samedi 20 novembre 2010

Martyn Joseph au Toogenblik, Haren, le 19 novembre 2010

Martyn Joseph, from Wales, est presque un enfant de la maison.
Pas étonnant que, déjà à 20h30' , Toogenblik soit transformé en boîte à sardines pas calibrées.
Une véritable invasion de British, Kaaskoppen et autres membres du Toeristenbond, les habitués sont perdus dans la masse, atteindre le bar relève du parcours du combattant.
T'assisteras au concert, debout, coincé entre la Grosse Bertha et Hans Van Oosterwijck, un élégant chauve qui peut pas trop boire de son praticien résidant à Bergen op Zoom!
J'ajoute que, pour une fois, mon aimable compagne signait 'présent' et que pour se donner du moral elle s'est mise à attaquer le(la?) Duvel.

21h: consternation pas de petit Luc, malade, pas d'introduction suave.
Martyn Joseph se fraye un passage entre les sièges pour escalader le podium sur lequel trônent 4 guitares!
Hello, Toogenblik, good to be back!
Le frais cinquantenaire de Penarth doit avoir sorti 33 albums et vient nous présenter son rejeton, né en 2010: ' Under Lemonade Skies'.
'Always will be' une plage de ces cieux couleur orangeade ouvre le set 1...in the company of strangers we find a little empathy...pas pour rien que les critiques l'appellent le Bruce Springsteen without a band.
Une petite séquence de picking pas dégueulasse, le public est déjà conquis!
Un harmonica pour 'You're the moment'
He is recognised by his peers on the music scene as a great wordsmith, dixit Keith Clark!
Bien vu, menneke,...hummingbirds of Georgia on their flight to Hudson Bay...tu peux les voir dans le ciel noir au dessus de l'église romane de Haren.
'Things that we have carried here' un singalong allègre.
Anecdote: ai failli ne pas arriver ici, cet après-midi j'étais coincé dans un ascenseur, à Leuven, avec deux indigènes (probablement Jean Luc Dehaene et Bart De Wever), it was scary...
Tu parles, Martyn, avec Gemma Arterton et Emma Watson, passe encore!
'No Peace' une ballade pas belliqueuse.
Suis passé à la Vlaamse radio cet après-midi, leur ai joué le nerveux ' Working Mother' à connotations sociales, a chart single de 1992.
L'angélique 'Have an angel walk with her', a mellow one.
Look, Haren, voilà une guitare 4 cordes faite de mahogany , il n'y a pas mieux comme sonorité!
Un nouveau singalong aux teintes rock prononcées...hope, can be a lazy girl... qu'il chante, malin comme un singe, il introduit 'Radio Nowhere' de Bruce Springsteen dans ses lyrics.
Sur le CD 'Run to cover', Martyn a d'ailleurs repris 'Ghost of Tom Joad'.
En 2010 j'aurai joué 152 concerts, un de mes meilleurs souvenirs,sont ceux que j'ai donnés avec un groupe d'enfants (The Broken Peace) pour commémorer le centenaire des Tonypandy Riots, dans les mines de Rhondda, au sud du pays de Galles.
Churchill envoya les troupes anglaises pour mater la révolte.
Il est pas bien vu à Cardiff!
On déplora un décès et des centaines de blessés, le procès dura plusieurs années .
On m'a demandé d'écrire quelques titres pour célébrer ce fait historique, dont 'Twelve Years Old', les événements vus par un gosse obligé de descendre dans la mine à 12 ans.
Grand et profond!
'So many lies' pour finir le set, la chorale du Toogenblik mise à contribution, au choix high range ou low range...
Une pintje, pour moi, bitte!

Surprise à l'entame du second set, arrivée de Cool Luke, fort affaibli, il nous présente his friend, Martyn, sous les applaudissements du bon peuple.
Le singer/songwriter commence fort avec 'Dic Penderyn' ( The ballad of Richard Lewis) , encore une page d'histoire galloise ayant inspiré romanciers, dramaturges, poètes et troubadours.
Une épopée tragique criante d'injustice...dying in the place of another one But in the morning comes the sun...et ce corps qui ballote on the gallows pole...
Attention: chef-d'oeuvre!
Une Fender bleue pour un rock presque funky 'Invisible Angel', avec une fausse queue en prime, et pourtant le gars s'abreuve de thé.
Un petit numéro Mr Bean imitant Slash.
Look, mama I'm a rock star... met ta conjugale en joie.
That's it for Mr Caster, il reviendra plus tard.
Une acoustique et on plonge dans la 'Cardiff Bay', une carte postale sépia nostalgique.
Showtime in Toogenblik, Martyn Presley en action, M J en route vers le Grand Canyon, le désert de Mojave et Sin City: 'Vegas'.
Titre inspiré par un cabdriver, plus tout jeune, +/- 80 piges, qui lui a raconté sa vie.
Le Gallois, en support d'Ani DiFranco, a joué ce rock dans un casino local, devant 2000 personnes qui ont gratifié le chauffeur, présent et ému, d'une standing ovation.
Des déhanchements Elvis the Pelvis, un medley du King ' C C Rider'- 'That's alright, mama'... et quelques scènes tirées du DVD 'Viva Las Vegas', le père Joseph en fait des tonnes, mais cette parodie plaît!
Toogenblik en chaleur!
Faut vous calmer, braves gens: ' There's always maybe', un bébé pleure en coulisses, j'adapte les lyrics...babies shouldn't cry ...et je reprends le fil...if it's time for us to fall...la réalité n'est pas belle à voir, l'espoir demeure!
Je reprends la Fender, je dédie ce titre à Luc Gheldof, le poignant 'Kiss the world beautiful' nous rappelant une page sombre de l'histoire du peuple argentin, sous la dictature des sinistres colonels, la Guerra Sucia, trente mille disparus...Cette sombre ballade est ornée de loops sobres.
Silence religieux dans le club.
Il ne peut cacher son admiration pour le Boss 'One step up', a song qui compte only 3 chords.
Comme on est des tarés, il va nous la décortiquer et l'éplucher jusqu'à la moelle.
Roen is kwaad!
Il insiste: en 3'30'', Springsteen a résumé la condition humaine.
Malraux, il lui a fallu 689 pages...des bavards, ces Frenchies!
Let's rock the kot down: 'Lonely like America'.
Pas vrai, revoilà le Bruce qui danse dans l'obscurité, c'est une obsession!
Et Clelia déchaînée, gueulant comme quand elle avait 20 ans, tout en rockant sur 10 cm2, en m'envoyant des coups de coude dans le bas-ventre!
Et dire qu'elle pensait tricoter devant le petit écran.
La quatre cordes pour un petit dernier, encore un meezinger: ' On my way'.
Comme Moïse, je traverse les flots (humains) pour jouer parmi vous, Harry, ôte-toi de cette chaise, j'y grimpe. Dagobert, ramasse ta Maes et ce pinard, je vais escalader ta table...
Fais pas ça, Martin, elle est pas stable... I'm on my way... I'm running, I'm loving, stumbling on my way...
Bye, bye, see you!

