La Nuit des Feux avec Sophie Belloir et Anne–Lise Vaumoron et Flam's de
la Cie Kanahi à La Briqueterie à Langueux, le 15 septembre 2018 -
Tu déniches l'éco-musée La Briqueterie dans le Parc de Boutdeville, à Langueux, dans la baie de Saint-Brieuc, un endroit magique avec vue sur la réserve naturelle ornithologique, tu y découvres une collection de vieilles locomotives, des wagons ancestraux, une pompe à eau retapée, des jeux pour enfants, avant de rendre une visite à l'ancienne fabrique.
En ce week-end, coïncidant avec les Journées Européennes du Patrimoine, s'y déroulait la Nuit des Feux, un événement féérique proposant des ateliers, des démonstrations brûlantes, des concerts, de la danse et des numéros embrasés: des cracheurs de feu et un four dragon se laissant ensorcelé par des flûtes, en principe utilisée pour charmer les crotales.
Après avoir déambulé un bon moment en s'émerveillant sur le site, l'heure du premier concert est arrivée, sur un mini-podium, la chanteuse mezzo-soprano Sophie Belloir et Anne-Lise Vaumoron, à la guitare classique, ont pris place pour entamer leur répertoire de chansons argentines et cabaret allemand.
Sophie Belloir peut étaler une belle carte de visite, ayant été à l'affiche de plusieurs opéras dont 'Carmen', 'Madame Butterfly' , 'Norma' ou 'West Side Story'.
La chanteuse lyrique tourne également avec le guitariste Yann Barreaud pour chanter, e a, les grands compositeurs espagnols ( Manuel de Falla, Francisco Tarrega, Albeniz...), ce soir, c'est Anne-Lise Vaumoron ( Ouate, duo guitare/voix( Mathilde Barthélémy)/ divers duo guitare, flûte...) , une autre virtuose de la six-cordes, qui l'accompagne.
Les deux filles sont sobrement vêtues de noir afin d'accentuer le côté sombre de leur répertoire.
Le duo ouvre le set avec 'Balada para mi muerte', un tango tragique, mi-chanté, mi-récité, composé par Astor Piazzolla/Horacio Ferrer.
La voix vibrante de la future maman et le jeu précis d'Anne-Lise te coupent le souffle, comme des dizaines d'autres badauds, tu fais silence et écoute en fermant les yeux.
Le duo enchaîne sur Kurt Weill, 'Les filles de Bordeaux', un extrait de " Marie Galante", un drame sur l'exil narrant la triste aventure d'une femme embarquée de force pour Panama où elle est contrainte à se prostituer, elle ne reverra jamais son pays.
Avec le grand classique argentin qui suit, ' Alfonsina y el mar' de Félix Luna /Ariel Ramírez, on ne quitte pas la tragédie, il est question du suicide d' Alfonsina Storni, la poétesse argentine atteinte d'un cancer du sein.
Elles poursuivent avec un second Kurt Weill, toujours tiré de "Marie Galante",'Youkali' un tango-habanera prônant l'escapism.
Bellísima canción, te souffle une voisine.
L' interprétation sans faille de Miss Belloir et un jeu digne de Jan Akkerman, interprétant Dowland, ou de Narciso Yepes, sculptant Joaquin Rodrigo, pour Mademoiselle Vaumoron, suscitent l'admiration.
'Die Dreigroschenoper' ist ein Theaterstück von Bertolt Brecht mit Musik von Kurt Weill, l'extrait choisi, 'Die Ballade von der sexuellen Hörigkeit', nous invite à faire la connaissance de putains, d'un souteneur, d'un anarchiste, d'un client de bordel, bref toute une faune expressionniste et amorale.
Astor Piazzolla en français, ça donne 'Che, tango che' , l'air est chanté avec passion et énergie, la voix, modulable, s'adresse autant à ton âme qu'à tes tripes, elle secoue tout ton être.
Après la plainte ' Je ne t'aime pas' , on a droit à "Surabaya Johnny", deux oeuvres du compositeur de Dessau, suivies par un doublé Piazzolla, la première tirade date de sa période italienne, ' La fortezza dei grandi perche', et ensuite vient ce qui est peut-être son thème le plus connu après 'Libertango', le fulgurant 'Maria de Buenos Aires'.
Un tonnerre d'applaudissements ponctue ce récital exceptionnel et c'est après un rappel, ' Alabama Song' , non ce n'est pas une composition de Jim Morrison, que les artistes nous quittent définitivement.
Changement de localisation pour "Flam's", le spectacle de feu de la compagnie Kanahi.
Ils sont deux, comme Laurel et Hardy, Poiret et Serrault, Bud Spencer et Terence Hill, Dupond et Dupont, Don Camillo et Peppone, tu as le phénix : Jérémy Jonglage, C I: Jérémie Bellois et le faire-valoir, le Gaston Lagaffe de l'équipe : Keven Flam's.
Leur show marie habilement humour, suspense, audace, jongleries, manipulations périlleuses, sorcellerie, épouvante, psychose et ingérence du public.
Les gosses ont adoré, des oohs succédaient aux aahs admiratifs, les adultes dubitatifs qui avaient décidé à moi on ne la fait pas, ont succombé comme tout un chacun et c'est une ovation monstre qui a succédé à chacun des sketchs proposés par l'incroyable duo.
Juliette, une petite qui a de l'esprit: papa, quand je serai grande, je cracherai du feu comme le Monsieur!
Après ces moments fascinants, il est l'heure pour nous de quitter un site qui grouille de monde!
lundi 17 septembre 2018
samedi 15 septembre 2018
Cathy Le Goff Jazz Quartet - salle Horizon à Plédran, le 14 septembre 2018
Cathy Le Goff Jazz Quartet - salle Horizon à Plédran, le 14 septembre 2018
Vendredi 14 septembre à partir de 19H : pour ouvrir la saison, Horizon a invité le Cathy Le Goff Jazz Quartet.
Entrée libre et drink de bienvenue .
Superbe salle que cet espace Horizon, jouxtant le complexe sportif de Plédran!
Pour promouvoir la saison culturelle 2018/2019, les édiles communaux et le service culturel, dirigé par Magali Cadilhon, ont décidé d'ouvrir l'auditoire au public.
Le programme prévoit un film de présentation, des interventions du premier adjoint au maire, de la dynamique dame en charge de la Culture et des Associations Culturelles et de Magali Cadilhon, le public venu en nombre pourra assister à un mini-concert du Cathy Le Goff Jazz Quartet avant de siffler quelques coupes de mousseux en ingurgitant d'appétissants canapés, Plédran n'a pas regardé à la dépense!
Points forts de la future saison: un one woman show du facétieux Jean-Marie Bégard, dont ce serait la dernière tournée, un concert intimiste de Liane Foly et le passage d'Agnès Jaoui, au sein de l'ensemble vocal Canto Allegre.
19:55', les trois musiciens ( Mickaël Jamier/ Gabriel Jego/Pierrick Biffot) du quartet de Cathy Le Goff prennent place derrière leurs instruments.
Mickaël Jamier à la batterie ( Gangamix, Makidam Trip, Gainsbourg in jazz, Emilie Buttazzoni Quartet....),Gabriel Jégo aux claviers ( Gainsbourg in jazz, Matthieu Pom, Myrdhin...) et Pierrick Biffot à la basse ( Emilie Buttazzoni, Caroline Day, NYCarré / Django’s Fusion Project, Gainsbourg in Jazz...) , des musiciens à l'emploi du temps chargé.
Après quelques mesures, Cathy Le Goff , aussi rousse qu' Axelle Red, Tori Amos ou Bonnie Raitt, apparaît et attaque 'Sunny'.
Cathy enseigne le chant et dirige un ensemble gospel, elle a fait partie du groupe IO ( un CD), de En Katymini, Suspense Orchestra ou Poivre et Cel, e a.
La version proposée prend d'attrayants coloris Brazilian jazz, la madame scatte avec bonheur, les vieux routards s'amusent, là -haut, Bobby Hebb a murmuré, not bad for Frenchies!
' Love for sale' de Cole Porter démarre sur les chapeaux de roue, Cathy et son équipe transforment le classique en rondo endiablé.
Plus étonnant encore,'Spain' ( I can recall) de Chick Corea en version chantée.
Cathy t'a confié après coup qu' Al Jarreau en a fait une adaptation monstrueuse, son rendu latino, scandé et sautillant, n'était pas mal, non plus, merci!
On quitte la Navarre, direction le Missouri, sans trompette, avec batterie, pour un 'Saint-Louis blues' bien enlevé.
Oui, Louise?
Elle a du coffre et de la présence, la rouquine.
Effectivement et, ce qui ne gâte rien, elle n'omet pas de laisser suffisamment d'espace aux talentueux complices qui la soutiennent.
