Erik Petersen était un membre de l'anarcho-punk combo de Philadelphie Mischief Brew .
Le lead singer du groupe a mis fin à ses jours le 15 juillet, une semaine auparavant il se produisait encore avec M B à Philadelphie, le band devait tourner en Europe fin juillet.
Son avenir est compromis!
Tamás Somló, multi-instrumentiste, a fait partie du légendaire groupe rock hongrois Omega de 1964 à 1967 avant de rejoindre d'autres groupes magyars moins connus, tels Kex ou LGT.
Il est décédé le 19 juillet.
Colourbox, 1983 Martyn et Steven Young, Ian Robbins et Debian Curry.
Le groupe se fait un nom dans la scène électronique anglaise, 'Breakdown' fait fureur dans les boîtes.
"Say You,” “Punch” et “The Moon Is Blue.” marchent bien également mais le groupe arrête les frais en 1987.
On retrouve plusieurs membres de Colourbox au sein de MARSS qui cartonnera avec 'Pump up the volume', un one-hit wonder imparable.
Steven Young est décédé la semaine dernière.
Boruch Alan Bermowitz plus connu sous l'identité d' Alan Vega nous a quittés le 16 juillet, à 78 ans.
Alan Vega c'est bien sûr la moitié de Suicide. Le duo qu'il avait formé avec Martin Rev a écrit quelques belles pages de l'electro/proto punk, art rock, industrial rock américain.
La disco de Suicide ne compte que cinq albums studio, l'existence du groupe étant pour le moins chaotique, mais notons également un EP enregistré à l'Ancienne Belgique en 1978 ' 23 Minutes Over Brussels', un concert mémorable pendant lequel Suicide s'était fait copieusement hué par les fans d'Elvis Costello.
Bonnie Brown faisait partie du trio country The Browns dont la popularité a atteint des sommets en 1959 grâce au titre ' The three bells', repris en son temps par Edith Piaf.
La carrière du trio vocal s'achève en 1967 et Bonnie arrête la musique.
Son aventure s'est achevée le 16 juillet.
mercredi 20 juillet 2016
mardi 19 juillet 2016
Jill Shaw - Kioskconcert - Concertzaal De Casino - Sint-Niklaas le 17 juillet 2016
Jill Shaw - Kioskconcert - Concertzaal De Casino - Sint-Niklaas le 17 juillet 2016
Depuis le 29 mai, la salle de concert De Casino et le Casino Café proposent Parklife, une série de concerts gratuits se déroulant le dimanche, à 15 h, dans le charmant parc niché à l'arrière de l'établissement.
Ce dimanche, le kiosque sera occupé par Jill Shaw et son groupe.
Un soleil radieux inonde le jardin, la terrasse est bondée, les rafraîchissements défilent, il suffit de laisser passer le quart-d'heure académique pour voir arriver un trio de musiciens: Claudio Arduini à la batterie ( Oscar and the Wolf) - Boris Van Overschee à la basse ( Okon and the Movement, Delvis, Tout Va Bien) et Sebastian Leye ( ShyLips, Slow Pilot, Noémie...), ceux-ci nous servent une intro pas ridicule avant d'être rejoints par une gracile et blonde apparition, Jill Shaw!
Jill Van Vooren, de Gand, est non seulement chanteuse mais également modèle, guère étonnant vu sa plastique gracieuse.
Elle se fait connaître en 2010 en participant avec Jill and Lauren au Junior Eurovision Song Contest à Minsk , le duo termine à la septième position.
En 2012, Jill débute une carrière solo et devient Jill Shaw.
Après un premier radio-hit 'Summer Sucks' elle sort un le EP ' Dark Paradise' , précédé du single ‘Let the right one in’.
Jill a embrayé sur 'Fantasy', une mélodie indie pop qui peut facilement concurrencer les productions de Lily Allen, Kate Nash, Ellie Goulding ou Lana Del Rey.
Le fond soul tapissant ' Open your eyes' et les funky riffs imprimés par la guitare attestent d'un savoir-faire évident, Jill, à peine 21 ans, dégage une belle présence scénique et en plus d'être agréable à regarder, elle est dotée d'un joli brin de voix étrangement soul pour une personne à l'aspect si frêle.
Le groove émanant de 'Dark paradise' n'a rien d'infernal, il est juste parfait!
Le groupe emboîte sur le slow ' Love brought you down' avant de proposer le catchy single ' Let the right one in'.
Sint-Niklaas, dancing time!
'Red light' , dès qu'il sera vert, tu la verras filer vers la gloire, elle dispose de tous les atouts pour faire carrière.
Si Emma Bale on Alice on the Roof au Sud, ont réussi, pourquoi pas Jill Shaw!
'Mindgames' , non il ne s'agit pas de la composition de John Lennon, mais d'un midtempo susurré d'une voix enfantine qui finit façon postrock lorsque Sebastian se laisse aller à faire grincer sa guitare.
Superbe morceau, suivi par un second titre incisif, ' Loose track' au décor trip-hop attractif.
Dat was onze laatste nummer, mais on revient dans 5 minutes pour une brève séquence acoustique.
Comme promis, le quartette reprend le boulot, Sebastian ayant saisi une guitare sèche.
Reprise de ' Fantasy' et de 'Mindgames' en version minimaliste.
La terrasse ne les laisse pas se défiler, malheureusement le stock est épuisé, qu'à cela ne tienne, Jill et ses copains, avant d'aller chercher le seau d'eau sur la colline, nous refont le single 'Let the right one in'.
Jill Shaw sera aux Lokerse Feesten le 6 août!
Depuis le 29 mai, la salle de concert De Casino et le Casino Café proposent Parklife, une série de concerts gratuits se déroulant le dimanche, à 15 h, dans le charmant parc niché à l'arrière de l'établissement.
Ce dimanche, le kiosque sera occupé par Jill Shaw et son groupe.
Un soleil radieux inonde le jardin, la terrasse est bondée, les rafraîchissements défilent, il suffit de laisser passer le quart-d'heure académique pour voir arriver un trio de musiciens: Claudio Arduini à la batterie ( Oscar and the Wolf) - Boris Van Overschee à la basse ( Okon and the Movement, Delvis, Tout Va Bien) et Sebastian Leye ( ShyLips, Slow Pilot, Noémie...), ceux-ci nous servent une intro pas ridicule avant d'être rejoints par une gracile et blonde apparition, Jill Shaw!
Jill Van Vooren, de Gand, est non seulement chanteuse mais également modèle, guère étonnant vu sa plastique gracieuse.
Elle se fait connaître en 2010 en participant avec Jill and Lauren au Junior Eurovision Song Contest à Minsk , le duo termine à la septième position.
En 2012, Jill débute une carrière solo et devient Jill Shaw.
Après un premier radio-hit 'Summer Sucks' elle sort un le EP ' Dark Paradise' , précédé du single ‘Let the right one in’.
Jill a embrayé sur 'Fantasy', une mélodie indie pop qui peut facilement concurrencer les productions de Lily Allen, Kate Nash, Ellie Goulding ou Lana Del Rey.
Le fond soul tapissant ' Open your eyes' et les funky riffs imprimés par la guitare attestent d'un savoir-faire évident, Jill, à peine 21 ans, dégage une belle présence scénique et en plus d'être agréable à regarder, elle est dotée d'un joli brin de voix étrangement soul pour une personne à l'aspect si frêle.
Le groove émanant de 'Dark paradise' n'a rien d'infernal, il est juste parfait!
Le groupe emboîte sur le slow ' Love brought you down' avant de proposer le catchy single ' Let the right one in'.
Sint-Niklaas, dancing time!
'Red light' , dès qu'il sera vert, tu la verras filer vers la gloire, elle dispose de tous les atouts pour faire carrière.
Si Emma Bale on Alice on the Roof au Sud, ont réussi, pourquoi pas Jill Shaw!
'Mindgames' , non il ne s'agit pas de la composition de John Lennon, mais d'un midtempo susurré d'une voix enfantine qui finit façon postrock lorsque Sebastian se laisse aller à faire grincer sa guitare.
Superbe morceau, suivi par un second titre incisif, ' Loose track' au décor trip-hop attractif.
Dat was onze laatste nummer, mais on revient dans 5 minutes pour une brève séquence acoustique.
Comme promis, le quartette reprend le boulot, Sebastian ayant saisi une guitare sèche.
Reprise de ' Fantasy' et de 'Mindgames' en version minimaliste.
La terrasse ne les laisse pas se défiler, malheureusement le stock est épuisé, qu'à cela ne tienne, Jill et ses copains, avant d'aller chercher le seau d'eau sur la colline, nous refont le single 'Let the right one in'.
Jill Shaw sera aux Lokerse Feesten le 6 août!
jeudi 14 juillet 2016
Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016
Crisis Festival 2016 - Erps-Kwerps - le 16 juillet 2016
Huitième édition pour le Crisis Festival se déroulant près des terrains du Sporting Erps-Kwerps, l'événement est toujours gratuit et les prix pratiqués pour consommer wat vocht et de la nourriture restent schappelijk, de plus lorsque le soleil se fait généreux, tu as réuni tous les ingrédients pour que la fête soit réussie.
Ah oui, les groupes:
► 14u00 - 14u50 ► Reginald en de BosBeesten -
► 15u20 - 16u05 ► ZeeSter -
► 16u35 - 17u05 ► My Dog Is Radioactive -
► 17u35 - 18u05 ► EME -
► 18u45 - 19u45 ► THE SKADILLACS -
► 20u15 - 21u15 ► STIJN -
► 21u45 - 22u25 ► ZwartWerk -
► 23u00 - 23u45 ► Equal Idiots -
► 00u00 - 01u30 ► Goldfox -
► 01u30 - 03u00 ► Mensch, erger je niet
Tu débarques vers 15h, Reginald est déjà retourné dans les bois, tu attends la marée basse pour ramasser des coquillages et een ZeeSter!
Le trio est né en 2014, des fruits de l'imagination maritime d' Annelies Tanghe qui affirme ne pas avoir enterré Iza, pour la seconder, une autre sirène, Roselien Tobbackx, nom de scène Roselien, déjà croisée plusieurs fois, et un pêcheur de crevettes, Sam Janssens, multi-instrumentaliste qui, lorsqu'il abandonne ses filets, joue avec Toendra et Trezmil.
