Bruxelles anormalement dépeuplée en ce mercredi venteux et pluvieux, la Grand Place balayée par des rafales, les échoppes de Noël tristement abandonnées et un Beurskaffee attendant une hypothétique clientèle, probablement confortablement installée devant un écran illustrant les exploits d'un Sporting mauve!
Programme pourtant attrayant dans le cadre d'Europalia Brasil: Tulipa Ruiz!
A 21h, madame s'inquiète, où restent les Amazoniens?
Tu lui avais caché le quart d'heure académique et tenté de l'amadouer en lui offrant une Grimbergen!
Comme pressenti, à 21h20' un quartette monte sur scène, ces musiciens s'avèreront de premier ordre: Luiz Chagas ( le papa de la belle) et Gustavo Ruiz, irmão de la tulipe, aux guitares- Caio Lopez à la batterie et Marcio Arantes à la basse, claviers et programming.
Une courte intro et arrivée de la donzela Tulipa Ruiz, imposante et vêtue décontractée, tout comme les mâles, d'ailleurs.
Oui, mon ange?
Elio, vu dans une brasserie place St-Jean, même sans noeud rouge est plus élégant!
Epouse le!
18ª edição do Prêmio Multishow de Música Brasileira ( septembre 2011):Melhor Cantora - Tulipa Ruiz!
Son premier album 'Efêmera' voted the best Brazilian album of 2010 by Rolling Stones Brasil!
Au vu de la prestation d'hier soir on peut le comprendre: un concert rafraîchissant, souriant, dynamique assez éloigné de l'image brésilienne traditionnelle: de la pop tropicale ( MPB= Música Popular Brasileira) teintée de jazz, de rhythm'n blues, de rock ou de funk ayant ravi le Beurs!
Le pétillant 'Efêmera' entame le récital: voix claire, refrain sucré, un rythme appelant à l'insouciance, à la nonchalance, la Sao Paulista y ajoutant un bref concerto de trompette buccale.
Celle qui il y a longtemps a dit oui devant le maire se dandine sur son siège: c'est gagné!
Tout aussi chaloupé et enchanteur: ' Da Menina'.
Quelques mots en français coloré pour se présenter et la fleur d' attaquer 'Pontual'.
Un couple a décidé de se trémousser aux sonorités vaguement bossa nova de cette plage sensuelle, le Beurs a le sourire aux lèvres, bye bye la morosité ambiante et le sentiment de nausée provoqué par une actualité tragique.
Bruxelles, my English is broken, my French, too, Marcio servira d'interprète: music transcends the language, voici ' Pedrinho', ritournelle foraine soudain alourdie par une guitare surf et une basse de plomb pour virer carrément rock.
'Do Amor' une première ballade romantique drapée d'effets vocaux accordéon, faisant rougir la tulipe plastifiée jouxtant son verre d'alcool.
On reprend le tracé MPB avec l'enjoué 'Aqui'.
Un superbe Brazilian jazz: ' Só Sei Dançar Com Você', suivi du highlight du set, une cover sensationnelle de 'Da Maior Importância' de Caetano Veloso.
Du r'n'b torride et dégoulinant, avec une sulfureuse envolée de guitare, proche des accords de 'Day Tripper' des Beatles.
Tu y ajoutes une interprétation physique et théâtrale, Tulipa à quatre pattes, puis couchée, pour donner vie au texte.
Un grand moment!
'Às Vezes' rayon jazz/funk/pop, la voix se baladant dans les zones haut perchées.
Dancing time, now: ' Brocal Dourado', de l' humour, une bonne humeur communicative et du swing.
'Sushi': oublie les Nippons, le vinaigre de riz et abandonne toi aux rythmes veloutés de cette romance raffinée.
Séquence gazouillis oiseau des îles pour amorcer la dernière, le funky 'A Ordem Das Árvores', pour lequel Gustavo et Marcio se sont échangés leurs instruments.
Superbe tableau de carioca funk, servi bouillant!
65' ayant semblé fort courtes!
Bis
'Cada voz', du rock!
Guitares en virée, basse et drums vrombissants; une tulipe énervée: final éblouissant!
Un pousse-café avec une amie, Mira, en guest: une version slidée de 'Efêmera, la rengaine coquine donnant son titre à l'album.
Les copines se marrent en duo de trompettistes sans instrument.
Désormais, Tulipa Ruiz compte une cinquantaine de nouveaux fans!
jeudi 15 décembre 2011
mardi 13 décembre 2011
David Philips au Toogenblik à Haren,le 9 décembre 2011
Retour des habitués au Toogenblik, bousculade au bar... Dirk, Bert & co ont retrouvé leur place de prédilection.
Un grand nom?
Une fameuse découverte quoi qu'il en soit: David Philips!
Un singer-songwriter de Nottingham ayant abandonné Robin Hood et ses Merry Men pour s'établir en Catalogne.
Finis les fish & chips, remplacés par l' esqueixada de bacallà ou le suquet de peix!
Deux albums: ' Heal yourself alone' et 'The rooftop recordings' enregistré chez lui, in a roof top apartment en pleine ville!
Un passé comme sideman, notamment pour Hook Herrera ou Alvin Youngblood Hart.
21:00
Courte allocution de Luc et une première bordée d'acoustic blues/folk/country/americana intimiste, mélancolique ou socialement lucide, chanté d'un timbre riche, convaincant, par un cowboy barbu à l'accent de Sherwood.
Tu ajoutes un jeu de guitare, sans overdubs, passant du fingerpicking à une large palette de rural blues styles qui devrait attirer l'attention de tout ethno-musicologue qui se respecte, some footstomping et une ou deux lignes d'harmonica pour varier les plaisirs... le bonheur est dans l'authenticité!
' You didn't make me' ouvre le bal: du folk dans la lignée d'un Gordon Lightfoot, Chris Smither ou Ray LaMontagne pour les plus jeunes ( des accents vocaux fort proches de ceux de l'autiste du New Hampshire).
Assis à deux mètres, Roen, caméra au poing l'empêchant de se frotter les mains, t'adresse un clin d'oeil de connivence: on a bien fait de braver le trafic du vendredi soir et de se taper Haren!
Un blues pour suivre: 'Tied up, tagged and bound', formidable picking et harmonica décoratif.
Next one is a new song composée à Barcelone pour un émission télévisée , Nit de Blues, on m'a demandé d'écrire 9 titres d'inspiration bluesy en quinze jours, j'ai relevé le défi, voici 'Lonely', du blues campagnard traditionnel.
Séance striptease,..it's hot under the spotlights!
Oui, Randy?
You can leave your hat on!
What about my socks?
They suck, man!
Sur le premier CD ' Spring song' : spring cleaning avant l'heure!
Une anecdote se rapportant aux joies de la route aux Pays-Bas et en Belgique, 7 embouteillages en deux jours, réaction désabusée du public: 7, seulement et retour à la dernière plaque: ' Help me to forget', du basic blues mordant.
Un moment inattendu, la reprise de 'Freedom' le megahit composé par George Michael du temps de Wham, une version country style destinée à effacer le côté cheesy et trop orchestré de l'original!
Etonnant!
Un nouveau blues écrit pour la TV catalane, il décrit la situation politico/économique de l'Espagne où est né le mouvement Indignados: 'I ask you', une histoire vieille comme le monde, tu travailles dur jour et nuit, the taxman comes along, te pique la moitié de ta paye ... it's getting harder and harder.... et c'est pas la faute à pas de chance ou au destin!
Cigar Box Nation n'est pas un site dédié à Fidel Castro, si tu y retrouves le nom de David Philips c'est que ce bricoleur s'est fabriqué une cigar box guitar munie de trois cordes et d'un boîtier kitsch, il utilise cet engin électrifié pour sonner comme Seasick Steve croisant ZZ Top et nous balancer, à la slide, le rugueux et vicieux 'Right back' qui termine de manière énervée ce premier set ayant ravi le club!
Break: 22€ pour les 2 CD's!
Set 2
A gentle British folk tune pour entamer la seconde mi-temps de manière raffinée: ' Kind Stranger', du John Martyn courtois!
A song about fishing ' Rod and line', t'es sûr qu'il s'agit de truites et de carpes?
Euh..
Et ça mord?
Ai attrapé un pretty little fish, vais le ramener chez moi.
Du Dylan grivois!
Une touche mélancolique à la James Taylor/ Jackson Browne et une guitare à la John Renbourn: 'Love in a jar', puis un petit détour du côté de Montserrat ou Montseny, histoire de se décrasser: ' Mountain to climb'.
En escaladant un pic il se pète une corde et ramasse sa boîte de cigares pour l'existentialiste 'What am I' orné d'un subtil bridge arabo-andalou!
Slide ' Would you believe', Ben Harper et John Martyn te viennent à l'esprit.
Haren, give me 2 minutes pour remplacer la corde, je passe d'abord un coup de fil à Antonio, un gars qui refile des pilules à Contador, pour qu'il enregistre ma tentative de record du monde de changement de roue.
Voilà: 92 secondes, 7 dixièmes, I'll be in the Guinness Book!
'Raised in the North' nouvelle perle folky aux effluves Dylan, avec l'escapism comme toile de fond.
Certains pensent que 'Doggy talk' ne concerne pas les animaux... yes, I'm a pussycat et je me frotte à tes jambes...I'm a snake, baby, je me glisse en toi... I'm a horse, tu peux me monter toute la journée...
Stoefer!
Enfile ta robe rouge, suis un taureau maintenant...
Olé, estocade finale, vivats exubérants en provenance des barreras, contrabarreras, palcos, gradas et de Cristiano, parti aux aseos!
Apparition de Luc pour le bis réglementaire!
