mardi 30 novembre 2010

The Toasters + Freddy Loco & his Gordo's Ska Band au Magasin 4, Bruxelles, le 29 novembre 2010

Le mythique Magasin 4, après un repos forcé suite à la fermeture du club sis dans la sombre, et polluée de maquereaux, rue du Magasin, a trouvé asile avenue du Port, face à Tour et Taxi.
Tout le monde se dit, aucun risque de problèmes avec les poissons morts du canal, mais non, un olibrius au bras long et à la quéquette molle leur cherche des noisettes.
Pour éviter une sanction, on instaure le couvre-feu à 22h!
Les concerts commenceront à l'aube, quand l'astre solaire daigne pointer le bout du nez.


19:45, Freddy Loco & The Gordo's Ska Band
C'est qui ce loco, un copain à RickyBilly?
Fred Rafhay est né avec une trompette dans le bec, après une carrière dans les rings et un combat mémorable ( versus Rocky Balboa) au Madison Square Garden, il reprend son instrument fétiche, trouve quelques comparses pas cons et crée le Gordo's Ska Band.
Depuis (2002), il parcourt les scènes (inter) nationales, d'abord sous le nom de Magwalé Freedom, puis Freddy Loco..., épaulé par Laurent Lurkin( drums) -Gontran Petit ( basse) - Guillaume Petit (guitare) - Julien Brasseur ( trombone)- Quentin Nguyen ( claviers) et Sébastien Godfroid ( guitare): ce soir, on n'a vu qu'un guitariste mais son absence fut compensée par la charmante présence de Noémie en guest vocaliste.
Un CD, 'Taba', sort en 2009, tu peux le trouver sur CD Baby.
Pendant 45' on aura droit à du ska, reggae, rocksteady de haut vol, le loco et ses potes sont tous, sans exception, de fameux musiciens et leur présence scénique est tonique, quant à Noémie, elle eut à décliner 26 demandes en mariage après le gig.

'Ska Bahemia' ouvre le CD et le concert. Superbe instrumental: trombone et trompette en évidence, avec un mordant tchik tchik à la guitare.
On accélère le tempo pour un second ska dont les boulets sont plus lourds que les Guns of Navarone, ça pistonne lourd.
'Panty Panty' du mambo ska extensible, idéal par ces t° polaires. Un piano swing et un pas de danse John Travolta.
Wouah... C'est mon voisin qui aperçoit les jambes aguichantes de Noémie/Naomi: 'Monkey Business' , aux riffs de basse Cheetah blend.
Un rocksteady, Bruxelles?
Le vilain 'Nasty Bang Bang' aux fortes odeurs Kingston.
Bob Marley ' Wings of a dove' chanté à 3 voix.
Ganja time!
'Step Forward' du New York Ska Ensemble.
Retour au matériel belge 'Ska Patrol' , la patrouille passe à la vitesse supérieure, le Magasin bondit, la bière gicle...
Un reggae pour calmer les petits jeunes, 'Eisogié' , et on termine en beauté par le groupe préféré du Fred, les Skatalites ' Freedom', précédé d'un final countdown .

Excellente première partie, et Freddy s'avère être un loco bien sympa!

