dimanche 31 janvier 2016

Bollock Brothers (UK) + Nervous Shakes au Magasin4 - Bruxelles, le 29 janvier 2016

Bollock Brothers (UK) + Nervous Shakes au Magasin4 - Bruxelles, le 29 janvier 2016

Concert en images par Manu Golenvaux ( notes additionnelles: le magasin, michel et Jock Mcdonald).

Entre les Bollock Brothers et Bruxelles c'est une véritable histoire d'amour qui dure depuis bien plus longtemps que ce qu'affirme les sondages: l'amour est un processus chimique de courte durée, trois ans tout au plus.
 L'annonce du Magasin4:
The Bollock Brothers are a British Punk act formed in 1979 by the London promoter, DJ and manager Jock McDonald and are latterly best known for their English language cover of Serge Gainsbourg's song "Harley David (Son of a Bitch)" (originally in French) and Alex Harvey's "Faith Healer". As well as being renowned for their self penned creations such as "Horror Movies", "The Bunker", "The Legend Of The Snake" and "The Slow Removal ...

 Jock Mcdonald, l'âme des Bollock, tient à remercier les sympathisants après les concerts de Lille et Bruxelles!
Bonjour mesdames et messieurs, thank you Brussels and Lille. Absolutely brilliant. Super show à Bruxelles au Magasin 4. C'était super de voir autant d'amis. La première partie des Nervous Shakes était géniale. Merci Pompom pour avoir chanté Harley DAvid avec nous sur scène. Lille, Wouaow Oh lala. Notre premier concert en France depuis des années. Je n'ai pas de mots pour décrire l'ambiance géniale avec le public. Merci Karina du café le rouge, Merci Wolf, Merci Denis and all your brilliant wonderful people who were there. Did I not tell you our version of harley David would be exceptional ? Karina, derrière le bar, nous a promis une bouteille de champagne si nous étions bons sur scène. Nous en avons eu 3.
Vive les Bollock Brothers,
Vive la France.

D'autres souvenirs:

Folks, I've had so many Good times in Brussels, wow, live on radio with Said Fm Brussels when Arno joined me on air, Live with Pom Pom on Pure Fm, Live on the street outside Rockaway Beat the famous record of Thierry Wildtiti, then cross the road to play the DNA, my infamous parties at the Sheraton Hotel with all the Punks in my room- and Richard from front 242, Bart Peeters first concerts with the Bollocks playing drums, Belgium V Scotland football games and the chance to re live ALL this Friday Night LIVE at Magasin 4 YES, Bhoys

Et les Nervous Shakes?
Glam et rock'n'roll, comme toujours.
Tu dis, Ivan?
On peut se procurer votre dernier single  'Cha cha twist/Do you wanna' plus un badge à Uccle, chez Monsieur Jean.
Jean Gabin?
Gamin, Jean, le disquaire du Diesdelle, le Vivier d'Oie pour les Wallons!
Tu dis, Yvan ( l'autre, De Volanges)?
Ce sont des stars! 
Des quoi, des tares?

samedi 30 janvier 2016

SomeSwing Else à l'Hôtel Bar Le Saint-Yves Tréguier ( 22) le 29 janvier 2016

SomeSwing Else à l'Hôtel Bar Le Saint-Yves Tréguier ( 22) le 29 janvier 2016

Le Saint-Yves, un hôtel de caractère situé en plein centre historique de Tréguier, au pied de la cathédrale Saint-Tugdual.
Un jeune couple a repris l'établissement en 2014 et l'a fameusement redynamisé en y organisant des apéro-concerts dans une salle de réunion coquettement aménagée.
Foule ce soir pour assister ( sans bourse délier) au concert de SomeSwing Else!

