'll not see nothing like the Mighty Quinn...
La planète se réchauffe, c'est sûr, il y a de la fumée sur la banquise, les esquimaux se promènent torses nus, ce salopard de Mick Rogers balançant les accords de 'Smoke on the Water'.
Ecoute, Noël, fais un cadeau( de Noël) à ces enfants, elles pleurent depuis 45'!
Un medley/leçon d'histoire: 'Pretty Flamingo '- '5 4 3 2 1' et 'Do Wah Diddy Diddy' avant de repêcher l'esquimau.
Que des sourires en quittant Saint-Bavon!
Tu atterris en pleine messe flamande, une liesse païenne connue sous le nom de Vlaanderen Zingt.
Sur scène, une chorale de rouges chiro-meisjes, quelques vendeuses de chez Sarma, un ou deux curés au chômage et une demi-douzaine de gamins, refusés chez les boy-scouts.
Au programme: des schlagers de naissances diverses, un immense samenzangspektakel dont le public est la vedette.
Tu chanteras Isabelle A, Urbanus van Anus, Samantha, Heintje ou Elvis Presley, Village People et les Stones...tous passent la revue pour un pot bien pourri.
Farandoles, polonaises, kuskesdans... il y a donc pire que les vuvuzelas!
Une blonde, à la fraîche haleine de Palm, t'entraîne dans une ronde en arrosant ta chemise du dimanche d'un liquide fadasse alors que t'essayais de lire un traité de Spinoza.
Honte à moi, voilà Sardou!
Une solution: se réfugier dans un bistrot proche ou alors se noyer dans les eaux du Connemara.
Dag madam, enchanté d'avoir fait votre connaissance!
Attendons une accalmie, en compagnie d'une amie, Stella!
Manfred Mann's Earth Band
Faut patienter un bon moment, après la soupe populaire.
Jusqu'à 23h, in fact!
Un public différent se masse sur la place, des gens dont la première carte d'identité était bilingue, nés à une époque où le royaume comptait 9 ministres, au lieu de 312!
Que dis-tu?
Des vieillards!
C'est quoi être vieux?
Voilà la bande à Manfred, un jeune homme ayant vu le jour en 1940 et ayant connu trois vies, au minimum.
Me demande pas qui c'est, ton arrière grand-père chantait 'Ha Ha said the clown'!
Toujours à ses claviers, M M, le natif de Johannesburg - le flamboyant Mick Rogers nous éblouira par son jeu de guitare flashy et son chant viril - à la basse, Steve Kinch- aux drums, la bête, à la carte de visite canon (Jeff Beck, Graham Parker,Paul Rodgers etc...): Jimmy Copley et, revenu aux lead vocals, Mr dreadlocks: Noël McCalla!
On est tous prêts pour un bain eighties et de belles envolées progrock!
Personne ne sera déçu, tous les hits passeront la revue de ce concert, agrémenté de prouesses instrumentales et vocales.
Le Earth Band: des pros jusqu'au bout des ongles, sachant satisfaire leur clientèle.
' Spirits in the Night', le premier Springsteen de la soirée, à l'intro spatiale et aux riffs léchés.
Brillante entrée en matière.
Paul Young ' Castles Burning', grand numéro de Mick Rogers, qui vient de repérer trois ou quatre chicks, super excitées, frontstage.
'Martha's Madman': magnifique clavier gospel en intro et un petit solo de Moog désuet mais charmant.
On aime!
'Captain Bobby Stout' nouvelle plage épique.
Il est espiègle, le Manfred, voilà qu'il nous balance une version méconnaissable de 'House of the Rising Sun' pour amorcer le second Bruce du set, la perle 'Dancing in the Dark'.
C'est ce qu'on fait d'ailleurs,un voisin souffle: 'ze kunnen het nog'.
C'est le moins qu'on puisse dire, Herman, ces mecs assurent comme en quatorze.
Les gamines gueulent... Do Wah Diddy Diddy... , Le Mick rigole en pensant qu'elles n'étaient pas encore conçues.
