Lee Andrews était la figure de proue du groupe doo-wop de Philadelphie, Lee Andrews and the Hearts.
Le groupe a vu le jour en 1953 et a connu le succès quelques années plus tard, "Long Lonely Nights", "Tear Drops" et "Try the Impossible" se retrouvant bien placés dans les charts.
1960: dissolution du groupe puis reformation sous une nouvelle identité, The Famous Hearts, qui a fonctionné jusqu'en 1968.
Leur leader s'est éteint le 16 mars à 79 ans.
Le chanteur/ guitariste country/americana Steve Young est décédé le 17 mars.
Il était considéré comme un des pionniers du outlaw movement auquel on associe Johnny Cash, Hank Williams Jr., Waylon Jennings ou Willie Nelson e.a.
Sa disco compte une quinzaine d'albums et un gros hit 'Seven Bridges Road' repris par les Eagles et Iain Matthews.
Steve Young avait 73 ans.
David Egan died Friday afternoon at home after a second battle with cancer, indique une gazette locale de Louisiane.
Ce singer/songwriter que les spécialistes rangent sur l'étagère cajun, soul, blues, roots rock a également fit partie des groupes A-Train et Filé.
On lui connaît deux albums solo You Don't Know Your Mind"et "Twenty Years of Trouble.".
Plusieurs artistes de renom ont enregistré certains de ses titres dont Joe Cocker, Marcia Ball, Etta James, Solomon Burke, Percy Sledge, Irma Thomas ou Mavis Staples, ...
lundi 21 mars 2016
dimanche 20 mars 2016
Acoustic Lady Land au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( 22) , le 19 mars 2016
Acoustic Lady Land au Lighéa Café - Pleumeur-Gautier ( 22) , le 19 mars 2016
Fais gaffe si tu te rends au Lighéa Café, ne te laisse pas entraîner à picoler comme un trou, tu n'as plus 20 ans!
C'est gentil de nous le rappeler, bonne nuit.
Le troquet de Pleumeur- Gautier, qui niche face à l'église Saint-Pierre, tu ne verras pas sa fameuse chaire baroque, l'édifice est fermé jusqu'en juin 2016, organise un concert chaque samedi. En ce frileux jour de mars, synonyme de commémoration de fin de la guerre d'Algérie, il accueille Acoustic Lady Land!
Charlotte Le Calvez ( guitare, voix), Hélène Thauvin ( lead vocals) et Éva Montfort ( contrebasse, choeurs) ont des lettres: choisir comme nom de baptême Acoustic Lady Land représente un joli clin d'oeil à Jimi Hendrix.
Le trio ne s'est pas tapé des centaines de kilomètres pour aboutir sur la presqu'île sauvage, Lanleff, Plouha ou Plestin-les-Grèves sont des communes quasi voisines.
Univers?
Folk, accent mis sur les harmonies vocales, donc prière de ne pas confondre avec le jazzy combo londonien.
Trace discographique?
L'album 'Human Highway', constitué uniquement de reprises, même topo ce soir, aucune compo personnelle.
20:35', direction le comptoir où tu retrouves ton copain Yves face à son 15è Ricard, ses voisins hilares ne paraissent pas plus sobres, tout va bien, quoi!
Les demoiselles achèvent leur repas et attendent l'arrivée des chalands, t'as déjà pigé que les chances de voir le show débuter à l'heure prévue ( 21h) sont minimes.
21:30', tous en piste, pour ne pas effrayer la clientèle, elles décident de proposer un titre largement rebattu, 'These boots are made for walking'.
Les harmonies sont au point, les nanas sourient, jouent juste, les piliers de comptoir apprécient et le font entendre.
Au suivant, 'The Wanderer', pas celui de Dion, la joyeuse rengaine de Jil is Lucky utilisée par Kenzo.
Plus consistant et jazzy, 'Fever' de Peggy Lee, suivi par le superbe ' Jimmy' signé Moriarty.
En principe moins folk, 'Hey Ya' de Outkast à la sauce Acoustic Lady Land devient une charmante ritournelle à entonner autour du feu de camp.
Les copains du petit Yves ont réalisé qu'il fallait se livrer à quelques exercices physiques pour éliminer les effets des 14 bières ambrées, 8 pastis, 3 pur malt et 7 blondes qu'ils viennent de s'enfiler, ils ont entamé un ballet sauvage non repris dans le panel des danses de salon, les donzelles, sur le podium, ont toutes les peines du monde à rester concentrées.
