Rock For Life II - Cité Culture / Cité Modèle - Laeken, le 11 novembre 2016
Après le succès de la première édition, s'étant déroulée au même endroit, l'équipe de Rock For Life remet le couvert.
Les bénéfices du festival seront versés à une association luttant contre le cancer, le choix 2016 s'est porté sur les recherches de l’équipe du Professeur Pierre Sonveaux ( l'UCL).
Un programme copieux ( trop?) et varié est offert pour un prix dérisoire, le premier groupe est prié de dérider les auditeurs dès 16h.
Avec Manu, on est aux aguets, Michel V R fait la sieste, on l'attend plus tard!
L'équipe a refilé à Lolo, scintillante, un micro pour présenter les groupes, elle introduit Ziggy and the Van ElderS!
Un trio dont la page facebook dévoile une identité factice, Ziggy : Guitar’n’vocals - Kenny Van Elder : Drums’n’backing vocals - Mike Van Elder : Bass’n’insane backing vocals.
Ziggy n'a rien de Bowie, sa dégaine rappelle le cowboy paumé ayant rêvé d'être Buffalo Bill, pas de bol, il est né 150 ans trop tard. Avec les comparses, ils ont décidé de pratiquer du boogie artisanal et bouseux qui peut divertir pendant 10 minutes avant de sérieusement te casser les burnes.
Tu dis, Chris, ça ne casse pas trois pattes à un canard, même s'il est né à Tchernobyl.
Ouais, c'était, disons, inconsistant et indigeste, mais bon, ça n'a pas duré plus de trente minutes!
' Good evening' dit le blagueur, il est 16h, puis la troupe attaque une suite de boogies crades qui nous font regretter que Rock for Life n'ait pas songer à ZZ Top pour ouvrir leur sauterie.
Défilent: ' Going down', ' Baghdad' ( ?) il semblait avoir proféré ' Take me to the devil' ( un aller simple), ' Crazy train', ' Mississippi Voodoo doll'... le batteur s'acharne sur ses caisses de la même manière que le mec qui a reçu une carte rouge se venge sur la porte du vestiaire, la guitare de Lucky Luke produit un son rouillé, sa voix présente des intonations similaires, la basse assure.
' Shoot me', t'avais pas ton pistolet à eau, 'Ain't gonna happen', ' Bandwagon' un boogie punk tire-toi de ma route ou je t'écrase, ' Gone', 'Cold blooded', ' Suffer' et enfin ' I feel fine' grâce au local dealer qui lui a refilé de l'herbe, paraît-il.
Au suivant!
Dr.Ape
Des Bruxellois, fans de Pierre Boule, Darwin et de Sheetah et les Weissmuller.
Comme les précédents, le Doc simiesque travaille en trio, pas de toubib en chef, flanqué de Nurse Betty et de Hot Lips, non, Alexandre Liégeois: Vocals, Guitar/Sasha D'Hondt: Bass guitar, Back vocals et Mathieu Dekeyser: Drums sont tous trois médecins sans frontière.
Ils pratiquent un rock indie puisant ses sources aussi bien dans les seventies qu'auprès de groupes tels que RATM ou les Red Hot, venus nous rendre visite en semaine.
A leur actif un EP , un passage remarqué lors du dernier Emerganza et plus de trente concerts, essentiellement dans la capitale.
Kein setlist visible, le début est des plus musclés, la potion proposée est moins téléphonée que le pseudo boogie du cowboy Ziggy , on accroche et admire les riffs précis d'Alexandre qui ne doit pas être le frangin de Quentin, son anglais passe, la basse pulse et Mathieu se démène mieux que Charles-Quint derrière les fûts.
' Too far to stop' catchy sans être trop lisse, bien!
Ils enchaînent sur une plage à l'intro mélodique ' Set sail' , tu embarques sur leur rafiot et découvre un rock bien foutu.
' FUCK' déménage comme un phoque privé d'Alaska et la suivante, aux accents grunge, traite du merdier dans lequel on vit.
Ils terminent leur set par 'Anyone' , une claque invitant à la danse nous rappelant les 'Klaxons'.
Au Zik-Zak le 19 novembre!
Spoons of Knowledge.
Vu à la Cité Culture en 2014, un Road to Rock, à l'époque le groupe ne t'avait pas impressionné, tu écrivais: pop rock asexué et grand public!
En 2016?
Même verdict, beaucoup de cinéma, Bryce, le frontman, en fait toujours des tonnes, si ça plaît aux biquets et à leurs petites soeurs, ses grimaces de mijaurée ont le don de passablement t'irriter.
On nous avait prédit du rock psyché énervé, on nous a servi du sous-Placebo insipide.
Si les premières plages d'une fébrilité rappelant les Sparks, s'essayant au kazatchok, font illusion, les allures de diva de la sauterelle commencent à t'échauffer dès la troisième tirade, résultat tu ne fais plus attention au boulot pas trop mal effectué par ses copains.
'Le downtempo ' Whisperers' se laisse écouter en fermant les yeux, ' Sunshine' est tel que le titre l'insinue, à écouter allongé sur le transat.
' Jump high' est pour les amateurs de trampoline, ' Light will come' pour les achluophobes, ' My insane little fantasy' pour les militaires, fans de Sardou.
T'avais entrouvert les paupières, tu la voyais, la marionnette, elle gesticulait de manière ridicule, t'as demandé de l'aide à Cabrel, il a dit... Ce pantin, ce minus !
Je vais l'attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil ...
Mais non, il a poursuivi, ' Slut machine' et enfin ' Sweet afternoon' avant d'enfiler son peignoir, de quitter le ring, de signer quelques autographes et de se faire masser par une folle.
Dendermonde nous envoie la Sainte Trinité: The Father, the Son and the Holy Simon!
La dernière fois que tu avais croisé the Almighty et sa clique, c'était en 2011 au Live Music Café, un bistrot qui se souvient encore de leurs exploits, en cette fin d'après-midi, le fils de l'homme des bois, Linard Van den Bossche - Guitars/ le fringant Kurt Van den Bossche - Bass et le troisième larron, Simon Ruyssinck - Drums, ont emmené un ange qui traînait dans le jardin d'Eden, qui comme tu le sais est baigné par la Dendre poissonneuse, mais pas batteuse, Anton Engels aux claviers, un apport de premier choix!
Après la triste parodie qui a précédé leur set, Laeken a enfin eu droit à un show qui justifie l'étiquette rock.
Le rock, ces envoyés du paradis le transpirent par tous leurs pores et leur concert, intense, a ravi les amateurs d'authenticité et renvoyé les branleurs au jardin d'enfants.
' Any more' entame le set, Manu peste les lights sont merdiques, Manu jubile, ces mecs sont des bêtes, Manu secoue la tête, le fils mitraille, le Saint - Esprit roue caisses et cymbales de coups parfois bas, quant au dabe, il se marre en jouant à l'élastique avec les cordes de sa basse, Anton nous la fait Ray Manzarek, tout le monde est content.
La suivante est pas de nous, c'est une...zeg het eens, pa.. c'est une reprise, et on a droit à une version infernale de 'The house of the rising sun'.
Johnny a décidé de les prendre en avant-programme pour sa prochaine tournée, Eric Burdon, mal caché derrière un pilier, a applaudi!
Tous à genoux, c'est l'heure de la prière: ' On your knees' !
Le thermomètre indique 12° Celsius dans la salle, 't is warm hier, je me débarrasse de mon petit tricot décide l'Esquimau qui dévoile un torse d'athlète nourri à la Duvel avant d'embrayer sur 'Light shining through' suivi par une jam lunaire.
'k hem dust, envoyez la bière, Christophe part au ravitaillement, l'Ancien Testament attaque ' Desire'.
Un bon blues rock comme le tricotait si bien Led Zep à leurs débuts.
