lundi 10 mai 2010

Les Nuits Botanique (Soir 3):Scout Niblett - Jean-Louis Murat sous Chapiteau à Bruxelles, le 09 mai 2010

Tu pénètres sous la tente avec une certaine appréhension, tu avais eu l'occasion, il y a 5/6 ans, de voir les débuts d'une certaine Scout Niblett au Witloof Bar du Bota.
Une gamine agaçante, ne sachant pas jouer un accord de guitare et s'amusant, comme une gosse de 6 ans, à frapper sur une batterie reçue pour la Saint- Nicolas!
Des potes m'avaient bien dit: c'est bon ce qu'elle fait maintenant.
Thomas l'incrédule: voir/entendre avant de croire !
On a vu, entendu et revu son jugement: Emma Louise Niblett, alias Scout Niblett, nous a servi un set convaincant et passionné!
Son cinquième album ' The Calcination of Scout Niblett' est produit par le géant Steve Albini, comme les prédécesseurs, d'ailleurs. Gage de qualité.

20:00 Scout, armée d'une électrique, nous balance quelques bruitages noisy du meilleur effet. Guitare saturée et un timbre envoûtant...And the voices said: just do it...
'Just do it', qui ouvre le dernier né.
Du blues minimaliste, primitif, écorché, aux relents grunge.
Une voix de jeune femme révoltée, pareille à celle du boeuf acheminé vers Cureghem pour être étourdi avant la fatidique saignée.
'I B D' tout aussi hanté et tendu.
'The Calcination of Scout Niblett' sans vouloir être péjoratif, on peut oser la sentence : Scout Niblett est la Cat Power ou P J Harvey du pauvre.
Une prière hallucinée...God, Why don't you stop using me... Poignant!
'Pom Poms', with some earthy blues riffs, avant de voir la traumatisée continuer à la batterie et reprendre les mêmes lyrics ...Does anybody know a cute girl with some pom poms?
Does anybody know a cute girl with some pom poms?...
Pas de réponse dans la salle!
Elle enchaîne sur une prédiction fin du monde: 'Your beats kick back like death' , aux lyrics réjouissants .... we're all gonna die... on sait pas quand, ni comment... mais c'est inéluctable.
Je t'assure, personne ne rigolait!
Jusqu'ici elle s'adressait à nous par un timide 'thanks', pour montrer que le titre était terminé, là elle balance: 'Any questions, Brussels?'
Estomaqués, on est!
Elle répète.
Un olibrius ose 'How are you?'. Paraît qu'elle va bien, malgré le jet lag.
D'une voix murmurée et solennelle: 'Duke of Anxiety', nouveau blues dépouillé pour te remonter le moral.
'Dinosaur Egg' respirant la joie de vivre. (Cherchez l'erreur!).
Une bluesy ballad gothique et austère: 'Kiss' . Sur l'album Miss Niblett est accompagnée par Will Oldham.
Le titre meurt sur un cri déchirant:ne brise pas mon rêve!
Un dernier blues hispanique (basé sur les accords de Spanish Caravan) et doté d'une longue intro: le fabuleux 'Meet and Greet'.
..isn't it good... répété et répété...faut que ça rentre dans ta cervelle, mec!
Le morceau explose en rock Lynchien étourdissant.
Excellent concert!

Jean-Louis Murat
Place à l'Auvergne et à un de ses citoyens les plus médiatisés: Jean-Louis Bergheaud, plus connu sous le pseudonyme de J L Murat.
Depuis 1981, l'introverti de La Bourboule a sorti plus de 20 plaques.
Dimanche soir, Bruxelles a vu la meilleure facette du Moujik.
En forme, légèrement blasé, et accompagné d'un trio de classe: Denis Clavaizole aux claviers, Stéphane Reynaud à la batterie, Fred Jimenez à la basse, il nous a servi un show 5 étoiles où le rock, le blues, le Nashville sound côtoient douces ballades ou slows langoureux, le tout décoré de lignes de guitare sublimes.
Faut pas oublier que le JL est un as de la gratte.

21:15' Bonsoir, mesdames, messieurs.
Une longue intro pour entamer le drame paysan intrigant 'Ginette Ramade' ...tous descendront des hautes montagnes... Superbe jeu en laidback.
'La Mésange Bleue' petit tour en forêt par temps brumeux.
Russie enneigée: 'Taiga' ..tout se fige...sur nappés de claviers lisses.
Un gros rock grandiloquent: 'Pauline à Cheval' ..un dieu distrait..! Poésie polissonne.
On continue le tracé rock, le brutal ' 16 heures, qu'est ce que tu fais'.
Une ballade bluesy, chantée d'une voix de crooner, clin d'oeil au King: 'Falling in love again'.
'Mousse Noire' au ton désabusé:
Tout ça porterait à rire
Si il n’y avait le désir
A la porte dorée de mon cœur
Tout ça porterait à rire
Si il n’y avait le plaisir
Mousse noire de mon malheur
Ce mec, c'est pas Lange Jojo!
'Chanter est ma façon d'errer' du Woody Guthrie, façon Massif Central!
Le marécageux et obsédant 'Taormina' où il chante...la mort est dégueulasse..
Nouveau rock sautillant et énervé: 'Yes, Sir !'
Bruxelles en ébullition, un volcan qui va rugir!
Faut les calmer, un slow chanté façon dragueur du supermarché et guitare gluante: 'Oiseau de Paradis'.
Tu danses, Vanessa?
Murat fait son Jean Gabin!
Finie la rigolade, retour à la castagne: 'Le Train Bleu', nouvelle merveille poétique.
Putain, quel guitariste, le Rimbaud auvergnat!
Une dernière pour la route, Bruxelles?
Le sensuel 'Se Mettre aux Anges', le salaud s'attaque à nos tripes.
Ma voisine entre en pâmoison, sa copine est proche de l'orgasme, le titre éclate en déflagration sonore agressive.

1h25' de haut niveau, on sait qu'il va se repointer.

