mercredi 7 juin 2023

Single - Puzzle - Riviera

 Single - Puzzle - Riviera

michel

 

La tête de l'artiste et Give'em promotion présentent Puzzle ' Riviera'.

Le single ' Riviera'   t'a été envoyé en échantillon promotionnel, avec 'Clémentine' prévu pour le 6 octobre, ce sont les prémices d'un premier album prévu pour février 2024.

On aurait pu les prévenir, Olivier Braun, Cédric Guillou et Thibaut Chavanton, que des rappeurs parisiens avaient opté pour le blason 'puzzle' en 1998 et, qu'un orchestre de variété avait adopté  le même emblème pour écumer les bals de Provence et balancer leur panade délayée.

Quoi?

Ces noms ne te sont pas inconnus, effectivement  Cédric Guillou, Olivier Braun  et Thibaut Chavanton ont officié au sein de Norma Peals, un combo électro pop ayant connu son heure de gloire il y a une dizaine d'années.

Après avoir retrouvé quelques pièces du puzzle, les trois amis, presque aussi beaux qu'à l'époque de Norma,  décident de refaire équipe et d'enregistrer des morceaux au goût acidulé,  aussi  fruités et surets  que les berlingots de Carpentras.   

La pochette du simple Riviera pourrait servir de pub pour une marque de soda, non gazeux,  aux fruits, déjà chantée par l'ineffable Carlos, non, pas  le sympathique gars du Venezuela Ilich Ramírez Sánchez, un autre!

Quoi, encore?

Oui, tu peux penser aux compilations de Cafe del Mar.

Line-up:

Cédric Guillou: guitare, piano, accordéon, violon.

Olivier Braun: basse

Thibaut Chavanton: piano, guitare, batterie, chant. 

 

Une grosse basse, bien soutenue par un drumming métronomique,  emmanche le  morceau, le synthé ajoute  un petit côté confiserie fine, puis vient la voix, sirupeuse  à souhait, qui t'invite à des rêveries libertines .

Fait beau sur la Riviera, mais  gaffe aux coups de soleil, il est hautement recommandé de s'enduire de crème solaire 30 minutes avant de s'exposer aux rayons de l'astre, et choisis une chaise longue pas trop éloignée de la buvette. Les raybans doivent te permettre de reluquer d'agréables créatures sans passer pour un  vieillard lubrique.  

Si le morceau te fait penser à Agav ' Chaleur épique sous les tropiques' ou à Lilicub ' Voyage en Italie', c'est normal, il n'y a pas que Christophe ou Etienne Daho à aimer La Dolce Vita, sinon on te conseille l'exotique "Riviera Life  de Caro Emerald,  avant  la suite en octobre.

Merci Puzzle de nous avoir permis de sortir bermudas et tongs du placard.

 

 

 


samedi 3 juin 2023

Blues Peer: The Waterboys / Sugaray Rayford | Robert Jon & The Wreck | The Devon Allman Project | Brian Templeton Blues Band, Peer, le 28 mai 2023

 Blues Peer: The Waterboys / Sugaray Rayford | Robert Jon & The Wreck | The Devon Allman Project | Brian Templeton Blues Band, Peer, le 28 mai 2023 

Mitch ZoSo Duterck

BRIAN TEMPLETON BLUES BAND, ROBERT JON & THE WRECK, THE DEVON ALLMAN PROJECT, SUGARAY RAYFORD, THE WATERBOYS - Peer Blues Festival, Day 3 - Peer, Belgium - 2023.05.28.
Et voilà le gros morceau pour terminer en beauté ces trois jours de musique commencés à Ittre en Belgique vendredi, Feignies (France) le samedi et retour chez nous en Belgique à Peer ce dimanche. L'endroit est très convivial, on est pas comprimés comme dans d'autres manifestations du genre et le personnel efficace et disponible répond toujours "présent" pour vous aider en cas de besoin. Peer doit détenir le record du plus ancien festival de Blues en Belgique, même si il a failli disparaître. Baptisé tout d'abord "Belgium Rhythm 'n' Blues Festival" il prendra bientôt le nom de "Blues Peer" pour des raisons de facilité. La première édition date de 1985, année où on a pu voir se produire sur scène des artistes tels que le combo belge BLUE BLOT, BUDDY GUY, CHARLIE MUSSELWHITE, JOHN HAMMOND ou KATIE WEBSTER, pour en citer quelques uns. Pas mal pour un début non?
 