Vais vous faire une numéro, mesdemoiselles, du blues/rock en solo: 'Flip, Flop and Fly' + 'Shake Rattle & Roll' , repris en chorus par les chaudes lycéennes .
I like that, girls...
Vieux lubrique!
Le monstrueux 'Father of Day Father of Night' , qui n'a rien perdu de sa force persuasive.
'Don't Kill it Carol' juteux solo de basse.
Viens ici, c'était bien, fieu, vais te faire un shampoing.
Suis chauve, gars!
Pas grave, je te shampouine!
Miracoli, même Manfred y va d'un couplet chanté. Wah, wah, wah... applaudit la guitare.
Une démonstration, accueillie par des cris de joie.
M M s'amuse, une variation sur 'Hey Jude', les pisseuses mouillent à nos côtés.
Il enchaîne sur 'Blinded by the Light'. Le banquier du Boss se frotte les mains.
Inouï, l'Agneau Mystique quitte la cathédrale pour chanter avec nous.
'Davy's on the road again' du funk/progrock magistral.
Présentation du groupe et immense clameur!
1h20' de bonheur
Rappel
Non, meisjes, pas 'Do Wah Diddy', sorry!
Une version magistrale de 'The Mighty Quinn'.
Come all without, come all within
You'll not see nothing like the Mighty Quinn...
La planète se réchauffe, c'est sûr, il y a de la fumée sur la banquise, les esquimaux se promènent torses nus, ce salopard de Mick Rogers balançant les accords de 'Smoke on the Water'.
Ecoute, Noël, fais un cadeau( de Noël) à ces enfants, elles pleurent depuis 45'!
Un medley/leçon d'histoire: 'Pretty Flamingo '- '5 4 3 2 1' et 'Do Wah Diddy Diddy' avant de repêcher l'esquimau.
Que des sourires en quittant Saint-Bavon!
dimanche 18 juillet 2010
Cavanna - Sindicato Sonico @ Polé Polé, Gentse Feesten, Gent, le 17 juillet 2010
De Gentse Feesten: c'est reparti pour une dizaine de jours de beuveries, de gueules de bois monstres, mais aussi d'événements culturels divers....chaque année des centaines de milliers de feestgangers viennent, quotidiennement, visiter le plus grand stadsfestival du royaume.
Direction le Graslei/Korenlei pour Polé Polé, deux quais longeant la Lys.
Le podium se trouve face aux pittoresques maisons gothiques, tussen de twee bruggen enjambant le cours d'eau.
17:05, un gigolo vient annoncer Cavanna!
Oublie Charlie- Hebdo, les Ritals, Hara- Kiri et les grosses moustaches...
Cavanna fait de la soul/rhythm'n blues et est originaire d'Antwerpen.
Ce quintet est né sur les cendres de Jazzalude.
Quatre fringants musiciens prennent place sur le podium et entament un instrumental funky, judicieusement appelé, 'Funkey in the hole'.
Line-up:Pieter Van Ballaer (guitar/vocals)- Kim Van Bourgoeniën (bass)-Filip Verdick (keys/vocals)-Pieter Wuyts (drums).
Ce trou est juteux comme du Average White Band.
Arrivée de Hanne Smets, la madame qui chante et qui manie les foules: 'Got to be'.
Sont biberonnés au James Brown, ces enfants.
Faut pas comparer le timbre de Hanne aux chuchotements de Vanessa Paradis, elle a du coffre (et un beau jeu de jambes) !
'Pushin on', niet te traag, peux-tu lire sur la setlist du batteur.Faut pas pousser, ce funk n'est pas lent!
Une soulballad ' Lack of Beauty' , du white soul avec riffs de guitare gluants.
Second slow ' Romantic', décoré d'un solo de basse romanesque.
Retour au funk bien groovy: ' Bucket of Soul'. Juicy stuff, le seau déborde!
Come on, Polé Polé, we zullen er een lap op geven...: ' 45', ça doit être pour les quadragénaires, ou sexagénaires ( né à la fin de la guerre) pas dégénérés.
Tu sens les bonnes odeurs Stax et Motown?
Hit, hit, hit: 'Cold Sweat' de Mr Dynamite, la jeunesse gantoise sue!
