mardi 12 juillet 2016

Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 10 juillet 2016

Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le  10 juillet 2016

Menu du jour ( boissons non comprises):
Bert Joris and  Brussels Jazz Orchestra 15:00 Theatre Stage
Didier Lockwood and  special guest Biréli Lagrène 16:30 Palm Hop Select Stage
Beverly Jo Scott and Bruno Castellucci Quintet 17:45 Theatre Stage
Ruben Machtelinckx 19:00 Palm Hop Select Stage
Richard Galliano New Musette Quartet  20:15 Theatre Stage
David Helbock's Random/Control 21:30 Palm Hop Select Stage
Billy Cobham Band 22:45 Theatre Stage 
Même scénario que la veille, tu délaisses le projet de Bert Joris pour commencer ta chaude journée du côté de la Palm Stage qui attend  Didier Lockwood et ses copains!
Le frais trentenaire, digne héritier de Stéphane Grappelli , s'est adjoint une équipe de choc pour électrifier Django et Grappelli, son influence majeure: à la guitare, Monsieur Biréli Lagrène de champion, un monstre de la guitare manouche, à la contrebasse, à ne pas confondre avec le copain de John Oates, ni avec Darry Cowl, Monsieur Darryl Hall qui a prêté main forte à plusieurs sommités dont Charles McPherson, Flavio Boltro, Carmen Lundy ou Tineke Postma et last but not least, celle qui rejoindra les mousquetaires plus tard, Fiona Monbet, une  élève de Didier Lockwood qui désormais vole de ses propres ailes et récolte lauriers sur lauriers.
Démarrage sur les chapeaux de roue avec 'Les Valseuses' de Grappelli , le thème du film de B. Blier ( fils) .
Lockwood en arpèges pour débuter puis une première envolée héroïque, suivie par une improvisation musclée de l'Alsacien, ça canarde dans tous les sens.
On poursuit par un classique de Django que ces joyeux artificiers  transforment en rock furieux.
Deux morceaux en vingt minutes et un public estomaqué par toute cette énergie et virtuosité.
Place à un air composé par Birelli, 'Place du Tertre', c'est le travail tout en finesse de Darryl Hall qu'il faut admirer.
Un nouveau classique au menu, le thème du film "Le Magicien d'Oz", 'Over the rainbow'.
Lockwood lyrique, Lagrène électrique, Hall stoïque, le public en larmes!
Bruxelles, veuillez applaudir Mademoiselle Fiona Monbet, on va vous interpréter une mélodie que j'avais joué avec Grappelli lorsque j'avais 21 ans, 'Tiger rag'.
Quel est l'abruti qui affirme que le jazz est chiant, ces jeunes gens et la jeune dame expriment joie de vivre, bonheur et insolence.
Bruxelles jubile!
Un midtempo suit cette flambée rageuse, dans le parc Snoopy se fait entendre, Médor lui répond, les chiens ne sont pas tous mélomanes, ce qui ne déconcertent pas les artistes sur scène.
Lockwood nous la joue Peter Frampton au violon puis entame un duel avec la contrebasse, des cris d'enthousiasme fusent de partout.
Un signe de la main de l'organisation, cinq doigts levés, il reste 300 secondes pour envoyer un dernier swing acrobatique.
Django, là-haut s'amuse et nous fait un clin d'oeil, en bas, c'est l'euphorie!
C'était LE concert à ne pas manquer!

Beverly Jo Scott and Bruno Castellucci Quintet 
Henri VdB tenait à avoir BJ à l'affiche et aussi le mafioso de la batterie, Bruno Castellucci!
On arrange ça, ils se produiront ensemble.
Catellucci en quintet comprenant   Ron Van Rossum (piano), Jean-Paul Estievenart (trumpet), Joe Higham (saxophone), et Bart Denolf (double bass) et Miss Alabama 1979 accompagnée de Patrick Deltenre (guitar) et d'une petite protégée découverte par The Voice Carmen Araujo Santamaria!
Les jazzmen débutent par deux extraits de la bande sonore de 'Checkmate'  composée par John Williams, dont 'The King Swings' .
Du crime jazz traditionnel permettant à chaque élément du combo de se mettre en valeur.
Mrs Scott se pointe, elle tient un feuillet dans ses mains, le texte de 'Caged Bird', écrit par
Maya Angelou, le poème a été mis en musique( du bluesy jazz) , l'interprétation de BJ nous rappelle les exercices de spoken word de Carla Bley ou de Laurie Anderson.
L'équipe Scott au complet avec l'arrivée de Patrick Deltenre et de la charmante Carmen.
Le jazz n'est pas une forme musicale inconnue pour la belgo-américaine, il y a un petit temps elle a présenté 'Satin Dolls' à La Tentation et tournera avec ce projet jazzy en automne.
Elle débute pourtant par un rhythm'n' blues dont elle a le secret, 'If you don't me like you used to'.
Sa voix rocailleuse et sensuelle vient caresser nos pavillons, les puristes du jazz vont se chercher une bière.
En duo avec Carmen, 'Dat Dere'... maman, je peux avoir ce gros éléphant là-bas...
Bien foutu, le timbre velouté de la petite convient admirablement pour ce titre repris par quelques ténors, Mel Tormé, Tony Bennett ou tenez-vous bien, Herman Brood.
La troupe enchaîne sur un Nina Simone, 'Day and Night' qui nous invite à nous initier au boogaloo.
BJ part se désaltérer, Carmen attaque 'Sister (Miss Celie's Blues)', le chef-d'oeuvre entendu dans The Color Purple.
Elle a du talent, Miss Araujo Santamaria!
Tu dis, BJ?
Il ne faut jamais tomber amoureux du barman...ça  peut mal, ah, c'est pas à moi que tu t'adresses mais à Josiane, ça peut mal, non plus, Josiane ne boit pas, donc your song about drinking ne l'interpelle guère!
Carmen et BJ s'essayent à Dinah Washington, ' Is you is or is you ain't my baby'.
Chouette!
Merde, avec tous les cadeaux refilés à Henri on perdu du temps, faut adapter la playlist, mais je tenais à interpréter 'Cry me a river' de Julie London.
T'as bien fait, B J, c'était super.
'I don't mean a thing' termine le voyage!

Passage à la buvette avec ton copain Guy puis  Richard Galliano New Musette Quartet!
'New Musette' , l'album, a été enregistré live à Sceaux en 1991, Galliano y était déjà flanqué d'une de nos gloires nationales, Philip Catherine, à l'époque Aldo Romano tenait les baguettes et Pierre Michelot maniait la contrebasse.
Ce soir Bruxelles verra  Richard Galliano (accordion), Philip Catherine (guitar), Yaron Stavi (double bass), Hans Van Oosterhout (drums) et ça va valser et danser vieille garde à deux pas de l'Atomium.
Pour Baudelaire, ' Spleen', Catherine lyrique, Galliano souple et la rythmique classique.
C'est tout simplement beau!
Enchaînement sur une valse nerveuse, Catherine emporté par ses arpèges voit ses fesses se soulever de la chaise, l'accordéon gambade,  des paysages vallonnés défilent sous tes yeux hagards, tu rêves pas comme la madame de Bashung, tu rêves de soleil, de collines et de vin frais.
La songerie se poursuit grâce à 'Laurita', joué tout en sensualité, puis logiquement vient 'L'Eternel désir' signé Catherine avant un exercice solitaire du maître français, une suite comprenant un thème de Granados et le fameux 'Libertango' d' Astor Piazzolla.
Repos pour Richard au coeur fatigué, le trio attaque, tout en douceur, le standard  'My funny Valentine'.
L'équipe au complet reprend 'Giselle' qui se trouve sur le 'New Musette' dont on t'a parlé au début de l'article.
Puis Richard s'empare d'un  melodica/pianica  et propose une romance avant d'achever le récital par   le 'Tango pour Claude'  en pensant au grand bonhomme de Toulouse, parti bien trop tôt!
Des images de 'Il Postino' s'imposent à ton esprit,  tu as bien failli verser une larme.
Daar komt Bert: with these guys, every day is Valentine's day!
Bert, ne dis pas ça à ma femme! 

