2.Vacation Forever 04:28
3.Pick It Up Again 03:10
4.Canada 03:29
5.Shelf Life 03:31
6.Slow Down Sonic 03:45
7.Lying on the Floor 03:23
8.Easy 03:11
9.Pity Jar 03:10
10.A-Ok 02:43
Lissie - EP - Thank You To The Flowers
Message - Lissie has released her gorgeous brand new covers EP Thank You To The Flowers via Cooking Vinyl.
Lissie, tu en avais gardé un excellent souvenir suite à son passage à l'Ancienne Belgique, c'était il y a plus de dix ans.
A l'époque sa disco comptait deux EP's et un album, 'Catching a Tiger', plébiscité, e a, en Norvège.
Aujourd'hui Miss Elisabeth Corrin Maurus, aka Lissie, a quatre full Cd's à son actif + deux Live et deux compil et une flopée d'EP's, le dernier uniquement composé de reprises de morceaux gravés par des ladies.
Le cinéma aime la singer-songwriter de l'Illinois, de Mike Bigelow à Robert Luketic en passant par Daniel Barnz ou les Farrelly Brothers et Matt Johnson, ils sont nombreux à avoir utilisé l'une de ses chansons pour l'inclure dans une B O.
En 2010, tu n'étais pas le seul à avoir été ébloui, tu lui prédisais une belle carrière, depuis tu envisages de remplacer Nostradamus.
En parlant du récent EP, Lissie s'épanche: la pandémie l'énerve, la politique aussi ( Trump n'avait pas encore perdu les élections), pour passer le temps elle contemple les fleurs du jardin qu'elle associe à la féminité, du coup elle décide d'enregistrer un EP de covers.... it felt appropriate to celebrate these women whose words and melodies have been a safe place for me to rest in, a garden of beauty and resilience, ces dames sont: Martha Wainwright, Miley Cyrus, Paula Cole, Lana Del Rey et Sinead O’Connor.
Lissie aime reprendre d'autres artistes, après Lady Gaga ' Bad Romance', elle a emprunté ' Go your own way' ou' Dreams' à Fleetwood Mac, ' Nothing Else Matters' à Metallica ou ' Pursuit of Happiness' à Kid Cudi.
Un EP précédent de cover songs avait atterri dans les bacs en 2011, ' Covered Up with Flowers', les fleurs sont toujours au rendez-vous, la dernière production s'intitule donc: Thank you for the Flowers/
Tracks:
1. Bloody Mother Fucking Asshole (Martha Wainright)
2. Wrecking Ball (Miley Cyrus)
3. Where Have All The Cowboys Gone? (Paula Cole)
4. Change (Lana Del Rey)
5. Nothing Compares 2 U (Sinead O’Connor / Prince)
Musicians?
Cela devient une bien mauvaise habitude des firmes de disques ou des agences de promotion, ils omettent de les citer, maudits soient ces gens!
La seule information dont on dispose, après des fouilles laborieuses, ce sont les noms des gens accompagnant la fermière de l'Iowa sur scène: drummer Luke Anderson, keyboardist Dayton Brock, bassist Justin Blair and guitarist Peter Sieve.
Toni Lindgren ( guitar) et Megan Mahoney ( bass) sont également mentionnés, rien ne garantit que cette fine équipe se trouvait dans les studios d'enregistrement!
Comme Lissie, tu es un grand fan de la soeur de Rufus et fille de Loudon Wainwright III, Martha Wainwright, ce n'est pas n'importe qui, tu as failli la demander en mariage après un concert à Koekelberg, pas de bol, pas moyen d'ôter ta foutue alliance fixée sur l'annulaire.
'Bloody Mother Fucking Asshole' est un grand morceau, qui te refile la chair de poule, la version proposée par Lissie secoue et vient remuer tes tripes. Quelle voix, maîtrisée, profonde, passant de la douceur à la fureur, la dame expulse toute la rage amassée dans ses poumons.