20:45' The Toasters
Pas de soldes sur les grille-pains new-yorkais, marchandise indémodable, garantie à vie!
C'est en 1981 que les Toasters voient le jour.
Seul, le British, Robert 'Bucket' Hingley subsiste du line-up original.
Ce soir ils vont brûler nos tartines à 5: le petit Robert, casquette et guitare agressives et vocaux soignés au hot chili pepper - trombone, uit Rotterdam: Arjen Bijleveld ( Rotterdam Ska Jazz Foundation) - Jesse Hayes aux drums ( Westbound Train, The Void Union...) - Andy Pearson est annoncé à la basse- Tommy Quartulli, quant à lui, devrait se charger du saxophone.
Après le toasting & infectious gig de ce soir, une chose est sûre: Ska is still alive, no doubt about it!
Robert n'a pas besoin de setlist, il joue au feeling, ses acolytes le suivent partout les yeux fermés.
'House of soul' à fond la caisse dès les premières notes.
Tout le Magasin sur le dancefloor et ce jusqu'à 22h.
Leur truc est irrésistible, pas possible de ne pas se laisser aller à gigoter dans tous les sens.
Une petite Lolita, à mes côtés, m'a immédiatement attiré dans son piège, bordel quelle java!
'Two Tone Army' , de furieux militaires.
Un cri de guerre: hey, hey, hey...take me home tonight ... du ska punk belliqueux.
Fait chaud ici, j'ôte mon T-shirt!
Tu verras pas ma panse Budweiser, taré qui gueule à poil!
Il avait une seconde liquette.
'I'm running right through the world', les soli vicieux se succèdent.
Les petits gars, take it to the East Side now, un jazz virant ska 'East Side Beat Intro' et 'East Side Beat' , un ballet de kangourous à tes côtés.
Le léger 'Pirate Radio' pour le capitaine crochet et 'Social Security' pour la FGTB, avec tranche de vie locale:
...Get myself in trouble hanging out in bars,
Drink my whiskey double, then smashing up my car....
Vincent a fait sienne la devise!
Faut digérer le Bourbon et le weed fumé, un petit reggae presque peinard jusqu'au solo de sax dément, suivi d'un trombone pas bobonne.
Bruxelles, vous dormez ou quoi: un, deux, trois, quatre (en français dans le texte)... jump now : ' Life in a bubble'.
Et puis un heavy ska aux relents free jazz pour vous chanter le truc we hate most: the police!
Une autre pour ces charmantes chicks 'Thrill me up' .
Brussels, a handclapping one , allez put your hands in the air & put your hands together: clap, clap...
T'as intérêt à obéir à ce fils de militaire, ça rebondit de plus belle, t'as déjà perdu 6 livres!
'Sitting on top of the world', merde, j'ai le vertige!
'Weekend in LA' du ska bordélique!
Un répit reggae pour étaler les talents de guitariste du vétéran et une dernière nous incitant à ne pas se fier aux politicians ( vous en avez beaucoup dans votre petit pays, no? Yes!): ' Don't let the bastards grind you down'.
55' d'enfer!

Il est 21h50', ils vont revenir...
Le drummer en éclaireur, les autres me suivent si vous gueuler à faire sortir les matelots de leur péniche.
Le cri fut horrible,c'est malin, le plafond de l'entrepôt est fissuré!
Une ballade reggae bien pute et le sulfureux 'Matt Davis', leur version ska d'un James Bond theme.

Robert va vendre ses brols , dont le dernier CD '2-Tone Army', les copains emballent, demain l'Allemagne!

lundi 29 novembre 2010

Snowpop et Sueellen au Bouche à Oreille, Etterbeek, le 28 novembre 2010

Tu enfiles ta tenue d'esquimau, ramasses Gerrit au coin de la rue: direction Etterbeek, une Soirée Cerise au BàO.
Florin, le nabab, à l'accueil, Dominique à la caisse, Fred au four et au moulin.
De dangereux A A rappliquent: Yves Hoegaerden et Vincent retrait de permis, on va pas carburer à l'Apollinaris.
T'imagines pas que les portes s'ouvriront avant 20h45'.
Ali Baba en action, une bonne assemblée, binnen pour:

Snowpop
Snowpop c'est pas de la pop, c'est du dark indie.
Snowpop n'est pas blanc, mais obscur.
Snowpop est bicéphale: Gaëlle Samyn (guitare/voix) et Cédric Manche, non, Gerrit tu peux rien ajouter, à balle non plus!
Cédric souffle( trompette ou melodica) et frappe( pas simultanément), tu peux également l'entendre dans le backup band de Carl.
Non, Gerrit, pas Marx!
D'ailleux Snowpop et Carl ont été à l'affiche d'une précédente Kriek Night.
Six titres, 40' puis un bis.
Vincent:du PJ Harvey pour enfants!
Gerrit: Gaëlle a une jolie robe et Cédric une belle trompette.
Yves: une Blanche svp!
Sont sympas les copains....
On peut rejoindre le chauffard pour Polly Jean, mais en version minimaliste et moins écorchée.
On ajoutera quelques brins de Liz Phair, Cat Power, Shannon Wright pas furieuse, Scout Niblett.
C'est sympa et bien foutu, Gaëlle possède un timbre intéressant (même si son British semble exotique), les interventions( parfois crépusculaires) aux cuivres sont originales,les longues plages sont lancinantes voire hypnotiques, les climats créés peuvent être oppressants et mélancoliques, mais Snowpop manque cruellement de charisme.
Contact avec le public: nihil, des premiers de classe sérieux, concentrés sur leurs études, des temps morts gênants entre chaque titre.
Bref, Snowpop n'incite pas à la gaudriole, leur set est aussi glacial que la t° externe, mais fut apprécié par le BàO.
Ils nous balanceront donc, après palabres murmurés, un bis interprété par Gaëlle en solo.
Un folk optimiste...you wanna die coz I don't see you anymore....
Ja, Gerrit?
Suicide is painless...
J'aimais bien MASH!