 SomeSwing Else
Un  quartet juvénile pratiquant un jazz manouche leste et vif.
A la formule classique, deux guitares, une contrebasse, vient s'ajouter la voix canaille de Marion Thomas qui, lorsqu'elle ne prête pas son organe délicieux au groupe de gypsy swing, s'ébat avec son propre Marion Thomas Quartet, quand elle ne joue pas la comédie chantée dans le spectacle de cabaret 'Femmes de Jazz'.
Ses complices ont pour nom:  Julien 'Dédé' Pinel, dit cibiche électro, à la contrebasse (La rallonge -   La Yuma   et  Dominique Carré swing quartet ...) , Louis Boudot, sauvé des eaux, le plus souvent en équilibriste solo ( Gypsylogy trio, Oudside, O'draka , HopHopHop Crew.... ) et son vis-à-vis Joris Viquesnel à la pompe mais il  ne dédaigne pas les envolées aventureuses en solitaire ( Norig, Sébastien Giniaux Trio, Dominique Carré swing quartet, La Rallonge....).
Entrée en manière fringante avec ' What is this thing called love' de Cole Porter, pourvu de grilles tziganes.
Le trio de musiciens fait d'emblée forte impression tandis que  l'étincelante Marion fascine l'assistance, tant par son timbre souple que par sa gestuelle harmonieuse.
Les canards enchaînent sur le standard  'I Can't Give You Anything But Love', si leur version est moins glamour que celle du duo Tony Bennett/Lady Gaga, elle nous permet d'admirer la virtuosité des artilleurs alternant les rafales,  à l'arrière, la contrebasse assure nonchalamment avant de se permettre un petit aparté soigné, pas en reste, la petite Marion a l'idée d'épater l'assemblée en proposant  un scat acrobatique.
Après cette débauche d'énergie la ballade 'September song' est la bienvenue et calme les ardeurs juvéniles.
'Don't you go away mad', d'Illinois Jacquet, est dédié à tous les mecs jaloux...allez, viens embrasse-moi, c'est pas parce que j'ai accepté ce rendez-vous avec un inconnu que tu dois tirer la gueule!
Tréguier, êtes-vous prêts à danser le Lindy Hop?
Voici 'Jersey Bounce' datant d'avant la dernière guerre.
Vachement sautillant ce jazz et Marion, le fripon, un croisement Zizi Jeanmaire/Liza Minnelli est des plus attractives.
Un premier titre dans la langue de Voltaire, le superbe  et poétique  'La noyée' de Serge Gainsbourg, va en émouvoir plus d'un.
La suivante est de Thelonious Monk. 
Non,  'I mean you' n'a pas été écrit pour son chat...
Personne n'a ri, tant pis!
Attachez vos ceintures, la locomotive va tourner à plein régime avec 'Nagasaki' de Django et on achève la première mi-temps, dès que les copains auront fini de déconner, avec ' La valse à Hum' d''André Minvielle.

Pause de dix minutes.

Reprise avec le standard: "Puttin' On the Ritz", le temps de se débarrasser de son tuxedo et de son haut- de-forme et on attaque '3 o'clock in the morning' de Dexter Gordon.
Spirou est d'humeur espiègle, d'après-elle 'I concentrate on you' de Cole Porter n'est pas vraiment une pub pour le concentré de tomates.
Pas de violons,  pas de trémolos mais une version des plus séduisantes suivie par le fantastique 'When day is done' , son intro casse-gueule et son accélération soudaine.
Sourires en coin, le joli minois nous annonce un morceau idéal pour câliner son voisin ou sa voisine, ce qui a le don de voir Deroual soudain se lever pour se diriger vers les lieux d'aisances car Loïc, assis à ses côtés, venait de lui faire les yeux doux, façon Zaza Napoli fixant amoureusement  Renato Baldi.
'Envie de toi', signé Henri Salvador, restera à jamais un  hymne à la tendresse.
Toujours l'amour, 'I've got my love to keep me warm' une rengaine imparable au répertoire de Billie Holiday précède 'Sweet Lorraine' de Nat King Cole. Trilles intrépides, galops époustouflants, étincelles à gogo, ça mitraille de partout, les applaudissements nourris accueillant la fin de cette chevauchée fantastique ne mentent pas.
Le programme prévoit un second  André Minvielle,  le frivole 'K You K Yaw' tout en onomatopées.
Gros désaccord sur scène...non, non et non, pas les sardines de Patrick  Sébastien, ça suffit vos gamineries, vos blagues sont cons, concentration svp, et revenons à la playlist qui prévoyait 'Just one of those things'.
Julien et Louis vous pouvez aller prendre l'air, comme Joe Pass et Ella Fitzgerald on jouera ' Detour ahead' en duo, vous reviendrez pour finir le concert avec nous en interprétant 'The way you look tonight'.
Traduction littérale, dixit Marion, de la manière dont tu ressembles à quelque chose aujourd'hui!
Rideau et ovation 1000 fois méritée! 

Oui, Monique?

Superbe soirée, il faut continuer et bientôt il n'y aura plus assez de place ! Attention, les fidèles devront venir tôt ... Bravo Lydie et Cyril et merci pour la qualité de votre accueil!