'Our own hands' au message dynamique:
...Got to take it in our own hands
The future's in our own hands
We got to take it in our own hands...
Pour finir par un bluesy ragtime des années trente mettant en valeur ses réels talents et sa célérité de picker.
David Philips: dextérité, warm & passionate vocals, une approche sobre et un contact chaleureux avec l'auditoire... une combinaison gagnante à tous les coups!
Un grand nom?
Une fameuse découverte quoi qu'il en soit: David Philips!
Un singer-songwriter de Nottingham ayant abandonné Robin Hood et ses Merry Men pour s'établir en Catalogne.
Finis les fish & chips, remplacés par l' esqueixada de bacallà ou le suquet de peix!
Deux albums: ' Heal yourself alone' et 'The rooftop recordings' enregistré chez lui, in a roof top apartment en pleine ville!
Un passé comme sideman, notamment pour Hook Herrera ou Alvin Youngblood Hart.
21:00
Courte allocution de Luc et une première bordée d'acoustic blues/folk/country/americana intimiste, mélancolique ou socialement lucide, chanté d'un timbre riche, convaincant, par un cowboy barbu à l'accent de Sherwood.
Tu ajoutes un jeu de guitare, sans overdubs, passant du fingerpicking à une large palette de rural blues styles qui devrait attirer l'attention de tout ethno-musicologue qui se respecte, some footstomping et une ou deux lignes d'harmonica pour varier les plaisirs... le bonheur est dans l'authenticité!
' You didn't make me' ouvre le bal: du folk dans la lignée d'un Gordon Lightfoot, Chris Smither ou Ray LaMontagne pour les plus jeunes ( des accents vocaux fort proches de ceux de l'autiste du New Hampshire).
Assis à deux mètres, Roen, caméra au poing l'empêchant de se frotter les mains, t'adresse un clin d'oeil de connivence: on a bien fait de braver le trafic du vendredi soir et de se taper Haren!
Un blues pour suivre: 'Tied up, tagged and bound', formidable picking et harmonica décoratif.
Next one is a new song composée à Barcelone pour un émission télévisée , Nit de Blues, on m'a demandé d'écrire 9 titres d'inspiration bluesy en quinze jours, j'ai relevé le défi, voici 'Lonely', du blues campagnard traditionnel.
Séance striptease,..it's hot under the spotlights!
Oui, Randy?
You can leave your hat on!
What about my socks?
They suck, man!
Sur le premier CD ' Spring song' : spring cleaning avant l'heure!
Une anecdote se rapportant aux joies de la route aux Pays-Bas et en Belgique, 7 embouteillages en deux jours, réaction désabusée du public: 7, seulement et retour à la dernière plaque: ' Help me to forget', du basic blues mordant.
Un moment inattendu, la reprise de 'Freedom' le megahit composé par George Michael du temps de Wham, une version country style destinée à effacer le côté cheesy et trop orchestré de l'original!
Etonnant!
Un nouveau blues écrit pour la TV catalane, il décrit la situation politico/économique de l'Espagne où est né le mouvement Indignados: 'I ask you', une histoire vieille comme le monde, tu travailles dur jour et nuit, the taxman comes along, te pique la moitié de ta paye ... it's getting harder and harder.... et c'est pas la faute à pas de chance ou au destin!
Cigar Box Nation n'est pas un site dédié à Fidel Castro, si tu y retrouves le nom de David Philips c'est que ce bricoleur s'est fabriqué une cigar box guitar munie de trois cordes et d'un boîtier kitsch, il utilise cet engin électrifié pour sonner comme Seasick Steve croisant ZZ Top et nous balancer, à la slide, le rugueux et vicieux 'Right back' qui termine de manière énervée ce premier set ayant ravi le club!
Break: 22€ pour les 2 CD's!
Set 2
A gentle British folk tune pour entamer la seconde mi-temps de manière raffinée: ' Kind Stranger', du John Martyn courtois!
A song about fishing ' Rod and line', t'es sûr qu'il s'agit de truites et de carpes?
Euh..
Et ça mord?
Ai attrapé un pretty little fish, vais le ramener chez moi.
Du Dylan grivois!
Une touche mélancolique à la James Taylor/ Jackson Browne et une guitare à la John Renbourn: 'Love in a jar', puis un petit détour du côté de Montserrat ou Montseny, histoire de se décrasser: ' Mountain to climb'.
En escaladant un pic il se pète une corde et ramasse sa boîte de cigares pour l'existentialiste 'What am I' orné d'un subtil bridge arabo-andalou!
Slide ' Would you believe', Ben Harper et John Martyn te viennent à l'esprit.
Haren, give me 2 minutes pour remplacer la corde, je passe d'abord un coup de fil à Antonio, un gars qui refile des pilules à Contador, pour qu'il enregistre ma tentative de record du monde de changement de roue.
Voilà: 92 secondes, 7 dixièmes, I'll be in the Guinness Book!
'Raised in the North' nouvelle perle folky aux effluves Dylan, avec l'escapism comme toile de fond.
Certains pensent que 'Doggy talk' ne concerne pas les animaux... yes, I'm a pussycat et je me frotte à tes jambes...I'm a snake, baby, je me glisse en toi... I'm a horse, tu peux me monter toute la journée...
Stoefer!
Enfile ta robe rouge, suis un taureau maintenant...
Olé, estocade finale, vivats exubérants en provenance des barreras, contrabarreras, palcos, gradas et de Cristiano, parti aux aseos!
Apparition de Luc pour le bis réglementaire!
'Our own hands' au message dynamique:
...Got to take it in our own hands
The future's in our own hands
We got to take it in our own hands...
Pour finir par un bluesy ragtime des années trente mettant en valeur ses réels talents et sa célérité de picker.
David Philips: dextérité, warm & passionate vocals, une approche sobre et un contact chaleureux avec l'auditoire... une combinaison gagnante à tous les coups!
vendredi 9 décembre 2011
The Horrors ( support: Cerebral Ballzy)- Ancienne Belgique, Bruxelles, le 8 décembre 2011
Un rosbif au Bataclan, Paris, la veille: the pit is packed but there are seats left on the balcony upstairs!
Ancienne Belgique: même scénario!
Et à 20:00, la salle est quasi déserte pour accueillir Cerebral Ballzy!
Du hardcore punk en provenance de Brooklyn!
What a rubbish name, what a bad taste... mentionne le Guardian, mais sur scène ce quintette déménage méchant et crache un rough punk aux relents metal. Leur hymne le plus long doit faire deux minutes 29 secondes, en 35 minutes impétueuses ils ont balancé 12 bâtons de dynamite, insérant de courtes pauses pour passer à l'abreuvoir!
The new Bad Brains pour citer la presse new-yorkaise, pas uniquement pour leur musique raffinée, mais également car trois de ses membres sont black.
A commencer par le frontman/shouter charismatique, Honor Titus- Crazy Abe ( un B pas un P) aux drums- Melvin Honore à la basse et deux guitaristes fougueux: Jason Bannon et Mason.
Un album chez Cooking Vinyl: 'Cerebral Ballzy' en 2011.
Honor Titus avant de lancer la machine: the harder we play the more fun we have..vous êtes prévenus!
Me demande pas de te citer les titres éructés, les lyrics sont couverts par une façade sonore, bardée de panneaux en fibrociment, qui non seulement isolent mais protègent également contre une éventuelle attaque au bazooka.
Energie brute, acrobaties juvéniles, on saute toutes les 30 secondes sur les retours, foules haranguées, pinard, à 1€50 la bouteille chez Lidl, ingurgité après chaque salve, puis, pris de coliques, je me roule sur le sol ou je hurle de douleur dans la position génisse vêlant... un show coloré et agité.
Un des guitaristes émet quelques doutes sur le bon fonctionnement de son monitor et, tout en malmenant son jouet, l'utilise comme oreiller.
Le roadie après avoir ramassé le Mouton Rothschild millésimé gisant sur le sol et vidé d'un trait la moitié de son contenu, se prenant pour Icare, plonge dans la foule qui se marre et n'a vraiment pas le temps de s'emmerder.
3 ou 4 punks locaux entament un pogo comme en quatorze.
Honor dédie un titre aux Black Flag, un autre à la bière, annonce ' On the run' à genoux face à une punkette ravie, attaque le méchant 'Junky for her' , Brussels this song is about puking: 'Puke song' et pour finir, this one is about pizza!
Une présence scénique tonique, une vitesse d'exécution te rappelant au bon souvenir du old-school hardcore punk de la Big Apple, ou d' ailleurs aux States, un beau plongeon dans les eighties ( Dead Kennedys, Black Flag, Minor Threat, The Dicks...) , sans oublier les pères du punk, les Pistols!
On est à mille lieues du fake, style The Offspring ou autres poppunk outfits à la Blink 182.
Merci de nous avoir supportés, Bruxelles, we were The Junkie Prostitutes...
Auto-dérision en bonus!
Crénom, plus de 40' de glande à guetter le bon vouloir des Britons de Southend on Sea, le matos est disposé depuis vingt bonnes minutes mais nos nerfs devront patienter jusqu'à 21h15' avant de voir The Horrors, enfin, sortir de coulisses!
Le noir et le cuir dominent: Faris Badwan s'en va agripper le micro -Joshua Hayward se charge de l'entrée en matière noisy à la guitare- le métronome, Joe Spurgeon prend place au fond de la scène- extrême droite, claviers, synths, samples: Tom Cowan et à ses côtés, le seul ayant opté pour la couleur, le bassiste Rhys Webb!
Light show atmosphérique, le sombre prévaut, le ton est donné!