Un ahuri lance 'On t'aime Alain Chamfort' avant de voir le retour des mousquetaires!
' Comme un incendie' , Bruxelles bat la mesure et le cowboy de chanter son épitaphe... inutile de me chercher parmi les morts...
Tout ça pour nous rappeler que son dernier CD ' Le cours ordinaire des choses' a été enregistré à Nashville avec le concours de musiciens travaillant d'habitude pour Linda Ronstadt, James Taylor, Randy Travis ou Alison Krauss...
Qui, tu me demandes?
Allez un ou deux: Michael Rhodes, Dan Dugmore...
Bis 2: me semble que j'avais emmené un harmonica, vais vous en tirer quelques lignes pour ce titre à la mélancolie Ennio Morricone: ' Les Voyageurs Perdus' .
Que veux-tu ajouter à ces vers?
Tu quittes mon amour
Déjà je ne suis plus
Qu’un embrun de passage
Qui retourne aux nues

Et c'est pas fini, attendez, je consulte mes compagnons.
D'accord, on leur en met plein la vue.
Charles Baudelaire, ' L'examen de Minuit' .
Belle page de rock cathare pour terminer la messe Murat!
105' géniales!











dimanche 9 mai 2010

Les Nuits Botanique (Soir 2) : Montgomery- Stornoway- Woodpigeon- Admiral Freebee à l'Orangerie, Bruxelles, le 08 mai 2010

Menu copieux, international et éclectique pour cette seconde soirée des Nuits.
Pas des records d'affluence en cette commémoration du V-Day , la concurrence 'Fête de l'Iris' (Lio/Christophe) place des Palais a pu jouer.
Incongruité: à La Rotonde l'affiche compte un seul nom, l'Orangerie en dénombre quatre!
Faudra sévir pour respecter l'horaire et, entre chaque concert, t'es prié d'aller boire une Maes pendant que les roadies montent et démontent le matos!

Montgomery
Le général copain de Rommel? Robert, l'acteur? Tim le dopé?
Va voir du côté de Rennes et de sa scène rock: cinq jeunes gens se partageant: drums, claviers, guitares, basse, et programming, en plus ils gazouillent joliment.
Des noms?
Benjamin Ledauphin-Mathieu Languille-Cédric Moutier-Yoann Buffeteau-Thomas Poli..
Deux albums, le dernier d'actualité, 'Stromboli'.
Rayon layettes?
T'as bu quoi, gars?
De l'indie attachant et énergique aux influences diverses: Arcade Fire, Bodies of Water, quelques éléments post rock, des touches de noise, et de belles envolées progrock...
'Melody' titre atmosphérique au chant choral céleste. C'est bourré d'effets en tous genres: touffu mais pas boursouflé.
'Six bonnes raisons' une pointe d'electro kitsch et des percussions proches d'Animal Collective, sans sombrer dans le confus.
'Pollen' abeilles tribales et furieuses. Le miel aura des goûts de LSD cette année!
'L'Homme qui dit' guitares lacérées, chant exalté, bricolage tortueux : sont turbulents ces Bretons.
'Daisy' romantisme souligné par des claviers doucereux avant que d'incisives guitares n'annoncent un méchant orage sonore.
'Ma Chair', post-punk noisy: du Sonic Youth charnel.
'Athlète' carré, amphétaminé. Plainte est déposée pour mauvais traitements du tremolo arm de la guitare .
'Le Ciel' retour à la quiétude, des cieux apaisés après que Timothy soit passé déposer quelques cachets euphorisants.
'Volcan', au double drumming martial, termine ce set musclé.
Sympathique éruption effusive!

Stornoway
Steòrnabhagh!
Pardon?
OK, sont pas gaéliques, viennent de la région d'Oxford et pratiquent un dream folk/pop élégant et frais.
Brian Briggs- tenor/guitar, Jon Ouin- baritone/zither, Ollie Steadman- baritone/bass, Rob Steadman- soprano/drums, annonce leur page.
Zither pas vu, mais un gars jouait des claviers, de la guitare. On a également eu droit à un banjo.
Sont nourris au traditional folk et à la British pop de qualité.
Un album doit traîner dans les bacs d'ici la fin du mois: 'Beachcomber's Windowsill'.
On leur prédit un avenir radieux.
Brian, le chef de la bande, dispose d'un filet de voix attrayant et les autres se joignent, en choirboys angéliques, à son chant céleste.
'I saw you blink' mélodieux comme les Housemartins dans les années 80, ou Camera Obscura pour le siècle présent.
'The Coldharbour Road', harmonies impeccables, une acoustique allègre, une base rythmique sobre... Certains les comparent aux Fleet Foxes, d'autres à Crowded House, pas con!
'Boats and Trains' , ni de Pulp, ni Burt Bacharach!
Voyage tranquille, propice à la rêverie.
'Here comes the blackout' panne électrique?
A propos de folklore uit Ieper, B B avoue avoir été impressionné par les légendes entourant la moyenâgeuse Kattefeest de la ville flamande avant d'envoyer ' We are the battery human', morceau de bravoure celtique , chanté à quatre voix et décoré d'un banjo enjoué.
'On the rocks' nouveau folk ciselé.
Un responsable leur fait signe: 5' pas plus!
'Fuel up' démarre en valse lente, le réservoir est vide sans doute, pour trouver un rythme de croisière optimal.
'Zorbing' leur premier single, achève ce concert réjouissant.

Woodpigeon
Un ramier canadien, maintenant!
Ce volatile ressemble à un bûcheron barbu, doté d'une étrange voix féminine.
S'appelle: Mark Hamilton.
S'entoure d'une flopée de musiciens, amovibles. Il en avait 4 dans sa sacoche.
Deux donzelles:on suppose qu'il s'agit de la petite Foon Yap au violon, backings et mandoline électrique et d' Annaela Sordi aux claviers, flûte et backings.
Deux gaillards: une seconde barbichette à la basse: Michael Gratton (?) et un batteur glabre: Daren Powell (?).
Indie folk annonce le Bota.
Folk? Pierre-Henri, fieu, faut pas croire tous les charlatans qui t'envoient une présentation d'artistes bidon.
De l'indie pop: Ja! Grizzly Bear, Calexico: Nein!
Trois CD's ,déjà: dernier en date ' Die Stadt Muzikanten'.
'Songbook/The song of us playing together': Orchestra pop majestueux et mélancholique.
' Woodpigeon vs. Eagleowl' prends tous les paris: le ramier 25/1, la chouette 3,5/1!
Chouette plumage, chouette ramage.
About Nintendo, comment on dit ça en Dutch?
Keske je sais, comprends pas le Japonais!
'My Denial in Argyle' electro dancetrack aux arrangements délicats.
'An Entanglement of Weeds' vocalises friponnes de Foon, l'asiate, pour ce titre symphonique.
'Morningside' même scénario, mais à l'aube.
Let's slow down, Brussels: une ballade romantique: 'I live a lot of places' .
'Knock Knock' un petit rock désarmant.
Intro new wave pour' …and as the ship went down, you’d never looked finer', poésie romanesque à la Shelley et harmonies vocales aériennes.
La dernière, une cover de New Order, 'Age of Consent' .
Dream pop euphorisante.