Impasse sur  David Helbock's Random/Control, tu attends celui que les Panama Papers ont surnommé le fusion king, Billy Cobbham, 72 piges, un palmarès que même Eddy Merckx envie: quelques points de repère,  Miles Davis, Mahavishnu Orchestra, Santana, Mark-Almond, Jack Bruce, Grateful Dead,  et  +/- 146 albums en tant que leader dont le fameux début, 'Spectrum'.
Le concert de Brosella s'inscrit dans le cadre du 'Tierra del Fuego Tour' du nom d'un album qui devrait sortir dans le courant de l'année, le quatrième volume dédié à la mémoire de ses parents.
En attendant l'arrivée du band, tu contemples l'impressionnant drum kit du maître en te disant que ce matériel n'entre probablement pas dans une Twingo.
Les voilà, Jean-Marie Ecay (guitar), Christian Galvez (bass), Steve Hamilton (keyboards) and Camelia Ben Naceur (keyboards) et le chef dont le crâne peu garni est entouré d'un bandeau écarlate.
Un mot sur les musiciens, le Basque Jean-Marie Ecay semble diriger l'ensemble , il a, peut-être, eu l'occasion d'aller saluer Didier Lockwood avec lequel il a jadis joué. A la basse cinq cordes,  the best latin american bass virtuoso currently playing the international jazz circuit, Christian Galvez, et deux jeunes claviéristes dont le pupitre est orné de partitions, Steve Hamilton qui prend le maître en photo tous les 1/4 h et la très appliquée Camelia Ben Naceur.
N'escompte pas de titres, il n'y a aucun point de repère, le nouvel album est toujours au stade de gestation, le band est d'ailleurs resté en résidence au Ronnie Scott's Jazz Club pour peaufiner le travail scénique.
Caché derrière ses toms et cymbales, le patron lance une première salve fusion  en utilisant la fameuse technique gravity roll, ses complices multiplient les petits soli.
Les changements de direction sont légion, du groove tu passes vers une impulsion plus technique pour revenir à un semblant de funk, la guitare, à la manière d'un Allan Holdsworth, égrène ses notes sur un tempo affolant, tout cela semble complexe et en même temps très limpide.
La seconde plage sera tout aussi flamboyante puis  Cobbham entame une troisième composition par un solo de batterie d'une précision diabolique, pas de tape à l'oeil, non de l'efficacité, il a également le mérite de laisser de l'espace à ses petits camarades de jeu, Christian Galvez en profite pour faire vrombir sa basse, ce qui était le signal pour que les synthés et la guitare se joignent à la fête.
Après ce fait d'armes, le bon Billy quitte ses baguettes, ses 10 toms, sept cymbales, quelques snare et bass drums et autres drum heads pour venir nous saluer et présenter son équipe, puis après  un encart publicitaire, il retourne au turbin.
 Après le drum solo, le band attaque une longue plage  saupoudrée d'un passage latino.
Pour 'Cat un the hat' , personne n'a vu le chapeau, ni le matou, il utilise quatre sticks, tu te dis, allez, allez, fieu, c'est du cinéma, pas du tout, le solo est incandescent, le bassiste le relaye pour un solo raffiné , puis toute l'équipe termine ce midtempo en roue libre.
Du travail d'orfèvres.
Second passage derrière le micro avant d'entamer 'Tierra del Fuego' le titletrack du futur album.
Jean-Marie tient la petite Camélia, qui ne connait pas Alexandre Dumas, à l'oeil, un signe, non, attend, laisse Steve finir son exposé, oui, vas-y, c'est à toi, et ce qu'elle fait, elle le fait bien!
On est arrivé au bout de l'expédition, mais Billy ne peut pas quitter le théâtre sans un bis, o k, a short one, dit-il, un voisin murmure ' Red Baron'.
Billy Cobbham au bout d'un instant vient esquisser un pas de danse aux côtés de son lieutenant, quelques minutes plus tard, c'est bien fini.
Une masse imposante attend le maître au merch.


Un Brosella 2016 formidable s'achève!




lundi 11 juillet 2016

Brosella Folk and Jazz Festival 2016 ( Folk Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 9 juillet 2016

Brosella Folk  and Jazz Festival 2016 ( Folk Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 9 juillet 2016

Menu:
LOD 15:00 Theatre Stage
Pedro Caldeira Cabral 16:30 Palm Hop Select Stage
The Unthanks 17:45 Theatre Stage
Sarah Klenes and  OakTree 19:00 Palm Hop Select Stage
A Filetta, Paolo Fresu and Daniele di Bonaventura 20:15 Theatre Stage
Kardemimmit 21:30 Palm Hop Select Stage
Sharon Shannon Band 22:45 Theatre Stage 
Un extrait de l'historique:
 Brosella Folk a vu le jour en 1977, à l’initiative de la Ville de Bruxelles. Le but était de redonner une nouvelle vie à cet amphithéâtre en plein air ; le Théâtre de Verdure (1932), oeuvre de l’architecte paysagiste Jules Buyssens, qui n’était plus utilisé depuis l’Exposition Universelle de 1958.
2016, le festival souffle 40 bougies et si Brosella est devenu un des plus grands festivals urbains en Europe, c'est en grande partie au Brusseleir in hart en ziel,  Henri Vandenberghe, qu'il le doit.
2016, c'est l'année de la passation des pouvoirs, pour présenter les artistes de gruute patron est secondé par Bert Hilda Van der Cruyssen, mieux connu sous l'identité de Bert Kruismans,  le Salvador Dali de Sint-Katherina-Lombeek s'en tire plutôt bien!

Le samedi, place au folk, sept noms à l'affiche, un choix s'impose!
LOD débute sous un soleil de plomb, devant un public déjà passablement nombreux,  tu assistes à leur prestation en touriste, il te faut 25' pour serrer 89 mains connues et reconnaître les lieux.
A 16:30' tu es bien placé pour suivre le concert de Pedro Caldeira Cabral!
Trois protagonistes assis sur scène:  Pedro Caldeira Cabral (Portugese guitar), Duncan Fox (double bass), Joaquim Silva (acoustic guitar).
La guitare portugaise a une forme de poire et possède douze cordes, Pedro Caldeira Cabral est considéré comme un  maître absolu de cet instrument sans lequel le fado n'existerait pas. Le programme qu'il a l'intention de présenter cet après-midi à Bruxelles se nomme d'ailleurs ‘Labyrinth of the Portuguese guitar’, il survole cinq siècles de thèmes composés pour la "guitarra portuguesa".
'Fofa da Rozinha', une pièce d'un anonyme, datant du 18è siècle, ouvre la cérémonie.
Raffinement, virtuosité et pointillisme sont au rendez-vous.
Aucune annonce, le trio ébauche la suivante, une pièce mélancolique ( 'Modinha'?) datant de la même époque.
Les titres que nous avançons le sont avec les réserves d'usage, pas de setlist sur scène, mais un recueil de partitions sur chaque pupitre.
Pour les marins, ' O Fado do Marinheiro', un air finement ciselé, puis 'Fado Conde da Anadia'
 Pas un mot, pas un sourire, les titres se suivent comme un chapelet récité  dans un but de contemplation divine.
L'audience, attentive, observe un silence religieux, même les mioches écoutent sans broncher.
' Bailados do Minho', 'Naquele tempo', 'André de sapato novo' se succèdent.
 Toute cette joliesse finit par lasser les moins patients qui se dirigent vers la buvette.
Le même cérémonial persiste, méthodiquement, les musiciens achèvent une tirade, choisissent une nouvelle partition et reprennent leur lecture, 'Variações em La menor' puis 'em mi menor' enchantent les puristes, tu entends encore 'Despertar' qui, d'après Antonio, signifie réveiller et comme tu risquais de t'assoupir,  tu as quitté les Lusitaniens pour t'envoyer une Sagres au comptoir!

The Unthanks.
Le fleuron de Newcastle!
Le groupe des soeurs,  Rachel et Becky Unthank, naît en 2004 ( jusqu'en 2009 il se produit sous l'appellation Rachel Unthank and the Winterset), l'an dernier il a sorti l'album ‘Memory box archives treasure 2005-2015’ qui retrace leur 10 ans de carrière, la même année sortait ' Mount the Air' qui reçoit  une moyenne de 80/100 chez metacritic.
Bonjour, hello, on va vous abreuver the dark stories de chez nous, Newcastle, a small city, in Europe, and it will always be, insiste l'une des deux frangines.
Tu te mets à compter le nombre d'individus occupant le podium, outre les deux chanteuses, tu aperçois un string quartet féminin,  sont annoncées par la brochure: Becca Spencer (viola), Kath Ord (violin), Gemma Kost (cello) et Niopha Keegan (violin, voice), une jolie trompettiste qui n'est pas  Lizzie Jones mais Victoria Rule ( Elbow) , l'élément masculin se compose d' Adrian McNally (piano, voice, Fender Rhodes, percussion), Chris Price (double bass, bass, guitar) et de  Martin Douglas (drums, percussion).
Les soeurs ouvrent par 'Felton Lonnin', un traditionnel du  Northumberland.
D'emblée le public comprend pourquoi leur cocktail est taxé d' art folk: majesté,  grandeur, arrangements amples et voix célestes, la troupe te transporte loin, très loin, dans un univers envoûtant.
Rachel et Becky enfilent des bottillons, une trompette concerto d'Aranjuez amorce ' Mount the air' , une seconde plage de plus de 10 minutes proche des oeuvres de groupes oubliés tels que Comus.
Une séquence de tap dancing termine le morceau.
Somptueux!
Niopha quitte ses copines pour prendre place derrière un harmonium, Becky on lead vocals pour le grave  'I wish, I wish'  joué en formation réduite, les voix, un piano et l'harmonium.
Chris troque   la contrebasse pour un instrument électrique, on nous prévient, la nouveauté,  'Hymn for Syria', a été jouée avec le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra.
Effectivement, ce morceau sacré, chanté en close harmonies, présente un fond symphonique significatif , il est suivi par la ballade courtoise  'Madam'.
Toujours sur l'album ' Mount the Air', les filles proposent 'Flutter'  au background trip hop.
Le piano entame le saccadé 'Lucky Gilchrist' scandé par trois voix et à la construction rappelant certaines compositions des Nits.
Nouvelle séance de claquettes, le morceau bourgeonne, s'arrondit, gonfle, avant de s'éteindre en douceur.
Une grosse claque pour suivre, la reprise magistrale de 'Shipbuilding' d'Elvis Costello .
Pas encore revenus de notre surprise, The Unthanks s'attaquent à une autre pièce majeure qui nous laissera sans voix, 'Starless' de King Crimson.
Les applaudissements se taisent, Rachel Et Becky se remettent à danser  avant de reprendre 'Mount the Air' pour terminer ce concert grandiose!

 Sarah Klenes and  OakTree featuring Tcha Limberger (violin), Michel Massot (tuba, trombone), Magic Malik (flute, voice).