' I know what I need', ' It ain't easy' se succèdent, Linard pris d'une crise d'épilepsie, la Jupiler était tiède, tremble comme une feuille solitaire sur un maigre peuplier, son géniteur fait quelques grimaces en constatant que Mich VR a braqué son objectif vers son noble faciès, ils prennent le dernier virage, ' Peace of mind' et ' I want you' qui nous explosent en pleine gueule.
Elle était bien cette messe, constate Manu!
Fin de la première partie!
samedi 12 novembre 2016
jeudi 10 novembre 2016
Mise en berne des drapeaux de l'Hôtel de ville de Montréal: Leonard Cohen est mort!
Dans la nuit on pouvait lire sur la page facebook du chanteur/poète:
"It is with profound sorrow we report that legendary poet, songwriter and artist, Leonard Cohen has passed away.
We have lost one of music’s most revered and prolific visionaries.
A memorial will take place in Los Angeles at a later date. The family requests privacy during their time of grief."
Tout commentaire est vain mais nous tenons à épingler un témoignage de fanL
Jack?
I've been entertained, consoled, lifted up and had dreams with this guy for nearly fifty years. So sad but he had to go at some time. He'll leave a massive void in many peoples lives but he'll also leave some incredibly beautiful creations in the hearts and minds of us all. The world maybe is becoming to sick and twisted for such a gentle soul. See you in the next world Don't be late .....
Extrait: Leonard Cohen- The night comes on!
"It is with profound sorrow we report that legendary poet, songwriter and artist, Leonard Cohen has passed away.
We have lost one of music’s most revered and prolific visionaries.
A memorial will take place in Los Angeles at a later date. The family requests privacy during their time of grief."
Tout commentaire est vain mais nous tenons à épingler un témoignage de fanL
Jack?
I've been entertained, consoled, lifted up and had dreams with this guy for nearly fifty years. So sad but he had to go at some time. He'll leave a massive void in many peoples lives but he'll also leave some incredibly beautiful creations in the hearts and minds of us all. The world maybe is becoming to sick and twisted for such a gentle soul. See you in the next world Don't be late .....
Extrait: Leonard Cohen- The night comes on!
I went down to the place
Where I knew she lay waiting
Under the marble and the snow
I said, Mother I'm frightened
The thunder and the lightning
I'll never come through this alone
She said, I'll be with you
My shawl wrapped around you
My hand on your head when you go
And the night came on
It was very calm...
dimanche 6 novembre 2016
Album- Dan Barbenel - Little Black Book
Album- Dan Barbenel - Little Black Book
Dan Barbenel a inhumé Mr Diagonal et le Black Light Orchestra qui l'accompagnait, Red Rabbitt s'est taillé avec le Petit Chaperon Rouge, en 2016 , Dan officie sur les scènes sans nom d'emprunt, il redevient Dan Barbenel, né à Dundee, l'année où le club local ( Dundee FC) devance son rival Dundee United, en terminant cinquième de la Division One, ce qui lui donne accès à la UEFA Cup.
Au printemps 2016, le singer-songwriter, qui préfère la classical casquette à l'horrible baseball cap, a sorti, sans tra la la, un premier album solo ( chez homerecords.be) intitulé 'Little Black Book'.
Pour tous instruments: un piano et une voix!
Tracklist:
Dan Barbenel a inhumé Mr Diagonal et le Black Light Orchestra qui l'accompagnait, Red Rabbitt s'est taillé avec le Petit Chaperon Rouge, en 2016 , Dan officie sur les scènes sans nom d'emprunt, il redevient Dan Barbenel, né à Dundee, l'année où le club local ( Dundee FC) devance son rival Dundee United, en terminant cinquième de la Division One, ce qui lui donne accès à la UEFA Cup.
Au printemps 2016, le singer-songwriter, qui préfère la classical casquette à l'horrible baseball cap, a sorti, sans tra la la, un premier album solo ( chez homerecords.be) intitulé 'Little Black Book'.
Pour tous instruments: un piano et une voix!
Tracklist:
01. Black Pearl
02. Lady Madeleine
03. The Sound of Destiny
04. Stormbirds
05. Diana
06. My Lips are Sealed
07. Patagonia
08. The Mountain
09. Vie Eau Laine
10. Sex on the Beach
11. Humpty Dumpty
12. The Bomb
13. I Love my Brain
14. The King's High Table
' Black Pearl' la plage ouvrant le recueil donne le ton, Dan invite l'auditeur dans un univers que tu peux cataloguer de piano-folk-pop-cabaret music
Comme la perle décrite dans la chanson, le ton est sombre, grave, intrigant, la palette utilisée évite les effets kitsch, Dan travaille dans la sobriété.
Tu pourrais tendre le bras à ' Lady Madeleine', l'inviter pour a little walk sur le 'Boulevard de la Madeleine' avec le titre des Moody Blues en bruit de fond
...what a beautiful dream, indeed... !
Qu'entends-tu, Dan, tu sembles prêter une attention soutenue à quelques chuintements inquiétants!
I hear ' The Sound of Destiny' et ça ne fait pas plus de bruit qu'un flocon de neige s'étalant sur le trottoir.
Un certaine conception de la fatalité, est-elle due aux origines juives de l'artiste?
Le texte de 'Stormbirds' est récité de manière solennelle, sur un fond classique, il nous rappelle qu'Erik Satie lui aussi jouait du cabaret ( pas encore pop) au Chat Noir.
'Diana' dépeint Lady Di sans glamour, le piano obsédant, la voix fiévreuse transforment ce gospel jazzy et glacial en thriller lugubre.
Le court vaudeville ' My lips are sealed' , aucun lien avec le tube des Go-Go's de 1981, apporte un moment de détente bienvenu après ces instants de noirceur, il est suivi par 'Patagonia' un instrumental Terre de Feu.
'The Mountain', le seul morceau dont les lyrics sont imprimés en anglais sur le feuillet accompagnant l'album ( les autres textes sont en hébreu) , mixe réflexions philosophiques et exploit athlétique, le titre préféré d'Hillary, euh, non pas celle qui est ressortie déconfite après le résultat des élections, on te parle d'Edmund Hillary .
Le neuvième morceau, ' Vie Eau Laine' , est une romance désuète pour un prénom qui l'est tout autant.
Pour amateurs de baroque pop ( chamber pop) de qualité, ceux qui écoutent Van Dyke Parks The Divine Comedy, Scott Walker ou Tindersticks.
Dan nous invite pour un nouveau petit tour au cabaret avec ' Sex on the beach'.
Dis, ce n'est pas Henri de Toulouse-Lautrec, le monsieur qui reluque les jambes de la danseuse?
' Humpty Dumpty' baigne dans la même sphère, le ton est à la dérision, à l'ironie, à la légèreté.
Cette ballade pourrait se retrouver au répertoire de Pasadena Roof Orchestra.
Il n'est guère étonnant de lire les critiques rapprocher Dan Barbenel des loufoques Monthy Python ou du très British et spirituel Noël Coward, ' The Bomb' chanté d'une voix emphatique constitue un bel exemple d'humour décalé.
Et que dire de ' I love my brain', une plage qui aurait certainement fort plu à Freddie Mercury.
Pour terminer le voyage, Dan nous propose une escale au Westminster Hall pour contempler ' The King's high table' , une dernière plage empreinte de majesté et de grandeur.
Il reste à souhaiter que ce nouvel album connaisse une suite sur scène, un endroit où on découvre trop rarement ce réel et authentique talent!
Un certaine conception de la fatalité, est-elle due aux origines juives de l'artiste?
Le texte de 'Stormbirds' est récité de manière solennelle, sur un fond classique, il nous rappelle qu'Erik Satie lui aussi jouait du cabaret ( pas encore pop) au Chat Noir.
'Diana' dépeint Lady Di sans glamour, le piano obsédant, la voix fiévreuse transforment ce gospel jazzy et glacial en thriller lugubre.