C'est la seconde fois qu'on interprète 'Beggin' ' sur une scène.
Chouette version de cet immortel des Four Seasons, que les jeunes dames ont probablement appris à connaître via Madcon.
La regrettée Amy Winehouse est ressuscitée grâce à 'You know I'm no good' puis elles conviennent de replonger dans les glorieuses sixties pour reprendre ' Richard Cory', que Simon et Garfunkel avaient inclus sur 'The Sound of Silence'.
Changement de style radical, sur la bande-son de 'Flashdance', 'She's a maniac'.
Un équilibriste local après avoir ingurgité tous les shots proposés à la carte (Get 27/vodka/jus de tomate, Get 27/rhum blanc/grenadine, Baileys/ tequila/cécémel, Bourbon/Ricard/Picon ), tu fais comme lui, t'es mort, mais les Bretons sont pires qu'Obélix, entame des exercices de gymnastique post-natale en figure libre tout en ayant piqué le galurin de Yves Titif, affalé sur une chaise.
Folklore pas mort dans le Trégor.
'The letter' des Box Tops, 'Ice cream Man' de Tom Waits, qu'elles qualifient de blues, et le country 'Creepin in' de Norah Jones et Dolly Parton, pendant lequel les filles sont secondées par le petit Yves ayant repéré une guitare pour se la jouer Elvis Presley en playback, achèvent un premier set bien enlevé.
Pause boissons.
20' plus tard, mêmes acteurs, même scénario sauf pour Yves, victime d'une légère slaptitude, ce coup de mou lui fait entrevoir un lit douillet alors que sa dernière anisette l'attend au bar.
Neil Young, chers Pleumeuriens ( la gent féminine est réduite à deux unités), ça vous va?
'Human Highway' et son côté Appalaches séduit, il précède le chef-d'oeuvre d'Alela Diane, ' The Rifle'.
Pour les as du sifflement, ' Dock of the bay' d'Otis Redding, Charlotte se collant aux stridulations.
Et quand Eva pince ses cordes, une grande partie de l'assemblée a reconnu l'intro de 'Stand by me' de Ben E King.
Non, Hélène, Ray Davies n'a pas écrit 'Sunny Afternoon' dans les années 70 mais en 1966 et 'Daydream' de Lovin' Spoonful date de la même époque.
Tous en voiture, direction le 21è siècle, Selah Sue, 'Crazy Vibes' et sa touche ragga.
Changement de moyen de locomotion, ' Fly away' et puis on embarque sur le steamboat descendant le Mississippi, 'Proud May'.
Bordel, les meufs t'apprennent que Gillette a utilisé 'Venus' de Shocking Blue pour une pub, choqué tu es et encore plus quand tu entends la Lopez reprendre le rôle de Mariska.
La chorale des enfants de choeur de Pleumeur entonne le refrain en hurlant, elle a réussi a désarçonné le trio qui se tape un fou rire destructeur.
Temps mort, histoire de se concentrer, o k, c'est bon, 'Stealers Wheel ' Stuck in the middle with you'.
Et pour terminer en force un medley rock, 'Blue Suede Shoes'/ ' Johnny B Good' featuring Hervé aux vocals.
Jean-Paul, un singe en hiver, se roule à nos pieds, un copain avise de l'enfourcher, le rodéo dégénère, sauvez vos consommations, ici, c'est carnaval 12 mois sur 12!
Pour éviter l'émeute Eva, Charlotte et la belle Hélène ne quittent pas les planches pour nous balancer un double bis, le Tom Waits de tout à l'heure et puis, en pensant à Luc, grand amateur de line dancing, ' Creepin' In'.
Rideau pour toi.
Aux dernières nouvelles, à l'aube, les clients vidaient les dernières bouteilles alcoolisées!
Fais gaffe si tu te rends au Lighéa Café, ne te laisse pas entraîner à picoler comme un trou, tu n'as plus 20 ans!
C'est gentil de nous le rappeler, bonne nuit.
Le troquet de Pleumeur- Gautier, qui niche face à l'église Saint-Pierre, tu ne verras pas sa fameuse chaire baroque, l'édifice est fermé jusqu'en juin 2016, organise un concert chaque samedi. En ce frileux jour de mars, synonyme de commémoration de fin de la guerre d'Algérie, il accueille Acoustic Lady Land!
Charlotte Le Calvez ( guitare, voix), Hélène Thauvin ( lead vocals) et Éva Montfort ( contrebasse, choeurs) ont des lettres: choisir comme nom de baptême Acoustic Lady Land représente un joli clin d'oeil à Jimi Hendrix.