Elle se souvient qu'elle dirige une chorale gospel, dont certains éléments squattent le fond du théâtre, ils seront mis à contribution lors de ce qui sera malheureusement le dernier fait-d'armes du concert,' Give him up' de Liz McComb.
Tandis que le groove suinte copieusement, l'audience entière reprend le refrain en battant des mains en mesure, excepté Mathilde qui frappe à contretemps.
C'est regrettable, à peine trente minutes de concert, far too short...
T'es déjà là, a -t-elle proféré tandis que le commissaire Laurence charriait Alice Avril au grand désarroi de Marlène!
Vendredi 14 septembre à partir de 19H : pour ouvrir la saison, Horizon a invité le Cathy Le Goff Jazz Quartet.
Entrée libre et drink de bienvenue .
Superbe salle que cet espace Horizon, jouxtant le complexe sportif de Plédran!
Pour promouvoir la saison culturelle 2018/2019, les édiles communaux et le service culturel, dirigé par Magali Cadilhon, ont décidé d'ouvrir l'auditoire au public.
Le programme prévoit un film de présentation, des interventions du premier adjoint au maire, de la dynamique dame en charge de la Culture et des Associations Culturelles et de Magali Cadilhon, le public venu en nombre pourra assister à un mini-concert du Cathy Le Goff Jazz Quartet avant de siffler quelques coupes de mousseux en ingurgitant d'appétissants canapés, Plédran n'a pas regardé à la dépense!
Points forts de la future saison: un one woman show du facétieux Jean-Marie Bégard, dont ce serait la dernière tournée, un concert intimiste de Liane Foly et le passage d'Agnès Jaoui, au sein de l'ensemble vocal Canto Allegre.
19:55', les trois musiciens ( Mickaël Jamier/ Gabriel Jego/Pierrick Biffot) du quartet de Cathy Le Goff prennent place derrière leurs instruments.
Mickaël Jamier à la batterie ( Gangamix, Makidam Trip, Gainsbourg in jazz, Emilie Buttazzoni Quartet....),Gabriel Jégo aux claviers ( Gainsbourg in jazz, Matthieu Pom, Myrdhin...) et Pierrick Biffot à la basse ( Emilie Buttazzoni, Caroline Day, NYCarré / Django’s Fusion Project, Gainsbourg in Jazz...) , des musiciens à l'emploi du temps chargé.
Après quelques mesures, Cathy Le Goff , aussi rousse qu' Axelle Red, Tori Amos ou Bonnie Raitt, apparaît et attaque 'Sunny'.
Cathy enseigne le chant et dirige un ensemble gospel, elle a fait partie du groupe IO ( un CD), de En Katymini, Suspense Orchestra ou Poivre et Cel, e a.
La version proposée prend d'attrayants coloris Brazilian jazz, la madame scatte avec bonheur, les vieux routards s'amusent, là -haut, Bobby Hebb a murmuré, not bad for Frenchies!
' Love for sale' de Cole Porter démarre sur les chapeaux de roue, Cathy et son équipe transforment le classique en rondo endiablé.
Plus étonnant encore,'Spain' ( I can recall) de Chick Corea en version chantée.
Cathy t'a confié après coup qu' Al Jarreau en a fait une adaptation monstrueuse, son rendu latino, scandé et sautillant, n'était pas mal, non plus, merci!
On quitte la Navarre, direction le Missouri, sans trompette, avec batterie, pour un 'Saint-Louis blues' bien enlevé.
Oui, Louise?
Elle a du coffre et de la présence, la rouquine.
Effectivement et, ce qui ne gâte rien, elle n'omet pas de laisser suffisamment d'espace aux talentueux complices qui la soutiennent.
Elle se souvient qu'elle dirige une chorale gospel, dont certains éléments squattent le fond du théâtre, ils seront mis à contribution lors de ce qui sera malheureusement le dernier fait-d'armes du concert,' Give him up' de Liz McComb.
Tandis que le groove suinte copieusement, l'audience entière reprend le refrain en battant des mains en mesure, excepté Mathilde qui frappe à contretemps.
C'est regrettable, à peine trente minutes de concert, far too short...
T'es déjà là, a -t-elle proféré tandis que le commissaire Laurence charriait Alice Avril au grand désarroi de Marlène!
lundi 10 septembre 2018
Les Routes de Lanleff ( Pauline Balthazar Kabioc’h et Soultime) - Temple de Lanleff, le 9 septembre 2018
Les Routes de Lanleff ( Pauline Balthazar Kabioc’h et Soultime) - Temple de Lanleff, le 9 septembre 2018
Douzième édition du Festival Les Routes de Lanleff. Pendant trois jours la commune du Goëlo, reprise dans les guides touristiques pour son mystérieux temple, que certains datent du 10è siècle, va carburer ( abondamment) à la cervoise, la musique servant d'alibi.
En déboursant 20 boules, européennes, tu assistes aux concerts du vendredi et samedi, le dimanche, ton compte frôlant la ligne rouge, les aubades ne te coûtent pas un radis!
La journée débute à 14h ( pour les lève-tôt) par un Grand Tournoi de palets, le "Moutardier Cup Challenge"!
Ce sport, qui nécessite une planche de bois (700 x 700 x 32 mm), du peuplier, de préférence, et des palets en fonte ( 155 grammes), exige de l'adresse, de l'habileté et si possible, de la sobriété et de l'endurance!
Malgré la grande fatigue due à des nuits sans sommeil et à la consommation immodérée de mousse, plusieurs équipes se sont formées pour participer à la compétition.
Et les concerts?
Aucun détail, mais le podium est prêt!
Vers 14:15, un deejay pittoresque balance quelques vieilleries de bon goût, le cha cha cha herbacé ' Les tomates' de Jack Ary, ' Shame and scandal in the family', 'Marina' de Rocco Granata, une version paysanne de 'La valse à mille temps', un Richard Anthony devenu musette..., ce garçon, instruit, te réconcilie avec la fonction de mixeur, un milieu où les pédants fourmillent.
14:50', une fille et un accordéon en piste.
Personne ne l'annonce, d'ailleurs Pauline Balthazar ( Kabioc'h) n'était initialement pas prévue au menu du jour!
La carte de Pauline mentionne chanteuse/musicienne/comédienne, pendant l'hiver elle a sillonné toute la Bretagne avec son spectacle tragi-comique "La Presque Rectitude des Choses", donc la demoiselle, héritière briochine de Pauline Carton, manie l'humour à froid et avec excès.
Elle égrène quelques notes et attaque 'Monsieur Marcel' de Renan Luce, une histoire de fossoyeur qui aimerait troquer sa pioche contre une pelleteuse.
Lanleff, je suis honorée de jouer face aux culs des joueurs de palets!
La suivante est une métaphore concernant ma vie amoureuse, moi, ce ne sont pas les éphèbes de 20 ans qui m'attirent, j'ai un penchant pour les gens plus âgés.
C'est parti pour 'Le gérontophile' du joyeux Bernard Joyet.
Les petites annonces: Fanchon a perdu ses clefs et moi je cherche, opiniâtrement, une cornemuse, éventuellement à échanger contre une Twingo de 1997 ( sans contrôle technique).
Pauline, c'est Fréhel, Piaf , Marie-Paule Belle, Régine, Jeanne Moreau ou Eartha Kitt quand elle cherche un homme, elle a choisi 'Ragougnasses' des Amis d'ta femme pour illustrer son propos.
Hé, toi, t'es sympa de t'asseoir à mes pieds, mais tu cognes sans cesse le micro, bouge tes fesses, svp!
Aucune réaction, le buveur sourit béatement.
Second essai, tire-toi ou je fais appel à la sécu.
Je suis la sécu!
Ok, je confisque ta bière!
Elle enchaîne, en mode steeple-chase, sur une rengaine vantant le paracétamol avant de nous narrer, en musique, un conte exposant les péripéties d'une princesse qui se fait chier comme un rat mort, son soupirant privé de bibine assure les choeurs virils en imitant le destrier au galop du coquet aristocrate.
Une dernière, que je dédicace aux miches des compétiteurs, ' Mon p'tit Q' d' Anne Léonard.
Il est probable que pour Pauline Balthazar ce set, d'une trentaine de minutes, ne restera pas dans les annales, jouer pour trois ploucs, un ivrogne, deux gosses et 30 croupions n'est pas forcément valorisant.
La chienlit, conclut le général!
La fête bat toujours son plein, les palets atteignent leur cible ou atterrissent sur le gazon, le soleil, ardent, réjouit Fanny, Marius se commande une Britt, des gosses se laissent grimer, d'autres n'ont pas besoin du stand maquillage, le chocolat nappant leur crêpe a fait le travail.
Le deejay a repris sa besogne, le groupe suivant, Soultime, se prépare!
15:45', toujours aucune annonce, le trio largue les amarres!
Line-up: Jean-Patrick Cosset (orgue Viscount, une belle pièce qui a fait baver le keyboard player de Mata Hari, toujours présent sur le site après leur prestation de la veille), Patrick Jouannic (batterie),
Guillaume Julien (guitare) .