Sueellen
Sueellen ne s'est pas fait baiser par JR, Sueellen n'est pas lesbienne!
D'après leur site, Sue et Ellen sont quatre, malgré une consommation élevée de bocks on dénombra 5 éléments masculins sur scène.
Un guitariste/chanteur, le chef de la bande: Benoît Richard, photographe français résidant chez Manneken Pis - Julien Doigny: basse- Marco Sciré:batterie - Nils Méchin: trompette et claviers et X ( Thomas Grandjean?) : guitare.
Le 15 novembre sortait le premier CD du combo, Dominique, leur manager, estima qu'un concert bruxellois s'imposait.
Rien à voir avec le côté obscur et réservé de Snowpop, Sueellen fait dans le brut, le méchant, l'électrique, le torturé, l'acéré: du post /experimental rock toutes griffes dehors.
Résultat: Florin s'enferme dans la cave après un seul morceau.
'Touch my skin' Florin pouvait pas se toucher, because deux index dans les oreilles.
Ici, également, l'originalité tient à l'usage d'une trompette jazzy édulcorant le guitar noise.
Ce n'est pas tout à fait neuf puisque Mark Robinson d' iLiKETRAiNS utilisait déjà cet instrument.
On note une similitude certaine entre les deux formations, sans aller jusqu'au copié/collé.
On enchaîne sur 'I met her online'
Le saignant 'I can't stand'' avec un cuivre mariachi.
L'explosif 'Kathleen' , au drumming infernal, bassiste et guitariste prenant les poses rockstars, jambes écartées, instruments machistes, et vocaux sombres.
Sont un brin poseurs, les copains de Sue et Ellen.
Raphaël, fieu, voile ce soleil on veut jouer dans l'obscurité.
Raphaël rappelle Ra, je dois accorder mon jouet.
Rahaël, 5 Duvels!
Luup no den duvel...
'This House', Vincent et d'autres y voient du Sonic Youth.
OK, mais moins noisy, plus élaboré.
Les compositions saccadées, sont bourrées d'arrangements inventifs et ça déménage sec sur le podium: 'Chop D' - ' I got you' .
Le schéma postrock est suivi de près: entrée en matière lente presque progrock, une explosion soudaine et un déferlement de guitares sur roulement militaire, c'est connu mais diablement efficace.
De temps en temps de petits gimmicks aux claviers pour décompresser.
Ne parlons pas d'humour, toutefois, ce serait inconvenant.
' Christmas ' - 'Bruce Song' et une dernière ' Get Pissed', presque rock garage et final Barnum, légèrement fake!

Les fans ravis veulent un bis, ils l'auront: une composition plus mélodieuse avec une trompette blue note.
Vincent et Yves arborent un sourire étincelant, ne partage pas leur admiration sans borne.
Clichés il y eut et le genre date!

dimanche 28 novembre 2010

Shooting Lead Rabbits with Pieter Hulst au Café Le Montmartre, Ixelles, le 27 novembre 2010

Tu sors encore, ça perdrix ce soir!
Et t'as déterré ta Winchester de la remise, c'est quoi ce plan?
Vais à la chasse aux lapins, mon agneau!
Salaud, je téléphone à Brigitte!
Ce sont des lapins en plomb, mon Pan Pan!
Le Montmartre programme Shooting Lead Rabbits, un trio australo/anglais accompagné par Pieter Hulst, le contrebassiste de No Angry Young Man, pour la tournée belge.

Le chef de cette armée de léporidés, c'est Chris Jenkins ( lead vocals et gt. acoustique)- les lapines sont: sa charmante madame, Bianca (stylophone, vocals, percussions) et Emma Stevens ( guitare, vocals) +, on le répète, un local, Pieter Hulst, au cello et vocals.
Fieu, Bianca c'est pas une lapine, c'est une souris!
Smile!
De toute façon, Shooting Lead Rabbits c'est un procédé pour étaler le roofing, d'après Mr Jenkins, un ex-ardoisier qui paye jamais ses factures.

A 21h45', Didier vient annoncer ses invités!
'Tea Toast Bed' un titre que tu retrouves sur leur CD éponyme.
Du soft acoustic folk/pop mélodieux, orné de superbes harmonies vocales.
'This Town' même scénario.
A la fois frais et précieux, à classer dans le même rayon British que The Sleeping Years ou le précédent band de Dale Grundle, The Catchers. Quelques touches Divine Comedy, sans le côté pompeux, tu peux aussi plonger dans les eighties et pointer Prefab Sprout, Aztec Camera ou The Proclaimers...
Le sémillant 'Take me Home' sera suivi de 'Just Leaving', ils ont la bougeotte ces lapins!
'Just Leaving' est dédié à tous les gens obligés d'exercer un boulot chiant.
Le violoncelle mélancolique et la guitare lyrique de la séduisante Emma habillant ce folk d'une patte alt.country seyante.
People we need you for the chorus, let's do a rehearsal: oooh, oooh, oooh...
Engagés, c'est parti: l'harmonieux ' After all these years'.
Bianca au chant pour le charmant 'Auto Sleeper', du Everything But The Girl d'avant que le duo Ben Watt/Tracey Thorn ne vire electro.
Adorable ce titre bulle de savon.
On termine le premier set avec 'Twelve Ball' qui devrait faire un hit alternatif s'il y avait une justice.
Un crooning folk obliquant vers un tempo jazz nerveux.