Le trio ne s'est pas tapé des centaines de kilomètres pour aboutir sur la presqu'île sauvage, Lanleff, Plouha ou Plestin-les-Grèves sont des communes quasi voisines.
Univers?
Folk, accent mis sur les harmonies vocales, donc prière de ne pas confondre avec le jazzy combo londonien.
Trace discographique?
L'album 'Human Highway', constitué uniquement de reprises, même topo ce soir, aucune compo personnelle.
20:35', direction le comptoir où tu retrouves ton copain Yves face à son 15è Ricard, ses voisins hilares ne paraissent pas plus sobres, tout va bien, quoi!
Les demoiselles achèvent leur repas et attendent l'arrivée des chalands, t'as déjà pigé que les chances de voir le show débuter à l'heure prévue ( 21h) sont minimes.
21:30', tous en piste, pour ne pas effrayer la clientèle, elles décident de proposer un titre largement rebattu, 'These boots are made for walking'.
Les harmonies sont au point, les nanas sourient, jouent juste, les piliers de comptoir apprécient et le font entendre.
Au suivant, 'The Wanderer', pas celui de Dion, la joyeuse rengaine de Jil is Lucky utilisée par Kenzo.
Plus consistant et jazzy, 'Fever' de Peggy Lee, suivi par le superbe ' Jimmy' signé Moriarty.
En principe moins folk, 'Hey Ya' de Outkast à la sauce Acoustic Lady Land devient une charmante ritournelle à entonner autour du feu de camp.
Les copains du petit Yves ont réalisé qu'il fallait se livrer à quelques exercices physiques pour éliminer les effets des 14 bières ambrées, 8 pastis, 3 pur malt et 7 blondes qu'ils viennent de s'enfiler, ils ont entamé un ballet sauvage non repris dans le panel des danses de salon, les donzelles, sur le podium, ont toutes les peines du monde à rester concentrées.
C'est la seconde fois qu'on interprète 'Beggin' ' sur une scène.
Chouette version de cet immortel des Four Seasons, que les jeunes dames ont probablement appris à connaître via Madcon.
La regrettée Amy Winehouse est ressuscitée grâce à 'You know I'm no good' puis elles conviennent de replonger dans les glorieuses sixties pour reprendre ' Richard Cory', que Simon et Garfunkel avaient inclus sur 'The Sound of Silence'.
Changement de style radical, sur la bande-son de 'Flashdance', 'She's a maniac'.
Un équilibriste local après avoir ingurgité tous les shots proposés à la carte (Get 27/vodka/jus de tomate, Get 27/rhum blanc/grenadine, Baileys/ tequila/cécémel, Bourbon/Ricard/Picon ), tu fais comme lui, t'es mort, mais les Bretons sont pires qu'Obélix, entame des exercices de gymnastique post-natale en figure libre tout en ayant piqué le galurin de Yves Titif, affalé sur une chaise.
Folklore pas mort dans le Trégor.
'The letter' des Box Tops, 'Ice cream Man' de Tom Waits, qu'elles qualifient de blues, et le country 'Creepin in' de Norah Jones et Dolly Parton, pendant lequel les filles sont secondées par le petit Yves ayant repéré une guitare pour se la jouer Elvis Presley en playback, achèvent un premier set bien enlevé.
Pause boissons.
20' plus tard, mêmes acteurs, même scénario sauf pour Yves, victime d'une légère slaptitude, ce coup de mou lui fait entrevoir un lit douillet alors que sa dernière anisette l'attend au bar.
Neil Young, chers Pleumeuriens ( la gent féminine est réduite à deux unités), ça vous va?
'Human Highway' et son côté Appalaches séduit, il précède le chef-d'oeuvre d'Alela Diane, ' The Rifle'.
Pour les as du sifflement, ' Dock of the bay' d'Otis Redding, Charlotte se collant aux stridulations.
Et quand Eva pince ses cordes, une grande partie de l'assemblée a reconnu l'intro de 'Stand by me' de Ben E King.
Non, Hélène, Ray Davies n'a pas écrit 'Sunny Afternoon' dans les années 70 mais en 1966 et 'Daydream' de Lovin' Spoonful date de la même époque.
Tous en voiture, direction le 21è siècle, Selah Sue, 'Crazy Vibes' et sa touche ragga.
Changement de moyen de locomotion, ' Fly away' et puis on embarque sur le steamboat descendant le Mississippi, 'Proud May'.
