mardi 16 juillet 2013

Peppie Marchello des Good Rats passe l'arme à gauche!

Les U-Men, un groupe d'étudiants de la St. John's University, Queens, New York,  naissent en 1964. Line up: Ted Haenlein, Frank Stapleton, Eric Crane, Denny Ryan et Peppi Marchello!
Ils deviendront les Good Rats;  “the world’s most famous unknown band!
Un premier album ' The Good Rats', en 1969, devient vite un objet culte dans la Big Apple.
Le second 'Tasty' sera le plus populaire parmi la douzaine d'enregistrements que la formation rock/pop/ blues gravera.
Le charismatique Peppie Marchello, chanteur et frontman du combo, fait merveille sur scène!
Les Good Rats tournent avec Bruce le Boss, Aerosmith, Kiss et quelques autres brontosaures, les ventes de disques ne suivront pas, mais le band continue inlassablement à fouler les scènes des U S.
Ce 10 juillet, Peppie suffered a fatal heart attack, il avait 68 ans!

lundi 15 juillet 2013

Brosella 2013 ( folk day), Théâtre de Verdure, Bruxelles, le 13 juillet 2013

37 indique le compteur de Brosella, le festival familial par excellence!
Une fois n'est pas coutume, un soleil rayonnant embrase de ses ardents rayons un parc où déjà une multitude oisive attend le début de la fête.
Guy sue, Milou est resté devant le petit écran ( un noir et blanc acheté en 1961), Henri VdB, de gruuuute patron, commence ses aller-retour Theatre Stage - Royal Palm Stage, avec fréquents arrêts aux buvettes, Hedwige accueille les artistes, plus que 36 paumes à serrer et t'auras fait le tour de tes connaissances ponctuelles.
Sept groupes au menu, une sélection s'impose, pas d'overdose est le mot d'ordre!

Olla Vogala
Périlleux honneur pour le groupe de  Wouter Vandenabeele ( Ambrozijn) : ouvrir!
Wouter a des lettres puisque Olla Vogala doit son nom aux premiers écrits en néerlandais..Hebban olla vogala nestas hagunnan hinase hic anda thu, wat unbidan we nu?..
Le groupe naît en 1997, a sorti une demi-douzaine d'albums, un tout nouveau produit doit arriver dans les bacs un de ces jours, nous l'entendrons en primeur. (' Live in de Sint - Baafsabdij')
Line up annoncé:
Wouter Vandenabeele (violin, viola, mandoline, compositions), la séduisante Soetkin Baptist (vocals), le crooner de Gand, Ludo Vandeau (vocals), Marc De Maeseneer (saxophone), Frederik Heirman (trombone), Luc Vanden Bosch (percussions), Gijs Hollebosch (dobro, mandoline), Joris Vanvinckenroye (doule bass), Dirk Moelants (viola da gamba), Luc De Gezelle (violin), Stefaan Smagghe (violin)
Special guests: Elias Bachura (Syrie: oud), Elly Aerden (vocals) qui prête sa voix chez Eleonor ou Amorroma!
 Pas mal de noms connus donc , niet waar Luc?
Un ajout, on a vu et entendu un accordéon, Sara Salvérius sans doute!
'Ouverture', gracile et allègre.
Mesdames, Messieurs, uit Geraardsbergen, Soetkin Collier!
Guy en renverse sa Palm.
Une complainte profonde psalmodiée d'un timbre mélancolique, décorée d'accents sémites par la grâce de l'oud d'Elias ( 'Song of the wineyards'?).
Enchaînement sur un morceau festif dominé par un violon vivace, puis une farandole gypsy concise ('The humous of Iasi'?).
'Le philtre' écrit pour le spectacle 'Tristan et Yseult' des Baladins du Miroir, une chanson courtoise médiévale magnifiquement interprétée par Soetkin.
Elias Bachura à l'avant-plan, l'enivrant ' Macedonia' , en fermant les yeux tu peux visionner un charmeur de crotales ou Aïcha exécutant la danse des sept voiles.
Voilà Elly, ' Saudade', un texte de Slauerhoff.
 Vlaamse kleinkunst, style Lenny Kühr, uit Nederland weliswaar!
Un trois-temps, '  Valse vigilante pour les annulaires qui disent non' puis apparition de Ludo, style Will Ferdy ( plus jeune), 'Met de meeuw', dans le parc c'est des perruches qu'on entend!
Elly, un tango d'Astor.
Tout ça est gentiment relaxant et s'écoute d'une oreille distraite, allongé sur l'herbe.
Une chanson antimilitariste composée pour les Passchendaele Vredesconcerten, Soetkin et Elli sont émouvantes.
Some dance music from Beirut, aux forts relents jazz et enfin avec trois voix, 'Tu peux voler'.
Concert apprécié, peut-être un peu trop conventionnel, et double bis dont 'Nous irons en Flandre'.