Une pintje, te propose Edwige?
Peux rien refuser à Miss Brosella!

Set 2
Un spoken- word blues/rap sur fond d'harmonies sucrées 'Didn't lose it', suivi d'un rocky et forain 'Hanging around', joyeux et entraînant.
Pour mon frangin, le petit Johnny, un génie qui suit des cours à l'unif à Bristol: ' Johnny went to Bristol', style Tom Robinson.
Le stylophone sonnant comme un Farfisa désuet.
Que pasa, ils se tirent tous, suis tout seul, vais m'asseoir sur ce tabouret et vous jouer a silly song, composée par un poteau, Andy McDonald ou Fast Food Andy, sais plus très bien: 'Polystyrene head'!
Du music-hall à l'humour anglo-saxon, ce C J sait chanter, for sure!
Un petit striptease sur la butte, vais déshabiller ma guitare.
It's freezing, she says, vais lui enfiler une Jacquette, Pieter, viens m'aider menneke: ' I knew they'd find me', à propos de mes démêlés avec le service d'immigration en Australie où j'ai rencontré ma Bianca.
It's a whiskey song, elle est profonde cette chanson, on voit pas le fond de la bouteille.
On continue en duo, une cover, la perle de Paul Simon ' Homeward Bound' 1966, Simon & Garfunkel 'Parsley, Sage, Rosemary & Thyme' .
The girls are back: ' Hows and Whys' une folky waltz.
'Big Top' qui ouvre l'album, une ballade magistrale.

Thank you for listening, Brussels, we hope to come back next year!
Les students, légèrement éméchés, cela va de soi, gueulent comme des Bugs ou Roger pris au piège et exigent un bis!
Chris solo : ' World's in the dark', composé à Copenhagen, à 4h du mat., en pensant au suicide.
Le mec à la table se dit vais tripoter 1 ou 2 boutons, résultat la guitare sonne comme une fanfare danoise ayant vidé 6 litres d'aquavit.
Pas grave!
Un second bis au complet, on vous refait 'Twelve Ball', pour les phénomènes de cirque.
Chouette concert!

samedi 27 novembre 2010

LIGHTNIN' GUY & THE MIGHTY GATORS au GC Essegem à Jette, le 26 novembre 2010

Le live précédent de Lightnin'Guy & The Mighty Gators ayant été retiré du commerce pour de sombres raisons juridiques, le natif d'Aartrijke décide de refaire le coup on stage les 30 et 31 août dans le temple du blues belge: le Banana Peel à Ruiselede.
La plaque s'intitulera 'The Banana Peel Sessions' et une kyrielle d'invités de marque prêteront main forte aux Gators: Guy Forsyth, Aminata Seydi, Pieter van Bogaert e.a....
Pour promouvoir ce bel objet, Guy Verlinde décide de parcourir toute la Belgique, il lui fallait une date bruxelloise.
Le tout jeune collectif, Brussels Blues Society , signe la clique et choisit de les faire jouer dans ce qui fut le meilleur club roots de la capitale: l'Essegem à Jette.
Le regretté Guido Van Pevenage (décédé en 2007) y fit venir des centaines d'artistes de renommée.
Pas mal de bluesfreaks avaient la larme à l'oeil en descendant dans la cave du centre culturel local et, à 20h55', après un bref discours d'introduction, aussi savoureux que les sermons de Luc Toogenblik, le quartet entre en piste: Guy aux vocals, harmonicas, guitares et déhanchements Elvis the Pelvis- le sobre et racé Willy Devleeschouwer aux guitares 12 cordes, aux backing vc. et à la mandoline- le brumeux Karl Zosel à la basse et backings et le capitaine de l'équipe de baseball de Deux-Acren, un playboy notoire, copain de Kojak et de Columbo, le jovial Thierry, tu la connais celle-là, Stievenart, à la batterie!
'Help me' un Chicago blues pour s'échauffer.
Sais pas s'il y a beaucoup de bois du côté d'Aartrijke, mais le brave Guy sort la tronçonneuse ' Crosscut Saw' du Roi Albert.
Willy charcute joyeusement, la rythmique matraque en mesure: des méchants!
'Me and my blues' , un slowblues dramatique ...you can try to knock me down...me relèverai encore plus fort qu'avant... à qui est destinée cette tirade?
Un petit Southern rock pour varier les plaisirs: 'Love light shine' qui ouvre les sessions enregistrées.
Time for some funk: le juteux 'Soul Jivin' , on reste dans le danceable r&b avec 'Lovestrong' légèrement pompé sur le 'Long Train Runnin' des Doobie Brothers .
Thik, tchik, tchik... ça chatouille sous la ceinture. Hey James, ça va du côté du paradis... wah wah wah... sex machine.
Godv. c'est plus performant que mon lave-linge acheté chez Vanden Borre.
Une ballade country nostalgique en hommage au village l'ayant vu naître ' Fallin for you'.
Un nouveau rock sudiste 'I will rise' : le Phénix ressuscité planera en paix au-dessus de la Terre...
'Mojo Boogie' Willy en action c'est pas une baleine échouée à Saint-Malo!
Un petit dernier avant la pause ravitaillement, un shuffle aux relents jazzy ' Crazy 'bout my baby'.