T'es déjà conquis, la suite ne va pas décevoir, ' Wrecking Ball' , le titre de la fille sulfureuse de Billy Ray Cyrus, semble avoir été écrit pour Lissie.
Cette nana est incroyable, refile lui un annuaire téléphonique ( difficile à dénicher de nos jours), demande-lui de chanter toutes les pages commençant par la lettre Q, elle va te refiler des petits boutons sur l'épiderme de l' avant-bras!
Tu rejoins, Shawn, un pas rasé affirmant: everything Lissie touches turns to gold!
En 1997, la singer-songwriter Paula Cole place 'Where Have All The Cowboys Gone?' dans le top ten des US charts. Lissie s'approprie cette romance country ironique, qui à l'époque a décontenancé les fans de John Wayne et autres Western heroes, pour en faire un petit bijou minimaliste.
Plus étonnante est la reprise lumineuse de 'Change' une plage que Lana Del Rey avait insérée dans son album de 2017, 'Lust for Life'.
Si Lana a construit ' Change' sur fond de piano sur lequel elle écussonne une voix tremblante, voire gémissante, Lissie opte pour une guitare aux teintes Chris Isaak et un ton moins dramatique, elle transforme le lament en chant d'espoir.
On croyait qu'après l'original de Prince et la cover magistrale de Sinead O’Connor, tout avait été dit à propos de 'Nothing Compares 2 U' , Lissie en propose une autre lecture, moins théâtrale mais tout aussi prenante.
Des guitares bourrées de reverb, des touches célestes et des voix hantées en background, transforment le titre en pièce imparable.
Elle a osé s'attaquer à ce qui semblait hors d'atteinte, elle a gagné son pari!
Du grand Lissie, worth a listen!
Album - Dreams and Devastation - KnightressM1
par NoPo
KNIGHTRESSM1 Dreams and devastation 2020
KM1 records
KNIGHTRESSM1, nom de code KM1, ressemble à un nom d'avion ou de soucoupe
volante (OVNI lui conviendrait bien) mais il s'agit, en fait, d'un(e)
super héro (Knightress est le nom d'une justicière des Marvel comics,
épouse du New avengers Luke 'Power man' Cage).
L'imagination en revient à EMILY PALEN (pas laide non plus) qui met
toute son inventivité, sa personnalité, son histoire et son cœur dans
cet avatar, M pour 'Em' son surnom et 1 pour l'unité.
Emily Palen vient de la baie de San Francisco, issue d'une famille
d'artistes, mère et sœur violonistes/violoncellistes et père poète. Elle
même, apprend le violon à 4 ans et le piano à 5, une belle écorce
précoce.
Après 2 albums solo et des collaborations, avec Silveroot, les fous Foo
Fighters, l'extraordinaire guitariste Gretchen Menn (femme) et le non
moins fabuleux guitariste Eric MacFadden (homme), elle assemble son arme
fantastique.
Emily et John Lousteau, ingénieur du son des Foo, produisent l'enregistrement dans le studio 606 de ces derniers.
La femme compose texte et musique et je ne sais pas où accrocher les
références. Même si l'artiste cite Architects, Queens of the stone age,
Tool ou Florence and the Machine, rien ne s'accorde (à part celles de
son violon).
Je qualifierai le style de powerprog post-metal ce qui ne veut pas dire
grand-chose... mais l'attirance de l'artiste pour le métal combiné à
l'amour et la maîtrise de son instrument donne une toute petite idée de
la forme.
L'artiste chante de façon fragile mais décidée d'une voix sensible, expressive et pleine de vitalité.
Le superbe visuel rappelle 'Eat the Elephant' de Perfect Circle et
interpelle tout autant. L’œuvre aurait pu s'intituler 'Je t'ai donné mon
cœur'!
L'artiste, photographiée de face, torse nu, tend ses bras vers le
spectateur, en offrant son cœur, arraché et quasi palpitant, sur ses
mains ensanglantées.