Bordel, les meufs t'apprennent que Gillette a utilisé 'Venus' de Shocking Blue pour une pub, choqué tu es et encore plus quand tu entends la Lopez reprendre le rôle de Mariska.
La chorale des enfants de choeur de Pleumeur entonne le refrain en hurlant, elle a réussi a désarçonné le trio qui se tape un fou rire destructeur.
Temps mort, histoire de se concentrer, o k, c'est bon, 'Stealers Wheel ' Stuck in the middle with you'.
Et pour terminer en force un medley rock, 'Blue Suede Shoes'/ ' Johnny B Good' featuring Hervé aux vocals.
Jean-Paul, un singe en hiver, se roule à nos pieds, un copain avise de l'enfourcher, le rodéo dégénère, sauvez vos consommations, ici, c'est carnaval 12 mois sur 12!
Pour éviter l'émeute Eva, Charlotte et la belle Hélène ne quittent pas les planches pour nous balancer un double bis, le Tom Waits de tout à l'heure et puis, en pensant à Luc, grand amateur de line dancing, ' Creepin' In'.
Rideau pour toi.
Aux dernières nouvelles, à l'aube, les clients vidaient les dernières bouteilles alcoolisées!
vendredi 18 mars 2016
The Kasbah Experience EP by Babylon K
The Kasbah Experience EP by Babylon K
Babylon K
Mésopotamie?
Non!
Les Sirènes de Babylone, un thème cher aux rastafari?
Faux
Et oublie carrément Boney M, s v p!
Babylon K: un gruppo di Firenze composta da cinque elementi: Daniele Dainelli alla voce, Matteo Bandini alla chitarra solista, Federico Fini alla seconda chitarra, Emanuele Bitossi al basso e backing vocals e Jacopo Tofanelli alla batteria, lisais-tu lors de la naissance du groupe.
Depuis le line-up a été modifié: le combo se compose actuellement de Daniele "el Blanco" Dainelli - Lead Vocals/ Giacomo "Jimbo" Goffo - Guitar/ Chéri - Guitar/ Emanuele Bitossi - Bass et Alessio "Il Secco" Burberi - Drums
Ces jeunes gens pratiquent un psych garage remis au goût du jour depuis l'avènement de groupes tels que Bardo Pond, Thee Oh Sees , Ty Segall ou les Black Lips.
Un premier nameless EP paraît en 2015, et en ce mois de mars 2016, un second effort discographique atterrit dans les bacs des bons disquaires: The Kasbah Experience!
Cinq titres, un peu plus de 20 minutes de gais flonflons.
'Lysergic Surgery' ouvre.
Un fuzz omniprésent, une rythmique chevauchée folle et une voix habitée, sans doute sous les effets d' alcaloïdes, manifestement le titre colle parfaitement au contenu.
Une entrée en matière hallucinée.
'The Run' est amorcé par de jolis effets 'Interstellar Overdrive' avant le passage en surmultipliée.
Des roulements de batterie secs, un rock hyper énervé, fait de coupures et de changements de tempi, cette course échevelée de cinq minutes ne peut que s'achever dans la confusion la plus totale.
'Calm Blue'
Sérénité, paix intérieure, ciel azur, tout est relatif, la mélodie entêtante risque bien de te rendre complètement zinzin et quand Daniele se met à pousser des hurlements de malade à la Jim Morrison, tout ton corps, chétif, est pris de spasmes névrotiques.
Maman, où sont mes cachets roses?
'Psych 2', Ennio Morricone à la sauce garage, les fans de Jay Reatard vont adorer.
Un Western Spaghetti à la florentine, oui, tu peux remplacer les épinards par des champignons!
Terrible morceau...
'Bengala', un feu d'artifices crépitant pour mettre un terme à une fête bien trop vite terminée.
Qui aura la bonne idée de faire jouer Babylon K dans notre fringant royaume?
Tracklist:
1.
Lysergic Surgery 02:56
Babylon K
Mésopotamie?
Non!
Les Sirènes de Babylone, un thème cher aux rastafari?
Faux
Et oublie carrément Boney M, s v p!
Babylon K: un gruppo di Firenze composta da cinque elementi: Daniele Dainelli alla voce, Matteo Bandini alla chitarra solista, Federico Fini alla seconda chitarra, Emanuele Bitossi al basso e backing vocals e Jacopo Tofanelli alla batteria, lisais-tu lors de la naissance du groupe.