Ovations, et le mec n'essaye même pas de quitter le club, il va attaquer un bis!
Crime de lèse majesté, faut attendre l'intervention de Luc, fieu!
Juste...
Le petit en piste, puis les rappels: le très Johnny Cash 'Love is' et le passionné ' Brothers in Exile', le 'Brothers in Arms' de Martyn Joseph.

Game over!
Record du flipper battu!

vendredi 19 novembre 2010

Glamrocknroll night with Nervous Shakes and Guttercat & the Milkmen au DNA, Bruxelles, le 18 novembre 2010

Le DNA: immersion dans les early seventies en ce jeudi Einstürzende Neubauten part 1 à l'AB: mascara, outrageous make-up, glitter, fringues en latex... flamboyance et glamour !
T-Rex, David Ziggy Stardust, les Dolls, Sweet.... let's bang a gong!
Et ça va se savoir, vers 20h, tu peux entendre le soundcheck du chat de gouttière jusqu'au Soleil, à 100 mètres du DNA.
Heureusement la flicaille a d'autres chats à fouetter, l'ULB est descendue en ville en cette veille de St-V, les trottoirs de la ville sont déjà maculés de vomissures et de tendres jeunes personnes se retrouvent, blêmes, affalées dans le caniveau!
La quête pour l'oeuvre de la soif reprendra le lendemain.

20:45' Nervous Shakes
Les mêmes qui, en mai, avaient foutu une trouille monstre à Madame Jacqueline, la souriante tenancière de La Flûte Enchantée.
C'est quoi cette musique de dégénérés?
Ivan, toujours aussi fringant, malgré un parcours rock'n roll digne de Gary Glitter( oublie l'épisode pédophilie...), au chant, bonds de panthère et jeu shakespearien- Yvan, moulé dans un juste au corps emprunté à Amanda Lear, qui de toute façon est trop grosse pour pouvoir encore l'enfiler, à la basse- Kevin à la guitare et maître Bruno aux bastons.
Sont tout excités de voir une cinquantaine de potes et groupies dans l'antre punk.
Spectacle il y eut, sueur et fun, too!
Un petit surf de 1963, les Chantays 'Pipeline' , joué volle gas, il va de soi pour un gazoduc.
On enchaîne sur 'Get the fear', pour les craintifs.
'Be a man' le garagiste décide de quitter l'atelier pour faire un petit tour dans le showroom et aller voir les nénettes de plus près.
Ivan, l'éternel dragueur.
'Cha cha Twist', quelle mouche l'a piqué, il fait la cour à notre copain Marc et l'invite à twister.
Marco souffrant d'arthrose congénitale décline l'offre et se concentre sur sa pintje.
Quoi, Wooly Bully...joue pas au pharaon, fanfaron!
Ai reçu un harmonica pour mes 5 ans, vais vous en tirer quelques lignes, pendant que mon band attaque ' Do you wanna..', le petit malin transforme ce rock en medley en y insérant du Iggy Pop et autres vétérans d'une époque révolue.
'You hypnotize me' ça doit être à RickyBilly qu'il cause.
Un blues aux saveurs de kérozène, ' I need you so bad', avant de retourner au turbin avec ' Number one' .
Bérénice, t'as l'air de connaître l'air, te passe le micro, chante, babe:... sha lala...
Ah, elle s'appelait Juliette, la mignonne!
Une face B de Richard Hell & the Voidoids, 'I'm your man', émus, les punks versent une larme.
Le côté starlette d'Ivan: 'I wanna be loved by you', suivi du méchant 'Sexbeat' du Gun Club.
Les enfants, on doit céder la place à la France, ciao!

Une cohorte de chicks se met à hurler pour un bis:
'Havana Affair' les Ramones souffrent de tremblements névrotiques ce soir.
Trop de cigares, sans doute!

Guttercat & the Milkmen
Des Parisiens, nés dans une gouttière en 2007 et ayant sorti un album en 2009: 'Pandora's Box'.
Glam, oui, mais aussi méchamment guitarrock : Johnny Thunders croisant Keith Richards ( le drummer arbore un T-Shirt Sticky Fingers écarlate), d'autres citent Nikki Sudden ou les Flaming Groovies, on peut ajouter les Plimsouls , les Only Ones, les Del Fuegos , ou autres Del-Lords...
Guts (Hervé) : lead vocals, acoustique et tambourins, a de la gueule avec sa casquette young Bob Dylan-
à la basse: Zan Nagat - un excellent guitariste: Lick Lickens- le myspace signale que le chat cherche un batteur, au DNA y avait un laitier derrière les bidons, était ce Laur Bomb ou Ian McKenzie, tu leur poseras la question...