On y revient, Emily consacre tout son cœur à cette création!
Une blessure sanguinolente marque la gauche de sa poitrine; des gouttes
de sang, ici et là, tachent sa peau. Le nom du groupe, écrit en noir,
repose sur toute la largeur de la partie basse, avec les initiales et le
chiffre de plus grande taille (KM1).
Le titre de l'album s'accroche entre les 2 grandes lettres. Le rouge
domine, même au niveau de la chevelure, qui donne à Emily des airs
d'héroïne de bande dessinée.
Je dois souligner ici que le personnage de Marvel a pris une revanche
sur la vie, car, asservi mentalement pendant 8 mois avant de s'en
sortir... histoire en corrélation avec celle d'Emmy qui dénonce, par son
écriture, toute manipulation et aliénation.
Le riff saturé de 'Butterfly' au violon électrique vrille le tympan
(t'es mort, les oreilles m'en tombent!!). L'orchestration,
particulièrement originale, met en beauté les cordes mais avec un son de
basse, peu commun, à la fois enveloppant et en retrait.
A l'inverse, la batterie, au premier plan, bavarde avec beaucoup
d'envie. Un synthé discret fait le liant. Le rythme domine par son
balancement sans gêner les parties de violon en doux contrepoint du riff
saignant.
La voix, sans être marquante, s'affirme avec beaucoup de charme et
d'assurance au sujet du pouvoir d'indépendance détenu par chacun d'entre
nous (une dédicace à son frère décédé cet été 2020).
Dans 'Polarity integrate', la guitare déchirée se contente d'ouvrir pour
le violon. La basse s'arrondit et la voix, un peu languissante,
s'intègre comme un instrument.
Progressivement la mélodie s'accélère et devient plus exaltante jusqu'à la dernière phrase.
Cette chanson (1er single) parle de ceux qui ont survécu à un
traumatisme et de leur capacité à le surmonter puis à aider les autres
par leur force intérieure ainsi développée.
'Lock and key', 2è single, s'autorise un riff véloce au violon
électrique. Le titre s'interprète avec beaucoup de vigueur et de
combat. La musique traduit l'oppression et les paroles expriment le
désir de rupture et de fuite, si compliqué dans une relation toxique. La
1ère minute crache une vraie fulgurance et la suite ne ralentit pas. Le
violon écorché (qui me rappelle la flamboyance d'Eddie Jobson dans UK)
pleure sous les coups de boutoir de la batterie inarrêtable jusqu'au
break.
On part alors dans un 2è tourbillon (introduit par une phrase au
vocoder) et prolongé par la répétition 'I found my lock and key I won't
go out silently' avant d'atteindre le fond dans un grave ralentissement.
'Supernova' flotte sur un motif syncopé escorté par un son de violon
comme un vol d'oiseau. L'ensemble, combiné à un frotté de cymbales
laser, produit des effets d'accélération.
La voix primordiale saute entre les coups pour les éviter. Les solos de violon déchirent le cœur (enfin ce qu’il en reste !).
Plus posé, ce morceau parle probablement de la fin tragique du frère de
la musicienne ('It was a Sunday On that bright highway') et de l'amour
qu'elle lui porte.
'Force of nature' chaloupe sur une basse rebondie. A nouveau le violon sature puis zèbre la mélodie.
La voix gracieuse et légère y met des intonations contrastées. On se
laisse facilement emporter par cette force naturellement dansante.
'Raising light' laisse la place à la basse omniprésente accompagnée de
percussions orientales pendant que la guitare joue la danse du ventre à
la wah wah. Le violon, pertinent, vient ensuite contrebalancer un rythme
plus appuyé à la batterie.
Le refrain se veut plus léger et joyeux comme un trait de lumière ('All
together now Face your pain and turn around Get to the light get to the
other side').