Le court vaudeville ' My lips are sealed' , aucun lien avec le tube des Go-Go's de 1981, apporte un moment de détente bienvenu après ces instants de noirceur, il est suivi par 'Patagonia' un instrumental Terre de Feu.
'The Mountain', le seul morceau dont les lyrics sont imprimés en anglais sur le feuillet accompagnant l'album ( les autres textes sont en hébreu) , mixe réflexions philosophiques et exploit athlétique, le titre préféré d'Hillary, euh, non pas celle qui est ressortie déconfite après le résultat des élections, on te parle d'Edmund Hillary .
Le neuvième morceau, ' Vie Eau Laine' , est une romance désuète pour un prénom qui l'est tout autant.
Pour amateurs de baroque pop ( chamber pop) de qualité, ceux qui écoutent Van Dyke Parks The Divine Comedy, Scott Walker ou Tindersticks.
Dan nous invite pour un nouveau petit tour au cabaret avec ' Sex on the beach'.
Dis, ce n'est pas Henri de Toulouse-Lautrec, le monsieur qui reluque les jambes de la danseuse?
' Humpty Dumpty' baigne dans la même sphère, le ton est à la dérision, à l'ironie, à la légèreté.
Cette ballade pourrait se retrouver au répertoire de Pasadena Roof Orchestra.
Il n'est guère étonnant de lire les critiques rapprocher Dan Barbenel des loufoques Monthy Python ou du très British et spirituel Noël Coward, ' The Bomb' chanté d'une voix emphatique constitue un bel exemple d'humour décalé.
Et que dire de ' I love my brain', une plage qui aurait certainement fort plu à Freddie Mercury.
Pour terminer le voyage, Dan nous propose une escale au Westminster Hall pour contempler ' The King's high table' , une dernière plage empreinte de majesté et de grandeur.
Il reste à souhaiter que ce nouvel album connaisse une suite sur scène, un endroit où on découvre trop rarement ce réel et authentique talent!
Album - Maris – On Gods And Other Things
Album - Maris – On Gods And Other Things
Maris, non, rien à voir avec Bart Maris, le trompettiste qui a enfanté Jaune Toujours et collaboré avec quelques groupes aventureux de la scène nationale ( A Group, Flat Earth Society, Moker e.a.).
Maris est le nom de scène choisi par Mariske Broeckmeyer, chanteuse et compositrice louvaniste, se partageant désormais entre New-York et Bruxelles.
Elle a fait partie des groupes One Bird Orchestra et Reuske, a collaboré avec Aimee Odum, une artiste visuelle, et avec le danseur Kerryn McMurdo pour le projet visuel 'Golden Blobess' qui a vu le jour à Reykjavik.
C'est d'ailleurs en Islande que Maris a conçu son premier album solo baptisé 'On Gods And Other Things', il est distribué par Rat Records ( founded in 2003 by Teun Verbruggen and Bruno Vansina).
L'album, constitué de six titres, débute par 'How's Things', une plage baignant dans un univers étrange et ouaté proche des travaux de Lynn Cassiers.
Que l'album ait été enregistré dans un pays nordique ne relève pas du hasard, la sophistication de Röyskopp ou les glitch beats de Múm ne sont pas très éloignés.
'Absurd Abruptness' peut déconcerter l'auditeur habitué aux mélodies couplet/refrain/ couplet.
Mariske expérimente, aussi bien vocalement que musicalement, le substrat est nu, la voix innocente et énigmatique se glisse sur cette couche blanche et l'accompagnement minimaliste ajoute une touche cryptique à la composition.
'The alignment of things' il faut plus de sept minutes pour aligner minutieusement tous les objets, en fermant les yeux tu risques de visionner des paysages lunaires ou une carte postale représentant la banquise arctique à une époque où elle n'avait pas à craindre le réchauffement climatique et si tu te concentres tu pourras apercevoir des elfes lumineux et autres créatures issues d'une saga d'origine baltique.
Le voyage ambient/trip hop/ electronica se poursuit avec 'Soon enough', en arrière-plan le stormur souffle, tu peux le sentir, il glace les os, la voix de Mariske prend des intonations Björk, quelques vagues beats et bruits métalliques, creux, émergent, mais le vent nordique, omniprésent, accentue l'impression hivernale.
Tu te prépares un grog avant de passer à la suite.
' Perception, perception', de l'ambient psychédélique. un titre plus accessible pour le commun des mortels, il se rapproche de certains morceaux d'Archive.
La plage concluant l'album a pour titre 'Oddly satisfying' , il débute par un exercice de vocal layering. Après mise en boucle, Juffrouw Broeckmeyer débite son chant récitatif, insolite et intrigant tandis que le maigre accompagnement sonore, petit à petit, s'évapore.
Un second cordial s'impose avant de reglisser la plaque dans le lecteur!
Maris, non, rien à voir avec Bart Maris, le trompettiste qui a enfanté Jaune Toujours et collaboré avec quelques groupes aventureux de la scène nationale ( A Group, Flat Earth Society, Moker e.a.).
Maris est le nom de scène choisi par Mariske Broeckmeyer, chanteuse et compositrice louvaniste, se partageant désormais entre New-York et Bruxelles.
Elle a fait partie des groupes One Bird Orchestra et Reuske, a collaboré avec Aimee Odum, une artiste visuelle, et avec le danseur Kerryn McMurdo pour le projet visuel 'Golden Blobess' qui a vu le jour à Reykjavik.
C'est d'ailleurs en Islande que Maris a conçu son premier album solo baptisé 'On Gods And Other Things', il est distribué par Rat Records ( founded in 2003 by Teun Verbruggen and Bruno Vansina).
Track listing:
1 How´s Things
2 Absurd Abruptness
3 The Alignment of Things
4 Soon enough
5 Perception Perception
6 Oddly Satisfying
L'album, constitué de six titres, débute par 'How's Things', une plage baignant dans un univers étrange et ouaté proche des travaux de Lynn Cassiers.
Que l'album ait été enregistré dans un pays nordique ne relève pas du hasard, la sophistication de Röyskopp ou les glitch beats de Múm ne sont pas très éloignés.
'Absurd Abruptness' peut déconcerter l'auditeur habitué aux mélodies couplet/refrain/ couplet.
Mariske expérimente, aussi bien vocalement que musicalement, le substrat est nu, la voix innocente et énigmatique se glisse sur cette couche blanche et l'accompagnement minimaliste ajoute une touche cryptique à la composition.
'The alignment of things' il faut plus de sept minutes pour aligner minutieusement tous les objets, en fermant les yeux tu risques de visionner des paysages lunaires ou une carte postale représentant la banquise arctique à une époque où elle n'avait pas à craindre le réchauffement climatique et si tu te concentres tu pourras apercevoir des elfes lumineux et autres créatures issues d'une saga d'origine baltique.
Le voyage ambient/trip hop/ electronica se poursuit avec 'Soon enough', en arrière-plan le stormur souffle, tu peux le sentir, il glace les os, la voix de Mariske prend des intonations Björk, quelques vagues beats et bruits métalliques, creux, émergent, mais le vent nordique, omniprésent, accentue l'impression hivernale.
Tu te prépares un grog avant de passer à la suite.
' Perception, perception', de l'ambient psychédélique. un titre plus accessible pour le commun des mortels, il se rapproche de certains morceaux d'Archive.
La plage concluant l'album a pour titre 'Oddly satisfying' , il débute par un exercice de vocal layering. Après mise en boucle, Juffrouw Broeckmeyer débite son chant récitatif, insolite et intrigant tandis que le maigre accompagnement sonore, petit à petit, s'évapore.
Un second cordial s'impose avant de reglisser la plaque dans le lecteur!
Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
Samm Henshaw - DVtch Norris- Ancienne Belgique ( Club)- Bruxelles, le 7 novembre 2016
Samm Henshaw maakt behoorlijk tijdloze muziek, se lisait sur le flyer promo de son concert à Amsterdam.