Ce soir, il y a des choix à faire car si on peut aisément passer d'une scène à l'autre sans perdre une minute des différents concerts proposés, je préfère m'en tenir à la sélection établie avec mon pote Philippe. Je me suis demandé si je ne devrais pas aller voir Ben l'oncle Soul par solidarité mais ce que j'ai entendu de ma place au 1er rang, ne m'a certes pas convaincu de migrer vers le grand chapiteau tant c'était mou. j'ai donc continué à converser avec des amis néerlandophones et francophones rencontrés peu après notre arrivée in situ. A toutes fins utiles, la musique n'a pas de frontières je vous le rappelle. Celui que nous attendons tous avec impatience c'est Robert Jon & The Wreck. Il semble bien être l’artiste le plus populaire. Le concert de cet après-midi va d'emblée confirmer que le californien du sud est la star la plus attendue de cette dernière journée du festival. Ce sera d’ailleurs le seul artiste qui aura droit à un rappel tant le public est en folie! J'ai adoré. Avec eux, le Rock Sudiste a encore de très belles années à vivre.
On ne sera pas déçus non plus du swing imposé par l'homme de Boston : Brian Templeton qui fête son retour à l'affiche du festival. Avec un gars pareil sur scène, tu n'as envie que d'une chose: danser! Et en matière d'ambiance l'harmonica du bluesman s'y entend. Et toujours ce rythme fou qui vous pousse à osciller du bassin. Avec sa taille, si Brian n'avait pas été musicien, il aurait très bien pu poser sa candidature comme shooting guard et revêtir la légendaire tunique verte des Boston Celtics, 17 fois champions NBA. Heureusement pour nous, son choix était le bon.
Au niveau de la fusion parfaite entre Blues et Soul, je crois que personne ne pourra rivaliser, ni contester la suprématie absolue en la matière de Devon, le fils de Greg, qui s'impose comme l'héritier de la maison Allman. Là aussi ça groove à mort, impossible de rester de bois en écoutant un concert de cette envergure, c'est parfait et tout s'enchaîne. Suite au divorce de ses parents alors qu'il n'était encore qu'un enfant, Devon va devoir se forger un caractère au fur et a mesure des déménagements familiaux successifs qui l'emmèneront de Corpus Cristi (Texas) à St. Louis (Missouri) en passant par le Tennessee, la patrie de Jack Daniel's. Le teenager commence la musique à l'âge de 13 ans. C'est lors de son adolescence qu'il fera finalement la connaissance de sa star de père. Devon jouera successivement dans The Dark Horses, Honey Tribe et Royal Southern Brotherhood avant d'annoncer la création de The Allman Betts Band en novembre 2018. Mais le jeune homme montre qu'il a déjà des fourmis dans les jambes en enregistrant "Turquoise”, son 1er album solo alors qu'il vient à peine d'intégrer la formation au sein de laquelle il a rejoint Dickey Betts, ancien compagnon de son père dans le légendaire Allman Brothers Band, jamais égalé.
Cet après-midi, Devon Allman s'est présenté devant nous accompagné par le Devon Allman Project et mon petit doigt me dit que le concert fera certainement date dans les annales du Festival de Peer, édition 2023.
La soirée se termine avec Sugaray Rayford, un Texan au style résolument plus Jazz-funk un peu dans la lignée de Tower of Power et là non plus, il n'y a pas d'autre alternative que de danser. En clôture de cette très bonne cuvée 2023, les excellents Waterboys n'auront aucun mal à se mettre le public en poche sans jamais devoir forcer leur talent. Fondé par Mike Scott et Kevin Wikinson en 1983, l'essentiel du groupe est composé d'écossais. Le Band qui va connaître plus de 30 changements de personnel enregistrera pas moins de 24 albums, best of et live compris, tandis que son plus gros succès commercial reste l’album intitulé "Fisherman's Blues". Paru en 1988.
Bravo pour cette splendide organisation flandrienne dont beaucoup devraient s'inspirer et bravo pour l'éclectisme de l'affiche. 
Vivement 2024.
Un tout grand merci à mon ami Philippe Daffe, You're the one Phil.
Mitch "ZoSo" Duterck

mercredi 31 mai 2023

Festival Art Rock 2023, Zaho de Sagazan , Scène B, Saint-Brieuc, le 28 mai 2023

Festival Art Rock 2023, Zaho de Sagazan , Scène B, Saint-Brieuc, le 28 mai 2023

 

michel

Silly Boy Blue a déjà entamé son concert quand tu atteins  la  Place Général de Gaulle,  ils sont quatre sur scène, Ana Benabdelkarim, alias Silly Boy Blue ( merci David Bowie), mignonne dans sa petite  robe  noire constellée de mini-étoiles, et ses trois musiciens, qu'elle  nous présente plus tard comme étant Pra  ( une fille) à la guitare ou claviers, Raf (batterie)  et Augustin ( basse/claviers).

La plage entendue est gracieuse, elle baigne dans un univers dream pop mélancolique, la  chanteuse , ex- Pégase, est souriante et affable, sa voix est fraîche.

Les deux albums qu'elle a gravés, 'Breakup songs' ( c'est explicite) et le tout récent 'Eternal Lover' jouissent de bonnes critiques,  la jeune nantaise, nominée aux Victoires de la Musique, est loin d'avoir la grosse tête, grâce à son air fragile, elle engrange  un capital sympathie bienveillant.

Les titres ouatés et sentimentaux,  construits en module  synth wave, se   succèdent  et touchent un public réceptif.

' 200 Lovesongs'  dégouline de bons sentiments, 'Sparks', sur le nouvel album, est de la même veine, la  voix limpide et  l'accompagnement sonore, typiquement  nouvelle scène française,  flattent nos pavillons.