Depuis le line-up a été modifié: le combo se compose actuellement de Daniele "el Blanco" Dainelli - Lead Vocals/ Giacomo "Jimbo" Goffo - Guitar/ Chéri - Guitar/ Emanuele Bitossi - Bass et Alessio "Il Secco" Burberi - Drums
Ces jeunes gens pratiquent un psych garage remis au goût du jour depuis l'avènement de groupes tels que Bardo Pond, Thee Oh Sees , Ty Segall ou les Black Lips.
Un premier nameless EP paraît en 2015, et en ce mois de mars 2016, un second effort discographique atterrit dans les bacs des bons disquaires: The Kasbah Experience!
Cinq titres, un peu plus de 20 minutes de gais flonflons.
'Lysergic Surgery' ouvre.
Un fuzz omniprésent, une rythmique chevauchée folle et une voix habitée, sans doute sous les effets d' alcaloïdes, manifestement le titre colle parfaitement au contenu.
Une entrée en matière hallucinée.
'The Run' est amorcé par de jolis effets 'Interstellar Overdrive' avant le passage en surmultipliée.
Des roulements de batterie secs, un rock hyper énervé, fait de coupures et de changements de tempi, cette course échevelée de cinq minutes ne peut que s'achever dans la confusion la plus totale.
'Calm Blue'
Sérénité, paix intérieure, ciel azur, tout est relatif, la mélodie entêtante risque bien de te rendre complètement zinzin et quand Daniele se met à pousser des hurlements de malade à la Jim Morrison, tout ton corps, chétif, est pris de spasmes névrotiques.
Maman, où sont mes cachets roses?
'Psych 2', Ennio Morricone à la sauce garage, les fans de Jay Reatard vont adorer.
Un Western Spaghetti à la florentine, oui, tu peux remplacer les épinards par des champignons!
Terrible morceau...
'Bengala', un feu d'artifices crépitant pour mettre un terme à une fête bien trop vite terminée.
Qui aura la bonne idée de faire jouer Babylon K dans notre fringant royaume?
Tracklist:
1.
Lysergic Surgery 02:56
2.
The Run 05:02
3.
Calm Blue 06:06
4.
Psych 2 03:15
5.
Bengala 03:19
.The Run 05:02
3.
Calm Blue 06:06
4.
Psych 2 03:15
5.
Bengala 03:19
lundi 14 mars 2016
Kanerien ar Goëlo et la troupe de Valérie Rio en l’église paroissiale de Saint-Quay Portrieux le 13 mars 2016.
Kanerien ar Goëlo et la troupe de Valérie Rio en l’église paroissiale de Saint-Quay Portrieux le 13 mars 2016.
L'église paroissiale, construite entre 1879 et 1884, fait partie du patrimoine quinocéen comme le Sémaphore, l'Île de la Comtesse, le moulin Saint-Michel ou la fontaine Saint-Quay.
En ce dimanche après-midi, les paroissiens ne s'y rendent pas pour assister à l'office dominical mais bien à un double concert, celui de la chorale quinocéenne Kanerien Ar Goëlo et à un second récital proposé par la troupe de Valérie Rio.
Kanerien Ar Goëlo a vu le jour il y a 8/9 ans et, depuis peu, Bernard Schoenhenz a passé sa baguette de choeur à la soprano Louise Izem.
16:00, fait pas chaud dans l'édifice religieux malgré l'apport de lampes chauffantes, plus de 40 seniors prennent place face à l'autel, les dames, vêtues telles des premières communiantes ridées et fardées, étant largement majoritaires, l'élément masculin, sobrement vêtu de noir, se chiffre à une dizaine d'unités, détail, aucun boy-scout sur scène!
Un court laïus pour excuser l'absence de monsieur le Maire retenu pour d'autres activités culturelles ou digestives et la brigade entame un premier chant sacré, 'Aotrou o Aotrou', une version bretonne d'un psaume venu du Bénin.
Un des exécutants se charge de la présentation du programme en version bilingue ( breton- roman), malheureusement quelques ennuis techniques compliquent la bonne compréhension de son discours.
Il nous propose une suite de trois cantiques, un air de Bach à la sauce Goëlo, 'Amazing Grace' ayant subi le même traitement et une mélodie galloise pas vraiment grivoise.
Faux départ, l'organiste avait compris Haendel, pas grave on remet le couvert!
Ghislaine, 83 printemps depuis avant-hier, en soliste, le reste de la troupe bourdonne.
De lointains souvenirs de messe de minuit dans l'église Saint-Clément de ton enfance ressurgissent, c'était les seules festivités synonymes de réveillon de Noël auxquelles tu étais convié, à l'époque.