Un nostalgique de l'ère Motown/ Stax, les frères ennemis de la grande époque de la soul, Samm, à peine 22 bougies, soufflées en février, n'a toujours pas sorti de full CD, mais le Londonien compte déjà une belle cohorte de supporters, aussi dans notre royaume exigu, où il est passé en été lors du festival à Werchter.
Support, DVtch Norris!
Il a fait du chemin le MC anversois que tu avais vu accompagner Coely lors de la Fête des Solidarités 2014 ( Namur).
Nominé au Red Bull Elektropedia Award (Best MC), il a tâté des festivals dans tout le pays et ailleurs ( Couleur Café, les Ardentes, Dour, Pukkelpop, Eurosonic...) , ses singles marchent, le gars a réussi à classer la Belgique sur la carte hip hop.
A 20:15 le deejay de service ( excellent) se pointe et active ses manettes, la casquette, grand fan de Kendrick Lamar, le suit et déballe son boniment en enfantant un flow fluide et non agressif, quoique il se pose des questions...what's that shit you've been talking about..
On le sent nerveux, il avoue l'être passablement, bredouille, reprend son discours accueille un brotha ( l'incroyable Yann Gaudeuille) pour attaquer la suivante , ' Seeking Closure', une production valant tous les trucs sortis dans le genre du côté de Detroit.
Le trac a disparu, il se sent plus à l'aise, il dédie la suivante, 'Princess Maya' à une nana dont il était amoureux fou, la princesse lui a ri au nez.
'Walk the talk' is about not being fucked up. Bruxelles suit le rythme, Chuck Norris a réussi son coup, normal tu dis... Chuck Norris ne ment jamais, c'est la vérité qui se trompe!
Il entame ' King Panther' et qui sort de coulisses... non, pas Jean-Claude Van Damme, la pétillante Coely, le show prend immédiatement une autre dimension, ça groove à fond!
Brussels, are you feeling the vibes?
Yeah!
Toujours en compagnie de la little sister, il balance un ' Sir Swank' encore plus purulent.
Le plus grand moment suit, Yann Gaudeuille rejoint les copains, à trois ils envoient ' The rise' vers les sommets du rap.
Pour terminer le set, il adapte le programme initialement prévu et nous refait ' Seeking Closure' avec Yann.
Succès mérité!
Samm Henshaw
En attendant Godot, the Sound Experiment band, le groupe qui accompagne l'anglais d'ascendance nigérienne, décoche une intro rock bien musclée.
Le comique de la bande, Jordan Bikila – bass/ Jesse Dickson – drums/ Gaetan Judd – guitar / le petit blanc Jon Hockings – guitar et la seconde voix incroyable Stefan Adamson – keyboard forment le Sound Experiment band, ils sont tous des amis d'enfance de Samm qui arrive, relax, une clameur indescriptible l'accueille.
Il entame ' Autonomy' ( Slave), une première claque en pleine figure, a fucking badass song.
Samm nous replonge 40 à 50 en arrière, à la grande époque de la Northern Soul inspirée des grands classiques de la Motown ou d'Atlantic Soul, dont les fleurons avaient pour nom Wilson Pickett, Sam and Dave, Otis Redding , Joe Tex, Aretha Franklin, Junior Walker etc...
Le roadie lui refile une gratte, il propose ' Chances' un extrait du second EP, 'The Sound Experiment 2', sorti en juillet.
Le timbre est étonnamment mûr pour un jeune gars de 22 ans, le band assure, tes voisines tanguent.
Le jeune homme maîtrise déjà toutes les ficelles du métier, manie la foule à sa guise, l'AB joue le jeu.
Pour ceux qui ont atterri ici par erreur, my name is Samm Henshaw and this is my band, this song is called ' Our love' .
Danceable r'n'b, salement remuant et purulent, ce morceau à tiroir connaît une fausse fin, il intime 'clap your hands', le public obtempère, il reprend le thème et achève la tirade.
It's the final show of the tour, confesse-t-il, tandis que le technicien lui tend une acoustique avec laquelle il attaque les premières mesures du gospel bluesy ' Redemption'.
Slow time ensuite avec la ballade ' These hands' sortie en single.
Samm passe derrière le piano et annonce a lovesong, 'I only wanna be with you', le style de truc qui fait pleurer les ménagères dont le mari est resté au pub avec les copains.
Changement de style avec le groovy ' Everything' , le morceau le plus chaud du set, ça remue pas mal sur scène et encore plus à tes côtés.
Une mention spéciale pour le travail magnifique de Jon Hockings.
' Holding on' is a new song, ce titre présente quelques accents country pas déplaisants.
Avec le band, nous sommes tous fans de Motown, vous allez reconnaître le titre suivant, on le commence et puis vous embrayez, vous vous débrouillez pour les lyrics, ...I've got sunshine on a cloudy day... Bruxelles a reconnu 'My girl' des Temptations et exécute les ordres du maître d'école qui propose un autre standard, ' Say a little prayer' de la grande Aretha.
Il est surprenant ( et rassurant) d'entendre toute cette belle jeunesse reprendre des titres créés alors que leurs parents n'étaient pas nés!
Il revient à son répertoire propre avec le midtempo ' Night calls' puis présente ses acolytes et l'équipe technique tout en se foutant gentiment de la personne chargée du merch , qui a droit à une rengaine reprise par la chorale de l'AB, tandis que sur scène les musiciens s'esclaffent.
L'ultime flèche est tirée, un nouveau gospel ' Better' qu'il joue au piano et dont les backings sont assurés par la salle divisée en deux groupes.
A tight show donné par un artiste que tu risques de ne plus applaudir dans une salle à capacité restreinte.
Ce mec a tout les atouts en main pour jouer dans la cour des grands!
Samm Henshaw maakt behoorlijk tijdloze muziek, se lisait sur le flyer promo de son concert à Amsterdam.
Un nostalgique de l'ère Motown/ Stax, les frères ennemis de la grande époque de la soul, Samm, à peine 22 bougies, soufflées en février, n'a toujours pas sorti de full CD, mais le Londonien compte déjà une belle cohorte de supporters, aussi dans notre royaume exigu, où il est passé en été lors du festival à Werchter.
Support, DVtch Norris!
Il a fait du chemin le MC anversois que tu avais vu accompagner Coely lors de la Fête des Solidarités 2014 ( Namur).
Nominé au Red Bull Elektropedia Award (Best MC), il a tâté des festivals dans tout le pays et ailleurs ( Couleur Café, les Ardentes, Dour, Pukkelpop, Eurosonic...) , ses singles marchent, le gars a réussi à classer la Belgique sur la carte hip hop.
A 20:15 le deejay de service ( excellent) se pointe et active ses manettes, la casquette, grand fan de Kendrick Lamar, le suit et déballe son boniment en enfantant un flow fluide et non agressif, quoique il se pose des questions...what's that shit you've been talking about..
On le sent nerveux, il avoue l'être passablement, bredouille, reprend son discours accueille un brotha ( l'incroyable Yann Gaudeuille) pour attaquer la suivante , ' Seeking Closure', une production valant tous les trucs sortis dans le genre du côté de Detroit.
Le trac a disparu, il se sent plus à l'aise, il dédie la suivante, 'Princess Maya' à une nana dont il était amoureux fou, la princesse lui a ri au nez.
'Walk the talk' is about not being fucked up. Bruxelles suit le rythme, Chuck Norris a réussi son coup, normal tu dis... Chuck Norris ne ment jamais, c'est la vérité qui se trompe!
Il entame ' King Panther' et qui sort de coulisses... non, pas Jean-Claude Van Damme, la pétillante Coely, le show prend immédiatement une autre dimension, ça groove à fond!
Brussels, are you feeling the vibes?
Yeah!
Toujours en compagnie de la little sister, il balance un ' Sir Swank' encore plus purulent.
Le plus grand moment suit, Yann Gaudeuille rejoint les copains, à trois ils envoient ' The rise' vers les sommets du rap.