Monique, ton avis reflète  l'opinion générale!


vendredi 29 janvier 2016

Et ça continue encore et encore... Frank Collett, Paul Kantner et Black!

 Frank Collett, born in Brooklyn as Frank Taglieri, était un  pianiste de jazz sortant de la renommée Juilliard School of Music, en début de carrière il a accompagné Sarah Vaughan pour ensuite former son Frank Collett trio ( avec Monty Budwig et Donald Bailey).
Il fait surtout carrière en tant que musicien de studio, travaillant pour de grands noms: Elvis Presley, Perry Como,  Glenn Campbell, Bette Midler, Carmen McRae, Helen Merrill, Jon Hendricks, Diane Reeves ou Barbra Streisand. e.a.
Le pianiste, âgé de 74 ans, est décédé à Pasadena le 25 janvier.

 Colin Vearncombe, alias Black, est décédé ce 26 janvier, il avait été victime d'un accident de circulation quinze jours plus tôt et était resté dans le coma.
Pour le commun des mortels, Black restera le créateur de l'immense tube ' Wonderful Life' sorti en 1985 mais n°1 dans pas mal de listes en  1987.
Sa carrière avait débuté en mineur en 1981, il aura fallu attendre 6 ans avant de le voir décoller, d'aucuns considèrent 'Wonderful Life' comme un one shot, mais le singer-songwriter de Liverpool a toutefois continué à sortir des albums souvent chroniqués de façon élogieuse par la presse musicale.
Son dernier album 'Blind Faith' est sorti en 2015.
Colin Vearncombe avait 53 ans.

 Paul Kantner, cofondateur de Jefferson Airplane, un géant du rock psychédélique, est décédé jeudi à l'âge de 74 ans.
La carrière musicale de Kantner débute  dans les early sixties, il joue du folk et des protest songs sous l'influence de Pete Seeger.
Un jour, Marty Balin le voit sur scène et l'idée de former un groupe germe aussitôt, ils invitent Jorma Kaukonen, la chanteuse Signe Toly Anderson,  Jerry Peloquin et Bob Harvey et un des monstres du rock psychédélique, Jeffersoin Airplane, est baptisé.
Les trois derniers nommés céderont rapidement leur place à Grace Slick, Skip Spence et Jack Casady.
Si ' Jefferson Airplane Takes Off' tarde à décoller, le LP suivant 'Surrealistic Pillow' cassera la baraque.
'Somebody to love' et 'White Rabbit' demeurant des classiques indémodables. d
Kantner restera fidèle au vaisseau spatial, devenu Jefferson Starship, malgré les nombreux changements de line-up.
En dehors de la disco du Jefferson Airplane et de Jefferson Starship, Paul a également signé deux albums avec Grace Slick et trois disques sous son nom.
 Another rock icon has left us.... pour reprendre la note d'un fan sur facebook.

jeudi 28 janvier 2016

Shannon Wright - The Hills Mover à La Rotonde du Botanique, Bruxelles le 27 janvier 2016

Shannon Wright - The Hills Mover à La Rotonde du Botanique, Bruxelles le 27 janvier 2016

photos: jp daniels - avis sur la pretation de Shannon Wright: Florian Hexagen

Concert affichant COMPLET!

The Hills Mover
Grégoire F.Thot en apprenant qu'il pourrait assurer l'avant programme de Shannon:
Mon vrai cadeau de Noël est arrivé en retard, mais il est plus flamboyant que jamais: la première partie de Shannon Wright la semaine prochaine au Botanique avec ma cape de The Hills Mover!
Hugues qui se produit à ses côtés au sein de Thot:
Pas plus de 102 db(A) avec ta gratte acoustique, hein. C'est bien compris ?!, 
Un spectateur:
Ca a été dur à respecter !
setlist :voir cliché 

Shannon Wright.
Submergés par le sublime hier à la Rotonde par l'émouvante et incandescente Shannon Wright. C'était notre première soirée avec elle, après tant de rendez-vous ratés, et on espère vraiment que ce ne sera pas la dernière. C'est simple, elle nous a retourné par sa grâce, sa classe et sa fureur qui, rentrée ou pas, était si belle à suivre. MAGIQUE...