De l'indie folk?
Tu oublies, Nederlandstalig electro/dream pop servi met wat slagroom!
Les filles arborent une tenue colorée, Annelies a piqué les rollerskates de son gamin, des lunettes de soleil flashy pour tout le monde, en route pour la plage, gaffe aux méduses!
Le chef derrière un Nord piano, Roselien a reçu un synthé et Sam un drumpad, quelques machins à secouer, une acoustique traîne derrière lui.
C'est parti avec un premier extrait de 'Pif Poef Paf' , ' Ik zie wat jii niet ziet' , du synthpop Blankenberge touch , sortez le pistolet à eau et amusez-vous!
Un petit jeu pour remporter le EP, un coup de sifflet, une question, bravo Silke, t'as gagné, hoe oud ben je?
3 jaar!
On va faire connaissance avec le 'Minister van de Noordzee' qui n'a pas de cravate, ni de costume, il porte un joli bermuda fluo.
T'as même vu la petite sirène de Hans Christian Andersen esquisser un pas de danse.
On aime bien le programme électoral du politicien, ' Drink en Dans'!
Un brin de mélancolie apparaît avec la suivante... het is niet altiijd wat je wil... zingen ze avant de reprendre 'Ain't nobody' de Chaka Kahn , version Vlaamse kust, ' Niemand kan meer'.
Retour des beats flottants pour ' Het is maar wat het is' avant un hommage à Prince, 'Kiss' devenant 'Kus'.
La pop pour gosses marche bien au Nord du royaume, De Piepkes, K3, Kapitein Winokio... cartonnent tous!
Le single ' Fouten Mannen', son flow rap et sa gestuelle Elvis the Pelvis, ne tombe pas dans la catégorie kinderen toegelaten.
Juffrouw Vansteenkiste n'était pas contente en voyant Piet, Floris et Tom imiter le jeu de scène de ZeeSter devant les petites gamines de la classe.
Frais et récréatif.
Le 7 août à Leuven pour Hapje Tapje!
Tu oublies le chien de Doel et son punk canin, tu les vus à Haasrode il y a un petit temps, tu te commandes une pintje et pars contempler la nature.
Voici EME ou le groupe de Emeraude Kabey, née à Kinshasa et établie à Schepdaal depuis sa tendre enfance.
EME a remporté le prix du public lors du dernier Rockvonk.
Montent sur scène à 17:35' pour une courte intro, Guitar: Arne Van Stiphout / Keys: Jan-Willem De Laat/ Drums: Steven Devarwaere et Bass: Samuel Cambien, ils sont bien vite rejoints par celle qui porte bien son nom, mademoiselle Emeraude Kabey!
Dès l'entame du set, 'Take control' met tout le monde d'accord, de la nu- soul/ r'n'b de très haut niveau.
Les admirateurs avançant Erykah Badu ou Angie Stone ne débloquent pas, l'esprit soul dégouline de tout le corps de la belle enfant.
Apparition d' Erica Mcdermott qui assure le rôle de vocaliste, le collectif envoie ' Casual' un slow néo soul gluant, il reste dans la même veine avec 'It's alright' , d'un classicisme rappelant les heures de gloire de la Motown...love was made to be cruel... mais quand c'est chanté avec autant de feeling on supporte!
Une 'Lioness' sans griffes arrive, la lionne ronronne, la wah wah, caractéristique de la musique soul, fait merveille, les musiciens assurent sans cinéma, c'est du gâteau!
EME rejoint ainsi d'autres artistes de la scène nationale pratiquant un r'n'b de qualité, en commençant par La Jérôme, et en mentionnant la petite Milla Brune, Joy Simar ou Billie Kawende...
Après ' Closer' EME accueille un guest , Major, une casquette/ MC de Louvain qui expédie un flow hip hop pas idiot pendant 'Ice cold'.
Le truc évoque le meilleur de l'acid jazz ,style Guru's Jazzmatazz.
Puis on revient à la soul visqueuse avec un 'Fuel' bien brûlant , ensuite Miss Kabey dédie la suivante to all the sexy boys dans l'assistance, t'as cherché, t'as rien vu, ils étaient au comptoir, sans doute, sinon ' That shirt' que t'as refusée de take off groovait pas mal.
'Mrs Right' et le nerveux ' RDC' ( = République du Congo) achèvent ce set brillant.
Le 2 août à Oosthoek!
The Skadillacs
Le ska chez nous = The Employees, Skangoeroes, Der Polizei, The Moon Invaders, The Caroloregians et quelques autres... mais le groupe qui personnifie le mieux l'esprit Two-Tone vient de Tienen et s'appelle The Skadillacs.
Les huit membres du combo sucrier ont transformé Erps-Kwerps en fiesta ska phénoménale, une grandiose dansfeest dont les habitants de Binche ne peuvent que rêver.
Les sept musiciens ( Drums, Gert "Nuggets" Nackaerts - Bass, Benoit "Steamboat Soi" Vlieghe - Guitar, Piet "Postit Peet" Tutenel - Keyboard , Stef "Noglassis" Vanuffelen - Trumpet, Erik Janssens - Trombone, Kristof "Slider" Lefebvre - Saxophone, Walter "Dr. Von Reed" Ginckels entament une courte séance d'échauffement avant l'arrivée de la bête sur le ring, Maarten "Rude Boy" Goffin, le chanteur vêtu d'un peignoir de boxe à capuche .
En général le premier round sert à observer l'adverse, pas avec cette bande de fous furieux, une première série de jabs des deux bras pour essayer de nous assommer avant la première sonnerie, 'Ghost town' des Specials dans les gencives, ça fait mal, très mal!
Crisis, do you hear me, are you ready for a party?
Ja!
Une folle galopade débute, 'Do the dog', t'as imité un caniche, il était furax, il s'était déjà débarrassé de son peignoir le voilà torse nu, Erps-Kwerps I wanna see you skankin' , 'Lip up fatty'.
C'est à moi que tu causes, réagit Hans, 120 kilos de muscles et le double de graisse.
Tu me cherches, je descends, répond Maarten.
Il remonte parmi les siens qui enchaînent sur 'Two Tone Army' et 'Gangsters' , un autre chef-d'oeuvre des Specials.
On continue, 'Too much pressure' et ' A message to you Rudy' , je redescends et vais valser avec Tom, ambiance de feu sur la plaine.
' One step beyond' n'est pas fait pour calmer le peuple, ' Too much too young' voit un accident sur le podium, la guitare emboutit la basse, après un constat à l'amiable, on fait la connaissance de 'Sally Brown' une copine à Lauriel Aitken.
Puis vient un pote à Tarzan, 'Monkey man'.
Any fans of Madness in da house?
Yeah!
' House of fun' devient meadow of fun, heureusement les vaches ont été éloignées.
You 're an ' Embarrassment' , je sais, ma femme me le répète tous les jours!
Accélération que tu croyais impossible, 'Baggy trousers' puis 'Nite Club' pendant lequel on invite une dizaine de volontaires sur scène.
Canons à confetti pour les autres!
On approche du terminus, 'Little bitch' puis le 'King Kong five' de la Mano Negra avant un feu d'artifices et la présentation des artilleurs.
Erps-Kwerps les rappelle, embarquez tous jeunes gens et jeunes filles, on descend le Nil, ' Nightboat to Cairo' achève la fête!
Stijn.
Un retard conséquent ( 30') sur l'horaire prévu, en cause un soundcheck complexe.
Celui qui remplit les salles avec son projet Stijn plays Prince débutera à 20:45' .
Un premier exercice electro dance funk nous prouve que la machinerie sophistiquée n'a aucun secret pour lui et qu'il est capable d'assurer un show, où le funk prime, à lui tout seul.
'Wrong' et son groove purulent a conduit une tapée de nanas pas mal roulées face au podium, elles n'arrêteront leur séance de fitness qu'à la fin du set.
Il est espiègle Monsieur Vandeputte, il affirme avoir composé 'Booty' pour K3, mais comme les madames ne chantent qu'en flamand et que 'Poep' ne plaisait pas à leur management, le titre a été refusé, donc le Prince blanc a décidé de le garder pour lui.
Quinze bootyshakers en action à tes côtés.
Pas terrible estime le garçon, je monte sur une enceinte et je vous montre!
Push it real good ... cela ne manque ni de sel, ni de poivre!
Mijn naam is Stijn met een T... euh, explique Stijn, fais nous un signe!
Si ça vous chante vous pouvez entamer een vogeldans, la danse des canards, tu veux dire?
Pas de réponse, il balance un nouveau mix aux senteurs Kid de Minneapolis, décide de faire sa promenade du soir sur la pelouse, passe au hip hop dans la langue de Urbanus van Anus , apostrophe une poupée pas hideuse, lui chante 'Wie zedde gij' avec en fond des bleeps aquatiques qui ont réussi à éveiller les grenouilles de l'étang voisin.
Retour sur le podium, y a -t-il un médecin dans l'avion, docteur, je vais avoir 40 ans, c'est grave?
A cet âge , un artiste a-t-il le droit de chanter topless?
Ja, hurlent les gamines.
Exit T-shirt!
He, Fons, prête-moi ta casquette, je te la rends dans 10', préparez vos passeports, le Boeing est prêt à décoller, direction Detroit, ' Back in Detroit' et son groove juteux, là-bas il rencontre Iggy, et lui chante 'I wanna be your dog'.
L'iguane lui répond, c'est pas parce que t'es torse nu que tu dois croire que c'est arrivé, ket!
Petit séance congas en Namibie puis il enchaîne sur 'Lekker meer', Lucien en voyant les bouncing boobs de sa voisine te susurre lekker ding à l'oreille.
Un poète!
'Hot and Sweaty', pas besoin de dessin et il continue dans l'incestuel en déclarant sa flamme à sa mère, mama ik wil met je trouwen.
Oedipien et marrant, là où il commence à craindre le pire c'est lorsque les gros ballons volant dans les airs terminent leur course sur les synthés.
En souriant... Je ne pense pas que l'assurance du festival couvre ce style d'accident!
