samedi 30 mai 2015

Roxette-trummisen Christer Jansson död

Alors que la tournée de Roxette passait à Anvers, le groupe annonçait le décès de Christer Jansson sur sa page facebook:
SAD NEWS to hear that Christer Jansson, our wonderful friend and splendid drummer on some of the Have A Nice Day and Room Service-recordings has passed away. Terrible beyond words. He will be truly missed.
Les premières traces discographiques de  Christer Jansson avec Roxette coïncide avec l'album 'Have a nice day' de 1999.
Il tient également les sticks sur le suivant 'Room service'.
Après la pause de 2002 à 2009 on le retrouve sur 'Charm School'.
Pour le  XXX The 30 Biggest Hits tour, c'est Pelle Alsing qui se trouve derrière les caisses et cymbales.
Un cancer a emporté  Christer Jansson  à l'âge de 51 ans.

Pour info la setlist d'Anvers
Sleeping In My Car
The Big L.
Stars
Spending My Time
Crash! Boom! Bang!
Crush On You
She’s Got Nothing On (But The Radio)
The Heart Shaped Sea
Watercolours In The Rain / Paint
Fading Like A Flower
How Do You Do!
It Must Have Been Love
Dressed For Success
Dangerous
Joyride

Extra:
Listen To Your Heart
The Look

Duvel Blues 2015 ( Friday) - Hof Van Coolhem- Puurs- le 29 mai 2015

Duvel Blues: épître  quinze aux amateurs de 12-bar chord progressions.
Une première, le festival s'étale sur deux jours, toujours dans le cadre enchanteur du  Hof Van Coolhem.
Luk est au rendez-vous, on ramasse Daniel à Vlezenbeek, se tape les bouchons du ring, ramasse une sale averse, pour larguer les amarres à 18:45' face au chapiteau, 46 mains à serrer, les 6 autres spectateurs nous étaient inconnus.
Niet te veel volk mais un programme du tonnerre: Luca Giordano feat Quique Gomez (it/sp) / Chris Daniels and the Kings feat Freddi Gowdy JR band (usa) / Carolyn Wonderland (usa) / Nick Moss and the Flip Tops (usa).
Un passage au bar, histoire de se rincer les amygdales avant le coup d'envoi.

19:30 , le maître de cérémonie introduit Luca Giordano feat Quique Gomez!
 Luca Giordano avait laissé une excellente impression à Puurs lorsque, en 2013, il accompagnait feu Eric Guitar Davis.
Ce soir, c'est flanqué de l'excellent chanteur/harmoniciste espagnol Quique Gomez qu'il lui échoit l'honneur d'ouvrir le gala.
Le bilan ne pouvait qu'être positif, le virtuose italien, que les grands bluesmen ricains s'arrachent lors de leur passage en vieille Europe, et el gran hombre à la voix incroyable, accompagnés par une session rythmique remarquable ( Pablo Bárez del Cueto et  David Salvador Fructuoso) ont d'emblée mis la barre très haut.
Tout débute pourtant mal, une corde à remplacer dès le premier morceau qui vire jam à trois, Luca venant prêter main forte à ses compagnons pour achever ce Chicago blues poisseux.
Que ces gars soient adeptes du Chicago blues est une évidence, ils ont enregistré une plaque dénommée  'Chicago 3011 Studio Sessions' et vont nous en distiller quelques pépites ce soir.
Les éternelles emmerdes avec des gonzes pas sérieuses( 'The Fool' compo signée Luca Giordano/ Quique Gomez) ... I'm crazy about you...but it's time you change your ways... ou le fait de battre les routes comme sur le funky  'Travellin man', des reprises de choix, Little Walter '  One More Chance with You' décoré d'une broderie ciselée par l'orfèvre Luca Giordano.
Un petit Albert Collins?
'If You Love Me Like You Say' pourquoi tu me traites comme un chien?
Le premier slow blues, déchirant, de la soirée sera dédicacé à  Eric Guitar Davis,' Don't Ever Leave Me' que Carlos Johnson a enregistré sur 'In and out',  il sera suivi par ' Don't start me talking' un Sonny Boy Williamson de 1955.
Pas à dire l' antipasti est succulent.
' Cheaper To Keep Her' se trouve au répertoire de Buddy Guy ou de Johnnie Taylor, à tes côtés Amanda, 59 piges, se dandine en arrosant ses escarpins de Duvel.
Quique sur une enceinte, no mike, il entame le standard  'Ain't Nobody's Business', ce fier hidalgo est doté d'une voix à faire pâlir José Carreras, un petit saut, il enjambe la balustrade pour une balade dans la tente en alternant chant et lignes d'harmonica.
La même Amanda: wouah!
Ce set marquant s'achève par un hommage à  Gary Primich, le shuffle 'My Home'.
Grazie, muchas gracias, tous au comptoir!