Ils amorcent avec ' Changing the rain' qui ouvre leur troisième CD ' Skying' , après l'intro Sonic Youth place aux baggy beats, nappes de claviers ondulants, riffs métalliques qui, malheureusement, occultent quelque peu la voix de Faris.
Un mix My Bloody Valentine/The Smiths, du shoegaze aristocratique.
Même drumming pesant pour ' Who can say', The Horrors s'est éloigné de la mouvance Interpol/Editors et autres férus de Joy Division.
Un break narratif, des guitares brouillées, un brin psychédéliques!
Impressionnant!
Premiers mots de Mr Baldwan, this one is called ' I can see through you'.
Une intro décollage d'hélicoptère et un nouvel acid trip nerveux.
Définitivement plus Stone Roses que post punk.
'Scarlet Fields' ( sur 'Primary Colours') démarre sur une guitare industrielle que n'aurait pas renié Blixa Bargeld, pour virer ballade obscure et lancinante à la, euh oui, Joy Division!
Un plan Primal Scream/The Jesus and Mary Chain pour 'Dive in', aux effets de guitare tailladants.
Le contact avec les fans reste distant, mais ceux-ci ne boudent pas leur plaisir, l'énergie déployée par la basse, la guitare et le formidable travail de Joe aux drums servent de contrepoint aux attitudes un brin poseuses du frontman.
Un morceau marteau-pilon 'Endless blue' sera suivi de ' Sea within a sea' avec son intro interminable, qui à lui seul valait le déplacement: du dantesque post-punk nucléaire!
L' hymne scandé, le single 'Still life', met fin à la prestation.
Chiches les British, à peine 45' et ils se tirent, les horribles nous laissent en compagnie d'un loop tourbillonnant!
Bis
Des samples aquatiques annoncent un ' Mirror's image' en béton, suivi du fiévreux 'Three Decades'.
Derrière toi, des joyeux se bousculent euphoriquement et cognent Ursula, ma voisine, qui peste rageusement contre ces demeurés ayant renversé sa Stella à peine entamée sur ses pompes achetées à crédit, encore trois traites!
Un troisième bis à rallonge, ' Moving further away', repris en canon par l'AB convaincra les plus réticents.
Une plage frénétique, une symphonie New Order/grunge/Krautrock bourrée de feedback sur drumming binaire qui s'attaque fielleusement à tes sens!
Brillante finale!
Ancienne Belgique: même scénario!
Et à 20:00, la salle est quasi déserte pour accueillir Cerebral Ballzy!
Du hardcore punk en provenance de Brooklyn!
What a rubbish name, what a bad taste... mentionne le Guardian, mais sur scène ce quintette déménage méchant et crache un rough punk aux relents metal. Leur hymne le plus long doit faire deux minutes 29 secondes, en 35 minutes impétueuses ils ont balancé 12 bâtons de dynamite, insérant de courtes pauses pour passer à l'abreuvoir!
The new Bad Brains pour citer la presse new-yorkaise, pas uniquement pour leur musique raffinée, mais également car trois de ses membres sont black.
A commencer par le frontman/shouter charismatique, Honor Titus- Crazy Abe ( un B pas un P) aux drums- Melvin Honore à la basse et deux guitaristes fougueux: Jason Bannon et Mason.
Un album chez Cooking Vinyl: 'Cerebral Ballzy' en 2011.
Honor Titus avant de lancer la machine: the harder we play the more fun we have..vous êtes prévenus!
Me demande pas de te citer les titres éructés, les lyrics sont couverts par une façade sonore, bardée de panneaux en fibrociment, qui non seulement isolent mais protègent également contre une éventuelle attaque au bazooka.
Energie brute, acrobaties juvéniles, on saute toutes les 30 secondes sur les retours, foules haranguées, pinard, à 1€50 la bouteille chez Lidl, ingurgité après chaque salve, puis, pris de coliques, je me roule sur le sol ou je hurle de douleur dans la position génisse vêlant... un show coloré et agité.
Un des guitaristes émet quelques doutes sur le bon fonctionnement de son monitor et, tout en malmenant son jouet, l'utilise comme oreiller.
Le roadie après avoir ramassé le Mouton Rothschild millésimé gisant sur le sol et vidé d'un trait la moitié de son contenu, se prenant pour Icare, plonge dans la foule qui se marre et n'a vraiment pas le temps de s'emmerder.
3 ou 4 punks locaux entament un pogo comme en quatorze.
Honor dédie un titre aux Black Flag, un autre à la bière, annonce ' On the run' à genoux face à une punkette ravie, attaque le méchant 'Junky for her' , Brussels this song is about puking: 'Puke song' et pour finir, this one is about pizza!
Une présence scénique tonique, une vitesse d'exécution te rappelant au bon souvenir du old-school hardcore punk de la Big Apple, ou d' ailleurs aux States, un beau plongeon dans les eighties ( Dead Kennedys, Black Flag, Minor Threat, The Dicks...) , sans oublier les pères du punk, les Pistols!
On est à mille lieues du fake, style The Offspring ou autres poppunk outfits à la Blink 182.
Merci de nous avoir supportés, Bruxelles, we were The Junkie Prostitutes...
Auto-dérision en bonus!
Crénom, plus de 40' de glande à guetter le bon vouloir des Britons de Southend on Sea, le matos est disposé depuis vingt bonnes minutes mais nos nerfs devront patienter jusqu'à 21h15' avant de voir The Horrors, enfin, sortir de coulisses!
Le noir et le cuir dominent: Faris Badwan s'en va agripper le micro -Joshua Hayward se charge de l'entrée en matière noisy à la guitare- le métronome, Joe Spurgeon prend place au fond de la scène- extrême droite, claviers, synths, samples: Tom Cowan et à ses côtés, le seul ayant opté pour la couleur, le bassiste Rhys Webb!
Light show atmosphérique, le sombre prévaut, le ton est donné!
Ils amorcent avec ' Changing the rain' qui ouvre leur troisième CD ' Skying' , après l'intro Sonic Youth place aux baggy beats, nappes de claviers ondulants, riffs métalliques qui, malheureusement, occultent quelque peu la voix de Faris.
Un mix My Bloody Valentine/The Smiths, du shoegaze aristocratique.
Même drumming pesant pour ' Who can say', The Horrors s'est éloigné de la mouvance Interpol/Editors et autres férus de Joy Division.
Un break narratif, des guitares brouillées, un brin psychédéliques!
Impressionnant!
Premiers mots de Mr Baldwan, this one is called ' I can see through you'.
Une intro décollage d'hélicoptère et un nouvel acid trip nerveux.
Définitivement plus Stone Roses que post punk.
'Scarlet Fields' ( sur 'Primary Colours') démarre sur une guitare industrielle que n'aurait pas renié Blixa Bargeld, pour virer ballade obscure et lancinante à la, euh oui, Joy Division!
Un plan Primal Scream/The Jesus and Mary Chain pour 'Dive in', aux effets de guitare tailladants.
Le contact avec les fans reste distant, mais ceux-ci ne boudent pas leur plaisir, l'énergie déployée par la basse, la guitare et le formidable travail de Joe aux drums servent de contrepoint aux attitudes un brin poseuses du frontman.
Un morceau marteau-pilon 'Endless blue' sera suivi de ' Sea within a sea' avec son intro interminable, qui à lui seul valait le déplacement: du dantesque post-punk nucléaire!
L' hymne scandé, le single 'Still life', met fin à la prestation.
Chiches les British, à peine 45' et ils se tirent, les horribles nous laissent en compagnie d'un loop tourbillonnant!
Bis
Des samples aquatiques annoncent un ' Mirror's image' en béton, suivi du fiévreux 'Three Decades'.
Derrière toi, des joyeux se bousculent euphoriquement et cognent Ursula, ma voisine, qui peste rageusement contre ces demeurés ayant renversé sa Stella à peine entamée sur ses pompes achetées à crédit, encore trois traites!
Un troisième bis à rallonge, ' Moving further away', repris en canon par l'AB convaincra les plus réticents.
Une plage frénétique, une symphonie New Order/grunge/Krautrock bourrée de feedback sur drumming binaire qui s'attaque fielleusement à tes sens!
Brillante finale!
mercredi 7 décembre 2011
Sallie Ford and the Sound Outside à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 6 décembre 2011
Merci Saint-Nicolas pour Di Rupo I!
Question: on peut l'échanger jusqu'à quelle date?
Merci le Bota pour Sallie Ford and the Sound Outside!
20h20', une Rotonde bien gavée lorsque l'équipe de Portland, Oregon, investit la scène!
Sallie Ford ( chant, guitare), un look invraisemblable: la gamine nunuche des fifties, la godiche aux lunettes d'oeil-de-chat et robe griffée Les Petits Riens, celle qui tient la chandelle pendant les surprise-parties, qui rit niaisement, mais qui possède une voix incroyable - Tyler Tornfelt ( basse) - Jeffrey Munger (guitare) et Ford Tennis( drums).
Un EP en 2009, l'album ' Dirty Radio' vient de sortir!
"Découverte de cette édition 2011 des Trans Musicales de Rennes: Sallie Ford, une jeune américaine de 22 ans.", Bruxelles est curieux!
Le drummer amorce 'Nightmares', la petite ouvre la bouche, la claque: pitchy & unique vocals comme si elle avait ingurgité trois flacons de Bourbon et grillé un paquet de Marlboro, la nième nouvelle Amy Winehouse ( ?), si ce n'est que musicalement on est plus proche du son vintage à la Kitty, Daisy & Lewis, du blues, roots rock ou de la country!
'Cage' du rockabilly/doo wop/ gospel qui swingue, ' Danger' aurait pu être enregistré chez Sun Records dans les late fifties.
