lundi 11 janvier 2010

Erica Buettner + Vera Gogh + The Sobs aux Soirées Cerises au théâtre de la flûte enchantée à Ixelles, le 10 janvier 2010

Soirée folk Yankee chez le Moz (pas Morrissey, un perruqué!).
Peu de monde en ce polaire dimanche, mais du beau.Enumération sommaire: Christine et Catherine, une fois n'est pas coutume, d'une sobriété de lama.Vincent et compagne, carburant à l'Amaretto.Benoît pas encore dégrisé depuis le réveillon.Yves Hoegaerden, qui ayant fait reviser le moteur, ne consomme plus que 11 litres de super houblon au 100km et, n'oublions pas Luna toujours aussi intellectuelle avec sa cloche.Quelques égarés en provenance de chez Obama jr. complètent le line-up. Manque à l'appel, pourtant un inconditionnel de Vera Gogh, Florin, le roi des concerts voilés (euh, volés). D'une santé fragile, maître Florin refuse de quitter son domicile si le thermomètre indique plus de 16°, ou moins de 14°! Il s'adonne, donc, à la saine gymnastique sur PC.

Une pensée pour lui, lorsqu'à 20h25 entre en scène la séduisante Vera Gogh, from San Francisco!
Quelle nana... Christine ma voisine me chuchote(chochotte toi-même!): t'es amoureux, vieillard?
Ai fait semblant de ne rien ouïr.
Imagine une movie star échappée d'un film des années 30/40: Claudette Colbert, Ava Gardner, Judy Garland ou Susan Hayward! Coiffure, make-up et robe décadente, elle est ensorcelante.Elle le sait, l'impudente! Des moues ingénues, des regards langoureux, des gestes lents et sensuels... bordel, retenez-nous!
'Hopefully' un jeu de guitare ciselé et une voix cadrant admirablement avec son physique.Du dream folk carré blanc.
'Lifetime' ...I want to spend all my time with you... qui est ce veinard? Un timbre à la Joan Baez et une minauderie de jeune effarouchée.Qu'a-t-elle fumé,Vera l'allumeuse?
'Other Women' toi, le coureur de jupons, I hope someone breaks you in two....!Lyrics caustiques, timbre de velours.
'Holy Hole' jeune dame farouche chantant les famous fuckers et pussy chasers. Humour, folie calculée et charme fou.
'Good life' is for a friend who likes the song played live but not on the album( 'Blue Pearl of Happiness'). Des promesses domestiques et leçon de morale...if you've got a good thing don't fuck it up...Message reçu, j'ai une Blanche, me dit Yves.
'Vessel' un cri hystérique. J'ai piqué la suivante à une copine ' Let's make love to the disconnected'. Charnel, coco!
Une cover étonnante de Gordon Lightfoot:' That's what you get for loving me'.
Fred, menneke, have I got a little more time? Dix minutes, madame!
OK: 'Breadcrumbs' alors! Flânerie cérébrale freudienne...I'm worried about me You can worry about you...c'est gentil,Mimi!
Pour les bad guys en amour: 'That's what you get for lovin me'. Ecoute petit, ne verse pas une larme, don't be blue et ne pleure pas comme une jeannette!
Allumée elle est, mais on adore.
La dernière: 'Sanction our love', des réminiscences vocales Marissa Nadler, mais des sujets plus scabreux.
Auto-dérision:hey people, listen to my fancy guitar work, en sortant un solo de douze secondes.
Vera Gogh aussi givrée que Vincent Van!

Erica Buettner
Un autre style,Erica, an American in Paris, depuis une demi-décennie.
Un alt. folk plus traditionnel, basé sur les grandes singer/songwriters ou interprètes des sixties/seventies (Joan Baez, Joni Mitchell, Judee Sill,Karen Dalton ou Sandy Denny....).
Une voix émouvante et sobre à la fois, un jeu de guitare (ou de banjo) juste et une belle aura de sympathie.
'Our most fragile things' folk fragile, effectivement!
'Time Traveling' sera le premier titre de l'album qu'elle va enregistrer incessamment.
Poésie d'un autre âge...at the fountains of sorrow you don't make a wish....!
En accord avec la météo:'Arctic Dogs' moins nerveux que les singes.Un souffle intimiste sur la vétuste salle, un peu de douceur dans un monde de putes.
La claque de la soirée: 'C'est Julien' une reprise de Marie Laforêt. Bucolique,pastoral, tendre et humain!
Au banjo ' When it Goes' ballade délicate que la belle, dédie à Boris de V.O. qui la loge,elle,ainsi que les Sobs.
Des artistes ayant quelque chose à dire cela ne court pas les rues, Miss Buettner en est une, un patrimoine à classer d'urgence.
On a commencé un nouveau projet:'The Resident Cards', avec Cristian et Dana des Sobs.
Cristian va m'accompagner aux percussions pour 'Parisian Clouds'. Fringant comme les refrains de Rue Royale.
Dana et son accordéon se joignent au duo pour le magnifique 'No Man's Land'. Harmonies vocales graciles, un bijou proche du British folk de Nick Drake.
La dernière, toujours en trio:' San Andreas', du folk vulnérable et vaporeux.
Douce caresse d'une fille ayant fait voeu de simplicité!