Pour terminer le set, il adapte le programme initialement prévu et nous refait ' Seeking Closure' avec Yann.
Succès mérité!
Samm Henshaw
En attendant Godot, the Sound Experiment band, le groupe qui accompagne l'anglais d'ascendance nigérienne, décoche une intro rock bien musclée.
Le comique de la bande, Jordan Bikila – bass/ Jesse Dickson – drums/ Gaetan Judd – guitar / le petit blanc Jon Hockings – guitar et la seconde voix incroyable Stefan Adamson – keyboard forment le Sound Experiment band, ils sont tous des amis d'enfance de Samm qui arrive, relax, une clameur indescriptible l'accueille.
Il entame ' Autonomy' ( Slave), une première claque en pleine figure, a fucking badass song.
Samm nous replonge 40 à 50 en arrière, à la grande époque de la Northern Soul inspirée des grands classiques de la Motown ou d'Atlantic Soul, dont les fleurons avaient pour nom Wilson Pickett, Sam and Dave, Otis Redding , Joe Tex, Aretha Franklin, Junior Walker etc...
Le roadie lui refile une gratte, il propose ' Chances' un extrait du second EP, 'The Sound Experiment 2', sorti en juillet.
Le timbre est étonnamment mûr pour un jeune gars de 22 ans, le band assure, tes voisines tanguent.
Le jeune homme maîtrise déjà toutes les ficelles du métier, manie la foule à sa guise, l'AB joue le jeu.
Pour ceux qui ont atterri ici par erreur, my name is Samm Henshaw and this is my band, this song is called ' Our love' .
Danceable r'n'b, salement remuant et purulent, ce morceau à tiroir connaît une fausse fin, il intime 'clap your hands', le public obtempère, il reprend le thème et achève la tirade.
It's the final show of the tour, confesse-t-il, tandis que le technicien lui tend une acoustique avec laquelle il attaque les premières mesures du gospel bluesy ' Redemption'.
Slow time ensuite avec la ballade ' These hands' sortie en single.
Samm passe derrière le piano et annonce a lovesong, 'I only wanna be with you', le style de truc qui fait pleurer les ménagères dont le mari est resté au pub avec les copains.
Changement de style avec le groovy ' Everything' , le morceau le plus chaud du set, ça remue pas mal sur scène et encore plus à tes côtés.
Une mention spéciale pour le travail magnifique de Jon Hockings.
' Holding on' is a new song, ce titre présente quelques accents country pas déplaisants.
Avec le band, nous sommes tous fans de Motown, vous allez reconnaître le titre suivant, on le commence et puis vous embrayez, vous vous débrouillez pour les lyrics, ...I've got sunshine on a cloudy day... Bruxelles a reconnu 'My girl' des Temptations et exécute les ordres du maître d'école qui propose un autre standard, ' Say a little prayer' de la grande Aretha.
Il est surprenant ( et rassurant) d'entendre toute cette belle jeunesse reprendre des titres créés alors que leurs parents n'étaient pas nés!
Il revient à son répertoire propre avec le midtempo ' Night calls' puis présente ses acolytes et l'équipe technique tout en se foutant gentiment de la personne chargée du merch , qui a droit à une rengaine reprise par la chorale de l'AB, tandis que sur scène les musiciens s'esclaffent.
L'ultime flèche est tirée, un nouveau gospel ' Better' qu'il joue au piano et dont les backings sont assurés par la salle divisée en deux groupes.
A tight show donné par un artiste que tu risques de ne plus applaudir dans une salle à capacité restreinte.
Ce mec a tout les atouts en main pour jouer dans la cour des grands!
Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016
Lou Rhodes à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 novembre 2016
La foule ne se pressait pas sur les gradins de la Rotonde pour accueillir l' amène chanteuse de Lamb, Miss Lou Rhodes, venue à Bruxelles présenter son quatrième album solo 'theyesandeye'.
Pas de support prévu au programme, la délicate jeune personne, modèle idéal pour David Hamilton, fringuée post Woodstock, se montre à 20:25', accompagnée par deux musiciens touche-à- tout, Quinta ( violon, viola, harpe, claviers, scie musicale et backings aériens) et Ian Kellett ( drums, bodhran, basse, guitare, claviers, backings), ce barbu a apporté sa contribution aux travaux de Guy Garvey, The Magic Numbers, Tim Burgess, Suggs, Ed Harcourt, Emiliana Torrini, The Duke Spirit, Piney Gir, Howe Gelb et de quelques autres artistes pas cons!
The Observer ne tarit pas d'éloges dans sa critique du dernier album de la native de Manchester, lui attribuant quatre étoiles et indiquant "Hazy and mellifluous, theyesandeye possesses a Nick Drake-like attention to detail.”.
C'est par ' All the birds' que le trio entame le récital, Quinta confectionnant des cris d'oiseau marins en détresse en faisant grincer le violon, l'acoustique de Lou, jouée en arpèges, répond aux piaillements aigus.
Arrangements soignés, voix cristalline, préciosité et grâce, la soirée sera sous le signe du folk aérien!
Brussels, you are very polite, thank you, ce soir vous entendrez pas mal de nouvelles compositions mais aussi des chansons plus anciennes comme l'intimiste 'There for the taking', interprété sans batterie.
J'ai pris froid, il faut que je ménage mes cordes vocales, l'intendance m'a préparé du thé au gingembre, c'est plus efficace que du gin.
Quinta va chatouiller la harpe pour ' Hope and glory', Ian tapote les blanches et les noires.
Lou, après avoir remis de l'ordre dans se coiffure sisters Brontë, entame la suivante invitant les gens à prendre leurs responsabilités au lieu de constamment se plaindre, 'Them'.
L'humeur reste à la sophistication avec le séraphique ' Angels', une cover du groupe xx, , les anges dépeints par l'aimable jeune personne ne sont ni replets, comme ceux que tu retrouves chez Rubens, ni rebelles comme chez Pieter Bruegel l'ancien, ils ont l'attrait des putti de Raphaël.
Je vous propose une plage tiède par ces temps frileux, it is called 'All I need'.
Candide et charmant.
' Each moment new' figure sur son premier LP et n'a pas pris une ride, le titre est même plus rythmé que les compositions plus récentes.
Merci, dank u, Brussels, pas de polémiques, I don't know if it must happen in French or in Flemish, donc je poursuis in English. Avec 'Never forget', un titre proche des efforts d'une Janis Ian ou d'une Carole King, on replonge dans la lecture de 'theyesandeye'.
D'après elle 'Full moon' affecte plus le sexe faible, attention ce 14 novembre super lune, ne quittez pas le ciel des yeux!
Quinta agrippe la scie, la frappe gentiment avec une baguette piquée au garçon, Lou a entamé 'Circle song'.
Guy baille et se plaint de la relative uniformité, du manque de relief, de la représentation, il n'a pas tort, trop de perfection peut engendrer une certaine lassitude.
Le set demeure agréable sans remuer les entrailles, Lou propose un extrait de 'Bloom', la plage 'Rain' qui nous rappelle certains titres d'America.
' Sea organ' puis 'Magic ride', sans l'apport de Ian, Lou au piano, nous conduisent au terme d'un set de 50' .
Le temps d'accorder les guitares et le trio réapparaît pour les bis.
Elle accroche quelques clochettes à une cheville et amorce 'Sun and moon', un morceau que Ian n'apprécie pas trop car on lui a refilé une minuscule boîte à musique de style componium.
Lou Rhodes, d'un sourire des plus British, enchaîne sur 'Tremble' présentant des charmes discrets d'une bourgeoisie d'une autre époque.
Pour ceux qui ont connu les années 60, voici une cover du Jefferson Airplane, 'White rabbitt', qui garde toute sa saveur dans la version de Miss Rhodes.
Pas question de vous envoyer au lit après ce trip psychédélique, on termine par une berceuse ' Sister moon' .
La tournée européenne se poursuit jusqu'au 12 novembre!