Seconde entrée: Chris Daniels and the Kings feat Freddi Gowdy JR band!
Connais pas?
Wiki?
 Chris Daniels  aka "Spoons" born Christopher Williams Daniels on September 30, 1952, is an American bandleader, singer, songwriter, guitarist, and roots musician.
Plus de quinze macarons, le dernier, tout frais sorti de l'usine,  'Funky to the Bone'.
Du monde sur scène, huit bipèdes, facebook précise: le cowboy, Chris Daniels, rhythm guitar, vocals -  Colin "Bones" Jones, lead guitar  - Randy Amen, drums, vocals - Kevin "Bro" Lege, bass, vocals - Darryl "Doody" Abrahamson, trumpet, vocals -  Jim Waddell, alto, tenor sax, flute, vocals.
A première vue on n'a pas vu tous ces Ricains, mais  Jan Rijbroek, un fameux guitariste doté d'une voix pas banale, Jim Waddell et Doody  étaient au poste, Edwin Wezenbeek était  aux keys, Edwin Plooyer aux drums, Dario à la basse  et casquette à l'envers, le comique de la bande aux vocaux, Freddi Gowdy!
Ces braves gens nous ont concocté une macédoine/pot-pourri ratissant large: du blues, du funk, de la soul, du latino, du r'n'b et du Charlie Chaplin.
Trop de cinéma selon certains, sans mettre en doute les qualités musicales des saltimbanques.
C'est parti, ' When you're cool',  the sun shines all the time, tu parles, mec, le thermomètre indique 11°, un vilain crachin arrose les pissenlits.
Du funk remuant.
Jan au chant pour 'If God was a woman' de Richie Sambora, pas le titre préféré de l'ayatollah.
Sur le dernier né 'Joy' à la Tower of Power, suivi par 'Bad Thing' toujours dans le même créneau.
Paraît que c'est un blues festival, montre leur, petit.... Jan attaque 'Trouble blues' .
Beau.
 Freddi, le plaisantin, the spirit of BB King is in the room, un voisin  cherche l'esprit dans son godet, sur scène on chantonne 'The thrill is gone'.
Superbe timbre Robert Plant et un jeu qui touche, pourquoi fallait-il que Freddi Gowdy se prenne pour Jim Carey?
Voici 'Nobody knows', une parodie de  Carlos Santana avant de revenir au founk, 'I like your shoes', do you like mine?
 Non, mais ta casquette pourquoi pas!
Pour amuser la galerie on place play that funky music white boy ( Wild Cherry) dans la comptine puis on passe à une ballade 'Till the end of the day', aussi efficace que quand les zoziaux chantent dans le bois d'Urbanus.
Amanda invite Roel, il décline et va se chercher une Vedett.
'Something you got', le rock à la AC/DC ' Nothing to lose'  et 'Funky to the bone' achèvent le récital.
Amusant, pas mémorable!