Coup d'oeil vers l'organisation, ok, ik mag nog spelen, vous considérez que les rappels débutent, je sors, vous gueulez, je fais ma diva, vous huez et j'arrive.
We want more, we want more, bouh, bouh...
Il revient, ' U1it' dans le plus pur style Prince, à nouveau, est suivi par 'Password' chanté d'une voix déformée puis le gros hit 'Sexjunkie' .
Erps-Kwerps, watch me dance, sexjunkie is in the place, j'escalade l'échafaudage et comme vous avez été bon public je vous chante 'Grandaddy' .
Hier eindigt mijn verhaal!
Quoi, un post-scriptum?
Allez, un dernier hommage au grand disparu, 'Little Red Corvette'.
Super concert après lequel tu décides de regagner le Sud de Bruxelles!
Huitième édition pour le Crisis Festival se déroulant près des terrains du Sporting Erps-Kwerps, l'événement est toujours gratuit et les prix pratiqués pour consommer wat vocht et de la nourriture restent schappelijk, de plus lorsque le soleil se fait généreux, tu as réuni tous les ingrédients pour que la fête soit réussie.
Ah oui, les groupes:
► 14u00 - 14u50 ► Reginald en de BosBeesten -
► 15u20 - 16u05 ► ZeeSter -
► 16u35 - 17u05 ► My Dog Is Radioactive -
► 17u35 - 18u05 ► EME -
► 18u45 - 19u45 ► THE SKADILLACS -
► 20u15 - 21u15 ► STIJN -
► 21u45 - 22u25 ► ZwartWerk -
► 23u00 - 23u45 ► Equal Idiots -
► 00u00 - 01u30 ► Goldfox -
► 01u30 - 03u00 ► Mensch, erger je niet
Tu débarques vers 15h, Reginald est déjà retourné dans les bois, tu attends la marée basse pour ramasser des coquillages et een ZeeSter!
Le trio est né en 2014, des fruits de l'imagination maritime d' Annelies Tanghe qui affirme ne pas avoir enterré Iza, pour la seconder, une autre sirène, Roselien Tobbackx, nom de scène Roselien, déjà croisée plusieurs fois, et un pêcheur de crevettes, Sam Janssens, multi-instrumentaliste qui, lorsqu'il abandonne ses filets, joue avec Toendra et Trezmil.
De l'indie folk?
Tu oublies, Nederlandstalig electro/dream pop servi met wat slagroom!
Les filles arborent une tenue colorée, Annelies a piqué les rollerskates de son gamin, des lunettes de soleil flashy pour tout le monde, en route pour la plage, gaffe aux méduses!
Le chef derrière un Nord piano, Roselien a reçu un synthé et Sam un drumpad, quelques machins à secouer, une acoustique traîne derrière lui.
C'est parti avec un premier extrait de 'Pif Poef Paf' , ' Ik zie wat jii niet ziet' , du synthpop Blankenberge touch , sortez le pistolet à eau et amusez-vous!
Un petit jeu pour remporter le EP, un coup de sifflet, une question, bravo Silke, t'as gagné, hoe oud ben je?
3 jaar!
On va faire connaissance avec le 'Minister van de Noordzee' qui n'a pas de cravate, ni de costume, il porte un joli bermuda fluo.
T'as même vu la petite sirène de Hans Christian Andersen esquisser un pas de danse.
On aime bien le programme électoral du politicien, ' Drink en Dans'!
Un brin de mélancolie apparaît avec la suivante... het is niet altiijd wat je wil... zingen ze avant de reprendre 'Ain't nobody' de Chaka Kahn , version Vlaamse kust, ' Niemand kan meer'.
Retour des beats flottants pour ' Het is maar wat het is' avant un hommage à Prince, 'Kiss' devenant 'Kus'.
La pop pour gosses marche bien au Nord du royaume, De Piepkes, K3, Kapitein Winokio... cartonnent tous!
Le single ' Fouten Mannen', son flow rap et sa gestuelle Elvis the Pelvis, ne tombe pas dans la catégorie kinderen toegelaten.
Juffrouw Vansteenkiste n'était pas contente en voyant Piet, Floris et Tom imiter le jeu de scène de ZeeSter devant les petites gamines de la classe.
Frais et récréatif.
Le 7 août à Leuven pour Hapje Tapje!
Tu oublies le chien de Doel et son punk canin, tu les vus à Haasrode il y a un petit temps, tu te commandes une pintje et pars contempler la nature.
Voici EME ou le groupe de Emeraude Kabey, née à Kinshasa et établie à Schepdaal depuis sa tendre enfance.
EME a remporté le prix du public lors du dernier Rockvonk.
Montent sur scène à 17:35' pour une courte intro, Guitar: Arne Van Stiphout / Keys: Jan-Willem De Laat/ Drums: Steven Devarwaere et Bass: Samuel Cambien, ils sont bien vite rejoints par celle qui porte bien son nom, mademoiselle Emeraude Kabey!
Dès l'entame du set, 'Take control' met tout le monde d'accord, de la nu- soul/ r'n'b de très haut niveau.
Les admirateurs avançant Erykah Badu ou Angie Stone ne débloquent pas, l'esprit soul dégouline de tout le corps de la belle enfant.
Apparition d' Erica Mcdermott qui assure le rôle de vocaliste, le collectif envoie ' Casual' un slow néo soul gluant, il reste dans la même veine avec 'It's alright' , d'un classicisme rappelant les heures de gloire de la Motown...love was made to be cruel... mais quand c'est chanté avec autant de feeling on supporte!
Une 'Lioness' sans griffes arrive, la lionne ronronne, la wah wah, caractéristique de la musique soul, fait merveille, les musiciens assurent sans cinéma, c'est du gâteau!
EME rejoint ainsi d'autres artistes de la scène nationale pratiquant un r'n'b de qualité, en commençant par La Jérôme, et en mentionnant la petite Milla Brune, Joy Simar ou Billie Kawende...
Après ' Closer' EME accueille un guest , Major, une casquette/ MC de Louvain qui expédie un flow hip hop pas idiot pendant 'Ice cold'.
Le truc évoque le meilleur de l'acid jazz ,style Guru's Jazzmatazz.
Puis on revient à la soul visqueuse avec un 'Fuel' bien brûlant , ensuite Miss Kabey dédie la suivante to all the sexy boys dans l'assistance, t'as cherché, t'as rien vu, ils étaient au comptoir, sans doute, sinon ' That shirt' que t'as refusée de take off groovait pas mal.
'Mrs Right' et le nerveux ' RDC' ( = République du Congo) achèvent ce set brillant.
Le 2 août à Oosthoek!
The Skadillacs
Le ska chez nous = The Employees, Skangoeroes, Der Polizei, The Moon Invaders, The Caroloregians et quelques autres... mais le groupe qui personnifie le mieux l'esprit Two-Tone vient de Tienen et s'appelle The Skadillacs.
Les huit membres du combo sucrier ont transformé Erps-Kwerps en fiesta ska phénoménale, une grandiose dansfeest dont les habitants de Binche ne peuvent que rêver.
Les sept musiciens ( Drums, Gert "Nuggets" Nackaerts - Bass, Benoit "Steamboat Soi" Vlieghe - Guitar, Piet "Postit Peet" Tutenel - Keyboard , Stef "Noglassis" Vanuffelen - Trumpet, Erik Janssens - Trombone, Kristof "Slider" Lefebvre - Saxophone, Walter "Dr. Von Reed" Ginckels entament une courte séance d'échauffement avant l'arrivée de la bête sur le ring, Maarten "Rude Boy" Goffin, le chanteur vêtu d'un peignoir de boxe à capuche .
En général le premier round sert à observer l'adverse, pas avec cette bande de fous furieux, une première série de jabs des deux bras pour essayer de nous assommer avant la première sonnerie, 'Ghost town' des Specials dans les gencives, ça fait mal, très mal!
Crisis, do you hear me, are you ready for a party?
Ja!
Une folle galopade débute, 'Do the dog', t'as imité un caniche, il était furax, il s'était déjà débarrassé de son peignoir le voilà torse nu, Erps-Kwerps I wanna see you skankin' , 'Lip up fatty'.
C'est à moi que tu causes, réagit Hans, 120 kilos de muscles et le double de graisse.
Tu me cherches, je descends, répond Maarten.
Il remonte parmi les siens qui enchaînent sur 'Two Tone Army' et 'Gangsters' , un autre chef-d'oeuvre des Specials.
On continue, 'Too much pressure' et ' A message to you Rudy' , je redescends et vais valser avec Tom, ambiance de feu sur la plaine.
' One step beyond' n'est pas fait pour calmer le peuple, ' Too much too young' voit un accident sur le podium, la guitare emboutit la basse, après un constat à l'amiable, on fait la connaissance de 'Sally Brown' une copine à Lauriel Aitken.
Puis vient un pote à Tarzan, 'Monkey man'.
Any fans of Madness in da house?
Yeah!
' House of fun' devient meadow of fun, heureusement les vaches ont été éloignées.
You 're an ' Embarrassment' , je sais, ma femme me le répète tous les jours!
Accélération que tu croyais impossible, 'Baggy trousers' puis 'Nite Club' pendant lequel on invite une dizaine de volontaires sur scène.
Canons à confetti pour les autres!
On approche du terminus, 'Little bitch' puis le 'King Kong five' de la Mano Negra avant un feu d'artifices et la présentation des artilleurs.
Erps-Kwerps les rappelle, embarquez tous jeunes gens et jeunes filles, on descend le Nil, ' Nightboat to Cairo' achève la fête!
Stijn.
Un retard conséquent ( 30') sur l'horaire prévu, en cause un soundcheck complexe.
Celui qui remplit les salles avec son projet Stijn plays Prince débutera à 20:45' .
Un premier exercice electro dance funk nous prouve que la machinerie sophistiquée n'a aucun secret pour lui et qu'il est capable d'assurer un show, où le funk prime, à lui tout seul.
'Wrong' et son groove purulent a conduit une tapée de nanas pas mal roulées face au podium, elles n'arrêteront leur séance de fitness qu'à la fin du set.
Il est espiègle Monsieur Vandeputte, il affirme avoir composé 'Booty' pour K3, mais comme les madames ne chantent qu'en flamand et que 'Poep' ne plaisait pas à leur management, le titre a été refusé, donc le Prince blanc a décidé de le garder pour lui.