Guttercat sort ses griffes et amorce 'I want you', non pas les Beatles, ni Dylan, mais un rock légèrement décadent sentant bon la guitare qui déchire et le chant précis sur fond rythmique mordant.
D'emblée on pense, la larme à l'oeil, à un autre band d'outre-Quiévrain, les regrettés Dogs normands, pour rester dans le monde animal.
'Thorns of passions' la vie n'est pas rose, ces épines griffent comme du Southern rock.
'Consolation Wine' quelques relents country, mais à la façon des Stones.
Brûlant ce vin!
Hervé, le ténébreux, se la joue Mark Lanegan.
Quatrième titre enchaîné sans pause: ' Ain't it true', tout aussi convaincant.
'Last chance loser' un rock bien crade.
Un impeccable 'When the blues come' : ça gueule, ça cogne et les licks de Mr Lickens sont sulfureux.
'Dead Stars' la liste est longue. Guts illustre le propos en prenant les poses Mick Jagger .
Il est 22h, la dernière, le punky ' By your side'.
Un saut périlleux dans le public et fin des hostilités.
Ils se ravisent 'Waiting for an angel' , un titre rentre dedans, plein de ooh ooh ooh racoleurs!
Le DNA vibre, les laitiers avaient caché une dernière bouteille dans leur camionnette.
No milk today, des Herman's Hermits?
Non, fieu: ' Ballad of a drunk man', pense pas que c'est du Stabilac qu'il buvait, le mec!
Une dernière salve pétaradante avant le DJ set d'Ivan Andreini, alias Rockin' Cat.
Du garage jusqu'aux petites heures...

jeudi 18 novembre 2010

Bertus Borgers au Music Village, Bruxelles, le 18 novembre 2010

Rue des Pierres, le Music Village, c'est là que cela se passe le jeudi midi, un nouveau Broodje Brussel, garni par Isabelle.
En l'occurrence elle nous a concocté un Hollandse uitsmijter.
Un videur, tu veux dire?
Fais pas le malin, c'est pas parce que la rue Neuve est à 2 pas que tu dois penser à feu Michel Demaret, le seul portier/sorteur qui soit devenu bourgmestre.

Bertus Borgers

naît en 1947, c'est un miracle qu'il soit encore de ce monde.
Sa carrière musicale démarre alors qu'il avait à peine 15 ans, avec les Evergreens il interprétait les Beatles et les Stones.
Après tu peux entendre son saxophone e. a. chez Golden Earring (une tournée aux States), Sweet d' Buster (avec Robert Jan Stips!), Herman Brood , Raymond van het Groenewoud... pour passer le temps il enseigne, aide à fonder la Rockacademie à Tilburg et écrit ses mémoires.
Il vient nous présenter son dernier né 'Ver van hier' à la fois titre de son CD et de son recueil de nouvelles.
Pour l'accompagner, une histoire de famille: son frère Peer (Peter) Borgers à la guitare and some backings, sa fille, Nova, au chant et violon et le belge de service, uit Limburg: Steven Van Gool, à la contrebasse.
On est aussi limbourgeois ajoute Bertus, mais de l'autre côté de la frontière.
Deux dates chez nous: Bruxelles et le soir même:Ypres!
En route pour une bonne heure de singer/songwriting interprété dans la langue de feu Harry Mulisch.

Un blues, basé sur une expression de mon paternel, pour ouvrir le débat: 'Zakgeld'.
Il sera joué à 3: Peer, Steven et Bertus à l'acoustique.
Ik ben geboren zonder zakgeld Ik moet werken voor de kost... t'es pas le seul à ne pas être né avec ton cul dans le beurre, BB!
Godv., cette poire sait manier une 6 cordes.
C'est bien de rock qu'il s'agit, c'est pas du Rob de Nijs ou du Gerard Joling.
Tes pieds battent déjà la mesure, faudra faire gaffe à ne pas trop secouer la table sur laquelle ton voisin a déposé une trappiste.
Voilà le sax pour un rock bien pensé : 'Zoveel' .
T'as Toni, un tigre, Suzy ,une madame qui aime les hommes, puis Mammoed s'amène de Marrakech pour travailler dans le snack à dürüm de son oncle...zoveel gebeurt onofficieel...
Une photo sociale, pas amère, mais juste.
'De Verloren Conga' instrumental cool jazz à la Stan Getz, avec un brin de philosophie en prime: du soleil tous les jours n'offre aucune garantie de bonheur!
' Ins Blaue Hinein' un nouveau blues limbourgeois ...ik ben alleen, stik alleen .
Ouais, I'm so lonesome I could cry!
Mais ils ont pas l'air de pleurnicher, d'ailleurs, pour rire, Bertus nous gratifie d'une séance Daffy Duck et sa mignonne enfant rapplique pour un chorus charmant...laissez faire... ce à quoi le vieux répond: Sturm und Drang... le traité de Maastricht sur scène!
Parfait ce titre!
'Stort' voit Nova saisir son violon pour un titre d'hollandana remarquable!
Une tranche de vie rock'n roll. En route pour Amsterdam: caviar, coke (pas light) et champagne...
Normal, pour un copain d'Herman Brood!
Bon, un truc plus léger pour digérer le caviar: ' Tijd voor jou'.
Un titre épicurien.
Nova aux lead vocals, in English, le superbe jazz round midnight: ' How High'.
'Ik blijf binnen vandaag' encore un blues immaculé.
Gewoon schitterend!
Le titletrack 'Ver van hier', une mélodie mélancolique et autobiographique que Bertus joue avec deux flûtes des Andes.
Les golden sixties vues avec un certain recul.
Ce gars sait de quoi il retourne: lucidité et apaisement!
Une séquence de storytelling: imagine une plage sur une Costa espagnole, pleine d'anglais s'enduisant de Nivea et cuvant leur cuite de la veille, un vieux bateau de pêcheurs jette les amarres, en descend une dizaine de boat people africains, personne ne les regarde....
' Eigen ding' où comment vivre avec des oeillères...leven als een God met je achterdeur op slot...
Egocentrisme, repli sur soi, indifférence...
En duo: Nova, au chant Eva Deroovere, la déraisonnable/ vader, le narrateur qui raisonne: ' Druk op de knop'.
Un dialogue de sourds sur fond musical alt.country.
Un country rock, 'Waaraan heb ik dit verdiend', décoré de riffs exceptionnels de Peer.
Un sax solo juteux ' Baljurk' qui introduit le dernier titre, le cabaret jazz/ funk ' Betaal !'.
La classe : James Brown meets Tom Waits...
Allez, gars....doe niet zo flauw, betaal...
Bois un coup, amuse-toi et paie...