Chapitre trois: The Sobs!
'Stop your sobbings' chantait Chrissie Hynde, hymne piqué à son ex, Ray Davies des Kinks.
Les Sobs ne sont pas des pleurnicheurs: c'est un dangereux trio, originaire de Brooklyn, qui pendant 45' a enchanté et envoûté la flûte.
Dana Ehrlich : vocals, accordéon, poids et haltères, sosie amerloque de notre nationale Buxant Géraldine, est accompagnée par deux barbus sans djellaba: Matthew Bixby (guitar, vocals) et Cristian Sotomayor (2m45 homologué en 1993) aux percussions.
Google nous signale que les deux marins,Dana et Matthew, ont déjà navigué sur un rafiot,appelé Stupid. Stupid était quintucéphale (je te signale que le correcteur refuse ce mot) et sévissait dans l'univers punk, ça laisse des traces indélébiles, toi-même, je sais! Ils avaient un CD du même nom 'Stupid'.
Tu suis encore?Le soundtrack de 'Devils are dreaming' est à mettre à l'actif des stupides sobs également.
Un jour, Dana a décidé que l'air était meilleur chez Sarkozy et, s'installe dans la ville lumière.
'Scotchy hates Christmas' un instrumental folk/punk tendance Shane Mc Gowan.C'est clair, Laurent, on va pas mourir d'ennui.
'The Only One' Dana est une bête de scène, pratiquant le rockaccordéon rhinocéros, cher à Gérard Blanchard. C'est super efficace et décapant.
'Not enough' comptine répétitive joviale et musclée.
'The Weather Song' du tsoin tsoin folk monsieur météo redoutable.
Ambiance Pixies croisant les Pogues dans une joute Guinness (ir)responsible drinking !
'Don't have to' en two parts: instrumentale et chantée. Du punk rugissant, auquel Fred Cerise, transformé en mixeur Kitchenaid, recommandé par test-Achat, ajoute quelques effets noisy du meilleur, tu l'as deviné, effet.
'Check' et mat.
Bye, bye l'accordéon:mon ego va jouer des haltères: 'Sneaking Around'.Cette nana est grave, constate la sobre et grande Catherine. Christine opine, Yves boit.
'The Yoyo song' du Flintstones folk/punk. Un singalong foutraque.
'The Frontier Song' voit Erica et son banjo accompagner le convoi en route pour la conquête de l'Ouest.Une route semée d'embûches, mon cher Noël!
'One of these days' une marche hypnotique et amphétaminée.
La dernière: 'The garden where nobody goes', ce jardin d'Eden se trouve à Paris , au rez-de-chaussée de l'immeuble dans lequel survit Dana, 7ème étage (sans ascenseur,Florin!). C'est un jardin avec des fleurs, de la verdure, des buissons, des fourmis, des passereaux... Il y a plus de nain, un pas d'ici l'a fauché, mais il y a un mouton en plastic: Dolly! Dana, la sensible catcheuse, chante ce coin paisible, avec Erica en chorus girl.
Jolie rengaine!

Bravo, bravo... je m'applaudis pour jouer un bis, ma composition préférée:' Shadow', je vais, maybe, l'appeler. Seule à l'accordéon l'ouragan Ehrlich nous balance une poignante et triste lovesong...déjà 16 jours que tu m'as quittée et maintenant I'm just a shadow...
Final émouvant pour une soirée pas banale!

dimanche 10 janvier 2010

Katalina Segura au Music Village à Bruxelles, le 9 janvier 2010

Depuis un petit temps, déjà, tu avais pointé le concert de la séduisante portoricaine dans ton carnet.
Paul Huygens, le Saint patron, responsable des destinées du douillet club de la rue des Pierres, a l'amabilité de te réserver une table face à la scène: muchas gracias,señor!
Le Music Village affiche complet, il a fallu refuser bon nombre de réservations. Normal, une soirée de Latin Jazz avec la Brussels jazzy cream et une des voix les plus sexy de la planète, même par ces t° polaires et les difficultés de trafic inhérentes, pas question de rater l'événement!