Carolyn Wonderland
Née en 1972 à Houston , la blues lady a sorti 9 albums,  collectionne une série d'awards et se targue d'une participation au dernier album de James Williamson ( The Stooges).
En trio ce soir, Carolyn, vocals, guitar, lapsteel, et deux associés doués,  aux keys and bass keys,  Cole El -Saleh, aux drums, Kevin Lance.
Carolyn, c'est l'opposé du band précédent, pas de fioritures, pas de vaudeville, mais du blues haut de gamme d'un classicisme serein.
Non, ce n''est pas Ana Popovic ou autres nana jouant de leur sex-appeal, pas pour dire qu'on a à faire à un laideron ou qu'Ana est nulle, ce qui prime avec la Texane c'est le feeling et la musique.
Bref, un show sobre, fort apprécié par les connaisseurs.
 'Come together', pas le tube des Beatles, mais un blues  written by Carolyn Wonderland and Ruthie Foster, ouvre.
Le titre est suivi par 'She wants to know' dans le style Bonnie Raitt, puis vient le nerveux et nasty 'Judgement Day Blues' qui déménage sec.
Next song is about a bird, ' A victory of flying'.
 Some great  volatile blues.
A noter qu'aux pieds de la madame on ne distingue pas une armada d'effect pedals, elle se débrouille très bien sans toutes cette technologie, ce que confirme ' Two Trains'.
Puis elle enfile une série de morceaux à  la lapsteel, 'Only God knows when' , 'If I Had My Way I'd Tear The Building Down' ( Blind Willie Johnson) et le métallique  'Misunderstood', titletrack d'un CD de 2008.
L'assistance admire et vibre.
Ensuite Carolyn reprend la Telecaster to play a song of one of my heroes, un Johnny Winter qui secoue,  'Still alive and well'.
Certains affirment entendre des tonalités Janis Joplin dans le timbre de Miss Wonderland, maybe, mais pas question  de caricature ou de parodie, c'est simplement son registre vocal convenant particulièrement bien à l'environnement blues texan.
En parlant de Janis, voici  "What Good Can Drinkin' Do" auquel succède la ballade' Golden stairs' de  Robert Hunter et Vince Welnick.
'The palace of the king' de Freddie King met un terme à cette excellente prestation, un mix de raw, rootsy,  swampy blues  avec même une touche de gospel.
La tournée européenne s'achève, à partir du 7 juin elle se tape les States.

Nick Moss and the Flip Tops.
Nick Moss ( chant, guitare), un costaud, ses poignets ont le même diamètre que la cuisse d'un joueur de rugby, est un adepte du Chicago blues qu'il distille depuis 1990 sur les scènes internationales.
Une dizaine de LP's, le dernier ' Time ain't free' en 2014 a été catalogué one of the 50 best albums of the year par Guitar World.
Le band,  Michael Ledbetter, un descendant de Leabelly, guitare et voix black, chaude et puissante - et probablement, Patrick Seals: drums - le jeune et talentueux Taylor Streiff aux claviers et Nick Fane à la basse.
Deux mots pour résumer le set: high energy !
La clique joue sans setlist, n'annonce pas les plages, on suppose que plusieurs morceaux figurant sur ' Time ain't free' ont été interprétés.
C'est Nick qui, d'un timbre JJ Cale, entame au chant un premier soul blues .
Dans son énorme paluche la guitare ressemble à un jouet pour gamin, Puurs est impressionné.
Un long solo introduit 'One more chance with you' de Little Walter suivi par un slow blues kilométrique, le GPS les avait égarés, Ledbetter se colle au chant, "You're Breaking My Heart" d' Otis Rush.
Dehors la t° atteignait huit degrés, faisait bon dans la tente, la Duvel, ça aide, mais les salopards nous refilent des frissons.
Pire qu'Al Capone, ces Chicagoans!
Nick Moss plaisante: take your clothes off.
T'es malade, mec?
Well I mean, ladies, take your clothes off!
T'es plus que malade, toi, il n'y a que trois madames potables ici, remarque un ivrogne!
Assez ri, un petit funk pour faire monter la température, 'Somebody's calling my name' nous rappelle le Band of Gypsies.
Un nouveau slowblues, aux accents soul, porté par la voix incroyable de  Michael Ledbetter fait monter la tension.
Après ces instants d'émotion, Nick qui n'est pas le fils de Stirling, ni le grand frère de Kate, un gamin lui a posé la question, décide d'accélérer le tempo pour une pièce aussi musclée que ses biceps.
Tu te déhanchais quand le chauffeur, chaperonné par Daniel, te tapote l'épaule et  annonce le taxi est prêt, terug naar Brussel.
C'est de loin que t'endends Nick et sa clique poursuivre leur show.
Tot morgen, Puurs, 't was een fijne avond!






 





vendredi 29 mai 2015

Condor Gruppe au Soul Inn, Bruxelles, le 28 mai 2015.

Premier concert auquel tu assistes au Soul Inn, le bar, rue Plattesteen, qui doit faire oublier le DNA.
Sur place Yves H. peste, zont pas de Blanche!
 Qu'à cela ne tienne, on travaillera à la Maes.
Sur le podium, plus vaste que du temps du punk ou hardcore metal, le matos attend le bon vouloir de Condor Gruppe!