Que pasa, plus un bruit, les voilà transfigurés en statues de sel.
120 secondes d'immobilité. Le mec à la table a effleuré le bouton pause?
tchik, tchik...c'est reparti: 'Do it right'.
On fait ce qu'on peut, madame!
C'est presque du Ike & Tina Turner.
Une nouvelle intro de J & B et puis ' Good foot down' , une leçon d'aerobics rythmée.
L'ultime et convaincante soul/blues ballad: ' Losing Me' !
Bis!
Reprise de '45' et de 'Bucket of Soul'.
Cavanna, band idéal pour ouvrir un festival.
Sindicato Sonico
La FGTB aurait opté pour un autre patronyme?
Pas du tout, mon cher, ces Sud- Américains d'Anvers travaillent dans le latino rock festif et épicé.
Quatre cuivres: le local Hans Schroeven( The Internationals...): sax tenor, le classieux Chilien Marcelo Moncada (sax soprano), le Cubain Ruben Valle, un troisième sax ( vu avec Marka) - et un trompettiste en pleine évolution: Darwin Sanchez
Alfredo Bravo Ebner aux drums, le Mexicain Juan Carlos Bonifaz( vu avec Tuur Florizoone) aux congas-un second Mexicain, Aldo Aranda, aux percussions.
Le fabuleux guitariste Bolivien: Marco Bustamante et, le chef, Roman Santos Figueroa, encore un Mexicain , au chant et à la basse.
19h20' l'heure de la fiesta a sonné!
'Policia' ça veut dire flic en Mexicain, c'est décoré de arriba, arriba... viva Mexico... et ça rue dans les brancards... cataclop, cataclop.. fougueux le canasson.
' Cumbia Santa' en avalant quelques bouteilles de cerveza Aguila, les poulettes gantoises ont acquis le rythme..Caliente!
'Guajira' une salsa Speedy Gonzales.
Place au romantisme aztèque: ' Quijadazo', une valse mariachi...te quiero, te quiero... susurrent les cuivres d'une voix de fausset, la romance vire ska cubain et les nénettes de sautiller comme des sauterelles géantes.
Ambiance!
'El Loco' un mec qui s'est choisi une autre réalité dans la vie...ay ay ay... locos aqui ... effectivement, Roman, effectivement!
Section de cuivres pointue.
'Cumbia Dub' pour rappeler leurs devoirs aux politiciens qui détruisent le monde.
Marco, un génie bolivien, nous gratifie de lignes de guitare Santana blend.
' La Culebrita' kermesse mexicaine, ouah , ouah, ouah...
'Reggae Mama' et 'Cholo Style' du reggae/punk/ rock bolivien, avec joute infernale guitare/sax tenor.
Señor Bustamante est tout bonnement hallucinant.
'Reggaeton Atomico': Doel/ Kingston même combat!
'Ska Cabron' du Gogol Bordelo from Mexico.
Un audacieux, pris d'un coup de chaleur, ôte son falzard et pique un plongeon dans la Lys.
Olé!
Immense ovation!
Et une otra mas: 'Funksonico' , toute la communauté sud- américaine du pays en transe!
Une otra mas, per favor...
OK, ok, tagada, tagada, tagada...cha cha cha ... un dernier mariachi 'n roll fumant, avec une touche de melodica léger, pour faire office d'Alka Seltzer.
C'est décidé, je change de syndicat!
Direction le Graslei/Korenlei pour Polé Polé, deux quais longeant la Lys.
Le podium se trouve face aux pittoresques maisons gothiques, tussen de twee bruggen enjambant le cours d'eau.
17:05, un gigolo vient annoncer Cavanna!
Oublie Charlie- Hebdo, les Ritals, Hara- Kiri et les grosses moustaches...
Cavanna fait de la soul/rhythm'n blues et est originaire d'Antwerpen.
Ce quintet est né sur les cendres de Jazzalude.
Quatre fringants musiciens prennent place sur le podium et entament un instrumental funky, judicieusement appelé, 'Funkey in the hole'.