Admiral Freebee
Le local de la soirée.
Local, tant que Belgenland n'est pas rayé de la carte, puisque Tom Van Laere a parqué son arche à Antwerpen!
Le 4 avril, t'assistais à l'uitverkocht optreden à l'AB, grosse claque.
Ce soir, veel minder volk, mais des groupies super excitées.
L'officier de marine était en forme olympique et d'humeur espiègle: résultat un concert, bis inclus, de plus de 90'. Il était 00h45' lorsque, flanqué de Luc Toogenblik, tu fais la file au bar pour désaltérer ton gosier.
L'équipage, Juul Lemmens/ Filip Kowlier/ Bjorn Ericksson/Tim Coenen, ne souffrait pas du mal de mer et était prêt à suivre le gradé sur toutes les mers du globe.
Pas d'effet de surprise et une playlist qui ressemblait à celle d'il y a un mois:
'Blues from a hypochondriac' - 'Last song about you'- les Bee Gees croisant les Stones: 'Always on the run'- ' Look at what love has done', le slow qui tue - 'My Hippie ain't hip' bien gras, avec duel en cinémascope entre le moussaillon Kowlier et le commandant Tom - un piano pour la bluesy ballad 'Get out of my life, woman' d'Allen Toussaint (pas joué à l'AB) - ' Get out of Town' la plage phare du band, démarrant en slow dramatique pour exploser en rock dément - 'Oh Darkness':
The first time I saw your face There was a fire in your soul ... pas interprété en avril - 'Fools like Us' avec toujours son bla bla philosophico- moralisateur sur bompa,et de jolies harmonies à la Doobie Bros, époque Michael McDonald- 'The Art of Walking Away' le rock Crazy Horse, saignant à souhait avec ses trois guitares.

Salut, au revoir, tot volgende keer .
Cette chaise m'emmerde, tiens , je lui refile un stamp!

Nénettes en folie et retour des matelots!
Le génial 'Admiral for President'.
En cette période électorale, tu peux voter pour le Tom ou Arno, en attendant que Jean-Luc Fonck se lance dans la bagarre.
Le Bota me paye l'hôtel à 50 mètres d'ici, maintenant faut que les flics m'arrachent de scène pour que j'arrête.
Avant la dernière, vais vous raconter l'histoire de la babbelende kikker.
Comment tu dis 'kikker' en français, journaliste de mes deux?
Grenouille, madame!
L'histoire de la crenouille et du prince charmant, c'est pas Yves Leterme, hein!
Hilarité générale et une valse Belle au Bois Dormant aux lyrics sarcastiques: 'Carry On' :

Is this the promised land
Where no-one speaks the truth

Oui, t'es à la bonne adresse, amiral!

samedi 8 mai 2010

Jim Keaveny au Toogenblik à Haren, le 7 mai 2010

Du monde dans le muziekcafé de Haren, pourtant quand Luc, le maître de cérémonie, s'amène pour son show habituel, il n'a pas le sourire du vainqueur.
Pessimisme: Toogenblik n'a toujours pas touché un rond des subsides promis, l'ogre/vampire Sabam les suce jusqu'à l'os: l'avenir est sombre, misschien is dit het laatste seizoen!
N'empêche que pour le 11 juin, il a réussi à signer Mark Olson des Jayhawks...
Et ce soir, from Texas, nous accueillons :

Jim Keaveny

Jim est né quelque part dans le North-Dakota(Bismarck), enfance agitée, déménage à Austin en 1996, joue dans quelques groupes locaux et en 1998 se lance solo.
Quatre albums à son actif, le dernier :'Music Man' en 2009.
Ce premier mai il jouait à Wuustwezel (25ste Nacht van de Blues).
Un chapeau, une petite guitare, qu'il n'a pas dû accorder une fois, un harmonica, des tonnes de bonnes chansons, des petites histoires racontées d'un air timide et une voix au croisement du jeune Bowb Dylan et de celui dont la guitare kills fascists: Woody Guthrie!
Te faut rien de plus pour passer une excellente soirée, JP dont c'est la première apparition dans le bruine café, nous souffle: on reviendra!

En 2008, je passais des vacances du côté de Vallon Pont-d'Arc, je m'adonnais au joie du camping sauvage en solitaire, j'ai pas dormi de la nuit, des bruits inquiétants m'ont tenu éveillé, ai pas osé sortir de la toile , en ai mouillé ma couche-culotte. C'est là que j'ai écrit 'I Sleep Alone'.
Toutes les comparaisons des spécialistes s'avèrent exactes: un troubadour dans l' American folk tradition, catégorie Robert Zimmerman/ Townes Van Zandt/ Guthrie avec des touches de Steve Earle.
'Lonely old railroad blues' sur le dernier né. Tradition, on te le répète: road songs, train songs...
Le hitch-hiking, les voyages clandestins dans les freight trains, busking dans des rues de province... du vécu!
'Rainin here in Austin' ça se trouve en Belgique, Austin?
Pas de cinéma, une relative simplicité, un fingerpicking efficace, un harmonica sec et un chant apaisant ...Toogenblik est conquis.
'Music Man' a été enregistré avec un band et sonne plus rock'n roll, nous confie J K , ce soir je vous envoie des versions déshabillées.
Elles tiennent la route, mec, même à poil.
' Kinky Mama' ...kinky mama when you left I cried... quelques souvenirs personnels.
'Hobo Sam' en hommage à Mark Twain et 'The Adventures of Huckleberry Finn', ce Hobo... is twice my age but just as free...Un fin observateur notre Jimmy, et un brillant storyteller dans la lignée d'un Jack Kerouac.
Une sobre ballade 'The North Padre Island Lullaby'.
L'hymne aux vagabonds, signé Woody Guthrie 'Hard Travelin' , sec et efficient.
'Happy Man' philosophie de vie simple: honnêteté, humilité, respect des anciens... roots music at its best.
'Trash Can Gypsies' formidable titre à connotations sociales. Les mecs fouillant les poubelles pour dénicher de quoi bouffer... dans la lignée des plus grandes protest songs.
A new one for you Brussels, not recorded yet: 'Out of sight' (?, not sure, baby) , petite mélodie joviale.
'Goin to Arizona' dont il existe deux versions , sur son premier effort discographique, l'histoire de ces deux potes s'appelle ' Bobby and David' un duo de travel partners.
Fin du premier set: 'Mountain Mama' a bluegrass rocksong enlevée.