Elvis se tape Wanda Jackson: attention danger!
Next song is about what I'd do if I was a murderer, but I'm not or maybe I am, minaude la silly secrétaire: 'Milk Poison'.
Superbe guitare métallique, ooh ooh ooh liturgiques, mais méfie-toi, elle a un flingue in her pocket et, un conseil, évite le lait!
A handclapping one: 'Write me a letter' , instrumentation minimaliste, inflexions pointues pour un morceau exprimant la solitude et le désenchantement.
Demain on termine la tournée , on rentre chez nous, on espère voir le musée Rin Tin Tin avant de quitter Bruxelles.
Bien vu, la myope, hilarité sur scène et dans la fosse!
This one is about Portland: 'This Crew' , du rockabilly nu avec un sale son de gratte!
'Where did you go' Adele dans le bayou, puis une première reprise: 'With a girl like you' des Troggs, version boueuse!
On jouait 'Against the law' lors d'un private show à Paris, les poulets se pointent, heureusement personne n'a fini au cabanon.
Guitares mordantes, un blues poisseux: Jon Spencer croisant Chris Isaak!
Tout serait parfait si on ne commençait pas à ressentir une impression d'uniformité, de schéma répété ad infinitum, même les intonations de la petite finissent par agacer, la construction du set est bancale, l'ordre des titres aléatoires, on ne se dirige pas vers un climax, la surprise passée, certains se mettent à bailler!
Péché de jeunesse, la CI de Sallie n' indique que 22 printemps!
' Not an animal' et 'Fried green tomatoes' cuisine à la sauce swing jazz/blues, la Rotonde se trémousse!
Next one is called 'Devil', le diable, de duivel, el diavolo précise Miss Ford.
Démoniaquement remuant!
Un problème?
Le diable s'est vengé & broke one of my strings, je refile ma guitare au roadie et on vous joue la plage pendant laquelle je ne gratte pas, mais que dois-je faire de mes mains: me cacher le visage, les tortiller, tirer sur ma robe...?
'In the middle' au son surf.
Merci, monsieur le roadie: ' Oh Boy'!
People say I'm the girl Buddy Holly...
'The boot' is a brand new one et 'Rock'n roll' is about dancing!
Toujours cette touche faussement naïve, la collégienne timide à grosses lunettes qui rit bêtement lorsque la maîtresse l'envoie au tableau.
Encore une toute nouvelle: 'They told' mentionne la playlist, un final bâclé et fou rire nerveux.
Honky Tonk rock/skiffle blues suivant, titre à vérifier ' Party', ni sur l'album, ni sur le EP et pas catalogué new!
Le twist iconoclaste et frondeur 'I swear' achève le set
...Cause I can't help but be a mess
I'll never be like the rest....
Vérité sautant aux yeux!
Finalement un concert sympa, une grande voix, mais un cruel manque de rigueur, faudra resserrer quelques boulons pour éliminer le côté bordélique!
Bis
Le downtempo 'Miles' et une version rough, craquante de 'Whole Wide World' de Wreckless Eric un des piliers de chez Stiff Records.
Question: on peut l'échanger jusqu'à quelle date?
Merci le Bota pour Sallie Ford and the Sound Outside!
20h20', une Rotonde bien gavée lorsque l'équipe de Portland, Oregon, investit la scène!
Sallie Ford ( chant, guitare), un look invraisemblable: la gamine nunuche des fifties, la godiche aux lunettes d'oeil-de-chat et robe griffée Les Petits Riens, celle qui tient la chandelle pendant les surprise-parties, qui rit niaisement, mais qui possède une voix incroyable - Tyler Tornfelt ( basse) - Jeffrey Munger (guitare) et Ford Tennis( drums).
Un EP en 2009, l'album ' Dirty Radio' vient de sortir!
"Découverte de cette édition 2011 des Trans Musicales de Rennes: Sallie Ford, une jeune américaine de 22 ans.", Bruxelles est curieux!
Le drummer amorce 'Nightmares', la petite ouvre la bouche, la claque: pitchy & unique vocals comme si elle avait ingurgité trois flacons de Bourbon et grillé un paquet de Marlboro, la nième nouvelle Amy Winehouse ( ?), si ce n'est que musicalement on est plus proche du son vintage à la Kitty, Daisy & Lewis, du blues, roots rock ou de la country!
'Cage' du rockabilly/doo wop/ gospel qui swingue, ' Danger' aurait pu être enregistré chez Sun Records dans les late fifties.
Elvis se tape Wanda Jackson: attention danger!
Next song is about what I'd do if I was a murderer, but I'm not or maybe I am, minaude la silly secrétaire: 'Milk Poison'.
Superbe guitare métallique, ooh ooh ooh liturgiques, mais méfie-toi, elle a un flingue in her pocket et, un conseil, évite le lait!
A handclapping one: 'Write me a letter' , instrumentation minimaliste, inflexions pointues pour un morceau exprimant la solitude et le désenchantement.
Demain on termine la tournée , on rentre chez nous, on espère voir le musée Rin Tin Tin avant de quitter Bruxelles.
Bien vu, la myope, hilarité sur scène et dans la fosse!
This one is about Portland: 'This Crew' , du rockabilly nu avec un sale son de gratte!
'Where did you go' Adele dans le bayou, puis une première reprise: 'With a girl like you' des Troggs, version boueuse!
On jouait 'Against the law' lors d'un private show à Paris, les poulets se pointent, heureusement personne n'a fini au cabanon.
Guitares mordantes, un blues poisseux: Jon Spencer croisant Chris Isaak!
Tout serait parfait si on ne commençait pas à ressentir une impression d'uniformité, de schéma répété ad infinitum, même les intonations de la petite finissent par agacer, la construction du set est bancale, l'ordre des titres aléatoires, on ne se dirige pas vers un climax, la surprise passée, certains se mettent à bailler!
Péché de jeunesse, la CI de Sallie n' indique que 22 printemps!
' Not an animal' et 'Fried green tomatoes' cuisine à la sauce swing jazz/blues, la Rotonde se trémousse!
Next one is called 'Devil', le diable, de duivel, el diavolo précise Miss Ford.
Démoniaquement remuant!
Un problème?
Le diable s'est vengé & broke one of my strings, je refile ma guitare au roadie et on vous joue la plage pendant laquelle je ne gratte pas, mais que dois-je faire de mes mains: me cacher le visage, les tortiller, tirer sur ma robe...?
'In the middle' au son surf.
Merci, monsieur le roadie: ' Oh Boy'!
People say I'm the girl Buddy Holly...
'The boot' is a brand new one et 'Rock'n roll' is about dancing!
Toujours cette touche faussement naïve, la collégienne timide à grosses lunettes qui rit bêtement lorsque la maîtresse l'envoie au tableau.
Encore une toute nouvelle: 'They told' mentionne la playlist, un final bâclé et fou rire nerveux.
Honky Tonk rock/skiffle blues suivant, titre à vérifier ' Party', ni sur l'album, ni sur le EP et pas catalogué new!
Le twist iconoclaste et frondeur 'I swear' achève le set
...Cause I can't help but be a mess
I'll never be like the rest....
Vérité sautant aux yeux!
Finalement un concert sympa, une grande voix, mais un cruel manque de rigueur, faudra resserrer quelques boulons pour éliminer le côté bordélique!
Bis
Le downtempo 'Miles' et une version rough, craquante de 'Whole Wide World' de Wreckless Eric un des piliers de chez Stiff Records.
mardi 6 décembre 2011
King King au Montmartre, Ixelles, le 4 décembre 2011
Didier a frappé en plein dans le mille en programmant King King au Montmartre, l'arrière-salle du zinc de la place de la Petite-Suisse affiche complet pour la seule venue belge du groupe featuring Alan Nimmo ( sans kilt, déplore Marielle!).
Daniela, de Goodtime Booking, est tous sourires lorsqu'à 20h40' Didier s'empare du micro pour une introduction fantaisiste dont il a le monopole.
Bientôt le Montmartre sera trop exigu pour accueillir les blues fans du pays, la Flandre vient de le découvrir et a envoyé quelques journalistes/photographes influents, étonnés et ravis de l'accueil et de l'ambiance dans le studentenkroeg.
A peine installé, Alan Nimmo nous regarde droit dans les yeux, un sourire entendu aux coins des lèvres, pour nous prodiguer un conseil judicieux: you guys, sitting on the first row, vous avez intérêt à vous boucher les oreilles, il ne sera pas question de fluettes slaapliedjes.
Le mec en impose avec sa carrure de docker et sa Les Paul, à ses côtés à la basse, le formidable Lindsey Coulson ( qui d'ailleurs tient la quatre cordes au sein des Nimmo Brothers, band redoutable formé par les frangins Alan et Steve)- aux drums, Craig Blundell, renowned clinician ( Roland V -drums) and educator, the busiest drummer around selon the rhythm studio ( London), ça fait 30 ans qu'il est sur la route, notamment avec le progrock band Frost*- aux claviers, un Hammond et un Kurzweil, un remplaçant hyper-doué et groovy: Johnny Dyke( Mark Butcher Band, Matt Taylor Band,..), à Peer les claviers étaient caressés par Dale Storr!
Les présentations étant faites, passons aux choses sérieuses!
'Lose control' qui ouvre le CD' Take my hand', du bluesrock pied sur l'accélérateur et de savoureux accents Bad Company, dans ton dos les cris admiratifs fusent, le double roi a déjà embrayé sur 'Wait on time'.
Une basse qui pompe, un Hammond gluant et la Les Paul en embuscade, lâchant de méchantes rafales.
La sueur perle du front du costaud, Lindsey refile un clin d'oeil à Johnny, pendant que Craig cogne sec.