Katalina Segura
born in Puerto Rico, vivant à Berlin. Violoncelliste et voix sensuelle, sans omettre un physique pour le moins attrayant.
Les plus grands clubs internationaux ont pu applaudir ses performances.
En 2003 sort le CD 'Pedazo de Luna', Katalina y interprète une collection de titres écrits par Sylvia Rexach, compatriote et poétesse décédée en 1961.
Ce soir, elle est accompagnée par le guitariste/arrangeur et ami de longue date: Jean-François Prins. Le plus Sud- Américain de nos jazzmen a travaillé avec d'autres grandes voix(Judy Niemack, Jakie Renard ou Mary Kay) et a collaboré avec des pointures (Kenny Wheeler, Lee Konitz, Toots Thielemans, Randy Brecker, Nathalie Loriers, Jacques Pelzer etc...).Tous admirent son jeu élégant, sensible, expressif et racé.
A la contrebasse:Christophe Devisscher , discret, mais oh combien performant.Lui aussi, compte des centaines de collaborations: Gino Lattuca, Pascal Schumacher, Ilse Duyck, Alexi Tuomarila...
Sans compter ses incursions du côté de la pop ou du rock:Patrick Riguelle, Neeka, Wigbert...
Pour la fine bouche, on a conservé bien au chaud, monsieur farces et attrapes aux drums: Signor Bruno Castellucci. Une légende vivante, le pape des sticks, pour lequel l'encyclopédie du jazz cite 489.682 collaborations, chiffre arrêté au 31 février 2005!

A middle-aged cosmopolitan audience attend le starter,ça Babel Espanol, Italiano, English,Français,Nederlands(Den Haag), Vlaams (Zottegem), Magyar et Brusseleir et, à 21h10, ça commence à s'exciter... Sonnerie scolaire, silence dans les rangs, artistes en piste: Castellucci se faufile parmi les tables pour se coincer derrière ses fûts. Les autres se font attendre, le quart d'heure académique sans doute! Le Prince et la canne à pêche rappliquent, manque la madame!
Le propriétaire des lieux introduit le band en poussant la chansonnette... baby,it is cold outside...et voilà, en robe de soirée classe, Katalina Segura!
Feu: direction Rio de Janeiro et la samba 'Mas Que Nada' 1963 Jorge Ben!
Tout beau, tout chaud comme du Sergio Mendes.
Un bolero des Caraïbes gracieux et indolent :'Nuestra Luna', mon voisin est déjà amoureux!
Le lyrique 'Puente de los Suspiros' au répertoire de Mercedes Sosa, avant de passer en Argentine pour le tango 'Sur' chantant la mélancolie, la nostalgie, le fatum.
Un solo voce/chitarra pour entamer la danse, contrebasse et batterie viendront ajouter profondeur et rythme à cette complainte du Rioplatense.
Magique!
'Di Corazon' = tell my heart, nouveau boléro écrit par Sylvia Rexach. Mon coeur, dis moi: folie ou amour? Déchirant et languide, comme du Celia Cruz.
Pour célébrer les African roots de Puerto Rico:'El Cumbancero'. Castellucci à la fête! Vamos, Bruno...
Et un solo audacieux de Prince,un!
Une romance triste pour calmer les ardeurs (les verres sautaient sur la table des voisins): 'A house is not a home' de Bacharach/David, number one hit pour Dionne Warwick.
Amazing!
Le classique de Carlos Jobim :'A Felicidade' ... happiness is a delicate flower...nous confie la madame.
Quelques clowneries de Mr Châtelet lorsque Katalina annonce: I' ll make an attempt to sing in French..: 'La Foule' popularisé par la grande (1m 49) Edith.
Charming, darling!
Ovations délirantes, malgré ( à cause d') un délicieux moment d' hésitation.
Le trio termine la rengaine en folle farandole et Miss Segura poursuit en espagnol sous les vivats du village.
Break!

Set 2
Brouhaha infernal..Maître Castellucci, debout: chut, chut ...listen, someone is playing, en pointant vers le Visser et son archet du dimanche.. Silence carcéral et 'Besame Mucho', moins kitsch que Dalida ou Pavarotti...Bésame, bésame mucho,
Como si fuera esta noche la última vez.... Génial!
On continue dans l'exotique flamboyant 'Quizas', aussi fort, et plus pittoresque que Nat King Cole.
'Te Extraño' (= I miss you) , encore un boléro magique, digne de Luz Casal.
Let's go on a rollercoaster: OK Katalina, on te suit: 'One Note Samba'.Jobim is a genious!
Vais vous narrer la genèse et l'historique du tango 'Nostalgias', Castellucci grimace' On n' est pas sorti de l'auberge'. Le fier hidalgo , pour oublier la belle a décidé de se noyer dans l'alcool.. quiero emborrachar mi corazon... toute l'âme de Gardel.
Dramatique!
Sting en espagnol 'Fragilidad' , solo brillant pour chaque instrument. Bouleversant!
Le classique de Gaetano Veloso 'Cucurucucu Paloma' impose le silence, et te donne la chair de poule.
On termine le set par ' La Pulpera de Santa Lucia' une valse/tango d'Ignacio Corsini, à propos d'une serveuse blonde et de ses amours platoniques avec un guitariste du coin. Le Bruno, inspiré par la tragédie, te sort vanne sur vanne. Sombre âme latine à fleur de peau, déterminisme... Jorge Luis Borges et la tragédie argentine.