Break jus de houblon et set 2

Un instrumental allègre 'Colonia a Alicante', soundtrack parfait pour un Sergio Leone.
J'ai eu un award pour la suivante, a true story :' The Worried Mama and the Wandering Son': le fils sur la route, la maman se fait du souci...she gave me some cash just in case...une mère reste une mère!
Encore une plus vieille sur le premier cd de 2002, another road song 'Hangin' around' (à vérifier).
'What to do with you', sais pas quoi faire avec toi, déjà que je dois survivre dans ce bled.
Johnny Cash/June Carter 'Ring of Fire', qui termine en fast version et nous fait hurler de joie.
Me souviens encore, la larme à l'oeil, du gros hit d'Eric Burdon & the Animals.
An old lovesong : 'I think you might be blind' ..aha aha ..l'amour est aveugle, le mariage lui rend la vue.. tous les opticiens savent çà.
'Springtime by then' country song sentimentale.
Randy Weeks, a master of the dark mood, Anny Celsi nous avait déjà balancé une composition de ce chef, ce soir :' When I get over you'.
'Ring Ring Ring', bordel, Luc avait pourtant dit, jette ton GSM par la fenêtre!
Ring my Bell, Graham... heureusement cette sonnerie est mélodique!
Petite leçon de faune texane où les cochons ressemblent à des hippopotames: 'Big Ol Muddy Mighty', éloge du plus grand fleuve amerloque: le Missouri...she's a big old snake... comme ma femme!
'I'm sorry baby's' un truc énervé, pas facile de dire à ta compagne qu'à chaque jolie nana que tu croises, tu tombes amoureux.
'I'm so lonely' country Calimero.
Je l'ai connue par Dwight Yoakam, mais l'original est de Buck Owens, mais en fait c'est un inconnu qui lui a refilé ce titre 'Streets of Bakersfield', le Bakersfield/honky tonk sound par excellence.
Une quatorzième et on va boire un coup: 'Rollin up the Rhine' paysages rhénans sur fond country & western. Le Rhin est agité ce soir: chutes, cascades, tourbillons, remous...
Beau final!

Pas besoin de Luc pour les bis!
Pas moins de quatre titres, le Jim est content de l'accueil et le prouve généreusement.
Townes Van Zandt: 'No Place to Fall'.
' The Big, Big Train' en route vers le Sud.
Le fabuleux, nostalgique et visuel: ' Ode to Mermaid' ...flow on, river, flow on down to the sea...
Majestueux.
L'instrumental emprunté à un Cubain, rencontré sur la route 'Buried in Cuba' met fin à ce concert de plus de 2 heures, qui t'ont semblé 30'.
Le sympathique Jim et sa jolie nana viennent se mêler aux habitués du coin et discutent le coup, une Palm à portée de main.
We love Belgium!

Vais pas lui dire que quelques connards veulent enterrer ce pays de cocagne!

mercredi 5 mai 2010

Los Lobos +Fred Lani & Superslinger à l'Ancienne Belgique à Bruxelles, le 4 mai 2010

Les loups descendent sur la ville et rameutent une belle clique de fervents de chicano rock à l'Ancienne Belgique.
Comme amuse-gueule, les scouts bruxellois ont droit à un plat local, une appétissante fricassée namuroise:

Fred Lani & Superslinger
Les Healers sont enterrés, zétaient pas en bonne santé.
Le dernier projet de Fredje vient de sortir un second CD 'Second Life' , et entame une tournée de festivals.
Ils étaient au Roots & Roses, à Lessines, le 2 mai.
Ce soir, faut chauffer l'AB en 30 minutes.
Pas de problèmes, on a tous les ingrédients nécessaires: un bluesrock bien carré qui attaque les gencives.
L'ami Lani manie toujours sa guitare comme un chef- le frangin, Bert, est tout aussi doué avec son axe, chante pas mal non plus, merci - Gerry Fiévé est un fieffé batteur et le vétéran, Cédric Cornez, connaît toutes les ficelles de la basse.
'The Truth about Little Leo' c'est pas les mémoires de Tindemans, mais un funky bluesrock qui déménage.
Pas de pause 'Running After You', dedjeu Kim Gevaert, die loopt snel.
Donne du gaz, Bert!
'Kings & Queens' du rock aristocratique, aux touches Mick Jagger/Keith Richards.
D'ailleurs le Bert a piqué un t-shirt à Keef, the human riff.
Assez rigolé, let's get deeper into the blues, suggère Fredo: 'Failure', superbe blues à la Tony Joe White.
Subtil, swampy, légèrement voodoo.
Echec et mat.
Le titletrack du nourrisson: 'Second Life', avec les mêmes coloris 'stoniens ' et un bridge rap pour décorer.
Gros son surf pour 'Stop the Battle', un rock belliqueux.
La dernière 'Drunken Boogie': 12 mesures de blues après 12 verres de tord-boyaux bien tassé.
Mission accomplie, le public est chauffé à blanc.