Marielle, comment fais-tu pour gigoter en mesure et filmer, maske?
'Don't you get the feeling' Brussels, help us for the chorus!
A vos ordres, mon souverain.
Un nouveau titre coup de poing!
Un downtempo impeccable, le ' Feels like rain' de John Hiatt,...Down here the river meets the sea...
Bienvenue dans le Delta du Mississippi, climat subtropical propice à la langueur et à la majesté, un solo monstrueux, le truc qui arrache des larmes à tous les alligators du bayou!
Le Montmartre explose aux dernières notes.
Le titletrack, 'Take my hand'..
Funk time, baby, wah wah time, remember Band of Gypsys?
Il troque sa Les Paul pour une Fender, soultime, now: 'Heart without a soul'.
"Alan Nimmo, famed almost as much for his contagious energy as his dazzling guitar work."pour citer Harvest Time Blues, le compliment n'est pas usurpé, ce mec est sans conteste un des plus grands guitaristes de sa génération.
Le Montmartre ne s'y trompe pas et applaudit ce premier set à tout rompre.
Courte pause et set 2
Démarrage funky à l'aube: 'Six in the morning', un titre enregistré sur le EP ' Broken Heal', désormais introuvable.
Le Bernard Crasson des claviers à la fête, la sève dégoulinant des touches.
Fondu enchaîné: 'Broken Heal': une tornade!
Another blend of hot funk: ' All your life', quelques touches Blind Faith, une envolée Ray Manzarek, suivie d'une démonstration du clinicien et la wah wah qui aboie: menu copieux que le Montmartre n'a aucune peine à digérer, une ou deux Westmalle, ça aide!
On embarque...on board, on board... sur le 'Gravy Train, une tuerie rock/swing au piano Jerry Lee Lewis, la locomotive turbine à plein régime, la guinguette guinche!
Pour reprendre son souffle, le chef-d'oeuvre ' Old love' ( Eric Clapton/ Robert Cray) qu'il dédie à son brother.
La corde sensible tendue à l'extrême, Johnny et Craig en choristes black, et la Fender qui pleure.
La bête souffre, volume au niveau zéro, silence absolu, le son métallique des cordes pincées en sourdine, t'as arrêté de respirer, t'oses pas toucher à ton verre de peur de briser l'enchantement, l'angoisse..
Une soudaine décharge d'adrénaline, toute l'émotion brimée éclate en soubresauts électriques, le band et le public, après avoir communié religieusement, s'emballent pour un final tempétueux!
L'euphorie, public debout, ovation monumentale!
Bis
'Mr Highway Man', Howlin Wolf, à fond la caisse, tu oublies la speed limit!
Alan Nimmo, affable, présente le band, qui achève le voyage triomphal!
King King se fraye un passage dans le flot humain, direction la rue et une cigarette.
Bruxelles ne l'entend pas ainsi et continue à gueuler pendant cinq bonnes minutes, retour de King, King, King et King pour une claque magistrale: 'I wish' de Stevie Wonder, version volcan en éruption.
Un des concerts de l'année!
Daniela, de Goodtime Booking, est tous sourires lorsqu'à 20h40' Didier s'empare du micro pour une introduction fantaisiste dont il a le monopole.
Bientôt le Montmartre sera trop exigu pour accueillir les blues fans du pays, la Flandre vient de le découvrir et a envoyé quelques journalistes/photographes influents, étonnés et ravis de l'accueil et de l'ambiance dans le studentenkroeg.
A peine installé, Alan Nimmo nous regarde droit dans les yeux, un sourire entendu aux coins des lèvres, pour nous prodiguer un conseil judicieux: you guys, sitting on the first row, vous avez intérêt à vous boucher les oreilles, il ne sera pas question de fluettes slaapliedjes.
Le mec en impose avec sa carrure de docker et sa Les Paul, à ses côtés à la basse, le formidable Lindsey Coulson ( qui d'ailleurs tient la quatre cordes au sein des Nimmo Brothers, band redoutable formé par les frangins Alan et Steve)- aux drums, Craig Blundell, renowned clinician ( Roland V -drums) and educator, the busiest drummer around selon the rhythm studio ( London), ça fait 30 ans qu'il est sur la route, notamment avec le progrock band Frost*- aux claviers, un Hammond et un Kurzweil, un remplaçant hyper-doué et groovy: Johnny Dyke( Mark Butcher Band, Matt Taylor Band,..), à Peer les claviers étaient caressés par Dale Storr!
Les présentations étant faites, passons aux choses sérieuses!
'Lose control' qui ouvre le CD' Take my hand', du bluesrock pied sur l'accélérateur et de savoureux accents Bad Company, dans ton dos les cris admiratifs fusent, le double roi a déjà embrayé sur 'Wait on time'.
Une basse qui pompe, un Hammond gluant et la Les Paul en embuscade, lâchant de méchantes rafales.
La sueur perle du front du costaud, Lindsey refile un clin d'oeil à Johnny, pendant que Craig cogne sec.
Marielle, comment fais-tu pour gigoter en mesure et filmer, maske?
'Don't you get the feeling' Brussels, help us for the chorus!
A vos ordres, mon souverain.
Un nouveau titre coup de poing!
Un downtempo impeccable, le ' Feels like rain' de John Hiatt,...Down here the river meets the sea...
Bienvenue dans le Delta du Mississippi, climat subtropical propice à la langueur et à la majesté, un solo monstrueux, le truc qui arrache des larmes à tous les alligators du bayou!
Le Montmartre explose aux dernières notes.
Le titletrack, 'Take my hand'..
Funk time, baby, wah wah time, remember Band of Gypsys?
Il troque sa Les Paul pour une Fender, soultime, now: 'Heart without a soul'.
"Alan Nimmo, famed almost as much for his contagious energy as his dazzling guitar work."pour citer Harvest Time Blues, le compliment n'est pas usurpé, ce mec est sans conteste un des plus grands guitaristes de sa génération.
Le Montmartre ne s'y trompe pas et applaudit ce premier set à tout rompre.
Courte pause et set 2
Démarrage funky à l'aube: 'Six in the morning', un titre enregistré sur le EP ' Broken Heal', désormais introuvable.
Le Bernard Crasson des claviers à la fête, la sève dégoulinant des touches.
Fondu enchaîné: 'Broken Heal': une tornade!
Another blend of hot funk: ' All your life', quelques touches Blind Faith, une envolée Ray Manzarek, suivie d'une démonstration du clinicien et la wah wah qui aboie: menu copieux que le Montmartre n'a aucune peine à digérer, une ou deux Westmalle, ça aide!
On embarque...on board, on board... sur le 'Gravy Train, une tuerie rock/swing au piano Jerry Lee Lewis, la locomotive turbine à plein régime, la guinguette guinche!
Pour reprendre son souffle, le chef-d'oeuvre ' Old love' ( Eric Clapton/ Robert Cray) qu'il dédie à son brother.
La corde sensible tendue à l'extrême, Johnny et Craig en choristes black, et la Fender qui pleure.
La bête souffre, volume au niveau zéro, silence absolu, le son métallique des cordes pincées en sourdine, t'as arrêté de respirer, t'oses pas toucher à ton verre de peur de briser l'enchantement, l'angoisse..
Une soudaine décharge d'adrénaline, toute l'émotion brimée éclate en soubresauts électriques, le band et le public, après avoir communié religieusement, s'emballent pour un final tempétueux!
L'euphorie, public debout, ovation monumentale!
Bis
'Mr Highway Man', Howlin Wolf, à fond la caisse, tu oublies la speed limit!
Alan Nimmo, affable, présente le band, qui achève le voyage triomphal!
King King se fraye un passage dans le flot humain, direction la rue et une cigarette.
Bruxelles ne l'entend pas ainsi et continue à gueuler pendant cinq bonnes minutes, retour de King, King, King et King pour une claque magistrale: 'I wish' de Stevie Wonder, version volcan en éruption.
Un des concerts de l'année!
dimanche 4 décembre 2011
Het Kampioenschap van Brussel , finale à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 3 décembre 2011
Cinquième édition du bisannuel Kampioenschap van Brussel.
Qui va succéder à Too Much and the White Nots qui reçut les lauriers en 2009 ( De Anale Fase, Black Box Revelation, Attica avant eux)?
Zes voorrondes selon la famille musicale ( hip hop/ indie/ rough/ dubvibes/ moody/ tropical), huit groupes retenus, disposant de 15' pour convaincre le jury.
Kick off: 19h30'
Deux minutes avant l'heure fatidique, l'arbitre/présentateur vient voir l'état du terrain et de ses dix doigts fait le décompte des présents, il arrive à sept, c à d à peu près autant que lors d'une séance plénière du parlement wallon, ordre du jour décret d'autorisation sur le purin d'ortie en zone suburbaine!
Conditions pas optimales pour le premier band: AntiluX!
Des anti-Guy Lux? Des qu'aiment pas la lumière?
T'y es pas, papa!
Un projet électronique/ambiant imaginé par Thibaut Vanhacter, producer/bidouilleur, qui sur scène est flanqué de Misopoo, second bidouilleur/guitariste.
Le duo rapplique masqué: c'est Depotax assure Flupke Daffodils!
Mais non, fieu, je vois nulle part les jambes affriolantes de Petrushka et Manushka!
J'opte pour des fans d'Hannibal Lecter s'étant trompés d'Halloween!
Ils ouvrent avec un instrumental sans guitare, un soundscape qu'Abattoir Fermé présentant 'Monkey' au Beurs, à 100 mètres, eut pu utiliser comme bande sonore.
Moins boum boum boum que Deadmau5, plus énervé que la 'Music for Airports' de Eno.