Si comme moi t'as déjà connu un crush non partagé, écoute la suivante, en mode piano/voix. 

On a  écouté, on a failli verser une larme.

Parmi les  titres issus des deux albums, on a reconnu ' The fight' , le tendre ' Teenager' , beau comme du Ellie Goulding,  'The Riddle' tout aussi velouté, 'Goodbye' qui invite à la danse , 'Try' présentant un intéressant caractère trip hop, 'Shame'  lui aussi remue  efficacement et c'est avec le bondissant ' Not a friend' que s'achève un concert fort agréable!

Ana isn't a silly girl, for sure, even if she often feels  blue!


Zaho de Sagazan

« Je ne veux pas devenir Angèle » a dit un jour la seconde Nantaise de la soirée, dont la tournée  « La Symphonie des éclairs » passe pour tous les coins de France,  avec des crochets en Belgique, au Luxembourg et en Suisse, les dates s'accumulent jusqu'en mars 2024.

T'as lu...Nouvelle sensation de la chanson, phénomène incontournable, un Stromae electro punk,.... mais, non, Zaho n'est pas une bête de cirque, même si on peut la considérer comme une bête de scène.

Dimanche, elle a brillé de mille feux sur la scène B du festival briochin, des textes d'une intelligence ineffable, présentés sur un fond sonore électro qui bouscule les sens et l'esprit: une pépite brute!

Elle est accompagnée par deux musiciens/magiciens maniant percussions électroniques et synthés modulaires, sans doute, Tom Geffray  et Alexis Delong.

Pour débuter le set, Zaho, blonde et mutine, prend place derrière un piano électrique, elle le frôle et  enfante de timides notes, puis les garçons entrent en action,  le son gonfle et prend des formes cosmiques, la voix, grave, entame le magnifique et sombre 'La fontaine de sang', au texte cinématographique inquiétant. 

Le sang qui dégouline  appelle des images de vampires, de dévoreurs d'enfants, mais aussi de  Charles Baudelaire, qui  dans  son recueil ' Les Fleurs du Mal' a introduit un poème intitulé  ' La Fontaine de Sang'. Avec Zaho de Sagazan on n'a pas face à soi une midinette écervelée, mais bien une jeune fille cultivée,  qui manie l'art de la  séduction maléfique.

Il y a aussi ,  puisqu'il est question de fontaine, du Brigitte Fontaine dans son approche, Barbara n'est pas loin, non plus! 

Une intro liquide prélude ' Aspiration' , la cigarette rend-elle fou, peut-être, en tout cas , elle embrume le cerveau  avant l'hallali.

' Le dernier des voyages'  démarre en douceur avant de virer dancefloor track irrésistible.

Il fallait la voir se secouer de manière extravagante sur le podium, une sorcière de Saint-Nazaire ayant abusé de substances psychotoniques.

'Mon inconnu',  car elle a tendance à tomber amoureuse de gens anonymes, à chacun  ses fantasmes!

Le jeu de scène, fidèle au personnage, éblouit les  spectateurs, la voix underground, comparable au timbre traînant de la vamp Marlene Dietrich ensorcelle,  she put a spell on us, aurait dit  Screamin' Jay Hawkins!

Elle admire Jacques Brel, ' Les dormantes'  en est une démonstration claire, cette valse électro déclarant que l'amour rend fou  ne va pas plaire à Raymond Peynet.

Et puis il y a le slow ' Je rêve', plus beau que du Mike Brant  ou du Dick Rivers qui lui aussi pleurnichait...tu n'es plus là... ,  si tu lis entre les lignes tu découvriras du Bashung  dans le propos.

Tiens, voilà, Françoise Sagan et sa ' Tristesse', des idées noires  greffées sur des beats athlétiques , ce titre est magistral!

Une anecdote, un plongeon dans son passé , enfant, les larmes coulaient souvent, elle ne parvenait pas à exprimer ses  craintes, elle l'a fait aujourd'hui,  de façon imagée, dans ' La symphonie des éclairs' .

"Il fait toujours beau au-dessus des nuages, mais moi je suis de ces oiseaux qui nous font danser sous l’orage. Je traverserai tous les nuages pour trouver la lumière  en chantant sous la pluie la symphonie des éclairs"

On avait déjà cité Barbara, on réitère!

'Ne te regarde pas' , lâche-toi proclame -t-elle,  le morceau part en techno/disco échevelé et tu danses sur place comme tous  tes voisins, sauf deux excité(e)s, sous influence, qui, après avoir grimpé par dessus les barrières nous séparant du podium,   s'en sont pris au service d'ordre  avant d'être éjectés manu militari.

Ce concert monstrueux s'achève avec ' Dansez' un deep/electronic  house track  faisant passer toute la discographie d'Icona Pop pour de la panade pour canards bouffis.

Alors, on danse?

Oui, mais sur du Zaho de Sagazan!