Line-up:Pieter Van Ballaer (guitar/vocals)- Kim Van Bourgoeniën (bass)-Filip Verdick (keys/vocals)-Pieter Wuyts (drums).
Ce trou est juteux comme du Average White Band.
Arrivée de Hanne Smets, la madame qui chante et qui manie les foules: 'Got to be'.
Sont biberonnés au James Brown, ces enfants.
Faut pas comparer le timbre de Hanne aux chuchotements de Vanessa Paradis, elle a du coffre (et un beau jeu de jambes) !
'Pushin on', niet te traag, peux-tu lire sur la setlist du batteur.Faut pas pousser, ce funk n'est pas lent!
Une soulballad ' Lack of Beauty' , du white soul avec riffs de guitare gluants.
Second slow ' Romantic', décoré d'un solo de basse romanesque.
Retour au funk bien groovy: ' Bucket of Soul'. Juicy stuff, le seau déborde!
Come on, Polé Polé, we zullen er een lap op geven...: ' 45', ça doit être pour les quadragénaires, ou sexagénaires ( né à la fin de la guerre) pas dégénérés.
Tu sens les bonnes odeurs Stax et Motown?
Hit, hit, hit: 'Cold Sweat' de Mr Dynamite, la jeunesse gantoise sue!
Que pasa, plus un bruit, les voilà transfigurés en statues de sel.
120 secondes d'immobilité. Le mec à la table a effleuré le bouton pause?
tchik, tchik...c'est reparti: 'Do it right'.
On fait ce qu'on peut, madame!
C'est presque du Ike & Tina Turner.
Une nouvelle intro de J & B et puis ' Good foot down' , une leçon d'aerobics rythmée.
L'ultime et convaincante soul/blues ballad: ' Losing Me' !
Bis!
Reprise de '45' et de 'Bucket of Soul'.
Cavanna, band idéal pour ouvrir un festival.
Sindicato Sonico
La FGTB aurait opté pour un autre patronyme?
Pas du tout, mon cher, ces Sud- Américains d'Anvers travaillent dans le latino rock festif et épicé.
Quatre cuivres: le local Hans Schroeven( The Internationals...): sax tenor, le classieux Chilien Marcelo Moncada (sax soprano), le Cubain Ruben Valle, un troisième sax ( vu avec Marka) - et un trompettiste en pleine évolution: Darwin Sanchez
Alfredo Bravo Ebner aux drums, le Mexicain Juan Carlos Bonifaz( vu avec Tuur Florizoone) aux congas-un second Mexicain, Aldo Aranda, aux percussions.
Le fabuleux guitariste Bolivien: Marco Bustamante et, le chef, Roman Santos Figueroa, encore un Mexicain , au chant et à la basse.
19h20' l'heure de la fiesta a sonné!
'Policia' ça veut dire flic en Mexicain, c'est décoré de arriba, arriba... viva Mexico... et ça rue dans les brancards... cataclop, cataclop.. fougueux le canasson.
' Cumbia Santa' en avalant quelques bouteilles de cerveza Aguila, les poulettes gantoises ont acquis le rythme..Caliente!
'Guajira' une salsa Speedy Gonzales.
Place au romantisme aztèque: ' Quijadazo', une valse mariachi...te quiero, te quiero... susurrent les cuivres d'une voix de fausset, la romance vire ska cubain et les nénettes de sautiller comme des sauterelles géantes.
Ambiance!
'El Loco' un mec qui s'est choisi une autre réalité dans la vie...ay ay ay... locos aqui ... effectivement, Roman, effectivement!
Section de cuivres pointue.
'Cumbia Dub' pour rappeler leurs devoirs aux politiciens qui détruisent le monde.
Marco, un génie bolivien, nous gratifie de lignes de guitare Santana blend.
' La Culebrita' kermesse mexicaine, ouah , ouah, ouah...
'Reggae Mama' et 'Cholo Style' du reggae/punk/ rock bolivien, avec joute infernale guitare/sax tenor.
Señor Bustamante est tout bonnement hallucinant.
'Reggaeton Atomico': Doel/ Kingston même combat!
'Ska Cabron' du Gogol Bordelo from Mexico.