Impasse sur Dacosse et Jorge Pardo, petit tour au bar!

Sam Lee & Friends plus guest Thomas McCarthy
BBC Music: ' Formerly a visual artist, teacher of wilderness survival skills and burlesque dancer..', Sam Lee se lance dans la chanson folk, s'intéressant surtout aux balladeers ou travellers.
Son CD ' Ground of its own' reçoit des critiques élogieuses dans tout le UK.
Ses friends: Francesca Ter-Berg (cello),Jonah Brody (Japanese koto & ukulele),Steve Chadwick (trumpet),Camilo Tirado (tabla & percussion),Flora Curzon (violin).
Son invité: Thomas McCarthy, un cas... he grew up on the Travellers' site under the elevated A40, le gars chante depuis qu'il est né, comme tous les membres du clan familial.
 Découvert récemment par la presse anglaise,  il a sorti le CD 'Round Top Wagon'.
Thomas ouvre, a very old song qu'il rendra a capella d'une voix particulière, chevrotante et flottante, ce titre séculaire a probablement été adapté pour devenir ' Erin's Green Shore'.
Sam Lee and co  enchaîne sur un lament écrit (?) ou en tout cas chanté par une vieille gitane édentée, ' 'On Yonder hill', trompette languide et baryton accrocheur, tu y ajoutes le côté exotique du koto et du tabla et tu obtiens un mélange pas ordinaire mais vivifiant.
Prenez place autour du feu de camp, bonnes gens, voici a lullaby sung by Scottish travellers, 'Moorloch Maggie'.
Pas étonnant que les connaisseurs le comparent à Martin Carthy.
Nouvelle pièce archaïque, une chanson d'amour pleine de fantômes, de chant de coqs et de brumes anglo-saxonnes, Sam hantant la Jews harp pour envieillir sa complainte.
Thomas alone, un chant spectral lugubre...speak softly the walls of my tomb are like paper... dit la voix féminine sous la dalle.
 Shruti box pour Sam, Camilo venant tapoter le violon de Flora avec des chop sticks, le traditionnel ' Johnny, lovely Johnny'.
'The ballad of George Collins' traite de sexual diseases, a song of love and death.
Du folk à l'esprit rock!
Troisième intervention de Thomas McCarthy et de sa unusual voice pour une chanson à morale, faut pas se fier aux apparences, how a very old woman fooled a young man.
 L'horreur totale, avant d'épouser une  soi-disant jeune fille examine la marchandise from top to toe. Encore une, veine botanique!
Sam Lee, une ballade chantant 'Phoenix Island' et enfin ' Goodbye my darling', une chanson d'adieu, à une époque où une multitude de Britanniques devaient quitter leurs îles pour la Tasmanie.
Concert intéressant !

Eliza Carthy / Lucy Farrell / Bella Hardy / Kate Young
Quatre voix, quatre violons ( + bassdrum pour Eliza) : an English folk supergroup, les quatre madames ayant déjà une carrière bien remplie!
La fille de Martin Carthy et de Norma Waterson a près de 10 albums solo à son actif, on n'oubliera pas ses nombreuses collaborations ( Billy Bragg, Roger McGuinn, Paul Weller e.a.) - Guy se souvient du duo Jonny Kearney and Lucy Farrell au Botanique - Bella Hardy, from Edale, aligne  5 CD's - l'écossaise Kate Young se produit souvent avec l'accordéoniste Raphaël Decoster.
Un album pour le projet Carthy, Hardy, Farrell & Young, 'Laylam', il servira d'ossature pour le concert de cette fin d'après-midi.
Petit bémol, le son n'était pas top, les voix semblaient quelques fois onduler, on était à la limite de la saturation!
Elles ouvrent avec le  classic old time fiddle tune ' Greasy coat', une voix takes the lead, les autres assurent le refrain, les quatre fiddles voltigent.
Lucy entame le frêle  'Little birds', de jolies close harmonies prennent le relais.
'Chickens in the garden' is a song about love and farming.
By the way Brussels seems to be short of goats, clame Eliza.
Juvet et Seguin: où sont les chèvres?
Animal farm version Eliza & co c'est moins effrayant que la vision d'Orwell!
Any Patsy Cline fans?
Ja...
'Walking after midnight' du doo-wop folk irrésistible et sexy.
'My Love is Like a Dewdrop' a sea shanty admirablement chanté par Eliza Carthy.
Quasi a capella 'Why don't you do right', lower register for Miss Carthy, les autres en mode aigu, harmonies et canon, une gymnastique périlleuse.
Elles annoncent Levon Helm, ' Only half way home', en fait il s'agit de 'Wide river to cross' que le gars du Band a emprunté à Buddy & Jullie Miller.
Suis pas d'accord avec Marc qui estime que ces jeunes donzelles n'avaient pas le droit de reprendre un titre que Levon a chanté en fin de carrière.
It was great.
A lament from Wales, ' 100 Years', suivi de Myrtle tree' une chanson courtoise.
' Sally free and easy' ( Cyril Tawney) a été repris par quelques grands dont Bob Dylan ou Pentangle, un violon plaintif sur lequel frissonnent quatre voix en close harmonies, un des highlights du set.
A cheerful one to end the gig, 'Country Life', au répertoire des Watersons.