 


 


Festival Art Rock 2023, Editors et Imany , Grande Scène, Saint-Brieuc, le 28 mai 2023

 Festival Art Rock 2023, Editors et Imany , Grande Scène, Saint-Brieuc, le 28 mai 2023

 

michel 

Art Rock: jour 3

De sérieux embarras de circulation t'attendent à Saint-Brieuc, pour atteindre la gare tu n'hésites pas à commettre quelques bénignes infractions car des déviations fantaisistes, des routes bloquées et puis une file imposante face à l'entrée VIP  freinent ton ardeur.

Ouf, il est 17:58', t'es au poste, Imany doit débuter à 18h.

Un coup d'oeil au podium, un micro au milieu de la scène et, si tu montes sur la pointe des pieds tu aperçois des tabourets à l'arrière, pas de batterie, ni de guitare, de claviers, pas d'amplis, le  vide!

Arrivée d'une troupe de musiciens, cagoulés et recouverts d'une tenue blanche,  façon Ku Klux Klan, ils trimballent tous un violoncelle, Imany les suit de près, enfin, on suppose qu'il s'agit de la chanteuse de Martigues, aux origines comoriennes, car elle est couverte de la tête aux pieds d'une tunique immaculée, ce n'était pas l'équipement d'un apiculteur, mais ça avait toutes les caractéristiques d'une burqa.

Les prémices du spectacle Voodoo Cello sont lancées, car il ne s'agit pas d'un banal concert mais d'une véritable  performance artistique, mariant musique, chorégraphie et théâtre.

Distribution probable:IMANY, chant  Rodolphe Liskowitch, Julien Grattard, Octavio Angarita, Lucie Cravero, Bohdana Horecka, Laure Magnien, Polina Streltsova et Leonore Vedie: cello!

Chorégraphies de Gladys Gambie & Thierry Thieû Niang!

'Concrete Jungle' de Bob Marley & The Wailers ouvre le set, la voix grave et imposante d'Imany s'immisce dans ton cerveau et tes tripes, les cordes plaintives transforment le reggae en gospel symphonique, la mise en scène nous en jette plein les yeux.

De la magie pure!

La troupe enchaîne sur ' Take me to the church' d'Hozier ,  t'as cru voir des anges danser sur les sanglots longs des violoncelles,  qui se lèvent au compte-gouttes, avant de reprendre leur place initiale.

Ils  se dévoilent pour se regrouper dans un coin, formant un tableau saint, similaire  à une peinture baroque de Matthijs Voet, en tapotant leurs instruments, ils entament le majestueux et prophétique 'Les voleurs d'eau' d'Henri Salvador, chanté d'un timbre incantatoire par Imany.

Il y a du Joaquín Rodrigo  dans l'approche musicale, Saint-Brieuc se tait et prie!

Disparition  momentanée de la chanteuse, partie enfiler une tenue scintillante, les cellos à la manière d' Apocalyptica   lancent les premières notes de 'Creep' de Radiohead et quand la voix s'est élevée tu t'es mis à trembler comme un peuplier, secoué par un vent glacial.

Direction la forêt tropicale pour admirer le '  Dance Monkey' de Toni Watson, aka Tones and I, ce ballet simiesque, envoûtant, se termine en prestation de derviches tourneurs survoltés.

Les musiciens forment une ligne et attaquent ' Believer' d'Imagine Dragons en mode requiem, Beethoven, pourtant sourd, a applaudi à tout rompre!

Voodoo Cello défend la liberté, clame la chanteuse , avant d'entamer  l'immense morceau de Black, ' Wonderful Life', repris par tout Saint-Brieuc.

Chaque titre interprété te refile des frissons, vu ton âge avancé et les  plus de 4000 concerts auxquels tu as assisté, tu te dis que celui -ci se placera assurément dans le top ten!

D'une amorce vigoureuse, le groupe ébauche 'You will never know' , un morceau qu'Imany a enregistré en 2011, l'hymne s'achève sur une danse folle.  

Le leader des cellistes lance  1, 2 - 1,2,3, c'est parti pour 'All the things she said' de Tatu, qui cogne dans ton cerveau comme le suggèrent les lyrics.

T'as tendance à vouloir comparer les voix , ici c'est à Grace Jones ou à Nina Simone que tu penses.

'The A-team' d'Ed Sheeran voit le leader de la troupe transformé en batteur, puis vient une nouvelle claque monumentale reprise par toute la place, 'I'm still standing' d'Elton John, joué en pizzicato lors de l'amorce.

Et ce show extraordinaire s'achève par ' 'Don't be so shy' qu'elle a écrit en 2014,  de la house music aux violoncelles, si, si, c'est possible.

OK, on ne l'a pas suivie  quand elle a dit ..Take off your clothes, blow out the fire, don't be so shy... finalement, nous sommes restés timides, mais on s'est dit la prochaine fois peut-être!

Oui, Adrien?

Le concert du week-end!

Personne ne l'a contredit! 

 

Editors.

La seule fois où tu as vu le band de Birmingham, c'était aux Halles de Schaerbeek, en octobre 2007, comme tu avais vu Interpol peu avant, tu avais penché pour le groupe de New-York, des précurseurs quand on mentionne le post-punk revival.