La carte blanche du jour, Sarah Klenes invite...
Oaktree ( Annemie Osborne/ violoncelle,Thibault Dille/ accordéon et  Sarah Klenes/ chant) est né en 2008, sort ' A dos d'âmes' en 2012 et 'Well' deux ans plus tard.
Sarah fait également partie des Superluettes , de SaLLma’s Moles et de How Town.
Pour Brosella, la chanteuse a invité  Tcha Limberger, Michel Massot et  Magic Malik à se joindre au trio, les deux premiers ont d'ailleurs participé à la confection de 'Well'.
Du folk? Du jazz? De la chanson?
Un peu de tout ça, la formule proposée mélange le tout.
L'ensemble débute par une composition allègre  du violoniste manouche ( 'Oufti Oufti')  faisant la part belle aux vocalistes de la souriante Miss Klenes.
Michel Massot, étonnamment sobre en ce début de soirée, a écrit la suivante, une construction élastico-mélancolique ( 'L'eau -delà')  basée sur des jeux de mots lunaires.
Yep, yep, yep,.. lance Sarah,  Oaktree en trio attaque 'The Magicians' , un morceau/ conte de fées fébrile et malicieux.
Après un long exercice de vocalises, précédées de murmures, tandis que Magic Malik se tabasse le thorax , les cinq musiciens  proposent un air mélancolique puis entament une oeuvrette signée Thibault Dille qui s'est inspiré du bruit d'une locomotive .
Cet esperanto ferroviaire et haletant groove sérieusement, ensuite  la joyeuse  clique entreprend une musette caoutchouteuse intitulée 'Zonder Naam', 'Pas de nom', pour les grévistes wallons nous dit  Geert, le  burger président .
'Change' est de la plume de Sarah que tu avais eu l'occasion d'entendre dans le Brussels Vocal Project, ici aussi rimes et associations téméraires se succèdent tandis que la voix ose des effets acrobatiques.
Une caisse claire, une nouvelle session de vocalises, quelques dérapages incontrôlés, une fugue lumineuse à la flûte puis  un virage tango/cha cha cha arabo-andalou, ces braves gens osent tout.
Leur cocktail, aventureux, surprend et  séduit.
Ce voyage  diapré  s'achève avec un poème mis en musique,  ' Gau' qui est  le prénom d'un petit garçon basque! 

Impasse sur le concert de Paolo Fresu et Daniele di Bonaventura, 35' de file pour un boudin/ketchup!

Dernier passage à la Hop Stage pour  Kardemimmit!
Durant  leur set, les attractives finlandaises nous éclairent sur le choix et la signification de leur patronyme:  où il est question de cardamone et des Spice Girls, dont elles étaient fans à leur début.
Elles sont quatre: Maija Pokela, Jutta Rahmel, Anna Wegelius et Leeni Wegelius ( des jumelles) , pas hideuses, chantent délicieusement et manient toutes le kantele, un instrument finlandais que tu peux comparer à une harpe croisée avec un zither. 
Elles ont débuté en 2004 et ont  déjà quelques enregistrements à leur actif, vraisemblablement, leur dernier méfait, 'Onni - Happiness', doit dater de 2015.
' Pilkoitettu' ( Distant love) entame le set, elles sont trois à manier le kantele, dont un exemplaire compte 38 cordes!
Harmonies aériennes et cristallines, on baigne en plein conte de fées nordique.
Next one is a lovesong '  Kun mun kultani tulisi' (  I Wish My Darling Came To Me).
Elles se souviennent être déjà passées en Belgique, à Gooik notamment, tiennent notre pays en haute estime, sortez les médailles, et proposent  'Toinen tähti / The Other Star' composé par l'une des frangines.
Les filles utilisent tour à tour l'instrument à 38 cordes  ou se contentent du modèle réduit que tu peux trouver sur Ebay pour 250€.
'Tuonen Tyttö' - Maiden Of Death est une composition plus ancienne, et telles les sirènes d'Ulysse, la déesse de la mort émerge des eaux et  vient chercher les âmes des défunts.
Faut songer à se procurer les contes et légendes d'Helsinki!
Avec le traditionnel  'Tulikipuna' / Origin of Fire, on revient au dernier album avant de se payer un crochet par la Norvège, le cantique  'Laulu päivälle' - A New Day évoque la beauté du jour naissant.
Pureté est le terme qui décrit le mieux ce que proposent ces accortes demoiselles.
'Keinukallio' - Singing Girl is about how boys can be stupid, ce titre est suivi de ce qu'elles estiment être our happiest song, 'Lemmenlaulu' / Love Song, la seule mélodie,  presque pop, qui ne baigne pas dans un écrin de mélancolie.
Le fringant  'Huoleton Rakkauslaulu'  (Carefree Love Song) est originaire de Suède et avec '
Metsän Ukko'  / Spirit of the Forest on revient dans le domaine du mystique médiéval.
Les filles terminent par une adaptation hongroise de Roméo et Juliette, ' Häpeään joutunut tyttö' - Fallen Girl.
Fraîcheur, grâce et exotisme, un concert plaisant!

Il est 22:45', tout le monde est prêt pour le bouquet final:  Sharon Shannon Band!
La semaine dernière, la madame du County Clare avait enflammé Gooik, ce soir c'est Bruxelles qui y a droit.
A l'acoustique,  Jim Murray, au fiddle et mouth percussion, l'homme au chapeau, Sean Regan et aux claviers et guitares électriques, Alan Connor!
Sharon, autrefois membre des Waterboys, malmène son petit accordéon et, de temps en temps, vient souffler dans un tin whistle  soigneusement emballé dans son étui d'origine.
La démonstration débute par une suite, 'The Neckbelly reels', elle n'avait pas besoin d'ajouter we're gonna play lots of lively tunes tonight, on avait d'emblée pigé!
Avanti pour une polka farouche,  'Coridinio'  puis  elle envoie le virevoltant 'Sandy River Belle', Brosella frappe des mains.
Sur scène le groupe s'amuse, la minuscule flûte apparaît pour 'Rathlin island ' de Peter Brown, premier numéro de beatboxing de Sean.
Alan saisit sa guitare électrique et c'est lui qui chante le fameux 'Midnight Special' ,  le traditionnel popularisé dans nos contrées dans la version du Creedence.
Le truc rocke salement puis Sean et Jim nous balancent a couple of reels from the West of Ireland.
Sharon reprend du service et propose un titre datant de 1691 ou dans ses eaux, ' Slow Air' ou 'Marbhna Luimni', un lament inusable.
On revient aux reels avec une toute nouvelle suite baptisée ' Rusheen bay' , celle-ci inspire une quinzaine de couples qui se mettent à virevolter sur le gravier.
La bonne humeur de l'assistance rejaillit sur les musiciens qui redoublent d'énergie, l'intro de 'Blackbird' ressemble bizarrement à la 'Femme libérée' de Cookie Dingler, impression qui disparaît lorsque l'accordéon se met à gambader avec désinvolture.
' Cavan Potholes' reçoit la visite de Sting qui se sent comme un étranger à New-York, les loops permettent aux musiciens de digresser à l'envi, Bruxelles bout!
Le tempo ne faiblit pas, les reels fougueux se succèdent, pour rire on y insère un extrait de 'Black Betty' puis on passe à 'The mouth of the Tobique' suivi par la 'Galway Girl' de Steve Earle transformé en singalong fou.
L'amphithéâtre est transformé en pub  de Toonagh, elle embraye sur 'The Penguin', sourit, pose pour les photographes et salue l'assistance qui réclame le dessert, la fête prend fin avec  les nerveux 'Bungee jumpers'.
See you tomorrow, Brosella!







vendredi 8 juillet 2016

Bojkott at De Mèt Duvelt - Asse - le 8 juillet 2016

Bojkott  at De Mèt Duvelt - Asse - le 8 juillet 2016

Asse en été, depuis juillet, chaque vendredi la ville propose un concert gratuit sur la place du marché, le premier événement dans la série De Mèt Duvelt s'est déroulé sous la pluie le 1 juillet:  't Schoon Vertier trotseerde  de regen met een grote glimlach concluait le comité organisateur.
Une météo nettement plus clémente attend les spectateurs pour le concert de Bojkott !

A 20h pile, les quatre boycotteurs et une madame qui rejette tout  sont prêts à en découdre.
Les partisans de l'embargo sont nés du côté de Vilvorde au terme de l'année 2014.
Sont tout jeunes, avances-tu!
Rien n'est moins vrai, à première vue ils ont connu quelques guerres, Stijn De Nollin ( Triple B (Breath Between Bromance), le cadet tenant les baguettes fait sensiblement baisser la moyenne d'âge , quant aux autres, ils n'ont plus 20 ans depuis longtemps, nous signale Reggiani: Agna Taelman, que certains ont vu chanter aux côtés du charmezanger Guido Belcanto ou au sein des groupes Kopstoot Gerda ou 44 Brushes, a du métier et du charme à revendre, les deux guitaristes  Didier  Pacou et  Rony De Mulder ( 44 Brushes) connaissent toutes les ficelles du job, ils alternent les soli et le travail en rythmique et enfin à la basse, dans le plus pur style Bill Wyman/John Entwhistle, on n'est pas ici pour rigoler, un mec que t'as déjà croisé lors de festivals blues ou concerts rockabilly dans tout notre immense royaume, Erik Van den Brande!
Genre?
Des covers, quelques compositions propres de Urban Power Play Sound ( marque déposée), disons du rock, sorry Agna, qui a des couilles et pas des en caoutchouc!