Ce rituel t'a tellement marqué que tu t'es mis à aimer Ria Pia et sa Jodelende Koe.
Tu as probablement compris que l'aubade, hautement soporifique, ne t'emballait pas un max.
Une nouvelle suite nous est balancée, 'Le retour des Celtes' et deux titres repris par Tri Yann.
Tout ça est fort gentil mais ne dépasse guère le cadre de l'anecdotique.
Certains vétérans s'intéressent à la philatélie, d'autres jouent aux boules ou à la belote, les sportifs assistent au match de foot, les moins courageux font la sieste, Kanerien Ar Goëlo a décidé de chanter plutôt que de se caler devant le petit écran pour subir Drucker.
Tu dis, Clelia?
Ah, oui, ils tanguent, la mer est agitée aujourd'hui.
Un traditionnel irlandais et une allégorie décrivant la situation actuelle de la Bretagne, Marie-Angélique, une marquise vénitienne, en vedette, puis un texte de Job An Irien pendant lequel tu surprends les ronflements d'un brave individu assis derrière toi et enfin un duo aux accents rock moyenâgeux, clôturent ce concert propice au recueillement.
Quoi, Clelia?
C'est pas bien de se moquer, ils n'étaient que quelques uns à chanter faux.
Christiane?
J'ai noté un manque de fluidité
Le maire: heureusement que j'étais à une kermesse aux moules!
Mesdasmes et Messieurs, nous quémandons une obole pour enregistrer notre prochain CD.
Un panier circule!
Quelques accessoires sont installés face au crucifix avant le second récital du jour, celui de la troupe de Valérie Rio.
La mezzo-soprano, professeur de chant à Lamballe, jouit d'une excellente réputation dans l'univers lyrique hexagonal, son nom est associé à une série d'ensembles pas bidon: Accentus, Les Arts Florissants, les Goûts Réunis...sans oublier ses apparitions à l'Opéra ou en récital, accompagnée, par exemple, par la guitare de Sébastien Lemarchand.
La séduisante musicienne introduit Murielle Védrine, pianiste/organiste, qui accompagnera l'imposant baryton Alain Rouxel et quatre charmantes voix féminines, Louise Izem, qui venait de diriger Kanerien ar Goëlo, la toute jeune soprano Antonine Vermotte, un pur talent pourri de classe, Roselyne Théaudin, soprano et Evguénia Simon, une autre chanteuse soprane.
Petite mise en scène galante pour ouvrir les hostilités, les cinq protagonistes brillent pendant 'Due pupille amabili' un extrait des Sei Notturni de Wolfgang Amadeus Mozart, le compositeur qui sera mis à l'honneur pendant ce récital.
Oui, Clelia?
Quelle différence de niveau par rapport à la chorale précédente.
Tu ne peux qu'acquiescer!
Louise en évidence pendant l' ' Agnus Dei' du Salzbourgeois puis ce sont le baryton, armé d'une mandoline médiévale décorative, et Evguénia qui s'attaquent à une frivole ' Canzonnetta' extraite de Don Giovanni suivie par 'La ci darem la mano' issu du même opéra.
Toute l'assistance, ébahie, est sous le charme.
Grosse claque en pleine figure lorsque Antonine amorce en solitaire "Als Luise die Briefe ihres ungetreuen Liebhabers verbrannte".
Roselyne lui succède pour un air de Puccini. ' Omio babbino caro' est issu de 'Gianni Schicchi'.
Le mont Rouxel n'avait pas de flûte à sa disposition, avec l'aide de Roselyne, à laquelle il fait les yeux doux, il amorce ' Pa, Pa, Pa' l'allègre duo de Papageno et Papagena de ' Die Zauberflöte', Evguénia émeut l'assistance par son interprétation magnifique de l'aria 'Ach, ich fühl's, es ist verschwunden '.
Moins tragique sera le 'Sound the trumpet', un anthem duet signé Purcell, sung by Antonine et Louise, l'orgue prenant de soyeuses tonalités de clavecin.
En français, une des rares oeuvres vocales de Gabriel Fauré, ' Puisqu'ici-bas toute âme' au texte signé Victor Hugo.
La troupe au garde-à-vous, cet instant martial annonce une nouvelle mélodie extraite des Sei Notturni de Mozart.
Intermezzo comique, Roselyne, transformée en soubrette, vient épousseter l'auguste crâne d'un spectateur amorphe pour ensuite relayer le baryton qui avait entonné le futile ' Se a caso Madama la notte ti chiama' le duo que Suzanne et Figaro échangent durant 'Le Nozze de Figaro'.