La foule ne se pressait pas sur les gradins de la Rotonde pour accueillir l' amène chanteuse de Lamb, Miss Lou Rhodes, venue à Bruxelles présenter son quatrième album solo 'theyesandeye'.
Pas de support prévu au programme, la délicate jeune personne, modèle idéal pour David Hamilton, fringuée post Woodstock, se montre à 20:25', accompagnée par deux musiciens touche-à- tout, Quinta ( violon, viola, harpe, claviers, scie musicale et backings aériens) et Ian Kellett ( drums, bodhran, basse, guitare, claviers, backings), ce barbu a apporté sa contribution aux travaux de Guy Garvey, The Magic Numbers, Tim Burgess, Suggs, Ed Harcourt, Emiliana Torrini, The Duke Spirit, Piney Gir, Howe Gelb et de quelques autres artistes pas cons!
The Observer ne tarit pas d'éloges dans sa critique du dernier album de la native de Manchester, lui attribuant quatre étoiles et indiquant "Hazy and mellifluous, theyesandeye possesses a Nick Drake-like attention to detail.”.
C'est par ' All the birds' que le trio entame le récital, Quinta confectionnant des cris d'oiseau marins en détresse en faisant grincer le violon, l'acoustique de Lou, jouée en arpèges, répond aux piaillements aigus.
Arrangements soignés, voix cristalline, préciosité et grâce, la soirée sera sous le signe du folk aérien!
Brussels, you are very polite, thank you, ce soir vous entendrez pas mal de nouvelles compositions mais aussi des chansons plus anciennes comme l'intimiste 'There for the taking', interprété sans batterie.
J'ai pris froid, il faut que je ménage mes cordes vocales, l'intendance m'a préparé du thé au gingembre, c'est plus efficace que du gin.
Quinta va chatouiller la harpe pour ' Hope and glory', Ian tapote les blanches et les noires.
Lou, après avoir remis de l'ordre dans se coiffure sisters Brontë, entame la suivante invitant les gens à prendre leurs responsabilités au lieu de constamment se plaindre, 'Them'.
L'humeur reste à la sophistication avec le séraphique ' Angels', une cover du groupe xx, , les anges dépeints par l'aimable jeune personne ne sont ni replets, comme ceux que tu retrouves chez Rubens, ni rebelles comme chez Pieter Bruegel l'ancien, ils ont l'attrait des putti de Raphaël.
Je vous propose une plage tiède par ces temps frileux, it is called 'All I need'.
Candide et charmant.
' Each moment new' figure sur son premier LP et n'a pas pris une ride, le titre est même plus rythmé que les compositions plus récentes.
Merci, dank u, Brussels, pas de polémiques, I don't know if it must happen in French or in Flemish, donc je poursuis in English. Avec 'Never forget', un titre proche des efforts d'une Janis Ian ou d'une Carole King, on replonge dans la lecture de 'theyesandeye'.
D'après elle 'Full moon' affecte plus le sexe faible, attention ce 14 novembre super lune, ne quittez pas le ciel des yeux!
Quinta agrippe la scie, la frappe gentiment avec une baguette piquée au garçon, Lou a entamé 'Circle song'.
Guy baille et se plaint de la relative uniformité, du manque de relief, de la représentation, il n'a pas tort, trop de perfection peut engendrer une certaine lassitude.
Le set demeure agréable sans remuer les entrailles, Lou propose un extrait de 'Bloom', la plage 'Rain' qui nous rappelle certains titres d'America.
' Sea organ' puis 'Magic ride', sans l'apport de Ian, Lou au piano, nous conduisent au terme d'un set de 50' .
Le temps d'accorder les guitares et le trio réapparaît pour les bis.
Elle accroche quelques clochettes à une cheville et amorce 'Sun and moon', un morceau que Ian n'apprécie pas trop car on lui a refilé une minuscule boîte à musique de style componium.
Lou Rhodes, d'un sourire des plus British, enchaîne sur 'Tremble' présentant des charmes discrets d'une bourgeoisie d'une autre époque.
Pour ceux qui ont connu les années 60, voici une cover du Jefferson Airplane, 'White rabbitt', qui garde toute sa saveur dans la version de Miss Rhodes.
Pas question de vous envoyer au lit après ce trip psychédélique, on termine par une berceuse ' Sister moon' .
La tournée européenne se poursuit jusqu'au 12 novembre!
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Stainless - Frau Blücher and The Drünken Horses - Fat Poor Show au Zik-Zak, Ittre, le 5 novembre 2016.
Une semaine après une ouverture officielle qui restera dans les annales, la nouvelle salle de concerts du Brabant Wallon, ouverte à l'initiative de trois mousquetaires et d'une madame qui n'a peur de rien, programmait trois groupes au background rock'n'roll, pour couronner le tout, ton ticket d'entrée te donne droit à une consommation à l'oeil.
Quelques jours avant la date fatidique la dame qui fait hennir les poulains publie sur facebook: les excellents Fat Poor Show s'ajoutent à la fiesta!
L'honneur d'ouvrir le show revient aux Montois bien (re) montés et arrivés tardivement.
A première vue ils ne fréquentent pas le même salon de coiffure qu 'Elio, ils ont de la gueule et du tempérament.
Line-up possible: le moineau Mike Raybans Stetson Pewaukee Toyo aux vocals/ Christophe Toff Waelkens à la basse/ Frank Truckster à la lead/ Sergeï Ramowski ( nom d'emprunt) seconde guitare et Jeff Red Bull 'je m'en fous mes caisses sont assurées' aux baguettes.
Le soundcheck se déroule sans douleur, à 20:00 pile, le hard beercore rock n' roll metal band ( marque déposée, comme la Cara pils) attaque ' Say my name', du rock aussi musclé que les biceps de Stallone du temps du premier Rambo.
Si ton truc ce sont les enluminures illustrant un manuscrit du 13è siècle, tu oublies, leur devise étant droit au but, comme Gerd Müller, t'es sur mon chemin, je t'écrase!
Bonsoir à tous, il n'a pas ajouté merci d'être venus si nombreux, le tous se chiffrait à 35 têtes de pipe plus une demi-portion!
Tu te rends compte, il est à peine 20:05 et déjà il se plaint d'une gueule de bois, 'Hangover', il souffre beaucoup mais connaît le remède, s'y remettre aussi tôt et à une cadence combat, Manu, à boire!
Après s'être enquis de notre santé, on fait la connaissance de 'Buddy Loco' , un mec qui se déplace en caterpillar D7 racheté à D'Orazio, t'as pas intérêt à prendre ta priorité surtout celle de droite!
T'as vu un ' Hitchhiker' .
Où?
Tu viens de l'écraser!
Merde.
C'est rien, 'The worst is coming'.
Worst c'est pas une saucisse, vers le front, gaiment, la fleur au fusil, ils se dirigent!
L'état major a décidé de faire sortir les blindés, ' Cast away' , une bluette sonnant comme du Metallica.
On a capturé un ennemi, chef!
Bien, on lui fait un lavage de 'Brain' et s'il résiste on sort la tronçonneuse, ' Chainsaw refilled'.
Le drummer est pressé d'en finir, il n'attend plus les autres et amorce ' Love 'n hate' suivi par 'Popamobile driver'.
Un signe de l'organisation: deux!
OK, on débute par le véreux 'Politicians' pour achever ce set vigoureux par le programme électoral ' Beer, sex and rock'n'roll'.
Quoi, Mourad?
Ouais, c'est halal!
Merci, bonsoir!
Direction le bar!
Frau Blücher and The Drünken Horses
En consultant ton calepin, tu constates que Veronica Blücher, flanquée de ses bourrins bourrés, tu l'as déjà croisée à maintes reprises, que ce soit dans une écurie de province ou dans un haras de la capitale.