Ces jeunes gens ont de la gueule et ne donnent pas l'impression de sortir du berceau, JPC est cité chez Mixcity, Nola's Mood, le Mathieu Lagraula Trio e a. Patrick joue des baguettes chez Le Swing Society et Guillaume a fait le Jules avec NYCarré / Django's Fusion Project de Dominique Carré.
Genre?
Malgré l'intitulé soul, le trio s'ébat dans un univers jazz/ groove style Rhoda Scott, Jimmy Smith, Jack McDuff, André Brasseur, Jimmy McGriff ( l'hammond!), Wes Montgomery, Grant Green, John Mc Laughlin, Lee Ritenour ( la gratte), Stix Hooper des Crusaders, Alphonze Mouzon pour la batterie, Soulive pour le patronyme et le funk et, dans une moindre mesure, Return Forever (sans Stanley Clarke).
Soultime doit sortir un album incessamment, ils disposent de quatre exemplaires, vendus aux plus offrants, mise minimum 80€ pour ce futur collector's item!
Sinon, il existe sur bandcamp un enregistrement live datant de plusieurs sessions au Ty Anna, un café concert rennais.
Aux pieds du maladroit Patrick, merde j'ai tacklé ma bière, tu as aperçu une setlist, il est toutefois peu probable que les titres aient été interprétés dans l'ordre consigné sur le papelard et, comme le set est instrumental, pour les intitulés, tu t'informes auprès des concernés!
Une première salve au groove ruisselant parvient à attirer l'attention d'une dizaine de mélomanes, les autres festivaliers ne manifestant pas plus d'intérêts pour les envolées funky du trio que pour les traits d'humour de l'accordéoniste.
L'orgue vibre, la guitare se permet un monologue pas vraiment ésotérique et la batterie cimente le tout, du travail d'esthètes!
Amis de la pétanque, bonjour!
Eh, gars, ce sont des palets!
Merci, c'est cool d'avoir un public réceptif, nous sommes éciidicii , euh, non, the Jimi Hendrix expérience.
T'es sûr que vous n'êtes pas Les Charlots?
Trêve de plaisanteries, ils embrayent sur une seconde tirade , peut-être 'What's up', tout aussi juteuse que l'initiale.
Lanleff, restez concentrés sur votre jeu, on ne fait que passer en interprétant nos compositions.
On poursuit avec une ballade soignée et un nouveau jazz funk ,truffé de petits soli pointus.
L'édifice est solide et garanti pour 99 ans, sauf en cas de tremblement de terre!
Place à une nouvelle ballade filmique évoquant les thèmes conçus par Michel Legrand.
Personne n'a été étonné en entendant Patrick la présenter comme étant 'La tour de Bébel' ( Coluche a applaudi), un hommage à Jean-Paul qui, au demeurant, est toujours vivant.
Après une petite incursion dans l'univers du Brazilian jazz avec une plage d'une fluidité céleste, les mousquetaires en placent une dernière avant un break, dont tu ignorais l'existence.
Après une amorce aquatique aux claviers, la guitare, d'humeur hard rock, envoie des riffs agressifs, nous rappelant par la même occasion que le jazz est loin d'être une musique soporifique.
Cette dernière salve, la plus nerveuse du set, a comblé la dizaine de clients dressés aux premières loges, les autres ont poursuivi leurs joutes athlétiques, tu t'es commandé une dernière orangeade avant de rejoindre madame qui, ce soir, avait décidé de recevoir!
Le lendemain sur la page facebook de Soultime tu lis:
"Les Routes de Lanleff c'était magique !", ça ne nous apprend rien sur le vainqueur du tournoi de pavés!
Douzième édition du Festival Les Routes de Lanleff. Pendant trois jours la commune du Goëlo, reprise dans les guides touristiques pour son mystérieux temple, que certains datent du 10è siècle, va carburer ( abondamment) à la cervoise, la musique servant d'alibi.
En déboursant 20 boules, européennes, tu assistes aux concerts du vendredi et samedi, le dimanche, ton compte frôlant la ligne rouge, les aubades ne te coûtent pas un radis!
La journée débute à 14h ( pour les lève-tôt) par un Grand Tournoi de palets, le "Moutardier Cup Challenge"!
Ce sport, qui nécessite une planche de bois (700 x 700 x 32 mm), du peuplier, de préférence, et des palets en fonte ( 155 grammes), exige de l'adresse, de l'habileté et si possible, de la sobriété et de l'endurance!
Malgré la grande fatigue due à des nuits sans sommeil et à la consommation immodérée de mousse, plusieurs équipes se sont formées pour participer à la compétition.
Et les concerts?
Aucun détail, mais le podium est prêt!
Vers 14:15, un deejay pittoresque balance quelques vieilleries de bon goût, le cha cha cha herbacé ' Les tomates' de Jack Ary, ' Shame and scandal in the family', 'Marina' de Rocco Granata, une version paysanne de 'La valse à mille temps', un Richard Anthony devenu musette..., ce garçon, instruit, te réconcilie avec la fonction de mixeur, un milieu où les pédants fourmillent.
14:50', une fille et un accordéon en piste.
Personne ne l'annonce, d'ailleurs Pauline Balthazar ( Kabioc'h) n'était initialement pas prévue au menu du jour!
La carte de Pauline mentionne chanteuse/musicienne/comédienne, pendant l'hiver elle a sillonné toute la Bretagne avec son spectacle tragi-comique "La Presque Rectitude des Choses", donc la demoiselle, héritière briochine de Pauline Carton, manie l'humour à froid et avec excès.
Elle égrène quelques notes et attaque 'Monsieur Marcel' de Renan Luce, une histoire de fossoyeur qui aimerait troquer sa pioche contre une pelleteuse.
Lanleff, je suis honorée de jouer face aux culs des joueurs de palets!
La suivante est une métaphore concernant ma vie amoureuse, moi, ce ne sont pas les éphèbes de 20 ans qui m'attirent, j'ai un penchant pour les gens plus âgés.
C'est parti pour 'Le gérontophile' du joyeux Bernard Joyet.
Les petites annonces: Fanchon a perdu ses clefs et moi je cherche, opiniâtrement, une cornemuse, éventuellement à échanger contre une Twingo de 1997 ( sans contrôle technique).
Pauline, c'est Fréhel, Piaf , Marie-Paule Belle, Régine, Jeanne Moreau ou Eartha Kitt quand elle cherche un homme, elle a choisi 'Ragougnasses' des Amis d'ta femme pour illustrer son propos.
Hé, toi, t'es sympa de t'asseoir à mes pieds, mais tu cognes sans cesse le micro, bouge tes fesses, svp!
Aucune réaction, le buveur sourit béatement.
Second essai, tire-toi ou je fais appel à la sécu.
Je suis la sécu!
Ok, je confisque ta bière!
Elle enchaîne, en mode steeple-chase, sur une rengaine vantant le paracétamol avant de nous narrer, en musique, un conte exposant les péripéties d'une princesse qui se fait chier comme un rat mort, son soupirant privé de bibine assure les choeurs virils en imitant le destrier au galop du coquet aristocrate.
Une dernière, que je dédicace aux miches des compétiteurs, ' Mon p'tit Q' d' Anne Léonard.
Il est probable que pour Pauline Balthazar ce set, d'une trentaine de minutes, ne restera pas dans les annales, jouer pour trois ploucs, un ivrogne, deux gosses et 30 croupions n'est pas forcément valorisant.
La chienlit, conclut le général!
La fête bat toujours son plein, les palets atteignent leur cible ou atterrissent sur le gazon, le soleil, ardent, réjouit Fanny, Marius se commande une Britt, des gosses se laissent grimer, d'autres n'ont pas besoin du stand maquillage, le chocolat nappant leur crêpe a fait le travail.
Le deejay a repris sa besogne, le groupe suivant, Soultime, se prépare!
15:45', toujours aucune annonce, le trio largue les amarres!
Line-up: Jean-Patrick Cosset (orgue Viscount, une belle pièce qui a fait baver le keyboard player de Mata Hari, toujours présent sur le site après leur prestation de la veille), Patrick Jouannic (batterie),
Guillaume Julien (guitare) .
Ces jeunes gens ont de la gueule et ne donnent pas l'impression de sortir du berceau, JPC est cité chez Mixcity, Nola's Mood, le Mathieu Lagraula Trio e a. Patrick joue des baguettes chez Le Swing Society et Guillaume a fait le Jules avec NYCarré / Django's Fusion Project de Dominique Carré.
Genre?
Malgré l'intitulé soul, le trio s'ébat dans un univers jazz/ groove style Rhoda Scott, Jimmy Smith, Jack McDuff, André Brasseur, Jimmy McGriff ( l'hammond!), Wes Montgomery, Grant Green, John Mc Laughlin, Lee Ritenour ( la gratte), Stix Hooper des Crusaders, Alphonze Mouzon pour la batterie, Soulive pour le patronyme et le funk et, dans une moindre mesure, Return Forever (sans Stanley Clarke).
