mardi 21 mars 2017

Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017

Warpaint + Dear Reader - Ancienne Belgique, Bruxelles, le 19 mars 2017

Organisation: Live Nation!
Warpaint, en 2010 à l'AB Club, en 2013, dans la grande salle et en mars 2017, à nouveau au même droit qui n'affiche pas sold-out.
Les filles De L A viennent présenter 'Heads up', leur troisième album sorti l'an dernier.

Le support est confié à Dear Reader, que tu as eu l'occasion de voir à la même affiche que Laura Gibson au Botanique, c'était en 2012.
Le groupe de Cherilyn MacNeil, from Johannesburg, mais établie à Berlin, vient de sortir 'Day Fever', la madame est heureuse de le faire entendre en Europe... I'm super excited to be going on tour in Europe next week with my killer new band. It's going to be a blast!
Le new band en question:  Cherilyn MacNeil ( vocals, keys, guitar) - Evelyn Saylor aus New- York ( keys, backings) - Stella Veloce, une Sarde multi-instrumentiste ( electric cello, small percussion instruments) et Olga Nosova ( from Russia)  à la batterie et percussions .
Ce groupe cosmopolite et fleuri pratique une chamber pop exquise.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, un mot sur nos voisines d'un soir, une Gantoise légèrement éméchée  et sa compagne, une Basque rousse dans le même état,  qui en attendant le lever de rideau nous ont narré de manière colorée l'essentiel de leur vie sentimentale.
Le quatuor féminin démarre en douceur  par un dream  pop poétique, mélodieux et serein, sans setlist, on avance 'The Run' qui clôture 'Day Fever'.
Our next tune is a song about moving North, 'Then, not now' et ses sonorités vaporeuses désuètes nous plonge à nouveau dans un douceâtre état de rêverie.
L'indie folk ' Mean well'  par son phrasé précieux évoque aussi bien Kate Bush que Mary Hopkin, on admire le travail remarquable d'Olga aux percussions.
On suppose que les filles ont enchaîné sur  'So petty, so pathetic' un titre plus amer.
Après 'Tie me to the ground' et son chant choral, le chef de choeur saisit une guitare  pour entamer 'I know you can hear it'.
Entendre quoi?
The beat of my heart!
Le moment le plus fort et également le plus apprécié sera le canon 'Victory', rappelant le folklore irlandais, mais ce chant revisite les racines sud-africaines de Cherilyn en traitant de la guerre anglo-zouloue.
Le set prend fin sur un fond tribal probablement avec 'Took them away'.
Un avant-programme apprécié pour la chaleur qu'il dégageait.

Warpaint.
Le voisinage trépigne et hurle de joie.
 Emily Kokal, vocals, guitar/Theresa Wayman, vocals, guitar/Jenny Lee Lindberg,  bass, vocals et la petite dernière, l'excellente Stella Mozgawa, drums, keys, vocals se pointent avec un léger retard.
Theresa - Bonsoir, tout le monde.
Miss gay Gent: 'Oh, my God, you're so cute'
Emily  fait la moue, c'est qui cette dingue?
Jenny Lee et Stella ont été larguées à l'arrière, dommage!
Le show démarre  tout en retenue avec ' Heads up',  jusqu'au moment où Stella donne le signal d'un changement de tempo par quelques coups de baguettes magiques, dancing time, Brussels.
Argh, la basse de Jenny Lee!
Sans transition, elles enchaînent sur 'Krimson' aux  sournoises effluves post punk.
La longue plage qui suit, ' Undertow',  envoûte, le venin fait son effet, un chant faussement céleste, des guitares rappelant les Smiths, t'es pris dans les mailles du filet, plus question de fuir.
' CC' est chanté par Jenny Lee et nous rappelle les grandes heures du psychédélisme ricain, Jefferson Airplane te vient à l'esprit.
Stella lance les samples introduisant 'Above control', Gand plane!
Les sonorités étouffées de 'No way out' nous plonge dans un écrin brumeux, cette autre plage de près de 9' vire dance lors d'un second mouvement agité, l'Ancienne Belgique tangue tandis que Theresa murmure ...I can't find my way...
Un grand morceau, suivi par 'The Stall' et 'Bees' présentant des touches new wave/white funk étonnantes.
Question, vous souvenez-vous de celle-ci?
Elles entament 'Stars' un titre peu joué live ces dernières années.
Après ce petit tour dans l'amas stellaire, Warpaint propose 'Whiteout', la plage ouvrant 'Heads up'.
Une basse pour Theresa, une guitare pour Jenny Lee, voici l'hypnotique et pourtant catchy ' So good' aux étonnantes harmonies vocales.
Avec 'Elephants' un extrait d'un EP de 2008 on revient aux tout débuts du groupe.
Bruxelles jubile, tu recules, car quand la Gantoise saute t'as intérêt à te protéger les orteils  et à éviter les mains qui gesticulent gauchement, elle a failli éborgner la gentille et blonde Stéphanie se tenant à ses côtés.
Le set grimpe encore en intensité avec les suivantes, 'Love is to die' et ' New song'.
Emily nous prévient, il n'y aura pas d'encore, on ne quitte pas la scène, tout doit être emballé à 22:30', l'heure du curfew, ' Dre', aux teintes shoegaze lancinantes,  termine donc ce concert  qui n'aura pas déçu grand monde.
Le seul regret: la playlist prévoyait encore un titre!