Set 2
Les dix minutes solo à la slide: 'Voodoo Child' le dernier titre d' 'Electric Ladyland' et le Sam Cooke 'Bring it on home' . Brussels, please say 'yeah' 'yeah', message reçu, les gars derrière moi s'époumonent, un dentier atterrit dans la Palm de Jacqueline.
Pas grave, le mec a gagné un voyage à Benidorm, Steven, qui avait participé au concours en suçant une pastille Valda, se console en avalant une Duvel.
Revoilà les alligators, Mandoline Willy & co nous amènent au cabaret Baal-zébub 'If you walk with the devil' .
Les compétents politiciens de notre fier royaume m'ont inspiré le country rock 'No Time to Waste'.
Guy, écoute, menneke: chi va piano va sano!
Jette dansera le boogie , c'est pas parce que Renaud Patigny a invité Pierre-Alain Volondat à Etterbeek qu'on va se priver: ' Hipshake' , un titre pédagogique, dixit Curieus Walter.
Tu connais les pas du 'Gator Bop' ?
C'est pour les sauriens, on est végétarien, ket!
J'avais 19 ans, m'achète une cage d'occase, une Seat Marbella: 4 roues, un volant, des sièges... mais bordel de merde, pas d'autoradio, on va vous jouer un cruisin rock ' Rock'n roll on my radio'.
Suis parti à la New Orleans, ai bu pas mal ' Drink a little poison before you die'.
Dans un cimetière du coin, ai rencontré Marie Laveau.
Guy, j'aime pas le veau doux et explique un peu ce que les marching saints fichent là-dedans!
'Junko Partner' on reste dans les marécages.
Dedju, c'est bien beau, mais le temps paxe, une dernière et tous au dodo: ' Let's have a party'.
L'Essegem apprécie la petite sauterie: ça boit, ça gueule, ça saute, ça bat des mains... résultat le fût de Maes is leeg, c'est malin, j'avais une petite soif!
Steven, débarrasse ta table, gamin, vais grimper là-dessus, je redescends, je me tourne vers La Mecque et j'implore le Tout Puissant de me pardonner, j'ai péché...
Bon, il est sourd, tant pis, je rejoins les potes...let's have a party...
Les crocodiles, terminez sans moi, vais me doucher, il est 23h10'.
Ciao!

Bis
'Stand by me' avec la sexy Tessa, sexa Tessy?, en guest aux vocals, la demoiselle est spécialisée en soul covers.
..I won't cry, I won't cry, I won't shed a tear.. ça tombe bien, n'ai pas de Kleenex.
Und natürlich, on termine dans l'euphorie générale ' Bon Ton Rouler', le petit Guy se prenant pour Ritchie Blackmore et Willy pour Jimmy Page!
' Smoke lotta love'.
Plus de 140' d'énergie et de sueur!

Second concert réussi pour le Brussels Blues Society.

vendredi 26 novembre 2010

The Narcotic Daffodils au Magic Mirrors, Bruxelles, le 25 novembre 2010

La croix et la bannière, l'eau bénite en option, pour larguer ta Ferrari C3 aux environs de la Place Sainte-Catherine en ce jour consacré à Sainte-Catherine d'Alexandrie, une vierge martyre.
Le Quai aux Briques prépare le grand souk de Noël: installation des échoppes, camions obstruant tout, Grande Roue pas encore illuminée et pour se mettre dans l'ambiance, le mec d'en haut nous gratifie de quelques flocons farineux.
L'horreur.
Tu parviens à te garer près du Viaduc de Vilvorde pour pénétrer, à 21h, dans la Mirrortent magique.