Condor Gruppe?
Une brigade aérienne de l'époque nazie?
Non, la flottille quechua!
Le groupe naît dans une cage au zoo d'Anvers, en 2012. Le guitariste Michiel Van Cleuvenbergen (Creature With The Atom Brain, Dead Stop ..) et son pote bassiste, Jan ex-Barbe Noire Wygers (
Creature With The Atom Brain, Sexmachines, Hitsville Drunks, Mauro Pawlowski and The Grooms...) décident de monter un combo s'ébattant dans l'univers musical des Spaghetti Westerns, ce groupe sera moins expérimental, ou mathrock si tu veux, que MannGold. 
Ils embrigadent trois mercenaires qui visitaient la ménagerie, le guitariste Milan Warmoeskerken ( Flying Horseman, Blackie and the Oohoos, Mittland och Leo), l'as de la douze cordes + keys et autres brols électroniques  Kris Delacourt ( Monza, Meuris, Papermouth, Remörk..) et le drummer Krist Torfs (White Circle Crime Club) et s'en vont sur la route jouer leurs cinématiques symphonies.
Fin 2014 ils pondent  'Latituds del Cavall', la presse acclame!
Il est 21:15', le coin est bien peuplé, le film démarre mais pas dans une salle obscure, premier chapitre 'Philomena', une madame aimant la surf music pimentée d'éléments psychédéliques.
 Michiel vocalise comme une buse à queue rousse voyant pointer l'aurore, ton canasson a choisi le train de sénateur pour suivre la piste poussiéreuse.
Seconde plage, sortez les pelles, ça va suer, 'Diggin for Gold', un morceau bourré d'effets en tous genres, wah wah, reverb, disto, claviers gélatineux... je pousse une pointe à Las Vegas si je déterre une pépite.
Une touche d'exotica avec ' Vocazione' suivi par  une cover de Demon Fuzz , un groupe obscur du début des seventies ayant pondu un album devenu culte ' Afreaka!', un sax s'est joint au groupe pour ajouter une touche orientale à la composition.
Pas à dire mais notre valeureux royaume compte quelques cracks au niveau musique instrumentale/soundtracks en commençant par Fifty Foot Combo, puis MannGold déjà cité, Speedball jr., The Left Arm of Buddha  ou  Kriminal Hammond Inferno... de quoi inspirer les cinéastes en quête de bande sonore pour un road movie ou un western.
John Barry ' A man alone', 1964, tiré de la B O de ' The Ipcress File', un chef-d'oeuvre d'exotica noir.
Le sifflement en duo sur  “Ondt Blod” ( un drame danois de 1996) nous renvoie d'office vers Ennio Morricone.
Milan délaisse sa guitare pour épauler Krist aux drums pendant 'Dusty Fingers', un morceau aux consonances Can.
C'era una volta il West?
 ' Cardinale', aaaah la voluptueuse  Claudia sur fond de twangy guitars et de trucages sonores au synthé.
 Une seconde apparition du saxophoniste illustre ' Righteous Jam' un morceau plus jazzy.
Anvers s'est déplacé en masse à Bruxelles, Michiel note great to see so many familiar faces, il nous reste deux titres, ' Bismantova' et 'Sabba' de Bruno Nicolai sur l'OST de 'Tutti i colori del buio'.
T'as noté le clin d'oeil s'exclame Yves, trois lignes d''Apache' des Shadows.
On quitte les plaines arides, Yves n'a pas enfilé sa dose de Hoegaerden, cap sur le Central.

Ton chat a sursauté à 3 heures du matin, pour la petite histoire au Central on a croisé l'inévitable RickyBilly , Yeti Popstar, un La Muerte et on a assisté au set de Kord feat. Annie Gylling.
Quoi, combien...
Même pas!


jeudi 28 mai 2015

The Chameleons + Der Klinke - Het Depot- Leuven- le 27 mai 2015

A la différence du calamar et du poulpe, le caméléon ne modifie pas sa couleur uniquement grâce aux pigments contenus dans sa peau.
Ah oui... en 1987 The Chameleons rangent leur saint-frusquin, they disbanded indiquent les encyclopédistes.
Ils n'ont jamais changé de couleur mais, en 2009, après une brève reformation en 2000, Mark Burgess et John Lever ( drums) refont apparition sous l'appellation ChameleonsVox , c'est ce groupe qui se produira au Depot vers 21:30' ( détail, ce n'est pas John qui tiendra les baguettes à Louvain, more, later).