Bis:
Le gospel a capella: 'Better home'.
Good job, girls!

Double impasse (bar et snack bar): Green Moon et De Temps Antan, rendez-vous, à 22:30', sur la grande scène pour Melech Mechaya featuring Misia!

 Melech Mechaya is a Portuguese Klezmer band based in Lisbon and Almada.
 João Graça (violin), Miguel Veríssimo (clarinet), André Santos (guitar), João Novais (double bass) et Francisco Caiado (percussion) ont sorti deux albums et un EP.
Musique non-recommandée aux cardiaques, dit la notice accompagnant les pilules.
Le groupe casse la baraque de Coimbra à Albufeira, mais était quasi inconnu dans nos plates contrées, cela n'a pas freiné leur ardeur, une folle jeunesse a fait la fête pendant tout le set des Lusitaniens.
Originalité?
Un humour débridé, quelques touches de fado, sinon rien ne les distingue d'autres bands interprétant la yiddish tradition: rythmes gypsy, parfums arabisants, envolées balkaniques... cf. les Klezmatics, le New Klezmer Quintet, Golem, ou les Bregović, Kočani Orkestar, Kusturika et autres groupes adeptes du  Balkan sound.
Ils enfilent plusieurs titres de l'album  'Aqui Em Baixo Tudo É Simples', faisant preuve de fougue, de vivacité et de passion.
Leur enthousiasme est contagieux, le peuple danse.
Un  titre hispanique  'Los Bentos' mixant musique foraine et kasatchok, puis une pièce lyrique, ce soir sans trompette, 'Caleidoscópio' (  la trompette de Frank London s'entend sur l'album).
Enfin, voici la star du fado moderne, Misia, un look Zizi Jeanmaire, une théâtralité naturelle, une présence!
Le premier fado profond ( 'Gare no Oriente'?) est altéré par une bande d'abrutis complètement pétés qui apostrophent la chanteuse, gueulent quelques plates insanités, malgré l'intervention courtoise d'un membre du staff, les quatre blacks continueront à importuner Misia et public pendant toute la chanson.
Lamentable!
Etre con ne fait pas mal!
Les fouteurs de merde prennent la tangente, seconde salve avec Misia, un tango solennel.
Elle embraye sur une saudade et termine par l'enjoué 'Cha cha cha em Lisboa'.
 Melech Mechaya reprend les rênes, attention feinte, notre hit des annés 80, Michael Jackson à la sauce Yiddish, participation exigée...la la la la la..
Obrigado, Bruxelles.
Tout ce folklore Mazel Tov, Yvan Rebroff, Rabbi Jacob.. c'est bien beau, mais ne t'emballe pas plus que ça, après 40 minutes de ce traitement ton cerveau aspire à d'autres nourritures, tu quittes Brosella, tandis que la fanfare invite deux couples sur le podium pour une exhibition de danse ashkénaze sportive.
A 300 mètres de là, les lapins, foisonnant dans ce magnifique espace vert, applaudissent des deux oreilles.
 See you tomorrow, bunnies!

















L'accordéon d'André Verchuren s'est tu!

André Verschueren, devenu Verchuren, est passé de l'autre côté la semaine dernière: arrêt cardiaque!
Il avait 92 ans!
Le roi de la musette aura vendu plus de 70 millions de disques et fait danser 150 millions de couples sur les immortels ' Le chouchou de mon coeur' - 'Les Fiancés d'Auvergne' -'Tico Tico' ou 'Le tango des Fauvettes'..
Légion d'Honneur, accolades d'Eisenhower, commandeur de l'ordre national du mérite...les distinctions affluent!
Tu veux savoir plus, on te conseille ses mémoires: 'Mon accordéon et moi'.

