Il ne se passe pas deux semaines pour qu'on nous bassine les oreilles avec une star naissante de la nouvelle scène soul: Plan B, Ben l'Oncle Soul, Aloe Blacc, Charles Bradley, Cee-Lo Green, Janelle Monae and so on...
Malheureusement, sur scène c'est souvent une amère déception:tu passes du lisse sans faux plis au fake sans saveur, sans oublier une tonne de gimmicks.... pour finalement comparer ces produits à une marque de lessive matraquée par un slogan publicitaire racoleur.
Aussi quand l'AB écrit: Fitz & the Tantrums, un funk décapant ! Une soul sulfureuse ! Et un mégatube... tu te méfies!
T'as eu tort, les Californiens ont régalé le public du meilleur concert de funk/ blue eyed soul de cette première moitié de 2011.
Ce band va devenir énorme!
Pas de support, on charge Thierry Steady Go et ses vinyles pimentés vintage soul de la mise en condition.
Comme d'hab., une sélection classe et juteuse: de groovy & sexy Stax, Chess ou Tamla Motown hits , méconnus des poor white boys que nous sommes, dans la lignée du grand Sam Cooke ou des girls groups à la Martha & the Vandellas, sans oublier Fontella Bass, la note 'moderne' étant apportée par les Dap Kings et l'incroyable timbre de Sharon Jones!
C'est peu avant 20h40' que les musiciens de Fitz and the Tantrums, James King( Saxophone & Flute), Joe Karnes (Bass), John Wicks (Drums), Jeremy Ruzumna ( keyboards) apparaissent sur scène.
Quelques notes bien pâteuses et entrée en piste du duo vocal: Michael, mèche blonde, Fitzpatrick et la craquante choriste, plutôt co-vocaliste: Noelle Scaggs ( The Rebirth, + collaboration avec les Black Eyed Peas). Cette magnifique nana va faire tourner la tête de plus d'un puceau dans la salle.
'Don't gotta work it out' d'emblée dans le vif du sujet , un titre hyper-dansant! Un méchant sax, un orgue Booker T et deux voix s'entrelaçant: ça bouge déjà ferme à tes côtés et quand la mère Noelle nous invite à battre des mains, à gueuler et à bouger notre arrière-train, c'est la moitié de la salle qui se secoue!
Pas de bidouillage avec samplers et laptop, aucun artifice, ni maniérisme: d'excellents exécutants et une paire, showman/showwoman, affichant une présence scénique tonique.
'Winds of Change' à l'intro sautillante au piano. Ne crois pas qu'il s'agisse d'une cover de Scorpions, c'est de la Motown soul infectieuse.
'Breaking the chains of love' tout aussi hot.
Les femmes tu peux pas t'y fier:...you've been lying and cheating, fooling around... I've been trying to forget you...
Fitz: un pauvre matou trompé par sa biquette!
'Wake up' un ska/funk aguichant.
La black sensuelle sautille constamment, frappe un tambourin ou fait virevolter ses longs bras: de la dynamite cette fille!
Le titletrack du CD, ' Pickin up the pieces', décoré de lignes de flûte traversière pointues.
L' énergie du groupe est communicative, Bruxelles vient se coller au podium pour participer à la fête. Ce bel enthousiasme te rappelle au bon souvenir de la troupe réunie par Jimmy Rabbitte, dans le film 'The Commitments' d'Alan Parker.
Tu sais, les filles, t'as deux possibilités: elles sont riches, elles te brisent le coeur, the poor ones, they steal your money...
Brussels, put your hands in the air for 'Rich Girls' un slow au sax langoureux.
Gorgeous!
Retour au groove qui pompe avec 'Steady as she goes', suivi du politiquement engagé ( cf Edwin Starr) 'Dear, Mr President', un titre participatif (“hey, wooo”) abrasif.
Communion totale avec le peuple, manifestant une forme olympique, peu banale pour un lundi soir!
'L.O.V.' un petit orgue sonnant Farfisa, un sax haletant et des vocaux volcaniques ébouillantent la salle, la transformant en coulées de lave prismée.
Putain de bordel, le bar se trouve à des kilomètres!
Slow time avec le dernier titre de l'album 'Tighter', sûr qu'on y sent des influences Hall & Oates, le fantôme d'Otis Redding rôde également dans le coin.
Ce truc est chaud, épais, sensuel avec un vintage soul organ, un sax te chatouillant sous la ceinture. Les crooning backings, dégoulinant de miel, de la black panther sont là pour t'achever.
Une tuerie, suivie de '6 AM' un titre plus récent, mettant en valeur, s'il en était encore besoin, les fantastiques talents vocaux de Miss Scaggs.
Elle s'est depuis longtemps débarrassée de ses mocassins pour gesticuler et émoustiller les mâles, telle une Tina Turner de 25 ans.
Sweat is dripping off Michael & Noelle's faces, il y a de quoi, le club est transformé en véritable sauna!
Le fracassant 'News 4 U', avec couplet narratif en français, clôturera ce set sulfureux d'une petite heure.
Public déchaîné et retour du combo, visiblement satisfait de leur premier passage à Bruxelles.
Les bis valaient le déplacement à eux seuls: une cover géniale du 'Sweet Dreams' d'Eurythmics.
Annie Lennox, cachée derrière le bar, en pleure encore.
Amazing, le qualificatif est faible!
Vachement impressionnant, toute une salle gueulant:
Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree?
Travel the world and the seven seas
Everybody's looking for something
Some of them want to use you
Some of them want to get used by you
Some of them want to abuse you
Some of them want to be abused...
Pour nous achever, Fitz & the Tantrums nous expédient leur hit imparable ' Money Grabber' !
Performance incroyable, Noelle a fait mettre le club entier à genoux, barmen inclus, avant de le faire sauter comme une colonie de kangourous en rut.
Après le show, tous les membres du groupe viendront signer autographes et poser avec les fans pour l'album photo.
Great show, great people!
mardi 10 mai 2011
dimanche 8 mai 2011
An Pierlé & White Velvet en showcase à la FNAC City 2- Bruxelles, le 7 mai 2011
An Pierlé & Koen Gisen duo in FNAC Brussel, annonçait le site facebook de la FNAC.
Quelle ne fut notre surprise de voir le groupe dans son entièreté squatter la cafétaria de la chaîne, sise sous les toits de City 2.
An Pierlé & White Velvet, à quatre donc!
Waarom, An?
On joue ce soir à Asse et dans une semaine en formule acoustique aux Nuits Bota, c'est un bon try-out!
C'est pas Vincent, Jean-Paul et leur marmaille respective qui s'en plaindront, ni Marylin ou Bernard, toujours à l'affut d'un bon plan concert, non plus d'ailleurs!
14h05!
An Pierlé: divine vocals, piano électrique, ballon géant, je veux le même, papa, dixit le ket de JP- le légitime barbu à l' acoustique: Koen Gisen- Peter De Bosschere: cajon, shakers (Needle & The Pain Reaction- Kiss the Anus of a Black Cat- Dry Livers- Thou... que du bon!) et l'excellent Klaas Delvaux, violoncelle ( Augusta National Golf Club, oui comme Ben Van Camp de Tiger Lili!).
Un showcase, c'est normalement +/- 25', pour te faire une idée des dernières aventures discographiques du groupe, pas avec le White Velvet...
On a eu droit à neuf titres du récent 'Hinterland', quatrième CD de la peu prolifique Gantoise.
40' de toute beauté, de rock arty, de tension, de drame et de séduction.
Dommage qu'un repas familial t'interdise le déplacement vers le tuinoptreden à Asse!
'Everything is new again' une voix profonde, rauque à la Marianne Faithful, une ambiance sombre, dramatique: ça commence fort!
Une touche classic pop pour le downtempo ' Fort Jérôme', décoré d'un élégant fingersnapping.
La blonde et séduisante jeune maman déserte son piano pour 'Where did it come from', introduit par une sobre guitare acoustique sur laquelle vient se greffer son chant tragico- gothique, un cello chagrin décuple la tension et la belle y va d'effets de voix envoûtants, justifiant les éternelles comparaisons avec l'immense Kate Bush.
Superbe titre!
Le sec et cadencé 'Broke my bones' offre des relents Cardigans prononcés.
Pas facile la vie de couple, dirait-on:... you just broke my bones
One too many toes
Whenever you fear it's going too fine
You come crashing like a bull at my china spine...
Un côté gypsy/pop avec la rengaine 'Lonely one & lonely', le ton théâtral hypnotique te rappelant au bon souvenir de Tori la rousse.
Quelques shakers en action, normal, le track a pour nom 'Shakey, shakey' et remue tout en douceur.
Insidieusement, les musiciens accélèrent le tempo tandis que de charmantes éclaboussures élastiques, aux claviers, ajoutent une touche originale à la composition.
Elle va jouer le titre 5 de l'album, me glisse JP qui a consulté Madame Irma, une voyante pratiquant son art à distance ( 179€ la séance,possibilité de réduction famille nombreuse).
Et ça s'appelle?
' Jungle', et y aura pas de violoncelle, intransportable dans cette végétation luxuriante!
La dernière annonce la souriante An, avant d'en balancer deux autres: un jeu de cache-cache aux vocalises intrépides 'Hide & Seek' et 'Little by little', un titre optimiste démarrant mollo avec une voix apaisée, avant de monter en puissance et d'atteindre l'explosion finale en crescendo ( quatre voix répétant ..little by little we will sort it out...
Magnifique!
An Pierlé: une artiste arrivée à maturité, maîtrisant parfaitement son sujet!
Quelle ne fut notre surprise de voir le groupe dans son entièreté squatter la cafétaria de la chaîne, sise sous les toits de City 2.
An Pierlé & White Velvet, à quatre donc!
Waarom, An?
On joue ce soir à Asse et dans une semaine en formule acoustique aux Nuits Bota, c'est un bon try-out!
C'est pas Vincent, Jean-Paul et leur marmaille respective qui s'en plaindront, ni Marylin ou Bernard, toujours à l'affut d'un bon plan concert, non plus d'ailleurs!
14h05!
An Pierlé: divine vocals, piano électrique, ballon géant, je veux le même, papa, dixit le ket de JP- le légitime barbu à l' acoustique: Koen Gisen- Peter De Bosschere: cajon, shakers (Needle & The Pain Reaction- Kiss the Anus of a Black Cat- Dry Livers- Thou... que du bon!) et l'excellent Klaas Delvaux, violoncelle ( Augusta National Golf Club, oui comme Ben Van Camp de Tiger Lili!).
Un showcase, c'est normalement +/- 25', pour te faire une idée des dernières aventures discographiques du groupe, pas avec le White Velvet...
On a eu droit à neuf titres du récent 'Hinterland', quatrième CD de la peu prolifique Gantoise.
40' de toute beauté, de rock arty, de tension, de drame et de séduction.
Dommage qu'un repas familial t'interdise le déplacement vers le tuinoptreden à Asse!
'Everything is new again' une voix profonde, rauque à la Marianne Faithful, une ambiance sombre, dramatique: ça commence fort!
Une touche classic pop pour le downtempo ' Fort Jérôme', décoré d'un élégant fingersnapping.
La blonde et séduisante jeune maman déserte son piano pour 'Where did it come from', introduit par une sobre guitare acoustique sur laquelle vient se greffer son chant tragico- gothique, un cello chagrin décuple la tension et la belle y va d'effets de voix envoûtants, justifiant les éternelles comparaisons avec l'immense Kate Bush.
Superbe titre!
Le sec et cadencé 'Broke my bones' offre des relents Cardigans prononcés.
Pas facile la vie de couple, dirait-on:... you just broke my bones
One too many toes
Whenever you fear it's going too fine
You come crashing like a bull at my china spine...
Un côté gypsy/pop avec la rengaine 'Lonely one & lonely', le ton théâtral hypnotique te rappelant au bon souvenir de Tori la rousse.
Quelques shakers en action, normal, le track a pour nom 'Shakey, shakey' et remue tout en douceur.
Insidieusement, les musiciens accélèrent le tempo tandis que de charmantes éclaboussures élastiques, aux claviers, ajoutent une touche originale à la composition.
Elle va jouer le titre 5 de l'album, me glisse JP qui a consulté Madame Irma, une voyante pratiquant son art à distance ( 179€ la séance,possibilité de réduction famille nombreuse).
Et ça s'appelle?
' Jungle', et y aura pas de violoncelle, intransportable dans cette végétation luxuriante!