Soultime doit sortir un album incessamment, ils disposent de quatre exemplaires, vendus aux plus offrants, mise minimum 80€ pour ce futur collector's item!
Sinon, il existe sur bandcamp un enregistrement live datant de plusieurs sessions au Ty Anna, un café concert rennais.
Aux pieds du maladroit Patrick, merde j'ai tacklé ma bière, tu as aperçu une setlist, il est toutefois peu probable que les titres aient été interprétés dans l'ordre consigné sur le papelard et, comme le set est instrumental, pour les intitulés, tu t'informes auprès des concernés!
Une première salve au groove ruisselant parvient à attirer l'attention d'une dizaine de mélomanes, les autres festivaliers ne manifestant pas plus d'intérêts pour les envolées funky du trio que pour les traits d'humour de l'accordéoniste.
L'orgue vibre, la guitare se permet un monologue pas vraiment ésotérique et la batterie cimente le tout, du travail d'esthètes!
Amis de la pétanque, bonjour!
Eh, gars, ce sont des palets!
Merci, c'est cool d'avoir un public réceptif, nous sommes éciidicii , euh, non, the Jimi Hendrix expérience.
T'es sûr que vous n'êtes pas Les Charlots?
Trêve de plaisanteries, ils embrayent sur une seconde tirade , peut-être 'What's up', tout aussi juteuse que l'initiale.
Lanleff, restez concentrés sur votre jeu, on ne fait que passer en interprétant nos compositions.
On poursuit avec une ballade soignée et un nouveau jazz funk ,truffé de petits soli pointus.
L'édifice est solide et garanti pour 99 ans, sauf en cas de tremblement de terre!
Place à une nouvelle ballade filmique évoquant les thèmes conçus par Michel Legrand.
Personne n'a été étonné en entendant Patrick la présenter comme étant 'La tour de Bébel' ( Coluche a applaudi), un hommage à Jean-Paul qui, au demeurant, est toujours vivant.
Après une petite incursion dans l'univers du Brazilian jazz avec une plage d'une fluidité céleste, les mousquetaires en placent une dernière avant un break, dont tu ignorais l'existence.
Après une amorce aquatique aux claviers, la guitare, d'humeur hard rock, envoie des riffs agressifs, nous rappelant par la même occasion que le jazz est loin d'être une musique soporifique.
Cette dernière salve, la plus nerveuse du set, a comblé la dizaine de clients dressés aux premières loges, les autres ont poursuivi leurs joutes athlétiques, tu t'es commandé une dernière orangeade avant de rejoindre madame qui, ce soir, avait décidé de recevoir!
Le lendemain sur la page facebook de Soultime tu lis:
"Les Routes de Lanleff c'était magique !", ça ne nous apprend rien sur le vainqueur du tournoi de pavés!
samedi 8 septembre 2018
L'autre monde accueille Jean-Yves Le Corre, Conway Savage, Mario Vitalino Dos Santos, Randy Weston, Gloria Jean, Michael A. Kennedy, Luke Liang, Willber Marquez Uzcategui, Mac Miller
L'accordéoniste Jean-Yves Le Corre est décédé le samedi 1er septembre à Carhaix.
C'est en 1971 qu'il fondait Diaouled Ar Menez avec Bruno Le Manac’h, guitariste, Melaine Favennec, violon, Yann Goasdoué, sonneur et Philippe Le Balp, sonneur tabarder.
Bruno Le Manac’h est décédé en 2017; Jean-Yves l'a désormais rejoint, il avait 65 ans.
Le groupe fait partie de ceux qui ont remis la musique bretonne au goût du jour, Alan Stivell étant l’un des initiateurs.
Conway Savage, décédé le 2 septembre, avait rejoint les Bad Seeds de Nick Cave en 1990.
Le dernier album auquel il avait participé était 'Push the sky away' en 2013, il n' y jouait pas de piano mais a dû se contenter de backing vocals.
Avant de rejoindre Nick Cave, Conway a fait partie de Happy Orphans, Scrap Museum, The Feral Dinosaurs, Dust on the Bible et Dave Last and The Legendary Boy Kings.
Il a également participé à de nombreux enregistrements, King Salmon, David McComb, Spencer P Jones ou Robert Forster ont notamment eu recours à ses services.
Sa discographie personnelle se chiffre à huit enregistrements, EP's ou LP's.
L'homme avait 58 ans, c'est en 2017 que la faculté lui avait trouvé une tumeur au cerveau.
Mario Vitalino Dos Santos ( 50 ans) qui a perdu la vie lundi lors d'un accident sur le ring de Bruxelles était chauffeur de camion, mais le monde musical le connaît surtout pour ses vocaux sur plusieurs titres du groupe Arsenal.
Il a ainsi participé à la création des morceaux 'Saudade' et ' A Volta'.
Randy Weston, considéré comme l’un des derniers géants du jazz, s’est éteint à 92 ans.
Le pianiste débute dans les années 40, c'est l'ère du bebob, on le retrouve aux côtés de Bull Moose Jackson, Frank Culley ou Eddie "Cleanhead" Vinson.
Lors de la décennie suivante, c'est Kenny Dorham ou Cecil Payne qui font appel à lui, dès 1954 il sort un premier enregistrement sous son nom: Cole Porter in a Modern Mood!
C'est le début d'une discographie impressionnante comme leader: une cinquantaine d'albums!
Dès les années 60, il introduit des éléments africains dans son jazz, il s'établit d'ailleurs au Maroc en 1967 et ouvre un club à Tanger.
Le disque considéré comme son chef-d'oeuvre, Blue Moses, date de 1972.
Son dernier album, sorti cette année, un double CD 'Sound', est un enregistrement live d'un concert donné à Montreux en 2001.
L'actrice et chanteuse Gloria Jean ( Gloria Jean Schoonover, d'origine hollandaise, donc) est décédée le 31 août à l'âge de 92 ans.
A 12 ans, la jeune soprano se produit déjà sur scène, c'est le producteur Joe Pasternak qui après l'avoir auditionnée, lui fournit un contrat avec Universal.
Elle obtiendra on premier rôle dans 'The Under-Pup' de 1939.
Sa carrière musicale passera au second plan.
Michael A. Kennedy, décédé dans un accident de voiture il y a une semaine, était le batteur de la star country George Strait.
Avant de s'associer avec George Strait, Michael avait tenu les baguettes pour Barbara Fairchild et Ricky Skaggs.
Luke Liang, keyboard player and guitarist in Sydney's Papa Vs Pretty has been found dead at age 28.
Le groupe avait arrêté les frais en 2014, deux ans après que Luke Liang l'eût intégré.
Le musicien souffrait de dépression!
Willber Marquez Uzcategui, chanteur du groupe vénézuélien Los Chamos, s'est éteint des suites d'une pneumonie le 28 août.
En 1982, Los Chamos se trouvaient au sommet de tous les charts d'Amérique Latine avec le titre 'Canto Chamo'.
Le rapeur Mac Miller (Malcolm James McCormick ) est décédé le 7 septembre, vraisemblablement victime d'une overdose.
Dès 2009, le Californien fait un tabac avec la mixtape K I D S ( ('Kickin' Incredibly Dope Shit), parmi d'autres tubes on peut mentionner "Knock Knock" ou "My favorite part".
L'ex-petit ami de Ariana Grande avait 26 ans.
C'est en 1971 qu'il fondait Diaouled Ar Menez avec Bruno Le Manac’h, guitariste, Melaine Favennec, violon, Yann Goasdoué, sonneur et Philippe Le Balp, sonneur tabarder.
Bruno Le Manac’h est décédé en 2017; Jean-Yves l'a désormais rejoint, il avait 65 ans.
Le groupe fait partie de ceux qui ont remis la musique bretonne au goût du jour, Alan Stivell étant l’un des initiateurs.
Conway Savage, décédé le 2 septembre, avait rejoint les Bad Seeds de Nick Cave en 1990.
Le dernier album auquel il avait participé était 'Push the sky away' en 2013, il n' y jouait pas de piano mais a dû se contenter de backing vocals.
Avant de rejoindre Nick Cave, Conway a fait partie de Happy Orphans, Scrap Museum, The Feral Dinosaurs, Dust on the Bible et Dave Last and The Legendary Boy Kings.
Il a également participé à de nombreux enregistrements, King Salmon, David McComb, Spencer P Jones ou Robert Forster ont notamment eu recours à ses services.
Sa discographie personnelle se chiffre à huit enregistrements, EP's ou LP's.
L'homme avait 58 ans, c'est en 2017 que la faculté lui avait trouvé une tumeur au cerveau.