Support: Der Klinke.
T'es qu'une clinche, Arnold, un abruti, t'as vu où t'as été placer la poignée, faut grimper sur un tabouret pour ouvrir la fenêtre et je te dis pas pour ma conjugale, une échelle il lui faut...
Der Klinke aus Ostende (einer der bedeutendsten Küstenhäfen Belgiens) s'avère être un combo d'Electro Wave/ EBM/ gothic dark wave ayant opté pour leur identité en pensant au  80's Belgian new wave club known as  De Klinke, sis dans la station connue sous l'étiquette "la reine des plages".
Une discographie fournie ( EP's et full CD's), dernière production connue 'The Gathering of Hopes' chez les Allemands de Echozone.
Sont six sur scène, le chef, Chesko Geert Vandekerkhof, non il n'est pas fossoyeur, son look ,malgré les frusques noires, s'apparente à celui des dockers, la photographe Heidi Van Tiggelen et la rouquine  Miss Lollirot Deaddoll ( Sarah Parmentier)  aux keys, Marco Varotta à la gratte, Sam Claeys à la basse et seconde voix ( terrible), oui ce gars était chez Red Zebra et s'amuse chez MASK ou  Elements vu au Depot il y a peu et Hazy Chris De Neve aux drumpads ( Red Zebra, keys chez Elements, et un passé métal).
Trente minutes de set, avec les connaisseurs Fred Cerise et Yves Hoegaerden, on palabre.... pas criant d'originalité ( Poésie Noire, Love Is Colder Than Death,  Fad Gadget, The Neon Judgement et même Praga Khan...), de bons faiseurs sans plus!
Elements de Sam Claeys et Chris De Neve étaient nettement plus persuasifs.
'We are here' ouvre, le morceau erinnert an Joy Division note Harald, tandis que sur le mur du fond des visuels attirent notre attention.
Quoi, Benoît?
La gestuelle de Chesko s'apparente à celle d'un chanteur de hard, tu crois?
'Our dance in darkness', le son froid de la batterie électronique, les nappés de claviers et la voix caverneuse de l'homme de la nécropole nous plonge en plein dans les 80's romantiques.
Pour Dante...dans chaque flamme est enveloppée une âme, et chacun de ces malheureux se fait un vêtement du feu qui le consume...' In Flames'. Accessoires: la croix, un corbeau, un recueil d'Edgar Allan Poe.
On quitte le domaine des morts pour l'astral, ' The second sun', les vocaux ténébreux de Sam Claeys produisent leur petit effet.
'Clear mind' aux accents prussiens est le premier titre qu'on a gravé, il est suivi par 'She's lost control' de Joy Division.
Time to dance, préconise-t-il.
Ok, j'invite Barbie.
Klaus?
Enfoiré, 'The Doll', sur fond de B movie.
Le générique de fin accompagne 'Where it ends'.

The Chameleons.
Pendant cette tournée le post  punk  band de Middleton  a décidé de jouer ' What Does Anything Mean? Basically’ ( 1985)  dans son entièreté, c'est d'ailleurs la pochette de l'album qui sert de toile de fond.
Le Depot, étrangement vide pendant la prestation du premier groupe, s'est bien garni.
En piste, Mark Burgess - vocals, bass/ Neil Dwerryhouse - guitar/ Chris Oliver - guitar et Yves Altana - drums.
Yves Altana, ça ne sonne pas très British.
Le gars est originaire d'Ajaccio, pépé!
Dès les premières notes de 'Swamp Thing' ( sur 'Strange Times') la cohorte de fans ( allant des cinquantenaires aux jeunes pousses)  resserre les rangs pour participer à l'office à proximité des ministres du culte.
Quelle différence avec nos côtiers, authenticité et conviction, c'est parti pour un show intense.
Yves manie fort bien la langue des habitués d' Old Trafford, c'est lui qui d'un one, two, three, four éloquent lance 'A Person Isn't Safe Anywhere These Days'.
Les baïonnettes ont été affutées, ça va saigner.
C'est marrant les inflexions Peter Gabriel dans le timbre de Mark Burgess, on ne lui dira pas!
Avec 'Here Today' le groupe attaque un classique, une voisine tremble.
Son copain interpelle le Corse, ça va Yves?
Ton copain Yves sourit, Hoegaerden en main.
Voici 'Perfume garden' embaumé d'effluves mélancoliques et de lignes de guitares métalliques.
Toujours sur  'What Does Anything Mean? Basically', les reptiles nous proposent le lyrique et écorché  'One Flesh'.
Après le véhément ' As High As You Can Go' Mr Burgess y va d'un constat noir ...we have no future,we have no past ('Caution')..à première vue faut pas le confondre avec le Christ, il n'a rien d'un rédempteur, par contre il connaît Eurythmics, mais les Sweet Dreams deviennent Bad Dreams.
La communion est à présent totale,  tu dis Marcel?
Françoise vivait avec nous en symbiose.
Merci, Marcel, c'est qui Françoise?
' Monkeyland' est accueilli avec toute la ferveur requise.
Les plages se succèdent sans qu'un mot ne soit échangé avec l'audience, what's the use of it, anyway, c'est l'épique  ' Soul in Isolation' qui s'imprègne dans nos esprits, avec un second emprunt, une ligne d''Eleanor Rigby' pour les fans des Beatles.
 Après l'hymne flamboyant 'Singing Rule Britannia' (While the Walls Close In) on arrive au terme du set avec l'obsédant  'Second skin', an audience favourite qu'il décore d'un nouvel extrait des gars de Liverpool en y insérant last night I said these words to my girl ( 'Please please me').
Il est 22h40', ils vont revenir malgré que les playlists aient été refilées aux fans.
Karen pleure, ik wil zijn t-shirt, son mec lui a refilé sa Stella, elle retrouve le sourire avec le retour des sauriens et trois bis: 'Up the Down Escalator' - 'Return Of The Roughnecks' et 'View from a hill'.
Présentation des musiciens, un sourire narquois, bye bye...