La dernière annonce la souriante An, avant d'en balancer deux autres: un jeu de cache-cache aux vocalises intrépides 'Hide & Seek' et 'Little by little', un titre optimiste démarrant mollo avec une voix apaisée, avant de monter en puissance et d'atteindre l'explosion finale en crescendo ( quatre voix répétant ..little by little we will sort it out...
Magnifique!
An Pierlé: une artiste arrivée à maturité, maîtrisant parfaitement son sujet!
samedi 7 mai 2011
Slim Cessna's Auto Club + The Red Light Rumors au VK, Molenbeek, le 5 mai 2011
Le VK, Molenbeek, certains ont la larme à l'oeil... en 1995, j'y ai vu Garbage, te souffle Gaston. Et moi, Blur, en 1993, réplique Klaas. En ik, Rage Against The Machine in 1993, réagit Armand!
La salle se targue d' un passé glorieux, et c'est pas la statue 'Het Vaartkapoen' ( Tom Frantzen), attirant tous les regards des automobilistes coincés à Sainctelette, qui nous contredira!
On attend pas la grande foule pour le gig de Slim Cessna en cet ensoleillé jeudi de mai, on coupe la salle en deux avec un grand rideau noir.
A 20h15' heure prévue pour le début du bal, Kris et moi, on a compté 16 clients au bar, ça craint, Germain.
20h30': le feu passe au vert, tout à coup un gros son émane de la salle!
Godv. 't is begonnen, marmonne Kris.
Je commande deux Stella et je te rejoins, ajoute ce brave garçon, fan inconditionnel de l'Union St Gilloise!
The Red Light Rumors en pleine action!
Les mêmes que tu vis en octobre au Nekkersdal, depuis, le carré de Diest/Scherpenheuvel a sorti une plaque et tourne un peu partout in Vlaanderenland.
Sont toujours aussi mignons et coquets les Brother Fuzzy Lee ( Guitar, vocals,) Brother Wez Sletzer (Leadguitar) Brother Brt (Bass), Kurre Veloce (Drums) et leur dirty rock 'n roll sent toujours la bière et la sueur.
Alles geven en moins de 40' est leur devise, le peuple ( on est passé à 56 unités et une demi-portion) a vu, entendu et était content.
Jules César aussi!
'Skin the bunny' sais pas si c'est une siliconée de Playboy ou un petit lapin, mais y sont très méchants, et Kris a appelé Gaia - ' Grave' c'est grave - dedju, une fausse queue, mon plectrum est coincé derrière les cordes de ma Gretsch, énonce Lee, avec mes grosses pattes je parviens pas à décoincer ce brol, sorry... 'Pass that baconfat' catchy comme les titres des Undertones - ' Girls & Women', je les saute dans le garage - ' Dance for that money' - je dois à nouveau froecheler à ma guitare, ça va pas... t'es qu'un zievereir, grouille tes puces, va falloir rattraper le temps perdu, le peloton nous a largués.. le bon 'Johnny B', avec une guitare surf - 'Bikelock Etiquette' on dirait les Kids en 1979 - 'Tonight, I'm going wild ' a real wild child, comme Billy Idol, Iggy, le pti Lou et la petite Joan Jett , keske tu fous Sletzer: un coup de fatigue, je m'allonge 5' - et la dernière: 'Lordy', secouant.
Contrat rempli!
Nouveau crochet au comptoir, la barmaid est pas mal!
21h25', l'heure de la messe a sonné : Slim Cessna's Auto Club est sur scène!
Les Bruxellois sont fins prêts pour une expérience religieuse hallucinante.
Slim Cessna, le pasteur binoclé, est assisté par cinq diacres recrutés dans un asile du Colorado.
Le plus cintré de la bande aux vocals (comme le Slim), banjo, guitare, zither: Munly Munly, un Canadien ayant croisé Lucifer à Denver, il en a gardé un regard hagard - le chauve barbe rousse , Lord Dwight Pentacost: banjo et guitare à deux manches décorée d'une Vierge Pre- Raphaélite, un crack - double bass: Danny Pants Grandbois - claviers, pedal steel, le moins atteint de la bande: Robert Ferbrache- et un drummer caché derrière son attirail (The Peeler?).
C'est Jello Biafra, des Dead Kennedys, qui a signé cette tribu sur son label ' Alternative Tentacles' .
Ils ont pondu huit rondelles, la dernière en 2011: 'Unentitled'.
Ils vont nous asséner un peu moins de 20 titres de gothic country/psychobilly/punkabilly/apocalyptic gospel, bourrés d'horreur, de violence, d'alcool, d'inspiration Sodome et Gomorrhe.
C'est hilarant et musicalement fortiche.
Le VK a sauté, dansé, hurlé, ri et bu pendant 85'.
L'office débute par un shoutalong rockabilly ' Do you know thee enemy' suivi de 'Pine Box' avec Munly, le squelette ambulant, au chant.
Tu peux penser aux Pine Box Boys mais aux cellules vachement plus altérées.
'Hold my head' un Appalachian gospel.
Armé de sa Holy Bible, Jay Munly descend parmi nous, pauvres pécheurs, et tout en gesticulant maladroitement nous délivre la bonne parole....hold my head... suivez -moi, petits agneaux.
Euh, j'hésite!
'Three bloodhounds, two shepherds, one fila brasileiro' , encore un gospel Achille Zavatta.
C'est pas quelques petits accrocs micro et monitors qui vont nous empêcher de propager les préceptes de Jésus.
Un banjo allègre: 'Cranston' le City Sinner.
Viens ici, Slim, mon frère, je te donne l'accolade.
Pourquoi tu contemples tes godasses, Munly, viens t'asseoir à mes côtés, mon grand!
Une steel sudiste, la double-neck guitar pour ' 32 Mouths gone dry'.
Bob avait caché une mandoline dans sa sacoche Dior, il la sort pour ' This is how we do things in this country', une saga à la John Ford, retouchée par les frères Coen.
'Children of the Lord' le VK, converti, entame une farandole païenne:
...God said to Noah ‘There’s going to be a floody, floody.’
God said to Noah ‘There’s going to be a floody, floody;
‘Get those animals’ ‘out of the muddy, muddy’
Children of the Lord....
Irrésistible!
'My last black scarf', le Vaudeville continue.
Une petite touche les Cramps croisant le Gun Club: ' Americadio' , un voyage agité sur les pistes de l'Ouest.
Sont complètement nuts: 'No doubt about it'.
Vous êtes las?
A slow one, mes chéris: 'A smashing indictment of character', une ballade mielleuse virant leste rengaine nous invitant à une séance d'handclapping et footstomping.
Le VK ne se fait pas prier.
Séquence doublé de banjos répétitifs ' All about the bullfrog in three verses' nouvel épisode de street preaching en interplay.
Une minute de silence pour tous les méfaits commis au nom de Dieu/Allah & co et le crapaud se remet à bondir comme une sale bête visqueuse.
Une protest song parodiant Woody Guthrie ' This land is our land Redux' , une pointe sarcastique dans le ton.
On poursuit par un petit twist/cha cha cha intellectuel 'Magalina Hagalina Boom Boom' , frontstage c'est la folie, deux ou trois imbibés entament une java démentielle, la Stella gicle comme au carnaval d'Alost, manquaient que les cotillons et quelques personnages de Pieter Bruegel illustrant son 'De strijd tussen de vasten en vastenavond': folklore festif!
C'est loin de s'arranger avec la prophétie ' Jesus is in my body - My body has let me down', de la country psychédélique martiale. Munly en Jack Palance effrayant se mêle à la foule, vient chanter à l'oreille d'un citoyen éberlué avant d'aller caresser la bedaine de Slim, lui aussi descendu des cieux.
Deux Jésus parmi nous entamant une danse épileptique, que fait la Croix-Rouge?
Encore une, my Lord?
'That Fierce Cow is Common Sense in a Country Dress'.
Ne crois pas que j'invente ces titres, tu peux retrouver ce chef-d'oeuvre, transformant la salle en sarabande grotesque, sur l'album 'Cipher' .
Ite missa est?
Non, le prêtre doit encore rompre le pain et les fidèles communier: bis 1 'The unballed ballad of the new folksinger'.
Bis 2, une première: Cessna à la guitare: 'He, Roger Williams' un petit country bien propre terminé par un pas de danse en clogging style.
Tu t'ennuies jamais avec Slim et sa clique!
Enthousiasme délirant et ils reviennent pour un troisième encore, une seconde version de 'Do you know your enemy' .
Johnny Cash goes punk!
Slim Cessna vaut tous les voyages à Lourdes, Fatima ou Banneux!
La salle se targue d' un passé glorieux, et c'est pas la statue 'Het Vaartkapoen' ( Tom Frantzen), attirant tous les regards des automobilistes coincés à Sainctelette, qui nous contredira!
On attend pas la grande foule pour le gig de Slim Cessna en cet ensoleillé jeudi de mai, on coupe la salle en deux avec un grand rideau noir.
A 20h15' heure prévue pour le début du bal, Kris et moi, on a compté 16 clients au bar, ça craint, Germain.
20h30': le feu passe au vert, tout à coup un gros son émane de la salle!
Godv. 't is begonnen, marmonne Kris.
Je commande deux Stella et je te rejoins, ajoute ce brave garçon, fan inconditionnel de l'Union St Gilloise!
The Red Light Rumors en pleine action!
Les mêmes que tu vis en octobre au Nekkersdal, depuis, le carré de Diest/Scherpenheuvel a sorti une plaque et tourne un peu partout in Vlaanderenland.
Sont toujours aussi mignons et coquets les Brother Fuzzy Lee ( Guitar, vocals,) Brother Wez Sletzer (Leadguitar) Brother Brt (Bass), Kurre Veloce (Drums) et leur dirty rock 'n roll sent toujours la bière et la sueur.
Alles geven en moins de 40' est leur devise, le peuple ( on est passé à 56 unités et une demi-portion) a vu, entendu et était content.
Jules César aussi!
'Skin the bunny' sais pas si c'est une siliconée de Playboy ou un petit lapin, mais y sont très méchants, et Kris a appelé Gaia - ' Grave' c'est grave - dedju, une fausse queue, mon plectrum est coincé derrière les cordes de ma Gretsch, énonce Lee, avec mes grosses pattes je parviens pas à décoincer ce brol, sorry... 'Pass that baconfat' catchy comme les titres des Undertones - ' Girls & Women', je les saute dans le garage - ' Dance for that money' - je dois à nouveau froecheler à ma guitare, ça va pas... t'es qu'un zievereir, grouille tes puces, va falloir rattraper le temps perdu, le peloton nous a largués.. le bon 'Johnny B', avec une guitare surf - 'Bikelock Etiquette' on dirait les Kids en 1979 - 'Tonight, I'm going wild ' a real wild child, comme Billy Idol, Iggy, le pti Lou et la petite Joan Jett , keske tu fous Sletzer: un coup de fatigue, je m'allonge 5' - et la dernière: 'Lordy', secouant.
Contrat rempli!
Nouveau crochet au comptoir, la barmaid est pas mal!
21h25', l'heure de la messe a sonné : Slim Cessna's Auto Club est sur scène!
Les Bruxellois sont fins prêts pour une expérience religieuse hallucinante.
Slim Cessna, le pasteur binoclé, est assisté par cinq diacres recrutés dans un asile du Colorado.
Le plus cintré de la bande aux vocals (comme le Slim), banjo, guitare, zither: Munly Munly, un Canadien ayant croisé Lucifer à Denver, il en a gardé un regard hagard - le chauve barbe rousse , Lord Dwight Pentacost: banjo et guitare à deux manches décorée d'une Vierge Pre- Raphaélite, un crack - double bass: Danny Pants Grandbois - claviers, pedal steel, le moins atteint de la bande: Robert Ferbrache- et un drummer caché derrière son attirail (The Peeler?).
C'est Jello Biafra, des Dead Kennedys, qui a signé cette tribu sur son label ' Alternative Tentacles' .
Ils ont pondu huit rondelles, la dernière en 2011: 'Unentitled'.
Ils vont nous asséner un peu moins de 20 titres de gothic country/psychobilly/punkabilly/apocalyptic gospel, bourrés d'horreur, de violence, d'alcool, d'inspiration Sodome et Gomorrhe.
C'est hilarant et musicalement fortiche.
Le VK a sauté, dansé, hurlé, ri et bu pendant 85'.
L'office débute par un shoutalong rockabilly ' Do you know thee enemy' suivi de 'Pine Box' avec Munly, le squelette ambulant, au chant.