Ils ne peuvent plus te surprendre, penses-tu, et pourtant à chaque coup leur punk'n'roll te fait le même effet que 10 comprimés de Guronsan, que l'on ne recommande pas si d'aventure tu es en cloque , dans ce cas de figure, bouffe des fraises, un avis du Dr Renaud.
Line-up invariable depuis la nuit des temps: Veronica Märtinez: Lead Vocals / Mathias Sälas: Guitars - Vocals/ Yves Vränckx, demain j'ai 50 balais: Bass/ Jeän Meert: Drums et celui qui occupe le box ami, muni de paille fraîche: Bruno Nobi: Saxophone!
L'intro 'Blücher boogie' est portée par le sax de Bruno, Veronica ricane puis salue les locaux qui, en saison, pêchent le saumon dans la Sennette avant de les traiter de 'Bastard' parce qu'ils sont jugés trop mous.
Bougez-vous le cul ou les tables sur lesquelles vous êtes accoudés valsent par la fenêtre, heureusement, le bunker n'est pas muni de vitraux!
' 1 2 3 4', elle vient donner sa leçon d'arithmétique dans la fosse puis propose un jus de fruit qui risque de te laisser sur le carreau, 'Lethal Pill Cocktail'.
Je tombe la vareuse, voici ' The party song' suivi par ' Quick and dirty' , une gorgée de My friend Jack pour se rincer les amygdales et on balance 'Mama said no'.
Où est la serveuse, le service laisse à désirer dans ce bouge, à boire ou on chôme, le ravitaillement arrive, ' Carpe Diem' dit l'Espagnole qui a lu Horace .
Après cette leçon d'épicurisme, elle abandonne le latin pour le slang, ' Fuck you' , c'est pas pour toi, hein, chouchou, je t'aime, d'ailleurs on va tous te chanter un Happy Birthday mélodieux et après t'as droit à une Jupiler.
' I'm drunk' , Lucien, petit con, descends du podium, merde, descends, fieu, elle lui refile un coup de pied dans les roustons.
La bouteille de Jack Daniels tourne et revient quasi vide, on a joué à Arlon, ils n'y ont pas touché!
Chapitre suivant: ' Scream motherfucker' puis un roman à l'eau de rose publié chez Harlequin, 'Red Döll', avant l'ode aux casse-couilles souffrant d'hémorroïdes ' Pain in the ass'.
Une farandole fantaisiste se met en route, il nous reste deux morceaux annonce l'écuyer.
Euh, temps mort, je dois pisser, Jean s'en va saluer madame Pipi, il revient en vitesse pour tambouriner sur 'I don't care' et c'est par une version bordélique de 'La Bamba', pour laquelle une cousine de Trini Lopez est invitée sur scène, que s'achève la croisade de Frau Blücher.
Il est 23h, Stainless est prêt à en découdre.
Eric Taminiaux est inoxydable, aucune trace de corrosion, normal cet Axeman vient de Mars, il y a plus de 10 ans il s'ébattait au sein du combo Charlie don't surf, qui non seulement a rangé sa planche mais aussi son matériel de scène.
En 2009, Stainless voit le jour, il ne pleuvait pas, le groupe tourne et enregistre deux plaques, la dernière date de 2013 ( When both ends burn), elle est distribuée par Moonzoo.
Montent sur scène au Zik -Zak, Axeman Frommars et sa guitare solaire, Olivier Scattone à la batterie et Chris Lacroix à la basse.
En bas, le public est disséminé, les plus résistants à l'alcool sont toujours au poste et ne vont pas le regretter.
Are you ready for some heavy metal?
Gisèle?
Ja!
On suppose qu'ils ouvrent par ' Sweet M16' et pas par ' Perfect' qui est mentionné comme n°1 sur le pense-bête.
La formule est simple et d'une efficacité redoutable, t'as à faire à un power trio comme ceux qui existaient avant l'usage d'une technologie froide et souvent débilisante.
Tu dis, Robert, ce mot n'existe pas, écoute il est repris dans le dictionnaire des mots absents.
On abandonne la linguistique et la basse attaque le brûlot suivant.( Disciplined people) .. I wish I was blind... s'exclame le martien qui, déjà, porte de sérieuses loupes, ce qui ne l'empêche pas de balancer des riffs mordants.
Un midtempo sentant bon UFO ( Bleed You) pour suivre, on te donne les titres avec les réserves d'usage, ils n'ont pas respecté leur papelard.
On a mentionné le band de Phil Mogg, on peut naturellement ajouter Scorpions et le Michael Schenker Group, bref du bon vieux hard comme on en produisait dans les seventies.
Juste au cas où vous n'avez pas prêter attention à l'affiche on s'appelle Stainless et pas Take That!
' Speed' et ' Out of this world', une wah wah tonitruante décore cette plage, se succèdent.
Ensuite vient ' Good riddance' qui ouvre leur dernier méfait, Olivier ne scatte pas, par contre il tabasse comme une bête, les riffs de Monsieur Tarminiaux mélangent puissance et justesse de ton, la basse assure, quant au chant il surpasse celui du coq de ta voisine qui t'éveille tous les matins à l'aube.
Ittre savoure.
Tu m'emmènes au ' Seventh hell'?
Elle est bien bonne, Simone, il n'y a plus de train à cette heure!
' Remember me' précède ' New warfare' , une potion dans lequel ils ont insufflé des épices Metallica.
Pas question de nous laisser souffler, voici ' Man eat man' voyant il signor Scattone terminé le titre debout pour tabasser ses casseroles.
Impressionnant!
On va jouer un slow pour les deux couples de l'assistance, non Félix, t'es pas obligé d'inviter Rudy!
Après la romance on revient aux choses sérieuses avec le speed rock ' The call' et ensuite ' Hate'.
Celle que tu peux raconter aux petits avant de les coucher se nomme ' The slasher', l'histoire d'un brave gars qui a découpé sa bonne femme en tranches fines.
Sans pause vient ' Insane' qui clôture ce set râblé.
Il est minuit quart, les quelques survivants réclament un bis.
Une cover, une cover... supplie Manu, il sera servi et grimpe sur scène suivi par Mademoiselle Blücher afin de psalmodier ' Ace of Spades' avec le cosmonaute.
Stainless amorce un second bis dans la foulée mais l'heure de la retraite à sonner, cap vers la capitale!
Une semaine après une ouverture officielle qui restera dans les annales, la nouvelle salle de concerts du Brabant Wallon, ouverte à l'initiative de trois mousquetaires et d'une madame qui n'a peur de rien, programmait trois groupes au background rock'n'roll, pour couronner le tout, ton ticket d'entrée te donne droit à une consommation à l'oeil.
Quelques jours avant la date fatidique la dame qui fait hennir les poulains publie sur facebook: les excellents Fat Poor Show s'ajoutent à la fiesta!
L'honneur d'ouvrir le show revient aux Montois bien (re) montés et arrivés tardivement.
A première vue ils ne fréquentent pas le même salon de coiffure qu 'Elio, ils ont de la gueule et du tempérament.
Line-up possible: le moineau Mike Raybans Stetson Pewaukee Toyo aux vocals/ Christophe Toff Waelkens à la basse/ Frank Truckster à la lead/ Sergeï Ramowski ( nom d'emprunt) seconde guitare et Jeff Red Bull 'je m'en fous mes caisses sont assurées' aux baguettes.
Le soundcheck se déroule sans douleur, à 20:00 pile, le hard beercore rock n' roll metal band ( marque déposée, comme la Cara pils) attaque ' Say my name', du rock aussi musclé que les biceps de Stallone du temps du premier Rambo.
Si ton truc ce sont les enluminures illustrant un manuscrit du 13è siècle, tu oublies, leur devise étant droit au but, comme Gerd Müller, t'es sur mon chemin, je t'écrase!
Bonsoir à tous, il n'a pas ajouté merci d'être venus si nombreux, le tous se chiffrait à 35 têtes de pipe plus une demi-portion!