Superbe concert!

mercredi 17 novembre 2010

Lissie - Joni Sheila à l 'A B Club, Bruxelles, le 16 novembre 2010

Les 'uitverkocht' se suivent à l'Ancienne Belgique:en bas, Vampire Weekend, transféré de Forest National et les derniers tickets pour Lissie (au Club) se sont vendus le soir même!

20:00 Joni Sheila
Une Gantoise de 21 ans ( c'est son annif ce 17 novembre), née à Leuven de mère philippine et d'un papa voisin de Tobback.
Se lance, depuis quelques années, dans la jungle du showbizz, non sans succès.
Stella Music Buskers (oui, elle grattouillait au coin des rues)- 1/2 finale du Humo's Rock Rally- Suikerrock et l'avant programme de Ed Kowalczyk (Live) au Rivierenhof e.a.
Pas de band ce soir, mais un solo act.
Elle a du cran, la gamine, malgré quelques ennuis techniques, elle parvient à faire chanter une assistance qui, en dehors de quelques familiers, ne la connaît ni d'Eve ni d'Adam.
Une singer/songwriter aux accents folkpop/soul et à la voix bien posée.
Elle cite Alicia Keys ou K T Tunstall, elle peut!
Un premier acoustic folk nerveux, chanté d'un timbre convaincant... if something bad happens..if something bad occurs...
Hormis quelques déficiences d'un jack récalcitrant rien de fâcheux ne se produira, heureusement!
'My own way' elle nous fait penser à une autre graine du nord qui a fait du chemin: Selah Sue.
Catchy track!
Surprise, une cover de Nine Inch Nails, 'Everyday is exactly the same' .
Quelques battements sur la guitare, mise en loop, jonglerie avec les effect pedals... du bon boulot!
..I believe I can see the future... il ne sera pas noir, son futur!
'Keep walking girl' même si tes godasses te font mal aux panards!
'Lauma', presque trauma, pourquoi t'es parti? ..did you really have to leave....
Sad lovesong.
'Burn like the sun' sonne comme du Rachael Yamagata, Michelle Branch et effectivement KT Tunstall...t'approche pas, tu me brûles la peau, beau mec.
Belle énergie juvénile.
'Change' nouvelle mise à contribution de la loop station. Nous aussi, on a notre boulot à faire, sing with me: and it is time for me to change...
Je crains qu'il ne soit trop tard, Joni!
Catchy bluesy tune.
On termine par un titre aux accents rock 'Green Eyes'.
Well done, girl!
Joni est plus Mitchell que Sheila sans Ringo.

21h10: Lissie

First time in Belgium pour Lissie Maurus, la native de Rock Island, qui, elle aussi, doit fêter un anniversaire bientôt( 28 ans).
Deux EP's et un premier full CD en 2010 'Catching a Tiger', enregistré à Nashville.
Tu avais pris connaissance de ses possibilités en l'entendant lors d'une Daytrotter Session.
Les music magazines l'encensent.
Un exemple:
“Lissie is one of this year’s sweetest revelations. Her country-infused Americana pop-rock is as close to shimmering perfection as it comes, but it’s her voice that makes things extra special” Clash.

Ce soir elle est assistée par un band impeccable: aux guitares et backing vc., le fabuleux Eric Sullivan - basse et backings: Lewis Keller- et un drummer qu'elle appelle Wilkinson, peut-être Stuart Baxter Wilkinson des Rogue States, un gars qui connaît son job, anyway!
Le country/pop nostalgique 'Wedding Bells' ouvre le set... wedding bells are ringing in the chapel...mais elles ne sonnent pas pour moi!
Impeccable version de cette romance d'Hank Williams, une voix puissante et une présence scénique sexy.
Eric Sullivan nous balançant déjà, en douce, quelques riffs racés.
'Worried about' baignant toujours dans les ruisseaux countrysant.
'Here before' sur le EP 'Why You Runnin' , superbe ballade aux relents sixties, décorée d'effets de guitare subtils.
Oui, il y a du Neko Case ou du Joan Osborne chez Lissie.
Mais ses comparaisons sont inutiles, la jolie blonde fait preuve de personnalité, Bruxelles adhère à 100%.
'When I'm alone' est introduit aux drums, une basse funky relaye, avanti pour un female rock mordant.
Un alt country slow imparable, 'Bully', co-écrit avec Bill Reynolds des Band of Horses et orné d' un incroyable petit solo de Mr Sullivan.
Etincelant!
'Record Collector' un midtempo, dans le style de ceux que Lee Hazlewood faisaient chanter à Nancy Sinatra.
Un regard amusé vers son passé 'Cuckoo', du Sheryl Crow ou Stevie Nicks adolescentes.
Une romance collante à faire pleurer toutes les gamines 'Everywhere I go'..I fall on my knees Tell me how's the way to be...
Fais comme tu le sens, Lissie!
Elle excelle dans ces ballades americana.
Le rock sautillant 'In Sleep', premier single issu de ' Catching a Tiger' , de loin le titre le plus percutant du gig.
Une dixième chanson ' Little Lovin', un Southern rock agité, met fin au concert.

