Tremplin du Festival Décibel feuilles avec Red Rowen & The Madchester à La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 4 juillet 2026
michel
Acte trois: Red Rowen & The Madchester!
Adieu les bandes, on passe au rock'n'roll, au vrai, celui qui dérouille, des guitares, une basse, une batterie et des mecs affichant la gueule de l'emploi.
Tu les as connus Lithium, Pascal les a croisés à Langueux ou à Saint-Brieuc, ils connaissaient La Grande Ourse où ils sont venus enregistrer leur premier EP, tu sais donc que tu peux t'attendre à du carré, du percutant, les concessions, tu oublies.
La formation briochine a légèrement évolué, si David 'Red Rowen' Méheust : chant, guitare/ Jérôme 'Chester' Ollitrault : batterie, choeurs/ Marc 'Chester' Lancieaux : basse & placidité ( cf Bill Wyman) sont toujours présents, désormais à la lead guitare tu retrouves Stéphane Michel, une sorte de guitar hero sans l'arrogance typique.
Leur album est sorti en 2024, ils ont eu le temps de composer de nouveaux titres, notamment ' I'm freezing to death', alors que le thermomètre frôle les 30° c.
C'est du rock pur jus, avec un chanteur qui a des couilles, un batteur musclé, une basse en ciment et une lead qui envoie du lourd.
On associe au mouvement Black: Black Keys, Black Rebel Motorcycle Club, Black Lips , Blackfoot, Black Box Revelation...
Certains sont nés pour être sauvages, Red Rowen se contente de ' Born to Born' , la guitare déchire tout, Jérôme inspiré par Zoé tabasse sec, Marc ronronne et David grogne tout en assurant une rythmique aussi coriace que les coups portés par Horace.
Quel plaisir de voir tout ce monde pour une répèt... attention, humour breton!
'Motorhigh', 'joué pour tous ceux qui ont manqué le Hellfest, est extrait de l'album .
Et comme les motards ne sont pas branchés variétoche, le truc chatouille comme du granit.
'Tchik Tchik Tchik Tchik ' sonne plus Cheap Trick que Chic .
Tu veux du brûlant, écoute ' Live on fire', sortez les Canadairs!
Pas de répit, ils ont décidé de nous assommer, 'P J song' déboule et balaye tout sur son passage.
Quoi, Benoît?
Râpeux.... Rape Me, c'était pas Nirvana?
La basse de Marco amorce la suivante, 'Kiss me all, Kiss me' .
Pas devant tout le monde, soyons sérieux.
L'équipe saute dans le wagon, let's rock'n'roll!
Un brin de grunge n'a jamais fait de tort, ' Kowalski end' , la Gibson flagelle, les toms et cymbales souffrent, Marc, toujours serein, ménage ses forces , quant au chef il nous rappelle au bon souvenir de Kurt.
'Mister Cole' est un brave gars, tout comme Lloyd Cole.
Non 'Babylon' n'est pas un reggae track nonchalant, ça fait mal comme du Noir Désir, sans dreadlocks.
Démarrage en broderie pour ' Kill your enemy' qui très vite vire garage/boogie belliqueux.
Après un final au marteau piqueur, ils proposent, spécialement pour les fans de Céline Dion, ' Dance with me', que l'on rapproche plus de 'Dance with the Devil' de Cozy Powell que de ' Danse avec moi' d'un certain Pokora.
C'est une efficacité à toutes épreuves.
On a fait le tour ( + un) de la setlist, mais, après un conciliabule, ils décident d'offrir une nouveauté à la nombreuse clientèle, une longue plage à l'intro ténébreuse et au chant lancinant qui pourrait s'appeler 'Just for life and more'.
Lyonel observe judicieusement: très oasien ce titre!
On ajoute pour la petite histoire que tous les fans de Bachman Turner Overdrive, Guess Who, Steppenwolf ou des plus récents Stone Roses ou Stereophonics seraient bien inspirés en allant assister à un gig de Red Rowen.
A noter - Red Rowen et ses copains seront le premier août à l'affiche du Festival de Pluzunet.