Black Elvis ( Brussel Danst) - Grand-Place, Bruxelles le 11 juillet 2013

Dernier acte, en tout cas du point de vue concerts: Black Elvis.
L'attente fut longue, plus d'une heure avant l'arrivée d'un des nombreux Elvis impersonators, l'originalité du London based Colbert Hamilton est dans la couleur de son épiderme: he is black!
Si en 2013, un certain Gordon Elvis, né à Malte a remporté l'annuel best Elvis Presley impersonator in Europe, lors du concours coïncidant avec la naissance du King of Rock'n Roll, Bruxelles aura droit à celui que Madonna, Ron Wood ou Rod Stewart vénèrent: Black Elvis!

22:40': Hi, I'm Black Elvis, ladies!
Marijke, 66 ans, un chignon archaïque et une poitrine flasque, non retenue par un strapless push up, se sent toute chose et frétille comme un ver-de-terre au bout du hameçon!
Des bandes, Colbert ( qui a travaillé avec Phil Lynnott 'D'ya wanna rock?' et sorti un album ' Colbert Hamilton and the Hellraisers')  se déhanche comme le roi de Las Vegas, d'avant l'époque bedonnante, chante comme un crooner patenté, arbore un sourire hautain, se montre un brin poseur, juste ce qui convient à l'image du King!
' All shook up', coup d'oeil vers le deejay, pousse le volume, kid!
Petit tour sur l'estrade pour affrioler les quincas, 'Don't be cruel', Marijke défaille!
'That's allright, mama' puis 'I'm evil', en duo avec Ben Mouling de Radio Modern, pendant que trois affriolantes go-go dancers accourent pour se trémousser sur la promenade surélevée.
Des jambes à faire baver un moine tibétain, un slip noir et un soutien aux couleurs du Daring de Molenbeek ( 1955), Luk est tombé amoureux at first sight, un seul problème, laquelle choisir?
Naughty boy...
 Crooning time 'It's now or never', le truc te rappelle tes années folles, le Mercator à Ruisbroek, et autres discothèques ringardes où tu piquais les bières des gars qui allaient tournoyer, avec une madame parfois avenante, sous la boule scintillante.
Une bossa nova, la bien nommée 'Bossa Nova, baby'.
 ..She said 'Go, Bossa nova, baby
Keep on dancin'..
Ce que Bruxelles fait!
La fête continue, 'A little less conversation', cinq go go dancers en piste, c'est trop, trois crises cardiaques, 26 érections, ambiance  sur les pavés!
Deux gamines ayant grimpé sur l'échafaudage sont repoussées sans ménagement.
Le DJ balance les premières notes de la dernière, 'Rubberneckin'', un audacieux vient se frotter aux filles sur le podium, derrière-toi les flashes crépitent, les beuglements admiratifs fusent, ces carmélites sont diantrement appétissantes.

Thank you, Brussels, les deejays continuent place de la Monnaie, you have to leave the Grand Place.
Hasta la Vista, Elvis..
Un dernier verre avec Luk et son harem avant de regagner nos terres!

dimanche 14 juillet 2013

The Rock'n Roll Society ( Brussel Danst), Grand-Place, Bruxelles, le 11 juillet 2013

Brussel Danst, épisode 3!
Long interlude après les Dirty Honkers, Radio Modern et DJ Bartender doivent tenir le peuple en haleine, aucun problème avec leur vintage records.
Deux ou trois prestations de danseurs, un numéro de George Bangable, on est tous ( Roland, Fabienne, Luk et madame, Irène, Jack, Bernadette etc..) fin prêts pour le show des Londoniens, The Rock'n Roll Society
Costard impeccable, noeud pap à faire rougir Elio, ces vieux briscards ont de la gueule!
Mené par  le teddyboy Danny Brittain ( acoustique, vocals, et pas de danse Cochran), un ex- Stargazers ( une légende, ce combo), le groupe se compose du killer  Peter Davenport à la Gibson ( Stargazers, The Piccadilly Bullfrogs) - Aaron Liddard au sax ( a travaillé avec Amy Winehouse!) - Henri 50% Rock, 50% Roll Herbert au piano - Tim Purkess, double bass ( The Stargazers) et Jim Russell aux drums!