Los Lobos

Sans le chanteur/guitare/mandoline, Cesar Rosas, obligé de rester aux States à la suite de tristes circonstances familiales.
David Hidalgo, le petit Louie Perez et sa casquette, Conrad Lozano éternel sourire aux lèvres, Steve Berlin le saxophone/claviers barbe grise sont au poste.
Aux drums:Cougar Estrada, le 6ème membre, non officiel de la ménagerie.
Presque 20 albums à leur actif et une pêche comme à leur début, dans les seventies!
Ces mecs sont indémodables, leur Tex-Mex/ Rock'n Roll continuera à faire danser des générations de kids dans 2000 ans.
't was een beetje rommelig, nee?
On s'en fout, fieu, c'est leur marque de fabrique: du fun, de l'énergie et des plans sentant le vécu.
Si tu veux du distingué, va voir Tindersticks, c'est excellent, mais c'est pas le même registre.
'Evangeline' du roots/rockabilly pour te dérouiller.... She's the Queen of make believe Evangeline.. On aime cette nana!
Evangeline, à peine couchée, on va saluer la petite 'Emily' . Un swing Los Lobos typique.
'The Town' slow blues lyrique , avec formidable doublé de guitares.
Le petit Louie a pas peur d'affronter fat David.
Splendide!
'Georgia Slop' du gros rock qui tache, avec sax solo qui arrache.
Hey, roadie, viens un coup par ici, y a un truc qui m'emmerde avec cette guitare, apporte moi un autre jouet, lance l'Hidalgo.
Pas rire avec ce costaud, faut obéir ' The Fat Man' , un blues qu'on déconseille aux gringalets.
Louie, envoie leur un petit solo, ket! Fats Domino applaudit à la performance.
Fondu enchaîné sur le marécageux 'The Neighbourhood' (ces salauds viennent d'abandonner leur playlist). Un cheval de bataille de leurs concerts : rafales de guitare, sax gluant, une petite envolée à la flûte pour les quiscales des swamps, un drumming souple.
Une pure merveille.
Retour aux origines: Tejano music!
Une valse mariachi: 'La Pistola Y El Corazon'. Une jarana huesteca pour Senor Perez et un accordéon pour l'Hidalgo ...Esta triste cancion...une jolie Conchita vient se coller à toi, lui refile mon foulard en soie pour sécher ses lacrimas.
Tout aussi sentimental 'Saint Behind the Glass'.
On reste dans l'exotisme guacamole avec 'Teresa'. Solo de sax sirupeux, puis je me tape une cowbell avant de céder le relais à Louitje avec sa jarana : fiesta mexicana!
Le morceau phare de Los Lobos: 'Kiko and the Lavender Moon' . Un des cents meilleurs titres rock jamais écrits .
Une cumbia traditionnelle 'Rosa Maria'.... baila mi cumbia mama...
Mama mia, chaud, chaud!
Mr Berlin te secoue un immense Ganza et te râpe du quesos mexicain vachement épicé.
Insidieusement la cumbia vire méchant rock: 'All Night Long' .
Ambiance au zénith.
Je jette un petit CD dans la foule, pour rire!
Après le set on vous en vendra d'autres, Bruxelles.
Retour au tex-mex, servi bleu: 'Los Ojos de Pancha'.
Vous voulez du rock , du latino : 'Mas y Mas' : guitares Santana, drum solo et final fracassant, mon capitaine.

80' de saine sueur

Un double bis!
Hey, guys, what do you wanna hear?
La Bamba/ Guantanamera/Wooly Bully/That train don't stop here/Ooh, my head... et une vingtaine d'autres propositions.
See if you like this one...'I get loaded' ...I feel alright, I feel alright... normal, si tu descends a bottle of gin, a bottle of tequila, et une de whiskey...
Tout l'AB feels alright ce soir...

Et pour finir en beauté une version vicieuse de 'Cinnamon Girl' de Neil Young.

lundi 3 mai 2010

Kaf*K et Tommy (Soirée Cerise) au théâtre de la flûte enchantée à Ixelles, le 2 mai 2010

En ce premier dimanche de mai, un public restreint à la flûte pour cette réunion de métamorphosés et de passionnés d'opéra-rock.
Fred Cerise devise avec Luna, qui vient de fêter ses 16 ans.
Christine, Benoît et Yves Hoegaerden préfèrent la compagnie de Jacqueline, qui te sert du jus de malt avec le sourire.
Pas foule, hein mec!
Tu connais ces ensembles, vieillard?
Non, mais tu vas pas nous faire un procès, hein Acid Queen?

Cloche vespérale: Kaf*K !
Franz naît borain à Boussu en 2003/2004.
Il fabrique 5 gosses: Laure, la rouquine au chant et quatre valeureux gamins: Geoffroy(basse)- Joffrey(batterie) et deux guitaristes: 1m95 et 1m62, Amaury et French. (dans le désordre).
Deux démos, un live CD et en 2008 un EP 5 titres.
Ils ont de la gueule et ils en veulent.
Résultat un alternative rock accrocheur et une énergie juvénile de bon aloi.
Les gratteurs sont pas des branleurs et les dieux ont doté Laure d'un timbre pas banal :tu penses à Dolores O'Riordan, Sandra Nasic de Guano Apes, Charlotte Cooper des Subways...et autres nanas douées.
'Radio' ouvre les hostilités. Clin d'oeil de Mr Hoegaerden, il y a déjà eu pire chez Fred Cerise!
Tu opines, cette donzelle a un petit quelque chose d'attachant et elle bouge sur scène.
'Psychiatric Orchestra' Kafka et la dépression chronique...I'm not a fool on the hill...pigé, John et Paulo!
'Youngest' M'étonne pas que Kaf*k ait gagné le Pack Rock Contest, sont bons!
'Air' plus hard, l'air est lourd à la flûte.
Une valse 3 temps, c'est l'anglaise: 'A Dice' . Un coup de dés pour choisir le partenaire. Merde, ai tiré Fred Cerise, il danse comme un pied!
' Direct Line' retour au rock en ligne directe.
'Sorry' un downtempo s'énervant au final.
'Pretty Face' aux vocaux scandés et Kaf*K termine par 'Frozen' , un titre atmosphérique n'ayant rien à voir avec la Ciccone.
Le dégel annonce une jolie chorégraphie de bondissants marsupiaux.
Du rock wallaby généreux!
Verdict, Franz?
Bien joué, les cloportes!

