lundi 31 août 2026

Maria Iskariot tijdens Maanrock, Mechelen, 29 août 2026

 Maria Iskariot tijdens Maanrock, Mechelen, 29 août 2026

michel

Direction la Grote Markt où Maria Iskariot doit ouvrir, comme eerste naam, le podium principal, toujours sous la pluie, ce qui explique la présence d'un public moins compact qu'escompté.

Associer l'apôtre renégat Judas Iscariot et la vierge Marie comme nom de scène, c'est comme accoupler le bien et  le mal dans le même lit.

En moins de trois ans le combo de Gand est devenu un incontournable de la scène rock noir/jaune/rouge.

Lauréat du Humo's Rock Rally en 2024 ,  à l'affiche de tous les festivals belges, et peu après, des passages un peu partout en Europe, pas mal pour un groupe dont la discographie est riche d'un EP et d'un album ( 'Weredwaan date de fin 2025). 

Le groupe est mené par  Helena Cazaerck ( guitare, chant), une jeune personne qui écrit, e.a., pour De Standaard, Knack ou The Slovak Spectator, ses acolytes se nomment Amanda Barbossa from Brazil  ( basse et backings),  la poétesse Loeke Vanhoutteghem ( guitare, seconde voix) et Sybe Versluys  ( drums) ,un gars associé aux groupes Machines are for Weirdos, The Waltz ou Hyper!.

Sybe a décidé de frapper fort dès le début , ' Waaromdaarom' nous tombe dessus comme une pluie d'orage, les guitares flinguent sans répit, la basse tonne et Sybe assure un rythme d'enfer.

Helena crache furieusement ses poumons, c'est du punk, du méchant qui éclabousse, les compromissions, tu oublies, Maria Iskariot est en mission.   

Elle portait une veste de cuir rouge, elle la balance dans un coin pour  pousser un triple cri qui n'a pas grand chose à voir avec le gazouillis d'un moineau, 'Vele mussen' agit  comme une tornade.

Quand elle susurre .. ik ben  niet bang... tu la crois sur parole . 

Helena ne chante pas, elle expulse sa hargne. Elle paraît mignonne, vue de loin, mais son discours et sa dégaine sont plus proche de la vision d' Amyl and the Sniffers  que des gentilles pop stars à la Taylor Swift ou Katy Perry.

Elle dédie la suivante à tous ceux qui connaissent des difficultés à sortir du lit,  'Dat vind ik lekker'  a été emprunté à Gorki mais a reçu un traitement plus dirty.

Helena se paie une première descente dans la foule qui gueule dat vind ik lekker avec elle.

Il y a encore moyen d'être plus féroce, la preuve avec ' Leugenaar'  où punk et noise se mélangent pour assaillir nos pavillons.

Le légèrement plus calme ' Rozemarijn ' nous renvoie vers Bettie Serveert .

Hey, Mechelen, tu ne bouges pas des masses, avez-vous tous plus de 70 piges?

T'as rien dit, t'as souri, elle nous a montré comment remuer sur une Egyptian walk avant de lâcher l'enragé ' Tijm' , elle se tape une seconde promenade dans la fosse, puis voyage dans les airs tout en hurlant tijm, tijm, tijm, on ne sait comment elle atterrit  dans les bras d'un local qui la ramène vers le podium  où le trio imprime un tempo infernal, le morceau se fond dans l'hybride et tendu  'Toch uitverkoren' .

Après une intro plus lente, l'alt rock ' Zes bekers' apporte un semblant de calme sur la place , Loeke relaie Helena au chant , à l'arrière, ça vrille, Sybe s'énerve vache, le titre vire chaos intégral.

'Witte rook' n'a pas été écrit pour fêter l'arrivée d'un nouveau pape,  après une longue intro , le morceau prend des coloris Pixies attachants, Loeke couchée sur le plancher fait hurler sa guitare avant de nous montrer ses belles soquettes, que tu peux te procurer au merch ( des propres).

Place au chaotique 'Wereldwaan'  décoré d'une sexy dance et terminé bras levés vers des cieux peu  cléments, tout en gueulant lafaard , sans savoir à qui elle s'adresse.

Mechelen, nog eentje, merci d'avoir bravé la pluie,  'Suiker' est une méditation pour apprendre à encaisser.

Fin de ce concert intense qui a retourné tout  le public.

Shit, il est 19:30, si bis il y a, tu le manques, c'est au pas de course que tu te diriges vers la Moes Scene où se produit Ciska Ciska.