Quinze bootyshakers en action à tes côtés.
Pas terrible estime le garçon, je monte sur une enceinte et je vous montre!
Push it real good ... cela ne manque ni de sel, ni de poivre!
Mijn naam is Stijn met een T... euh, explique Stijn, fais nous un signe!
Si ça vous chante vous pouvez entamer een vogeldans, la danse des canards, tu veux dire?
Pas de réponse, il balance un nouveau mix aux senteurs Kid de Minneapolis, décide de faire sa promenade du soir sur la pelouse, passe au hip hop dans la langue de Urbanus van Anus , apostrophe une poupée pas hideuse, lui chante 'Wie zedde gij' avec en fond des bleeps aquatiques qui ont réussi à éveiller les grenouilles de l'étang voisin.
Retour sur le podium, y a -t-il un médecin dans l'avion, docteur, je vais avoir 40 ans, c'est grave?
A cet âge , un artiste a-t-il le droit de chanter topless?
Ja, hurlent les gamines.
Exit T-shirt!
He, Fons, prête-moi ta casquette, je te la rends dans 10', préparez vos passeports, le Boeing est prêt à décoller, direction Detroit, ' Back in Detroit' et son groove juteux, là-bas il rencontre Iggy, et lui chante 'I wanna be your dog'.
L'iguane lui répond, c'est pas parce que t'es torse nu que tu dois croire que c'est arrivé, ket!
Petit séance congas en Namibie puis il enchaîne sur 'Lekker meer', Lucien en voyant les bouncing boobs de sa voisine te susurre lekker ding à l'oreille.
Un poète!
'Hot and Sweaty', pas besoin de dessin et il continue dans l'incestuel en déclarant sa flamme à sa mère, mama ik wil met je trouwen.
Oedipien et marrant, là où il commence à craindre le pire c'est lorsque les gros ballons volant dans les airs terminent leur course sur les synthés.
En souriant... Je ne pense pas que l'assurance du festival couvre ce style d'accident!
Coup d'oeil vers l'organisation, ok, ik mag nog spelen, vous considérez que les rappels débutent, je sors, vous gueulez, je fais ma diva, vous huez et j'arrive.
We want more, we want more, bouh, bouh...
Il revient, ' U1it' dans le plus pur style Prince, à nouveau, est suivi par 'Password' chanté d'une voix déformée puis le gros hit 'Sexjunkie' .
Erps-Kwerps, watch me dance, sexjunkie is in the place, j'escalade l'échafaudage et comme vous avez été bon public je vous chante 'Grandaddy' .
Hier eindigt mijn verhaal!
Quoi, un post-scriptum?
Allez, un dernier hommage au grand disparu, 'Little Red Corvette'.
Super concert après lequel tu décides de regagner le Sud de Bruxelles!
Album - Inanna by Drums 'n' Guns
Album - Inanna by Drums 'n' Guns!
Drums 'n' Guns, ça te dit quelque chose?
Les Grognards de la Garde Impériale?
Un album de Low?
Raté, Drums 'n' Guns est un alternative rock band né du côté de la Leievallei en 2012.
Ses membres, Jan Gobeyn (guitars / vocals) - Win Nellen (guitars / vocals) - Marjo De Keukelaere (bass / vocals / recording engineer) - Bert Van Thuyne (drums) - Sam Dufoor (vocals), ne sont pas des inconnus pour ceux qui suivent la Belpop geschiedenis: Jan, Sam, Win, Marjo et Bert ont sévi au sein de Mogul, un stoner combo ayant eu son heure de gloire durant la première décennie du 21è siècle.
Hercule Poirot a déniché d'autres noms: Chunkbelly, Jixaw, Push up Daisies, A Last Fine Day ou Caducity.
Après une première demo/carte de visite, les membres de Drums 'n' Guns entrent dans un studio Ixellois pour enregistrer 'Inanna' qu'ils produisent eux-mêmes.
On invite des copains à donner un coup de main pour certains titres ( Nathalie Van Laecke (vocals) ‘New Breed’, Patron Data (vocals) and Jason Anderson (cello) ‘Rand’, Jason Anderson (speech) on ‘Work, Earn and Rule') et Saartje De Muynck (violin) on ‘The Legend Of James') et on demande à Mario Debaene de se charger de l'artwork, puis on envoie le vinyle à droite et à gauche pour l'encenser ou le descendre.
Quoi, mec?
Inanna?
Une déesse pas grecque, dans ses attributs: l'amour, la fertilité, la guerre... les prêtresses d'Inanna étaient des prostituées, la déesse avait elle-même un appétit charnel féroce!
'New Breed' débouche dans nos pavillons, les fusils sont restés au vestiaire, pas les baguettes, Bert tabasse énergiquement toms, caisses et cymbales, les guitares cinglent, les voix, dont la féminine de Nathalie, scandent cet hymne rock de près de trois minutes qui voit tes talons battre la mesure ce qui n'est pas au goût de ton chat qui se tire dans la pièce voisine.
'The Cycle' caracole sur le même sentier non balisé.
Que les membres du band citent Kyuss, QOTSA, Meshuggah, The War on Drugs ou David Eugene Edwards comme sources d'influences n'est pas anodin.
Si le groupe n'est plus foncièrement catalogué stoner, il reste toutefois des traces de leur passé dans le cocktail actuel, on a également aimé les sonorités psyche de la guitare.
Quand le soleil se couche, toutes ces montagnes aux pliures d'étoffe prennent de sinistres couleurs, jaune verdâtre avec rayures de brun ardent.... c'est ainsi que Pierre Loti voyait le désert, si 'Sun fades out' affiche les mêmes coloris, le fond musical est à chercher du côté des Desert Sessions d'un certain Josh Homme.
H G Wells, que penses-tu de 'Time Machine'?
Vachement ramassé ce morceau, la basse qui pulse, ces guitares qui fouettent jusqu'au sang et ce chant évoquant Alice in Chains, putain de bon morceau.
Merci, H G!
Superbe intervention de Jason Anderson au violoncelle pendant le sombre et lynchien 'Rand' que tu peux ranger aux côtés de tes albums de Nick Cave ou de Mark Lanegan.
Alfred, t'en penses quoi... When the crows are asleep, they can hardly move...
Méfiez-vous de la bête qui dort!
Un chant hanté ( cf. Sivert Hoyem) et un fond musical intense et dramatique nous amènent à classer 'Imanna why?' dans la rubrique rock halluciné.
'Work, Earn and Rule'
Drums 'n' Guns connaissent-ils le documentaire ' To Rule, To Work, To Earn, To Pray, To Collapse' analysant l'effondrement de la civilisation?
Maybe!
En tout cas, le truc bombarde pas gentil.
L'auditeur retrouve un semblant de quiétude avec 'The Barn' , une histoire d'amour campée dans une grange avec vue sur mer.
Seul bémol, le vin a pris le goût du sel, résultat la cuisine n'est pas reprise dans le Michelin!
La version vinyle s'achève avec la ballade 'The legend of James' que Saartje De Muynck orne subtilement d'un violon Scarlet Rivera ( 'Hurricane' de Bob Dylan).
Sur les copies digitales, l'auditeur a droit à une plage supplémentaire, ' Nobody knows', un midtempo narratif dominé par une basse inquiétante et dont le nucleus est décoré de vocalises obsédantes.
Inanna by Drums 'n' Guns: tu achètes les yeux fermés et tu ouvres tes pavillons!
Tracklist:
Drums 'n' Guns, ça te dit quelque chose?
Les Grognards de la Garde Impériale?
Un album de Low?
Raté, Drums 'n' Guns est un alternative rock band né du côté de la Leievallei en 2012.
Ses membres, Jan Gobeyn (guitars / vocals) - Win Nellen (guitars / vocals) - Marjo De Keukelaere (bass / vocals / recording engineer) - Bert Van Thuyne (drums) - Sam Dufoor (vocals), ne sont pas des inconnus pour ceux qui suivent la Belpop geschiedenis: Jan, Sam, Win, Marjo et Bert ont sévi au sein de Mogul, un stoner combo ayant eu son heure de gloire durant la première décennie du 21è siècle.
Hercule Poirot a déniché d'autres noms: Chunkbelly, Jixaw, Push up Daisies, A Last Fine Day ou Caducity.
Après une première demo/carte de visite, les membres de Drums 'n' Guns entrent dans un studio Ixellois pour enregistrer 'Inanna' qu'ils produisent eux-mêmes.
On invite des copains à donner un coup de main pour certains titres ( Nathalie Van Laecke (vocals) ‘New Breed’, Patron Data (vocals) and Jason Anderson (cello) ‘Rand’, Jason Anderson (speech) on ‘Work, Earn and Rule') et Saartje De Muynck (violin) on ‘The Legend Of James') et on demande à Mario Debaene de se charger de l'artwork, puis on envoie le vinyle à droite et à gauche pour l'encenser ou le descendre.
Quoi, mec?
Inanna?
Une déesse pas grecque, dans ses attributs: l'amour, la fertilité, la guerre... les prêtresses d'Inanna étaient des prostituées, la déesse avait elle-même un appétit charnel féroce!
'New Breed' débouche dans nos pavillons, les fusils sont restés au vestiaire, pas les baguettes, Bert tabasse énergiquement toms, caisses et cymbales, les guitares cinglent, les voix, dont la féminine de Nathalie, scandent cet hymne rock de près de trois minutes qui voit tes talons battre la mesure ce qui n'est pas au goût de ton chat qui se tire dans la pièce voisine.
'The Cycle' caracole sur le même sentier non balisé.
Que les membres du band citent Kyuss, QOTSA, Meshuggah, The War on Drugs ou David Eugene Edwards comme sources d'influences n'est pas anodin.
Si le groupe n'est plus foncièrement catalogué stoner, il reste toutefois des traces de leur passé dans le cocktail actuel, on a également aimé les sonorités psyche de la guitare.
Quand le soleil se couche, toutes ces montagnes aux pliures d'étoffe prennent de sinistres couleurs, jaune verdâtre avec rayures de brun ardent.... c'est ainsi que Pierre Loti voyait le désert, si 'Sun fades out' affiche les mêmes coloris, le fond musical est à chercher du côté des Desert Sessions d'un certain Josh Homme.