Tommy

That deaf dumb and blind kid
Sure plays a mean pinball !

Tommy Donald Colin aime les Who. Il chante et gratte une acoustique.
Limam Rqibate (guitare) - Otto Kint (basse) -Suyeh 樹葉 (drums) l'accompagnent pour ses parties de flipper.
En 2006, avec une autre équipe, sortait l'album 'The Light Will Be'.
En 2010, il arpente à nouveau les scènes nationales et prépare, mon Dieu, un nouvel opus.
Deux de ses compositions récentes seront reprises dans la BO du film 'Nymphodoria'.
'The light will be' du poprock à la sauce British, avec effets de voix Matthew Bellamy .
Pour la hargne des Who, on repassera.
Il cite Scissor Sisters comme influence.
OK, on retrouve ce petit côté extraverti et ce goût pour la tragédie.
'I love myself' du disco à la Electric Six.
Bof! Nombriliste!
'Flower Empire' une sanson peace & love... Que dis-tu, Véronique? Rengaine fleurie.
'Mission Possible'
Tommy Donald, encore devant la TV, et tes devoirs, gamin?
'Lobbytomy' avec mayonnaise ou sauce tartare, la cervelle?
Solide solo de Limam.
'Like Stars in the Sky' une chanson d'amour stellaire. Pour J L Fonck ou pour Dirk Frimout?
Pop pompier.
On vous fait une reprise des Who, nous sort l'espiègle Donald, avant d'attaquer ' Whole Lotta Love' de Dalida.
Comédien, va!
Faut oser s'attaquer à ce monument.
' The day to come' toujours le guitariste sauvant la mise.
Yves: le batteur est bon, aussi.
Juste, peï!
'The real gem'
Quoi encore, Yves. T'avais-entendu 'jam' !
Aux prunes, sans noyaux!
Bon, c'est sympa, mais quelconque, entendu mille fois.

Un bis
'Limam's song' Limam a pas encore décidé d'un titre.
T'en as un ,Yves?
Ouais, Limam: 'Come Anny!'
Pas mal, mec, te paye une Blanche.

dimanche 2 mai 2010

Fête du Premier Mai ,Place Rouppe à Bruxelles, le 1 mai 2010

Belga:10:000 personnes à Bruxelles pour la Fête du Premier Mai.
Veel volk, donc, pour la grande fête de la FGTB et la Fédération des Mutualités Socialistes du Brabant.
Un brin de muguet pour madame, une proposition de sortie: ça te dit, chouke, place Rouppe, un bain multiculturel?
Et qui va faire la vaisselle?
A ce soir, darling!
Tu sautes dans ta traction-avant, tu parviens à te garer dans le coin, un sprint troisième âge, il est 17h, t'as raté La Sonora Cubana , mais t'es juste à l'heure, après avoir bisé Jacqueline, Roland et salué Séverine, qui milite, pour:

Marc Lelangue & The Heavy Muffulettas
Marco, tu l'as déjà vu 489 fois: avec Kevin Mulligan, en solo, en bluesman rural, en gigolo pour Françoise(s) Sagan sur le retour... jamais ce pince-sans-rire ne t'a déçu.
En ce joli International Worker's Day, il a décidé de rendre hommage à Ray Charles et autres grands adeptes d'un rhythm 'n blues/ blues/ soul indémodable.
Sont nombreux sur scène: Marc et ses petits pains de New- Orleans.
Trois cuivres:Laurent Doumont au sax, J P Steffens à la trompette et Alain Palizeul au trombone- à la basse, le jazzman: Augustin Foly - au piano électrique:Philippe Reul - aux drums: Marc Weymaere -et deux choristes valant le déplacement à elles seules: les rouge- gorges et robes: Nina Babet et Mariana Tootsie.
'Busted' Ray Charles, tu te souviens de la version d'Eddy Mitchell ('Fauché') me souffle Roland.
Le ton est donné, ce sera du vintage r'n'b, bien gluant, de celui qui te ramène vers Stax ou Atlantic, avec Sam & Dave, Steve Cropper, Booker T, Wilson Pickett et l'immense Aretha...
Laurent Doumont nous balance, déjà, un solo Muscle Shoals sensuel.
Bruxelles se masse au pied du podium.
Ray bis:'Let's go get stoned' voit l'apparition de l'élément féminin: clameurs machistes!
Elle était dédiée à Michel Daerden, celle-là!
Ray,N°3:'You are my Sunshine' , le soul slow qui tue, les blazers en goguette et le soleil luit!
'I got a woman'...way over town that's good to me oh yeah... Oh yeah, effectivement.
C'est quoi le surnom de Ray, the Genious, non?
C'est génial, me souffle une gamine.
Je t'aime, Carole!
Les bons deejays, à l'époque c'étaient des disc jockeys, avaient une ligne de conduite: trois rapides, trois lents. Lelangue connaît ce truc: un plekker magistral: 'Drown in my own tears' , la plelisse (sic!) mentionne: sax solo, Doumont obéit et tu serres ta madame encore plus fort!
Ladies and gentlemen, listen to Mariana Tootsie: 'Ruler of My Heart'.
Bordel, quelle voix, aussi fort que la version d'Irma Thomas!
Le petit Marco en profite pour se jeter une Jupiler.
Pas une Maes?
Menneke, c'est la fête des rouges pas des bleus!
'Passons aux choses sérieuses, annonce-t-il désaltéré (momentanément): 'Hello my lover' de Earnest Kador Jr., pas con ce clebs!
Un hipshaker, mieux que la zumba comme méthode de fitness!
' I don't need no doctor' on sait la Jup c'est un bon remède, Freud me le disait encore, hier matin!
Slow time = sax solo: ' Night time is the right time'. Monsieur Charles l'a empruntée au Honeydripper, c'est pour ça que ça dégouline.
'Georgia on my mind' rien à ajouter au classique des classiques!
Dr John: ' Such a Night', elle est pour le petit Alexandre et ses crocs, le refrain sonne...if I don't do it, you know somebody else will...
A la New-Orleans, on aime les sucreries.
Let's have some fun: 'Let the Good Times Roll' .
Godv., voilà RickyBilly qui a décidé de me raconter toutes ses vies en versions sous-titrées, c'est moins rigolo que Louis Jordan.
Nina Babet sous les spots: ' Come rain or come shine' , le quart d'heure Billie Holiday, souligné par un cornet charmeur.
Nouvelle perle , suivie par le dernier titre de ce concert juteux: 'Iko Iko' un handclapper magistral!
Savais pas encore pour qui voter en juin, j'ai une petite idée, nu!
La liste Lelangue, on aime son programme électoral!