Mario Vitalino Dos Santos ( 50 ans) qui a perdu la vie lundi lors d'un accident sur le ring de Bruxelles était chauffeur de camion, mais le monde musical le connaît surtout pour ses vocaux sur plusieurs titres du groupe Arsenal.
Il a ainsi participé à la création des morceaux 'Saudade' et ' A Volta'.
Randy Weston, considéré comme l’un des derniers géants du jazz, s’est éteint à 92 ans.
Le pianiste débute dans les années 40, c'est l'ère du bebob, on le retrouve aux côtés de Bull Moose Jackson, Frank Culley ou Eddie "Cleanhead" Vinson.
Lors de la décennie suivante, c'est Kenny Dorham ou Cecil Payne qui font appel à lui, dès 1954 il sort un premier enregistrement sous son nom: Cole Porter in a Modern Mood!
C'est le début d'une discographie impressionnante comme leader: une cinquantaine d'albums!
Dès les années 60, il introduit des éléments africains dans son jazz, il s'établit d'ailleurs au Maroc en 1967 et ouvre un club à Tanger.
Le disque considéré comme son chef-d'oeuvre, Blue Moses, date de 1972.
Son dernier album, sorti cette année, un double CD 'Sound', est un enregistrement live d'un concert donné à Montreux en 2001.
L'actrice et chanteuse Gloria Jean ( Gloria Jean Schoonover, d'origine hollandaise, donc) est décédée le 31 août à l'âge de 92 ans.
A 12 ans, la jeune soprano se produit déjà sur scène, c'est le producteur Joe Pasternak qui après l'avoir auditionnée, lui fournit un contrat avec Universal.
Elle obtiendra on premier rôle dans 'The Under-Pup' de 1939.
Sa carrière musicale passera au second plan.
Michael A. Kennedy, décédé dans un accident de voiture il y a une semaine, était le batteur de la star country George Strait.
Avant de s'associer avec George Strait, Michael avait tenu les baguettes pour Barbara Fairchild et Ricky Skaggs.
Luke Liang, keyboard player and guitarist in Sydney's Papa Vs Pretty has been found dead at age 28.
Le groupe avait arrêté les frais en 2014, deux ans après que Luke Liang l'eût intégré.
Le musicien souffrait de dépression!
Willber Marquez Uzcategui, chanteur du groupe vénézuélien Los Chamos, s'est éteint des suites d'une pneumonie le 28 août.
En 1982, Los Chamos se trouvaient au sommet de tous les charts d'Amérique Latine avec le titre 'Canto Chamo'.
Le rapeur Mac Miller (Malcolm James McCormick ) est décédé le 7 septembre, vraisemblablement victime d'une overdose.
Dès 2009, le Californien fait un tabac avec la mixtape K I D S ( ('Kickin' Incredibly Dope Shit), parmi d'autres tubes on peut mentionner "Knock Knock" ou "My favorite part".
L'ex-petit ami de Ariana Grande avait 26 ans.
mardi 4 septembre 2018
Fête de l'Huître sur le port de Paimpol ( avec Aloha Tahiti Show - Castor et Pollux - Les Ramoneurs de Menhirs) le 2 septembre 2018
Fête de l'Huître sur le port de Paimpol ( avec Aloha Tahiti Show - Castor et Pollux - Les Ramoneurs de Menhirs), le 2 septembre 2018
Paimpol: les légendaires pêcheurs d’Islande, la fête des chants de marins, La Paimpolaise de
Théodore Botrel, le coco, les moules, tourteaux, araignées, langoustes.... et les huîtres, évidemment!
La 9è fête de l'huître a fait le plein sur le Quai Neuf, où, sous un soleil généreux, les autochtones et derniers touristes s'étaient donnés rendez-vous pour avaler les mollusques sessiles de toutes tailles, servis chauds ou froids, ingurgiter des litres de Coreff, de cidre ou de petit blanc et assister aux shows du Aloha Tahiti Show - de Castor et Pollux et des illustres Ramoneurs de Menhirs.
Dès qu'il s'agit de faire la fête, la Bretagne est au rendez-vous, vers 13: 10', le Quai Neuf, transformé en restaurant en plein air, grouille de monde, le début des concerts était annoncé pour 13h, mais selon une habitude locale bien ancrée, tu sais pertinemment que l'horaire est sujet à caution.
A 13:35, les gars de la table de mix sommeillent, des files kilométriques de clients, attendant leur assiette d'ostréidés, s'étendent toujours des deux côtés du Quai, derrière le podium, un cri se fait entendre: Antoine, on commence, ou quoi?
Antoine fait la sourde oreille et omet de réagir, cinq minutes plus tard, le coloré Aloha Tahiti Show investit la scène!
La troupe menée par Terii Taputu , qui souffle dans un coquillage géant pour annoncer le début du spectacle, se compose de musiciens maniant des instruments polynésiens (pahu, toere, tita, ihara, ukulele, conques..) mais aussi un orgue, et de danseuses ( peu) vêtues de tenues végétales affriolantes.
Iaora na, êtes-vous prêts pour une excursion à Tahiti, Hawaï et la Nouvelle-Zélande?
E!
C'est parti, les percussions et cordes entament un premier chant traditionnel et quatre danseuses aux jolies croupes, aux sourires engageants, au jeu de jambes souple et déhanchements attrayants se mettent en mouvement.
Paimpol a quitté les tables pour se coller face à l'estrade.
On embarque pour les paradisiaques îles Marquises, avec moi, dites Maururu, non Adolphe, pas ma louloute, maururu!
Un vigoureux guerrier entre en piste, un mec qui arbore un style plus proche du catcheur ou du lanceur de marteau que celui d'adhérent à la gay pride , il amorce un haka à faire pâlir les All Blacks, ta voisine se demande s'il porte un slip sous son pagne, il tire la langue en te fixant, tu ne lui as pas fait un petit coucou et tu as bu un coup.
On reprend la pirogue, direction la baie d'Apu à la recherche des fameuses perles noires avant de chanter en choeur ' Yorana Tahiti Tahiti' et une dernière 'Tahiti Nui' pour terminer le premier set.
On revient vers 17:15'.
Les protagonistes du huratau regagnent les coulisses tandis qu'un quintet costumé carnaval de Venise prend place sur le plancher.
Castor et Pollux, non pas les Dioscures, enfants de Léda, mais cinq musiciens provenant de la région de Rennes ayant décidé de dépoussiérer la musique à danser locale.
Line-up: Tristan Jézéquel : Clarinette/ le pas borné Gaël Chauvin : Bombarde/ Aymeric "Bison" Bevan : Sax Baryton/ Jean-Félix Hautbois : batterie ( cherchez l'erreur) et Titouan Gautier : Accordéon.
Il serait injuste d'oublier de mentionner Élise Daoudal, celle qui a imaginé leur chatoyante tenue de scène!
Pas de micros sur le parquet, les Grecs se produisent unplugged.
Aucune annonce ne précède leur arrivée, ils avaient une setlist, une brise légère l'a envoyée dans les airs, pour les titres tu t'adresses à Zeus.
Ils entament leur catalogue par deux instrumentaux, celtico- balkaniques de bonne tenue et innovants, l'usage d'un sax baryton n'est pas si courant pour les formations habituées aux Fest diurnes ou nocturnes.
Après une mazurka composée par un bonhomme chantant son amour pour un barde arabe, Rennes fait appel aux danseurs envisageant une ronde.
Les candidats ne se poussent pas au portillon, un couple, caché, s'y met, imité peu après par Jean-Yves et Fernande qui ont réussi à entraîner huit condisciples pour participer au manège.
Le petit air suivant, fort saccadé, a rebuté les kangourous et grenouilles, personne ne bouge!
Une mélodie plaintive précède 'Altiplano', à ne pas confondre avec 'Aquaplano' de Paolo Conte, un tour qui achève le premier acte d'une prestation appréciée.
Exercice de balance du porte-drapeau du punk celtique breton, les irréductibles Les Ramoneurs de Menhirs , un voisin s'exclame, hey, Loran, pourquoi ton copain il est à l'eau?
Hier soir, nous jouions dans le Berry, le concert a pris fin aux petites heures et ce n'est pas du jus de framboises que les ramoneurs ont consommé!
Il faut 20' à Loran Béru (Laurent Katrakazos), ex-Bérurier Noir , Parabellum et Tromatism, le dandy guitariste, chanteur et manieur de boîte à rythmes/ à Éric Gorce qui a lu James Fenimore Cooper ( bombarde, binou, chant) / à Richard Bevillon la licorne ( biniou, bombarde, chant) et au petit jeune,
Gwenaël Kere, pour être harmonisés avant de débuter leur messe punk.
Préambule: " nous sommes les enfants de la terre et du vent, nous chantons pour la Bretagne".
Comment va réagir Macron?
L'entrée en matière est des plus féroces, trois tranches de Celtic punk scandé en breton, il était question de tirelire, enfin c'est que chantait une voisine, puis d'un plinn sauvage ( Dañs Gwadek ?) dédié à des soeurs bretonnes et d'un laridé chantant l'énergie féminine ( ? Dir Ha Tan?).