H G Wells, que penses-tu de 'Time Machine'?
Vachement ramassé ce morceau, la basse qui pulse, ces guitares qui fouettent jusqu'au sang et ce chant évoquant Alice in Chains, putain de bon morceau.
Merci, H G!
Superbe intervention de Jason Anderson au violoncelle pendant le sombre et lynchien 'Rand' que tu peux ranger aux côtés de tes albums de Nick Cave ou de Mark Lanegan.
Alfred, t'en penses quoi... When the crows are asleep, they can hardly move...
Méfiez-vous de la bête qui dort!
Un chant hanté ( cf. Sivert Hoyem) et un fond musical intense et dramatique nous amènent à classer 'Imanna why?' dans la rubrique rock halluciné.
'Work, Earn and Rule'
Drums 'n' Guns connaissent-ils le documentaire ' To Rule, To Work, To Earn, To Pray, To Collapse' analysant l'effondrement de la civilisation?
Maybe!
En tout cas, le truc bombarde pas gentil.
L'auditeur retrouve un semblant de quiétude avec 'The Barn' , une histoire d'amour campée dans une grange avec vue sur mer.
Seul bémol, le vin a pris le goût du sel, résultat la cuisine n'est pas reprise dans le Michelin!
La version vinyle s'achève avec la ballade 'The legend of James' que Saartje De Muynck orne subtilement d'un violon Scarlet Rivera ( 'Hurricane' de Bob Dylan).
Sur les copies digitales, l'auditeur a droit à une plage supplémentaire, ' Nobody knows', un midtempo narratif dominé par une basse inquiétante et dont le nucleus est décoré de vocalises obsédantes.
Inanna by Drums 'n' Guns: tu achètes les yeux fermés et tu ouvres tes pavillons!
Tracklist:
1.
New Breed 02:53
2.
The Cycle 03:35
3.
Sun Fades Out 02:55
4.
Time Machine 03:43
5.
Rand 04:28
6.
Inanna Why? 04:40
7.
Work, Earn and Rule 03:54
8.
The Barn 03:16
9.
The Legend of James 06:06
10.
Nobody Knows (Digital only) 04:51
A-WA + Hindi Zahra - Openluchttheater Rivierenhof - Deurne ( Antwerpen) le 14 juillet 2016
A-WA + Hindi Zahra - Openluchttheater Rivierenhof - Deurne ( Antwerpen) le 14 juillet 2016
Le 14 juillet, nous n'avions pas encore été informés de l'attentat perpétré à Nice, nous nous apprêtions à passer une belle soirée en compagnie d'artistes qui animent la scène alternative arabe: A-WA, originaire de la vallée de l'Arava ( Israel) mais de souche yéménite et Hindi Zahra, la Marocaine aux racines berbères.
20h, le magnifique théâtre en plein air baigne dans une douce quiétude, mollement chauffé par un soleil s'étant montré tardivement, c'est pas la cohue ce soir, mais ceux qui ont fait le déplacement ne l'auront pas regretté!
A-WA
Après leur premier passage dans nos fertiles contrées ( le Beursschouwburg en décembre 2014), tu l'avais senti, il ne faudrait pas attendre des lustres pour que le global electro folk des soeurs Tair, Tagel et Liron s'impose un peu partout.
Ce soir, Antwerpen puis les festivals européens: le festival des Musiques d’Ici et d’Ailleurs, les Vieilles Charrues, le Paleo, Esperanzah, le Festival du Bout du Monde, Musicalarue etc...
En piste: Hod Moshonov ( keytar) , Tal Kohavi ( drums, un nouveau!) , Liron Haim, Yogev Glusman ( guitar, violin) , Tair Haim, Nitzan Eisenberg ( bass, une vieille connaissance vue au DNA avec FeelAbouT) et Tagel Haim.
Non, les frangines Haim n'ont pas grandi, oui elles sont toujours aussi souriantes et le mariage baskets/ robes traditionnelles est à l'image de leur musique, du groove techno et des chants ethno.
Une courte intro avant l'arrivée de Tair ( position centrale), flanquée des plus jeunes Tagel et Liron, qui lancent "Ya Raitesh Al Warda", à découvrir sur l'album sorti en mai, hep, hep, la, la, la... et un keyboard fou, les non-initiés n'ont pas encore compris ce qui leur tombe dessus, un folk'n'beat yéménite turbulent.
Good evening, Belgium ( tu prononces oum), we are A-WA ( tu prononces comme tu peux), elles ont embrayé sur le plus ancien 'Ala Wabda' bourré de petits gimmicks au keytar tandis que les filles chantent en harmonie.
'Lagaitani Laltarig', un soupçon de dub, deux poils de hip hop, un chant frivole, tu ne peux empêcher tes hanches de chalouper tandis que ton cerveau imagine la danse des sept voiles.
Let's dance, Antwerp, les locaux sont toujours intimidés, ils le seront moins après le dansant 'Lau ma al mahaba', Ingrid et Freya sont les premières à s'y mettre, bientôt imitées par un peloton de souples Pakistanais.
Tout bouge, dit la fille d'Ernest!
Le nombre de danseurs augmente avec les suivantes, 'Galbi haway' , a song for all the lovers et 'Zangabila' et ses youyous guerriers.
Yogev passe au violon et refile la guitare à Nitzan, A-WA amorce une romance plus calme, 'Ya shaifin al malih', suivie par 'Ismer ma al gat', un chant traditionnel non basé sur des beats Transglobal Underground.
Petits soucis techniques, des cracs pas sympa émanent de l'ampli du keytar, ce qui n'empêche pas le public de danser sur 'Yom Elahad' .
Les petites se démènent, Anvers suit le mouvement.
Des kangourous en Israël?
Oui, ça existe, pendant 'Shamak zabad radai', toute la clique, mâles et femelles, rebondit comme un Hoppy survitaminé.
Même scénario pendant les deux dernières du set, le tube 'Habib galbi' et 'Ya rait man ybsorak'.
La bonne humeur communicative du combo a enchanté l'audience qui aura droit à un rappel de quatre titres, dont le ' Yemenite Lullaby' , une reprise de 'Lagaitani Laltarig' et 'Somebody to love' qu'elles ont chanté avec le Red Band ( un puppet band)!
Pause de 30'
Hindi Zahra
Quatrième rencontre avec la madame de Khouribga!
Pas d'actualités discographiques depuis son passage à la Fête des Solidarités de Namur ( été 2015), 'Homeland' était sorti plus tôt, la même année.
Sur scène avant l'arrivée de Hindi Zahra (voix): sans doute, Jérôme Plasseraud ( guitare) - Paul Salvagnac (guitare) – le fidèle David Dupuis (claviers, cuivres, flûte) – Jeff Hallam (basse) – Raphael Seguinier (batterie) et Ze Luis Nascimento (percussions).
Hindi décide d'entamer le récital avec 'Oursoul', la ballade traçant un mariage arrangé, chantée en berbère , elle enchaîne sur ' Imik Simik' son fond jazzy et sa trompette aussi sensuelle que la voix veloutée de la dame aux cheveux luisants.
D D, le multi-instrumentiste a saisi une flûte traversière, ' La Luna', un second titre berbère est sur les rails, des influences latino, arabo-andalouses et africaines viennent embaumer l'air t'invitant à un voyage exotique et paresseux.
Hindi va aider Ze Luis à tabasser tout son attirail avant de revenir face à nous pour entamer 'Dream', démarrant sur des sonorités surf avant de virer soul/trip hop ensorcelant.
A mettre en exergue, le travail incroyable de toute l'équipe entourant celle que certains n'hésitent pas à nommer the North-African Patti Smith.
Tout baigne, si ce n'est que depuis 15' tu te fais bouffer par une colonie de moustiques assoiffés de sang, t'es pas le seul à essayer de les éloigner par de grands mouvements de mains, le pauvre trompettiste, quand il en a l'occasion, pratique les mêmes exercices.
La pièce maîtresse du dernier album, 'To the forces', bien plus longue interprétée sur scène, garde toute sa saveur et le doublé de guitares décorant le sinueux 'The Blues' est tout simplement magique.
Les amateurs de tango, d'americana et de blues touareg sont aux anges.
'Any Story' narre l'histoire de ses grands-parents sur un mode midtempo chuchoté, mais c'est bien sûr 'Beautiful Tango', amorcé par les percussions, qui déclenchera l'enthousiasme.
Avec le funky et répétitif 'Set me free' on revient au premier album, il est suivi par un blues du désert hypnotique, ' Ahiyawa'.
Riffs endiablés, percussions affolantes, pas de danse orientaux et final transe!
Comme ensorcelée, Hindi, les yeux cachés, agite fébrilement sa longue chevelure à la manière d'une enfant hippie subjuguée par le Grateful Dead sur une scène à Woodstock.
Elle a retrouvé son calme avant de nous proposer un voyage à Marrakech pour achever ce fabuleux concert.
' Cabo Verde' la voit prise de convulsion, tomber à genoux avant de terminer allongée sur le dos tout en secouant corps et tête comme si elle était victime d'une crise épileptique ou possédée d'un démon récalcitrant.
Cette incroyable performance met fin à un concert mémorable, Hindi sourit et s'éclipse, il n'y aura pas de rappel!
Le 14 juillet, nous n'avions pas encore été informés de l'attentat perpétré à Nice, nous nous apprêtions à passer une belle soirée en compagnie d'artistes qui animent la scène alternative arabe: A-WA, originaire de la vallée de l'Arava ( Israel) mais de souche yéménite et Hindi Zahra, la Marocaine aux racines berbères.
20h, le magnifique théâtre en plein air baigne dans une douce quiétude, mollement chauffé par un soleil s'étant montré tardivement, c'est pas la cohue ce soir, mais ceux qui ont fait le déplacement ne l'auront pas regretté!
A-WA
Après leur premier passage dans nos fertiles contrées ( le Beursschouwburg en décembre 2014), tu l'avais senti, il ne faudrait pas attendre des lustres pour que le global electro folk des soeurs Tair, Tagel et Liron s'impose un peu partout.