Une deuxième salve chantée, avec apport de la guitare, quelques riffs cinglants, bien sentis, chouette titre proche du dark electro.
AntiluX achève par un trip hop incantatoire majestueux, décoré d'une étonnante guitare progrock/floydienne et d'un sifflement Ennio Morricone.
Encore un excellent morceau pour ce projet original qui nous a laissé une forte impression!
Timing respecté à la seconde près, 20h00: Horse Antlers!
Un quatuor rock classique: deux guitares, drums, basse!
Chris Fragala ( guitare, chant)
Koen Petitjean ( basse, backings) -
Vincent Tetaert ( guitare)-
Xavier Guissart ( drums).
Pas des petits bleus, on trouve trace de ces noms au sein de différentes formations: TJ & Vomitron, Molest, Tunnel Light Understanding, Amen Ra..., ils ne se sont pas qualifiés pour la finale dans la catégorie rap, ni dans celle consacrée aux schlagers, c'est de rock qu'il s'agit, de celui qui sent la sueur, les guitares qui attaquent sous la ceinture, des guitares dont les aïeux ont pour nom Rory Gallagher, Tommy Iommi, Josh Homme, Dave Wyndorf...
' Nobody knows a thing about anything' ouvre.
Une entrée en matière noisy virant blues rock pas dégraissé.
Aussi méchant que les Sore Losers!
L'incisif ' Inhaler' mélange Stoner et Metal, ces mecs ont de la gueule, leur motto: pas de fioritures, pas d'emballage chic pour masquer le vide, du rock servi saignant et épicé à souhait!
Une basse en béton introduit l'instrumental 'In Unison', quelques samples bruyants en fond sonore, c'est parti pour cinq minutes de pilonnage intensif aussi performant que Rage Against the Machine rencontrant nos Wallace Vanborn!
Vachement impressionnant et tu regrettes amèrement que Horse Antlers soit obligé de quitter la scène après ce hors-d'oeuvre.
Un potentiel gigantesque!
Sons of Disaster
C'est en avril, à Laeken, que tu vis ces affreux Brusseleirs, des peïs qui ouvrent leur Jupiler avec les dents, tatoués jusque sur les parties génitales, des que ta maman t'interdit de fréquenter car pas catholiques, zétaient quatre alors, ils ont trouvé un autre sukkeleir au bureau de chômage et lui ont refilé un instrument: JT Paridaens s'appelle le mec ayant rejoint Greg, Selim, Gilles et Steve!
Couchez les marmots, ça va faire mal!
A côté de l'ampli de Selim tu comptes 26 Jupiler stagnant près d'une bouteille de Scotch, l'Armée du Salut, armée jusqu'aux dents!
'Whorehouse Queen', une qui a été vierge dans le temps, Gregory vient arroser les premiers rangs de whiskar, j'espère qu'il va pas les flamber comme une Suzette!
Leur profession de foi ' We are sons of disaster', suivie par trois sucreries éructées debout sur les monitors, dont 'Drink, fight, rock and fuck' assaisonné de ...Take me down to the paradise city
Where the grass is green and the girls are pretty... pendant laquelle le Chippendale des Marolles vient draguer une brunette pas mal faite.
Les Beastie Sons of Disasters terminent avec le fumant ' Rock'n roll soldier' avant de jouer à St-Nicolas et de distribuer leurs cannettes de houblon au public à court de carburant.
Je parie qu'aux prochaines élections S o D aura plus de voix que la NVA!
De la graine de stars, en juin au Graspop?
Senshey Shogun and The Oldschoold’ Man
A huit sur scènes: le rapper Senshey, some beatmakers, une basse ( a Polyphonic Size daughter), drums, percus, une vocaliste, un sax... tu te dis, ça va chauffer!
Ben, non... du rap/slam/French hip hop pompé sur MC Solaar, mais servi fade, nouvelle cuisine dégraissée, sans saveur, insipide!
Tu quittes la table, tu payes l'addition, le seul truc salé, en ayant l'impression d'avoir rien bouffé.
Des musiciens sous- employés, de la poésie urbaine téléphonée... dommage, le clip de 'Showman', interprété pour ouvrir le set, n'est pourtant pas nul.
T'es pas le seul à t'octroyer un break Stella, Simon Daffodils et ses potes ont fui la salle avant toi!
C'est pas mon truc, avance-t-il!
A force de boire du mazout il se prend pour Zizi Jeanmaire!
Airplane
Record battu: neuf aéronefs pas neufs, fabrication 2004!
Ces joyeux ont emmené toute la bourgade pour un low cost flight, résultat un box bourré, t'as déjà pigé à qui ira le prix du public!
Précision, Airplane c'est pas Jefferson Airplane, ni Aeroplane, ni Jet, encore moins Led Zeppelin... c'est du gras festif à base de ska/fanfare/ kermesse du village, bref, le truc idéal pour te faire vomir la choucroute crème fraîche au vin de messe que t'as avalée à la Brasserie ' Bij Jeanine van Zaventem' en attendant le coucou qui doit t'emmener à Munich pour les fêtes de la bière!
Même sac qu'Alaska vu à Liedekerke!
Titre à recommander : 'Hoempa Hoempa'!
Oui, Simon!
Pantalonnade grotesque!
C'est pas ton truc, non plus, Zizi?
OK Cowboy!
Tu les suis depuis 2008, une Soirée Cerise, et tu sais que Bineta Saware, Jean-François Hermand, Anne Fidalgo et Sébastian Philippe vont casser la baraque, il n'en a jamais été autrement avec ces flingueurs emmenés par la fougueuse Miss Saware!
Certains bands ont besoin de faire tourner le moteur au ralenti pendant une longue séance d'échauffement, pas OK Cowboy!: départ sur les chapeaux de roue: ' Trick or treat'. Jean-François au turbin derrière ses caisses, Anna altière à droite, Sébastian impérial à gauche et la panthère Bineta, scintillante, au centre, les Bellrays avec 15 ans de moins!
' Mushroom diaries' ces champignons vont pas te refiler la chiasse mais tu vas transpirer!
' Dr Jekyll & Mr Hyde' Robert Louis Stevenson goes rock!
Quelques accords, bordel, ma guitare déconne, pas le temps d'appeler un vétérinaire, vais soigner la bête avec un peu de vaseline!
Bineta: "t'énerves, mec, putain, on est sur la grande scène de l'AB, cool!"
Mordant!
La dernière ' Dance, dance, dance' (assholes): catwoman Bineta sexy en diable, un voisin en renverse son liquide jaune sur ses sabots du dimanche, l'AB trépigne.
Qui va leur voler la palme?
Une seule question: pourquoi un groupe talentueux tel que OK Cowboy! doit-il encore se taper des concours semi-amateurs, il y a longtemps qu'ils mériteraient de fouler les plus grands podiums du royaume!
We Stood Like Kings
Pan Spherics n'est plus, de ses cendres naît We Stood Like Kings!
Mathieu Waterkeyn et Judith Hoorens sont toujours de la partie, Steven Van Isterdael et Marijn Cobbaert complètent l'équipe.
Musicalement on flotte dans la même sphère post/space-rock/ambient que Pan Spherics, la structure des compositions ( deux titres de plus de sept minutes) est complexe, sophistiquée, filmique.
Un fond rythmique sans failles, une guitare te rappelant au bon souvenir d'Explosions in the Sky ou de Godspeed You! Black Emperor et des envolées de claviers/synthé d'un classicisme 'gnossienne'.
De loin, le band ayant proposé les sonorités les plus évocatrices de la soirée: tu passes du cotonneux au mélancolique, du bucolique au sidéral, du serein à l'agité en l'espace d'un seul titre.
La première plage, still 'Untitled', suggère aussi bien Mogwai que le minimalisme de Sigur Rós, la seconde ' People Say' fut tout aussi riche et exaltée.
We Stood Like Kings peut se targuer d'avoir réduit les fans éméchés de quelques groupes précédents au silence religieux et à l'écoute attentive: un exploit!
Sabina Toll
Avant-plan: une planche à repasser couverte de bidules, deux micros!
Arrière-plan: une longue table sur laquelle trônent: laptop, platines et autres machines à sons!
23h: un bidouilleur et une gamine de blanc vêtue: Sabina Toll!
Tu te poses une question: où se trouve cette voie à péage et combien il faut cracher.. tu t'adresses à Sabina, son FB mentionne: parle Chukchansi, Chru, Énochien et Tongvas... je crois que l'Enochie doit te convenir, tiens ton clebs en laisse!
Et à part ça?
Il pleut sur le Lac Majeur!
Mais encore, Sabina Toll?
Elle chante, elle sourit, elle agite les bras...
Oui, Simon?
Ses jambes sont pas terribles...
C'était bien?
Sulfureux: Milk Inc./ 2 Fabiola/ Fioco/ Britney Spears en moins siliconé/ Vengaboys/ Sandra Kim sans saucisse Mora... avec même quelques plans piqués à Grace Jones!
Sabina Toll: le futur de l'Eurodance!
Minuit, distribution des prix!
First prize: OK Cowboy!, il y a une justice!
Second: Horse Antlers, mérité!
Third: AntiluX, pas immérité!
Prix de la paroisse: Airplane, no comment!
Qui va succéder à Too Much and the White Nots qui reçut les lauriers en 2009 ( De Anale Fase, Black Box Revelation, Attica avant eux)?
Zes voorrondes selon la famille musicale ( hip hop/ indie/ rough/ dubvibes/ moody/ tropical), huit groupes retenus, disposant de 15' pour convaincre le jury.