Tu peux penser aux Pine Box Boys mais aux cellules vachement plus altérées.
'Hold my head' un Appalachian gospel.
Armé de sa Holy Bible, Jay Munly descend parmi nous, pauvres pécheurs, et tout en gesticulant maladroitement nous délivre la bonne parole....hold my head... suivez -moi, petits agneaux.
Euh, j'hésite!
'Three bloodhounds, two shepherds, one fila brasileiro' , encore un gospel Achille Zavatta.
C'est pas quelques petits accrocs micro et monitors qui vont nous empêcher de propager les préceptes de Jésus.
Un banjo allègre: 'Cranston' le City Sinner.
Viens ici, Slim, mon frère, je te donne l'accolade.
Pourquoi tu contemples tes godasses, Munly, viens t'asseoir à mes côtés, mon grand!
Une steel sudiste, la double-neck guitar pour ' 32 Mouths gone dry'.
Bob avait caché une mandoline dans sa sacoche Dior, il la sort pour ' This is how we do things in this country', une saga à la John Ford, retouchée par les frères Coen.
'Children of the Lord' le VK, converti, entame une farandole païenne:
...God said to Noah ‘There’s going to be a floody, floody.’
God said to Noah ‘There’s going to be a floody, floody;
‘Get those animals’ ‘out of the muddy, muddy’
Children of the Lord....
Irrésistible!
'My last black scarf', le Vaudeville continue.
Une petite touche les Cramps croisant le Gun Club: ' Americadio' , un voyage agité sur les pistes de l'Ouest.
Sont complètement nuts: 'No doubt about it'.
Vous êtes las?
A slow one, mes chéris: 'A smashing indictment of character', une ballade mielleuse virant leste rengaine nous invitant à une séance d'handclapping et footstomping.
Le VK ne se fait pas prier.
Séquence doublé de banjos répétitifs ' All about the bullfrog in three verses' nouvel épisode de street preaching en interplay.
Une minute de silence pour tous les méfaits commis au nom de Dieu/Allah & co et le crapaud se remet à bondir comme une sale bête visqueuse.
Une protest song parodiant Woody Guthrie ' This land is our land Redux' , une pointe sarcastique dans le ton.
On poursuit par un petit twist/cha cha cha intellectuel 'Magalina Hagalina Boom Boom' , frontstage c'est la folie, deux ou trois imbibés entament une java démentielle, la Stella gicle comme au carnaval d'Alost, manquaient que les cotillons et quelques personnages de Pieter Bruegel illustrant son 'De strijd tussen de vasten en vastenavond': folklore festif!
C'est loin de s'arranger avec la prophétie ' Jesus is in my body - My body has let me down', de la country psychédélique martiale. Munly en Jack Palance effrayant se mêle à la foule, vient chanter à l'oreille d'un citoyen éberlué avant d'aller caresser la bedaine de Slim, lui aussi descendu des cieux.
Deux Jésus parmi nous entamant une danse épileptique, que fait la Croix-Rouge?
Encore une, my Lord?
'That Fierce Cow is Common Sense in a Country Dress'.
Ne crois pas que j'invente ces titres, tu peux retrouver ce chef-d'oeuvre, transformant la salle en sarabande grotesque, sur l'album 'Cipher' .
Ite missa est?
Non, le prêtre doit encore rompre le pain et les fidèles communier: bis 1 'The unballed ballad of the new folksinger'.
Bis 2, une première: Cessna à la guitare: 'He, Roger Williams' un petit country bien propre terminé par un pas de danse en clogging style.
Tu t'ennuies jamais avec Slim et sa clique!
Enthousiasme délirant et ils reviennent pour un troisième encore, une seconde version de 'Do you know your enemy' .
Johnny Cash goes punk!
Slim Cessna vaut tous les voyages à Lourdes, Fatima ou Banneux!
vendredi 6 mai 2011
Renzo Ruggieri au Music Village, Bruxelles, le 5 mai 2011
Invité pour une semaine en Belgique ( un workshop et un concert à Kalmthout) par son collègue/ami Mike Smeulders ( Smeulders & Smeulders - Bart Peeters- Piet Van den Heuvel...), le fisarmonicista transalpin Renzo Ruggieri, Roseto degli Abruzzi, est convié par Isabelle (AB - Broodje Brussel) au Music Village pour un concert à l'heure du déjeuner.
Grazie mille, Isabella, on va trouver une équipe pour m'accompagner et on arrange ça!
Parlons-en de l'équipe: aux drums, Luc Vanden Bosch, un brave gars connaissant toutes les étendues boisées de nos aimables contrées et ayant accompagné toute la Belgique jazz , sans oublier les Yankees de passage dans nos clubs accueillants - à la contrebasse: Henk de Laat, qui n'était pas en retard, ce grand gaillard commença son périple en jouant du ska, pour ensuite accompagner des voix: Deborah Brown, Shirley Bassey, Denise Jannah... de nos jours il s'ébat au sein de Laat & Schreurs ou Enrique Tarde...
Des pros jusqu'au bout des ongles!
Renzo Ruggieri, quant à lui est un as de l'accordéon jazz, il a fondé le Club Voglia d'Arte ayant révolutionner l'art d'enseigner le fisarmonica jazz.
Il collectionne les awards et a collaboré avec des pointures: Art Van Damme ( accordéoniste du Michigan), le trompettiste Enrico Rava, Stefano Battista ou le vétéran Frédérick Schlick e.a.
Six albums, solo ou avec orchestre comme le dernier 'Kramer Project' ( 2010) - Renzo Ruggieri Orchestra!
12:30' Biongiorno Belgio, noi accogliamo Renzo Ruggieri!
Une sonnerie de portable clinquante donne le coup d'envoi!
'Nelly' Cette brave dame aime le tango nerveux, expressif et fantasque avec quelques touches de lyrisme méditerranéen. Renzo fait corps avec son piano à bretelles, l'étreint, le fait gémir puis gambader gaiement sur rythmique veloutée.
' Piccolo Valzer Francese' une musette fredonnée par le gars des Abruzzes. Magique, tendre, poignant comme la B O d'El Postino!
One, two - one, two, three: 'I'm stupid', un steeple-chase véloce.
Luc et Henk tirent le sprint pour un Petacchi voulant la peau de Cavendish, je le pousse dans les balustrades cet arrogant British. Un petit solo flamand à la batteria, relayé par la contrebasso, jump final époustouflant.
Les bises de Miss Spumante et les fleurs, à trois sur la plus haute marche!
'Terre' Je tapote la bête en douceur, Henk frotte ses cordes, et moi, je la joue jungle pense l'homme des bois, c'est parti pour un tango jazz voluptueux et impudique.
Toi tu es gai comme un italien Quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin.... pour paraphraser Nicole Croisille!
Un uptempo saccadé, pour suivre: ' Grande Jo'.
Faut calmer le brave Luc se prenant pour Max Roach, vas-y mollo, pépère, t'as plus 20 ans.
Ce que Castellucci peut faire, je le fais aussi!
Un break plus détendu et on reprend le galop.
Toi, l'ignare, si tu t'imagines que l'accordéon c'est Yvette Horner ou Aimable, faut que t'ailles jeter un coup d'oeil à Renzo en pleine action: ça swingue, ça groove, ça trépigne!
Renzo et Renato Borghetti: même combat!
De dignes successeurs de l'immense Astor!
'Catania' une ballade sentimentale en mer Ionienne.
Solo: 'Tango Italiano' .
Une intro mélodramatique.
Sortez les étendards ( rouges) , poings levés, entamons Bandiera Rosso.
Avanti o popolo, alla riscossa...
La révolution, si, mais en respectant Don Camillo!
En guest, Mike Smeulders, un doublé d' accordéons, les drums, la contrebasse: ' 'Carnevale'!
Samba time au Village!
'La lettera' un accordéon se laissant flotter au gré d'un fleuve indolent.
Tu oublies Sheila & Ringo et leurs gondoles à Venise, tu peux, à la rigueur, conserver le chapeau de paille décoré du ruban rouge, le soleil tape!
Présentation des comédiens et la ultima pagina pour mettre un terme à la fête:'Cosi Accade'.
Bellissimo!
Cinque Stelle, au minimum!
Grazie mille, Isabella, on va trouver une équipe pour m'accompagner et on arrange ça!
Parlons-en de l'équipe: aux drums, Luc Vanden Bosch, un brave gars connaissant toutes les étendues boisées de nos aimables contrées et ayant accompagné toute la Belgique jazz , sans oublier les Yankees de passage dans nos clubs accueillants - à la contrebasse: Henk de Laat, qui n'était pas en retard, ce grand gaillard commença son périple en jouant du ska, pour ensuite accompagner des voix: Deborah Brown, Shirley Bassey, Denise Jannah... de nos jours il s'ébat au sein de Laat & Schreurs ou Enrique Tarde...
Des pros jusqu'au bout des ongles!
Renzo Ruggieri, quant à lui est un as de l'accordéon jazz, il a fondé le Club Voglia d'Arte ayant révolutionner l'art d'enseigner le fisarmonica jazz.
Il collectionne les awards et a collaboré avec des pointures: Art Van Damme ( accordéoniste du Michigan), le trompettiste Enrico Rava, Stefano Battista ou le vétéran Frédérick Schlick e.a.
Six albums, solo ou avec orchestre comme le dernier 'Kramer Project' ( 2010) - Renzo Ruggieri Orchestra!
12:30' Biongiorno Belgio, noi accogliamo Renzo Ruggieri!
Une sonnerie de portable clinquante donne le coup d'envoi!
'Nelly' Cette brave dame aime le tango nerveux, expressif et fantasque avec quelques touches de lyrisme méditerranéen. Renzo fait corps avec son piano à bretelles, l'étreint, le fait gémir puis gambader gaiement sur rythmique veloutée.
' Piccolo Valzer Francese' une musette fredonnée par le gars des Abruzzes. Magique, tendre, poignant comme la B O d'El Postino!
One, two - one, two, three: 'I'm stupid', un steeple-chase véloce.
Luc et Henk tirent le sprint pour un Petacchi voulant la peau de Cavendish, je le pousse dans les balustrades cet arrogant British. Un petit solo flamand à la batteria, relayé par la contrebasso, jump final époustouflant.
Les bises de Miss Spumante et les fleurs, à trois sur la plus haute marche!
'Terre' Je tapote la bête en douceur, Henk frotte ses cordes, et moi, je la joue jungle pense l'homme des bois, c'est parti pour un tango jazz voluptueux et impudique.
Toi tu es gai comme un italien Quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin.... pour paraphraser Nicole Croisille!
Un uptempo saccadé, pour suivre: ' Grande Jo'.
Faut calmer le brave Luc se prenant pour Max Roach, vas-y mollo, pépère, t'as plus 20 ans.
Ce que Castellucci peut faire, je le fais aussi!
Un break plus détendu et on reprend le galop.
Toi, l'ignare, si tu t'imagines que l'accordéon c'est Yvette Horner ou Aimable, faut que t'ailles jeter un coup d'oeil à Renzo en pleine action: ça swingue, ça groove, ça trépigne!
Renzo et Renato Borghetti: même combat!
De dignes successeurs de l'immense Astor!
'Catania' une ballade sentimentale en mer Ionienne.
Solo: 'Tango Italiano' .
Une intro mélodramatique.
Sortez les étendards ( rouges) , poings levés, entamons Bandiera Rosso.
Avanti o popolo, alla riscossa...
La révolution, si, mais en respectant Don Camillo!
En guest, Mike Smeulders, un doublé d' accordéons, les drums, la contrebasse: ' 'Carnevale'!
Samba time au Village!
'La lettera' un accordéon se laissant flotter au gré d'un fleuve indolent.
Tu oublies Sheila & Ringo et leurs gondoles à Venise, tu peux, à la rigueur, conserver le chapeau de paille décoré du ruban rouge, le soleil tape!
Présentation des comédiens et la ultima pagina pour mettre un terme à la fête:'Cosi Accade'.
Bellissimo!
Cinque Stelle, au minimum!
jeudi 5 mai 2011
Hilary Hahn violon - Valentina Lisitsa piano au Palais des Beaux -Arts, Bruxelles, le 4 mai 2011
La splendide salle Henry Le Boeuf, construite par Horta, accueillait, en ce début du joli mois de mai, deux jeunes et séduisantes virtuoses pour un récital vernal.
La brune, Hilary Hahn, 31 printemps, Lexington, Virginie, prodige de l'archet et la blonde, Valentina Lisitsa, 38 bougies, Kiev, Ukraine, émigrée en Caroline du Nord, pianiste émérite!