' Don't take a walk' , l'article qui engage le show te fait d'emblée songer à Guano Apes, les Allemands qui, en 1997, avaient cassé la baraque avec 'Open your eyes', pas que  Bojkott se soit mis au rap metal, mais l'énergie et la voix rentre-dedans d' Agna présentent des similitudes avec le timbre de Sandra Nasić.
Ils enchaînent sur le vigoureux  'Time'  qui progresse sur les mêmes sentiers rocailleux.
Non, ce n'était ni le 'Time' de Prince, ni 'Time is on my side' des Stones, mais la suivante était bien le 'These boots are made for walking' de Lee Hazlewood.
Mevrouw Taelman, a tall lady, introduit la rengaine d'un rire satanique, les copains transforment le tube de Nancy Sinatra, Eileen  ou Conny Kampla  en champ de bataille conjugal sanglant.
A deux mètres du podium, un fan carburant à la pils, sans additifs, lance  allez, allez, alles geven!
C'est leur intention, ils déterrent le glorieux post-punk des Passions '  I'm in Love with a German Film Star' suivi par une plage gravée sur leur EP quatre titres, 'Hurricane', du coup, le vent se lève!
Asse, it's time for some romantic power play avec l'hymne consacré à la jalousie, 'Jolene'.
Faudrait un jour que tu l'appelles, cette Jolene!
Après la country il est temps de rejoindre les croisés en route vers 'Jerusalem'!
Steve Earle?
Non, Anouk!
Les guitares canardent, le gamin se démène,  la basse assure et la madame convainc, une  présence tonique et sensuelle, Asse ne s'emmerde pas ce soir!
C'est assommant à la fin, ils nous assènent un nouveau morceau dont le titre est célèbre, 'Live and let die', mais qui n'a rien à voir avec ce que l'auditoire connaît, donc tu peux oublier McCartney...it's a humiliation...tu l'as dit, Agna!
On dédie la suivante, ' Feel the love' de Rudimental, à Ludo le patron du bistrot qui nous a dépannés en nous fournissant un local de répétition.
Détails, la version Bojkott ressemble plus à du Texas qu'à du drum'n'bass!
Agna ne représente pas tout à fait l'image que tu te fais de la douce Cendrillon, 'Cinderella' est plutôt du genre je sais ce que je veux et je l'obtiendrai!
Pas gentil de faire des blagues, 'Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair' des Arctic Monkeys cogne dur.
Après les plaisanteries, Agna, que personne n'oserait qualifier de Dumb Blonde, entame un numéro de racolage polisson, hey babe , 'Sugardaddy' do you fancy me;..euh, c'est à moi que tu causes, grands sourires, euh, oui, madame, t'es plaisante à regarder, quoi, add some ice, merde, j'ai pas emporté le frigo, je reviens, je vais au bistro et te ramène des glaçons, tu rappliques pour voir qu'elle t'a déjà oublié et se colle à la lead guitar..
Les femmes sont versatiles!
Le petit jeu se perpétue, 'For what it's worth' n'est pas le titre de Buffalo Springfield.
Quoi, tu veux éveiller la bête, non, je ne vais plus quérir de la glace, bien essayé, poupée!
And now, ladies and gents, a proto punk anthem datant de 1965,  The Sonics - 'Strychnine'!
Pas moins nerveuse, la suite 'Rise and fall'  et ' Lock off the door' avant le hit de Billy Idol 'Dancing with myself'.
Présentation de l'équipe, puis un extrait de la Belpop geschiedenis, 'You' de Scooter.
 Piet Van Den Heuvel vous remercie.
Avant de nous diriger vers Grimbergen, on se produit au vliegveld à 23h, pour vous tous, jeunes gens et jeunes filles, l'ode à la jeunesse des Undertones, 'Tenage Kicks', en passant on y insère 'One Way Or Another' de Blondie.

See you, Asse!
Un bis?
Rap, dan...
On refait 'For what  it's worth' et notre eigen nummer ' Rise and fall'.
En voiture, Grimbergen, here we come!


 

jeudi 7 juillet 2016

Décès récents: Delmark 'Delus' Spence, Renée de Haan, Don Friedman, Rob Wasserman, Scotty Moore, Mack Rice

Delmark 'Delus' Spence, le dancehall performer , a mis fin à ses jours à Kingston,  fin juin.
Il débute en 2005 avec le groupe Sojah avant de se lancer solo.
L'an dernier il sortait encore le EP 'Public Relations'!

  Renée de Haan, née à Amsterdam en 1954, s'était spécialisée dans la levenslied, un genre que Guido Belcanto a porté au sommet.
On lui doit une petite dizaine d'albums et quelques hits mineurs dont  'Mannen (Steeds weer de verkeerde)'!
Un cancer des intestins l'a emportée ce week-end!


Le pianiste de jazz Don Friedman, décédé le 30 juin, est souvent comparé à Bill Evans pour son jeu introspectif.
Il aura joué avec quelques grands noms de la scène jazz dont Dexter Gordon, Chet Baker, Ornette Coleman,  Booker Little,  Jimmy Giuffre ou Clark Terry.
Sa disco en tant que leader se chiffre à 17 volumes, mais son nom est cité sur une belle brochette d'albums comme accompagnateur.
Un hommage d'un admirateur:
 Don Friedman had a long career - at least 60 years - and remained true to himself and the music. Much to be said for that.
Thank you, Mr. Friedman.

 Rob Wasserman, the Grammy-winning bassist whose playing accompanied everyone from Van Morrison to Willie Dixon, died Wednesday after a brief hospitalization. lit-on dans le magazine KQED!
Ce grand contrebassiste avait également enregistré plus de douze albums solo.
Pour compléter la liste succincte donnée par le magazine, on ajoute d'autres noms: Jerry Garcia, Elvis Costello, Jackson Browne, Rickie Lee Jones, Brian Wilson...

Le nom du guitariste Scotty Moore sera toujours associé à Elvis Presley, tout le monde a  en mémoire la fameuse intro de 'Jailhouse rock'.
Scotty travaillera avec le King jusqu'en 1968.
Ringo Starr, Keith Richards, Jeff Beck ou Ronnie Wood sont d'autres noms  avec lesquels il a collaboré.
Ce pionner du rock avait sorti un album solo en 1964, très finement baptisé 'The Guitar that changed the World'.
Il a également perpétué l'héritage d'Elvis en enregistrant avec le batteur D.J. Fontana et des guests illustres l'album  'All the King's Men'.
Rolling Stone le place à la 29è place des plus grands guitaristes rock de tous les temps.
En 2000 Moore was inducted into the Rock and Roll Hall of Fame .
Ce géant nous a quittés le 28 juin après une pénible maladie.

 Mack Rice a écrit au moins un immortel: ' Mustang Sally'!
Le singer/songwriter né à  Clarksdale est décédé, fin juin, à 82 ans.
En début de carrière, il fait partie des Falcons ( avec Eddie Floyd et Wilson Pickett) , plus tard on le retrouve au sein de Ollie and The Nightingales.
Stax l'engage, il écrira quelques tubes pour le label soul dont 'Respect Yourself' (Staple Singers) ou 'Do the funky penguin' pour l'ineffable Rufus Thomas.
Il faut attendre 1992 pour le voir enregistrer un album sous son nom, accompagné par The Dynatones, 'Right Now'.
Mack Rice souffrait d' Alzheimer depuis un bon moment.

mardi 5 juillet 2016

Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016

Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 3 - Gooik- le 3 juillet 2016

Dernière journée de festivités à Gooik.

Menu du dimanche 3 juillet
it s baroque to my ears (Vl/Fr) concertmis 10u30 tot 11u20
Babra (H) 13u30 tot 14u30
Naomi Vercauteren trio (Vl) akoestisch 14u45 tot 15u35
Iberi (Georg) 15u45 tot 16u45
Maja et David (DK/ Quebec) akoestisch 17u00 tot 17u50
The Nordic Fiddlers bloc (S/N/ Shetl) 18u00 tot 19u00
Mairearad and Anna (Scot)(VL) Intermezzo 19u20 tot 20u10
Manran (Scot) 20u30 tot 21u45
Ciacboum (Fr) 23u00 tot 01u00

T' étais à peine levé à l'heure de l'office, tu débarques à 13:30' pour Babra, un quintette hongrois pratiquant un folk slave et magyar allègre.
Ils sont cinq dont une attirante jeune dame:
 Pozsonyi Dávid - tambura, chant, darbuka
Réti Benedek – accordéon
Koller Dániel – tamburas
Babcsán Bence – tambura, saxophone, clarinette
Varga Veronika – contrebasse et chant!
Avertissement: le tambura n'est pas une guitare!
Merci!
Le groupe est frais mais a déjà sorti un album et a foulé de grandes scènes dont le Womex 2015.
Après un instrumental coloré, quelque peu terni par un crac intempestif, Gooik  apprendra comment d'une manière désinvolte draguer une fille en Transdanubie, puis entendra une farandole polyphonique proche du folklore grec, car le son d'un des tamburas ressemblent fort à la mandoline ou au bouzouki utilisés pour le sirtaki.
Un passage vers la Russie, de l'adagio, on vogue vers le presto en sautant quelques étapes, puis on visite la Serbie sur un fond virevoltant avant d'entendre une complainte décrivant la vie aux champs.
Tu piges que dalle mais ces mélodies allègres interpellent.
Vélocité et adresse, ont-ils abusé de la Pálinka de prune?
Non, il est trop tôt, une flûte apparaît, les fiers chevaux hongrois cavalent dans la Puszta, les gars de Budapest ne doivent pas être perdus en voyant les swamps du Pajottenland.
La contrebasse jazzy fait contrepoint au sax qui entame un air tzigane, Babra termine son périple par une sarabande propice à la kuskesdans avant un air en provenance de Macédoine.
Duvel pour tous!