Kick off: 19h30'
Deux minutes avant l'heure fatidique, l'arbitre/présentateur vient voir l'état du terrain et de ses dix doigts fait le décompte des présents, il arrive à sept, c à d à peu près autant que lors d'une séance plénière du parlement wallon, ordre du jour décret d'autorisation sur le purin d'ortie en zone suburbaine!
Conditions pas optimales pour le premier band: AntiluX!
Des anti-Guy Lux? Des qu'aiment pas la lumière?
T'y es pas, papa!
Un projet électronique/ambiant imaginé par Thibaut Vanhacter, producer/bidouilleur, qui sur scène est flanqué de Misopoo, second bidouilleur/guitariste.
Le duo rapplique masqué: c'est Depotax assure Flupke Daffodils!
Mais non, fieu, je vois nulle part les jambes affriolantes de Petrushka et Manushka!
J'opte pour des fans d'Hannibal Lecter s'étant trompés d'Halloween!
Ils ouvrent avec un instrumental sans guitare, un soundscape qu'Abattoir Fermé présentant 'Monkey' au Beurs, à 100 mètres, eut pu utiliser comme bande sonore.
Moins boum boum boum que Deadmau5, plus énervé que la 'Music for Airports' de Eno.
Une deuxième salve chantée, avec apport de la guitare, quelques riffs cinglants, bien sentis, chouette titre proche du dark electro.
AntiluX achève par un trip hop incantatoire majestueux, décoré d'une étonnante guitare progrock/floydienne et d'un sifflement Ennio Morricone.
Encore un excellent morceau pour ce projet original qui nous a laissé une forte impression!
Timing respecté à la seconde près, 20h00: Horse Antlers!
Un quatuor rock classique: deux guitares, drums, basse!
Chris Fragala ( guitare, chant)
Koen Petitjean ( basse, backings) -
Vincent Tetaert ( guitare)-
Xavier Guissart ( drums).
Pas des petits bleus, on trouve trace de ces noms au sein de différentes formations: TJ & Vomitron, Molest, Tunnel Light Understanding, Amen Ra..., ils ne se sont pas qualifiés pour la finale dans la catégorie rap, ni dans celle consacrée aux schlagers, c'est de rock qu'il s'agit, de celui qui sent la sueur, les guitares qui attaquent sous la ceinture, des guitares dont les aïeux ont pour nom Rory Gallagher, Tommy Iommi, Josh Homme, Dave Wyndorf...
' Nobody knows a thing about anything' ouvre.
Une entrée en matière noisy virant blues rock pas dégraissé.
Aussi méchant que les Sore Losers!
L'incisif ' Inhaler' mélange Stoner et Metal, ces mecs ont de la gueule, leur motto: pas de fioritures, pas d'emballage chic pour masquer le vide, du rock servi saignant et épicé à souhait!
Une basse en béton introduit l'instrumental 'In Unison', quelques samples bruyants en fond sonore, c'est parti pour cinq minutes de pilonnage intensif aussi performant que Rage Against the Machine rencontrant nos Wallace Vanborn!
Vachement impressionnant et tu regrettes amèrement que Horse Antlers soit obligé de quitter la scène après ce hors-d'oeuvre.
Un potentiel gigantesque!
Sons of Disaster
C'est en avril, à Laeken, que tu vis ces affreux Brusseleirs, des peïs qui ouvrent leur Jupiler avec les dents, tatoués jusque sur les parties génitales, des que ta maman t'interdit de fréquenter car pas catholiques, zétaient quatre alors, ils ont trouvé un autre sukkeleir au bureau de chômage et lui ont refilé un instrument: JT Paridaens s'appelle le mec ayant rejoint Greg, Selim, Gilles et Steve!
Couchez les marmots, ça va faire mal!
A côté de l'ampli de Selim tu comptes 26 Jupiler stagnant près d'une bouteille de Scotch, l'Armée du Salut, armée jusqu'aux dents!
'Whorehouse Queen', une qui a été vierge dans le temps, Gregory vient arroser les premiers rangs de whiskar, j'espère qu'il va pas les flamber comme une Suzette!
Leur profession de foi ' We are sons of disaster', suivie par trois sucreries éructées debout sur les monitors, dont 'Drink, fight, rock and fuck' assaisonné de ...Take me down to the paradise city
Where the grass is green and the girls are pretty... pendant laquelle le Chippendale des Marolles vient draguer une brunette pas mal faite.
Les Beastie Sons of Disasters terminent avec le fumant ' Rock'n roll soldier' avant de jouer à St-Nicolas et de distribuer leurs cannettes de houblon au public à court de carburant.
Je parie qu'aux prochaines élections S o D aura plus de voix que la NVA!
De la graine de stars, en juin au Graspop?
Senshey Shogun and The Oldschoold’ Man
A huit sur scènes: le rapper Senshey, some beatmakers, une basse ( a Polyphonic Size daughter), drums, percus, une vocaliste, un sax... tu te dis, ça va chauffer!
Ben, non... du rap/slam/French hip hop pompé sur MC Solaar, mais servi fade, nouvelle cuisine dégraissée, sans saveur, insipide!
Tu quittes la table, tu payes l'addition, le seul truc salé, en ayant l'impression d'avoir rien bouffé.
Des musiciens sous- employés, de la poésie urbaine téléphonée... dommage, le clip de 'Showman', interprété pour ouvrir le set, n'est pourtant pas nul.
T'es pas le seul à t'octroyer un break Stella, Simon Daffodils et ses potes ont fui la salle avant toi!
C'est pas mon truc, avance-t-il!
A force de boire du mazout il se prend pour Zizi Jeanmaire!
Airplane
Record battu: neuf aéronefs pas neufs, fabrication 2004!
Ces joyeux ont emmené toute la bourgade pour un low cost flight, résultat un box bourré, t'as déjà pigé à qui ira le prix du public!
Précision, Airplane c'est pas Jefferson Airplane, ni Aeroplane, ni Jet, encore moins Led Zeppelin... c'est du gras festif à base de ska/fanfare/ kermesse du village, bref, le truc idéal pour te faire vomir la choucroute crème fraîche au vin de messe que t'as avalée à la Brasserie ' Bij Jeanine van Zaventem' en attendant le coucou qui doit t'emmener à Munich pour les fêtes de la bière!
Même sac qu'Alaska vu à Liedekerke!
Titre à recommander : 'Hoempa Hoempa'!
Oui, Simon!
Pantalonnade grotesque!
C'est pas ton truc, non plus, Zizi?
OK Cowboy!
Tu les suis depuis 2008, une Soirée Cerise, et tu sais que Bineta Saware, Jean-François Hermand, Anne Fidalgo et Sébastian Philippe vont casser la baraque, il n'en a jamais été autrement avec ces flingueurs emmenés par la fougueuse Miss Saware!
Certains bands ont besoin de faire tourner le moteur au ralenti pendant une longue séance d'échauffement, pas OK Cowboy!: départ sur les chapeaux de roue: ' Trick or treat'. Jean-François au turbin derrière ses caisses, Anna altière à droite, Sébastian impérial à gauche et la panthère Bineta, scintillante, au centre, les Bellrays avec 15 ans de moins!
' Mushroom diaries' ces champignons vont pas te refiler la chiasse mais tu vas transpirer!
' Dr Jekyll & Mr Hyde' Robert Louis Stevenson goes rock!
Quelques accords, bordel, ma guitare déconne, pas le temps d'appeler un vétérinaire, vais soigner la bête avec un peu de vaseline!
Bineta: "t'énerves, mec, putain, on est sur la grande scène de l'AB, cool!"
Mordant!
La dernière ' Dance, dance, dance' (assholes): catwoman Bineta sexy en diable, un voisin en renverse son liquide jaune sur ses sabots du dimanche, l'AB trépigne.
Qui va leur voler la palme?
Une seule question: pourquoi un groupe talentueux tel que OK Cowboy! doit-il encore se taper des concours semi-amateurs, il y a longtemps qu'ils mériteraient de fouler les plus grands podiums du royaume!
We Stood Like Kings
Pan Spherics n'est plus, de ses cendres naît We Stood Like Kings!
Mathieu Waterkeyn et Judith Hoorens sont toujours de la partie, Steven Van Isterdael et Marijn Cobbaert complètent l'équipe.
Musicalement on flotte dans la même sphère post/space-rock/ambient que Pan Spherics, la structure des compositions ( deux titres de plus de sept minutes) est complexe, sophistiquée, filmique.
Un fond rythmique sans failles, une guitare te rappelant au bon souvenir d'Explosions in the Sky ou de Godspeed You! Black Emperor et des envolées de claviers/synthé d'un classicisme 'gnossienne'.
De loin, le band ayant proposé les sonorités les plus évocatrices de la soirée: tu passes du cotonneux au mélancolique, du bucolique au sidéral, du serein à l'agité en l'espace d'un seul titre.
La première plage, still 'Untitled', suggère aussi bien Mogwai que le minimalisme de Sigur Rós, la seconde ' People Say' fut tout aussi riche et exaltée.
We Stood Like Kings peut se targuer d'avoir réduit les fans éméchés de quelques groupes précédents au silence religieux et à l'écoute attentive: un exploit!
Sabina Toll
Avant-plan: une planche à repasser couverte de bidules, deux micros!
Arrière-plan: une longue table sur laquelle trônent: laptop, platines et autres machines à sons!
23h: un bidouilleur et une gamine de blanc vêtue: Sabina Toll!
Tu te poses une question: où se trouve cette voie à péage et combien il faut cracher.. tu t'adresses à Sabina, son FB mentionne: parle Chukchansi, Chru, Énochien et Tongvas... je crois que l'Enochie doit te convenir, tiens ton clebs en laisse!
Et à part ça?
Il pleut sur le Lac Majeur!