Le public déchaîné réclame un bis, il ne sera pas déçu, Lissie et son band, malgré la fatigue et l'énervement dus à un voyage perturbé ( bagages égarés), nous en offrent deux, après que la blonde jeune dame ait signé le CD d'un illuminé.

'Oh Mississippi' co-écrit avec Ed Harcourt.
Ode magnifique qui suit les méandres du fleuve boueux.
Beau, tout simplement.
Une cover canon, avant de se quitter: ' Pursuit of happiness' du rapper Kid Cudi, aidé par MGMT.
Une heure de show, mais Bruxelles ne veut pas laisser partir Lissie, les hurlements redoublent d'intensité.

You're so kind, I'll do another one by myself.
Sympa, la nana.
Une dernière ballade country, bourrée d'émotion...I was singing on a rainbow... oh Lord won't you watch over me...

Faut aller voir Lissie et vite, she's in danger of being big...

lundi 15 novembre 2010

Deadman Flats au GC De Kriekelaar à Schaarbeek, le 14 novembre 2010

Une après-midi roots concoctée par le curieux couple, les cowboys de Schaarbeek:Steven & Walter, qui se fournissent toujours chez Surfing Airlines, grand docteur ès country.
Les cieux nous accordant un moment de répit, on laisse les palmes à César et on retrouve Yves Hoegaerden et quelques autres afternoon birds( le pas brute Lee, Sainte Jacqueline, buzzin Claude.... mais pas de RickyBilly, j'espère qu'il s'est noyé, lance Yves!) dans le café du centre culturel.

14h35' Deadman Flats
Des culs-terreux en provenance du Kansas (Hutchinson).
Sont quatre:Alex Law - Guitar and Lead Vocals, Matt Stambaugh - Mandolin, Backup Vocals, Pat Watt - Banjo, Backup Vocals, Hank Osterhout - Double Bass, Lead Vocals.
La guitare, le banjo et la mandoline sont pas confiés à des incapables et le contrebassiste slappe comme un smeerlap.
Sont jeunes, pas forcément beaux, mais énergiques.
En deux sets, ils vont nous expédier 26 titres (bis inclus) de country/bluegrass/punkibilly sentant la bouse de vache, les brothels, le smoked chicken burrito, les chili cheese fries, la Miller High Life Genuine Draft ou le tord-boyaux, style rotgut whiskey.
Ils se servent dans le matériau fourni par leurs 2 CD's, 'Antlers' et ' Read'Em and weep' ou envoient quelques traditionnels du Sud.
Quelques titres...
'She's gone' but I don't care a damn..., bon débarras!
'Nite Train', un jazzy gospel.
De belles harmonies vocales, ces cowboys ont fait partie de la chorale de la chapelle de Hutchinson et chantent comme des anges partis au galop sur leurs rosses fébriles: 'Gospel Plow'.
Une rasade de moonshine 'Week Long Drinkin 'Binge', après la cavalcade une romance pour Miss Dorothy, aux boucles blondes' You are my sunshine'.
Un petit instrumental bluegrass et on enfourche à nouveau le destrier, no speed limit, attachez vos ceintures, oublie l'alco-test!
Une épitaphe :'Die in the desert' ...don't take me home if I die in the desert tonight...
A court de whiskey, gars?
Ils citent Hank Williams I et III, Earl Scrugs, Johnny Cash, les Hackensaw Boys, mais aussi Ween ou les Butthole Surfers comme influences.
Ils nous serviront une cover d'Hank III ' Smoke & Wine' et un 'Outlaw' rock dans lequel ils glissent, notamment, la danse du sabre.
Khatchatourian vire Bill Reagan.
Volle gas, Fernand!
Encore deux petites avant le break' Dead in Water' (à vérifier) et 'No mushrooms': t'as compris, Steven, pas de pleurotes , ni d'amanites phalloïdes!

Madame, une Kriek, la Blanche était périmée depuis 6 mois, et une Jupiler a u b!

Set 2
Même scénario fougueux.
'Bad advice' à ne pas suivre et une nouvelle ode à la consommation d'alcool, puis une ballade pour dire farewell à la bien-aimée.
Une reprise des Hackensaw Boys 'Hand in Hand', un plongeon dans le passé, époque Woodstock ...with a big lighter... les copains du merchandising, carburant à la trappiste, ont failli mettre le feu aux t-shirts.
Le Johnny Cash repris par tout le monde, excepté un ou deux Martiens, ' Folsom Prison Blues'.
'Whiskey Mama', le bon peuple étant prié de gueuler aah aah en mesure, du bluegrass aux touches disco à la Kool & the Gang: aah aah.. get down on it...
On aime pas la ville ...I'd rather be in the country...
'Picker's Paradise' un festival bluegrass à Kansas City, un country twang comme en 14, puis un truc préhistorique originaire du Kentucky, on sait pas qui l'a écrit, de toute façon savent pas écrire au Kentucky.
Ces fieffés menteurs attaquent 'Love , please come home' la complainte de Bill Monroe.
Une histoire de chats, we skin them alive.
Heureusement, Michel Gaia Vandenbosch n'est pas dans la salle, il achève son civet de marcassin.
Et un dernier truc démarrant mollo, en canon charmant, avant une ruée finale étourdissante: 'Pennington Road'.

Vite un bis et on prend la route pour l'Ace Café à Rumst:' Death River'!