Second retour, Leuven, I'm so sad, demain on rentre chez nous, King Burgess finira la dernière de la soirée, 'Don't fall', dans la fosse.













mercredi 27 mai 2015

Adieu Marcus Belgrave - Twinkle - Mac Poole!

Le batteur Mac Poole qui avait décliné l'offre de rejoindre Led Zeppelin lorsque son pote Robert Plant lui en avait fait la demande, est décédé il y a une semaine ( throat cancer).
Ce vétéran de la scène anglaise peut toutefois afficher une solide carte de visite: The Dangerfield Band, Big Bertha ( il a succédé à Cozy Powell), Marsha Hunt, Warhorse, Gong, Hungry Heart, Magill, Broken Glass avec Stan Webb, Mickey Jupp, Nick Simper's Fandango, Orkestra, Rockin' Horse...et dernièrement il faisait partie de la nouvelle mouture des Honeycombs.

 A minor pop star and celebrity known under the stage name Twinkle, Lynn Ripley a connu son moment de célébrité dans les 60's alignant deux tubes, 'Terry' et 'Golden lights'.
Son étoile a très vite faibli avec un sursaut en 1982 lorsque sort sa version de 'I'm a believer' le gros hit des Monkees.
Détail, "Golden Lights" a été repris par les Smiths.
Un cancer a emporté Twinkle à l'âge de 66 ans.

Le trompettiste de jazz  Marcus Belgrave est décédé dimanche à l'âge de 78 ans.
La liste des musiciens avec lesquels il a collaboré impressionne: Ray Charles, Carl Craig, Max Roach, Ella Fitzgerald, Charles Mingus, Tony Bennett, La Palabra, Sammy Davis Jr., B B King, Dizzy Gillespie...
Il laisse cinq/six albums en tant que leader et on entend sa trompette comme sideman sur un nombre infini  d'enregistrements.

mardi 26 mai 2015

Décès inopiné de Steff Peire.

Le guitariste, luthier et fabricant de guitares, Steff Peire vient de nous quitter.
Les hommages d'amis ou de collègues pleuvent sur sa page facebook.
Un exemple parmi cent, David Piedfort/
"Ik kreeg vandaag het verdrietige nieuws dat de wereld afscheid moet nemen van goede vriend en straffe gitaarklepper Steff Peire. Hoewel het nieuws nog maar net uit is, weet ik geen verdere details. Steff was een geweldige muzikant en luthier die jaren mijn bloedjes van instrumenten onder handen nam en daarnaast ook 2 prachtige telecasters voor me bouwde. Steff was de man met de kleine truukjes, de goede raad, het leuke advies en dat alles onder een mantel van die rustige diepe stem. Steff, ik ben er werkelijk kapot van jongen! ik denk dat we nog niet klaar waren om het verder te doen zonder u".
Avec son projet Steff Peire and friends, il avait l'habitude de se produire dans les bluescafés du pays.
R I P!