Départ sur les chapeaux de roue: 'Roll over Beethoven', je m'entends pas jouer signifie Henri!
Pas grave, Ludwig aussi était sourd comme un pot!
' Great balls of fire', seconde fois aujourd'hui!
Jerry Lee passe à la caisse.
Gaffe à  Rascar-Capac, tout de même..
Carl, 'Blue Suede Shoes', puis en B flat minor, ' Blueberry Hill'.
Jeannette et Julienne tanguent, à espérer qu'un maire basque accepte de les marier!
Sur scène, ça turbine rond, tous les rouages ont été huilés, aucun accroc à craindre, voici  'Skynny Minnie'.
Sais pas s'il est l'heure, it's still a bit early, anyway, on boit un coup, 'Tequila'.
Roland a bu cinq verres, résultat il danse comme un sorcier vaudou, effrayant c'était!
' You never can tell', c'est la vie, Chuck!
'Rocket 88', Jackie Brenston dépoussiéré.
Elvis, 'Hound dog', nerveux ce cabot.
On leur joue 'King Creole', propose Danny?
Non, fieu, un Elvis ça suffit, réagissent ces copains!
 'Whole Lotta Shakin' Goin' On', tu l'as dit Jerry Lee, toute la place a la bougeotte, sax, guitare, piano, une série de soli écumants.
Roland devient nuts, 'Let's twist again', il a failli déchirer son falzar, Clémence, 14 ans, à sa copine Nancy, une rouquine piquante, t'as vu la vieille garde, elle assure sévère!
'Boppin  the blues', la folie face au podium, toute la classe de Miss Pennington ( Farmborough), des gamines de 16 ans se souvenant de leurs grannies assistant à un concert des Beatles en 1963, se met à hennir comme une jument sur le point de mettre bas.
 Ravis, les vétérans en rajoutent une couche.
'Lucille' est lâchée, un ouragan pire que tous ceux ayant ravagé la côte est!
Un instrumental mettant en évidence le sax d'Aaron puis, " No Particular Place to Go", Chuck Berry, 1964!
.. Ridin' along in my automobile...
Une limousine avec des sièges capitonnés et un allume-cigare!
CCR, 'Bad moon rising', elle a pas l'air mauvaise la lune ce soir!
Danny émoustillé par la colonie de nymphettes laisse choir micro et pied, Fabienne a l'oeil et des réflexes de rugbyman, elle rattrape l'attirail.
'Rock around the clock', les aiguilles tournent, on approche du terme, vite 'When The Saints Go Marchin’ In', cinq sauts de kangourou et je finis à plat ventre.
Pas de bol Danny, les écolières ont regagné leur chambre!

Grand concert!








samedi 13 juillet 2013

Gent Jazz 2013 ( day 1) , De Bijloke, Gent, le 12 juillet 2013

Edition 12 du Gent Jazz Festival, un soleil timide, le festival démarre sous les meilleurs auspices.
Comme toujours, une organisation soignée, de la nourriture de qualité, un site propre et un public de connaisseurs... nouveauté, une seconde scène: la Garden Stage qui permet aux purs et durs d'assister à des concerts pendant les temps morts sous le chapiteau de la main stage!

L'honneur d'ouvrir le festival revient au groupe ayant remporté le Young Jazz Talent Ghent contest: The Unrevealed Society!
Gregor Siedl: sax - Léo Dupleix: piano/ rhodes- Pol Belardi: bass - Jakob Warmenbol: drum.
Sont jeunes et aventureux, leur jazz contemporain n'est pas des plus faciles à digérer, les amateurs de mainstream peuvent oublier ce combo, mais si  l'avant-garde, le déstructuré, l'expérimental t'attirent, The Unrevealed Society peut constituer ta tasse de thé.
Influences citées: Deerhof/ Sonic Youth ( pas du jazz), Messiaen ( pas du jazz), Weather  Report/ Sonny Rollins... l'ambition c'est bien, mais attention au gros coup!
Sept plages jouées sans donner un titre au public, si ce n'est la dernière ( 'Nine')!
Si tu consultes leur Soundcloud, tu peux écouter 'Control Station' - 'Carpets' et ' Arrows' part 1 and 2.
Une première pièce, introduite par un piano sobre, les autres, concentrés, sont au garde-à-vous, se balade agréablement sur des sentiers cool jazz, le flow est limpide quand soudain piano et batterie annoncent un mouvement moins conventionnel, les eaux se troublent, leur jazz prend des coloris free, retour au calme, le sax se fait aérien et la mélodie s'éteint sans retour de flamme!
Intéressant.
Scénario quasi identique pour les morceauxs suivants, peu de rythme, une architecture brisée, quelques poussées de fièvre, de l'introspection, des effluves Chick Corea, un titre caoutchouteux avec un Rhodes rock.. les fervents de classicisme ont vite décroché!
Marie-Paule feuillette un magazine culinaire, Anton s'est assoupi, Rudolf se dit qu'au bar la Duvel doit être fraîche, Klaas se récure l'appendice nasal, The Unrevealed Society improvise.
Au fond, le brouet proposé convient parfaitement comme décor sonore pour un documentaire consacré au commandant Cousteau.
Que dis-tu, Vinciane?
Ce mortel ennui.
T'as lu Moravia?