Pause cerveza et set 3!
Toujours Bruno, le curé, pour quérir le silence: le petit Marcel attend sa maman à la caisse onze! Hilarité, objectif atteint et 'Agua de Beber' la bossa nova de Jobim! Colossal!
La suivante est Jean-François's favourite ' Caseron de Tejas'. Lent, triste , décoré d'un jeu cristallin.
Pure merveille!
'La Ultima Noche' rythme endiablé pour finir en cha cha cha!
Una zamba de Buenos-Aires ' Alfonsina y el Mar' .Hommage à Alfonsina Storni Martignoni , poétesse légendaire, qui se suicide en 1938 en se jetant en mer à Mar del Plata. Beau comme du Pablo Neruda.
Il va être minuit, we have to play the last one, on reprend 'Mas Que Nada', classique des classiques voyant un Castellucci déchaîné et un JFP inspiré!
Apothéose d'un grand concert?

Le Village n'est pas rassasié: bis, please!
En duo Prins/Segura, le fabuleux et tendre 'The Nearness of You' 1938!
J'en pleure encore!
On va pas se quitter en pleurnichant, on reprend 'La Ultima Noche', un feu d'artifice speedé!
Tu quittes le village pour la froide Noche de Bruxelles, un sourire béat aux lèvres!





samedi 9 janvier 2010

Guts au Moesjebaaz à Beersel, le 8 janvier 2010

Le Moesjebaaz, début janvier, rendez-vous de pingouins de l'espèce bluesrock.
Faut des couilles (ou des guts) pour quitter le douillet cocon conjugal et affronter la bise sibérienne en ce vendredi du mois consacré à Janus.

21h30 devant une vingtaine de ijsberen beerselois, Guts est prêt à nous envoyer les premières salves de son 12-bar blues injecté de riffs rock'n roll.
C'est en août 2009, à Ternat, que tu fais la connaissance de Marc Mottar, guitariste casquetté, et des young guns, Ilya Chakir à la basse et Victor Sbille aux drums.
Leur blues musclé rencontre tes suffrages. Janvier 2010, malgré des conditions ardues, même verdict positif!
'Can you tell me', une compo tout en puissante du motard, te rappelle combien un power trio peut être efficace. Remember Cream, Blue Cheer, Beck, Bogert & Appice,Taste et Jimi Hendrix Experience of course.
'Chrome Time' la basse pulse, la batterie soutient et Mottar dégaine...I'm gonna take a ride.... moteur de 489 chevaux, carrosserie chromée, surveillez les enfants!
Popa Chubby, le mignon, 'Stoop down baby', funky à souhait.
'Dirty lonely life' du blues Calimero, la vie est moche et injuste.
Joe Bonamassa est un remède:'Happier Times'.
Le grand Rory Gallagher: ' A million miles away', agrémenté d'un double solo basse/drums.La jeunesse s'amuse. Ilya transformé en Rinus Gerritzen et Victor en Imperator.
Faut calmer ces petits:' If I ever have the blues', archétype du slow blues.
'My mobile' cordless blues?...I don't want to see nobody...pleure Marco tout en se payant une balade nocturne solitaire. Le cafard!
Le groovy 'So long' pour illustrer ses problèmes de coeur.
Joe (Bonamassa) help us please: 'Bridge to better days': ça va toujours mieux, grâce à Jojo!
Free/Paul Rodgers, le formidable 'Walk in my Shadow' . Faut amuser la galerie, se dit le Sbille, qui entame un numéro de jongleur.Il a pris des leçons chez Sean Gandini, le gamin.
Fausse fin, on repart la fleur au fusil, sus (en Wiske!) à l'ennemi.
Un crying blues cinq étoiles: 'Heartbreaker' de Grand Funk Railroad.
Pour ensuite rendre hommage au génie de Luther Allison 'Watching You' .
...there ain't no room for the 'Game of Love' d'Ike Turner.Du rhythm'n blues funky et ironique quand tu connais les amours agitées d'Ike & Tina.

70 minutes d'electric blues sentant bon le British Blues Boom de la fin des sixties/début seventies.

Un bis
'Highwater' de Bob Dylan.Une version saignante.
Guts du blues viscéral!

vendredi 8 janvier 2010

Jean-Marie Aerts, Filip Casteels & Patrick Riguelle au Candelaershuys à Uccle, le 7 janvier 2010

Een schot in de roos, ce premier concert 2010 organisé au Gemeenschapscentrum ucclois.
Trois Vlaamse monsters sur le même podium: Bart, le programmateur, avait eu,cet été, l'occasion d'assister au concert de JMX (J M Aerts) au theater aan zee festival à Ostende. Le duo Aerts/Casteels l'avait laissé sans voix lors d'un bis bluesy. A la fin du concert il demande aux 2 guitaristes s'il serait possible de venir jouer, en duo, dans l'intimité du club ucclois.
Waarom niet?
Ce 7 janvier, promesse tenue, mais ils seront trois, ils ont embrigadé Patrick Riguelle, en congé de Laatste Show pour quelques temps.