Un audacieux, pris d'un coup de chaleur, ôte son falzard et pique un plongeon dans la Lys.
Olé!
Immense ovation!
Et une otra mas: 'Funksonico' , toute la communauté sud- américaine du pays en transe!
Une otra mas, per favor...
OK, ok, tagada, tagada, tagada...cha cha cha ... un dernier mariachi 'n roll fumant, avec une touche de melodica léger, pour faire office d'Alka Seltzer.
C'est décidé, je change de syndicat!
vendredi 16 juillet 2010
Nyali au Bar du Matin, Forest, le 15 juillet 2010
Un rendez-vous de gens biens (Christine, Fabienne et V7nce..) au Bar du Matin, pour assister à la performance de fougueux zambiens:
Nyali
Rayon de soleil (en bemba), promesse d'espoir.
Cinq membres masculins:les pas grands, plein de tempérament: Paul Mulauli, singer, percussion- Nicholas Santa, keyboards & backing vocals- le taille normale:John Njovu, drums et les basketteurs: John rasta Luhanga, bass - Paul Banda: guitar.
La séduisante et féline touche féminine: Yvonne Mwale - Singer!
21h20'
'Intro' :guitare, basse, drums et claviers en piste pour un instrumental brûlant, accompagné d'un pas de danse acrobatique, ça va être chaud, ce soir!
Christine, qui part au ravitaillement, l'a bien pigé.
Arrivée du couple chantant pour finir le numéro.
'Kaue Mama' de l'Afro- Fusion incandescent, du Zam-Rock/ Ragga sensuel et frénétique.
La terrasse se vide, Bruxelles vient se coller à la mini-scène pour se dévisser les hanches.
''Shelli': Christine avait entendu 'Chéri', moi 'Sherry'. Un rythme groovy et vibrant, quatre instrumentistes brillants, et une nana mignonne à croquer.
'Villimba' une ballade noire.
A song for a friend, nous explique Paulo. Un superbe hymne décoré d'un solo de guitare monstrueux...Mes voisines doivent avoir des notions de bantou et chantonnent en chorus...mama wé...mama wé...
C'est chouette, me souffle Christine!
Wé, mama!
'Infa' un reggae social irrésistible.
'Ngayo' les amours de Roméo & Juliet ( alias Paul & Yvonne) made in Lusaka.
Paul is my Mr Right, il va me rendre heureuse, roucoule la belle enfant. De jolies harmonies vocales décorent ce slow sirupeux.
Non, gars, compare pas à Céline Dion, c'est Neneh Cherry et Youssou N'Dour.
Christine a toujours raison.
Break, tous dans la cuisine, c'est l'heure du nshima arrosé avec une Dr Livingstone's lager?
Ils nous ont laissé le batteur, qui attaque une pièce nerveuse, un à un les Zambiens rappliquent, zont enfilé des jeans étoilés..
Un numéro individuel, et musclé, de danse mganda pour chaque protagoniste et les lutins se pointent: ' Menda' , une aubade, pleine de bons sentiments.
'Mangala' message d'espoir, les anges déploient leurs ailes.
Plus moyen de récupérer la pintje m'attendant sur le comptoir, tout Matonge a envahi Forest et se trémousse en t'envoyant des coups de coude dans le thorax.
Ambiance!
Quelques cris en nyanja ou chichewa, me rappelle plus, avanti pour: ''Balagombe'.
Belle débauche d'énergie sur scène et ailleurs dans le bar.
A celebration song.
Que célèbre -t-on questionne, Jean-Yves, un chauve barbouze, ancien légionnaire sans doute?
La prise de la Bastille, mec, avec un jour de retard.
Voilà Maurizio: c'est des Gilles de Binche, ces jeunes gens ... il se vide une dixième Orval!
'Tamali' une complainte inspirée.
' So Special' à la sauce Kool & the Gang.
'Mugonezyeni', l'équivalent de 'What a wonderful world': du positivisme africain.
Un dernier chant chaloupé avec séance de hipshaking suggestif: 'Kale' , et les artistes se tirent, non sans avoir étalé, une nouvelle fois, leur talent chorégraphique: gymnastique combinant rythme, audace et érotisme.