A 22h15', tu es ressorti du Palais des étoiles plein la tête avec à tes côtés ta légitime te susurrant 'je t'aime', t'avais plus entendu ça depuis la fin de la guerre du Vietnam!
Tu sais, cher ami, combien il est malaisé de décrire un concert de musique classique, de même qu'il est ridicule de retranscrire ses émotions en verbiage futile, mais, même sans maillot de bain, il faut se jeter dans les flots: alea jacta est, le Rubicon n'est pas si profond!
En ce mercredi demi-finale de la Champions League, garer son carrosse du côté du Ravenstein s'avère tâche fort ardue, bon nombre de Bruxellois débarquent donc tardivement chez ce cher Henry, les cloches ont beau sonner, il faudra attendre 20h10' avant que chacun ait trouvé son siège.
Les annonces classiques: no GSM, no Nikon, no Youtube, no smoking, no ronflements, please...
Le tandem sort de coulisses, magnifique robe gris/bleu pour l'Américaine, une toilette gris souris pour la Ruthène: la classe!
Antipasti ( 5', pas de cuisson):'Variazioni su un tema di Corelli' de Tartini.
Léger, vivace, du baroque digeste... tu confonds pas Arcangelo Corelli avec le capitaine à la mandoline, featuring Nicolas Cage, per favore.
Primo Piatto, Entschuldigung... on passe en Allemagne avec Ludwig van Beethoven et sa 'Frühlingssonate' ou 'Sonate für Klavier und Violine F-Dur Opus 24': le printemps reste d'actualité!
Romantisme et langueur !
Une incroyable complémentarité entre les deux artistes, un doigté infaillible au service de la passion pour Valentina, un violon virevoltant et lyrique pour Hilary. Le premier mouvement frivole fait place à l'adagio, après que les nombreux tuberculeux présents dans l'enceinte aient fait cracher bruyamment leurs poumons!
Un piano mélancolique sur lequel viennent se greffer les notes plaintives du copain de Stradivarius.
Un scherzo saccadé pour finir en rondo nerveux.
Délectation et volupté.
Courte sortie et une salade pour digérer: Charles Ives "Children's Day at a Camp Meeting" sonate pour violon et piano n°4 opus 22. (1915)
Une marche vive entame cette oeuvre assez brève, le ton se fait majestueux avant que le piano n'adopte une inflexion dissonante proche du free jazz, un thème country & western s'insère dans le final agité.
Moderne et culotté, le duo faisant preuve d'une adresse et maîtrise peu communes.
L'heure de la pause a sonné.
Hilary se présente seule après le break, elle a choisi Johan Sebastian Bach: 'Partita for solo violin N°1 BWV - 1002' . ( 1720)
Allemanda: ce mouvement se révèle particulièrement complexe et périlleux, cette danse lente demande dextérité et souplesse.
Pour citer un spécialiste... it's not for sissy violinists... tu peux me croire à voir les glissandi, trilles, batteries, et autres démanchés, effectués à la vitesse de l'éclair, la petite n'est pas pour rien considérée comme an outstanding musician.
Corrente- Sarabanda et Tempo di Borea: ou danse rapide en va et vient audacieux, lenteur aristocratique pour finir en bourrée trépidante.
A couper le souffle, public enthousiaste acclamant Miss Hahn comme une star du rock.
Parenthèse, le rock, elle connaît pour avoir accompagné Josh Ritter en concert!
Dernière pièce, en duo, le clou du récital: Georg Carl Johann Antheil: ' Sonata for Violin and Piano n°1' ( 1923) .
Avant-garde music!
Georg, tout jeune, a connu le mouvement Dada, Maurice Maeterlinck, Stravinsky, Les Six( dont Poulenc et Milhaud) , Satie, James Joyce, Hemingway ... et très vite fut considéré comme le bad boy of music.
Sa sonate est filmographique, tourmentée, inquiétante, oppressante, surprenante, déstructurée, hachée, machiavélique, endiablée, truffée de mouvements jazzy, de modernisme à la Fritz Metropolis Lang ... bref, toute une palette d'émotions te traversent l'esprit et l'âme et tu vibres au jeu prodigieux des deux protagonistes se donnant corps et âme à l'oeuvre expérimentale.
Moment fort et rock'n roll, le tourneur de pages tarde à changer un feuillet, Valentina excitée et tout à son jeu, arrache la page, en fait une boulette et la balance aux pieds de l'endormi!
Clelia, debout, bat des mains à tout rompre!
En pousse-café: un doublé de Viennoiseries grand public, trois temps binaires moins Carrefour/ Intermarché que les efforts d'André Rieu!
Soirée éblouissante!
La brune, Hilary Hahn, 31 printemps, Lexington, Virginie, prodige de l'archet et la blonde, Valentina Lisitsa, 38 bougies, Kiev, Ukraine, émigrée en Caroline du Nord, pianiste émérite!
A 22h15', tu es ressorti du Palais des étoiles plein la tête avec à tes côtés ta légitime te susurrant 'je t'aime', t'avais plus entendu ça depuis la fin de la guerre du Vietnam!
Tu sais, cher ami, combien il est malaisé de décrire un concert de musique classique, de même qu'il est ridicule de retranscrire ses émotions en verbiage futile, mais, même sans maillot de bain, il faut se jeter dans les flots: alea jacta est, le Rubicon n'est pas si profond!
En ce mercredi demi-finale de la Champions League, garer son carrosse du côté du Ravenstein s'avère tâche fort ardue, bon nombre de Bruxellois débarquent donc tardivement chez ce cher Henry, les cloches ont beau sonner, il faudra attendre 20h10' avant que chacun ait trouvé son siège.
Les annonces classiques: no GSM, no Nikon, no Youtube, no smoking, no ronflements, please...
Le tandem sort de coulisses, magnifique robe gris/bleu pour l'Américaine, une toilette gris souris pour la Ruthène: la classe!
Antipasti ( 5', pas de cuisson):'Variazioni su un tema di Corelli' de Tartini.
Léger, vivace, du baroque digeste... tu confonds pas Arcangelo Corelli avec le capitaine à la mandoline, featuring Nicolas Cage, per favore.
Primo Piatto, Entschuldigung... on passe en Allemagne avec Ludwig van Beethoven et sa 'Frühlingssonate' ou 'Sonate für Klavier und Violine F-Dur Opus 24': le printemps reste d'actualité!
Romantisme et langueur !
Une incroyable complémentarité entre les deux artistes, un doigté infaillible au service de la passion pour Valentina, un violon virevoltant et lyrique pour Hilary. Le premier mouvement frivole fait place à l'adagio, après que les nombreux tuberculeux présents dans l'enceinte aient fait cracher bruyamment leurs poumons!
Un piano mélancolique sur lequel viennent se greffer les notes plaintives du copain de Stradivarius.
Un scherzo saccadé pour finir en rondo nerveux.
Délectation et volupté.
Courte sortie et une salade pour digérer: Charles Ives "Children's Day at a Camp Meeting" sonate pour violon et piano n°4 opus 22. (1915)
Une marche vive entame cette oeuvre assez brève, le ton se fait majestueux avant que le piano n'adopte une inflexion dissonante proche du free jazz, un thème country & western s'insère dans le final agité.
Moderne et culotté, le duo faisant preuve d'une adresse et maîtrise peu communes.
L'heure de la pause a sonné.
Hilary se présente seule après le break, elle a choisi Johan Sebastian Bach: 'Partita for solo violin N°1 BWV - 1002' . ( 1720)
Allemanda: ce mouvement se révèle particulièrement complexe et périlleux, cette danse lente demande dextérité et souplesse.
Pour citer un spécialiste... it's not for sissy violinists... tu peux me croire à voir les glissandi, trilles, batteries, et autres démanchés, effectués à la vitesse de l'éclair, la petite n'est pas pour rien considérée comme an outstanding musician.
Corrente- Sarabanda et Tempo di Borea: ou danse rapide en va et vient audacieux, lenteur aristocratique pour finir en bourrée trépidante.
A couper le souffle, public enthousiaste acclamant Miss Hahn comme une star du rock.
Parenthèse, le rock, elle connaît pour avoir accompagné Josh Ritter en concert!
Dernière pièce, en duo, le clou du récital: Georg Carl Johann Antheil: ' Sonata for Violin and Piano n°1' ( 1923) .
Avant-garde music!
Georg, tout jeune, a connu le mouvement Dada, Maurice Maeterlinck, Stravinsky, Les Six( dont Poulenc et Milhaud) , Satie, James Joyce, Hemingway ... et très vite fut considéré comme le bad boy of music.
Sa sonate est filmographique, tourmentée, inquiétante, oppressante, surprenante, déstructurée, hachée, machiavélique, endiablée, truffée de mouvements jazzy, de modernisme à la Fritz Metropolis Lang ... bref, toute une palette d'émotions te traversent l'esprit et l'âme et tu vibres au jeu prodigieux des deux protagonistes se donnant corps et âme à l'oeuvre expérimentale.
Moment fort et rock'n roll, le tourneur de pages tarde à changer un feuillet, Valentina excitée et tout à son jeu, arrache la page, en fait une boulette et la balance aux pieds de l'endormi!
Clelia, debout, bat des mains à tout rompre!
En pousse-café: un doublé de Viennoiseries grand public, trois temps binaires moins Carrefour/ Intermarché que les efforts d'André Rieu!
Soirée éblouissante!
mardi 3 mai 2011
Roots & Roses Festival à Lessines, le 1 mai 2011 - tome 2
Il est 17h, on va entamer le second chapitre de la saga Roots & Roses avec The Bellrays.
En 2009, t'avais assisté, dans la Rotonde du Bota, au concert intime de Bob & Lisa à l'occasion de leur album 'Rosethorns', en 2011 les Bellrays au complet ont repris la route et jouent ' Black Lightning' sorti en 2010.
Lisa Kekaula, robe noire moulante et bottillons rouges à hauts talons, vachement casse-gueule, au centre de la scène, elle sera flanquée de son mec Bob Vennum, guitariste bondissant au jeu bien crade et de Justin Andres à la basse.
En retrait, Stefan Litrownik, le drummer!
Une drum pop intro 'Buried alive' : la terre est dure, faut s'échiner pour creuser le trou.
Dedju, j'ai déjà des ampoules, signale le Stef.
Fais pas ta mauviette: ' That's not the way it should be' , fougue et rage, punk/garage et soul, la marque de fabrique du band de Riverside.
Pas de doute il va faire chaud, très chaud sous la toile.
'You're sorry now' le Bob est passé chez le toubib qui soigne Riccardo Ricco et ce charlatan lui a fait une transfusion qui transforme le Ricain en marsupilami, pendant que l'ébouriffée hurle ...sorry now...
Le timing est serré, on pousse davantage sur le champignon: I'm going down to 'Pinball City' , une partie de flipper nerveuse.
A soul/blues ballad ' Anymore' pour mettre en évidence le timbre noir de la diva.
Un slow, ça suffit, les amis, place au rhythm'n blues, le vrai, pas le truc en plastic que t'entends sur MTV : 'The way'!
Encore plus musclé, 'Power to burn', quand les Bellrays rencontrent le Clash, ça brûle.
'Living a lie' est du même acabit.
'Everybody get up' le style de truc que Tina Turner pouvait interpréter il y a 20 ans.
Sueur, fièvre, infection... ce machin visqueux et graisseux vient se coller à tes cellules.
Soul time avec 'Have a little faith in me' et sa guitare wah wah.
Un rock bouillonnant sur le dernier CD' Close your eyes' sera suivi d'un soul/blues pernicieux ' Sun comes down' .
Faut pas les laisser refroidir dit Bob, voilà le colérique 'On Top' et puis le titletrack, l'orageux ' Black Ligthning' .
Ciel tourmenté, éclairs incendiant, guitare destructrice, rythmique folle et la voix d'une diablesse.
Une dernière attaque sous la ceinture ' Voodoo train'.
Les Bellrays: des vicelards à l'esprit retors!
Finie la rigolade, place au recueillement avec David Eugene Edwards.
Tu l'as connu Sixteen Horsepower et Woven Hand, ce soir l'homme habité par quelque esprit malin, les yeux vitreux, une barbe pas soignée, une plume fixée dans la chevelure, sera accompagné par le percussionniste/claviériste Jeff Linsenmaier (Woven Hand, the Czars...).
Le duo s'assied, l'artiste tourmenté s'empare d'un banjo/mandoline et entame une première litanie, chantée d'une voix déformée.