A noter une reprise magistrale de David Bowie: "Bring Me the Disco King"

mardi 26 janvier 2016

Vinyle Idylle au Casino de Saint-Quay - Portrieux ( Côtes d'Armor) le 24 janvier 2016

Vinyle Idylle au Casino de Saint-Quay - Portrieux ( Côtes d'Armor) le 24 janvier 2016

15:45', un soleil généreux inonde la plage du casino de Saint-Quay, le mercure indique 16 degrés, il y a du monde sur le sable et aux terrasses pour admirer des flots d'un bleu enchanteur, comme tous les dimanches le Casino local  propose une animation live au bar/resto de l'établissement.
Tu comptais t'installer face au podium à l'arrière de la piste de danse, mais ô surprise, deux longues tables encombrent celle-ci, un déjeuner de famille ( nombreuse)  s'est prolongé, les convives attendent encore fromage, gâteaux et pousse-café.
Il te reste à admirer le paysage carte postale à travers les baies vitrées en attendant qu'un personnel zélé ne dégage le tarmac réservé aux danseurs du dimanche qui déjà montraient quelques signes d'impatience.
Un premier musicien pointe le bout du nez, puis un second, ils sont rejoints par la chanteuse, Vinyle Idylle se produira en formule trio en cette belle journée dominicale.
En principe ils sont cinq:  Yaeell Chéron - Chant/Vincenzo Colamarco - Clavier/  Christian Monnier - Basse/ Dominique Berlan - Batterie et Bernard Rambeau - Guitare/Chant, la basse et la batterie sont restées en Loire-Atlantique, Vincenzo s'occupera du programming qui doit remplacer les absents.
 Yaeell se produit avec plusieurs formations, si Vinyle Idylle s'ébat dans le monde de la variété, elle chante des negro-spirituals au sein de Gospel 5 et du jazz avec Scenesible.
Bernard, aucun lien de parenté avec Stallone, aurait fait partie d'un groupe sudiste rennais, Excès de Zèle, travaillant dans le style de Lynyrd Skynyrd, on a pu, de temps en temps, se rendre compte que c'était pas un manchot.
Et Enzo?
Non, il ne joue pas au foot, certains le voient  prof d'Italien.
Sans crier gare, Vinyle Idylle entame son tour de chant en envoyant le tube oublié de Lilicub, le sucré ' Voyage en Italie'.
Monsieur Fernand et sa compagne, 156 ans au compteur ( à eux deux), sont les premiers à chavirer au son du calypso, Jean guindé et quelque peu rouillé et Fernande, distinguée.
Très vite, Adeline et Constand ( 147 ans) les rejoignent sur le plancher de bal.
Constand, 'Emmenez-moi' au bout de la terre.. je vous en prie!
En valsant, Adeline, suivez-moi!
Nettement plus nerveux, un paso-doble, 'Le roi de l'arène', pas évident à suivre ce rythme de torero, le moteur tousse, pas celui de Maggy et de Valentin, imperturbables, ils tournent sans sourciller tandis que les claviers prennent des sonorités André Verchuren.
Après Adamo, 'Vous permettez, Monsieur', on embraye sur Joe Dassin et ses 'Champs-Elysées', propices au madison.
Tu dis, Grégoire?
Ce que je fais à ce rassemblement de valétudinaires.
Suis-je obligé de répondre?
On va tous y passer, mon vieux, je me prépare, puis c'était l'après-midi dansante ou Drucker à la télé!
Vinyle Idylle poursuit la lecture de son catalogue, une chouette version de ' Sway', puis 'I'm just a gigolo' chanté par Rimbaud, Philippe Clay, 'Le danseur de charleston', elle était bien celle-là, mais ensuite on tombe dans la soupe, les inévitables nuisances  Club Med, La Compagnie Créole et son exotisme à deux balles.
Le troisième âge est féru de disco, allons-y pour un medley Boney M , pas original, ça, un jour il faudrait que ces groupes de bal s'attaquent à Silver Convention.
Aïe, ' Ces soirées-là' ou Yannick sabotant Claude François, tandis que tu frises la nausée, les danseurs se bousculent sur la piste, le calvaire se prolonge, du zouk 'Maldon', avant une série de slows entamée par 'Let it be'.
Ouf, joli solo de guitare, ils enchaînent sur 'Imagine', John se marre en voyant l'hospice dodeliner sur son  message de paix.
Au fond sans la présence de madame et de ses éclats de rire le spectacle ne t'amuse pas des masses!
Tu imagines de te commander une bière  avant de prendre congé, sur scène ils ont décidé de la faire au forcing, sans pause, voici  ."I love Paris in the spring time, I love Paris in the fall, I love Paris in the winter when it drizzles, I love Paris in the summer when it sizzles"... une des plus belles chansons magnifiant la ville lumière, qu'aucun terroriste  ne parviendra à ternir!
Tiens, voilà le gars au canotier, 'Fleur de Paris' , puis, pour la troisième fois en quelques semaines, la valse 'Mon amant de Saint-Jean'.
Pour les amateurs de castagnettes et de tauromachie, le chef-d'oeuvre inégalé 'E Viva Espana', ré-écrit par Molière, suivi par un instrumental moins ringard, le fabuleux ' Last night' des Mar-Keys.
'La lambada' n'est pas sexy quand la plus jeune dame sur le dancefloor approche de 60 balais, puis une samba pour pompiers, 'Incendie à Rio' de Sacha Distel.
Du rock au menu, 'See you later, alligator', avant  les dix minutes consacrées à Abba, 'Gimme Gimme', Money, money' et la préférée du Corse, 'Waterloo'.
On quitte Stockholm, pas le disco, ' Get down on it', 'Celebration' et Fresh' de Kool and the Gang.
Alphonse, éreinté, abandonne ses copines qui continuent leur gymnastique sur Shakira avant de s'essayer au line-dancing sur 'Cotton-eyed Joe'.
Folklorique!
 Il est 18:05, on t'attend pour le kir, tu t'éclipses tandis que Vinyle Idylle attaque ' Una Paloma blanca' et que tu te demandes si à Saint-Quay ils connaissent George Baker Selection!