Antonine tiendra le rôle de Chérubin, logique, ' Non so piu cosa son'.
L'aubade prend fin en quintette, un dernier air issu des Sei Notturni, ' Più non si trovano'.
Tel un seul homme, tous les paroissiens se sont levés pour applaudir l'incroyable performance.
Un rappel avec la complicité du chef, Valérie Rio, on quitte les grands classiques pour une version chaude de 'S Wonderful' de Gershwin.
Brillant.
Le dessert!
La chorale et les artistes lyriques réunis entament une berceuse liturgique suivie par le fougueux 'Bro Goz Ma Zadou', l'hymne de la Bretagne!
L'église paroissiale, construite entre 1879 et 1884, fait partie du patrimoine quinocéen comme le Sémaphore, l'Île de la Comtesse, le moulin Saint-Michel ou la fontaine Saint-Quay.
En ce dimanche après-midi, les paroissiens ne s'y rendent pas pour assister à l'office dominical mais bien à un double concert, celui de la chorale quinocéenne Kanerien Ar Goëlo et à un second récital proposé par la troupe de Valérie Rio.
Kanerien Ar Goëlo a vu le jour il y a 8/9 ans et, depuis peu, Bernard Schoenhenz a passé sa baguette de choeur à la soprano Louise Izem.
16:00, fait pas chaud dans l'édifice religieux malgré l'apport de lampes chauffantes, plus de 40 seniors prennent place face à l'autel, les dames, vêtues telles des premières communiantes ridées et fardées, étant largement majoritaires, l'élément masculin, sobrement vêtu de noir, se chiffre à une dizaine d'unités, détail, aucun boy-scout sur scène!
Un court laïus pour excuser l'absence de monsieur le Maire retenu pour d'autres activités culturelles ou digestives et la brigade entame un premier chant sacré, 'Aotrou o Aotrou', une version bretonne d'un psaume venu du Bénin.
Un des exécutants se charge de la présentation du programme en version bilingue ( breton- roman), malheureusement quelques ennuis techniques compliquent la bonne compréhension de son discours.
Il nous propose une suite de trois cantiques, un air de Bach à la sauce Goëlo, 'Amazing Grace' ayant subi le même traitement et une mélodie galloise pas vraiment grivoise.
Faux départ, l'organiste avait compris Haendel, pas grave on remet le couvert!
Ghislaine, 83 printemps depuis avant-hier, en soliste, le reste de la troupe bourdonne.
De lointains souvenirs de messe de minuit dans l'église Saint-Clément de ton enfance ressurgissent, c'était les seules festivités synonymes de réveillon de Noël auxquelles tu étais convié, à l'époque.
Ce rituel t'a tellement marqué que tu t'es mis à aimer Ria Pia et sa Jodelende Koe.
Tu as probablement compris que l'aubade, hautement soporifique, ne t'emballait pas un max.
Une nouvelle suite nous est balancée, 'Le retour des Celtes' et deux titres repris par Tri Yann.
Tout ça est fort gentil mais ne dépasse guère le cadre de l'anecdotique.
Certains vétérans s'intéressent à la philatélie, d'autres jouent aux boules ou à la belote, les sportifs assistent au match de foot, les moins courageux font la sieste, Kanerien Ar Goëlo a décidé de chanter plutôt que de se caler devant le petit écran pour subir Drucker.
Tu dis, Clelia?
Ah, oui, ils tanguent, la mer est agitée aujourd'hui.
Un traditionnel irlandais et une allégorie décrivant la situation actuelle de la Bretagne, Marie-Angélique, une marquise vénitienne, en vedette, puis un texte de Job An Irien pendant lequel tu surprends les ronflements d'un brave individu assis derrière toi et enfin un duo aux accents rock moyenâgeux, clôturent ce concert propice au recueillement.
Quoi, Clelia?
C'est pas bien de se moquer, ils n'étaient que quelques uns à chanter faux.
Christiane?
J'ai noté un manque de fluidité
Le maire: heureusement que j'étais à une kermesse aux moules!
Mesdasmes et Messieurs, nous quémandons une obole pour enregistrer notre prochain CD.
Un panier circule!
Quelques accessoires sont installés face au crucifix avant le second récital du jour, celui de la troupe de Valérie Rio.