Attachez vos ceintures, c'est parti pour un trip chamanique.
On commence par quelques joyeusetés au répertoire de Woven Hand, 'Kingdom of ice' - 'Not one stone' mentionne la setlist, mais ça reste à vérifier pour le premier titre.
Après un morceau, le poète dérangé remballe les photographes qui risquent de troubler les mânes , de sa voix monocorde et sur un accompagnement musical dépouillé, il poursuit son périple mystique. 'Swedish purse' sur fond d'orgue liturgique.
Les gens venus pour voir Gad Elmaleh prennent la direction des buvettes, le farceur entre en transe pendant une incantation répétitive minimaliste ...he believes in the signs of the Zodiac... Effrayant!
Moment de répit, des eaux moins troublées: 'Iron Feather'
I must miss you
Under the ashen sky
And out from among them...
T'as pas envie de rire, crois moi!
L'hypnotique 'His rest' le voit pris de tremblements épileptiques, ça va pas s'arranger avec 'Hutterite Mile' de 16 Horsepower , une mélopée mortuaire.
Vite sucer une pastille pour échapper à tous ces démons.... it is no mystery
i know my way from here
it is no mystery
i know my way from here..
Il se lève en titubant, entame un pas de danse allumé, trébuche, il va faire connaissance avec le sol .... tu retiens ton souffle!
Ouf, il se calme et regagne son siège.
Ce mec est marié et a des gosses, me souffle un voisin, ça doit pas rigoler à table...
Vu sous cet angle, évidemment!
'Singing grass' et 'Splinters' mettent fin à ce set angoissant.
Un double bis réclamé par les fans: le prophétique 'Horse Head' et 'Poor Mouth' en final.
Que va devenir David Eugene, qui va l'exorciser, le débarrasser des esprits maléfiques ayant pris possession de son cerveau?
Prêt pour la parade?
The Jim Jones Revue, rock ‘n’ roll played louder and more distorted than you’ve ever heard, les mêmes qui en septembre avaient mis le café Central à feu et à sang.
Jim Jones: Vocals / Guitar-Rupert Orton: Guitar-Gavin Jay: Bass-Nick Jones: Drums-Henri Herbert: Piano vont nous refaire le même coup de Trafalgar à deux pas du CC René Magritte.
T'as bien lu le nom du pianiste car en mars.. Elliot Mortimer has left The JJR...
Pis de panaque, H H c'est pas Helenio Herrera, le roi du catenaccio, sa devise : on fonce vers le but adverse, on démolit tout au passage!
Un peu moins de 20 titres, extraits de leurs deux cd's, pendant lesquels t'as quitté le 21ème siècle pour replonger dans les fifties et le rock with balls: Jerry Lee Lewis, Little Richard, Elvis , Screamin Jay Hawkins, MC5 .. + quelques pointes plus modernes: Dr Feelgood, Grinderman ou Jon Spencer...
Energie, sueur, fureur, rage, passion... ne crois pas que le show soit téléphoné, ces Rosbifs ont le rock dans le sang et leur primitive raw energy est transmise à la masse qui adore.
Des titres?
Pas de setlist, on balance au feeling.
On a entendu e.a. 'Hey hey hey hey' - 'Dishonest John' -' -'Another daze' - 'High Horse' - 'Shoot first' t'as intérêt à suivre le conseil, si tu veux pas te faire buter ..' Burning your house down', avec un Jim effrayant, aussi horrifiant que le regretté Alex Harvey ( Sensational Alex Harvey Band) - 'Premeditated' - 'Cement Mixer' , deux guitares, une basse sur une ligne, un peloton d'exécution impassible pour une rafale meurtrière- ... I woke up screaming... hurle Monsieur Jones sur fond de piano fou, ce cauchemar l'a rendu nuts, il escalade les enceintes et harangue le peuple: listen, à mon signal, vous gueulez: Fuck this shit... 2500 gosiers s'époumonent: fuck this shit... le méchant est en nage, mon voisin parle d'appeler Veeweyde pour qu'on lui fasse une piquouze.
On reprend le récital avec un punk rock bestial - plus calme 'Righteous wrong', pour repartir pied au plancher 'Killin Spree', puis la voix rauque et agressive annonce 'Elemental', les photographes ont depuis longtemps rangé Nikon, Canon et Pentax pour rocker comme des folles dans le couloir frontstage
La clique enverra encore un ou deux bâtons de dynamite ( dont 'Rock'n Roll Psychosis) pour terminer par un Walt Disney enfants non admis 'Princess & the frog' .
That was it!
Tucson, c'est pas East London, faut pas compter sur Howe Gelb et son Giant Sand pour nous la jouer dirty rock, ça fait 26 ans qu'il se meut dans les sphères alt.country/americana et ce soir lui et ses Danish boys nous ont gratifiés d'un concert cinquante carats.
Tas vu ses potes, Burns et Convertino chez Calexico, t'as son album OP8 avec les mêmes + Lisa Germano, mais son dernier OP us ( 'Blurry Blue Montain'), il l'a enregistré avec Thøger T. Lund( upright bass)/Anders Pedersen( guitar & lapsteel)/Peter Dombernowsky( drums) et Nikolaj Heyman (Guitar and Wurlitzer).
On suppose que ce sont ces mecs qui étaient avec lui on stage.
Pas de setlist, c'est chiant à la fin, mais il nous confie avoir interprété presque tout le dernier CD.
Good morning, annonce -t-il en rigolant avant d'attaquer le downtempo 'Fields of Green', pièce maîtresse ouvrant le CD ...They’ve been killing off all my heroes since I was 17.. Magique!
Un country rock pointu pour suivre, Nikolaj étant passé derrière les claviers.
Au tour d'Howe de troquer son acoustique contre une électrique et de nous emmener à grands coups de guitares lyriques et cinématiques du côté des grands espaces de l'Ouest (' Monk's Mountain') ..a long tall shadow ...marmonne -t-il d'un timbre poussiéreux ( cf Lanegan) et mûri par un quart de siècle on the road.
Vertigineux!
Western Lounge Music, pour citer un inconditionnel du cowboy.
Quand Giant Sand rocke c'est laidback, dans le style Crazy Horse, Ry Cooder ou J J Cale. ('Brand new swamp thing')
On aura droit à un titre écrit il y a 26 ans 'Thin Line Man', à quelques ballades élégantes à la Leonard Cohen/Tom Waits ( 'Chunk of Coal', un piano lament ou le late night jazz 'Time Flies' ) , du Johnny Cash rockabilly 'Ride the Rail', des traces de Bob Dylan électrique et une love song désabusée avant de saluer le public par un 'Bonsoir, Lessines' sous-entendant toute sa gratitude.
En rappel stylé: 'Shiver', titre plus ancien retravaillé pour la bonne cause.
Le poteau est en vue, le doigt sur la gâchette: Triggerfinger!
En décembre le trio infernal a rempli l'AB trois soirs de suite.
Le troisième CD, 'All this dancin' around', a été mis en boîte à L A dans les Sound City Studios avec Greg Gordon derrière les machines.
Ne parlez plus de ptis Belges, ce sont des monstres.
Ruben Block l'élégant, au chant ravagé et riffs ravageurs, en maître de cérémonie, Monsieur Paul (Van Bruystegem) en force tranquille à la basse et derrière les fûts, Mario Goossens, beste drummer uit Belgenland, en bourreau des cymbales, toms et caisses en tous genres.
Ils ont mis les 2000 rescapés à genoux.
La classe mondiale!
'I'm coming for you', merci, c'est gentil... Un son lourd, très lourd, le coach a dit on mise tout sur l'attaque à outrance, n'ayez pas peur de renverser celui qui entrave votre marche en avant, vous le balayez!
'On my knees' c'est à genoux que je secoue ma guitare rouge vif comme un prunier chargé de fruits.
'Short term memory love' de plus en plus sauvage!
Une rythmique techno pour le bestial 'Cherry' , un rouleau compresseur pour écraser les noyaux de cette cherry.
'My baby's got a gun', un blues qu'il dit le Ruben, mais un blues AC/DC.
..she's ready to shoot... c'est rien, ça petit, la mienne m'attend avec un rouleau à tarte!
Bordel, Lessines, the sweat is running from my back dans mon cul, je dégouline!
'Camaro'.
C'est une Chevrolet que tu veux ?
Vroum, vroum, vroum... aussi puissant que le Led Zeppelin de 1968.
'All this dancing around' chanté à 3 voix, ça saute dans tous les sens dans la tente .
A toi, Mario: un tour de force phénoménal, les potes entrent dans la danse, ça va faire mal, très mal: ' First Taste' , une charge héroïque aux relents stoner rock , Ruben s'arrache les amygdales, une petite nana devant nous essaye de l'imiter, en vain.
Et pour terminer en beauté, un autre favori de notre saine jeunesse 'Is it' , aux lyrics intellectuels ....Is it my shirt, is it my shoes?
Is it my love for the blues?
Aaha aah
aahaa aaah
aahaa aaah
Is it possible baby? ...
Lessines, vous n'êtes qu'un ramassis de pédales, j'escalade les baffles et je veux vous voir et entendre gueuler...aaaah... aaaah... le trio, à l'aise, nous regarde glapir avant que Ruben ne présente l'équipe, qui décide de finir le morceau!
55' du tonnerre de Dieu!
Un double rappel:
'It hasn't gone away' aux lignes de guitare surf , pour nous rappeler que Ruben Block pratiquait ce genre avec Sin Alley.
'Love lost in love' achève la fête!
Il est 23h , un festival impeccable de bout en bout!
Une dernière pintje avec Luc Toogenblik, un merci à Monsieur Paul pour son aide( setlist) et, direction Bruxelles!
En 2009, t'avais assisté, dans la Rotonde du Bota, au concert intime de Bob & Lisa à l'occasion de leur album 'Rosethorns', en 2011 les Bellrays au complet ont repris la route et jouent ' Black Lightning' sorti en 2010.
Lisa Kekaula, robe noire moulante et bottillons rouges à hauts talons, vachement casse-gueule, au centre de la scène, elle sera flanquée de son mec Bob Vennum, guitariste bondissant au jeu bien crade et de Justin Andres à la basse.
En retrait, Stefan Litrownik, le drummer!
Une drum pop intro 'Buried alive' : la terre est dure, faut s'échiner pour creuser le trou.
Dedju, j'ai déjà des ampoules, signale le Stef.
Fais pas ta mauviette: ' That's not the way it should be' , fougue et rage, punk/garage et soul, la marque de fabrique du band de Riverside.
Pas de doute il va faire chaud, très chaud sous la toile.
'You're sorry now' le Bob est passé chez le toubib qui soigne Riccardo Ricco et ce charlatan lui a fait une transfusion qui transforme le Ricain en marsupilami, pendant que l'ébouriffée hurle ...sorry now...
Le timing est serré, on pousse davantage sur le champignon: I'm going down to 'Pinball City' , une partie de flipper nerveuse.
A soul/blues ballad ' Anymore' pour mettre en évidence le timbre noir de la diva.
Un slow, ça suffit, les amis, place au rhythm'n blues, le vrai, pas le truc en plastic que t'entends sur MTV : 'The way'!
Encore plus musclé, 'Power to burn', quand les Bellrays rencontrent le Clash, ça brûle.
'Living a lie' est du même acabit.
'Everybody get up' le style de truc que Tina Turner pouvait interpréter il y a 20 ans.
Sueur, fièvre, infection... ce machin visqueux et graisseux vient se coller à tes cellules.
Soul time avec 'Have a little faith in me' et sa guitare wah wah.
Un rock bouillonnant sur le dernier CD' Close your eyes' sera suivi d'un soul/blues pernicieux ' Sun comes down' .
Faut pas les laisser refroidir dit Bob, voilà le colérique 'On Top' et puis le titletrack, l'orageux ' Black Ligthning' .
Ciel tourmenté, éclairs incendiant, guitare destructrice, rythmique folle et la voix d'une diablesse.
Une dernière attaque sous la ceinture ' Voodoo train'.
Les Bellrays: des vicelards à l'esprit retors!
Finie la rigolade, place au recueillement avec David Eugene Edwards.
Tu l'as connu Sixteen Horsepower et Woven Hand, ce soir l'homme habité par quelque esprit malin, les yeux vitreux, une barbe pas soignée, une plume fixée dans la chevelure, sera accompagné par le percussionniste/claviériste Jeff Linsenmaier (Woven Hand, the Czars...).