Où as-tu garé ta monture, Yves?
Dans une étable turque à deux pas d'ici et toi?
Près de la mosquée!
Ciao!

dimanche 14 novembre 2010

Mary Gauthier- Ben Glover à l'AB Club- Bruxelles, le 13 novembre 2010

Le point sur les intempéries.
RTL note:
'La pluie s'est invitée dans notre pays depuis vendredi, matin ou après-midi selon les régions, et depuis lors elle ne nous laisse aucun répit.'
Le bordel ingérable: routes fermées à la circulation, cours d'eau s'invitant dans ta cave...
Trench et casquette: où tu vas, s'enquiert-elle?
Vais pas répondre, promener le chien, il n'existe pas ce cabot... à l'Ancienne Belgique, darling!
T'es malade?
Sans doute, mais le club programme Mary Gauthier, une cérébrothérapeute reconnue.
See you!

Foule sur le boulevard: Therapy ? affiche complet en bas, un public restreint, mais connaisseur, en haut!

20h00 Ben Glover

Non, c'est pas le petit frère de Roger le pourpre!
Ben nous vient de Glenarm, un bled situé en Northern-Ireland .
Loisirs: un rowing-club, un club de foot et un hurling team + des dizaines de pubs.
Ben écrit des chansons depuis qu'il sait écrire et tu le ranges dans le tiroir singer/songwriter.
Un ou deux EP's et deux albums, le dernier en 2010: 'Through the noise, through the night', produit par Neilson Hubbard.
Remarqué par Mary Gauthier, celle-ci l'invite à la supporter pour sa tournée d'automne.
Une bonne voix et du folk d'un classicisme tasty, bien britannique.
Huit titres généreux, Ben Glover s'est fait une cinquantaine de nouveaux fans.
'Melodies of midnight' , sur son premier cd, entame le gig.
Une mélodie attachante, une acoustique sobre, c'est aussi harmonieux que du David Gray ou du Tom McRae.
'Where the lines are', tout aussi soigné...when you burn I'm on fire...
'Full Moon Child' ouvrant le dernier né, l'enfant de la pleine lune ...les coiffeurs savent bien que des cheveux coupés lors de la nouvelle lune repousseront plus vite.
Tu te fous de nous, là?
Ma voisine est coiffeuse!
La ballade 'Atlantic eyes', pour Maggie, serveuse dans un bar qu'il fréquentait, âgé de 16/17 ans.
Devait être bien cette nana!
Inspiré par le grand Van Morrison: ' I am, you are' .
Et un tout nouveau titre, car je vois que vous écoutez attentivement: l'affûté ' Cuts both ways'.
Well, I hope you'll get home dry, this is my last tune: le romantique 'I am with you'.
Trente minutes d'un folk agréable!

Mary Gauthier
Non, c'est pas la soeur du Capitaine Fracasse.
Mary naît le 11 mars 1962, à la New Orleans, abandonnée par son parent biologique.
Adoption, adolescence pour le moins agitée, se lance dans le songwriting à l'âge de 35 balais de sorcière.
L'écriture lui servira de catharsis, ne t'attends pas à du folichon, pour la gaudriole tu sonnes chez Daerden!
Donc, on se sert au rayon dark americana !
7 plaques, la dernière en date, la bien-nommée ' The Foundling' .
Mary face aux sages lions de Bruxelles à 21h pile, une acoustique, un harmonica et une jeune et fabuleuse violoniste ( a 5 string viola) en provenance de Victoria, British Columbia, Pacific Coast, Canada: Miss Tania Elizabeth.
En dehors du violon, Tania s'occupe des percussions, elle a fixé un quolifichet, piqué à un indien Haïda, à un pied qu'elle secoue harmonieusement.
Cette dernière joue également avec The Duhks, un roots band de Winnipeg, et a sorti 2 albums solo.
Elle travaille sur un bouquin on how to be healthy as a touring musician.
Elle doit faire cadeau du premier exemplaire à Keith Richards!
'For Rose' ..a warm wind blows Across my windowsill tonight...
De sublimes close harmonies pour cette ballade que tu retrouves sur 'Filth & Fire'.
Brussels, I've got a lot of songs for bad weather to fit the storm, annonce la poétesse.
Une valse lente et autobiographique, pratique en ces temps d'inondations : 'Walk in the water' .
D'une saveur poétique inégalée, la fin du titre ... I'm gonna walk in the water till my hat floats away... illustrant le suicide de Virginia Wolf.
'Between the daylight and the the dark', titre de son album de 2007, superbes lignes de violons te donnant des frissons dans le bas du dos.
'I drink' du country noir et poignant à la Tom Waits.
Le dylanien ' I ain't leaving'.
Vous connaissez Steam Train Maury?
Un jour, je lis la rubrique nécrologie dans une gazette, un titre attire mon attention: The King of the Hobos died last night!
Je me renseigne, ce mec (Maurice W Graham aka Steam Train Maury, un gars ressemblant à St-Nicolas) a été élu 11 fois King of the Hobos par ses pairs.
Good story for a song: ' Last of the Hobo Kings'.
Du female Woody Guthrie aux odeurs Elliott Murphy, une tranche d'histoire épique à la Erskine Caldwell.
'Burnin' Sugar Cane' aussi grave que la déforestation en Amazonie ou la marée noire, signée BP, en Louisiane.
De Thibodaux à Raceland, les champs de cane à sucre sont en feu, tous les ans. It's a suicide job...dirty rain, deadly snow.... money for the company!
Un titre coup de poing, d'une force brutale!
Une ballade pour digérer toute cette noirceur, 'Our lady of the shooting stars', beau comme la 'Lady d'Arbanville' de Cat Stevens.
Nouvel épisode de storytelling, les clochards vivant sous le Cow Key Bridge et célébrant Noël autour d'un barbecue, en souhaitant Merry Xmas à tous les automobilistes empruntant le pont: le profond ' Christmas in Paradise'.
Tu fermes les yeux, tu peux les voir se passer la bouteille de pinard imbuvable de main en main et chantant des Christmas carols d'une voix d'ivrogne au nez pivoine.
Bobbie Gentry rencontre Tom Russell!
1962, a baby was born in New Orleans to an unmarried woman, ainsi débute l'histoire que Mary narre, sans trémolo dans la voix, avant d'entamer ' Mama here, mama gone' , l'assistance écoute religieusement, les kleenex circulent et pourtant, aucune trace d'amertume ou de rage, la blessure est profonde mais l'espoir demeure.
Beau et grand!
Elle poursuit avec 'Goodbye', could have been my family name.
Plus noir que le Noir de Noir de Côte d'Or, sur fond country allègre!
'Blood is blood' un nouveau cri bouleversant.
'March 11, 1962' te voilà transformé en Sigismond, écoutant madame Gauthier allongée sur un triste canapé!
Elle va s'en sortir, c'est certain, d'ailleurs elle hurle...I still believe in love... dans son ' The Orphan King' qui se termine en chant positif ... war is over if you want it!
My last tune, Brussels, thanks for listening: 'Mercy now', titre de son album n°4!
A spark of redemption illuminates even the darker songs...pour citer un critique des States.
Il a raison.
Mary: I love life, and life itself could use a little mercy now...
Fin de la messe!