Ces garçons sympathiques et bien mis, le genre qui devrait plaire à toutes les belles-mères et éventuellement aux vendeurs d'arêtes d'espadon, envoient du lourd, de l'efficace, du concentré, du punk rock sale qui éclabousse et laisse des taches indélébiles, d'ailleurs ils choisissent de reprendre l'hymne de Sham 69, 'If the kids are united'.
Les kids en question approchaient de l'âge de la retraite, ce qui ne changeait rien à leur rage, ni à leur esprit d'insurrection.
Paimpol, le pogo donne de beaux mollets, après une tirade voulant la mort du capitalisme, du patriarcat et des religions en général, ils reprennent Crass, 'Sucks' .
It sucks, c'est toujours plus imagé que ça craint, non?
La circulaire Collomb, ça vous dit quelque chose?
Dans peu de temps il n'y aura plus de festivals, le facture sécurité devient impayable.
By the way, on emmerde le préfet des Côtes-d'Armor et on applaudit le Canada qui vient de légaliser le cannabis.
OK, un brin démago, mais ça marche, sur fond reggae breton, les cousins d'Obélix envoient 'Marijanig'.
Après un nouveau couplet révolutionnaire et un salut à Glenmor, les insoumis proposent le chant des partisans italiens, ' Bella Ciao', nous étions 500 à reprendre ce manifeste communiste!
'Space Galetenn' , un mystère est éclairci: dans les galettes de Pont-Aven il n'y a pas que du beurre!
Un petit mot consacré à Loran, ce gars, beau comme un Berliet, passe son temps à saliver comme un ivrogne et toutes les trois minutes un mollard, traverse sa dentition impeccable pour mourir, si tout va bien, à ses pieds, dans les autres cas sur la tête d'un individu posté frontstage.
Les manieurs de balais-brosses étaient sur le point de proposer un nouveau sermon lorsqu'un gars de l'organisation vient leur faire signe!
On nous communique qu'il y a un entracte Nestor et Callux doivent vous jouer quelques ritournelles, ne partez pas, on revient!
Faut s'y faire aux incongruités locales, pourtant Paimpol ce n'est pas Cambrai!
Un interlude alors que l'ambiance est au zénith, ça frise le grotesque!
Bye, bye, le Quai Neuf, tu rejoins madame au bar de la Falaise...
Paimpol: les légendaires pêcheurs d’Islande, la fête des chants de marins, La Paimpolaise de
Théodore Botrel, le coco, les moules, tourteaux, araignées, langoustes.... et les huîtres, évidemment!
La 9è fête de l'huître a fait le plein sur le Quai Neuf, où, sous un soleil généreux, les autochtones et derniers touristes s'étaient donnés rendez-vous pour avaler les mollusques sessiles de toutes tailles, servis chauds ou froids, ingurgiter des litres de Coreff, de cidre ou de petit blanc et assister aux shows du Aloha Tahiti Show - de Castor et Pollux et des illustres Ramoneurs de Menhirs.
Dès qu'il s'agit de faire la fête, la Bretagne est au rendez-vous, vers 13: 10', le Quai Neuf, transformé en restaurant en plein air, grouille de monde, le début des concerts était annoncé pour 13h, mais selon une habitude locale bien ancrée, tu sais pertinemment que l'horaire est sujet à caution.
A 13:35, les gars de la table de mix sommeillent, des files kilométriques de clients, attendant leur assiette d'ostréidés, s'étendent toujours des deux côtés du Quai, derrière le podium, un cri se fait entendre: Antoine, on commence, ou quoi?
Antoine fait la sourde oreille et omet de réagir, cinq minutes plus tard, le coloré Aloha Tahiti Show investit la scène!
La troupe menée par Terii Taputu , qui souffle dans un coquillage géant pour annoncer le début du spectacle, se compose de musiciens maniant des instruments polynésiens (pahu, toere, tita, ihara, ukulele, conques..) mais aussi un orgue, et de danseuses ( peu) vêtues de tenues végétales affriolantes.
Iaora na, êtes-vous prêts pour une excursion à Tahiti, Hawaï et la Nouvelle-Zélande?
E!
C'est parti, les percussions et cordes entament un premier chant traditionnel et quatre danseuses aux jolies croupes, aux sourires engageants, au jeu de jambes souple et déhanchements attrayants se mettent en mouvement.
Paimpol a quitté les tables pour se coller face à l'estrade.
On embarque pour les paradisiaques îles Marquises, avec moi, dites Maururu, non Adolphe, pas ma louloute, maururu!
Un vigoureux guerrier entre en piste, un mec qui arbore un style plus proche du catcheur ou du lanceur de marteau que celui d'adhérent à la gay pride , il amorce un haka à faire pâlir les All Blacks, ta voisine se demande s'il porte un slip sous son pagne, il tire la langue en te fixant, tu ne lui as pas fait un petit coucou et tu as bu un coup.
On reprend la pirogue, direction la baie d'Apu à la recherche des fameuses perles noires avant de chanter en choeur ' Yorana Tahiti Tahiti' et une dernière 'Tahiti Nui' pour terminer le premier set.
On revient vers 17:15'.
Les protagonistes du huratau regagnent les coulisses tandis qu'un quintet costumé carnaval de Venise prend place sur le plancher.
Castor et Pollux, non pas les Dioscures, enfants de Léda, mais cinq musiciens provenant de la région de Rennes ayant décidé de dépoussiérer la musique à danser locale.
Line-up: Tristan Jézéquel : Clarinette/ le pas borné Gaël Chauvin : Bombarde/ Aymeric "Bison" Bevan : Sax Baryton/ Jean-Félix Hautbois : batterie ( cherchez l'erreur) et Titouan Gautier : Accordéon.
Il serait injuste d'oublier de mentionner Élise Daoudal, celle qui a imaginé leur chatoyante tenue de scène!
Pas de micros sur le parquet, les Grecs se produisent unplugged.
Aucune annonce ne précède leur arrivée, ils avaient une setlist, une brise légère l'a envoyée dans les airs, pour les titres tu t'adresses à Zeus.
Ils entament leur catalogue par deux instrumentaux, celtico- balkaniques de bonne tenue et innovants, l'usage d'un sax baryton n'est pas si courant pour les formations habituées aux Fest diurnes ou nocturnes.
Après une mazurka composée par un bonhomme chantant son amour pour un barde arabe, Rennes fait appel aux danseurs envisageant une ronde.
Les candidats ne se poussent pas au portillon, un couple, caché, s'y met, imité peu après par Jean-Yves et Fernande qui ont réussi à entraîner huit condisciples pour participer au manège.
Le petit air suivant, fort saccadé, a rebuté les kangourous et grenouilles, personne ne bouge!
Une mélodie plaintive précède 'Altiplano', à ne pas confondre avec 'Aquaplano' de Paolo Conte, un tour qui achève le premier acte d'une prestation appréciée.
Exercice de balance du porte-drapeau du punk celtique breton, les irréductibles Les Ramoneurs de Menhirs , un voisin s'exclame, hey, Loran, pourquoi ton copain il est à l'eau?
Hier soir, nous jouions dans le Berry, le concert a pris fin aux petites heures et ce n'est pas du jus de framboises que les ramoneurs ont consommé!
Il faut 20' à Loran Béru (Laurent Katrakazos), ex-Bérurier Noir , Parabellum et Tromatism, le dandy guitariste, chanteur et manieur de boîte à rythmes/ à Éric Gorce qui a lu James Fenimore Cooper ( bombarde, binou, chant) / à Richard Bevillon la licorne ( biniou, bombarde, chant) et au petit jeune,
Gwenaël Kere, pour être harmonisés avant de débuter leur messe punk.
Préambule: " nous sommes les enfants de la terre et du vent, nous chantons pour la Bretagne".
Comment va réagir Macron?
L'entrée en matière est des plus féroces, trois tranches de Celtic punk scandé en breton, il était question de tirelire, enfin c'est que chantait une voisine, puis d'un plinn sauvage ( Dañs Gwadek ?) dédié à des soeurs bretonnes et d'un laridé chantant l'énergie féminine ( ? Dir Ha Tan?).
Ces garçons sympathiques et bien mis, le genre qui devrait plaire à toutes les belles-mères et éventuellement aux vendeurs d'arêtes d'espadon, envoient du lourd, de l'efficace, du concentré, du punk rock sale qui éclabousse et laisse des taches indélébiles, d'ailleurs ils choisissent de reprendre l'hymne de Sham 69, 'If the kids are united'.
Les kids en question approchaient de l'âge de la retraite, ce qui ne changeait rien à leur rage, ni à leur esprit d'insurrection.
Paimpol, le pogo donne de beaux mollets, après une tirade voulant la mort du capitalisme, du patriarcat et des religions en général, ils reprennent Crass, 'Sucks' .