Le duo s'assied, l'artiste tourmenté s'empare d'un banjo/mandoline et entame une première litanie, chantée d'une voix déformée.
Attachez vos ceintures, c'est parti pour un trip chamanique.
On commence par quelques joyeusetés au répertoire de Woven Hand, 'Kingdom of ice' - 'Not one stone' mentionne la setlist, mais ça reste à vérifier pour le premier titre.
Après un morceau, le poète dérangé remballe les photographes qui risquent de troubler les mânes , de sa voix monocorde et sur un accompagnement musical dépouillé, il poursuit son périple mystique. 'Swedish purse' sur fond d'orgue liturgique.
Les gens venus pour voir Gad Elmaleh prennent la direction des buvettes, le farceur entre en transe pendant une incantation répétitive minimaliste ...he believes in the signs of the Zodiac... Effrayant!
Moment de répit, des eaux moins troublées: 'Iron Feather'
I must miss you
Under the ashen sky
And out from among them...
T'as pas envie de rire, crois moi!
L'hypnotique 'His rest' le voit pris de tremblements épileptiques, ça va pas s'arranger avec 'Hutterite Mile' de 16 Horsepower , une mélopée mortuaire.
Vite sucer une pastille pour échapper à tous ces démons.... it is no mystery
i know my way from here
it is no mystery
i know my way from here..
Il se lève en titubant, entame un pas de danse allumé, trébuche, il va faire connaissance avec le sol .... tu retiens ton souffle!
Ouf, il se calme et regagne son siège.
Ce mec est marié et a des gosses, me souffle un voisin, ça doit pas rigoler à table...
Vu sous cet angle, évidemment!
'Singing grass' et 'Splinters' mettent fin à ce set angoissant.
Un double bis réclamé par les fans: le prophétique 'Horse Head' et 'Poor Mouth' en final.
Que va devenir David Eugene, qui va l'exorciser, le débarrasser des esprits maléfiques ayant pris possession de son cerveau?
Prêt pour la parade?
The Jim Jones Revue, rock ‘n’ roll played louder and more distorted than you’ve ever heard, les mêmes qui en septembre avaient mis le café Central à feu et à sang.
Jim Jones: Vocals / Guitar-Rupert Orton: Guitar-Gavin Jay: Bass-Nick Jones: Drums-Henri Herbert: Piano vont nous refaire le même coup de Trafalgar à deux pas du CC René Magritte.
T'as bien lu le nom du pianiste car en mars.. Elliot Mortimer has left The JJR...
Pis de panaque, H H c'est pas Helenio Herrera, le roi du catenaccio, sa devise : on fonce vers le but adverse, on démolit tout au passage!
Un peu moins de 20 titres, extraits de leurs deux cd's, pendant lesquels t'as quitté le 21ème siècle pour replonger dans les fifties et le rock with balls: Jerry Lee Lewis, Little Richard, Elvis , Screamin Jay Hawkins, MC5 .. + quelques pointes plus modernes: Dr Feelgood, Grinderman ou Jon Spencer...
Energie, sueur, fureur, rage, passion... ne crois pas que le show soit téléphoné, ces Rosbifs ont le rock dans le sang et leur primitive raw energy est transmise à la masse qui adore.
Des titres?
Pas de setlist, on balance au feeling.
On a entendu e.a. 'Hey hey hey hey' - 'Dishonest John' -' -'Another daze' - 'High Horse' - 'Shoot first' t'as intérêt à suivre le conseil, si tu veux pas te faire buter ..' Burning your house down', avec un Jim effrayant, aussi horrifiant que le regretté Alex Harvey ( Sensational Alex Harvey Band) - 'Premeditated' - 'Cement Mixer' , deux guitares, une basse sur une ligne, un peloton d'exécution impassible pour une rafale meurtrière- ... I woke up screaming... hurle Monsieur Jones sur fond de piano fou, ce cauchemar l'a rendu nuts, il escalade les enceintes et harangue le peuple: listen, à mon signal, vous gueulez: Fuck this shit... 2500 gosiers s'époumonent: fuck this shit... le méchant est en nage, mon voisin parle d'appeler Veeweyde pour qu'on lui fasse une piquouze.
On reprend le récital avec un punk rock bestial - plus calme 'Righteous wrong', pour repartir pied au plancher 'Killin Spree', puis la voix rauque et agressive annonce 'Elemental', les photographes ont depuis longtemps rangé Nikon, Canon et Pentax pour rocker comme des folles dans le couloir frontstage
La clique enverra encore un ou deux bâtons de dynamite ( dont 'Rock'n Roll Psychosis) pour terminer par un Walt Disney enfants non admis 'Princess & the frog' .
That was it!
Tucson, c'est pas East London, faut pas compter sur Howe Gelb et son Giant Sand pour nous la jouer dirty rock, ça fait 26 ans qu'il se meut dans les sphères alt.country/americana et ce soir lui et ses Danish boys nous ont gratifiés d'un concert cinquante carats.
Tas vu ses potes, Burns et Convertino chez Calexico, t'as son album OP8 avec les mêmes + Lisa Germano, mais son dernier OP us ( 'Blurry Blue Montain'), il l'a enregistré avec Thøger T. Lund( upright bass)/Anders Pedersen( guitar & lapsteel)/Peter Dombernowsky( drums) et Nikolaj Heyman (Guitar and Wurlitzer).
On suppose que ce sont ces mecs qui étaient avec lui on stage.
Pas de setlist, c'est chiant à la fin, mais il nous confie avoir interprété presque tout le dernier CD.
Good morning, annonce -t-il en rigolant avant d'attaquer le downtempo 'Fields of Green', pièce maîtresse ouvrant le CD ...They’ve been killing off all my heroes since I was 17.. Magique!
Un country rock pointu pour suivre, Nikolaj étant passé derrière les claviers.
Au tour d'Howe de troquer son acoustique contre une électrique et de nous emmener à grands coups de guitares lyriques et cinématiques du côté des grands espaces de l'Ouest (' Monk's Mountain') ..a long tall shadow ...marmonne -t-il d'un timbre poussiéreux ( cf Lanegan) et mûri par un quart de siècle on the road.
Vertigineux!
Western Lounge Music, pour citer un inconditionnel du cowboy.
Quand Giant Sand rocke c'est laidback, dans le style Crazy Horse, Ry Cooder ou J J Cale. ('Brand new swamp thing')
On aura droit à un titre écrit il y a 26 ans 'Thin Line Man', à quelques ballades élégantes à la Leonard Cohen/Tom Waits ( 'Chunk of Coal', un piano lament ou le late night jazz 'Time Flies' ) , du Johnny Cash rockabilly 'Ride the Rail', des traces de Bob Dylan électrique et une love song désabusée avant de saluer le public par un 'Bonsoir, Lessines' sous-entendant toute sa gratitude.
En rappel stylé: 'Shiver', titre plus ancien retravaillé pour la bonne cause.
Le poteau est en vue, le doigt sur la gâchette: Triggerfinger!
En décembre le trio infernal a rempli l'AB trois soirs de suite.
Le troisième CD, 'All this dancin' around', a été mis en boîte à L A dans les Sound City Studios avec Greg Gordon derrière les machines.
Ne parlez plus de ptis Belges, ce sont des monstres.
Ruben Block l'élégant, au chant ravagé et riffs ravageurs, en maître de cérémonie, Monsieur Paul (Van Bruystegem) en force tranquille à la basse et derrière les fûts, Mario Goossens, beste drummer uit Belgenland, en bourreau des cymbales, toms et caisses en tous genres.
Ils ont mis les 2000 rescapés à genoux.
La classe mondiale!
'I'm coming for you', merci, c'est gentil... Un son lourd, très lourd, le coach a dit on mise tout sur l'attaque à outrance, n'ayez pas peur de renverser celui qui entrave votre marche en avant, vous le balayez!
'On my knees' c'est à genoux que je secoue ma guitare rouge vif comme un prunier chargé de fruits.
'Short term memory love' de plus en plus sauvage!
Une rythmique techno pour le bestial 'Cherry' , un rouleau compresseur pour écraser les noyaux de cette cherry.
'My baby's got a gun', un blues qu'il dit le Ruben, mais un blues AC/DC.
..she's ready to shoot... c'est rien, ça petit, la mienne m'attend avec un rouleau à tarte!
Bordel, Lessines, the sweat is running from my back dans mon cul, je dégouline!
'Camaro'.
C'est une Chevrolet que tu veux ?
Vroum, vroum, vroum... aussi puissant que le Led Zeppelin de 1968.
'All this dancing around' chanté à 3 voix, ça saute dans tous les sens dans la tente .
A toi, Mario: un tour de force phénoménal, les potes entrent dans la danse, ça va faire mal, très mal: ' First Taste' , une charge héroïque aux relents stoner rock , Ruben s'arrache les amygdales, une petite nana devant nous essaye de l'imiter, en vain.
Et pour terminer en beauté, un autre favori de notre saine jeunesse 'Is it' , aux lyrics intellectuels ....Is it my shirt, is it my shoes?
Is it my love for the blues?
Aaha aah
aahaa aaah
aahaa aaah
Is it possible baby? ...
Lessines, vous n'êtes qu'un ramassis de pédales, j'escalade les baffles et je veux vous voir et entendre gueuler...aaaah... aaaah... le trio, à l'aise, nous regarde glapir avant que Ruben ne présente l'équipe, qui décide de finir le morceau!
55' du tonnerre de Dieu!
Un double rappel:
'It hasn't gone away' aux lignes de guitare surf , pour nous rappeler que Ruben Block pratiquait ce genre avec Sin Alley.
'Love lost in love' achève la fête!
Il est 23h , un festival impeccable de bout en bout!
Une dernière pintje avec Luc Toogenblik, un merci à Monsieur Paul pour son aide( setlist) et, direction Bruxelles!
lundi 2 mai 2011
Roots & Roses Festival à Lessines, le 1 mai 2011 - tome 1
1er mai 1886 : à l'appel de l'American Federation of Labor, 350 000 travailleurs débrayent aux États-Unis pour réclamer la journée de travail de huit heures.
1 mai 2011: 1° ton épouse espère un brin de muguet- 2° à Lessines, fière bourgade hennuyère au passé glorieux, la fine équipe de Boogietown organise le second Roots & Roses Festival.
Une affiche à faire baver le gourmet le plus raffiné, un droit d'entrée démocratique, des stands offrant une nourriture saine, une organisation impeccable et souriante, un astre solaire généreux, un public Belgique unie ( 40% de flamins, 40% de Walen, buiten puisque le soleil luit, 126% de dikkeneks uit Brussel, 6 chiens bilingues et 2 ou 3 curés à la recherche de chair fraîche: que du bonheur disait l'autre à la TSF.
Deux chapiteaux: roots et roses, un horaire respecté, Roots & Roses c'est le festival sympa à échelle humaine.
Pas de grabuge?
Quelques coups de soleil, sur la plaine y avait que des buveurs de grenadine, sauf deux gars de la gendarmerie, en civil, carburant à la trappiste.
Douze groupes qu'il faudra se farcir, Gargantua a de l'appétit!
11h00, Ganashake!
Onze heures, t'imagines, la Belgique ronfle ou soigne une gueule de bois jour de sabbat, le blues rock trio d'Erps-Kwerps, fabuleux avant Eric Burdon, ouvrira le marathon devant une assistance, forcément, réduite.
Un petit retard, les mecs à la table sont arrivés en courant après la messe dominicale, un bref discours en Flaçais ou Franmand, me souviens plus, et Bert Minnaert, Jess "Mr Chin" Jacob, Sander Goethals attaquent leur set.
Jess:' Lessines, je vais vous réveiller', et ce salopard, bien remis de la Nacht du blues à Wuustwezel, hurle comme une bonne femme ayant aperçu une spinnekop dans sa baignoire 'Bonjour, Lessines' avant d'envoyer 'Indian Chief' .
On est d'emblée dans le vif du sujet, ça pompe, ça groove, ça cogne, ça rugit, c'est pas du genre mélasse.
Ganashake vient de sortir un premier CD produit par Jean-Marie Aerts, ils vont nous en balancer quelques titres.
Un triste individu a piqué la perruque de Hound Dog Taylor, 'Gimme back my wig' gueule J J.
Une version fracassante. Le single 'Plastic Scene' aux relents Stevie Ray. Un truc pour réveiller les cadavres ' Graveyard Shuffle' suivi d'une intro à la rythmique d'enfer pour 'Special Sauce'.