Le même périple que la veille pour atteindre la plus petite tente où le Naomi Vercauteren Trio attend le public.
NV3, pour les intimes, se compose de Naomi Vercauteren - violin /Bert Ruymbeek - accordion et Jan Debrabandere - guitar -  vocals.
Naomi a fait partie du  Ghent Folk Violin Project de Wouter Vandenabeele, Jan le Brabançon ne peut être considéré comme un novice, on l'a connu Faran Flad, Green Jacket, Gravel Unit etc.. et  l'accordéon de Bert ( vu avec WÖR)  s'est promené chez Bombadil , Karree Konfituur ou Boulet.
En attendant un premier album, le trio écume les scènes folk flamandes avec un passage à Dranouter l'an dernier.
Démarrage par un instrumental mélodieux suivi par une composition soft swing de  Naomi, pondue lors d'un voyage d'Edinburgh vers les Highlands.
Jan reçoit le micro pour interpréter une ballade sentimentale adressée à une certaine Ruby restée au pays alors que son mari se trouve aux antipodes.
On répétait dans une grenier, l'orage a éclaté, tout tremblait, cela a inspiré 'One rainy evening'.
Gooik, à vous, un singalong pas compliqué, le texte ne va pas plus loin que la première lettre de l'alphabet à moduler harmonieusement.
Zweetland again, Jan est peu chevelu, on voit la sueur perler sur son crâne.
Tiens, menneke, une serviette lui souffle Leontien.
Ils enchaînent sur un air marin salé, chanté à la façon d'Al Stewart, puis vient un second meezinger au même refrain liturgique.
Une dernière mélodie subtile et printanière met un terme à ce set courtois.

Iberi
Ne ris pat, l'Ibérie caucasienne, autrefois royaume de Karthlie, est devenue République socialiste soviétique de Géorgie et proclame son indépendance en 1991.
Le Iberi Choir a choisi l'ancien nom du pays pour faire connaître le chant polyphonique géorgien, classé au patrimoine de l'Unesco, un peu partout dans le monde.
C'est une première belge à laquelle nous assistons à Gooik.
Petit détail, tous les membres du groupe sont du sexe masculin.
 Buba Murgulia fonde le choeur en 2012, il s'est entouré d'une fine équipe de rigolos, ce soir on en a entendu huit.
Tous  vêtus de noirs manteaux militaires et chaussés de bottes de la même teinte, ils sont particulièrement effrayants, des cartouches et des poignards accrochés au ceinturon complètent l'imagerie spartiate.
Les membres du Choeur de l'Armée Rouge passent pour des efféminés si on les compare à l'Iberi Choir.
Les cocasses Caucasiens vont nous interpréter des chants en provenance des différentes régions de leur pays, chacune ayant son langage chanté particulier.
Polyphonies vocales consacrées aux enterrements, chants patriotiques, psaumes sacrés ( on a cru entendre un kyrie) , hymnes païens, chansons de travailleurs, chansons interprétées lors de banquets, tout y passe et tout paraît austère.
On a eu droit à un air lugubre interprété à trois voix, Sttellla, aperçu dans la salle, parle d'en faire une version moules/frites.
Un instant de frayeur lorsqu'une gamine tire quelques sons de son kazoo pendant un air dissonant, heureusement les sabres sont restés dans leurs étuis.
Pour détendre l'atmosphère, un trio nous interprète un vaudeville de Kakhétie ou de Karthlie intérieure, sorry, j'ai oublié, mais une chose est certaine l'humour géorgien demande une préparation de l'esprit.
Pendant un lament, Erwin s'est endormi sur l'épaule de sa madame, son verre de Duvel lentement  se vide sur ses mocassins du dimanche, pas de bol, les Cosaques battent des mains et le réveillent en sursaut.
Waar ben ik, l'entends-tu murmurer.
Après la chanson des deux équipes de paysans se mesurant vocalement dans leur champ, tu décides d'aller humer l'air brabançon!

Maja et David
 Maja Kjær Jacobsen est Danoise et jolie comme une abeille, elle joue du  hardanger, un violon norvégien, elle chante en dialecte du Mid-Jutland que les gens de Copenhague ne pigent pas.
David Boulanger est pétri de bons sentiments, ce barbu Québecois raconte des histoires, chante, caresse un violon ou souffle dans un harmonica tout en tapant du pied sur un footstomper caché à nos yeux.
Il fait partie depuis 2006 de La Bottine Souriante, le légendaire groupe folk québecois.
Depuis 2012, Marja et David forment un duo, à peine séparés par 3900 miles ( bird fly) , ils se voient régulièrement pour se produire un peu partout dans notre petit monde.
En 2013, ils sortaient le CD ' Nord', en 2015, 'CPH​-​Café​-​YUL'.
' The Overstringed set', Maja chante, le Canada écoute puis rejoint sa compagne après 90", les violons s'envolent, les pieds battent le sol, c'est parti pour une gigue vitaminée que tu peux servir avec du sirop d'érable ou de l'aquavit.
Après cette suite enthousiaste, Gooik a droit à une leçon de vie, comment choisir la femme idéale, oublie les vieilles et moches ou les grandes bringues, épouse une dame qui craint Dieu, astique et fabrique des gosses, 'The Wife'.
T'as vu, Jimi,  je joue du violon derrière la nuque!
Une suite de valses danoises ?
' Foxy Frank'!
Courtois et sémillant!
On se lève, pas pour danette, mais c'est mieux pour prendre les airs, 'Ceux qui s'envolent'.
Un petit cours d'histoire où il est question d'Acadie, de Français, d'Anglais sournois et d'un soldat condamné à mort pour avoir déserté, 'Quel triste sort'!
Mince, il fait tellement chaud que je songe à jouer du Calypso...if you like pina colada...
Pour décrire les lendemains de festivals, voici le vif  'Efter Festen'!
Maja est fertile...Gooik plié en deux, euh, elle compose énormément, n'importe quand et n'importe où, à table chez tes amis, par exemple, voici ' Après apéro', vous l'avez deviné écrit au pays du Pastis.
C'est l'heure, on termine par une gigue magique 'Østen For Jylland and Bra Lift'!
Public debout, il sait qu'il vient d'assister à un des concerts les plus brillants du jour, un set où humour et virtuosité se mariaient à merveille.
Bis: ' Bonne Fête'.
C'est en riant comme un cétacé que tu traverses la vase!

Toujours le violon à l'honneur avec  The Nordic Fiddlers Bloc!
Un trio boréal,  Anders Hall - Fiddle , Viola / Olav Luksengård Mjelva - Hardanger Fiddle et  Octave Fiddle / Kevin Henderson - Fiddle.
Ils sont trois, ils sonnent comme vingt, le baryton d'Olav donnant une amplitude imposante aux ondes envoyées par le triple violon.
Deux albums, le dernier, 'Deliverance', de 2016.
La Norvège, le Shetland et la Suède débutent par une compo signée Kevin, 'Talons trip to Thompson Island' pour poursuivre par une danse acrobatique originaire de la région de Trondheim.
Un petit tour en Suède, pour une polka.
Là-bas, on danse la polka lors de mariages ou d'enterrements, une seule différence, dans le second cas il y a une personne de moins qui boit, 'Polska from Delsbo'.
Retour dans les îles Shetland pour un traditionnel contemplatif vieux de 300 ans au moins, les manchots et les Esquimaux revendiquent la paternité de cet air.
Les violons sont constamment en mouvement, se répondent, travaillent en harmonie ou soliloquent, t'as vraiment l'impression d'être face à un orchestre symphonique, tu en restes tout baba!
Le morceau suivant a été interdit en Suède, cette danse lascive fait passer la lambada pour un menuet pudique, si vous éloignez les enfants on vous montre de quoi il s'agit.
Imagine un étalon en rut montant virilement sur une jument, pour te faire une idée!
Après la séquence carré blanc, les violoneux proposent une suite comprenant le sentimental  'Midnight On The Water' et  ' Bonapartes Retreat' un morceau country.
'Hlaltaren' marque les liens existant entre la Norvège et le Shetland, il fait allusion à l'ancien nom de l'archipel.
Après la  polka 'Flinken' , originaire de Suède, tu décides d'aller te ravitailler afin d'éviter la cohue qui suivra la fin du set du Nordic Fiddlers Bloc!
Un set fort apprécié par le connaisseur, David Boulanger!

Après avoir avalé des sandwiches, tu repars jeter un coup d'oeil à  Mairearad and Anna qui comme la veille servent d'échauffement au bal de fin de soirée.
Même verve, mêmes sourires et toujours autant de monde sur le plancher, ' T-shirts in March' tourbillonne, elles enchaînent sur une ronde écossaise avant de déclarer we love your festival, there's lots of mud and lots of beer... on se serait volontiers passé du point un!
Une valse, un galop, puis on troque la guitare et l'accordéon contre un banjo et une cornemuse, on vous concocte une marche, un air de mariage, un cousin de Whisky in the jar, un titre de Mary Griffith , a Canadian barn dance, trois pas en avant, un saut, trois en arrière, jump, tourner, faites tourner la cavalière, et on recommence...
Fortunes diverses sur la piste, donc free style pour la suite et enfin pour se quitter une version Gaélique de On ira tous au paradis.
Un bis, a last pipe tune avant le dernier concert!