En 2023, le band compte six membres,  Tom Smith (lead vocals, guitar, piano), Russell Leetch (bass guitar, backing vocals), Ed Lay (drums, percussion, backing vocals), Justin Lockey (lead guitar), Elliott Williams (keys, synthesizers, guitars, and backing vocals), and Benjamin John Power (electronics).

Les trois premiers étaient à Bruxelles en 2007.

Leur dernier disque ' EBM' date de 2022 et, comme tu peux le supposer, le groupe a introduit pas mal d'éléments électroniques dans son post-punk. 

Au vu du concert à Saint-Brieuc, on ne criera pas au scandale, le son Editors n'a pas été altéré par l'apport électronique, le band a présenté un show dense, homogène, très pro, fidèle à son image, quoi!

Le drummer envoie du très lourd dès l'entame, Russell de son petit doigt appuie à fond sur une pédale, synthés et programming envoient un tourbillon sonore, ' Strange intimacy' est sur les rails, il faut attendre nonante secondes avant de voir Tom Smith entrer en action, il utilise un micro frelaté  pour déformer sa voix.

Tom Smith est remonté à bloc, pendant tout le show il multipliera les poses acrobatiques, gesticulant et tirant des grimaces pour le plus grand plaisir du bataillon de photographes, Russell, souriant, s'amusera à jeter une trentaine de plectres dans le public, les autres demeurent posés.

Une guitare pour Tom et une attaque cinglante, le plus ancien 'An end as a start' a ravi les fans des débuts.

Avec 'Heart Attack'  , on revient à l'electronic body music, c'est marrant d'entendre Editors  faire du Front 242, mais ça marche.

La guitare métallique s'immisce dans la tourmente électro, les effets sont sidérants,  la voix de Tom Smith surplombe la tornade.

Il passe derrière le piano pour une autre vieillerie ' The racing rats' , des rongeurs cavalant plus vite que des lévriers.

Retour à la guitare pour le charismatique leader, l'hymne  'Karma Climb'  avec le refrain ...And if you don’t know what you're feeling  you'll never know, go, give it away ...  est lâché.

Editors a la bonne idée de passer du dernier album aux morceaux plus anciens, le brassage doit contenter nouveaux fans et premiers adeptes, ainsi ils enchaînent sur 'Sugar', au rythme binaire. Basse massive et  guitares mordantes sont là pour t'assommer.

Si  'Hallelujah ( so low) démarre comme une semi-ballade, très vite le ton monte et le morceau part crescendo, la gestuelle de possédé du frontman attire tous les  regards, la musique,elle, t'écrase.

Avec le scandé et fébrile  ' Picturesque', c'est à nouveau du Editors en mode The Prodigy que le public encaisse. 

Une cover, pas si  étonnante, pour suivre, ' Killer' de Seal, un des highlights du set... Solitary brother (brother) is there still a part of you that wants to live? Solitary sister (sister) is there still a part of you that wants to give?..

Bordel, ça fait du bien de pouvoir gueuler ce refrain!

Retour en 2005 avec ' Munich' ,  peaking at number 10 in the UK singles charts, un must!

Une ballade pour suivre, Elliott derrière le piano, 'Ocean of night'  calme les esprits  et c'est avec l'épique  'Papillon'  que le groupe met un terme à une performance, réglée jusque dans les plus petits détails.

Un regret, une  heure seulement pour un groupe du calibre de Editors c'est court.


Grosse bousculade pour quitter les lieux, la fourmilière de  fans d'Hamza  afflue, des pieds sont écrasés, des  poitrines comprimées,  des cris  à peine étouffés fusent,  faut essayer de  sortir vivant  de ce champ de bataille,il y a peu de chances que tu puisses assister au   début du show de Silly Boy Blue.







 

 

 

 

 



mardi 30 mai 2023

Festival Art Rock 2023, Sylvie Kreusch, Scène B, Saint-Brieuc, le 27 mai 2023

 Festival Art Rock 2023, Sylvie Kreusch, Scène B, Saint-Brieuc, le 27 mai 2023

 

michel 

C'était pas un marathon, mais une course d'obstacles, peste aux  fans de Disiz  qui obstruent le passage vers la place de Gaulle, la chienlit observe le Général!

Finalement, t'arrives pile à l'heure pour l'extraordinaire performance de Sylvie Kreusch!

La  première fois que tu as croisé la route de la belle Sylvie, c'était en 2012, au Bonnefooi ( Bruxelles), elle se produisait avec le groupe Soldier' s Heart , aujourd'hui passé aux oubliettes, mais ce band  avait fait des étincelles, remportant notamment De Nieuwe Lichting en 2013.

Sylvie s'en va vers une autre guerre et rejoint Warhaus, accessoirement elle joue au mannequin, pour finalement débuter une carrière solo.

Un premier EP  'Bada Bing! Bada Boom!' paraît en 2019, il est suivi par 'Wild Love', l'album 'Montbray' sort en 2021.