'Minutes' prend son temps. La musique résonne dans un écho qui vibre sur
les cordes du violon. La voix arrive aussitôt, portée par la basse,
puis se cale sur un rythme en cross stick avant un lâcher de frappes
plus violentes.
L'ambiance s'alourdit dans un tempo plus lent, Emily parle de son frère
John (mort avant la sortie de l'album). Dans un passage atmosphérique,
le violon rappelle la poésie de King Crimson lyrique 'Take your wings
and fly'.
'Fire' s'alarme dans un sifflement puis une stridence à la guitare juste
avant d'exploser. Un son sourd gronde comme le tonnerre sur un rythme
effréné. Peu perturbée, la voix saute sur des crêtes enflammées à la
batterie pendant que le violon allume l'horizon. Le morceau très court
(3 minutes comme le 'Dynamite' de Scorpions pour un effet similaire)
condense une grande puissance évocatrice.
Dans 'Desolation heart' une basse à l'inspiration 'Every breath you
take' (POLICE) se balade puis la compo s'envole dans un trip évanescent
jusqu'au refrain prenant, boosté par une voix énergique.
'Gates of dawn' déroule d'abord un tapis d'orgue au pied d'un violon en
sanglots puis soudain, la musique s'échappe dans un reggae singulier.
Au contraire, le refrain traduit mieux l'ambiance tonique de la l'album.
A 3'43, après un curieux bip avertisseur, le morceau s'évade vers un
voyage lumineux de tradition progressive.
'Stars from my sky' se démarque par son côté électro. Il débute avec une
boucle au synthé comme un tracé dans le cosmos, puis avance doucement
et sans à-coups dans l'espace.
'Zero point' monte lentement dans l'atmosphère en mélangeant le violon,
l'orgue et la voix soutenus par une batterie reposée. La fin se dessine
dans un balancement exquis qui fait la part belle à la basse.
Pas de zéro pointé pour Madame, ce serait plutôt l'inverse!
A une période où l'évolution du rock passe, moins par l'invention, que
par la fusion, la mixité et les collaborations diverses, KM1, sans
révolution, ne ressemble à rien de connu.
Les paroles sont à la fois intimes mais transposables de manière universelle.
Par son expression artistique, Emily attise d'abord la curiosité puis
finit par impressionner. Sa force réside dans une personnalité sans
concession qui s'affirme sans questions.
Elle réussit là un acte majeur comme un doigt d'honneur à son récent passé douloureux.
Line up
Emily Palen Violon, voix, orgue Hammond, claviers, synthesizers, choeurs
Rob Ahlers (ex batteur de Kristin Hersh) Batterie
Uriah Duffy (musicien de Whitesnake live) Basse
Mick Murphy Guitare sur certains titres
John Lousteau Percussions, choeurs
Sub Pop Records
credits-
| A1 | Add It On |
|
| A2 | Every Tradition |
|
| A3 | Where To Start |
|
| A4 | Prism |
|
| A5 | You |
|
| A6 | Let You |
|
| B7 | Like Fire |
|
| B8 | Stuck In Your Head |
|
| B9 | Come Down |
|
| B10 | Not Ashamed |
|
| B11 | Hours And Hours |
|
| B12 | What I Wanted |
|
| C1 | All Truth |
|
Kéren - EP In Form
Available via Audio Network Ltd, recorded at Dreamland Studios
Dans la tonne de mails s'écrasant dans la boîte du site, 86% prennent la direction du vide-ordure, tu en avises un avec comme sujet Björk meets Kate Bush!
Intrigué, tu ouvres le message qui concerne une certaine Kéren.!
Connais pas, rien à voir avec Keren Ann, ni avec la tenniswoman Keren Shlomo, 359è joueuse mondiale en 2012, non, on la présente comme a New-York based singer-songwriter, du genre globe-trotter mystique.