 Mànran
Mànran, né en 2010, est considéré comme un des meilleurs folk rock live bands en Ecosse.
Malgré un trip mouvementé, c'était la croix et la bannière pour atteindre Gooik, le sextet a fait honneur à sa réputation.
Avant le début du gig ,tu notes au moins 24 Duvel sur scène, Ecossais a toujours été synonyme de sobriété.
Ewen Henderson (Vocals/Fiddle/Pipes), Gary Innes (Accordion), Ryan Murphy (Uilleann Pipes/Flute), Ross Saunders (Bass), Craig Irving (Guitar) et  Mark Scobbie (Drums) arrivent au pas de course, saluent et lancent  ready for a party?.
Un immense Yeaaaah, leur répond!
Ils ouvrent avec le traditionnel "Fingal's Cave" suivi sans pause par 'Reels' les deux titres qui amorcent leur premier CD.
Pas éprouvés par trois jours de festival, les locaux et la colonie batave tournoient gaiment.
Une première mélodie ( Oran na Cloiche) chantée par le violon a été composée par un certain  Donald Macintyre, who won the Bardic Crown at the National Mod in 1938, il est suivi par 'Parallels'', a dance song.
Gooik, vous êtes mignons tout plein mais on vous veut tous debout and clap your hands, Godv., this is the first track of your new CD ( The Test), it is called 'MSR'.
Même les handicapés font valser leurs chaises, les futés enchaînent sur  'Glaodh an Iar', avant de calmer le jeu par un 'Breton Pipe Set' qui vire épique au second chapitre.
En souvenir d'une tournée chez les Germains, 'Autobahn' précède une nouvelle série de Celtic dancing tunes , les cornemuses ( Great Highland bagpipe ou uilleann pipes) s'amusent, une chenille chemine de gauche à droite et d'arrière en avant, c'est la fête au village .
Repos pour tout le monde, c'est l'heure d'une grande Scottish Gaelic love song, ' An Eala Bhàn' avant de retourner sur la piste de danse avec 'The Pot Inspector'.
Les jeunes s'amusent comme des fous, les puristes se bouchent les oreilles, de l'électricité et une batterie, dat is geen folk!
Il est vrai qu'avec Mànran on songe plus aux glorieuses heures du British folk rock ( Lindisfarne, Steeleye Span, The Albion Band ou Fairport Convention) qu'aux Boys of the Lough ou à Julie Fowlis.
Après le dernier titre fougueux, ils déterrent une romance écrite il y a une centaine d'années puis attaquent l'infernal  'Speybay Switch ' qui se met en route à la façon d'un diesel avant de cravacher sévère.
Les Duvel arrivent, la fin s'annonce,  Mànran invite Mairearad et Anna à finir  le concert avec eux 'Chasing daylight' et 'Puirt' terminent le show.
Malgré les we want more scandés par des centaines de gorges, c'est bien fini.
Place au bal ( sans toi)!



lundi 4 juillet 2016

Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016

Gooikoorts Internationaal volksmuziekfestival - dag 2 - Gooik- le 2 juillet 2016

Seconde journée de Gooikoorts,  le festival le plus convivial au calendrier belge.
Ici toute la famille est à la fête dans une atmosphère bon enfant et souriante, au programme, non seulement des concerts mais également des workshops, des animations pour les petits, des poules pondeuses, une messe en musique, trois bals populaires, à boire, à manger, de jolies filles, des barbus, des Hollandais et leurs sabots, un bain de boue gratuit et des prix démocratiques.
Tu n'étais pas disponible le vendredi, on verra les clichés de Luk Stiens un de ces jours, mais le samedi, dès 13:30, tu patauges comme tout le monde dans le bourbier!

La brochure dit- Samedi 2 juillet
De Lange zangtafel 11u00 tot 13u00
Jansen-⁠Jüssi duo (NOR/EST) 13u30 tot 14u30
it s baroque to my ears (Vl/Fr) akoestisch 14u45 tot 15u35
the young’uns (Eng) 15u45 tot 16u45
Talisk (Scot) akoestisch 17u00 tot 17u50
Surpluz XL (Vl) 18u00 tot 19u00
Mairearad and Anna (scot) Intermezzo 19u20 tot 20u10
Xabier Diaz and adufeiras de Salitre (Gal) 20u30 tot 21u45
Hudaki village band (Ukr) bal 23u00 tot 01u00

Il pleut?
Natuurlijk, des trombes, mais pas in de grote concertent où le duo Jansen-⁠Jüssi, partageant table et lit, va ouvrir les hostilités.
 Johanna-Adele Jüssi vient d'Estonie, elle joue du violon et un instrument baptisé Hiiu Kannel ( une harpe estonienne) - Jo Einar Jansen joue également du violon, de temps, les membres du duo chantent.
Au menu des chansons traditionnelles et des dance tunes en provenance de leurs pays respectifs.
Dehors l'orage gronde, les battants des ouvertures sont refermés, Johanna et le barbu débutent par deux instrumentaux sombres, mélancoliques, plaintifs.
Cool weather you have, c'est un petit marrant le Norvégien qui nous parle de leur album 'Mängleik' ( = jeu) et du morceau du même nom.
Les Estoniens sont vifs, leurs danses mouvementées, apprend-on, et leurs filles jolies, ajoute Gust en reluquant la belle violoniste.
Ils poursuivent par une valse en provenance d'une de leurs nombreuses îles ( 1500) où les femmes portent des jupes en laine et où le plus haut sommet atteint 297 mètres.
Place à une polka suivie par le morceau préféré de leur fillette, âgée d'un an, il est chanté par le fier papa.
Une nouvelle polka fiévreuse précède un titre que Johanna a composé un jour de cafard, puis le duo nous fait visiter Røros, en Norvège, célèbre pour ses mines de cuivre, son marché et ses danses.
Ils aiment la polka, la suivante est espiègle.
On avait oublié le cadeau de Noël lorsqu'on a été invité chez des parents, on leur a composé a Christmas tune.
Les petites anecdotes se succèdent, les charmantes mélodies ou danses courtoises également, ils ont droit à un rappel, ce sera a sentimental lovesong.
Simplicité, douceur et authenticité, un set agréable!

Une réelle expédition attend les festivaliers, il s'agit de traverser le marécage pour rejoindre la kleine concerttent pour le set de  It’s baroque to my ears!
Benjamin Macke, accordéon / basse aux pieds et Birgit Bornauw, musette baroque /cornemuse flamande, jouent ensemble depuis 2009 et ont eu l'idée du projet It’s baroque to my ears en 2015.
Au temps du baroque, l'accordéon n'existait pas, le duo a donc ré-arrangé de vieilles mélodies datant parfois du 17è siècle.
Une expérience intéressante quoique le côté didactique ait pu gêner certains auditeurs.
Second bémol, la cornemuse baroque s'avère être un instrument fragile, la moiteur régnant sous le chapiteau a plus d'une fois joué de vilains tours à juffrouw Bornauw.
Une première suite finissant avec une 'Polonaise nacht Blitz' nous plonge dans une époque révolue où les gentilshommes portaient perruque et où, pour les dames, arborer une mouche sur la joue était le comble de l'élégance.
Ils embrayent sur une première version de  'Joseph est bien marié', un chant liturgique qui peut être interprété au clavecin.
Après un air preste, on aura droit à un menuet en provenance de Zweetland, un pays où les gens transpirent beaucoup.
Gooik se marre, le Français pensait à la Suède et la pièce interprétée doit être le  'Menuett efter Gustav Blidström'.
Sensibilité, raffinement et virtuosité sont au rendez-vous mais aussi...léger ennui.
Ja, Gert, le baroque c'est bien, mais tu optes pour la mini jupe, et la Maes, c'est pas bon?
' Joseph est bien marié', une variante.
Oei, fausse queue, la musette débloque, couic, couic, le colibri souffre de coliques, Gooik rit, pas Birgit.
Applaudissements sincères à la fin du morceau.
Après une litanie grave, suivie par un twist baroque et une troisième version du mariage du père Joseph, tu prends congé du baroque pour aller t'en jeter une amère.
Sous l'auvent du Duveldroomschip des danseurs s'amusent aux sonorités folk des Cochons Sublimes, comme tu ne valses pas, tu restes au comptoir!