Un double bis.
Tania Elizabeth, solo, pour une gigue du Québec, l'endiablé ' Le reel du pendu' et les deux protagonistes terminent avec un Award winner, le sensationnel ' Drag Queens in Limousines'.

Un concert formidable de plus de 90'!









vendredi 12 novembre 2010

Carolina Chocolate Drops- Ryan Bingham & The Dead Horses- Liam Gerner à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 11 novembre 2010

Pas de suspension des hostilités à l'AB, un menu copieux en cette journée de commémoration du cessez-le-feu, mettant fin à la boucherie 14-18!
Trois groupes au même programme ( pour un prix 1918), car les responsables ont décidé de fusionner les concerts du club et du box, tous dans la boîte aux étoiles, départ à 19h15'!
C'est pas l'armistice, c'est St-Nicolas!

Liam Gerner
Un barde australien découvert par Peter Gabriel, qui l'invite à jouer au WOMAD en Australie et au UK.
Moments de gloire: vocaliste sur le track 'Kilimandjaro' de Era, et auteur du soundtrack de 'Angela's Decision' , tournées en support d' Alanis Morrissette, Paul Weller, Paolo Nutini, Amy McDonald...
L'Aussie vient de sortir un nouvel album, il a 1/2h pour convaincre un public encore restreint en cette heure matinale.
Mission accomplie en huit titres d'acoustic americana/folk, bien écrits et chantés d'un timbre grave et passionné.
Il s'accompagne, comme tout singer/songwriter, à l'acoustique et reçoit l'aide efficace et discrète de Matthew Smith, le batteur de Ryan Bingham.
Un midtempo ,'Dear Heart' pendant lequel on l'entend chanter...against the wind...mais sa ballade n'a rien à voir avec Bob Seger.
Comme il fait beau aujourd'hui ( Bruxelles est inondée et le vent a chassé la dernière feuille décorant l'arbre sur lequel pissent les Médors du boulevard Anspach...), I'm gonna sing a song about water.
Un plaisantin, cet oasis en provenance du Down Under!
...gotta leave it all behind... âpre comme du Ryan Adams, nerveux comme du Jesse Malin.
Une nouvelle ballade ' Clear man' (?) , shit, people, I've got Belgian beans in my tummy... me disais bien que ça sentait les égouts!
'Land of no roads' quelque part dans un désert en Terra Australis.
Je sais que je dois me grouiller, après moi il y a mon pote Ryan et puis Carolina Chocolate Cake, je crois.
Fumiste!
Je dédie la suivante à Ryan Bingham, une magnifique romance bien de saison... the sweet smell of roses in the rain...
A rocking waltz pour suivre, elle décrit l'origine de la population de Sydney ou Melbourne...Was your grandma a whore, was your grandpa a thief... a son of a son of a scoundrel like me... du Charles Dickens de là-bas!
Dans le désert on tombe sur des types bizarres, the story of a liar who became a millionaire (... he could turn the sand to gold...) un rock sec.
Une dernière pour mémé, une tendre ballade :'Always with me'!
Liam Gerner, un gars attachant et pas dénué d'intérêt!

Ryan Bingham & the Dead Horses

Ryan: guitares, harmonica et vocals éraillés.
Ses canassons clamsés: Matthew Smith, drums - Elijah Ford, bass et le formidable guitariste/mandoline, Corby Schaub.
Un dangereux gang de barbus pratiquant de la roots rugueuse: du folk rock/alt rock/ alt country/americana sentant bon les roadhouses du côté du Nouveau Mexique.
Ce bronco rider, de pas 30 ans, a vécu, c'est sûr, et pas comme un petit employé de banque se risquant à une virée rock'n roll le samedi soir pour boire deux petits J&B on the rocks, dans un bar où lui, et ses comparses, seront accueillis par une fausse blonde aux seins avachis.
5 albums, les 2 premiers self released, le dernier sortait fin août 'Junky Star'.
Un oscar pour 'The Weary Kind', sur la BO de 'Crazy Heart'.
'Day is done', sur Roadhouse Sun, entame le gig , il nous explique... when the day is done, I was born a bad man's son...
Une slide graisseuse, une voix cassée, un son énorme... c'est du rock et du méchant, celui du Sud, qui sent la poussière, les bars crades, peuplés d'ivrognes belliqueux et de dames au look Joan Crawford dans Johnny Guitar ou Barbara Stanwyck dans Cattle Queen of Montana.
'Dollar a day' sa paye!
Du Southern rock juteux, aussi crapuleux que les Black Crowes ou Gov't Mule.
Un petit coup de mandoline country:' Tell my mother I miss her so', avant l'électrique ' Hard Times': petit, n'aie pas honte de ton passé, ni de tes origines... Daddy said. Un songwriting inspiré par les plus grands Townes, Springsteen, Steve Earle, tonton Bob!
Le dramatique 'Junky Star' , un western noir et blanc, sombre et sanglant.
'Strange feelin in the air' la discrimination dans les petites villes texanes.
Titre lourd et orageux avec deux slides carnassières.
Du rock social sulfureux 'Depression', Tom Petty puissance 10!
'Blue bird' ne crois pas que ce couvert de plumes fait sagement cui, cui, cui... ce truc est bestial!
'Hallelujah': non, c'est pas Cohen!
Titre visionnaire, une histoire racontée par un mec venant de se faire descendre, par un inconnu, au coin d'une rue.
J'ai vu ce film, c'est à Marseille?
Toi, t'es con, Ahmed!
Gros numéro de Corby.
Il reprend sa mandoline et Ryan sort un harmonica pour le country: ' Southside of Heaven' sur Mescalito.
Fin du gig: 65'!
Pas possible, c'est trop court!