Le concert de ce soir est organisé par Music Brussels, l'enfant de Suki Jenkins, citoyenne américaine aimant la live music et vivant dans notre beau royaume uni, depuis pas mal d'années.

The Narcotic Daffodils.
Après Céline Dion, le meilleur groupe de rap de la planète.
Cinq jonquilles narcissiques:
Le druide, Merlin Fourmois: drums et percussions- Hakim Rahmouni: guitare- celui qui ne va jamais au McDo, Flupke Declercq: basse( a double bass, tonight) - Simon Rigot ( nommé ambassadeur, tout récemment): keyboards et sitar- et, la touche féminine: Irène Csordas, voix et keyboards.
Tous ces bulbes ont un passé ou des ramifications: Irène et Hakim ont été de l'aventure Awaken- Hakim, Simon, Flupke et Merlin s'ébattaient, il y a peu, dans Leo & the Lunar Tiki's.
Hakim reste dans le narcotique avec Acid Blue - Flupke et Simon, les inséparables, militent dans Kriminal Hammond Inferno- Flupke fut Nervous Shakes ou Moonshades...
Tu suis encore?
Simon, t'as vu mon galurin, a fait partie de l'aventure Bernthøler ('My Suitor') de 1981 à 1985.
Pour une biographie complète, tu consultes l’Encyclopædia Britannica.

Un concept exceptionnel pour ce Thanksgiving Day: un concert acoustique sur fond de visuels , liquid light show à la Pink Floyd, Barrett era!

21h15', la gracieuse Suki annonce l'événement, l'expérience cosmique peut débuter!

'Go fuck yourself: with your cat on the roof'.
Sorry j'ai le vertige et ma maman a confisqué mon sachet d' herbe.
Une flûte pour le Flup, costumé Sergent Pepper, Simon et son sitar et des vocaux Sonja Kristina Linwood (Curved Air) pour Irène.
Tu navigues en plein psychédélisme anglais:Incredible String Band, Blossom Toes, Comus, certains titres des Move, Spooky Tooth, Art...
Climats éthérés, guitar feedback, eastern influences.... mon voisin avale une capsule jaune en stoemelings, lui pique sa Tongerloo!
'Heels' des claviers groovy à la Brian Auger, des effets de guitare fuzzy en demi-teintes et ces vocaux spatiaux te pénétrant le cortex.
Irène passe derrière le piano. Simon, assis en tailleur de Bruxelles à même le sol, se la joue Ravi Shankar et nous balance une longue intro au luth indien: ' Mister Jacky' (c'est pas le copain de Lio!).
Indian-laced psychadelic rock aux saveurs Quintessence virant acid jazz.
Surprenant: après avoir plané dans les hautes sphères, tu redescends parmi les jonquilles pour danser le swing avec les ruminants.
Courte pause pour l'entretien du sitar et ' Deedoodah' du psych/trip hop lancinant.
Le mécano avait oublié de vérifier les freins du सितार , nouvelle pause technique.
Comment vont les copains de Blanche-Neige? Zont bouffé des champignons avec les Schtroumpfs, Grincheux débloque depuis: ' The Crazy Dwarf', il écoute Amon Düül II et David Gilmour.
Sitar sidérant, suivi d'une phase piano bondissant et glissés de guitares acides, sur vocalises Julie Driscoll. Y a pas que le nain qui soit habité, Irène semble consulter le même médecin!
Notre dernière plage, chers amis: ' Happens all the time'.
Après les nains, le lapin blanc de Jefferson Airplane, pas pour rien qu'il y a un Merlin caché dans le bouquet de fleurs.
Soudain t'as le copain de Quick, ayant vu l'Agent 15 caché derrière un pilastre, qui entame un méchant rondo, suivi par les autres garnements et la petite Irène.
Après cet épisode groovy on reprend une pastille pour se remettre à planer!

Ovation immense dans la tente.
Merci, braves gens, un bis, alors?
그렇고 말고
OK! ' Riding the Drag', pour les reines de beauté!
Un jump boogie/blues nerveux.
Le Magic Mirrors hésite, on se lance dans une Polonaise, une farandole, un strip-tease ou on bat des mains.
Avec un thermomètre indiquant 2°C, le strip est oublié, on va taper des mains!
Grosse ambiance.
Public acquis à la cause des Daffodils, hurlements démesurés mais sympathiques et on aura droit à une dernière compo de Miss Csordas: ' Weathered', une valse hallucinogène pour Monsieur Météo!