Mais c'est sur scène que la prima donna dévoile toute l'étendue de son talent.

Pour cette tournée, elle est accompagnée par une fameuse équipe:  l'époustouflant Simon Segers (drums) , vu avec Stadt et Black Flower, notamment, un crack évoluant aussi bien au sein de formations jazz que rock/ Falk Schrauwer (aux percussions)/  Jasper Segers (guitar, , belle Gretsch), déjà membre de Soldier's Heart , il a évolué chez Tundra ou Jaguar Jaguar/ Emily Vernaillen ( backings et keys), vue au sein de Folie Douce et enfin, on suppose que la seconde choriste, bassiste à l'occasion , doit être Jente Neels, alias JEN,  que Walter a entendu à Peer la veille!

 

Le band se charge de l'intro, Sylvie, grande, rouge, imposante, fascinante, apparaît et d'un timbre proche de celui d'une Marianne Faithfull pas avariée, entame  'Falling high'.

Et nous on a failli tomber amoureux!

 Une présence magnétique et un sens du mélodrame aigu, essayer de lui échapper relève de l'illusoire.  

'Haunting melody' porte bien son nom, l'intensité du morceau, la voix proche de l'incantation, les sonorités vaudou , le jeu de scène intrigant de Sylvie, tout  contribue à t'ensorceler.

Comme habitée elle entame le torride et lent  , ' Shangri-La' , si tu la suis, tu succombes!

Pendant un court instant elle disparaît pour s'abreuver en coulisse, puis pousse un cri pour entamer le plus ancien ' Seedy tricks', et tricks, il y a , c'est comme une messe noire pour initiés, si tu ne fais pas partie de la secte, t'es mort. 

Au fond, Sylvie Kreusch est le pendant féminin de Dead Chic, même univers sombre, presque satanique, par  quels  maléfices compte -  t-elle nous  assujettir?

Le choeur haletant, à l'arrière, te refile la chair de poule, guitares et percussions obsédantes doivent t'achever.

Les loups hurlent à la lune, Sylvie Kreusch, telle une louve maléfique,  poursuit son  travail de sape avec ' Girls'  et pourtant elle nous a prévenus....You better run man , run as fast as you can... mais nous sommes stupides, scotchés face à la scène, incapables de détaler, et la Gretsch gémit, et la cadence imprimée par Simon Segers et Falk est démoniaque, et Sylvie, par quelques gestes troublants, t'invite à la suivre en enfer!

Un fond  tribal annonce la prière 'All of me'  qui n'a aucun rapport avec le jazz standard mais risque de laisser des traces dans ton coeur.

Puis vient le tour de 'Let it all burn', pas le titre préféré de Jeanne d'Arc, mais peut-être bien celui de Tarantino, un rock percutant!

Jasper dirige le mini- orchestre par de grands mouvements de bras,  la dame rouge  attaque la  valse ' Midnight Cowboy' écrit par John Barry, une version majestueuse, suivie par le mélodique et enchanteur  'Walk Walk' .

Après la douceur vient le tourbillon,  'Jusrt a touch away',  permettant la mise en évidence du talent de Simon Segers et de son complice Falk aux percussions tribales.

C'est la dernière, annonce-t-elle, 'Please to Devon' , un rondo effréné qui  met un terme à ce show époustouflant.

Après la très  grosse claque de la journée  tu n'as plus envie de patienter pendant près de 90' pour assister au récital de Benjamin Biolay,  avec en tête  l'image de Sylvie Kreusch  tu reprends le chemin du retour.




 



lundi 29 mai 2023

Festival Art Rock 2023, Adé et Pierre de Maere, Grande Scène, Saint-Brieuc, le 27 mai 2023

 Festival Art Rock 2023, Adé et Pierre  de Maere, Grande Scène, Saint-Brieuc, le 27 mai 2023

 

michel

Festival Art Rock, jour deux, des choix s'imposent, t'avais décidé de jeter un oeil et de prêter une oreille distraite au show de la nouvelle coqueluche belge, le garçon   qui affole la  toile et qui s'est vu auréolé aux Victoires de la Musique comme révélation masculine, Pierre de Maere.

Encensé par beaucoup (  les jeunes filles en fleur en raffolent, leurs génitrices rêvent de le materner), dénigré  par d'autres, l 'éphèbe ne laisse personne indifférent.

Finalement, tu auras assisté à sa prestation entière sans t'ennuyer une seconde, tu as beaucoup souri, tu t'es surpris à chantonner avec les gamines et tu as toléré tous les excès et les poses un brin mégalo, ça fait partie de l'image qu'il s'est créée.

Le putto belge est accompagné par un trio de musicien, tous fringués par Yves Saint Laurent, la classe, aux claviers, sa compagne, la  fine et gracieuse Élodie Charmensat  ( Holy Two, Ojos), François Crepu à la basse et synthé et Gaspard Gomis  à la batterie.

Pierre, vêtu d'un  élégant complet d'un rouge peu agressif, chemise rose pâle assortie, pompes noires et, petite faute de goût, chaussettes blanches bariolées,   se pointe, grandes lunettes teintées, très smart,  posés sur un nez aquilin.