La guitare rapplique et tu revois le flamboyant Rory Gallagher en action.
'Shuffle' annonce la playlist... un morceau écrit pour les éjaculateurs précoces... why don't you come, baby, why don't you come when I come... sur un rythme va et vient lascif.
'We messed it up' c'est pas du gâchis.
Lessines, ça va toujours?
Joue, ket!
Le speedé ' Bobby Hitchhike'.
Un petit signe venant des coulisses, plus qu'une!
'Arrogant girl' enchaîné sur 'Swink'.
Brillante entrée en matière. Avec Ganashake , la Belgique blues tient un diamant brut, style Lukaku!
Changement d'igloo pour les Moonshine Playboys.
T'as déjà croisé quelquefois la route des Chippendales d'Anderlecht, des jeunes gens beaux comme des camions.
Marvin: Banjo, Mandolin, Guitars & Vocals/Bronson : Guitar, Squeeze Box & Pretty Nice Vocals
/Gable : Doghouse Bass, Vocals, tous des Cuvelier, cuisinent country/bluegrass et leur grande spécialité c'est la transformation de hits interplanétaires en plats rustiques home-cookin' Texas/St Guidon flavour.
Donc t'auras les Beastie Boys ' Fight for your right' façon frijoles borrachos, 'Come as You Are' aux oignons frits et plein d'autres mets succulents, épicés second-degré truculent: le Floyd, Melanie, les Pistols par exemple...
Toute cette nourriture végétarienne interpelle ton estomac qui te signale qu'il est l'heure de se restaurer.
Un truc mauricien pas dégueu et on reprend la route, direction la Principauté: Dan San.
Encore un collectif déjà entendu à plusieurs reprises.
Surprise, en ce premier jour de mai, ils sont six sur scène, dont une avenante et douce damoiselle.
Ce poulain Jaune Orange a sorti un EP 7 titres, 'Pillow', et, effectivement, leur acoustic folk/pop peut s'écouter couché avec un pillow sous la nuque.
C'est soigné, propret, joli, bourré d'harmonies vocales sentant bon Simon & Garfunkel, les Byrds ou America, pour les aînés- Bright Eyes, King of Convenience, pour les boutonneux.
A écouter d'une oreille distraite en sirotant une blonde, pour faciliter la digestion.
13h20', tape ton mot de passe pour Bob Log III
axiome I: Bob est amerloque
postulat II: Bob est un one-man band
théorème III: Bob a plus qu'une araignée dans le plafond
A part çà, tu t'amuses pendant 45' avec son blues/punk/boogie déjanté.
Avec des centaines d'autres braves gens, t'es là à attendre patiemment l'arrivée du gars, quand sorti du néant, tu peux ouïr un grand brrrraaanngg , une guitare maltraitée en coulisses, 30 secondes de ce traitement thérapeutique et un alien rapplique: costard noir seyant, bottines noires, chaussettes rouges empruntées à Axel Witsel et un casque de cosmonaute sur le crâne, à l'avant de cette coquille, le rigolo a fixé un cornet de téléphone, aussi antique qu'Alexandre Graham Bell, qui lui servira de micro.
Donc il nous interprète à une vitesse supersonique un blues slidé venu de Mars tout en piétinant un kickdrum et un tambourin.
Morceau à peine achevé, il y va d'une séance de striptease pour se retrouver en tenue d'homme-canon échappé de chez Barnum.
Il reprend place sur son tabouret et recommence sa gymnastique post-natale.
Musicalement tu peux pas le comparer à Remy Bricka mais plutôt à un Captain Beefheart ayant passé la nuit avec Jon Spencer en avalant quelques litres de mauvais Bourbon.
Plus givré que ce gars, ça existe pas, mais tu vibres et rigoles à son numéro humoristique et à son blues artisanal.
Setlist?
Connais pas, mon cher, je joue à l'improvisation ou je demande à ma guitare 'Bla bla' ce qui lui ferait plaisir.
Il puisera dans son album de 2009 'My shit is perfect'. ( dont 'Bump Pow')
Pour varier, il passe de la slide au fingerpicking pour nous prouver qu'il n'est pas pingouin.
Tout en tapant de ses godasses sur sa pédale, il étale sa bière maison et conclut qu'il ne peut continuer sans mousse.
Garçon, à boire!
Comment va-t-il avaler le liquide avec son bassinet?
Fermez les yeux Lessines, I drink!
On poursuit dans le frénétique, le Delta Blues distordu, le scatologique et l'absurde.
Sa pendule spatiale n'étant pas un modèle d'exactitude, il quitte le podium après 35'.
Non, non, retourne là-bas, t'as encore dix minutes à tenir.
OK, boum, boum, boum.. fait la drum machine, et puis non vais leur interpréter a lovesong: ..shake it, shake it...
Le délire à nos côtés.
Veux bien en jouer encore une mais I want two ladies on my knees...
Deux intrépides gravissent le podium pour prendre place sur les quadriceps fémoraux du phénomène, une troisième a fait le déplacement pour rien: complet!
Et avanti pour le boogie women on my knees que j'appelle : ' I want your shit on my leg'.
Fou à lier!
Second soliste d'affilée, Bjørn Berge, au style complètement différent.
C'est en 2007, que tu vis le bluesman Norvégien à l'AB club. Depuis, sa discographie s'est allongée: onze CD's , le dernier 'Fretwork' en 2009, mais un nouveau produit doit sortir de l'usine un de ces 4.
Le costaud débarque avec une paire de guitares acoustiques, une six cordes mais aussi une twelve strings.
Ce gars combine maîtrise technique, finesse, feeling, jeu clair ou alambiqué, sobriété ou vélocité tout en chantant d'un timbre chaud à la Tony Joe White.
B B, de Haugesund, est à la guitare ce qu'un autre B B nordique (Bjorn Borg) est à la raquette: un virtuose.
Quelques instrumentaux ( dont probablement 'Fretwork) énervés, musclés ou lorgnant vers le classique avec un superbe jeu andalou , un ou deux titres folk et des covers ( superbe version laidback du 'Woodstock' de Joni Mitchell, ou le nerveux 'Give it away' des Red Hot Chili Peppers...) :voilà le mix proposé par le gars du fjordenland.
Une plume pour le Delta slide blues 'Drifting Blues' de Charles Brown.
La Gaule a apprécié!
The Sore Losers
Des copains de Mourinho?
Non, des Limbourgeois nourris aux Stones, Led Zep, Guns, Black Crowes et autres adeptes du rock aux accents blues, garage avec quelques touches psychédéliques ou Southern rock.
Du vettig rock'n roll comme on l'aime, pas aussi gras que Bart, de man van 785 776 (Vlaamse) stemmen, toutefois.
Leur début (titelloos), produit par Pascal Deweze, regorge de hits et les singles squattent De Afrekening depuis des mois.
Ils ont fait grosse impression à Lessines et comptent bien enflammer un bon nombre de podiums de festivals cet été.
'Juvenile heart attack' méchant bluesrock avec quelques touches grunge, ça canarde vache dès les premières lignes.
Et ils ont de la gueule ces petits gars de Hasselt: pensez à cacher les pucelles, on annonce une période de défloraison massive!
'Girl' ...I'm ready to play with you...on vous aura prévenus!
Guitares ravagées, rythmique en béton et une voix à la Chris Robinson: ça bétonne dur.
'Guiding Hand' prend ma main, je t'emmène faire un tour.
'Hollow Tree' aux teintes Doors bluesy, travail éblouissant de Cedric Maes à la lead ( by the way, les autres mauvais perdants se nomment: Kevin Maenen - bass & backing vocals, Alessio Di Turi - drums et le sale gamin de rue, Jan Straetemans - vocals & rhythm guitar).
Bluestime, baby: 'Into your head' , un truc que même Classic 21 blues passe en boucle.
Pas le temps de battre des mains, Alessio a déjà enchaîné sur 'Silver Seas', si les flots sont sereins au début, la mer s'agite sérieusement et je te préviens petite, ...this is gonna hurt you more than it's gonna hurt me...du power rock avec refrain catchy à la Cheap Trick.
'Your smile' du Gioconda rock, sexy et souriant.
Le track ouvrant la plaque: 'Beyond repair'. Gros hit , clip crapuleux: du sang partout, un obus plus imposant que ceux que la Grosse Bertha propulsait sur Paris en 1918... ça fait très mal, tu pourras pas réparer!
La dernière puisqu'il fait beau, 'Goodmorning sunshine' , tu peux entendre le gazouillis des petits oiseaux accompagnant une slide bucolique. Le truc te faisant penser au 'Dead Flowers' des Stones.
Les Sore Losers, c'est du solide. Ces gars ont tout compris au rock et sont à l'aube d'une belle carrière.
Hayseed Dixie
Une autre paire de manches, tricotées façon country/bluegrass/hillbilly: les Appalachian hellraisers vont tondre le gazon ras, très ras!
1 mai 2011: 1° ton épouse espère un brin de muguet- 2° à Lessines, fière bourgade hennuyère au passé glorieux, la fine équipe de Boogietown organise le second Roots & Roses Festival.
Une affiche à faire baver le gourmet le plus raffiné, un droit d'entrée démocratique, des stands offrant une nourriture saine, une organisation impeccable et souriante, un astre solaire généreux, un public Belgique unie ( 40% de flamins, 40% de Walen, buiten puisque le soleil luit, 126% de dikkeneks uit Brussel, 6 chiens bilingues et 2 ou 3 curés à la recherche de chair fraîche: que du bonheur disait l'autre à la TSF.
Deux chapiteaux: roots et roses, un horaire respecté, Roots & Roses c'est le festival sympa à échelle humaine.
Pas de grabuge?
Quelques coups de soleil, sur la plaine y avait que des buveurs de grenadine, sauf deux gars de la gendarmerie, en civil, carburant à la trappiste.
Douze groupes qu'il faudra se farcir, Gargantua a de l'appétit!
11h00, Ganashake!
Onze heures, t'imagines, la Belgique ronfle ou soigne une gueule de bois jour de sabbat, le blues rock trio d'Erps-Kwerps, fabuleux avant Eric Burdon, ouvrira le marathon devant une assistance, forcément, réduite.
Un petit retard, les mecs à la table sont arrivés en courant après la messe dominicale, un bref discours en Flaçais ou Franmand, me souviens plus, et Bert Minnaert, Jess "Mr Chin" Jacob, Sander Goethals attaquent leur set.
Jess:' Lessines, je vais vous réveiller', et ce salopard, bien remis de la Nacht du blues à Wuustwezel, hurle comme une bonne femme ayant aperçu une spinnekop dans sa baignoire 'Bonjour, Lessines' avant d'envoyer 'Indian Chief' .
On est d'emblée dans le vif du sujet, ça pompe, ça groove, ça cogne, ça rugit, c'est pas du genre mélasse.
Ganashake vient de sortir un premier CD produit par Jean-Marie Aerts, ils vont nous en balancer quelques titres.
Un triste individu a piqué la perruque de Hound Dog Taylor, 'Gimme back my wig' gueule J J.
Une version fracassante. Le single 'Plastic Scene' aux relents Stevie Ray. Un truc pour réveiller les cadavres ' Graveyard Shuffle' suivi d'une intro à la rythmique d'enfer pour 'Special Sauce'.
La guitare rapplique et tu revois le flamboyant Rory Gallagher en action.
'Shuffle' annonce la playlist... un morceau écrit pour les éjaculateurs précoces... why don't you come, baby, why don't you come when I come... sur un rythme va et vient lascif.
'We messed it up' c'est pas du gâchis.
Lessines, ça va toujours?
Joue, ket!
Le speedé ' Bobby Hitchhike'.
Un petit signe venant des coulisses, plus qu'une!
'Arrogant girl' enchaîné sur 'Swink'.
Brillante entrée en matière. Avec Ganashake , la Belgique blues tient un diamant brut, style Lukaku!
Changement d'igloo pour les Moonshine Playboys.
T'as déjà croisé quelquefois la route des Chippendales d'Anderlecht, des jeunes gens beaux comme des camions.
Marvin: Banjo, Mandolin, Guitars & Vocals/Bronson : Guitar, Squeeze Box & Pretty Nice Vocals
/Gable : Doghouse Bass, Vocals, tous des Cuvelier, cuisinent country/bluegrass et leur grande spécialité c'est la transformation de hits interplanétaires en plats rustiques home-cookin' Texas/St Guidon flavour.
Donc t'auras les Beastie Boys ' Fight for your right' façon frijoles borrachos, 'Come as You Are' aux oignons frits et plein d'autres mets succulents, épicés second-degré truculent: le Floyd, Melanie, les Pistols par exemple...