Concert convaincant, projet audacieux et original.
Narcotic Daffodils a sorti un CD sur lequel tu peux retrouver quasi tous les titres interprétés hier soir!

jeudi 25 novembre 2010

Steve Wynn & The Miracle 3 au Botanique, Bruxelles, le 24 novembre 2010

Initialement le concert était prévu à l'Orangerie, les préventes n'étant pas folichonnes, le Bota décide de loger Steve Wynn et acolytes dans la Rotonde.
Il faudra attendre 20h30' pour voir un hémicycle honnêtement garni.
L'avant-veille, l'ex syndicaliste rêveur jouait à Dixmude, face à, en principe, un public différent.
J'en connais ( nietwaar, Geert!) qui se sont tapés les 2 rendez-vous belges.
Octobre 2008, AB club, c'est là que tu croisas le Steve pour la dernière fois, un double bill avec Chris Eckman.
Concert brillant.
A l'époque, son band s'appelait le Dragon Bridge Orchestra.
En 2010 on verra:

Steve Wynn & the Miracle Three.
Qui sont ces trois miraculeux(lés?)?
Un incroyable guitariste (+ backing vc.):Jason Victor, un tueur ayant déjà dégainé pour le compte de Willard Grant Conspiracy - à la basse( some backings), en Europe: Erik Van Loo, encore un membre de la tribu Willard Grant - sans oublier, the goddess of rock drums et second vocals: Miss Linda Pitmon, plus mordante qu'un pitbull!

Antipasti, solo: 'When you smile' , qu'il enregistra au Moyen-Age avec Dream Syndicate.
Après cette ballade, faudra s'accrocher, sept titres d'un classic rock aux guitares omniprésentes, servis sur assise rythmique, cimentée par de gais et francs maçons.
Avec quelques trois semaines de retard:'Halloween' sur le même 'The Days of Wine and Roses'( 1982) du Dream Syndicate.
Les guitares giclent , la basse grince et Linda tabasse.
'Ribbons and chains' du rock Lou Reed.
'Shelley's blues' from 'Melting in the dark', aux senteurs REM.
Sur le dernier né, pas encore baptisé,( 'Northern Aggression'), à la couverture psychédélique (ça m'empêche de dormir, car Steve place la grosse caisse, décorée de ce logo aux pieds du lit, dixit Linda, sa nana) , 'Consider the Source'.
Straight ahead rock habillé de riffs cinglants.
1-2-3-4 annonce la douce Miss Pitmon...My baby wants to go to a place where she first made love... gueule son mec, ' Daddy's girl', encore un rock vicieux datant de l'époque Dream Syndicate.
'Cindy, it was always you' si tu recherches un duel de guitares plus sanglant que l'échange de rapières entre Jean Marais et Gérard Barray dans le Capitaine Fracasse, viens voir Steve et Jason en action!
High pace, toujours: ' No one ever drowns'.
Le feu passe au rouge, moteur au ralenti , sur 'Medicine Show' du Dream Syndicate, 'Bullet with my name on it'. Pour le boss de la CIA/ Sarkozy/ le Pape/ Jef Vermassen.... ?
A dead man walking, anyway!
'Colored Lights' un des nouveaux titres colorés.
Pas trop le temps d'applaudir, boum, boum, boum... qu'elle fait Linda tout en secouant un truc plus gros qu'un pamplemousse: ' Death Valley Rain'.
Sauvagerie contrôlée, tous tes voisins headbangent comme des gars revenus de la vallée de la mort.
Le premier vrai downtempo après 50' de furie: ' The deep end' , une slide meurtrière pour ce Southern rock angoissant.
'Southern California' scandé à deux voix, du Neil Young pervers.
Un étourdissant ballet de grattes ( basse comprise), la dingue qui pistonne derrière, et un final tout en distorsion.
De la bombe!
Le fuzz n'est pas encore éteint qu'Erik attaque le méchant et addictif 'That's what you always say'.
On approche du climax, on le sent...le voilà, un petit sourire sardonique ..on the seventh hour of the seventh day... l'hallucinant 'Amphetamine', une explosion te menant à la désinhibition totale!
Fred Cerise se sent léger comme une libellule dopaminée.
Thank you, Brussels!