Tu interroges tous les détectives payés par Google, l'un d'entre eux retrouve la trace de Kéren-Or Tayar, présentée comme musicienne, alchimiste et reiki healer, utilisant des techniques japonaises ou en provenance du Tibet pour diminuer le stress ( Tintin l'a bien connue, Haddock ne croyant pas aux vertus de la palpation a continué à se soigner au whisky).
Avant la confection de 'In Form', elle a fait partie du band Jungle Fires ayant sorti l'EP 'Bliss Point' paru en 2015.
Elle pose également sa voix sur quelques titres enregistrés par Michael Hewett ( musicien et yogi) au printemps 2020.
In Form- Tracks-
Love Blinds
Outer Mirrors The Inner
You Without Me
Ever Learn
Talisman
Somewhere Else to Go
Crédits?
Quasi introuvables, par hasard tu tombes sur quelques noms: Ian Hafiz Turner ( membre de l'art rock ensemble Rubycon), Scott Colberg (Upright - Electric Bass), the Brooklyn-based guitarist and composer Alon Albagli, Daniel Meron ( piano, auteur de l'album « Embracing Wild »), le drummer/ percussionist Daniel Dor et Ariel Shafir qui s'est chargé de l'enregistrement.
“Over the time this album was written, I was in a process that some would call an 'awakening,'” Kéren said of the EP.
L'éveil débute avec une ballade contemplative et quintessenciée, 'Love blinds' , chantée d'une voix nébuleuse, appliquée sur un écrin musical raffiné, aqueux et hypnotique.
Plus de cinq minutes de grâce et de préciosité.
A traiter avec le plus grand soin lors du grand nettoyage de printemps, le bibelot semble encore plus fragile qu'une boule de Noël ( en cristal , soufflée à la bouche, le plastique, c'est vulgaire).
I call this song my ‘spiritual-coming-out-of-the-closet’ song! dit la dame à propos de 'Outer Mirrors the Inner' .
Vulnérabilité, introspection et impalpabilité caractérisent une plage que tu verrais bien interprétée par Janis Ian ou Carole King.
Pour ' You without Me', traitant avec retenue le thème de la séparation, la palette utilisée évite toujours les saturations violentes, pas de vociférations, de coups ou d'insultes, mais l'acceptation et la recherche de la paix intérieure, le tout interprété d'une voix céleste sur fond musical minéral.
'Even Learn' sur un tempo animé, bondissant et enjoué nous incite pourtant à ralentir, tout va trop vite, l'homme oublie l'essentiel pour cavaler de manière absurde.
C'est sur les sonorités exotiques du marimba que démarre ' Talisman', que Kéren chante d'un timbre charmant, légèrement zézayant. Le titre s'écoule joyeusement à la manière d'un frais ruisseau de montagne gazouillant dans des prés verdoyants et parfumés.
Après l'interlude pastoral, idyllique, la guérisseuse spirituelle propose le folky ' Somewhere else to go' porté par une guitare acoustique jouée en picking .
Ce titre d'une simplicité intemporelle conclut un mini-album transpirant l'apaisement, la sérénité, l'abnégation et la bienveillance.
Déconseillé aux adeptes de rave-parties, recommandé aux âmes pures et aux amateurs de heavenly voices!
Written by Will Toledo.
“Hollywood” written by Will Toledo and Andrew Katz.
Published by Mattitude.
Will Toledo – vocals, synths, keyboards, organ, guitar, piano, drum programming
Andrew Katz – vocals, drums, drum programming
Ethan Ives – guitar, vocals
Seth Dalby – bass guitar
Violin on “Can’t Cool Me Down” by John Huggins.
Guitar on “Hollywood” and “There Must Be More Than Blood” by Gianni Aiello.
Recorded in January and October 2019 at Avast Recording Co. in Seattle, WA.
Produced by Will Toledo and Andrew Katz.
Engineered by Will Toledo and John McRae.
Mixed by Will Toledo and Andrew Katz.
Mastered by Andrew Katz.
Artwork by Cate Wurtz.