Retour du loser , les bourrins sont restés à l'écurie!
La superbe, sobre et oscarisée ballade ' The Weary Kind'.
Voilà les cowboys: 'Sunshine', sharp-edged, guitar- driven rock joué à plein volume.
L'A B jubile, Roen à mes côtés lève le poing tout en hurlant à cracher ses poumons, achetés d'occasion
Un final fumant, et le bis n°3 seront encore plus brûlant 'Bread and Water' , l'histoire de sa vie on the road!
Ryan Bingham: de la nitroglycérine à ne pas glisser dans toutes les mains!

21h30, comme prévu: Carolina Chocolate Drops.
Comment vont-ils s'en sortir après la furie Ryan Bingham?
Genre différent n'attirant pas la même clientèle!
Réponse: grande distinction.
Le trio a mis tout Bruxelles dans sa poche de kangourou: bonne humeur communicative, virtuosité, présence scénique indéniable... un des grands gigs de 2010, God put a smile sur toutes les trognes, rébarbatives ou angéliques, peuplant l'AB!
Trois chaises, trois multi-instrumentistes: it's time for fiddle & banjo music!
Rhiannon Giddens, quelle voix cette nana: fiddle, banjo, kazoo et pas de danse suggestifs ( la comtesse aux pieds nus) - Justin Robinson: fiddle, voix de baryton, jug, acrobatic footstomping & handclapping et le bouffon de la troupe, l'ineffable Dom Flemons, au look de sage instituteur, mais capable des plus inimaginables et géniales pitreries :vocals, guitar, jug, banjo, bones, snare drum, harmonica, et jongleries avec mon galurin, plus: réparties brillantes lorsqu'un enfoiré de première balance ânerie sur ânerie!
Cinq CD's, le dernier 'Genuine Negro Jig' trônant au sommet des bluegrass charts, pas mal pour des colorés!
'Chased old satan' aka 'Starry Crown', une pépite datant des années 30.
Déjà un sketch irrésistible de Dom, ma voisine s'étrangle de rire, lui pique son vin blanc!
Joe Thompson 'Old corn liquor' , le Joe se tape 91 printemps, n'a plus aucune dent, c'est pratique pour s'enfiler bad booze, il se produit encore sur scène.
A square dance track agité, avec solo de cruche pas creux.
Encore un ancêtre: ' Your Baby Ain't Sweet Like Mine' ( Charlie Jackson).
Un petit solo de mirliton?
On n'osait pas vous le demander, Rhiannon!
Retro, rigolo, guignolo!
Un gospel en singalong: 'Don't get trouble in your mind'.
Ambiance dans la prairie bleue, y a pas que les vaches qui rient.
L'AB m'a trouvé un beau snare drum, allons-y pour 'Rickett's Hornpipe'.
Brussels, put a smile on your face and dance, je vous montre comment faire.
Non, Roen, enlève pas tes savates, fieu, t'as des stinkvoeten!
Un blues in E, de Frank Edwards: 'Chicken Raid', Dom étalant une nouvelle fois ses talents de guitariste.
Any Johnny Cash fans in the audience?
Yeaaah!
Well, you are at the wrong show!
On vous joue tout de même 'Jackson'!
La folie gagne la salle.
A tune collected from 1800, le titletrack du dernier album, l'instrumental 'Genuine Negro Jig' .
Un violon languide, des claquettes et des mains battues: bel exercice de style.
'Black Annie' de Joe Thompson, à nouveau.
Moins hard que Black Betty, mais elle danse mieux!
A sassy blues song: 'Two Time Loser', Buster Keaton à la guitare et Rhiannon transformée en Billie Holiday.
Le traditional 'Cornbread and Butterbeans'.
La salle s'époumone avec les Chocolate Drops.
Justin, le lange; en évidence:au violon, a pair of square dances of Virginia bien rondes.
L'explosif 'Sandy Boys', suivi logiquement de 'Cindy Gal' avec un solo de nonosses du pasteur Flemons... Cindy gal, where did you stay last night?
J'étais à la chapelle, papa!
En ga geluuf da...
Un coup d'oeil au sablier, well, a last one: un hip hop au violon et banjo and some beatboxing, l'incroyable version de 'Hit 'Em Up Style ', titre rendu célèbre par Blu Cantrell.
D'une sauvagerie tonique, tous sur le dancefloor .

Une ovation plus imposante que celle réservée à Marcellus pour sa victoire sur Hannibal et ses éléphants.
Retour de la Caroline du Nord pour le lament des Appalaches 'Sourwood Mountain' , transformé en dance track pétaradant!
Hey-ho diddle-um day
So many pretty girls I can't count them
Hey-ho diddle-um day
Fiesta gigantesque, communion totale auditeurs/artistes!

Une météo épouvantable à la sortie de l'Ancienne Belgique, mais que des visages heureux quittant la rue des Pierres!