Une beauté androgyne évoquant le jeune Claude François, tout comme pas mal de ses titres, d'ailleurs ( époque 'Pauvre petite fille riche').

' Lolita' ouvre, Nabokov a applaudi, Hervé Vilard s'est dit j'aurais pu la chanter en 1966, Guy Mardel rétorque, moi aussi et puis arrive Pascal Danel, merde,  'la plage aux romantiques', c'est moi!

'Roméo' parle d'amour, forcément, les inflexions Michel Polnareff dans la voix font impression, du coup Farinelli tombe en pâmoison.

Quoi, Gino?

Affecté, tu dis,  pas grave, on aime les divas!

' Menteur' est pour les daronnes et ' J'aime, j'aime' pour les amateurs de French synth wave.

Il bouge de droite à gauche, prend la pose, sautille, sourit, charme, look at me je suis glamour, d'ailleurs le bloc sur lequel il grimpe, dis ' Regarde moi'!

Les musiciens, raides,  saluent le  lever du drapeau, l'ange blessé  sirote une limonade avant d'attaquer  le mélancolique et imparable ' Les oiseaux', puis  après la tragédie,  il vire dance avec ' Les animaux'.

Saint-Brieuc, je suis belge, mais mon coeur est breton, depuis tout gosse je passe mes  vacances à Erquy.

Cris délirants des gamines.

J'aime la Bretagne.

La clameur double d'intensité.

Il reprend son chapelet, et entame  ' Bel Ami'  pour Maupassant, on lui tend le 'Gwenn ha Du', il se balade en le faisant virevolter, il sait comment caresser dans le sens du poil et ça marche.

' Regrets' , un titre des débuts, enflamme la place, t'as aimé l'écharpe Burberry, tu ne sais pas si c'était du cachemire, et ça continue en karaoke monstre avec 'Enfant de', une ritournelle immaculée.

Deux répliques, au moins, devraient lui valeur le prix Nobel... Je suis l'enfant du toréador et de la Sainte-Marie... et ... Je cherche une fille d'une autre galaxie qui pourrait me faire aimer tout et son contraire...

Comme tout le monde, t'as hurlé le refrain, sans honte!

Il termine sa gymnastique en s'échouant sur le plancher et ressuscite  pour le tube suivant 'Un jour je marierai un ange'.

Cinquante 'Pierre, je t'aime' fusent, il sourit!

Le set prend fin avec le sautillant  ' Mercredi' .

 60' se sont écoulées, pendant lesquelles tu as  rajeuni de 40 ans.

Vive la variété et le kitsch!

Adé

Le Figaro: Pourquoi avoir remplacé votre nom, Adélaïde Chabannes de Balsac, par Adé ? 

Parce qu'il sonnait un peu pompeux.

Quand Hubert de La Pâte Feuilletée fera du rock, il deviendra Hub!

Adélaïde a laissé filer Thérapie Taxi pour devenir Adé et suivre une autre voie.

Quelques singles et un album ( Et Alors?) plus tard, elle se fait un nom en majuscules et envahit les plus belles scènes de France et d'ailleurs.

Ce soir, la jeune personne ( top rose inscription Hole, jupette noire en cuir, mi-bas noir)   est accompagnée par une fine équipe:  Yoann Marra ( Yo and The South) , guitare, Lap Steal ( dixit Sully-sur- Loire, on corrige pedal steel, on n'est pas des voleurs) /Simon Quenea, batterie ( Inuit)  / Sébastien Richelieu, basse ( Glossy Sisters), un copain de Milady de Winter / et le péroxydé Pierre Simon aux guitares et clavier.

On la  dit amateur de country et d'americana, ' Et alors' en atteste, on ajoutera néanmoins que le côté pop n'est pas absent.

Comme sur l'album ,' Sunset' suit.

Ici le soleil ne s'est pas encore couché, la guitare acoustique se promène gaiement sur des plaines sudistes, la basse bronde, la voix séduit.

Saint-Brieuc tangue!

'Solitude imprévue'  hante un scénario identique, de la Frenh pop relevée par de subtiles lignes de guitare, à la slide pour Yoann, en vibrato pour Pierre ,  et un refrain qui tape dans le mille.

Elle déroule le tapis, 'Les silences' toujours transcendé par les accords subtils de Yoann, suivi par   ' Berceuse' enjolivé par la pedal steel plaintive de l'omniprésent guitariste.

Une berceuse c'est reposant, rien à ajouter, ce slow est  superbe.

Saint-Brieuc, nous, on a le goût du risque, voilà une nouvelle chanson.

' Je me barre' ( à vérifier), en mode country twist, amuse, il précède 'Side by side' à la chorégraphie étudiée,  au son de basse groovy et aux guitares country pop , un titre lumineux.

Elle ramasse un harmonica, Yoann hante à nouveau la pedal steel, le truc  ( 'Si tu partais') démarre comme ' Lay lady lay'  pour virer valse  cowboy.