Jean-Marie Aerts
La guitare de TC Matic. C'est lui qui au début des eighties, en remplaçant Paul Decoutere, force Arno a changé le nom du groupe (Tjens Couter devient TC Matic).
Avant cet épisode, le côtier sévissait au côté de Raymond van het Groenewoud (Louisette et suite), sans oublier le groupe Split, ni Johan Verminnen.
En 1986 après le split(encore) de TC Matic, il devient le frontman de JMX et, continue son travail de production entamé, en 1976, avec un LP du louvaniste Big Bill. Des tonnes de disques: Jo Lemaire - The Neon Judgement -Elisa Waut- Odieu - Ashbury Faith - El Fish - Urban Dance Squad - Victoria Tibblin etc ... enregistrer avec JMX c'est un gage de qualité.

Filip Casteels
guitariste/vocaliste de El Fish, un des meilleurs bluesbands du plat pays. Actuellement actif avec Sammy Cuba et Gitara.

Patrick Riguelle
Trois volumes il te faut pour écrire sa bio!Ce Ucclois a joué avec la terre entière. De Dirk Blanchard, Kadril, Adamo, Brendan Crocker, the Responsibles... à toutes les stars internationales qu'il accompagne dans les studios de la VRT.
50 fois tu l'as vu jouer, toujours sous d'autres noms ou projets. Allez, on avait oublié son duo avec Jan Hautekiet!

20h30' , malgré les intempéries ,le kot affiche complet!
'Are you ready for the blues, people?'
'Crossroads' Robert Johnson. Mr Aerts aux vocaux, hij klinkt zoals Tony Joe White me souffle Steven. Ouais:voix grave, phrasé lent, a deep southern voice, indeed! Des flashes du regretté Luke Walter Jr. de Blue Blot me traversent le télencéphale.
Riguelle à l'harmonica et aux shakers, les autres à la guitare.
Laidback et juteux, on va pas s'emmerder ce soir.
C'est notre premier concert en trio, maar we zijn nog jong, réagit Patriiiick, qui s'empare d'une lapsteel pour 'Sitarman', chanté par le château. Du blues indolent.
The blues had a baby, they called it rock'n roll :' Honey Don't' Carl Perkins. Du Riguelle à la sauce rockabilly, mieux que du lapin à la gueuze.
'Rusty Cage' au répertoire et chanté par F C , c'est lui le bluesman. J J Cale rôde du côté de Bruxelles, ce soir.
'I know' sera funky. ' Honest I do'( 1957 Jimmy Reed): Filip, et son lazy singing, nous emmènent du côté du Delta.
Le tango de TC Matic ' Elle adore le noir'. Pas une ride ce titre aux riffs mordants.
Un petit tour chez Tamla Motown? 'Money (that's what I want)' de Berry Gordy (le big boss) et Janie Bradford. Depuis 1963 et la version des Beatles, tous les blancs-becs connaissent ce titre dégoulinant.
Retour au blues 'Catfish' Muddy Waters. Un petit coup de slide, mensen?
'Cakewalk' fait vraiment trop caillant chez nous, en route pour l'Alabama, et ses bullfrogs plongeant dans l'étang: ploutch!
Eh Filip, joue avec tes doigts, fieu, pas besoin de plectrum, regarde moi, gamin! En forme, le médecin: 'Foggy'. La nuit est misty et je me sens lonely: du blues brumeux!
Velvet Underground, tu sais l'album avec la banane de Warhol, le fabuleux 'Venus in Furs' .
Du psychédélisme sado-macho.
'Flagadaïsme'. Jean-Marie Aerts en Gainsbourg flamand, pour un titre planant, bourré d'effets de guitare et de rimes en 'isme': érotisme/fatalisme/ sexisme/ je ne sais pas quoiïsme...
Charlie Degotte couchant avec Tzara!
Een meezinger:'Spanish Stroll' ,...Hey Rosita...Tu sabes que te quiero...un rayon de soleil mexicain ou portoricain par ces températures polaires, gracias!
L'instrumental 'Tristeza'( composée par JMX), romance chagrine à trois quitares!
Je vous quitte les copains, vais m'asseoir à côté de cette belle madame, continuez sans moi, rigole Riguelle: 'Catwalk',chanté par Casteels, nous ramène vers le Mississippi.
Bien jouez kinderen, je reviens: ' Me thought Meself was A' titre introspectif et freudien du docteur Aerts, qui s'inspire des travaux de Dave Edmunds ou de son collègue Dr. Kloot Per W .
Notre dernière,TC Matic, again: 'Willie Willie' pour un ami commun, un brave petit gars qui tourne avec Guido Belcanto. Une dernière salve nerveuse et poisseuse.

Bis
Le morceau qu'Arno avait choisi pour amorcer les concerts de TC Matic :'Femme Femme'.
Plein de fuzz, de trashy effects, la marque de fabrique de Zean-Marie, le son Matic.
Riguelle, caméléon métamorphosé Hintjens , s'époumone joyeusement et Casteels assure le tempo. Redoutable d'efficacité.
Un second encore pour nous rappeler qu'Elton John(+ Bernie Taupin) n'a pas écrit que des bleuettes inconsistantes: ' Country Comfort'(sur Tumbleweed Connection), un titre repris par Rod Steward et les Faces.
Du country rosbif inspiré par Bob Dylan et le Band.