Toute cette nourriture végétarienne interpelle ton estomac qui te signale qu'il est l'heure de se restaurer.
Un truc mauricien pas dégueu et on reprend la route, direction la Principauté: Dan San.
Encore un collectif déjà entendu à plusieurs reprises.
Surprise, en ce premier jour de mai, ils sont six sur scène, dont une avenante et douce damoiselle.
Ce poulain Jaune Orange a sorti un EP 7 titres, 'Pillow', et, effectivement, leur acoustic folk/pop peut s'écouter couché avec un pillow sous la nuque.
C'est soigné, propret, joli, bourré d'harmonies vocales sentant bon Simon & Garfunkel, les Byrds ou America, pour les aînés- Bright Eyes, King of Convenience, pour les boutonneux.
A écouter d'une oreille distraite en sirotant une blonde, pour faciliter la digestion.
13h20', tape ton mot de passe pour Bob Log III
axiome I: Bob est amerloque
postulat II: Bob est un one-man band
théorème III: Bob a plus qu'une araignée dans le plafond
A part çà, tu t'amuses pendant 45' avec son blues/punk/boogie déjanté.
Avec des centaines d'autres braves gens, t'es là à attendre patiemment l'arrivée du gars, quand sorti du néant, tu peux ouïr un grand brrrraaanngg , une guitare maltraitée en coulisses, 30 secondes de ce traitement thérapeutique et un alien rapplique: costard noir seyant, bottines noires, chaussettes rouges empruntées à Axel Witsel et un casque de cosmonaute sur le crâne, à l'avant de cette coquille, le rigolo a fixé un cornet de téléphone, aussi antique qu'Alexandre Graham Bell, qui lui servira de micro.
Donc il nous interprète à une vitesse supersonique un blues slidé venu de Mars tout en piétinant un kickdrum et un tambourin.
Morceau à peine achevé, il y va d'une séance de striptease pour se retrouver en tenue d'homme-canon échappé de chez Barnum.
Il reprend place sur son tabouret et recommence sa gymnastique post-natale.
Musicalement tu peux pas le comparer à Remy Bricka mais plutôt à un Captain Beefheart ayant passé la nuit avec Jon Spencer en avalant quelques litres de mauvais Bourbon.
Plus givré que ce gars, ça existe pas, mais tu vibres et rigoles à son numéro humoristique et à son blues artisanal.
Setlist?
Connais pas, mon cher, je joue à l'improvisation ou je demande à ma guitare 'Bla bla' ce qui lui ferait plaisir.
Il puisera dans son album de 2009 'My shit is perfect'. ( dont 'Bump Pow')
Pour varier, il passe de la slide au fingerpicking pour nous prouver qu'il n'est pas pingouin.
Tout en tapant de ses godasses sur sa pédale, il étale sa bière maison et conclut qu'il ne peut continuer sans mousse.
Garçon, à boire!
Comment va-t-il avaler le liquide avec son bassinet?
Fermez les yeux Lessines, I drink!
On poursuit dans le frénétique, le Delta Blues distordu, le scatologique et l'absurde.
Sa pendule spatiale n'étant pas un modèle d'exactitude, il quitte le podium après 35'.
Non, non, retourne là-bas, t'as encore dix minutes à tenir.
OK, boum, boum, boum.. fait la drum machine, et puis non vais leur interpréter a lovesong: ..shake it, shake it...
Le délire à nos côtés.
Veux bien en jouer encore une mais I want two ladies on my knees...
Deux intrépides gravissent le podium pour prendre place sur les quadriceps fémoraux du phénomène, une troisième a fait le déplacement pour rien: complet!
Et avanti pour le boogie women on my knees que j'appelle : ' I want your shit on my leg'.
Fou à lier!
Second soliste d'affilée, Bjørn Berge, au style complètement différent.
C'est en 2007, que tu vis le bluesman Norvégien à l'AB club. Depuis, sa discographie s'est allongée: onze CD's , le dernier 'Fretwork' en 2009, mais un nouveau produit doit sortir de l'usine un de ces 4.
Le costaud débarque avec une paire de guitares acoustiques, une six cordes mais aussi une twelve strings.
Ce gars combine maîtrise technique, finesse, feeling, jeu clair ou alambiqué, sobriété ou vélocité tout en chantant d'un timbre chaud à la Tony Joe White.
B B, de Haugesund, est à la guitare ce qu'un autre B B nordique (Bjorn Borg) est à la raquette: un virtuose.
Quelques instrumentaux ( dont probablement 'Fretwork) énervés, musclés ou lorgnant vers le classique avec un superbe jeu andalou , un ou deux titres folk et des covers ( superbe version laidback du 'Woodstock' de Joni Mitchell, ou le nerveux 'Give it away' des Red Hot Chili Peppers...) :voilà le mix proposé par le gars du fjordenland.
Une plume pour le Delta slide blues 'Drifting Blues' de Charles Brown.
La Gaule a apprécié!
The Sore Losers
Des copains de Mourinho?
Non, des Limbourgeois nourris aux Stones, Led Zep, Guns, Black Crowes et autres adeptes du rock aux accents blues, garage avec quelques touches psychédéliques ou Southern rock.
Du vettig rock'n roll comme on l'aime, pas aussi gras que Bart, de man van 785 776 (Vlaamse) stemmen, toutefois.
Leur début (titelloos), produit par Pascal Deweze, regorge de hits et les singles squattent De Afrekening depuis des mois.
Ils ont fait grosse impression à Lessines et comptent bien enflammer un bon nombre de podiums de festivals cet été.
'Juvenile heart attack' méchant bluesrock avec quelques touches grunge, ça canarde vache dès les premières lignes.
Et ils ont de la gueule ces petits gars de Hasselt: pensez à cacher les pucelles, on annonce une période de défloraison massive!
'Girl' ...I'm ready to play with you...on vous aura prévenus!
Guitares ravagées, rythmique en béton et une voix à la Chris Robinson: ça bétonne dur.
'Guiding Hand' prend ma main, je t'emmène faire un tour.
'Hollow Tree' aux teintes Doors bluesy, travail éblouissant de Cedric Maes à la lead ( by the way, les autres mauvais perdants se nomment: Kevin Maenen - bass & backing vocals, Alessio Di Turi - drums et le sale gamin de rue, Jan Straetemans - vocals & rhythm guitar).
Bluestime, baby: 'Into your head' , un truc que même Classic 21 blues passe en boucle.
Pas le temps de battre des mains, Alessio a déjà enchaîné sur 'Silver Seas', si les flots sont sereins au début, la mer s'agite sérieusement et je te préviens petite, ...this is gonna hurt you more than it's gonna hurt me...du power rock avec refrain catchy à la Cheap Trick.
'Your smile' du Gioconda rock, sexy et souriant.
Le track ouvrant la plaque: 'Beyond repair'. Gros hit , clip crapuleux: du sang partout, un obus plus imposant que ceux que la Grosse Bertha propulsait sur Paris en 1918... ça fait très mal, tu pourras pas réparer!
La dernière puisqu'il fait beau, 'Goodmorning sunshine' , tu peux entendre le gazouillis des petits oiseaux accompagnant une slide bucolique. Le truc te faisant penser au 'Dead Flowers' des Stones.
Les Sore Losers, c'est du solide. Ces gars ont tout compris au rock et sont à l'aube d'une belle carrière.
Hayseed Dixie
Une autre paire de manches, tricotées façon country/bluegrass/hillbilly: les Appalachian hellraisers vont tondre le gazon ras, très ras!
Barley Scotch : Singer, Guitar, Fiddle/Reverend Don Wayne Reno : Banjo/Deacon Dale Reno : Mandolin, Guitar/Jake 'Bakesnake' Byers : Acoustic Bass naissent au Tennessee en 2000 et pondent huit amniotes hautement recommandés pour la bonne santé des zygomates, le plus jeune 'Killer Grass' 2010.
Encore un band qui a fait l'unanimité sur la plaine jouxtant l'Ancien Chemin d'Ollignies.
Seize titres mixant covers délirantes et compositions personnelles infectieuses.
Pendant une heure tes panards vont battre le plancher des vaches, tes mains vont se cogner, ta tête va headbanger dans tous les sens et ta rate risquer l'explosion à force de rire comme une baleine: une java incroyable!
Leur message pontifical: on est ici pour se marrer et pour boire.
Reçu 5 sur 5, messieurs!
Un peu de AC/DC ( 'Have a drink on me' - 'You shook me all night long' façon Hank Williams) suivi d'un square dance en surmultipliée ...noticed what you think of me ... et un Kiss my country ' Detroit Rock City' avec un solo époustouflant du Deacon. Sais pas si ce diacre a collaboré avec l'évêque de Bruges aimant les enfants, mais bordel, il sait manier une guitare.
Une nouvelle chanson à boire ouvrant leur dernier CD: 'Tolerance' ça s'appelle, puis on s'attaque à Aerosmith 'Walk this way'.
Quelques anecdotes familiales à propos du supposé géniteur des frangins,une virée gospel pour ivrognes, une remarque admirative à propos de Chris Martin: 'we say Coldplay sucks', can you repeat after me...Coldplay sucks, allelujah... Barley Scotch sans soda, c'est mieux que tous les Monty Python réunis!
Ecoute Reverend de mes deux, ta barbe colle dans la contrebasse, viens ici je vais t'aider pendant ton aubade, je fais les accords, tu grattes...
Ambiance Oktoberfeesten dans le wigwam.
Une séquence crooning pour annoncer the greatest killing song on earth: ' Bohemian Rhapsody' de Queen.
Rien que d'y penser, je pleure!
Ces quatre comiques font mieux que les Nylons ou les Flying Pickets.
'Corn Liquor' la meilleure c'est celle fabriquée par mon bompa, the meanest & ugliest man in the States. Le cirque continue avec e.a. 'Bad moon rising' du CCR , pour finir en medley rock anthems introduit par 'Dueling Banjos'.
Dale, montre à ces bouseux comment on joue de la mandoline derrière la nuque!
Si t'insistes, fieu!
Gros succès, cent fois mérité et en rappel: 'Highway to hell' sans péage!
Tous au bar!
Encore un band qui a fait l'unanimité sur la plaine jouxtant l'Ancien Chemin d'Ollignies.
Seize titres mixant covers délirantes et compositions personnelles infectieuses.
Pendant une heure tes panards vont battre le plancher des vaches, tes mains vont se cogner, ta tête va headbanger dans tous les sens et ta rate risquer l'explosion à force de rire comme une baleine: une java incroyable!
Leur message pontifical: on est ici pour se marrer et pour boire.
Reçu 5 sur 5, messieurs!
Un peu de AC/DC ( 'Have a drink on me' - 'You shook me all night long' façon Hank Williams) suivi d'un square dance en surmultipliée ...noticed what you think of me ... et un Kiss my country ' Detroit Rock City' avec un solo époustouflant du Deacon. Sais pas si ce diacre a collaboré avec l'évêque de Bruges aimant les enfants, mais bordel, il sait manier une guitare.
Une nouvelle chanson à boire ouvrant leur dernier CD: 'Tolerance' ça s'appelle, puis on s'attaque à Aerosmith 'Walk this way'.
Quelques anecdotes familiales à propos du supposé géniteur des frangins,une virée gospel pour ivrognes, une remarque admirative à propos de Chris Martin: 'we say Coldplay sucks', can you repeat after me...Coldplay sucks, allelujah... Barley Scotch sans soda, c'est mieux que tous les Monty Python réunis!
Ecoute Reverend de mes deux, ta barbe colle dans la contrebasse, viens ici je vais t'aider pendant ton aubade, je fais les accords, tu grattes...
Ambiance Oktoberfeesten dans le wigwam.
Une séquence crooning pour annoncer the greatest killing song on earth: ' Bohemian Rhapsody' de Queen.
Rien que d'y penser, je pleure!
Ces quatre comiques font mieux que les Nylons ou les Flying Pickets.
'Corn Liquor' la meilleure c'est celle fabriquée par mon bompa, the meanest & ugliest man in the States. Le cirque continue avec e.a. 'Bad moon rising' du CCR , pour finir en medley rock anthems introduit par 'Dueling Banjos'.
Dale, montre à ces bouseux comment on joue de la mandoline derrière la nuque!
Si t'insistes, fieu!
Gros succès, cent fois mérité et en rappel: 'Highway to hell' sans péage!
Tous au bar!
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