It sucks, c'est toujours plus imagé que ça craint, non?
La circulaire Collomb, ça vous dit quelque chose?
Dans peu de temps il n'y aura plus de festivals, le facture sécurité devient impayable.
By the way, on emmerde le préfet des Côtes-d'Armor et on applaudit le Canada qui vient de légaliser le cannabis.
OK, un brin démago, mais ça marche, sur fond reggae breton, les cousins d'Obélix envoient 'Marijanig'.
Après un nouveau couplet révolutionnaire et un salut à Glenmor, les insoumis proposent le chant des partisans italiens, ' Bella Ciao', nous étions 500 à reprendre ce manifeste communiste!
'Space Galetenn' , un mystère est éclairci: dans les galettes de Pont-Aven il n'y a pas que du beurre!
Un petit mot consacré à Loran, ce gars, beau comme un Berliet, passe son temps à saliver comme un ivrogne et toutes les trois minutes un mollard, traverse sa dentition impeccable pour mourir, si tout va bien, à ses pieds, dans les autres cas sur la tête d'un individu posté frontstage.
Les manieurs de balais-brosses étaient sur le point de proposer un nouveau sermon lorsqu'un gars de l'organisation vient leur faire signe!
On nous communique qu'il y a un entracte Nestor et Callux doivent vous jouer quelques ritournelles, ne partez pas, on revient!
Faut s'y faire aux incongruités locales, pourtant Paimpol ce n'est pas Cambrai!
Un interlude alors que l'ambiance est au zénith, ça frise le grotesque!
Bye, bye, le Quai Neuf, tu rejoins madame au bar de la Falaise...
lundi 3 septembre 2018
Safara chez Madame Mouss'tache à Tréguier le 31 août 2018
Safara chez Madame Mouss'tache à Tréguier le 31 août 2018
Tu sors encore?
Ya!
On peut savoir où?
A Tréguier, Madame Mouss'tache programme Safara.
Safari, t'es pas chasseur!
SafarA, un terme arabe signifiant voyager, les Swahilis en ont fait safari.
T'as lu ça où?
Dans Les Voyages de Gulliver.
De Henri Vernes?
C'est ça, revu par Indochine!
Safara se compose de Hassan Belbachir aux percussions (darbouka, cajon, bendir) et voix, Envel Le Calvez à la guitare ( Kerdenn, Tafna), Philippe Chevance, alias Kawan Krew, vu avec Mata Hari la veille, à la basse et Séverine Louat, alias Safar Safara, au chant et circonvolutions ondoyantes.
Leur disco se chiffre à deux albums, 'Bled Breizh' et 'Swing Oriental'.
19:45': salaam alaikum, on vous emmène pour un voyage de l'autre côté de la Méditerranée.
Il n'aura pas fallu plus de 95 secondes pour que Tréguier batte des mains sur les mesures de 'Ana Li Razit', une plage arabo-andalouse grisante et ce n'est pas une coupure de courant passagère qui va effrayer le quartet, ni ternir l'ambiance.
La balade dans le Maghreb se poursuit avec 'Renya Fahrana' , les doigts agiles d'Hassan tapotent les membranophones ou le cajon, la basse imprime un rythme oriental soutenu, Envel sculptent des figures manouches et la voix enchanteresse de Séverine nous emporte au pays des amazighes.
'Me Breur' ( = mon frère), chanté en duo, est un métissage arabo-breton qui swingue fabuleusement, il n'en faut pas plus pour que deux midinettes viennent faire une démonstration de Raqs Sharqi sans voile.
' Noum' ( Rêve) précède le mélancolique ' Chant de la paix' tiré de la bande son du film 'Swing' de Tony Gatlif.
Ils enchaînent sur 'Safara', délicieusement chaloupé, suivi par ' Denya' ( le monde) avant de proposer un premier morceau en français, 'Il écrit', peignant le parcours européen de Hassan, le titre est émaillé d'une sérieuse rafale à la Django, signée Envel Le Calvez.
'Amel' chante l'espoir et le rythmé 'Barani' le droit à la différence.
Pas facile de se mouvoir esthétiquement sur le tempo saccadé tapissant 'Lyoum', heureusement le titre endiablé est suivi par le seul slow du récital, 'Mouriabya'.
Elles seront une demi-douzaine à se déchaîner sur la piste improvisée aux sonorités du traditionnel ' Sidi Habibi'.
Mariette, ce n'est pas la poitrine qui doit bouger, ce sont les épaules!
Le bar épicerie de Tréguier est soudain transformé en boîte de nuit tangerine tandis que Safara attaque ' Walou'. Les vivats fusent, les ballons de Muscadet sautillent sur les tables, les filles frétillent, les moins fringants sourient, c'est la fête!
L'ambiance va encore monter de quelques crans avec leur version torride de 'La foule' .
Lâchez-vous, ça fait du bien, qu'il dit... la bride était lâchée depuis belle lurette, les juments caracolent sans harnais, sans selle et sans appréhension dans les plaines humides du Rif.
Il faut leur laisser le temps de se reposer, le sensuel 'Alech' offre un répit opportun.
Changement de cap, direction le pays des hommes intègres, le Burkina Faso, pour un titre noir, ' Pakian' .
Une amorce andalouse introduit la dernière salve du set, ' Maktoub' ( c'est le destin), applaudie à tout rompre.
Il est évident que Safara sera contraint de proposer un encore, ce sera ' Soy' chanté en espagnol!
Beslama et choukran, Safara!
Tu sors encore?
Ya!
On peut savoir où?
A Tréguier, Madame Mouss'tache programme Safara.
Safari, t'es pas chasseur!
SafarA, un terme arabe signifiant voyager, les Swahilis en ont fait safari.
T'as lu ça où?
Dans Les Voyages de Gulliver.
De Henri Vernes?
C'est ça, revu par Indochine!
Safara se compose de Hassan Belbachir aux percussions (darbouka, cajon, bendir) et voix, Envel Le Calvez à la guitare ( Kerdenn, Tafna), Philippe Chevance, alias Kawan Krew, vu avec Mata Hari la veille, à la basse et Séverine Louat, alias Safar Safara, au chant et circonvolutions ondoyantes.
Leur disco se chiffre à deux albums, 'Bled Breizh' et 'Swing Oriental'.
19:45': salaam alaikum, on vous emmène pour un voyage de l'autre côté de la Méditerranée.
Il n'aura pas fallu plus de 95 secondes pour que Tréguier batte des mains sur les mesures de 'Ana Li Razit', une plage arabo-andalouse grisante et ce n'est pas une coupure de courant passagère qui va effrayer le quartet, ni ternir l'ambiance.
La balade dans le Maghreb se poursuit avec 'Renya Fahrana' , les doigts agiles d'Hassan tapotent les membranophones ou le cajon, la basse imprime un rythme oriental soutenu, Envel sculptent des figures manouches et la voix enchanteresse de Séverine nous emporte au pays des amazighes.
'Me Breur' ( = mon frère), chanté en duo, est un métissage arabo-breton qui swingue fabuleusement, il n'en faut pas plus pour que deux midinettes viennent faire une démonstration de Raqs Sharqi sans voile.
' Noum' ( Rêve) précède le mélancolique ' Chant de la paix' tiré de la bande son du film 'Swing' de Tony Gatlif.
Ils enchaînent sur 'Safara', délicieusement chaloupé, suivi par ' Denya' ( le monde) avant de proposer un premier morceau en français, 'Il écrit', peignant le parcours européen de Hassan, le titre est émaillé d'une sérieuse rafale à la Django, signée Envel Le Calvez.
'Amel' chante l'espoir et le rythmé 'Barani' le droit à la différence.
Pas facile de se mouvoir esthétiquement sur le tempo saccadé tapissant 'Lyoum', heureusement le titre endiablé est suivi par le seul slow du récital, 'Mouriabya'.
Elles seront une demi-douzaine à se déchaîner sur la piste improvisée aux sonorités du traditionnel ' Sidi Habibi'.
Mariette, ce n'est pas la poitrine qui doit bouger, ce sont les épaules!
Le bar épicerie de Tréguier est soudain transformé en boîte de nuit tangerine tandis que Safara attaque ' Walou'. Les vivats fusent, les ballons de Muscadet sautillent sur les tables, les filles frétillent, les moins fringants sourient, c'est la fête!
L'ambiance va encore monter de quelques crans avec leur version torride de 'La foule' .
Lâchez-vous, ça fait du bien, qu'il dit... la bride était lâchée depuis belle lurette, les juments caracolent sans harnais, sans selle et sans appréhension dans les plaines humides du Rif.
Il faut leur laisser le temps de se reposer, le sensuel 'Alech' offre un répit opportun.
Changement de cap, direction le pays des hommes intègres, le Burkina Faso, pour un titre noir, ' Pakian' .