Excellent concert de deux plombes.
Aerts, Casteels, Riguelle jouent ce soir à Dranouter, puis à Stasegem et le 10 à Buggenhout!

mardi 5 janvier 2010

Blackie & the Oohoos au Stadsfestival Wintervuur à Antwerpen, le 3 janvier 2010

Du cirque, du théâtre, du cinéma, des concerts du 28 décembre au 3 janvier.
Antwerpen bruist!
Tu quittes la chaleur du Hopper et tu sais que tu dois passer sur la Linkeroever de l'Escaut.
Pas de pont en vue. In je klein voertuig zonder GPS, tu longes le fleuve dans les deux sens, nikske!
Aux renseignements: faut ressortir du centre historique et suivre la direction Brugge, mais Wintervuur c'est là en face, tu peux voir les tentes et les illuminations.
Neem de voetgangerstunnel! Bonne idée, 8' de marche sous l'Escaut et t'es à Hoboken!
Tu bises Lut de Bestov, tu accueilles Fred Cerise, venu avec la SNCB depuis Nivelles et tu vois la Spiegeltent se peupler pour 22h, début du concert de...


Blackie & the Oohoos
Un petit temps, maintenant, que t'as plus assisté à une performance de Loesje et Martha Maieu et de leurs Oohoos:Laurens et Milan, et, ooh, un nouveau:Jochem Baelus à la batterie.
Laurens et Milan s'échangent toujours basse/contrebasse et guitare, Milan, de temps en temps vient pianoter le Korg.
De zusters zingen altijd zo goed, jouent de l'accordéon,du korg, du glockenspiel,secouent des handshakers et enchantent le public.
'Song for two sisters', je la connais pas celle-là, me souffle Fred....scratch my back and suck my toe...drink with me until we die.... deux minutes pour pénétrer dans le dream world, légèrement psychédélique de Blackie et t'es à nouveau saisi par le pouvoir créatif du quintette.
'Alone again' un petit tango nostalgique, orné de vocalises angéliques. Tu planes.
Intro de contrebasse, babillage de perruches colorées:le gracieux 'Lovebirds'.
'As a Sinner' ...I am born as a sinner... une confession publique, sensuelle et minimaliste.
'Nemo' ne laisse personne indifférent...I can give you anything you want ...susurre Martha, Loesje maniant un engin percussif singulier. Les lignes de guitare sont proches du surf, cher à Chris Isaak.Un voyage extraordinaire, mon cher Jules!
Le sombre 'Silly Game' ...I wish I could hate you..., ton amour pour moi:just a silly game!
Tous des crapules, les mecs!
'Charlie' du rock fifties aux teintes David Lynch.
'Young Running Wild Ones', une longue mélopée lancinante et hystérique met le feu au chapiteau.
Ons laatste nummer: la valse classique 'You'. Par moins 5°, les soeurettes nous chantent, sur background de slide ravageuse ...even though you're as cold as ice... crois moi, elles ne laissent personne de glace.
Wintervuur, les gars!

Rappels
Le fragile 'Love Boy' chanté en harmonie, sur fond d'accordéon cabaret charmeur et sensuel.
Le tango crépusculaire 'Devil Child', proche de l'univers de Marilyn Monroe, achève ce concert troublant.

Le 16 janvier, Blackie & the Oohoos participe au Humo's Rock Rally.
Fin janvier, le band sera en studio pour mixer un premier CD!

On salue tout le monde avant de regagner Brussel: à la prochaine Lut, merci pour la setlist Loesje.
C'est toi qui écris ces articles, nous lance Martha. J'ai l'air d'une gosse sur la photo, j'ai 19 ans, mec!
Ai beau essayer de lui faire comprendre que c'est Rudi, le rédac chef, qui choisit les clichés, elle tire la gueule.
Elle était bien cette photo, me glisse Fred, pas facile la demoiselle.
Et moi, qui pensais lui offrir une grenadine... Vais me jeter dans l'Escaut!
Qui va me ramener dans les Marolles?
T'as raison, vais me noyer dans l'alcool à Bruxelles, c'est plus écologique!

lundi 4 janvier 2010

Ruby au Café Hopper à Antwerpen, le 3 janvier 2010

Elle me dit:'Où vas-tu?' A Anvers, mon ange, café Hopper, un concert du groupe Ruby, tu m'accompagnes?
T'es malade, fait -3° C, on annonce -5°C, cette nuit!
Euh, et en Fahrenheit?
Tire-toi, connard!
Je t'embrasse!

Le café Hopper se trouve face au Musée Royal des Beaux-Arts,Leopold De Waelstraat et, programme, régulièrement, des groupes de jazz (gratis les lundis et dimanches).