Mention spéciale pour le final époustouflant: le batteur en vedette, les copains en danseurs Zoulous, sur pied de guerre.
90' de rythmes joyeux et de sueur.
Un bis, pour nous remercier: ' You are so special'
Une dernière explosion tribale.
Nyali
Rayon de soleil (en bemba), promesse d'espoir.
Cinq membres masculins:les pas grands, plein de tempérament: Paul Mulauli, singer, percussion- Nicholas Santa, keyboards & backing vocals- le taille normale:John Njovu, drums et les basketteurs: John rasta Luhanga, bass - Paul Banda: guitar.
La séduisante et féline touche féminine: Yvonne Mwale - Singer!
21h20'
'Intro' :guitare, basse, drums et claviers en piste pour un instrumental brûlant, accompagné d'un pas de danse acrobatique, ça va être chaud, ce soir!
Christine, qui part au ravitaillement, l'a bien pigé.
Arrivée du couple chantant pour finir le numéro.
'Kaue Mama' de l'Afro- Fusion incandescent, du Zam-Rock/ Ragga sensuel et frénétique.
La terrasse se vide, Bruxelles vient se coller à la mini-scène pour se dévisser les hanches.
''Shelli': Christine avait entendu 'Chéri', moi 'Sherry'. Un rythme groovy et vibrant, quatre instrumentistes brillants, et une nana mignonne à croquer.
'Villimba' une ballade noire.
A song for a friend, nous explique Paulo. Un superbe hymne décoré d'un solo de guitare monstrueux...Mes voisines doivent avoir des notions de bantou et chantonnent en chorus...mama wé...mama wé...
C'est chouette, me souffle Christine!
Wé, mama!
'Infa' un reggae social irrésistible.
'Ngayo' les amours de Roméo & Juliet ( alias Paul & Yvonne) made in Lusaka.
Paul is my Mr Right, il va me rendre heureuse, roucoule la belle enfant. De jolies harmonies vocales décorent ce slow sirupeux.
Non, gars, compare pas à Céline Dion, c'est Neneh Cherry et Youssou N'Dour.
Christine a toujours raison.
Break, tous dans la cuisine, c'est l'heure du nshima arrosé avec une Dr Livingstone's lager?
Ils nous ont laissé le batteur, qui attaque une pièce nerveuse, un à un les Zambiens rappliquent, zont enfilé des jeans étoilés..
Un numéro individuel, et musclé, de danse mganda pour chaque protagoniste et les lutins se pointent: ' Menda' , une aubade, pleine de bons sentiments.
'Mangala' message d'espoir, les anges déploient leurs ailes.
Plus moyen de récupérer la pintje m'attendant sur le comptoir, tout Matonge a envahi Forest et se trémousse en t'envoyant des coups de coude dans le thorax.
Ambiance!
Quelques cris en nyanja ou chichewa, me rappelle plus, avanti pour: ''Balagombe'.
Belle débauche d'énergie sur scène et ailleurs dans le bar.
A celebration song.
Que célèbre -t-on questionne, Jean-Yves, un chauve barbouze, ancien légionnaire sans doute?
La prise de la Bastille, mec, avec un jour de retard.
Voilà Maurizio: c'est des Gilles de Binche, ces jeunes gens ... il se vide une dixième Orval!
'Tamali' une complainte inspirée.
' So Special' à la sauce Kool & the Gang.
'Mugonezyeni', l'équivalent de 'What a wonderful world': du positivisme africain.
Un dernier chant chaloupé avec séance de hipshaking suggestif: 'Kale' , et les artistes se tirent, non sans avoir étalé, une nouvelle fois, leur talent chorégraphique: gymnastique combinant rythme, audace et érotisme.
Mention spéciale pour le final époustouflant: le batteur en vedette, les copains en danseurs Zoulous, sur pied de guerre.
90' de rythmes joyeux et de sueur.
Un bis, pour nous remercier: ' You are so special'
Une dernière explosion tribale.
Inscription à :
Articles (Atom)