Une amorce andalouse introduit la dernière salve du set, ' Maktoub' ( c'est le destin), applaudie à tout rompre.
Il est évident que Safara sera contraint de proposer un encore, ce sera ' Soy' chanté en espagnol!
Beslama et choukran, Safara!
samedi 1 septembre 2018
Mata Hari lors de La Solitaire Urgo/Le Figaro au port du Légué à Saint-Brieuc, le 30 août 2018
Mata Hari lors de La Solitaire Urgo/Le Figaro au port du Légué à Saint-Brieuc, le 30 août 2018
La 49 ème édition de La Solitaire Urgo Le Figaro fait étape dans la Baie de Saint-Brieuc du 29 août au 2 septembre.
Les 37 skippers ont trouvé refuge, jusqu'au 2 septembre, dans le port du Légué avant la seconde étape devant les emmener vers la ria de Muros y Noia, l'événement va de pair avec diverses animations: un village gourmand, des expositions, des jeux et des concerts. Au programme du jeudi 30 août, le groupe Mata Hari.
Mata Hari ne pratique pas l'espionnage érotique mais défend brillamment l'Afrobeat, cher à Fela Anikulapo Kuti!
Le groupe, né dans le Trégor, est composé de neuf éléments, mais ce soir ils ont invité Ibrahim de Lyon ( calebasse, djembé, tama) à se joindre à eux, histoire d'être encore plus percussif .
Trois cuivres: Fredo Bari ( sax baryton), Pierre Conilleau (trombone) et Sylvain Mégnégneau au sax ténor/ à la batterie, un reptile se faisant appeler Le Serpent à Plumes/ aux percussions diverses, Alban de la Blanchardière/ à la basse Kawan Krew/ une connaissance, Stéphane Dassieu à la guitare/ aux claviers, Er Wan et enfin, au chant, wooden blocks et shakers, la merveilleuse Stellis Groseils.
Le dixtuor ouvre les hostilités par l'instrumental ethno jazz au groove suintant 'Amen', cette première plage avoisinant les sept minutes te donne immédiatement l'envie de remuer. Les percussions s'affolent, la section de cuivres, puissante, se déchaîne, guitare et basse impriment une cadence folle et Er Wan aux claviers traficotés te confectionnent des sonorités fusion dignes de Joe Zawinul.
Tandis que le trombone et les keys se relayent pour de petits soli, Stellis, dont les cordes vocales sont au repos, s'amuse avec une paire de claves.
La suivante, toujours instrumentale, ' Mojuba' , utilise les mêmes ingrédients, tu y débusques de l'Afrobeat, du jazz funk à la Tower of Power, des éléments d'acid jazz et de l'ethno jazz d'obédience Manu Dibango.
Tu, dis, Yvette?
Ça déménage...c'est le moins qu'on puisse affirmer, très chère!
Fela Kuti, 'Opposite People' , 1977.
Un touriste: I don't dance but it's impossible to sit idle during this song...
L'original dépasse les quinze minutes, Stellis fera usage de sa voix après un long mouvement instrumental, dominé par les claviers démoniaques de Er Wan, avant l'arrivée en fanfare des cuivres.
Stéphane se permet un petit aparté Devadip Carlos Santana, le morceau s'avère aussi hypnotique que le 'Jin go lo ba' du guitariste d'origine mexicaine.
Un second Fela succède à cette tranche de transe, 'Water no get enemy', qui de façon cachée décrivait la pénible situation politique au Nigeria dans les seventies.
Tchik, tchik, tchik fait la guitare pour amorcer 'Quiet Man Is Dead Man' des Daktaris, une nouvelle plage purulente .
Tu ignores si Er Wan connaît Jozef Dumoulin, mais ses interventions aux claviers évoquent les envolées au Fender Rhodes du gars de Ingelmunster.
"Kapital" est un thème du SoulJazz Orchestra, le groupe canadien partage les concepts politiques du maître du Nigeria, décédé en 1997.
Stéphane Dassieu a composé 'People quarry' et c'est aux défunts anversois Wizards of Ooze que tu penses.
Après un délire percussif, les cuivres entrent en lice pour rivaliser de conviction et d'endurance.
Mata Hari décide de revenir au répertoire de Fela avec 'Mr Follow Follow' avant d'opter pour le Chicago Afrobeat Project et leur moite 'Talking bush'.
Le trombone se paye une balade dans le public, justifiant la frénésie urbaine débridée de la plage.
A part ça, il est difficile d'ignorer le comportement débile d'un couple de dégénérés qui aura réussi à effrayer les gosses s'amusant face au podium.
Le timing serré ne permet plus qu'une tirade, le groupe achève ce set torride par un dernier Fela Kuti, 'Upside down'.
Mata Hari sera aux Routes de Lanleff le 8 septembre!
La 49 ème édition de La Solitaire Urgo Le Figaro fait étape dans la Baie de Saint-Brieuc du 29 août au 2 septembre.
Les 37 skippers ont trouvé refuge, jusqu'au 2 septembre, dans le port du Légué avant la seconde étape devant les emmener vers la ria de Muros y Noia, l'événement va de pair avec diverses animations: un village gourmand, des expositions, des jeux et des concerts. Au programme du jeudi 30 août, le groupe Mata Hari.
Mata Hari ne pratique pas l'espionnage érotique mais défend brillamment l'Afrobeat, cher à Fela Anikulapo Kuti!
Le groupe, né dans le Trégor, est composé de neuf éléments, mais ce soir ils ont invité Ibrahim de Lyon ( calebasse, djembé, tama) à se joindre à eux, histoire d'être encore plus percussif .
Trois cuivres: Fredo Bari ( sax baryton), Pierre Conilleau (trombone) et Sylvain Mégnégneau au sax ténor/ à la batterie, un reptile se faisant appeler Le Serpent à Plumes/ aux percussions diverses, Alban de la Blanchardière/ à la basse Kawan Krew/ une connaissance, Stéphane Dassieu à la guitare/ aux claviers, Er Wan et enfin, au chant, wooden blocks et shakers, la merveilleuse Stellis Groseils.
Le dixtuor ouvre les hostilités par l'instrumental ethno jazz au groove suintant 'Amen', cette première plage avoisinant les sept minutes te donne immédiatement l'envie de remuer. Les percussions s'affolent, la section de cuivres, puissante, se déchaîne, guitare et basse impriment une cadence folle et Er Wan aux claviers traficotés te confectionnent des sonorités fusion dignes de Joe Zawinul.
Tandis que le trombone et les keys se relayent pour de petits soli, Stellis, dont les cordes vocales sont au repos, s'amuse avec une paire de claves.
La suivante, toujours instrumentale, ' Mojuba' , utilise les mêmes ingrédients, tu y débusques de l'Afrobeat, du jazz funk à la Tower of Power, des éléments d'acid jazz et de l'ethno jazz d'obédience Manu Dibango.
Tu, dis, Yvette?
Ça déménage...c'est le moins qu'on puisse affirmer, très chère!
Fela Kuti, 'Opposite People' , 1977.
Un touriste: I don't dance but it's impossible to sit idle during this song...
L'original dépasse les quinze minutes, Stellis fera usage de sa voix après un long mouvement instrumental, dominé par les claviers démoniaques de Er Wan, avant l'arrivée en fanfare des cuivres.
Stéphane se permet un petit aparté Devadip Carlos Santana, le morceau s'avère aussi hypnotique que le 'Jin go lo ba' du guitariste d'origine mexicaine.
Un second Fela succède à cette tranche de transe, 'Water no get enemy', qui de façon cachée décrivait la pénible situation politique au Nigeria dans les seventies.
Tchik, tchik, tchik fait la guitare pour amorcer 'Quiet Man Is Dead Man' des Daktaris, une nouvelle plage purulente .
Tu ignores si Er Wan connaît Jozef Dumoulin, mais ses interventions aux claviers évoquent les envolées au Fender Rhodes du gars de Ingelmunster.
"Kapital" est un thème du SoulJazz Orchestra, le groupe canadien partage les concepts politiques du maître du Nigeria, décédé en 1997.
Stéphane Dassieu a composé 'People quarry' et c'est aux défunts anversois Wizards of Ooze que tu penses.
Après un délire percussif, les cuivres entrent en lice pour rivaliser de conviction et d'endurance.
Mata Hari décide de revenir au répertoire de Fela avec 'Mr Follow Follow' avant d'opter pour le Chicago Afrobeat Project et leur moite 'Talking bush'.
Le trombone se paye une balade dans le public, justifiant la frénésie urbaine débridée de la plage.
A part ça, il est difficile d'ignorer le comportement débile d'un couple de dégénérés qui aura réussi à effrayer les gosses s'amusant face au podium.
Le timing serré ne permet plus qu'une tirade, le groupe achève ce set torride par un dernier Fela Kuti, 'Upside down'.
Mata Hari sera aux Routes de Lanleff le 8 septembre!
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