Jacky Terrasson ' Gouache'.
Jacky Terrasson fête ses vingt ans de carrière.
 Pour cette tournée estivale, le pianiste franco-américain s'est entouré d'une équipe époustouflante:  Cécile McLorin Salvant (vocals), Michel Portal (clarinets), Stéphane Belmondo (trumpet, bugle), Minino Garay (percussion), Burniss Travis (bass) et Leon Parker (drums).
 Pendant près de 80', il  réjouira Gent par un set sans temps morts, il ne nous laisse même pas le temps d'applaudir, les compositions/improvisations défilent sans pause, ce qui est vachement frustrant.  C'est plus que compliqué de coller un titre sur les digressions du prodige, qui en 1993 remporta the Thelonious Monk Piano Competition, et de ses sidemen stylés.
Le set démarre par une longue phase atmosphérique pendant laquelle le piano, bien soutenu par Minino, dreadlock Burniss et Leon, folâtre délicieusement, le pianiste tisse sa toile, tu crois reconnaître quelques accents de 'Over the rainbow', mais la rengaine n'est pas mentionnée sur l'album 'Gouache'.
Insensiblement la pièce irisée vire carioca jazz, l'émule de Keith Jarrett s'amuse en utilisant quelques phrases de 'Beat it' qui traînaient sur sa palette.
 Gent vibre, ta voisine te susurre, 't is beter dan die eerste groep.
Il n'y a pas photo Madame De Ghendt, ce sont des orfèvres!
Apparition de Cecile McLorin-Salvant que les spécialistes comparent aux plus grandes, Billie Holiday, Ella, Sarah Vaughan, ils n'ont pas tort, la jeune franco-américaine est grandiose.
Une claque immense avec la reprise de John Lennon, 'Oh my love', j'en frisonne encore.
Souplesse et profondeur, une caresse!
Stéphane Belmondo sort de coulisses, Jacky vient d'entamer un Calypso/ Latin jazz rapsodique, le vétéran Michel Portal s'invite à la fête pour orientaliser l'aria, Terrasson danse sur son tabouret, Gent boit du petit lait.
25 minutes se sont écoulées sans une pause.
D'un bond l'équilibriste passe du piano électrique au Maene, clarinette et trompette dialoguent sur fond rythmique en technicolor, le pot-pourri aux couleurs Herbie Hancock, Thelonious Monk, Sonny Rollins émerveille!
Une nouvelle cartouche,  aussi fluide que techniquement impeccable, voit le pianiste chatouiller les entrailles de son instrument, Leon quitte ses caisses, se tient debout et entame un scat en se tapotant un thorax en béton des deux paumes, résultat étonnant!
L'improvisation débouche sur une version insolente et saharienne du classique ' Caravan'.
Cecile is back, le superbe 'Je te veux' sur un thème d'Erik Satie.
'Yesterdays' ( Jerome Kern & Lyrics by Otto Habach) est tout aussi somptueux.
Le band termine ce concert haut de gamme par une version émouvante de 'La Javanaise' de Gainsbourg!
Fin juillet et août, Jacky Terrasson se produit sept fois en France, un déplacement vaut le coup!


 Dee Dee Bridgewater & Ramsey Lewis
ou ... One of the legendary pianists in the history of jazz, Ramsey Lewis joined by vocal star
 Dee Dee Bridgewater, ça va faire des étincelles.
Parlons des membres du quintet de Ramsey Emmanuel Lewis, Jr., les virtuoses: Tim Gant (keyboards), Henry Johnson (guitar), Joshua Ramos (bass) et Charles Heath (drums)...l'homme, qui en 1965 a squatté le Billboard pendant des semaines avec 'The In Crowd,' a toujours su s'entourer de la crème, quant à la plus française des divas jazz, Miss  Denise Eileen Garrett, alias Dee Dee Bridgewater, il serait vain de vouloir la présenter... she is impressive!