Orchestre national de Barbès

ONB pour les intimes, les titis!
Barbès l'africaine en visite chez les cousins de Bruxelles la marocaine= ambiance bon enfant.
Thé à la menthe et pintjes sur la place Rouppe, on oublie les clowns qui nous dirigent (droit vers l'abime!).
Groupe multi-ethnique(péjorativement: la bougnoule connection) à géométrie variable( sont +/- 189 à avoir fait partie du collectif).
Seront 10 sur scène en ce samedi retour du bonheur.
Un casse-tête pour le line-up, livré sous réserves.
Deux claviers (dont le petit nouveau,Smaïl et Mustapha Mataoui) - batterie: Michel Petry - guitare rock: Khlif Miziallaoua - basse: Youcef Boukella, le fondateur de l'ONB- Emmanuel Le Houezec, ça chauve au sax (les Garçons Bouchers ou Pigalle) - et les différents percussionnistes et vocalistes:le grand Kamel Bouzeboudjen, Kamel Tenfiche le champion de la derbuka , Fatah Benlala et Hafid Bidari.
Un chance sur mille que cette composition soit la bonne!
Il est 19h et on va transpirer fissa, hurler, rire, pleurer, danser pendant 1h30'.
Des lustres qu'on s'est plus laissé aller ainsi, sans retenue aucune!
Dans quelques jours sort notre prochain CD 'Rendez-Vous à Barbès', ce titre 'Chorfa' en sera une des plages. Un blues du désert époustouflant, joué par des beurs des cités,un chant mystique porté par la voix gwana du noir (Hafid) du groupe.
'Poulina' titre d'un album précédent, un groove oriental vaguement reggae, c'est la fiesta place Rouppe.
'Salam Aleikoum' en version soul/ jazz avec gros numéro du sax.
Allégresse, fraternité sur rythmique raï.
La fanfare festive 'Civilisé', du traditionnel algérien qui punkrocke sec.
'Résidence' pour les anciens combattants..Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, sachez que nos aïeux ont combattu à vos côté...un petit coup de Marseillaise pour Yves Leterme et on reprend la défense de l'immigré et du sans papiers sur rythme militaire rumba/zouk... ça va, ça va , ça va...non, ça va pas du tout, Nicolas!
'Sidi Yahia' frénétique.
'Alik' du rock berbère, plus proche de Zappa que de Cheb Hasni, pour ce titre de Mohamed Mazouni , chanteur algérien des années 60' , chantre de l'indépendance.
'Wawa' petit ragga, chanté en yaourt..tu n'es pas là, mon wawa n'avance pas... cataclop, cataclop...
Ces gars s'amusent comme des fous.
C'est communicatif , même cinéma face au podium, une joyeuse farandole pour ce titre plus Arno que nature.
'Khalti Hlima' un traditionnel hypnotique sur base funky.
Un des highlights du set , un final tribal pour lequel tu les retrouves tous aux percussions.
Osibisa meets la Moudjihada, des étincelles!
Hafid ramasse son guembri, espèce de grosse guitare artisanale d'origine gwana, les compères secouent des qraqeb , en route pour deux superbes traditionnels Touareg .
Laments sombres te menant à la transe...zengo, zengo, zengo(?) ...répétés à l'infini.
Le chant et le jeu du maâlem doivent guérir ton esprit malade et te conduire au nirvana.
Brian Jones, des Stones , le savait depuis 1967, année où il fait la connaissance des musiciens de Jajouka.
Retour à Oran: ' Alaoui' du Chaâbi au couleur des Highlands écossais.
Une chorégraphie Chaouie meets Riverdance: le délire total!
La madame allégorique trônant au dessus de la fontaine s'est mise à danser avec Ahmed, Toufik, Fatima, Jefke et Trinette...
Du pur bonheur!

Ovation immense, les boules de l'Atomium en tremblent et l'ONB nous revient pour un bis explosif!
Une version berbère de 'Sympathy for the Devil' des Stones!
Youyou Youyou ...et ooh ooh ooh.... se mélangent joyeusement.
Apothéose d'un concert événement!









samedi 1 mai 2010

The Flying Horseman, Blue Velvet à la Ferme du Biéreau à Louvain-la- Neuve, le 30 avril 2010

La Ferme du Biéreau, Louvain-la- Neuve à 2' de la sortie 8A de l'autoroute Bruxelles-Namur, un magnifique complexe agreste transformé en Maison de toutes les musiques.
Rendez-vous dans la grange, salle de concert super équipée pouvant accueillir 550 personnes. Malheureusement, on est fort loin de ce chiffre en ce dernier jour d'avril.
Parole est donnée au perruqué, Philippe Néricault Destouches :« Les absents ont toujours tort. »
Cette sentence ne va, je le crains, guère consoler les valeureux organisateurs du double concert de ce soir: l'ASBl 'IAD Music', qui avec le concept 'Cross the Line' a décidé, en cette époque de flambée séparatiste, de faire jouer deux groupes issus des deux côtés de cette ligne imaginée par quelque esprit tortueux.
Wat zeggen ze aan de andere kant:'Elke avond delen twee groepen uit de twee taalgemeenschappen het mooie podium van de Ferme du Biéreau in Louvain-La-Neuve' .
Je te signale que ni De Wever, ni Filip 'tijd voor onafhankelijkheid' Dewinter ne se comptaient parmi les spectateurs présents.