Ce soir, Antwerpen puis les festivals européens: le festival des Musiques d’Ici et d’Ailleurs, les Vieilles Charrues, le Paleo, Esperanzah, le Festival du Bout du Monde, Musicalarue etc...
En piste: Hod Moshonov ( keytar) , Tal Kohavi ( drums, un nouveau!) , Liron Haim, Yogev Glusman ( guitar, violin) , Tair Haim, Nitzan Eisenberg ( bass, une vieille connaissance vue au DNA avec FeelAbouT) et Tagel Haim.
Non, les frangines Haim n'ont pas grandi, oui elles sont toujours aussi souriantes et le mariage baskets/ robes traditionnelles est à l'image de leur musique, du groove techno et des chants ethno.
Une courte intro avant l'arrivée de Tair ( position centrale), flanquée des plus jeunes Tagel et Liron, qui lancent "Ya Raitesh Al Warda", à découvrir sur l'album sorti en mai, hep, hep, la, la, la... et un keyboard fou, les non-initiés n'ont pas encore compris ce qui leur tombe dessus, un folk'n'beat yéménite turbulent.
Good evening, Belgium ( tu prononces oum), we are A-WA ( tu prononces comme tu peux), elles ont embrayé sur le plus ancien 'Ala Wabda' bourré de petits gimmicks au keytar tandis que les filles chantent en harmonie.
'Lagaitani Laltarig', un soupçon de dub, deux poils de hip hop, un chant frivole, tu ne peux empêcher tes hanches de chalouper tandis que ton cerveau imagine la danse des sept voiles.
Let's dance, Antwerp, les locaux sont toujours intimidés, ils le seront moins après le dansant 'Lau ma al mahaba', Ingrid et Freya sont les premières à s'y mettre, bientôt imitées par un peloton de souples Pakistanais.
Tout bouge, dit la fille d'Ernest!
Le nombre de danseurs augmente avec les suivantes, 'Galbi haway' , a song for all the lovers et 'Zangabila' et ses youyous guerriers.
Yogev passe au violon et refile la guitare à Nitzan, A-WA amorce une romance plus calme, 'Ya shaifin al malih', suivie par 'Ismer ma al gat', un chant traditionnel non basé sur des beats Transglobal Underground.
Petits soucis techniques, des cracs pas sympa émanent de l'ampli du keytar, ce qui n'empêche pas le public de danser sur 'Yom Elahad' .
Les petites se démènent, Anvers suit le mouvement.
Des kangourous en Israël?
Oui, ça existe, pendant 'Shamak zabad radai', toute la clique, mâles et femelles, rebondit comme un Hoppy survitaminé.
Même scénario pendant les deux dernières du set, le tube 'Habib galbi' et 'Ya rait man ybsorak'.
La bonne humeur communicative du combo a enchanté l'audience qui aura droit à un rappel de quatre titres, dont le ' Yemenite Lullaby' , une reprise de 'Lagaitani Laltarig' et 'Somebody to love' qu'elles ont chanté avec le Red Band ( un puppet band)!
Pause de 30'
Hindi Zahra
Quatrième rencontre avec la madame de Khouribga!
Pas d'actualités discographiques depuis son passage à la Fête des Solidarités de Namur ( été 2015), 'Homeland' était sorti plus tôt, la même année.
Sur scène avant l'arrivée de Hindi Zahra (voix): sans doute, Jérôme Plasseraud ( guitare) - Paul Salvagnac (guitare) – le fidèle David Dupuis (claviers, cuivres, flûte) – Jeff Hallam (basse) – Raphael Seguinier (batterie) et Ze Luis Nascimento (percussions).
Hindi décide d'entamer le récital avec 'Oursoul', la ballade traçant un mariage arrangé, chantée en berbère , elle enchaîne sur ' Imik Simik' son fond jazzy et sa trompette aussi sensuelle que la voix veloutée de la dame aux cheveux luisants.
D D, le multi-instrumentiste a saisi une flûte traversière, ' La Luna', un second titre berbère est sur les rails, des influences latino, arabo-andalouses et africaines viennent embaumer l'air t'invitant à un voyage exotique et paresseux.
Hindi va aider Ze Luis à tabasser tout son attirail avant de revenir face à nous pour entamer 'Dream', démarrant sur des sonorités surf avant de virer soul/trip hop ensorcelant.
A mettre en exergue, le travail incroyable de toute l'équipe entourant celle que certains n'hésitent pas à nommer the North-African Patti Smith.
Tout baigne, si ce n'est que depuis 15' tu te fais bouffer par une colonie de moustiques assoiffés de sang, t'es pas le seul à essayer de les éloigner par de grands mouvements de mains, le pauvre trompettiste, quand il en a l'occasion, pratique les mêmes exercices.
La pièce maîtresse du dernier album, 'To the forces', bien plus longue interprétée sur scène, garde toute sa saveur et le doublé de guitares décorant le sinueux 'The Blues' est tout simplement magique.
Les amateurs de tango, d'americana et de blues touareg sont aux anges.
'Any Story' narre l'histoire de ses grands-parents sur un mode midtempo chuchoté, mais c'est bien sûr 'Beautiful Tango', amorcé par les percussions, qui déclenchera l'enthousiasme.
Avec le funky et répétitif 'Set me free' on revient au premier album, il est suivi par un blues du désert hypnotique, ' Ahiyawa'.
Riffs endiablés, percussions affolantes, pas de danse orientaux et final transe!
Comme ensorcelée, Hindi, les yeux cachés, agite fébrilement sa longue chevelure à la manière d'une enfant hippie subjuguée par le Grateful Dead sur une scène à Woodstock.
Elle a retrouvé son calme avant de nous proposer un voyage à Marrakech pour achever ce fabuleux concert.
' Cabo Verde' la voit prise de convulsion, tomber à genoux avant de terminer allongée sur le dos tout en secouant corps et tête comme si elle était victime d'une crise épileptique ou possédée d'un démon récalcitrant.
Cette incroyable performance met fin à un concert mémorable, Hindi sourit et s'éclipse, il n'y aura pas de rappel!
La lumière s'est éteinte pour Geneviève Castrée et Danny Smythe
Geneviève Castrée, auteure de bande dessinée et musicienne québecoise, est décédée le 9 juillet, à 35 ans, des suites d'un cancer.
L'illustratrice collaborait avec l'Oie de Cravan et avec Reprodukt en Allemagne.
On lui doit huit publications.
Artiste multidisciplinaire, elle enregistre l'album "Tout Seul dans la Forêt en Plein Jour, Avez-Vous Peur?" et un 10 inch sous le nom de Woelv qui deviendra Ô Paon.
Elle collabore également avec le groupe The Watery Graves of Portland.
L'annonce de son décès a été communiquée par son époux Phil Elverum membre de The Microphones et de Mount Eerie.
Danny Smythe, le batteur d'origine des Box Tops que l'on entend donc sur les immortels 'The letter' ou 'Cry like a baby', est décédé le 6 juillet à 67 ans , il rejoint ainsi Alex Chilton au paradis des musiciens.
Danny, qui avait abandonné la musique, se retrouve pourtant derrière les caisses lorsque les Box Tops se reforment en 1996 et enregistrent un dernier album 'Tear off!' en 1998.
L'illustratrice collaborait avec l'Oie de Cravan et avec Reprodukt en Allemagne.
On lui doit huit publications.
Artiste multidisciplinaire, elle enregistre l'album "Tout Seul dans la Forêt en Plein Jour, Avez-Vous Peur?" et un 10 inch sous le nom de Woelv qui deviendra Ô Paon.
Elle collabore également avec le groupe The Watery Graves of Portland.
L'annonce de son décès a été communiquée par son époux Phil Elverum membre de The Microphones et de Mount Eerie.
Danny Smythe, le batteur d'origine des Box Tops que l'on entend donc sur les immortels 'The letter' ou 'Cry like a baby', est décédé le 6 juillet à 67 ans , il rejoint ainsi Alex Chilton au paradis des musiciens.
Danny, qui avait abandonné la musique, se retrouve pourtant derrière les caisses lorsque les Box Tops se reforment en 1996 et enregistrent un dernier album 'Tear off!' en 1998.
mardi 12 juillet 2016
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 10 juillet 2016
Brosella Folk and Jazz Festival 2016 (Jazz Day) - Théâtre de Verdure- Bruxelles, le 10 juillet 2016
Menu du jour ( boissons non comprises):
Menu du jour ( boissons non comprises):
Bert Joris and Brussels Jazz Orchestra 15:00 Theatre Stage
Didier Lockwood and special guest Biréli Lagrène 16:30 Palm Hop Select Stage
Beverly Jo Scott and Bruno Castellucci Quintet 17:45 Theatre Stage
Ruben Machtelinckx 19:00 Palm Hop Select Stage
Richard Galliano New Musette Quartet 20:15 Theatre Stage
David Helbock's Random/Control 21:30 Palm Hop Select Stage
Billy Cobham Band 22:45 Theatre Stage
Même scénario que la veille, tu délaisses le projet de Bert Joris pour commencer ta chaude journée du côté de la Palm Stage qui attend Didier Lockwood et ses copains!
Le frais trentenaire, digne héritier de Stéphane Grappelli , s'est adjoint une équipe de choc pour électrifier Django et Grappelli, son influence majeure: à la guitare, Monsieur Biréli Lagrène de champion, un monstre de la guitare manouche, à la contrebasse, à ne pas confondre avec le copain de John Oates, ni avec Darry Cowl, Monsieur Darryl Hall qui a prêté main forte à plusieurs sommités dont Charles McPherson, Flavio Boltro, Carmen Lundy ou Tineke Postma et last but not least, celle qui rejoindra les mousquetaires plus tard, Fiona Monbet, une élève de Didier Lockwood qui désormais vole de ses propres ailes et récolte lauriers sur lauriers.
Démarrage sur les chapeaux de roue avec 'Les Valseuses' de Grappelli , le thème du film de B. Blier ( fils) .
Lockwood en arpèges pour débuter puis une première envolée héroïque, suivie par une improvisation musclée de l'Alsacien, ça canarde dans tous les sens.
On poursuit par un classique de Django que ces joyeux artificiers transforment en rock furieux.
Deux morceaux en vingt minutes et un public estomaqué par toute cette énergie et virtuosité.