Le band en éclaireur pour une intro groovy à souhait, les stars se pointent, Dee Dee en verve... Ramsey est un peu timide, he doesn't know Ghent... ça va changer quand il verra l'accueil!
Une version Las Vegas de 'On Broadway', Dee Dee, la jouant femme fatale, se colle au piano et drague l'élégant Ramsey, qui frôle ses touches avec subtilité.
Première séquence de scat, Gent savoure!
Je reviens plus tard, mes amis, je vous laisse avec le three-time Grammy winner.
'Brazilica' composé par Maurice White, titre que Ramsey a d'ailleurs  enregistré avec Earth, Wind & Fire.
Plus smooth que ça tu meurs, ce jazz funk te fond sous la langue, Henry (Dizzy Gillespie, Sonny Stitt, Freddie Hubbard, Grover Washington Jr... pour n'en citer qu'une poignée)  y va d'un solo stupéfiant.
'The way she smiles', on sait pas qui est cette Joconde, mais, tout Gand souriait de bonheur.
Il apostrophe la table, my piano is much too loud, moins de volume a.u.b, du coup tu peux distinguer les ébats amoureux de deux mouches à 500 mètres du podium.
C'est parti pour une romance qui insensiblement accélère, tu te ronges, Ramsey n'a pas clarifié le titre, tu crois reconnaître 'Hang on Sloopy'.
 Un doigté tout en finesse, ce mec a des phalanges de velours.
Let's welcome the lady back, ' Save your love for me' popularisé par Nancy Wilson, avec laquelle Mr Lewis a joué.
'I can't help it' de Stevie Wonder, que Michael Jackson a gravé sur 'Off the Wall', le pianiste attitré de D D, Edsel Gomez, vient remplacer Ramsey.
Du punch et de la vivacité, la sexagénaire ose un pas de danse olé olé , sort un éventail de son Delvaux, s'évente comme une duchesse hispanique et chante comme une reine.
 'Nightmoves' de Michael Franks est à mon répertoire depuis une éternité, j'adooooore!
Il y a un petit temps, suis allongée sur mon baldaquin rose, un verre de Bordeaux à portée de main, sur mon flat screen je vois, et surtout j'entends, ' One fine thing' d'Harry Connick jr..
Me dis, cette chanson est pour moi, I have to sing it!
Un blues sensuel voyant Miss Bridgewater muée en sexagénaire à la libido en éveil.
Elle devient lascive, à la limite obscène, une main frôlant des zones érogènes, à petits pas elle s'approche de l'organiste pour lui faire des avances dignes d'une péripatéticienne chevronnée.
Un grand numéro!
Bye, bye Edsel, retour de Ramsey!
Un 'Living for the city' ( Stevie Wonder) torride et turbulent qui met un terme à ce concert, tout le chapiteau debout.

Bis
Le posé 'God bless the child'!

Joe Lovano with the Brussels Jazz Orchestra

Première de 'Wild Beauty', (Sonata Suite for the Brussels Jazz Orchestra featuring Joe Lovano, arranged by Gil Godstein) l'album que le saxophoniste Joseph Salvatore Lovano, un maître du post-bop, a enregistré avec le BJO, dirigé par Frank Vaganée, l'ensemble fête ainsi dignement ses 20 années d'existence.
Les espérances étaient grandes, certains s'attendaient au nirvana.
Un critique de chez Knack Focus est ressorti passablement déçu, il doit être le seul, car tout Gand s'est levé comme un seul homme après la prestation du tenor et du big band bruxellois!
Line up: Frank Vaganee (alto saxophone), Dieter Limbourg (alto saxophone), Kurt Van Herck (tenor saxophone), Bart Defoort (tenor saxophone), Bo Van Der Werf (baritone saxophone), Marc Godfroid (trombone), Lode Mertens (trombone), Frederik Heirman (trombone), Laurent Hendrick (bass trombone), Serge Plume (trumpet), Nico Schepers (trumpet), Pierre Drevet (trumpet), Jeroen Van Malderen (trumpet), Nathalie Loriers (piano), Jos Machtel (double bass), Toni Vitacolonna (drums).
Pour la plupart des pointures, Joe leur laissera pas mal d'espace, ils pourront tous se mettre en évidence!
'Wild Beauty' ouvre.
Une plage lyrique pendant laquelle le sax vagabonde sur fond big band.
Joe prend une pause réglementaire, la guitare ( un fameux tricoteur, non repris dans le line up du band, what a shame!) prend le relais, retour du tenor poursuivant ses divagations tandis que Vaganée dirige les majorettes.
Excellente entrée en matière!
Place au débridé 'Powerhouse', à un solo de trompette pas bidon et à un impromptu de Nathalie Loriers, la touche féminine perdue dans cette bande de machos.
Joe,  pork pie hat, s'avance et y va d'une tirade devant clôturer la pièce.
'The Streets of Naples', elles sont colorées et exubérantes.
'Our daily bread', il est 5h Gent s'éveille, les boulangers font des bâtards..
Un morceau serein!
Next one is a blues track I dedicate to Ben Webster, 'Big Ben'.
Ne jamais croire un jazzman qui te dit qu'il va jouer du blues, Big Ben swingue vigoureusement, un trombone, suivi d'une trompette, nous balancent une sérénade musclée, les Brusseleirs ont tous droit à un exercice en solitaire, ils rivalisent d'adresse et de subtilité, Joe reprend les rennes, la rengaine explose en feu d'artifices flamboyant.
Une balade reposante sous les frondaisons du 'Sanctuary Park' précède le volcanique 'Miss Etna', Joe nous rappelant ses origines siciliennes, fin du voyage, n'oubliez pas le guide...