The Flying Horseman

uit Antwerpen( écurie Bestov!), représente le Nord.
Pas la première fois, que tu assistes à un gig du Cavalier Volant: Bert Dockx (vocals/ guitar) intrépide caballarius, chevauchent d'autres canassons: Dans Dans, Marie-Laure Béraud (sorry, il ne la monte pas, il l'accompagne), Work...
Sa rando équestre aéronautique, il la fait en compagnie d'Alfredo Bravo aux drums, Laurens Duerinck à la basse semi- acoustique, Milan Warmoeskerken à la guitare, au synthé ou percus et les Maieu zusters, Loesje en Martha, aux backing vocals, percussions ou synthé.
Wat zeg je?
Ah oui, ils jouent tous avec Blackie and the Oohoos!

20h45'
C'est la première fois qu'on se produit en Wallonie, merci!
Le moins que l'on puisse dire c'est que la Wallonie ne veut pas perdre un band aussi intense et original que The Flying Horseman: rock'n roll et sentiment national!
'Bitter Storm' intro languide, vocalises hululées de Martha et Loesje ...get ready for the bitter storm, get ready for the rain.... un blues apocalyptique, aux lignes de guitare noisy, dans la veine Woven Hand. Ma voisine a déjà les paupières closes, sa tête dandine, son esprit vagabonde du côté du Nevada.
'Feather' sombre, hanté, mystique...your mind is like a feather and your body is like a curse...
Bert, fieu, fais gaffe avec ces pilules de toutes les couleurs.
'No Tune' de l'acid blues, aux guitares bourrées d'effets psychédéliques, accentués par le synthé martyrisé par Loesje. Ce No Tune détone en final nitroglycérine.
Effrayant!
'Heap' narratif, mélodramatique sur guitare saturée et vocalises angéliques...I sit and I watch the years go by... Sablier inéluctable, solitude et incompréhension!
'Landmark/Lament' une wah wah funky. Bert, habité par un Asmodée, ou un Cayem, malveillant, se lance dans un solo bestial inquiétant. Heureusement la faculté de médecine est proche, doit bien y avoir un carabin dans le coin.
Retour à un calme relatif, fin de la crise épileptique.
La nana de tout à l'heure est en transe.
'Beats' another lovesong nous lance le possédé, chanson d'amour effervescente, sentant la dynamite.
'Arrow' une flèche ténébreuse et empoisonnée.
'Meditation blues' quête d'éternité aux relents Jim Morrison et ses Doors . Bert, une nouvelle fois, déchaîné: hargne, sauvagerie... Oublie le yoga pour une séance méditative avec le Horseman.
Nick Drake 'The Black Eyed Dog' , un chien enragé.
On termine par la bombe ' There Lives a House' ..there lives a house in every man... a ghost in every room and a spider in the bath tub... l'imprécateur démoniaque fait tonner sa voix courroucée et gémir sa guitare. La raison t'abandonne, subjugué tu suis le sorcier dans son trip.
Tes membres s'agitent, tu entames une danse convulsive aux sons d'un rock'n roll furieux.
Nous faudra l'aide de la magie blanche, quelques séances de désenvoûtement à l'aube pour assainir nos corps et esprit du sortilège.

Un bis!
'Climb up the Wall', retour du docteur Faust et de ses acolytes, nouvelles incantations!
Eh Lucienne, où cours-tu?
Vais escalader ce mur!

Un concert du Flying Horseman c'est une expérience métaphysique!
Grand groupe!

Blue Velvet
représente le Sud, Lîdge la mosane.
Isabella Rossellini, Laura Dern c'est du velours, baby!
A la naissance (2004), sont deux: Mirco Gasparrini: lead vocals, guitares et Philippe Henrion: lead guitar et seconde voix.
Deux EP's avec la bénédiction de Rudy Trouvé, des concerts un peu partout chez Di Rupo et deux passages remarqués à la Boutik Rock.
Ce soir, on ajoute Jérôme aux drums et programming et, à 22h30', on amorce le set par 'Help me to remember'.
Si jeunes et déjà une maladie neurodégénérative du tissu cérébral, bordel on n'arrête pas le progrès!
Du slow rock aux senteurs américaines avec apport électronique discret.
Mirco a une bonne voix , un peu comme celle de Filip Casteels d'El Fish, même si son accent semblera exotique aux oreilles anglophones.
'The girl of my life' rock ballad conventionnelle, style Del Amitri.
'Summer Rain' le slow crapuleux, que les hard rock freaks adorent, remember 'Still Loving You' Scorpions ou 'Sweet Emotion' d'Aerosmith.
'My Trouble' même relief, peu accidenté. C'est bien foutu et légèrement téléphoné.
Difficile de passer après The Flying Horseman, tout paraît mou!
'Message on my lips' poprock à guitares.
'Are you ready' dans le même ton que les copains chez Jaune Orange: Malibu Stacy, Hollywood Porn Stars et ersatz, Two-Star Hotel.... pas mal, mais conventionnel.
Pas d'aspérités, pas de grain de folie.
Un tango grésillant et acoustique 'Sleeping with Valium', sais pas si c'est un mec ou une gonzesse.
Retour à l'électricité: 'Wayhouse' encore un downtempo.
Numéro 9: Jérôme, tu dors? Envoie la sauce!
Le PC déconne, les aminches, c'est angoissant.
OK, on improvise un petit rock acoustique' The little yellow cage'.
Miracle, sans la machine le truc est plus enthousiasmant et rock'n roll.
Jérôme?
Je sue, Eugène, mais ce foutu brol refuse d'obéir, pire que ma femme!
On continue à deux,un blues rock toujours aussi convaincant:' Sitting in the Corner'.
Jérôme?
Eureka, it works: à trois: 'Poison' un country rock sentant bon le Johnny Cash.
Mais ce poison a définitivement tué le microbe informatique, le PC est mort et 'Elvis is Dead' too.
L'enterrement à l'acoustique et Mr Presley avait demandé 'Be Bop a Lula' comme oraison funèbre. Une version bluesy, pute à souhait, Mirco enchaîne... Elvis is dead...don't cry...
Nous on aimait bien Elvis, on a moins pleuré pour Wacko Jacko.

Merci LLN!
Le moteur est encore chaud, un petit bis!
'Clear my Sun' un dernier blue slow velouté aux couleurs Led Zep.

Le 19 mai, dernier Cross the Line de la saison: du funk, de la soul, du reggae ; Family Jammin et HUMb!