A 16h: RUBY!
Pas le groupe de Lesley Rankine/Mark Walk qui eut son heure de gloire avec le single 'Paraffin' en 1995, ce combo a été enterré en 2002.
Ruby est une formation jazzy, originaire de Leuven, et emmenée par la chanteuse Ingrid Weetjens.
La jeune madame, en attente d'un heureux événement, enseigne le chant à l'Académie de Musique de Mol et aussi à Lier.Au nombre de ses professeurs tu cites David Linx ou Fay Claessens.
Agée de 15 ans, à peine, elle monte un popband('Sweet Sister') avec un voisin.Plus tard, tu la croises chez Glowee, Chroma ou Orpheus, Erwin Vann utilise également ses talents vocaux.Elle dirige,encore, l'ensemble The Lovebirds & Devilsband.
Quatre éléments complètent le groupe:Lara Rosseel à la contrebasse, absente ce soir et remplacée par Nathan Wouters (il joue, notamment, avec Frederik Leroux) - Koen Geudens au piano, Koen dirige son propre trio et joue dans Reflections - Lionel Beuvens aux drums, tu peux dénombrer une quinzaine de collaborations. Allez, een of twee:Eve Beuvens Quartet (c'est ma soeur!), No Vibrato trio... - à la trompette et au bugle: Jean-Paul Estiévenart, le Clifford Brown belge résume un octo(dé)génaire du coin. Membre de à peine moins de bands que son copain Lionel: The Wrong Object, 4 in 1, etc ....

Il est 16h08 quand tu pénètres chez Hopper, verglas en cause, tu commandes un verre/een glas de bière et constates que Ruby est déjà à pied d'oeuvre. Tu as promis de ne pas blasphémer, crénom de Dieu.
'Blackbird' des Beatles. Ouf, ton voisin de table, un aimable Batave, flanqué de sa blonde Madam, te confie:, 'tis het eerste nummer!
'27' écrit par Ingrid.Du cool female vocal jazz, aux lignes de trompette sexy.Distingué comme du Shirley Horn ou du Abbey Lincoln.
Au répertoire d'Elis Regina: 'O Cantador', du Brazilian jazz décoré d'un cornet à pistons mélodieux.
Le classique 'My Favourite Things' permet aux boys d'étaler leur savoir-faire.
Du swing et de l'émotion.Maria von Trapp, le capitaine von Trapp et toute la smala à l'oeuvre: que du bonheur!
...No complaints and no regrets... Shirley Horn, on avait dit, l'intemporelle ballade 'Here's to life'.
Magnifique timbre, non oblitéré, Miss Weetjens.
On continue dans les standards ' Over the Rainbow', 1939, Wizard of Oz.! Une version rythmée aux accents latins, avec de belles échappées de trompette. Egbert en Femke en ont la larme à l'oeil: oh, zo mooi!
'A' une composition de Lionel, ça balance un max.
'The Eye' d'Ingrid met fin au premier set.Une intro voix/piano avant de virer trip hop à la Moloko ou Portishead.Un tube en puissance ce 'The Eye'.
...I'm glad to be alive...lance Ingrid, nous aussi, madame!
Een pintje, bitte!

Set 2
'Lilac Wine' de Jeff Buckley...why is everything so hazy.... du brouillard givrant, fieu.
Belle entrée en matière!
'Okay' une compo d' I W, avec une intro de contrebasse sur les accords de 'Fever'.
Solide morceau.
Joni Mitchell,une influence majeure:' All I Want'. Love and hate... I want to shampoo you (pas pour les chauves!)...mais,...how you hurt me baby So I hurt you too...pas évident l'amour!
' It is you' un petit rondo vigoureux.
Joni, à nouveau: 'Both Sides Now'! Merci, Ruby, on adore!
'Pink and Green' soundtrack coloré pour sombre film noir.
Piano et trompette t'invitent pour une balade nocturne du côté de Harlem. Feutre mou, col relevé. Bruine. Un yellow cab croise ta route. Une ou deux filles, glamorous girls...Hauts talons, elles fument, porte-cigarette argenté. Adossées au réverbère.Tu fouilles tes poches, two bucks, faut pas rêver, juste assez pour un dernier Scotch dans un boui-boui sordide...et cette contrebasse obsédante..T'as déjà vu ce film, je sais Marlowe!
On termine par une dernière oeuvre de la nana:' Crazy People', au rythme saccadé!

Second set fabuleux!
Le Hopper réclame un bis, on nous ressert 'The Eye'. Mr Estiévenart se mue en Herp Albert gaulois!
Ruby un dimanche, le mardi on travaille!

samedi 2 janvier 2010

Hard Boiled Blues -Geneviève Dartevelle & Jos Steen

Hard Boiled Blues,un album de blues embryonnaire, pondu par Sancta Genovefa avec la complicité de l'homme de pierre, Jos,un ermite de la catégorie nuts, brain screwed.

Accouplement pas si farfelu,en fait.