The Young'uns
Youngun is a term used mostly by older generations to refer to anyone younger than them- Can be used as a term of endearment or an insult....
Les trois gamins, Sean Cooney, David Eagle et Michael Hughes, sont originaires de Teesside ( North East England) , l'an dernier ils ont remporté le BBC Radio 2 Folk Award, au UK ils remplissent toutes les salles où ils se produisent.
They specialise in singing unaccompanied, en de rares occasions l'un d'entre eux passe derrière le piano et un autre chatouille une guitare.
C'est barbant, dis-tu!
Pas du tout, ce fut une des grandes découvertes de la journée, vocalement leur show est irréprochable et les garçons ne manquent pas d'humour, résultat Gooik leur a fait un triomphe.
Une première claque dès le premier morceau, une version de ' Between the wars' de Billy Bragg qui a refilé des frissons à plus d'une âme.
Le barbu de la bande s'essaye au vocable du Pajottenland, c'est à mourir de rire.
Maintenant que notre royaume ne fait plus partie de l'Europe nous n'avons plus d'ordres à recevoir des petits Belges, so no requests!
Ils embrayent sur deux sea shanties, dont une superbe anti-slavery song aux harmonies enivrantes.
La suivante on l'a chantée dans un pub ce matin, elle a été composée en l'honneur d' un ressortissant Pakistanais établi dans notre contrée, Ghafoor Hussain, il a acheté un bus avec lequel il délivre de la nourriture aux réfugiés syriens.
Après ce message social optimiste, David, le comédien de la bande, passe derrière le piano pour ce qui aura été la chanson la plus émouvante du set, l'histoire de 'Private Hugues' qui en route vers le front, sur un bateau traversant la Manche, jette une bouteille à la mer contenant une lettre pour sa femme, il meurt huit jours plus tard et un marin retrouve la bouteille après 85 ans  et parvient à la faire parvenir à la fille du soldat qui désormais vit en Nouvelle-Zélande.
On a droit à l'histoire d'un révolutionnaire anglais 'Tom Baine's Bones' et après que Michael ait avalé sa tasse de thé, à  'Carriage 12'  la relation de l'attaque dans le Thalys où le carnage a été évité grâce au courage de militaires américains en vacances.
Encore un titre te prenant à la gorge.
Après un singalong et une démarche commerciale, buy our cd's, Nigel  Farage hates them, ils proposent le traditionnel 'A place called England' suivi par un autre récit poignant, 'Dark Water' qui narre l'histoire de réfugiés syriens gagnant les côtes  grecques à la nage.
Ils terminent ce show brillant par l'hilarant 'I went to market to buy a cock' grâce auquel tu apprends que la vache anglaise fait mooooo et pas meuh.
Acclamations mille fois méritées et une dernière chanson de marin.

Nouveau trajet risqué vers la petite tente pour Talisk.
Un jeune trio de Glasgow, formé en 2014 et récompensé par le  2015 BBC Radio 2 Young Folk Award.
Mohsen Amini ( concertina)  Hayley Keenan ( fiddle) et  Craig  Irving ( guitar) ouvrent le set avec 'Picc' et voient d'emblée l'assistance battre le plancher du talon.
Le cheval vif argent s'est mis au galop dès l'ouverture des portes des stalles, il ne s'assagira qu'à la fin du concert.
Le rythme est imprimé par la guitare de Craig, le violon tempère les ardeurs des deux gentlemen, mais c'est surtout l'habileté du joueur de concertina qui fascine.
 Ce n'est guère étonnant que le fougueux Moshen, malgré sa jeunesse, collectionne les éloges et les prix, he became the first squeeze box player to be crowned BBC Radio Scotland’s Young Traditional Musician of the Year...
 Jigs et reels, tous nerveux, se succèdent , Talisk aligne les quatre tunes enregistrés sur leur EP 'Pinnacle 67' dont  les harmonieux 'Echo' ou   '  Ballyhoura' qui incitent à la stepdance, malheureusement l'espace réduit interdit tout exercice de ce style.
'Abyss' démarre modérément avant de dévaler la pente à une allure vertigineuse.
Le trio aborde un autre aspect de la musique celtique avec le slow and long reel 'Hills of Kaitoke' , des paysages aux coloris pastel  défilent avant d'apercevoir des  tableaux aux teintes éclatantes.
Un autre point fort aura été leur interprétation de 'Highlander's Revenge'.
 Tout Gooik debout  après les deux suites finales avant de faire la file à la table de merch improvisée non sans avoir eu droit à un bis fiévreux.
Une découverte!

Sous le grand chapiteau Surpluz a déjà entamé son récital.
Surpluz, dat is Vlaamse folk met een moderne aanpak.
Sur scène:Jeroen Knapen: guitar, vocals / Bart Knapen: clarinet, hurdy-gurdy, vocals / Pieterjan Van Kerckhoven: bagpipes, saxophone, dulcimer, vocals / Steven Goossens: diatonic accordion / Hanneke Oosterlijnck: lead vocals ( Folgazan)  et Jonas Cole: lead vocals ( Mr.Jones).
Ce n'est pas le line-up original mais c'est celui qui enregistrera le 3è album du groupe.
Tu arrives à la fin du titre 'Amsterdam' auquel succède 'Springt op', l'accompagnement musical et le chant semblent traditionnel mais le groupe a composé lui-même  tous les titres  interprétés.
'Jan Broeder' invite à la boerendans avec cette cornemuse coquine et le refrain... opza opza diredi reda... repris par la jeunesse locale.
Gooik, Hanneke is vandaag 22.
Bisous, Hanneke!
Voici la complainte mélancolique  'Minnezucht'.
 Surpluz ne tient pas à révolutionner le kleinkunst mais s'inscrit dans la lignée des grands noms flamands allant de Miek en Roel à Fluxus en passant par Ambrozijn, 't Klieske ou Walter De Buck.
Après l'ode à la vie rurale, 'Boeren en boerinnen' le superflu de l'entrepôt propose un chant d'adieu non repris sur leur playlist, 'Vaarwel mijn zoete lief' avant d'attaquer l'instrumental 'Petit Jean'.
Retour de Jonas et de Hanneke pour l'interprétation de 'Vierset' qui se trouvera sur le nouvel album,
Les chanteurs nous promènent d'Ypres à Gand dans ce plat pays qui a tant souffert puis apparaît un glockenspiel archaïque, quelques pièces tombent dans le béret usé du mendiant pendant le 'Bedelaarslied'.
Plus rafraîchissant, 'Koele wijn' et après s'être inquiété de la présence de sujets espagnols dans l'avion, Surpluz propose une dernière chanson où le 'Spanjaard' n'a pas le beau rôle, après avoir culbuté la jeune flamande il est retourné chez lui en larguant la pauvre donzelle.
Un bis: tous autour d'un seul micro, ' Gij, valse ouders' met fin à un concert fort apprécié!

Break et files aux stands food et à la buvette, tu en profites pour aller jeter un oeil  sur la scène Duveldroomschip où les Ecossaises Mairearad and Anna font danser les gens qui n'ont pas faim.
Mairearad Green - accordion, bagpipes, voice et Anna Massie - guitar, fiddle, banjo, voice, ont sorti deux albums, 'Best Day' et ' Doubling' et s'entendent comme larrons en foire pour amuser la galerie. Mazurkas, polkas, waltzes, reels, gigs se succèdent et la piste ne désemplit pas.
Tu les quittes après le titre 'Please don't cry' et tu t'insères dans la queue hamburgers.




Top of the bill pour ce samedi: Xabier Díaz e Adufeiras de Salitre!
Xabier Diaz est un des grands noms du folk en Galice, il multiplie les projets, le dernier en date se nomme Xabier Díaz e Adufeiras de Salitre!
Le chanteur/danseur/ethnologue/musicien de la Coruña est accompagné de Javier Álvarez (diatonic accordion) et de Gutier Álvarez (hurdy-gurdy and violin) plus une ribambelle de señoras frappant leurs adufeiras ( tambourins carrés de 70 cm2 ) en cadence.
La tournée a été intitulée fort à propos   'The Tambourine Man' , c'est également le titre de l'album qui sera interprété dans son entièreté.
Le show débute par un cantique baptisé  'Pateado e Muiñeira do Pereiro' sur fond de grelots et de percussions lancinantes, le chant en harmonie hyper aigu des douze dames fait froid dans le dos à celui qui n'est guère accoutumé aux traditions de Galice.
Heureusement tu as plusieurs fois croisé les chemins de Ialma et tu savais plus ou moins à quoi t'attendre.
Après '  Langueirón', voyant Xabier au chant sur fond de bourdon produit par la vielle, le chef présente le projet en anglais hésitant, il sera aidé par une de ses chanteuses.
La troupe entame l'air hanté  'Cantares Tordoia'  en s'accompagnant de ses percussions tandis que Gutier habille la mélodie.
Impressionnant!
Après le 'Cantiga Da Montaña' et le frivole   'Muiñeira Da Picota', le Galicien annonce ' Danzas de San Salvador'  puis un paso doble plus musette que martial, ' Jostunen Pasodoblea '.
Gooik s'essaye avec plus ou moins de bonheur aux rotations, promenades simples ou tournées, tour du monde ou banderilles.
Rita, pas la plus douée, confond paso doble et French Cancan, pas grave, ambiance au balcon!
Le tour de  Gallaecia se poursuit,  'Agarrado de Vilar de Cabeiras', ' Carballesas' en provenance des montagnes, les coquilles St-Jacques peuvent servir de castagnettes, ' O Cañizo' et ses cris berbères, un nouveau paso doble langoureux  ' 'Pasodoble de Beo' et enfin ' Xota Delira'.
Tout le monde prend du bon temps mais l'heure passe, l'organisation a remarqué que Xabier Diaz n'a pas tenu compte du timing et envoie quelques boy-scouts lui apporter les cartons de Duvel pour bien montrer que c'est fini
En vitesse 'Muiñeira De Limiñoa' qui explose en singalong festif.
 Concert terminé, cinq minutes d'applaudissements, une photo de famille et préparatifs pour le bal qui doit débuter ( sans toi) dans une heure!