 



lundi 25 janvier 2016

Ils sont arrivés au bout du voyage:Jimmy Bain et Rika Jansen ( Zwarte Riek).

La chanteuse amstellodamoise Rika Jansen, plus connue comme Zwarte Riek de Jordaanprinses, est décédée le 21 janvier à l' âge de 91 ans.
Dans les années 50, Rika connaît le succès aux Pays-Bas mais aussi en Flandre avec des rengaines telles que M'n wieggie was een stijfselkissie, Sansee de platte boender, Kersepit ou Alle apies (in de Artis lijken op me Ome Hein).
Plus tard elle reprend son nom véritable et réussit à classer  Amsterdam huilt (waar het eens heeft gelachen) dans les listes néerlandaises.
Ensuite elle sombre dans l'oubli.


Le bassiste écossais Jimmy Bain, mort ce 24 janvier, a fait partie de Rainbow et de Dio, groupe pour lequel on le retrouve sur sept albums.
Sa carrière commence tôt, encore adolescent il joue avec plusieurs groupes amateurs avant de rejoindre Street Noise et puis Harlot.
Quand Ritchie Blackmore lui propose de rejoindre Rainbow, difficile de refuser, il ne restera qu'une année au sein de l'arc-en-ciel, on l'entend sur 'Rising'.
Pas question de chômer, John Cale et Thin Lizzy l'engagent et en 1978 l'Ecossais forme son propre combo, Wild Horses, comprenant quelques pointures: Brian Robertson, Kenney Jones ou Jimmy McCullogh.
Le temps de graver deux albums studios et les broncos arrêtent les frais.
Jimmy propose ses services à Roger Chapman, Gary Moore et même Kate Bush avant de travailler de manière non-officielle avec Scorpions.
1983, il rejoint  Dio et participe à l'enregistrement des albums Holy Diver (1983) -  Dream Evil (1987)- The Last in Line (1984) - Sacred Heart (1985)- Magica ( 2000) - Killing the Dragon (2002) et Evil or Divine – Live in New York City (2003).
En 2005 il s'associe avec Carmine Appice pour former  The Hollywood All Starz et 3 Legged Dogg, l'aventure prend fin quand Carmine Appice refait équipe avec Ronnie James Dio, Tommy Iommi et Geeze Butler au sein de Heaven and Hell.
Les derniers avatars: le supergroupe The Hollywood Allstarz et Last in Line avec lequel il participait à la  croisière Hysteria On The High Seas de Def Leppard pendant laquelle il décède dans des circonstances obscures.
Jimmy Bain avait 68 ans.

"Nina" ( Stellis Groseil et Stéphane Dassieu) au Restaurant · Bar Le Soupson à Saint-Brieuc ( Côtes d'Armor) le 23 janvier 2016

 "Nina"  ( Stellis Groseil et Stéphane Dassieu)  au Restaurant · Bar Le Soupson à Saint-Brieuc ( Côtes d'Armor) le 23 janvier 2016

Le Soupson, 52, rue du Docteur-Rahuel, à Saint-Brieuc, une ancienne maison close devenue un bar resto proposant  une cuisine simple de qualité, tout en  vous accueillant avec le sourire!
Le concert de Nina est annoncé à 19:30, le coin se remplit très vite, ne compte pas réussir à dégotter une table si tu n'as pas réservé, tu suivras le concert debout en dénichant le rayon d'une étagère pour déposer ton demi!

