jeudi 20 juillet 2017

La plus grande baraque à frites de Belgique avec Sttellla - Grand-Place de Nivelles, le 19 juillet 2017

La plus grande baraque à frites de Belgique avec Sttellla - Grand-Place de Nivelles, le 19 juillet 2017

Tout le monde le sait, Paul McCartney est le plus grand fan de  Jean-Luc Fonck, il a d'ailleurs prénommé sa fille, née prématurément, Stella, il est vrai que Sttellla est l'exemple type du groupe glamour à la belge, mais ne nous demande pas si le costume de scène, arboré par le playboy d'Arlon lors de sa tournée Olé Olé, a été dessiné par celle qui a obtenu un British Fashion Awards en  2012, l'univers de la mode nous est inconnu!

En ce 19 juillet orageux, Sttellla  est chargé d'égayer  l'événement culturel que le monde entier nous envie  "La plus grande baraque à frites de Belgique" sur la Grand-Place de Nivelles.
19:45', terrasses assiégées, files conséquentes face aux friteries, sur le podium, un deejay constipé s'applique, sans rire, et balance une purée indigeste et écoeurante, même pour les palais les moins délicats.
Une Miss rondelette interrompt son exercice pour nous prévenir qu'il faudra patienter encore 20'avant le concert de la bande à Jean-Luc.
T'as pas ri, sauf quand un roadie a déchargé un bac de Jupiler sur scène, enfin c'était pas de la Heineken, c'est déjà ça, a murmuré Tobback.
20:15, le clown replie bagages, Marie-Odile, ta voisine, murmure d'une voix de stentor, ouf, il était pas obligé de nous envoyer cette merde pendant des heures...
20:30', Miss la Frite rapplique, encourage les indigènes à faire du bruit, s'en va finir son cornet sur les marches de la collégiale, une bande-son assourdissante ( Maya l'abeille) voit arriver les protagonistes du drame prévu au programme: le peloton est emmené par le flashy Léo Geraci ( un guitariste super héros ayant joué e a chez FeedBack), à la batterie, silencieux mais efficace, Loukas, à la pedal steel, Philippe Corthouts et ce soir je serai la plus belle pour aller danser, Christian Martin à la basse et aux claviers, sa majesté Jean-Luc Fonck , beau comme un doge sans corno, c'est pas un chef de gare, ferme la marche pré-nuptiale.
C'est parti: contrepèteries et jeux de mots,  livraison à domicile possible, prévoir léger supplément! 'Faut pas Prendre Légendes Pour Des Contes', il ne l' a pas dédiée à celui qui a estimé qu'il n'envisageait pas de rembourser ses jetons de présence.
Après cette entrée en matière intello, le potentat prévient le bon peuple que le répertoire prévu pour ces grasses réjouissances ne prévoit que du blues et des suppliques, ainsi la suivante, triste à mourir, se nomme ' Aglaé' .
Au premier rang, un fan des débuts, il était à Berkendael en 1975, reprend tous les lyrics sans être obligé de les lire sur un parchemin, questionné, il prétend se nommer Nadine, Jacqueline, être né le 19, 20, 21, 22 juillet et avoir 22 ans depuis 50 ans, tu le crois pas, t'as tort, t'es en Belgique, fieu, ici tout est possible!
Tu dis, Madame, tu ne comprends rien aux paroles... nous, non plus!
Zean-Luc tourne les feuillets, ainsi vont défiler: '  En week-end avec Emilie Dequenne', et après quelques vannes plus grosses que les lames à Biarritz et sur fond d'hymne ricain à rendre jaloux feu-Jimi, ' Les Américains', euh, Christian, j'appuie sur la touche noire ou sur la blanche?, ' Parmesan autour de toi' avec une interférence  ' Kalinka' .
Calme-toi, Ninon, les chansons conceptuelles, c'est pour plus tard, ce midi on a mangé de la cervelle, il faut attendre pour que cela fasse de l'effet.
Euh, oui je sais, les gens autour de moi ne sont pas bons, tous des chômeurs mis au travail, on attaque, en latin, ' Ave' .
Tu veux en replacer une au dessert, on te propose "une sorte de cuite interruptus".
Une petite crise de macronite aigüe l'atteint soudain, ' Votez pour moi', puis il dépêche Christiane l'Andalouse et le (la) charge de ramener deux nymphettes sur scène.
Tu t'appelles?
Charlotte!
Et toi?
Gwen!
Vous allez chanter et danser.
Charlotte, intimidée: sais pas chanter, Monsieur!
Pas grave, nous non plus!
Elles vont souffrir les petites, ' C'est pas moi' terminé, on leur demande si elles sont prêtes à en interpréter une autre.
Noooon, hurlent-elles.
Une petite bière, alors?
Assez ri, on a un contrat à remplir: ' Appuyez sur le mouton', ' Allez, allez rouiller jeunesse' ,  'Nagasaki ne profite jamais' défilent.
Tu dis quelque chose, Marie-Rose?
Torremolinos, on a perdu les paroles, on a refilé le papelard à Loïc Nottet, désolé!
On va te jouer ' Conchita Martinez'.
Vous êtes de beaux saligauds, les mecs, vous ne jouez pas le même morceau que moi!
 Conchita au service, Steffi souffre, l'umpire, incorruptible, constate "out", du coup Léo nous en place une à la Santana.
Manuel Santana?
Non, Carlos!
' Années 80' termine le concert  le plus cérébral du mois de juillet!

Bis.
Tu veux chanter avec nous, Astrid?
La gamine trépigne, ouiiiiii!
' Les tartines', tu connais!
A fond et je peux jouer de l'orgue aussi!
La lycéenne délurée a réussi à voler la vedette à Jean-Luc, elle l'embrasse, lui refile un rendez-vous derrière l'église, Nivelles se marre.
' Comment on faisait avant' , ' La tasse de café', bourré de références ( France Gall, Cabrel, Hervé Cristiani etc..) , précède une version destroy du hit improbable de Sttellla,' Torremolinos'.
C'est avec le philosophique  'On ne l'sé nin' que Jean-Luc et ses acolytes prennent congé de la cité qui a vu naître Jacques Lippe.