Mais encore, Sabina Toll?
Elle chante, elle sourit, elle agite les bras...
Oui, Simon?
Ses jambes sont pas terribles...
C'était bien?
Sulfureux: Milk Inc./ 2 Fabiola/ Fioco/ Britney Spears en moins siliconé/ Vengaboys/ Sandra Kim sans saucisse Mora... avec même quelques plans piqués à Grace Jones!
Sabina Toll: le futur de l'Eurodance!
Minuit, distribution des prix!
First prize: OK Cowboy!, il y a une justice!
Second: Horse Antlers, mérité!
Third: AntiluX, pas immérité!
Prix de la paroisse: Airplane, no comment!
samedi 3 décembre 2011
Bruce Bherman au Club de l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 2 décembre 2011
Extrait des mémoires non-écrites d'un certain Bherman ( toute ressemblance avec un Bruce de Gent, maman ostendaise, papa du Yorkshire ne peut-être que fortuite):... à Ostende, dans les sixties, il n'existait que deux groupes: The Flight, le précurseur de Tjens- Couter, et un blues trio, ' Bluesy Rag', dans lequel je jouais de la guitare, une 5 cordes, j'avais pas les 20 francs nécessaires pour me payer une sixième!
Désormais, Tjens passe à Taratata et Bruce Bherman, ex Bherman, a sorti un sixième CD, enregistré au Jet Studio, le double album ' Untagged Friends' , trois ans après 'Two boys' !
Avant un concert au Lotto Arena, en 2026, et le stade de Wembley en 2027, il se paye l'AB Club deux soirs d'affilée et pas avec la fanfare de Merelbeke!
Au piano, un volatile noir de Nashville: Tony Crow ( Lambchop, Clem Snide, Bonnie Prince Billy, Andrew Bird...) - drums, from Nashville, Marc Pisapia (Josh Rouse, Chuck Prophet, The Pierce Sisters..) - bass, le petit ( 1m96) Dick Descamps ( Ozark Henry, Ugly Papas, the Whodads, the Revelaires...) - guitar, Tim Coenen ( Star Club West, Maxon Blewitt, Admiral Freebee, the Go Find..) - guitar, l'hidalgo WoWo Spaens - compositions, chant, guitare: Bruce black hat Bherman!
20h35'
Ladies & gentlemen, on the piano Tony Blackbird!
Un impromptu classique à rendre malade Billy Joel!
On enchaîne en duo claviers caressants/crooning voce ... have you heard the news... 'Rumours', non pas celui de Fleetwood Mac mais un futur late jazz classic.
L'équipe complète en action: ' White and Blue' dans la veine alt.country/americana, dominé par les guitares sombres, chères à la bande de Kurt Wagner.
Un coup de pédale sur l'accélérateur: ' I was smiling', avec toujours la voix traînante du Gantois et des riffs aux relents surf.
La classe!
'You said, you said' cinq voix, funky americana to move your ass.
Bruxelles, it's time for a slower shift!
Effectivement, Bruce, +/- 60000 promeneurs viennent de manifester dans les rues de la capitale, faut réduire la cadence et nous augmenter, fieu!
C'est pas ça, petit, je vieillis et peux plus tenir un rythme soutenu pendant 60 minutes.
Fais pas ton Rowan Atkinson et envoie la suite!
' Dreamer' un slow récitatif suivi de 'Darkened Canyon', un midtempo qui aurait pu servir de soundtrack pour David Lynch.
Where Calexico meets Willard Grant Conspiracy quelque part dans un désert de l'Utah!
Un titre plus ancien ' Tinseltown ' ( sur 'Two Boys'), incompréhensible le peu d'airplay que cette merveille a connu.
Une certaine amertume, des odeurs Mark Lanegan ...in Tinseltown you pay for your pleasure... c'est partout pareil, menneke!
A slow melancholic ballad: ' I'll wait for you in a line', sans la seconde voix de Cortney Tidwell.
Sonne très Nashville, ce waterzooi au rosbif!
Travail incroyable des guitaristes, admirablement soutenus par une assise rythmique inébranlable, tu y ajoutes le doigté de Tony et la voix lancinante du Costello uit Gent et t'as le meilleur americana uit Vlaamse klei que tu puisses imaginer.
Tout en finesse: 'Radiogirl' un hit en puissance!
J'essaye de composer des titres joviaux, malheureusement le mieux que je puisse écrire pour m'éloigner de la noirceur prend une teinte anthracite, voici le profond 'Slowdown' au final volcan en fusion.
Une étude morphologique de l'espèce féminine: énumération des cas de figures... la pas mal, la quelconque, celle qui ressemble à ta mère, le canon, la femme à barbe, le clone de Jane Birkin... et à Nashville, Mr Crow?
We have ' Big sized girls' , un rock aussi plantureux que la poitrine de Dolly Parton!
Thank you for coming, Brussels!
60', seulement... come back, Bruce!
Double bis!
Ecrit en 2003, ' To the office' , longue plage jazz atmosphérique déchirée par de méchantes guitares bureaucrates mécontents, et on se quitte avec la bien nommée ' The goodbye song', piano austère pour cette country ballad, proche des titres les plus calmes de Ryan Adams!
Hilde, une fan ( blonde), à propos du concert de jeudi:
"'t was leuk gisteren! mooie sound!"
Bhermie, le vendredi à 23:16':
" het was nog tien keer beter vanavond, gewoon te gek!!"
Mon épouse conjugale, même jour, même heure:
"t'es déjà là!"
Désormais, Tjens passe à Taratata et Bruce Bherman, ex Bherman, a sorti un sixième CD, enregistré au Jet Studio, le double album ' Untagged Friends' , trois ans après 'Two boys' !
Avant un concert au Lotto Arena, en 2026, et le stade de Wembley en 2027, il se paye l'AB Club deux soirs d'affilée et pas avec la fanfare de Merelbeke!
Au piano, un volatile noir de Nashville: Tony Crow ( Lambchop, Clem Snide, Bonnie Prince Billy, Andrew Bird...) - drums, from Nashville, Marc Pisapia (Josh Rouse, Chuck Prophet, The Pierce Sisters..) - bass, le petit ( 1m96) Dick Descamps ( Ozark Henry, Ugly Papas, the Whodads, the Revelaires...) - guitar, Tim Coenen ( Star Club West, Maxon Blewitt, Admiral Freebee, the Go Find..) - guitar, l'hidalgo WoWo Spaens - compositions, chant, guitare: Bruce black hat Bherman!
20h35'
Ladies & gentlemen, on the piano Tony Blackbird!
Un impromptu classique à rendre malade Billy Joel!
On enchaîne en duo claviers caressants/crooning voce ... have you heard the news... 'Rumours', non pas celui de Fleetwood Mac mais un futur late jazz classic.
L'équipe complète en action: ' White and Blue' dans la veine alt.country/americana, dominé par les guitares sombres, chères à la bande de Kurt Wagner.
Un coup de pédale sur l'accélérateur: ' I was smiling', avec toujours la voix traînante du Gantois et des riffs aux relents surf.
La classe!
'You said, you said' cinq voix, funky americana to move your ass.
Bruxelles, it's time for a slower shift!
Effectivement, Bruce, +/- 60000 promeneurs viennent de manifester dans les rues de la capitale, faut réduire la cadence et nous augmenter, fieu!
C'est pas ça, petit, je vieillis et peux plus tenir un rythme soutenu pendant 60 minutes.
Fais pas ton Rowan Atkinson et envoie la suite!
' Dreamer' un slow récitatif suivi de 'Darkened Canyon', un midtempo qui aurait pu servir de soundtrack pour David Lynch.
Where Calexico meets Willard Grant Conspiracy quelque part dans un désert de l'Utah!
Un titre plus ancien ' Tinseltown ' ( sur 'Two Boys'), incompréhensible le peu d'airplay que cette merveille a connu.
Une certaine amertume, des odeurs Mark Lanegan ...in Tinseltown you pay for your pleasure... c'est partout pareil, menneke!
A slow melancholic ballad: ' I'll wait for you in a line', sans la seconde voix de Cortney Tidwell.
Sonne très Nashville, ce waterzooi au rosbif!
Travail incroyable des guitaristes, admirablement soutenus par une assise rythmique inébranlable, tu y ajoutes le doigté de Tony et la voix lancinante du Costello uit Gent et t'as le meilleur americana uit Vlaamse klei que tu puisses imaginer.
Tout en finesse: 'Radiogirl' un hit en puissance!
J'essaye de composer des titres joviaux, malheureusement le mieux que je puisse écrire pour m'éloigner de la noirceur prend une teinte anthracite, voici le profond 'Slowdown' au final volcan en fusion.
Une étude morphologique de l'espèce féminine: énumération des cas de figures... la pas mal, la quelconque, celle qui ressemble à ta mère, le canon, la femme à barbe, le clone de Jane Birkin... et à Nashville, Mr Crow?
We have ' Big sized girls' , un rock aussi plantureux que la poitrine de Dolly Parton!
Thank you for coming, Brussels!
60', seulement... come back, Bruce!
Double bis!
Ecrit en 2003, ' To the office' , longue plage jazz atmosphérique déchirée par de méchantes guitares bureaucrates mécontents, et on se quitte avec la bien nommée ' The goodbye song', piano austère pour cette country ballad, proche des titres les plus calmes de Ryan Adams!
Hilde, une fan ( blonde), à propos du concert de jeudi:
"'t was leuk gisteren! mooie sound!"
Bhermie, le vendredi à 23:16':
" het was nog tien keer beter vanavond, gewoon te gek!!"
Mon épouse conjugale, même jour, même heure:
"t'es déjà là!"
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