Cris furieux et après 58'', retour du Dr Wynn et de son élixir miraculeux pour 5 (cinq) bis!
L'épileptique 'Resolution', suivi d'une ballade 'Whatever you please'.
A la Tom Petty, le masochiste ' The way you punish me' .
'Stiil holding on to you' a catchy lovesong et pour faire trembler le bâtiment, un dernier rock, avec des effluves Johnny Rivers pour te secouer les os: ' John Coltrane Stereo Blues', un festival de Jason à la vibrato.
Des trapézistes sans filet en action.
Tonitruant!
Steve Wynn: pas de chichi, pas de bla bla... du rock!
1h45': du feu et des flammes!


La Rotonde lui fait un triomphe, le gars rapplique, seul, pour un dernier titre, le génial et folky 'Boston'!

dimanche 21 novembre 2010

Arsène Lupunk Trio au Libre Air à Saint-Gilles, le 20 novembre 2010

Le Libre Air sur le Parvis de St-Gilles, une des étapes du Bistrotour bruxellois de l'Arsène Lupunk Trio.
Départ du circuit à 13h dans les Marolles, dix étapes pour terminer à l'Hectolitre, toujours dans les Marolles.
A chaque halte, un set d'1/2 heure et 5 pintjes minimum ( par tête de pipe).
Tu pointes le Libre Air, 18h, avant d'assister à un spectacle de danse au Jacques Frank.
A 17 h55', rien ne prédit les 30' de folie qui vont suivre, le bistrot est normalement peuplé, après quelques 5' d'attente on te refile un houblon et tu te diriges vers l'entrée où t'avais remarqué quelques instruments.

18h, Arsène Lupunk Trio en piste et une marée humaine déferle dans le zinc te coinçant contre un mur, ta chope a le mal de mer et son contenu arrose les sabots d'un voisin pas imberbe.
Franck Zappunk - Edgar Allan Punk et Frédérik Chopunk ( je sais, ils étaient abonnés à Hara-Kiri et ont tous couché avec le professeur Choron) vont entamer leur récital acoustique.
Une six-cordes, un sax, un cajon, un ukulele, un accordéon, un banjo, une contre-poubelle ( c à d, une corde tendue par une canne, volée à un aveugle, et plantée dans un récipient autrefois destiné à ramasser les ordures ménagères, non tu peux pas jeter Sarkozy là-dedans...).
Leur spécialité, c'est pas le lancement du javelot ou le saut à la perche, ce sont trois barathoniens, décorés de la Légion d'Honneur par Boudu/Michel Simon en 1932, qui redonnent vie à des hymnes punks, souvent franchouillards, servis sans mayonnaise.

Le truc commence fort par un lala lala lala... style Star Academy ou Michel Drucker, que la cohorte semble connaître, n'ayant plus la télédistribution depuis quelques factures impayées et VTM ne passant que Clouseau, ne peux pas te dire si c'était Kylie Minogue, Lady Gaga, Gold ou Jean-Jacques Goldman, de toute façon, très vite, la joviale rengaine vire ' A coup de battes'( de baseball), la gentille ballade sportive des Sheriffs.
La jeunesse locale gueule cette pacifique mélodie à plein poumon, pendant que le triple fils de Maurice Leblanc gratte, souffle et tricote en cadence...
Parabellum 'Cayenne' , débutant en chant paillard estudiantin ...
Je me souviens encore de ma première femme
Elle s'appelait Nina, une vraie putain dans l'âme !..
Avant de passer dans le pamphlet révolutionnaire...mort aux vaches, mort aux condés... dans une ambiance tous sur les barricades!
L'intellectuel 'Les bottes rouges' des Wampas, du punk jardin d'enfants.
L'ukulele grimpe sur un siège pour balancer le cantique des glandeurs: ' Fier de ne rien faire' , le plus gros succès des Olivensteins qui vécurent deux étés.
L'accordéoniste ose un tour dans la foule, ça pouvait pas rater le mec, qui jadis avait entarté Bernard-Henri Lévy, hurle 'à poil'.
Carnaval en novembre!
On va vous jouer un bob!
Eh mec, on n'a encore rien bu...
Mon bob est mort...
Bob Maure Ane , Bob et Bobette?
Basta, bande de flamins, le bob c'est l'ancêtre du twist.
'Dernière chance' de la Souris Déglinguée.
Du Dany Brillant sans brillantine et délicieusement foutraque.
Attention tout le monde, 'Sauve qui punk' , que Matricule 77 jouait au siècle dernier.
Saine philosophie ...sauve qui punk everybody let's get drunk...
Le Libre Air adhère à 100%.
Pour les supporters de l'Union St-Gilloise, attablés à la Brasserie de l'Union, juste en face: 'Bière et Punk'.
Voilà on a tout dit, qui nous aime nous suit chez Terra Incognita, rue de Roumanie.
Et l'élégant Arsène de prêcher la bonne parole dans une autre paroisse!