Jos Steen n'est pas le papa de Joss Stone, mais, pourrait être le bâtard flamand, issu d'une liaison improbable entre Muddy Waters ou Howlin Wolf avec une Margot du Delta de l'Escaut.
Le ket aurait passé son enfance dans des bistrots enfumés, en ingurgitant des milliers de litres de houblon, écoutant Son House, Robert Johnson, Mississippi John Hurt, Blind Willie McTell ou Reverend Gary Davis, tout en jouant aux dés avec le Drunken Sailor, Ferré Grignard.
Depuis 1972, ce weirdo a gravé une trentaine de plaques (chez ‘Sojneets’), il a côtoyé et joué avec des célébrités: Jimmy Carl Black, décédé en 2008, membre des Mothers of Invention de Zappa, Steven (El Fish) de Bruyn, le jazzman/sculpteur Peter Jacquemyn, le saxophoniste André Goudbeek...La musique n'est pas son seul playground: poésie, peinture, dessins, nouvelles, magazines...Pas pour rien que les critiques le comparent à Don Van Vliet, le Captain Beefheart.

Elle est née avec un harmonica collé aux lèvres, Miss Geneviève Dartevelle, 'Little Genie'.
La Boitsfortoise sévit actuellement dans plusieurs formations bluesy:The Excello's, The Bluesdealers, Caravan Blues... et quand l'occasion se présente ( toutes les 2 semaines, quoi) elle monte sur scène affronter des collègues harmonicistes de renom ( Jason Ricci, Kellie Rucker, R J Mischo...).
Ce projet avec Jos elle y tenait depuis longtemps, le chien fou tenu en laisse par Jeanne d'Arc!

Hard Boiled Blues, c'est 21 titres, auto-produits, de blues rural authentique avec Geneviève aux mouth harps, percussion, scie musicale, didgeridoo, jug.. et Jos aux vocaux, dobro, acoustic & electric guitars, banjos, accordéon, percussions et autres noisy brols...

'Heaven Blues' une compo paradisiaque de Meneer Steen amorce la cuisson.
Raw guitars, voix cassée, sonnette de vélo antédiluvien (était-ce un triangle euclidien?) et lignes d'harmonica brouillées.Le ton est donné: de l'artisanal joué avec les tripes, au feu les artifices, genuine roots sans chichis.
Pendant plus de 65', les compères vont nous inviter à un trip poussiéreux du côté de Bukowski, Tom Waits, Alan Lomax, des Juke Joints, des fantômes de Sonny Boy Williamson ou Elmore James...Un 'Indian Boogie' t'incitera à la prière invocatoire.'Fretless Raindance' nage dans les mêmes eaux.
A coups de casseroles on t'emmènera en Louisiane 'Cajun'.
'The Story of BBM & Didg' écrit par Gene, sent bon le Chicago. On saluera Fidel pour 'Un petit Mambo' décalé.
Le standard 'Rollin & Tumblin' va te culbuter grave. On ressortira le chouette coucou de l'arrière grand-mère de Jos pour un autre traditionnel 'The Cuckoo'. On vous servira du Bessie Smith, précédé d'un allègre sifflement, et du Son House.
Et une petite valse de chez nous 'Ode aan het ademen', respirant la sérénité.
'Dreaming with my banjo' (de Miss Dartevelle) nous rappellera que Derroll Adams a vécu à Anvers, et nous prouvera que le clebs du Jos est mélomane.
On expérimentera, en sachant que Lou Reed reviendra, bientôt, nous présenter son 'Metal Music Machine': 'Extravagance Aérienne'!
De la diversité, de l'audace et un brin de folie: tu l'as compris c'est pas le disque à offrir à ta belle-mère, ne jurant que par Helmut Lotti.
Faut bien attacher sa ceinture et ne pas craindre les dérapages pas toujours contrôlés('Sliding Zeppelin'), mais le duo peut se faire racoleur et suave 'Ballad of Jos and Gen'.
Bref: Jos fidèle à la légende et Gene en catalyseur.

Le 23 janvier 2010:
A l'Alphabet à Auderghem (Chaussée de Wavre), tu peux aller assister, pour pas un radis, sauf si tu veux goûter à la cuisine de Brahim, à un duo blues acoustique:Geneviève Dartevelle & Jos Steen.(Un conseil: laisse Bomma à la maison!)

Tracks
01 Heaven Blues
02 Indian Boogie
03 Next Time I Travel
04 Cajun
05 The Story of BBM & DIDG
06 Fretless Raindance
07 Petit Mambo
08 Rollin’ and Tumblin’
09 Ode Aan het Ademen
10 Jumping Fools On the Hill
11 Change Sometime
12 Backwater Blues
13 Dreaming with My Banjo
14 Extravagance Aerienne
15 Bad Man
16 Petite Machine pour Remonter le Temps
17 My Black Mama
18 The Cuckoo
19 Sliding Zeppelin
20 Ballad of Jos and Gen
21 Poor Boy