Place à un air composé par Birelli, 'Place du Tertre', c'est le travail tout en finesse de Darryl Hall qu'il faut admirer.
Un nouveau classique au menu, le thème du film "Le Magicien d'Oz", 'Over the rainbow'.
Lockwood lyrique, Lagrène électrique, Hall stoïque, le public en larmes!
Bruxelles, veuillez applaudir Mademoiselle Fiona Monbet, on va vous interpréter une mélodie que j'avais joué avec Grappelli lorsque j'avais 21 ans, 'Tiger rag'.
Quel est l'abruti qui affirme que le jazz est chiant, ces jeunes gens et la jeune dame expriment joie de vivre, bonheur et insolence.
Bruxelles jubile!
Un midtempo suit cette flambée rageuse, dans le parc Snoopy se fait entendre, Médor lui répond, les chiens ne sont pas tous mélomanes, ce qui ne déconcertent pas les artistes sur scène.
Lockwood nous la joue Peter Frampton au violon puis entame un duel avec la contrebasse, des cris d'enthousiasme fusent de partout.
Un signe de la main de l'organisation, cinq doigts levés, il reste 300 secondes pour envoyer un dernier swing acrobatique.
Django, là-haut s'amuse et nous fait un clin d'oeil, en bas, c'est l'euphorie!
C'était LE concert à ne pas manquer!
Beverly Jo Scott and Bruno Castellucci Quintet
Henri VdB tenait à avoir BJ à l'affiche et aussi le mafioso de la batterie, Bruno Castellucci!
On arrange ça, ils se produiront ensemble.
Catellucci en quintet comprenant Ron Van Rossum (piano), Jean-Paul Estievenart (trumpet), Joe Higham (saxophone), et Bart Denolf (double bass) et Miss Alabama 1979 accompagnée de Patrick Deltenre (guitar) et d'une petite protégée découverte par The Voice Carmen Araujo Santamaria!
Les jazzmen débutent par deux extraits de la bande sonore de 'Checkmate' composée par John Williams, dont 'The King Swings' .
Du crime jazz traditionnel permettant à chaque élément du combo de se mettre en valeur.
Mrs Scott se pointe, elle tient un feuillet dans ses mains, le texte de 'Caged Bird', écrit par
Maya Angelou, le poème a été mis en musique( du bluesy jazz) , l'interprétation de BJ nous rappelle les exercices de spoken word de Carla Bley ou de Laurie Anderson.
L'équipe Scott au complet avec l'arrivée de Patrick Deltenre et de la charmante Carmen.
Le jazz n'est pas une forme musicale inconnue pour la belgo-américaine, il y a un petit temps elle a présenté 'Satin Dolls' à La Tentation et tournera avec ce projet jazzy en automne.
Elle débute pourtant par un rhythm'n' blues dont elle a le secret, 'If you don't me like you used to'.
Sa voix rocailleuse et sensuelle vient caresser nos pavillons, les puristes du jazz vont se chercher une bière.
En duo avec Carmen, 'Dat Dere'... maman, je peux avoir ce gros éléphant là-bas...
Bien foutu, le timbre velouté de la petite convient admirablement pour ce titre repris par quelques ténors, Mel Tormé, Tony Bennett ou tenez-vous bien, Herman Brood.
La troupe enchaîne sur un Nina Simone, 'Day and Night' qui nous invite à nous initier au boogaloo.
BJ part se désaltérer, Carmen attaque 'Sister (Miss Celie's Blues)', le chef-d'oeuvre entendu dans The Color Purple.
Elle a du talent, Miss Araujo Santamaria!
Tu dis, BJ?
Il ne faut jamais tomber amoureux du barman...ça peut mal, ah, c'est pas à moi que tu t'adresses mais à Josiane, ça peut mal, non plus, Josiane ne boit pas, donc your song about drinking ne l'interpelle guère!
Carmen et BJ s'essayent à Dinah Washington, ' Is you is or is you ain't my baby'.
Chouette!
Merde, avec tous les cadeaux refilés à Henri on perdu du temps, faut adapter la playlist, mais je tenais à interpréter 'Cry me a river' de Julie London.
T'as bien fait, B J, c'était super.
'I don't mean a thing' termine le voyage!
Passage à la buvette avec ton copain Guy puis Richard Galliano New Musette Quartet!
'New Musette' , l'album, a été enregistré live à Sceaux en 1991, Galliano y était déjà flanqué d'une de nos gloires nationales, Philip Catherine, à l'époque Aldo Romano tenait les baguettes et Pierre Michelot maniait la contrebasse.
Ce soir Bruxelles verra Richard Galliano (accordion), Philip Catherine (guitar), Yaron Stavi (double bass), Hans Van Oosterhout (drums) et ça va valser et danser vieille garde à deux pas de l'Atomium.
Pour Baudelaire, ' Spleen', Catherine lyrique, Galliano souple et la rythmique classique.
C'est tout simplement beau!
Enchaînement sur une valse nerveuse, Catherine emporté par ses arpèges voit ses fesses se soulever de la chaise, l'accordéon gambade, des paysages vallonnés défilent sous tes yeux hagards, tu rêves pas comme la madame de Bashung, tu rêves de soleil, de collines et de vin frais.
La songerie se poursuit grâce à 'Laurita', joué tout en sensualité, puis logiquement vient 'L'Eternel désir' signé Catherine avant un exercice solitaire du maître français, une suite comprenant un thème de Granados et le fameux 'Libertango' d' Astor Piazzolla.
Repos pour Richard au coeur fatigué, le trio attaque, tout en douceur, le standard 'My funny Valentine'.
L'équipe au complet reprend 'Giselle' qui se trouve sur le 'New Musette' dont on t'a parlé au début de l'article.
Puis Richard s'empare d'un melodica/pianica et propose une romance avant d'achever le récital par le 'Tango pour Claude' en pensant au grand bonhomme de Toulouse, parti bien trop tôt!
Des images de 'Il Postino' s'imposent à ton esprit, tu as bien failli verser une larme.
Daar komt Bert: with these guys, every day is Valentine's day!
Bert, ne dis pas ça à ma femme!
Impasse sur David Helbock's Random/Control, tu attends celui que les Panama Papers ont surnommé le fusion king, Billy Cobbham, 72 piges, un palmarès que même Eddy Merckx envie: quelques points de repère, Miles Davis, Mahavishnu Orchestra, Santana, Mark-Almond, Jack Bruce, Grateful Dead, et +/- 146 albums en tant que leader dont le fameux début, 'Spectrum'.
Le concert de Brosella s'inscrit dans le cadre du 'Tierra del Fuego Tour' du nom d'un album qui devrait sortir dans le courant de l'année, le quatrième volume dédié à la mémoire de ses parents.
En attendant l'arrivée du band, tu contemples l'impressionnant drum kit du maître en te disant que ce matériel n'entre probablement pas dans une Twingo.
Les voilà, Jean-Marie Ecay (guitar), Christian Galvez (bass), Steve Hamilton (keyboards) and Camelia Ben Naceur (keyboards) et le chef dont le crâne peu garni est entouré d'un bandeau écarlate.
Un mot sur les musiciens, le Basque Jean-Marie Ecay semble diriger l'ensemble , il a, peut-être, eu l'occasion d'aller saluer Didier Lockwood avec lequel il a jadis joué. A la basse cinq cordes, the best latin american bass virtuoso currently playing the international jazz circuit, Christian Galvez, et deux jeunes claviéristes dont le pupitre est orné de partitions, Steve Hamilton qui prend le maître en photo tous les 1/4 h et la très appliquée Camelia Ben Naceur.
N'escompte pas de titres, il n'y a aucun point de repère, le nouvel album est toujours au stade de gestation, le band est d'ailleurs resté en résidence au Ronnie Scott's Jazz Club pour peaufiner le travail scénique.
Caché derrière ses toms et cymbales, le patron lance une première salve fusion en utilisant la fameuse technique gravity roll, ses complices multiplient les petits soli.
Les changements de direction sont légion, du groove tu passes vers une impulsion plus technique pour revenir à un semblant de funk, la guitare, à la manière d'un Allan Holdsworth, égrène ses notes sur un tempo affolant, tout cela semble complexe et en même temps très limpide.
La seconde plage sera tout aussi flamboyante puis Cobbham entame une troisième composition par un solo de batterie d'une précision diabolique, pas de tape à l'oeil, non de l'efficacité, il a également le mérite de laisser de l'espace à ses petits camarades de jeu, Christian Galvez en profite pour faire vrombir sa basse, ce qui était le signal pour que les synthés et la guitare se joignent à la fête.
Après ce fait d'armes, le bon Billy quitte ses baguettes, ses 10 toms, sept cymbales, quelques snare et bass drums et autres drum heads pour venir nous saluer et présenter son équipe, puis après un encart publicitaire, il retourne au turbin.
Après le drum solo, le band attaque une longue plage saupoudrée d'un passage latino.
Pour 'Cat un the hat' , personne n'a vu le chapeau, ni le matou, il utilise quatre sticks, tu te dis, allez, allez, fieu, c'est du cinéma, pas du tout, le solo est incandescent, le bassiste le relaye pour un solo raffiné , puis toute l'équipe termine ce midtempo en roue libre.
Du travail d'orfèvres.
Second passage derrière le micro avant d'entamer 'Tierra del Fuego' le titletrack du futur album.
Jean-Marie tient la petite Camélia, qui ne connait pas Alexandre Dumas, à l'oeil, un signe, non, attend, laisse Steve finir son exposé, oui, vas-y, c'est à toi, et ce qu'elle fait, elle le fait bien!
On est arrivé au bout de l'expédition, mais Billy ne peut pas quitter le théâtre sans un bis, o k, a short one, dit-il, un voisin murmure ' Red Baron'.
Billy Cobbham au bout d'un instant vient esquisser un pas de danse aux côtés de son lieutenant, quelques minutes plus tard, c'est bien fini.
Une masse imposante attend le maître au merch.
Un Brosella 2016 formidable s'achève!
Démarrage sur les chapeaux de roue avec 'Les Valseuses' de Grappelli , le thème du film de B. Blier ( fils) .
Lockwood en arpèges pour débuter puis une première envolée héroïque, suivie par une improvisation musclée de l'Alsacien, ça canarde dans tous les sens.