19:50, Stellis Groseil et Stéphane Dassieu prennent place près du comptoir, deux tabourets, une jolie fille, un beau filet de voix, un barbu au crâne légèrement dégarni à la guitare, ils ont choisi l'appellation Nina en hommage à Nina Simone dont il s'approprie une partie du répertoire!
Un bref salut avant d'entamer la formidable prison-song ' Work song', la voix de la fraîche Miss Groseil est puissante et groovy, sans vouloir singer Nina Simone, elle parvient à faire dresser tous les poils de ton épiderme.
C'est bien parti, ils enchaînent sur 'I shall be released' le titre de Dylan que Eunice Kathleen Waymon a repris en 1969.
Brel, 'La chanson des vieux amants', à écouter paupières closes.
Une version jazzy et sensuelle.
Toujours dans la langue du cru, 'La vie en rose', repris en choeur par Antoinette Gouennec, 95 balais, j'habite place de la Liberté,  pas moyen de s'asseoir, je n'ai pas réservé, je me colle à vos côtés, elle est bien la petite, non?
Oui, madame, non, je n'habite plus chez ma maman!
Une touche de jazz manouche pour suivre, 'Coucou' ( les rosiers fleurissent), une jolie rafale en western swing nous prouve que Stéphane Dassieu n'est pas du genre pingouin.
Avec ' Nobody's Fault But Mine' on a droit à un classique gospel/blues avant l'engagé 'To Be Young, Gifted and Black' que Stellis accompagne aux fingersnaps.
Rien à dire, ces complices souriants regorgent de talent.
La Piaf, ' Je t'ai dans la peau' .
Euh, Stéphane, ce ne serait pas plus mal si on jouait le même morceau, on reprend!
Edith, bis, la romance, 'T'es beau, tu sais'.
Sur son premier album Nina Simone a repris 'Little Girl Blue' composé par  Richard Rodgers and  Lorenz Hart en 1935 et chanté superbement par Janis Joplin en 1969.
Une  ballade grandiose!
Nina c'est de la soie et de l'âme, voici son 'Go to hell' suivi par sa vision de 'Ne me Quitte pas' du grand Jacques.
Le premier set s'achève  par un des titres les plus connus de la diva, ' Ain't go no, I got life'.
Un cri, un seul: j'existe!
Applaudissements nourris et pause!

Second set.
Nina Simone Sings Ellington, 'Do nothing till you hear for me', pas de cuivres, ni de strings, ni de choir, mais un arrangement minimaliste qui touche.
Place au standard 'Just in time' précédant le blues de Bessie Smith, 'I Want a Little Sugar in My Bowl'.
Un second Duke, 'Mood Indigo', permet à l'audacieux Dassieu de tenter une escapade périlleuse.
Tu dis, le moineau?
' J'm 'en Fous Pas Mal'.
Petite crise de fou rire et on achève la rengaine.
Une première séquence de scat, logique, décore 'You better know it', quelques notes de guitare sont mises en boucle avant de placer une rafale meurtrière, Duke préférait le piano, never mind!
Une ballade?
Pourquoi pas.
 'Black Is The Color Of My True Love's Hair', et après cette sad song  on vous propose le rythmé ' My babe just cares for me'.
C'est la perle  'Solitude' qui te refilera les plus intenses frissons de bonheur, sans nous laisser applaudir le duo a enchaîné sur le scat secoué 'Satin doll' avant de nous proposer un second Bob Dylan, 'Just like a woman', que tu avais fort apprécié dans la version Aufray/Birkin, 'Tout comme une vraie femme'.
Les clients au boulot, handclaps and chorus,  pour l'énervé 'See line woman' auquel succèdent le classique 'Bye, bye Blackbird' et 'Love me or leave me'. 
Ils sont très nombreux à avoir repris 'Mr Bojangles' de Jerry Jeff Walker, Nina l'a enregistré en 1971.
On approche du terme, 'La Javanaise' du beau Serge et le tube 'Feeling good' achèvent ce trip prisé à sa juste valeur.

Un dessert?
Vite, alors, la reprise de 'Work song' le morceau qui avait ouvert les festivités!
Un concert au-dessus de tout soupçon!