Tu te rends compte, il est à peine 20:05 et déjà il se plaint d'une gueule de bois, 'Hangover', il souffre beaucoup mais connaît le remède, s'y remettre aussi tôt et à une cadence combat, Manu, à boire!
Après s'être enquis de notre santé, on fait la connaissance de 'Buddy Loco' , un mec qui se déplace en caterpillar D7 racheté à D'Orazio, t'as pas intérêt à prendre ta priorité surtout celle de droite!
T'as vu un ' Hitchhiker' .
Où?
Tu viens de l'écraser!
Merde.
C'est rien, 'The worst is coming'.
Worst c'est pas une saucisse, vers le front, gaiment, la fleur au fusil, ils se dirigent!
L'état major a décidé de faire sortir les blindés, ' Cast away' , une bluette sonnant comme du Metallica.
On a capturé un ennemi, chef!
Bien, on lui fait un lavage de 'Brain' et s'il résiste on sort la tronçonneuse, ' Chainsaw refilled'.
Le drummer est pressé d'en finir, il n'attend plus les autres et amorce ' Love 'n hate' suivi par 'Popamobile driver'.
Un signe de l'organisation: deux!
OK, on débute par le véreux 'Politicians' pour achever ce set vigoureux par le programme électoral ' Beer, sex and rock'n'roll'.
Quoi, Mourad?
Ouais, c'est halal!
Merci, bonsoir!
Direction le bar!
Frau Blücher and The Drünken Horses
En consultant ton calepin, tu constates que Veronica Blücher, flanquée de ses bourrins bourrés, tu l'as déjà croisée à maintes reprises, que ce soit dans une écurie de province ou dans un haras de la capitale.
Ils ne peuvent plus te surprendre, penses-tu, et pourtant à chaque coup leur punk'n'roll te fait le même effet que 10 comprimés de Guronsan, que l'on ne recommande pas si d'aventure tu es en cloque , dans ce cas de figure, bouffe des fraises, un avis du Dr Renaud.
Line-up invariable depuis la nuit des temps: Veronica Märtinez: Lead Vocals / Mathias Sälas: Guitars - Vocals/ Yves Vränckx, demain j'ai 50 balais: Bass/ Jeän Meert: Drums et celui qui occupe le box ami, muni de paille fraîche: Bruno Nobi: Saxophone!
L'intro 'Blücher boogie' est portée par le sax de Bruno, Veronica ricane puis salue les locaux qui, en saison, pêchent le saumon dans la Sennette avant de les traiter de 'Bastard' parce qu'ils sont jugés trop mous.
Bougez-vous le cul ou les tables sur lesquelles vous êtes accoudés valsent par la fenêtre, heureusement, le bunker n'est pas muni de vitraux!
' 1 2 3 4', elle vient donner sa leçon d'arithmétique dans la fosse puis propose un jus de fruit qui risque de te laisser sur le carreau, 'Lethal Pill Cocktail'.
Je tombe la vareuse, voici ' The party song' suivi par ' Quick and dirty' , une gorgée de My friend Jack pour se rincer les amygdales et on balance 'Mama said no'.
Où est la serveuse, le service laisse à désirer dans ce bouge, à boire ou on chôme, le ravitaillement arrive, ' Carpe Diem' dit l'Espagnole qui a lu Horace .
Après cette leçon d'épicurisme, elle abandonne le latin pour le slang, ' Fuck you' , c'est pas pour toi, hein, chouchou, je t'aime, d'ailleurs on va tous te chanter un Happy Birthday mélodieux et après t'as droit à une Jupiler.
' I'm drunk' , Lucien, petit con, descends du podium, merde, descends, fieu, elle lui refile un coup de pied dans les roustons.
La bouteille de Jack Daniels tourne et revient quasi vide, on a joué à Arlon, ils n'y ont pas touché!
Chapitre suivant: ' Scream motherfucker' puis un roman à l'eau de rose publié chez Harlequin, 'Red Döll', avant l'ode aux casse-couilles souffrant d'hémorroïdes ' Pain in the ass'.
Une farandole fantaisiste se met en route, il nous reste deux morceaux annonce l'écuyer.
Euh, temps mort, je dois pisser, Jean s'en va saluer madame Pipi, il revient en vitesse pour tambouriner sur 'I don't care' et c'est par une version bordélique de 'La Bamba', pour laquelle une cousine de Trini Lopez est invitée sur scène, que s'achève la croisade de Frau Blücher.
Il est 23h, Stainless est prêt à en découdre.
Eric Taminiaux est inoxydable, aucune trace de corrosion, normal cet Axeman vient de Mars, il y a plus de 10 ans il s'ébattait au sein du combo Charlie don't surf, qui non seulement a rangé sa planche mais aussi son matériel de scène.
En 2009, Stainless voit le jour, il ne pleuvait pas, le groupe tourne et enregistre deux plaques, la dernière date de 2013 ( When both ends burn), elle est distribuée par Moonzoo.
Montent sur scène au Zik -Zak, Axeman Frommars et sa guitare solaire, Olivier Scattone à la batterie et Chris Lacroix à la basse.
En bas, le public est disséminé, les plus résistants à l'alcool sont toujours au poste et ne vont pas le regretter.
Are you ready for some heavy metal?
Gisèle?
Ja!
On suppose qu'ils ouvrent par ' Sweet M16' et pas par ' Perfect' qui est mentionné comme n°1 sur le pense-bête.
La formule est simple et d'une efficacité redoutable, t'as à faire à un power trio comme ceux qui existaient avant l'usage d'une technologie froide et souvent débilisante.
Tu dis, Robert, ce mot n'existe pas, écoute il est repris dans le dictionnaire des mots absents.
On abandonne la linguistique et la basse attaque le brûlot suivant.( Disciplined people) .. I wish I was blind... s'exclame le martien qui, déjà, porte de sérieuses loupes, ce qui ne l'empêche pas de balancer des riffs mordants.
Un midtempo sentant bon UFO ( Bleed You) pour suivre, on te donne les titres avec les réserves d'usage, ils n'ont pas respecté leur papelard.
On a mentionné le band de Phil Mogg, on peut naturellement ajouter Scorpions et le Michael Schenker Group, bref du bon vieux hard comme on en produisait dans les seventies.
Juste au cas où vous n'avez pas prêter attention à l'affiche on s'appelle Stainless et pas Take That!
' Speed' et ' Out of this world', une wah wah tonitruante décore cette plage, se succèdent.
Ensuite vient ' Good riddance' qui ouvre leur dernier méfait, Olivier ne scatte pas, par contre il tabasse comme une bête, les riffs de Monsieur Tarminiaux mélangent puissance et justesse de ton, la basse assure, quant au chant il surpasse celui du coq de ta voisine qui t'éveille tous les matins à l'aube.
Ittre savoure.
Tu m'emmènes au ' Seventh hell'?
Elle est bien bonne, Simone, il n'y a plus de train à cette heure!
' Remember me' précède ' New warfare' , une potion dans lequel ils ont insufflé des épices Metallica.
Pas question de nous laisser souffler, voici ' Man eat man' voyant il signor Scattone terminé le titre debout pour tabasser ses casseroles.
Impressionnant!
On va jouer un slow pour les deux couples de l'assistance, non Félix, t'es pas obligé d'inviter Rudy!
Après la romance on revient aux choses sérieuses avec le speed rock ' The call' et ensuite ' Hate'.
Celle que tu peux raconter aux petits avant de les coucher se nomme ' The slasher', l'histoire d'un brave gars qui a découpé sa bonne femme en tranches fines.
Sans pause vient ' Insane' qui clôture ce set râblé.
Il est minuit quart, les quelques survivants réclament un bis.
Une cover, une cover... supplie Manu, il sera servi et grimpe sur scène suivi par Mademoiselle Blücher afin de psalmodier ' Ace of Spades' avec le cosmonaute.
Stainless amorce un second bis dans la foulée mais l'heure de la retraite à sonner, cap vers la capitale!
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