On poursuit par un classique de Django que ces joyeux artificiers transforment en rock furieux.
Deux morceaux en vingt minutes et un public estomaqué par toute cette énergie et virtuosité.
Place à un air composé par Birelli, 'Place du Tertre', c'est le travail tout en finesse de Darryl Hall qu'il faut admirer.
Un nouveau classique au menu, le thème du film "Le Magicien d'Oz", 'Over the rainbow'.
Lockwood lyrique, Lagrène électrique, Hall stoïque, le public en larmes!
Bruxelles, veuillez applaudir Mademoiselle Fiona Monbet, on va vous interpréter une mélodie que j'avais joué avec Grappelli lorsque j'avais 21 ans, 'Tiger rag'.
Quel est l'abruti qui affirme que le jazz est chiant, ces jeunes gens et la jeune dame expriment joie de vivre, bonheur et insolence.
Bruxelles jubile!
Un midtempo suit cette flambée rageuse, dans le parc Snoopy se fait entendre, Médor lui répond, les chiens ne sont pas tous mélomanes, ce qui ne déconcertent pas les artistes sur scène.
Lockwood nous la joue Peter Frampton au violon puis entame un duel avec la contrebasse, des cris d'enthousiasme fusent de partout.
Un signe de la main de l'organisation, cinq doigts levés, il reste 300 secondes pour envoyer un dernier swing acrobatique.
Django, là-haut s'amuse et nous fait un clin d'oeil, en bas, c'est l'euphorie!
C'était LE concert à ne pas manquer!
Beverly Jo Scott and Bruno Castellucci Quintet
Henri VdB tenait à avoir BJ à l'affiche et aussi le mafioso de la batterie, Bruno Castellucci!
On arrange ça, ils se produiront ensemble.
Catellucci en quintet comprenant Ron Van Rossum (piano), Jean-Paul Estievenart (trumpet), Joe Higham (saxophone), et Bart Denolf (double bass) et Miss Alabama 1979 accompagnée de Patrick Deltenre (guitar) et d'une petite protégée découverte par The Voice Carmen Araujo Santamaria!
Les jazzmen débutent par deux extraits de la bande sonore de 'Checkmate' composée par John Williams, dont 'The King Swings' .
Du crime jazz traditionnel permettant à chaque élément du combo de se mettre en valeur.
Mrs Scott se pointe, elle tient un feuillet dans ses mains, le texte de 'Caged Bird', écrit par
Maya Angelou, le poème a été mis en musique( du bluesy jazz) , l'interprétation de BJ nous rappelle les exercices de spoken word de Carla Bley ou de Laurie Anderson.
L'équipe Scott au complet avec l'arrivée de Patrick Deltenre et de la charmante Carmen.
Le jazz n'est pas une forme musicale inconnue pour la belgo-américaine, il y a un petit temps elle a présenté 'Satin Dolls' à La Tentation et tournera avec ce projet jazzy en automne.
Elle débute pourtant par un rhythm'n' blues dont elle a le secret, 'If you don't me like you used to'.
Sa voix rocailleuse et sensuelle vient caresser nos pavillons, les puristes du jazz vont se chercher une bière.
En duo avec Carmen, 'Dat Dere'... maman, je peux avoir ce gros éléphant là-bas...
Bien foutu, le timbre velouté de la petite convient admirablement pour ce titre repris par quelques ténors, Mel Tormé, Tony Bennett ou tenez-vous bien, Herman Brood.
La troupe enchaîne sur un Nina Simone, 'Day and Night' qui nous invite à nous initier au boogaloo.
BJ part se désaltérer, Carmen attaque 'Sister (Miss Celie's Blues)', le chef-d'oeuvre entendu dans The Color Purple.
Elle a du talent, Miss Araujo Santamaria!
Tu dis, BJ?
Il ne faut jamais tomber amoureux du barman...ça peut mal, ah, c'est pas à moi que tu t'adresses mais à Josiane, ça peut mal, non plus, Josiane ne boit pas, donc your song about drinking ne l'interpelle guère!
Carmen et BJ s'essayent à Dinah Washington, ' Is you is or is you ain't my baby'.
Chouette!
Merde, avec tous les cadeaux refilés à Henri on perdu du temps, faut adapter la playlist, mais je tenais à interpréter 'Cry me a river' de Julie London.
T'as bien fait, B J, c'était super.
'I don't mean a thing' termine le voyage!
Passage à la buvette avec ton copain Guy puis Richard Galliano New Musette Quartet!
'New Musette' , l'album, a été enregistré live à Sceaux en 1991, Galliano y était déjà flanqué d'une de nos gloires nationales, Philip Catherine, à l'époque Aldo Romano tenait les baguettes et Pierre Michelot maniait la contrebasse.
Ce soir Bruxelles verra Richard Galliano (accordion), Philip Catherine (guitar), Yaron Stavi (double bass), Hans Van Oosterhout (drums) et ça va valser et danser vieille garde à deux pas de l'Atomium.
Pour Baudelaire, ' Spleen', Catherine lyrique, Galliano souple et la rythmique classique.
C'est tout simplement beau!
Enchaînement sur une valse nerveuse, Catherine emporté par ses arpèges voit ses fesses se soulever de la chaise, l'accordéon gambade, des paysages vallonnés défilent sous tes yeux hagards, tu rêves pas comme la madame de Bashung, tu rêves de soleil, de collines et de vin frais.
La songerie se poursuit grâce à 'Laurita', joué tout en sensualité, puis logiquement vient 'L'Eternel désir' signé Catherine avant un exercice solitaire du maître français, une suite comprenant un thème de Granados et le fameux 'Libertango' d' Astor Piazzolla.
Repos pour Richard au coeur fatigué, le trio attaque, tout en douceur, le standard 'My funny Valentine'.
L'équipe au complet reprend 'Giselle' qui se trouve sur le 'New Musette' dont on t'a parlé au début de l'article.
Puis Richard s'empare d'un melodica/pianica et propose une romance avant d'achever le récital par le 'Tango pour Claude' en pensant au grand bonhomme de Toulouse, parti bien trop tôt!
Des images de 'Il Postino' s'imposent à ton esprit, tu as bien failli verser une larme.
Daar komt Bert: with these guys, every day is Valentine's day!
Bert, ne dis pas ça à ma femme!
Impasse sur David Helbock's Random/Control, tu attends celui que les Panama Papers ont surnommé le fusion king, Billy Cobbham, 72 piges, un palmarès que même Eddy Merckx envie: quelques points de repère, Miles Davis, Mahavishnu Orchestra, Santana, Mark-Almond, Jack Bruce, Grateful Dead, et +/- 146 albums en tant que leader dont le fameux début, 'Spectrum'.
Le concert de Brosella s'inscrit dans le cadre du 'Tierra del Fuego Tour' du nom d'un album qui devrait sortir dans le courant de l'année, le quatrième volume dédié à la mémoire de ses parents.
En attendant l'arrivée du band, tu contemples l'impressionnant drum kit du maître en te disant que ce matériel n'entre probablement pas dans une Twingo.
Les voilà, Jean-Marie Ecay (guitar), Christian Galvez (bass), Steve Hamilton (keyboards) and Camelia Ben Naceur (keyboards) et le chef dont le crâne peu garni est entouré d'un bandeau écarlate.
Un mot sur les musiciens, le Basque Jean-Marie Ecay semble diriger l'ensemble , il a, peut-être, eu l'occasion d'aller saluer Didier Lockwood avec lequel il a jadis joué. A la basse cinq cordes, the best latin american bass virtuoso currently playing the international jazz circuit, Christian Galvez, et deux jeunes claviéristes dont le pupitre est orné de partitions, Steve Hamilton qui prend le maître en photo tous les 1/4 h et la très appliquée Camelia Ben Naceur.
N'escompte pas de titres, il n'y a aucun point de repère, le nouvel album est toujours au stade de gestation, le band est d'ailleurs resté en résidence au Ronnie Scott's Jazz Club pour peaufiner le travail scénique.
Caché derrière ses toms et cymbales, le patron lance une première salve fusion en utilisant la fameuse technique gravity roll, ses complices multiplient les petits soli.
Les changements de direction sont légion, du groove tu passes vers une impulsion plus technique pour revenir à un semblant de funk, la guitare, à la manière d'un Allan Holdsworth, égrène ses notes sur un tempo affolant, tout cela semble complexe et en même temps très limpide.
La seconde plage sera tout aussi flamboyante puis Cobbham entame une troisième composition par un solo de batterie d'une précision diabolique, pas de tape à l'oeil, non de l'efficacité, il a également le mérite de laisser de l'espace à ses petits camarades de jeu, Christian Galvez en profite pour faire vrombir sa basse, ce qui était le signal pour que les synthés et la guitare se joignent à la fête.
Après ce fait d'armes, le bon Billy quitte ses baguettes, ses 10 toms, sept cymbales, quelques snare et bass drums et autres drum heads pour venir nous saluer et présenter son équipe, puis après un encart publicitaire, il retourne au turbin.
Après le drum solo, le band attaque une longue plage saupoudrée d'un passage latino.
Pour 'Cat un the hat' , personne n'a vu le chapeau, ni le matou, il utilise quatre sticks, tu te dis, allez, allez, fieu, c'est du cinéma, pas du tout, le solo est incandescent, le bassiste le relaye pour un solo raffiné , puis toute l'équipe termine ce midtempo en roue libre.
Du travail d'orfèvres.
Second passage derrière le micro avant d'entamer 'Tierra del Fuego' le titletrack du futur album.
Jean-Marie tient la petite Camélia, qui ne connait pas Alexandre Dumas, à l'oeil, un signe, non, attend, laisse Steve finir son exposé, oui, vas-y, c'est à toi, et ce qu'elle fait, elle le fait bien!
On est arrivé au bout de l'expédition, mais Billy ne peut pas quitter le théâtre sans un bis, o k, a short one, dit-il, un voisin murmure ' Red Baron'.
Billy Cobbham au bout d'un instant vient esquisser un pas de danse aux côtés de son lieutenant, quelques minutes plus tard, c'est bien fini.
Une masse imposante attend le maître au merch.
Un Brosella 2016 formidable s'achève!
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