Avery Anna - EP - forgive, forget.
michel
Warner Music Nashville
country/ acoustic pop
Avery Anna, 22 ans à peine, mais déjà un tube viral ' Narcissist' paru en 2021, suivi en 2024 par un second smash hit 'Indigo' qu'elle chante en duo avec Sam Barber et qui s'entend sur 'Restless Mind' le debut album du prodige du Missouri.
Pour Avery Anna Rhoton ( born in Arizona) tout commence à l'église où elle chante pour faire plaisir à sa mère, elle apprend à jouer de la guitare, s'abime les doigts en reprenant du Johnny Cash, Merle Haggard, Patsy Cline ou Willie Nelson sous l'influence de son grandpa.
Tout naturellement elle décide d'écrire ses propres chansons et de les placer sur Tik Tok, un réseau sur lequel elle fait le buzz en reprenant 'Say Something ' de Christine Aguilera, qu'elle chante ( habillée) dans sa baignoire.
Amazing vocals, est le commentaire qui revient le plus souvent!
Elle est repérée par un talent manager qui lui propose un contrat et lui écrit ( aidé par Andy Sheridan et Ben Williams) le fameux ' Narcissist' basé sur des écrits du journal intime de la jeune fille .
Bingo, disque de platine, pas mal pour une gamine de 17 ans.
La suite: ' Mood Swings' un EP en 2022, et deux albums ' Breakup over breakfast' et 'Let go letters '.
Les critiques sont élogieuses: Avery Anna is taking the country music scene by storm.
Mars 2026, déjà un nouveau disque, l'EP 'forgive, forget'.
forgive, forget. Track Listing:
1. “Fear In God (feat. Sam Barber)” (Avery Anna, Sam Barber)
2. “Man Downstairs” (Avery Anna, Michael Tyler, David Fanning and Andy Sheridan)
3. “lonestar alone” (Avery Anna, Ben Williams, Emily Falvey, Sam Bergeson)
4. “Life Ain’t Like The Radio” (Avery Anna, David Fanning, Andy Sheridan, Ashley Gorley)
5. “Blood Runs Thicker” (Avery Anna, David Fanning, Andy Sheridan)
6. “forgive, forget.” (Avery Anna)
Sont mentionnés selon les titres: - Vocals, Piano- Avery Anna / Drums: Aksel Coe / Keyboards: Alex Wright / Drums: Evan Hutchings / Steel Guitar: Johnny Fung / Electric Guitar - Kris Donegan / Bass: Mark Hill / Acoustic Guitar: Sam Hunter / Nathan Keeterle: Electric Guitar / Cello: Becca Bradley and Lauren Conklin
La photo de pochette nous montre Avery Anna, paraissant intimidée ou rêveuse , coiffée d'un bandana rouge, avec à l'arrière plan un paysage désertique où s'élèvent des saguaros géants.
'Fear in God', ça avait marché du tonnerre avec 'Indigo', elle remet ça, un duo avec Sam Barber.
La guitare de Kris Donegan résonne comme dans une caverne, Sam Barber d'une voix nonchalante et introspective entame la partie chantée, orgue, drums, steel guitar rappliquent, Dieu écoute attentivement, puis vient le chant à la Stevie Nicks d'Anna, Sam la rejoint pour des vocaux en harmonie , la tension monte d'un cran afin de faire passer le message, Kris y va d'un solo insolent avant l'outro et le message biblique: the fear in God will be your saving grace!
A typical male- female country duet, dans la lignée Waylon Jennings and Jessi Colter, Johnnie Cash and June Carter!
'Man Downstairs' a été écrit en se basant sur une expérience personnelle, elle a connu des échecs amoureux, elle s'est laissée marcher dessus, elle a pardonné, elle est plus forte désormais et le fait savoir.
La voix est fragile, l'instrumentation country rock, avec cette fois Nathan Keeterle à la scratchy guitar, souligne la profondeur des lyrics , on la sent passer de la vulnérabilité à la colère.
Elle est libérée.
Elle enchaîne sur la ballade ' lonestar alone', qui débute par une intro fluide à la guitare électrique suivie d'un jeu en fingerpicking de Sam Hunter. Quelques pincées de steel guitar, un drumming, une basse et des claviers sobres ornent la plage sur laquelle Anna se languit, comme d'autres female singers avant elle ( Taylor Swift, Trisha Yearwood).
‘Life Ain’t Like the Radio,' en mode midtempo country pop larmoyant, dépeint la vie d'une jeune fille dans une petite ville de l'Arizona... You don't find love where they pour your whiskey, hometown teams don't always win,... quand il m'a embrassé je n'ai rien ressenti.
Le passage à l'âge adulte n'est pas toujours évident
Un accompagnement sonore conventionnel et un chant quelque peu téléphoné ne vont pas placer ce titre, catchy, on en convient, dans la catégorie à écouter en priorité,
Bien plus intéressant sera le Southern rock ‘Blood Runs Thicker' .
Les riffs twangy et incisifs, une section rythmique explosive et un chant agressif révèlent une autre facette du talent de la demoiselle, qui peut donc se rapprocher d'une Beth Hart ou Bonnie Raitt.
Pour achever l'essai, Avery Anna propose ' “forgive, forget.” une piano ballad sensible et épurée, sur laquelle seule une guitare acoustique et un duo de violoncelles servent de toile de fond, mettant en valeur le chant de la blonde demoiselle.
Les backing vocals éthérés ajoutent une touche contemplative à cette plage cinématographique.
Avery Anna est en tournée aux States, pour l'instant, aucune date n'est prévue en Europe pour ce Girl Of Constant Sorrow Tour.