Tot morgen!
 

samedi 2 juillet 2016

Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016

Hee Tervuren 2016 - dag 1 - Marktplein- Tervuren, le 1 juillet 2016

Quart de finale de l'Euro 2016: modification du planning de la première journée de la quinzième édition de Hee Tervuren.
Désormais l'horaire de la Secutec night devient:
17u55 Berry Quincy
19u25 Stan Van Samang
21u00 Wales - België
23u15 Natalia
00u45 Dirk Stoops
02u00 DJ Matthias


17:49', pas encore la grande foule  face à la Sint-Jan-Evangelistkerk, cinq minutes plus tard, cinq éléments de Berry Quincy prennent place:
Piet Vanbeckbergen( guitar) , Tim nice hat Beernaert ( piano/voice) , Pieter-Jan Van Stockstraeten ( guitar) , Maarten Degeest ( drums)  et Tom Sledsens ( bass) balancent une longue intro americana tendance psyché, dominée par un orgue qui avait exigé 300 kilo de reverb.
Comme en 2013 à Haasrode, les Louvanistes impressionnent par leur magistrale maîtrise.
Les mêmes entament une seconde plage et, après 22 secondes, le sixième Berrichon apparaît, Dirk Leemans, le Casanova de la bande. L' extrait du premier album  ' For a stranger' avec ses intonations Jim Morrison est le genre de roots rock qui fait du bien et qui tout en chatouillant tes cellules grises voit tes pieds battre la mesure.
Solide doublé de guitare en prime.
Pas le temps de s'arrêter chez Fientje pour avaler un Vieux-Temps, Maarten continue  à cravacher sec, 'Chewy's hall' ( album 'Tuesday') est lancé sur la piste.
Le truc secoue à la façon des Rival Sons, les 18 fans du groupe exultent.
Un midtempo pour décontracter la machine, 'Sweet Motel', le tempo s'active lors d'un second mouvement, les plaines du Sud défilent, le soleil luit, la pluie ils ne connaissent pas là-bas.
Make some noiz...on l'a déjà entendue, celle-là, un guest se pointe, Dree Peremans armé de son trombone a quitté les coulisses, le combo a attaqué le plaintif et smooth 'You give me' qui grâce à l'apport moelleux du trombone évoque les slows de Chicago Transit Authority.
Ils poursuivent avec le  gospel louvaniste 'Old Man',  une nouvelle perle du second album avant le retour de Dree qui nous invite à une excursion de la Nouvelle-Orléans pour un tango blues alangui, 'Lonely roller'.
Dédié aux Diables, un hymne mixant country et rock pompier, 'Victorious'.
On ne divulgue pas le pronostic de Dirk, de toute façon il était à côté de la plaque.
Il est temps de dégainer, 'Sweet Pistol' et sa toile rock  secoue salement et 'Never go down' suit la même voie.
Les 5 dernières minutes sont entamées, signale Bourrel, Berry Quincy propose le générique de la série 'Ten Oorlog', le formidable country décoré d'une guitare métallique, 'Denny'.
Une dernière en vitesse, un swing, ' Subtle world'.
Good job, chaps!

Stan Van Samang
Inconnu en Wallonie, adulé en Flandre, l'acteur et chanteur Stan Van Samang s'est tapé cinq Lotto Arena fin 2015 et en novembre il remplira par deux fois le Sportpaleis.
Pas étonnant que l'esplanade ait été submergée de nanas de tout âge  après l'annonce d'une Miss locale.
En piste: le jeune premier Jo Cassiers, guitare/ son cousin Carlo Van Belleghem, basse/ Eric Bosteels, drums/ Jo Mahieu, guitare et Bert Gielen, claviers, pas des cons, on te prévient!
Premier meezinger, 'Junebug', le ton est donné, la paroisse va chanter pendant plus d'une heure.
On nous a rappelé que le brave Stan  a placé pas moins de six titres simultanément dans le top 50, un exploit digne de Clouseau, d'ailleurs le gars semble attirer le même public.
'Poison', à ne pas confondre avec le tube d'Alice Cooper, est accueilli avec le même enthousiasme.
Les mélodies sont plaisantes, Stanneke est dynamique et sympa, style Milow, sa pop est digeste, elle plaît aux lycéennes et aux ménagères délaissées par leur mecs ne jurant que par AC/DC.
'Summerbreeze', c'est pas le cas ce soir,  le ciel est gris!
Tervuren, au boulot, meezingen a u b, ' Second hand life' , un petit saut pour aboutir sur une enceinte, toi, tu te bouges, je plonge, une balade parmi le bas peuple, les gosses adorent et se font entendre, puis retour sur scène en souplesse pour attaquer ' Lucky me', une romance composée pour un film de Filip Peeters.
'One for the road', même si tu as avalé mille pintjes ( stoefer), il y a toujours moyen d'écluser une dernière pour la route.
Une nouvelle ballade, ' Sirens'  , voit une jolie voisine sortir un kleenex.
Pour la suivante on lui refile un synthé avec lequel il fait joujou pendant 36 secondes avant d'entamer 'Thieves'.
Les enfants doivent pouvoir s'occuper, tiens Stan, un tambourin, il amorce 'All in my head' puis le techno hit composé avec une autre star du Nord, Regi, ' Hang on'.
Ambiance in 't kot!
'Watcha gonna do' poursuit dans la même veine dansante, ensuite il décide de déterrer un titre de son ancien groupe, Owen, 'Is it over you', mais c'est la suivante qui déclenche l'hystérie 'A simple life' .
Yeah, yeah, yeah, hurlé par des milliers de poumons, c'est impressionnant.
Tervuren, ge zijt de max.
T'exagères pas un peu Mad Stan?
Il vient d'enchaîner sur 'I didn't know' lorsque les cieux se déchirent, merde, merde et encore merde...
Tu fuis pour te réfugier sous un saule rieur pendant la présentation de l'équipe, de loin tu entends ' Scars' et les deux bis.
Ja, Mandy?
Het was echt top!
Je te paie une Jupiler?

Pour Belgium -Wales sur grand écran c'est plutôt mal barré , la pluie a fait fuir pas mal de gens qui préfèrent être confortablement installés devant leur TV plutôt que de braver la drache, tu fais partie de ceux qui ont trouvé refuge sous un auvent pour regarder la débâcle sur un petit écran.
Immense désillusion et il faudra patienter un long moment sous la douche avant le début du show de Natalia Druyts qui a entamé le 'In my Blood' Summer Tour à Deinze il y a quelques jours.
Tervuren assistera à un show à l'américaine dans le plus pur style Lady Gaga/ Madonna.
Un écran géant, des jeux de lumières flashy, deux danseuses pas bidon, deux choristes bien en voix et un band comptant un double drumset, un percussionniste, une guitare, une basse et un claviériste.
Las Vegas, let's go, plusieurs plages de 'In my blood'  et quelques titres plus anciens sont prévus au programme.
Entrée en matière théâtrale, une créature, habillée d'un froc de moine, au visage caché par  une capuche apparaît.
La foule est abusée car lorsque le capucin découvre sa tête ce n'est pas Natalia qu'on découvre mais une de ses danseuses à la coupe garçonne d'un rouge agressif.
 Natalia surgit, vêtue d'une longue tunique noire et d'un ensemble top/short blanc mettant en évidence ses jambes sexy.
Léon à tes côtés lâche un wouah admiratif avant de recevoir un vil coup de coude dans le bas-ventre, son épouse est du genre jalouse.
L'intro a viré 'I've only begun' pour fondre dans 'Overdrive' avec des relents 'Call me' de Blondie.
Visuellement le show frappe les imaginations, musicalement tu t'en fous, tu suis le flow.
 Pink, Lady Madonna, Britney Spears, Shakira, le public ne va pas assister à leur spectacle pour le côté intellectuel mais bien pour passer un bon moment et rêver.
Le dernier album contient une série de slows nu-soul.
Tervuren réagit positivement au premier ainsi qu'à ' Leaving with a bang' qui se met à remuer nerveusement après l'amorce posée.
Tu penses à Janet Jackson ou à  Rihanna et tu secoues les hanches.
Les lyrics de la ballade ' Sure thing' apparaissent sur l'écran, la chorégraphie Hollywood séduit, tout comme le titletrack du nouvel album 'In my blood' après lequel elle s'éclipse pour revenir sans la veste, la guitare en profite pour placer une intervention exaltée du meilleur effet.
'Glamorous' porte bien son nom, le  titre, enregistré avec En Vogue en son temps , interpelle la jeunesse locale qui imite les gestes de la diva pendant les push push push.
Des fans de Tomorrowland dans le coin?
'All or nothing' voit apparaître un danseur mâle et le plus ancien 'Unspeakable' rappelle le phrasé hip hop de certaines starlettes US.
C'est l'heure de la séquence 'Battle of the nineties' mettant en évidence les talents vocaux des deux choristes tandis que les musiciens envoient un groove nu soul/disco musclé.
Retour au matériau récent, avec la belle ballade ' Our last time on earth'.
 Sortez les briquets...
Un brave homme lui tend un ballotin de Leonidas, merci Fernand, j'adore les chocolats, puis elle propose le single ' Smoking gun'.
Beau jeu de jambes, remarque Etienne, il est vrai que Miss Druyts n'est pas du genre catcheuse de foire.
Tervuren, ready for some action?
Natuurlijk!
Pas de danse pour tous pendant un r'n'b huilé suivi par un titre extrait de l'album précédent.
Le slow ' I want you back' clôture le set officiel.
 Après ce morceau de bravoure, tu t'éloignes des premiers rangs pour te diriger vers la sortie afin d'éviter la cohue.
Près des grilles tu entends encore le premier bis, het is de eerste keer dat ik enkele lijntjes in het Frans zing, zegt ze, avant de lancer 'Razorblade' qu'elle  a enregistré avec Lara Fabian.
Après le coup de rasoir, tu salues Natalia et Tervuren!