Bis
'Viva Caruso'
Un opéra, sans chanteur, présentant des touches Gato Barbieri!


Première soirée réussie,d'autres grands noms piaffent d'impatience pour monter sur la scène du Bijloke ( Diana Krall, Avishaï Cohen, Bryan Ferry, Elvis Costello e.a.)!















vendredi 12 juillet 2013

Dirty Honkers ( Brussel Danst) - Place de la Monnaie - Bruxelles, le 11 juillet 2013

Après la Grand-Place où t'as abandonné moult émules de  Travolta ou de Jennifer Beals, tu te diriges vers la place de la Monnaie où se concentrent pas mal d'activités pour gosses, les deejays de service Wolf & Disaster jettent en pâture où badauds, et à leur progéniture, une purée d'Eurodisco ( Daddy Cool), Philly disco ( Sister Sledge), Wacko Jacko hits, passablement démodée.

17:10' Dirty Honkers
A transnational project began with the meeting of Israeli Hip-hop producer/singer Gad Baruch Hinkis with two saxophonists/singers deeply involved in the Berlin nu swing, the French Florent Mannant and Canadian Andrea Roberts pour citer un fanzine polonais.
Genre: electro-swing farfelu!
Gad arbore un pyjama seyant sur baskets oranges, Florent, un costard de la couleur du maillot de Froome, Andrea, coiffée B 52's, de superbes lunettes solaires vertes, un cadeau si t'achètes une lessive conditionnement 12 kilos, et un ensemble bariolé aux teintes kaki, cette jeune personne a suivi un régime Twiggy et, sur la balance, pèse donc moins qu'un asticot mouillé.
De gros beats plus saxes, 'Hot Style',  du hip hop rigolo sauce retro.
Burlesque, tu me dis.
Affirmatif, Serge!
Techno beats , voix mielleuse à la Andrews Sisters ( Andrea), sax gluant, 'Sugar' vire rap/dubstep/ ragga avec l'intervention vocale du pyjama.
Un petit r'n'b avec soli de saxes et fingersnaps précède ' Old House', démarrant sur arrière-plan fête foraine/ comedy capers, pour l'occasion, Bruxelles oblige, tous les occupants de la baraque ingurgite des gaufres, frites et chocolat.
Manneken Pis entame un Lindy Hop avec Tintin, Milou, jaloux,  aboie, Haddock sirote un Bourbon bien tassé, les Dupont(d) enquêtent, Magritte a perdu sa pipe ( VDB aussi), le Vlaams Belang débloque, Obélix annonce.. sont fous ces Germains...tout va bien!
Nouvelle décharge délicieusement bordélique, 'Gingerbread man', du scratchy gypsy swing.
'Back to the jungle' décide le maillot jaune, Tarzan, Jane et Cheetah en action.
Les excentricités amusent un temps mais à la longue finissent par lasser, pas l'avis d'une bonne partie du public qui dandine en mesure.
Une petite street parade, puis une séquence Star Wars meets deejay House, un adepte du joystick, punk/ swing/ jungle/ techno s'entrechoquent!
Au suivant, Andrea décide de faire un jogging, en passant, l'enfant vient caresser ton  cuir chevelu, suis toute décoiffée, tandis que son copain se convertit en hélicoptère Agusta chantant 'Get on it'.
On nous promet de l'electronic boogie, John Lee craint le pire...appréhension justifiée, l'hélicoptère décide d'ausculter Miss Roberts souffrant de maux indéterminés, verdict, madame you need some rock'n roll, so scream and shout...ce qu'elle fit!
Du swing French cancan pour chats de gouttière, ' Club Cats', Jane Fonda recommande comme gymnastique matinale, après un grand verre d'eau!
Nouvel assshaker, Bruxelles a pigé le message 250 asses are shaking!
 Disparition  de la fluette Canadienne qui resurgit sous la forme d'une go go girl malingre, elle a perdu quelque chose...where's that tiger... quelle distraction! ( 'Tiger rag').
On approche du terme, it's time for some old skool hip-hop, 'Dirty Looks', salement addictif!
Vous en voulez encore une?
A vos risques et périls, 'Milk'n honey', plutôt salée cette pitance, saxes en folie sur fond wartime swing croisé à du Kid Creole pimenté d' une pointe de ska.

Le groupe doit se reproduire sur la même scène à 22h, en attendant, leur dernière oeuvre, ‘Superskrunk’, trouve acquéreurs!