Brussels Jazz Marathon: Casssandre @ Bravo BXL - le 24 mai 2015

Brussels Jazz Marathon:  Casssandre  @ Bravo BXL - le 24 mai 2015

Le Bravo, rue d'Alost, un bar/cantine, ouvert depuis 2014 ( Frédéric Belga/Flamingo etc.  Nicolay ), situé à deux pas de la Porte de Flandre et du Walvis, une cour intérieure ensoleillée en ce magnifique dimanche de Pentecôte où le lieu accueille trois concerts labellisés Jazz Marathon.
Une difficulté: larguer sa trottinette à une distance honnête de l' étroite artère.
Le concert de Casssandre est prévu à 16h, heure à laquelle tu te pointes sur une terrasse animée: barbecue, vinyl fair, cocktails divers, sur scène le band peaufine son soundcheck, trois essais avant d'avoir atteint une balance adéquate.
Le récital débutera à 16h15: bonjour, nous sommes CASSSANDRE avec trois S, pour ne pas la confondre avec l'égérie d'Agamemnon!
En 2014, Cassandre Prieux et son Casssandre remportait du "F dans le texte", après la prestation à laquelle tu as assisté au Bravo, ce satisfecit ne semble nullement usurpé.
En principe le concert devait coïncider avec la sortie du vinyle, aber le produit n'est pas encore sec, les candidats acheteurs devront se contenter du format CD de 'GODDY GODD (was a motha fucka)'.
Sur le podium,  au chant, Cassandre Prieux, jolie robe fleurie - Yann Chapoutier aux drums - Rom Bazz à la guitare - Laurent Brouhon à la basse - Anatole Zephir aux keys et Esinam Dogbatse à la flûte traversière.
Après une intro lascive au groove ravageur, l'équipe attaque le soulful 'L'animal'.
Aussitôt une gifle énorme, la voix chaude et puissante, au phrasé impeccable, de la jeune Lilloise ( dix ans de chant lyrique) vient te remuer les tripes toujours en pleine digestion, le poulet dominical, tandis que le fond sonore ( pense à du Nougaro nu soul ou aux morceaux les moins lisses de Stéphane Hôtel Costes Pompougnac) t'invite à t'ébrouer en mesure.
Elle embraye sur '  J'ai peur du vide' , des flashes, Isabelle Antena, Viktor Lazlo...et puis cette flûte qui elle te renvoie vers Roland Kirk.
Génial!
Présentation des comparses  avant d'entamer en haletant 'Ton silence'.
Certains s'extasient, non sans raison, et parle d'une seconde Mélanie De Biasio.
Un break, la batterie batifole sur arrière-plan de loops.
Pas de star dans ce projet, chacun a son mot à dire!
In English, 'Dirty', à rapprocher, o k,  c'est pas original, d'Adele, Joss Stone ou d'Amy Winehouse.
Le style de morceau à connotations érotiques indéniables.
Petite incursion dans l'univers  hip hop avec 'Impassible' avant de proposer une rêverie crépusculaire 'Ma brume', permettant à la guitare de se payer une divagation lyrique.
'Sifflant soufflant', Cassandre soupire  ...mon corps de femme en manque de toi... la flûte s'envole.
Du jazz aux parfums Françoise Sagan.
Sans pause le groupe embraye sur 'Tout est bleu', mademoiselle Prieux scatte , tu n'as pas reconnu le morceau de Bebel Gilberto mais en levant les yeux tu as admiré une voûte céleste cérulée.
'Les Géants'.
 Bouli Lanners?
 Il était une fois au pays des géants, une petite fille qui s'appelait Cassandre, elle rêvait et fredonnait, Géryon et ses copains, émerveillés, écoutaient silencieusement.
La gracieuse  promenade musicale prend fin avec 'L'Impertinente'.

Le Bravo réclame un encore.
Il sera servi, double dose: ' Now that you know more'. 
Oui, Miguel?
 I have listened to you in a park in Madrid. I just wanted to say that you have the warmest voice I have ever listened in many years.
Elle promet un classique, tu n'as pas reconnu 'Round Midnight' de Thelonious Monk dans ce 'Autour de Minuit' , honte à toi!
Heureusement, Yann t'auras éclairé.
Un tout grand concert! 

Prochain événement: le 30 mai au Théâtre de Verdure à Montreuil ( FR)  dans le cadre de la 8ème Biennale Internationale des Arts de la Marionnette