En parlant du Far West, elle s'est acheté un Stetson sur Le Bon Coin, s'en coiffe et attaque  ' Tout savoir' , le kolossaal  hit de l'album, repris en choeur  par les cowgirls bretonnes.

Le chapeau voltige pour aboutir dans la foule, Yoann passe au dobro, ' Q' et son fond électro  tourbillonne, la formule... Alors mêle toi d'ton cul, ouais... amuse les pavillons. Clothilde compte la replacer quand un mec collant et acnéique viendra la draguer de manière malhabile. 

Il ne reste que cinq minutes, le concert s'achève par  'Avec des si' ,  un morceau leste et  sautillant  qui a vu  toute la place bondir gaiement.

Un final je casse  presque tout, rappelle la grande époque des Who, les baguettes catapultées dans la masse ont failli éborgner la petite Maud, finalement heureuse de ramener un souvenir à la casa.


Au pas de course vers la scène B!

 

 





 

 



 

 

 

Festival Art Rock 2023, alt-J, Grande Scène, Saint-Brieuc, le 26 mai 2023

 Festival Art Rock 2023, alt-J, Grande Scène, Saint-Brieuc, le 26 mai 2023

 

michel

Retour sur le site et coup de bol, après la prestation du rappeur Dinos,  qui s'est tapé  un stage diving sans costume de bain, les fans  d'urban se tirent en masse et des places se libèrent aux premiers rangs.

alt-J

Après une tournée aux antipodes, le trio de Leeds commence son périple européen à Saint-Brieuc.

Pas d'actualité discographique, leur dernier ( cinquième) album ' The Dream' date de 2022.

Pas besoin d'appuyer sur la touche Ctrl  pour lire la chronique concernant   Joe Newman (guitar/ bass/lead vocals), Thom Sonny Green (drums, electronic percussion), Gus Unger-Hamilton (keyboards/vocals, fluent French), t'as qu' à suivre le fil.

C'est parti pour un long et exaltant  voyage dans les royaumes  artrock,  folktronica,  prog et  avant -garde.

Après avoir entendu Beck chanté son ' Loser' en intro, alt-J envoie les premières notes psychédéliques de ' Bane'.

Très vite le public se trouve immergé dans un univers mixant trip hop, British folk et prog rock hautement hypnotique.

Le mariage des voix de Joe et Gus est tout bonnement grandiose, il y a du Pink Floyd ou du Genesis ( époque Peter Gabriel) dans le rendu époustouflant.

La plage se fond dans ' Every other freckle'  avant d'entendre  Gus prononcer un bonsoir les Bretons, accueilli par nos applaudissements.

Le cinématique ' The actor'  met en évidence leur incroyable synchronicité  et la fluidité de leur musique.

La fascination du public ne diminue pas d'un iota avec les plages suivantes, l'inquiétant ' In cold blood' et ses la la la la trompeurs,  la suivante se nomme ' Deadcrush', annonce le claviériste.

T'aimerais planer à l'aise, malheureusement à tes côtés une détraquée  gesticule comme une échappée de Charenton et gâche ton plaisir.

Joe est passé à la basse pour ' Ripe & Ruin'   au chant choral fleuri, avec une séquence a capella sidérante.

Puis vient ' Tessellate'  d'une richesse instrumentale effarante, les trouvailles se succèdent.

Retour au psychédélisme folky et ensoleillé  sur ' U&ME' .

'Matilda', un hommage au score signé Eric Serra,  est repris en choeur par une bonne partie de l'assistance, il est suivi par l'apaisé ' Chicago'   et ses arpèges précieux, tandis que le chant en trémolo de Joe vient chatouiller tes tripes.

Grosse attaque aux drums pour amorcer ' Something good' , extrait de 'An Awesome Wave' de 2012.

' Nara' te fait penser à l'âge d'or du British progressive folk avec des groupes tels que Comus ou Magna Carta.

Un voisin avance Barclay James Harvest, pourquoi pas?

Une intro orientale amorce 'Bloodflood', trop tard pour les cerisiers en fleur du Japon, mais  le titre n'en émerveille pas moins.

Le band déroule ' The gospel of John Hurt' ,  le lyrique 'Philadelphia' aux senteurs  rhapsodie à  la Queen, et puis annonce trois titres de leurs débuts, 'Taro' ( apparition d'un glockenspiel),  'Dissolve me' et ' Fitzpleasure', chanté d'une voix de fausset,  qui mettent un terme au  set, mais le public sait qu'ils reviendront.

Les bis démarrent avec ' Hard drive gold' , un morceau gentiment dansant, il est suivi par 'Left hand free' , un extrait, aux accents rock,  de leur second album 'This is all yours'.

Ce show soigné ayant enthousiasmé un public heureux d'assister à autre chose que du charabia balancé sur des bandes s'achève par ' Breezeblocks'.


Les plus courageux ont pris la direction du forum ou ont attendu Jeff Mills, t'es pas héroïque, t'as fendu la foule  à la recherche de ton char,  largué à des kilomètres.