La mezzo-soprano, professeur de chant à Lamballe, jouit d'une excellente réputation dans l'univers lyrique hexagonal, son nom est associé à une série d'ensembles pas bidon: Accentus, Les Arts Florissants, les Goûts Réunis...sans oublier ses apparitions à l'Opéra ou en récital, accompagnée, par exemple, par la guitare de Sébastien Lemarchand.
La séduisante musicienne introduit Murielle Védrine, pianiste/organiste, qui accompagnera l'imposant baryton Alain Rouxel et quatre charmantes voix féminines, Louise Izem, qui venait de diriger Kanerien ar Goëlo, la toute jeune soprano Antonine Vermotte, un pur talent pourri de classe, Roselyne Théaudin, soprano et Evguénia Simon, une autre chanteuse soprane.
Petite mise en scène galante pour ouvrir les hostilités, les cinq protagonistes brillent pendant 'Due pupille amabili' un extrait des Sei Notturni de Wolfgang Amadeus Mozart, le compositeur qui sera mis à l'honneur pendant ce récital.
Oui, Clelia?
Quelle différence de niveau par rapport à la chorale précédente.
Tu ne peux qu'acquiescer!
Louise en évidence pendant l' ' Agnus Dei' du Salzbourgeois puis ce sont le baryton, armé d'une mandoline médiévale décorative, et Evguénia qui s'attaquent à une frivole ' Canzonnetta' extraite de Don Giovanni suivie par 'La ci darem la mano' issu du même opéra.
Toute l'assistance, ébahie, est sous le charme.
Grosse claque en pleine figure lorsque Antonine amorce en solitaire "Als Luise die Briefe ihres ungetreuen Liebhabers verbrannte".
Roselyne lui succède pour un air de Puccini. ' Omio babbino caro' est issu de 'Gianni Schicchi'.
Le mont Rouxel n'avait pas de flûte à sa disposition, avec l'aide de Roselyne, à laquelle il fait les yeux doux, il amorce ' Pa, Pa, Pa' l'allègre duo de Papageno et Papagena de ' Die Zauberflöte', Evguénia émeut l'assistance par son interprétation magnifique de l'aria 'Ach, ich fühl's, es ist verschwunden '.
Moins tragique sera le 'Sound the trumpet', un anthem duet signé Purcell, sung by Antonine et Louise, l'orgue prenant de soyeuses tonalités de clavecin.
En français, une des rares oeuvres vocales de Gabriel Fauré, ' Puisqu'ici-bas toute âme' au texte signé Victor Hugo.
La troupe au garde-à-vous, cet instant martial annonce une nouvelle mélodie extraite des Sei Notturni de Mozart.
Intermezzo comique, Roselyne, transformée en soubrette, vient épousseter l'auguste crâne d'un spectateur amorphe pour ensuite relayer le baryton qui avait entonné le futile ' Se a caso Madama la notte ti chiama' le duo que Suzanne et Figaro échangent durant 'Le Nozze de Figaro'.
Antonine tiendra le rôle de Chérubin, logique, ' Non so piu cosa son'.
L'aubade prend fin en quintette, un dernier air issu des Sei Notturni, ' Più non si trovano'.
Tel un seul homme, tous les paroissiens se sont levés pour applaudir l'incroyable performance.
Un rappel avec la complicité du chef, Valérie Rio, on quitte les grands classiques pour une version chaude de 'S Wonderful' de Gershwin.
Brillant.
Le dessert!
La chorale et les artistes lyriques réunis entament une berceuse liturgique suivie par le fougueux 'Bro Goz Ma Zadou', l'hymne de la Bretagne!
dimanche 13 mars 2016
Lior Shoov - BUFFLE ! au centre culturel de La Ville Robert - Pordic ( 22), le 12 mars 2016
Lior Shoov - BUFFLE ! au centre culturel de La Ville Robert - Pordic ( 22), le 12 mars 2016
Un double plateau, baptisé Les Cousins Zinzins, au centre culturel de La Ville Robert, un superbe ensemble installé dans une ancienne ferme non loin de l'église de Pordic: Lior Shoov et BUFFLE !
Les portes de la salle s'ouvrent à 20:30', après une courte introduction de Marie Casagranda, chargée de production au centre culturel, le public attend l'arrivée en scène de l'artiste israélienne, Lior Shoov, qui avait fait un tabac au Printemps de Bourges 2015.
On s'attend à la voir surgir des coulisses pour s'installer sur le siège, entouré d'un arsenal d'instruments insolites, on s'est mépris, l'étrange oiseau se manifeste en descendant les marches qui la mènent vers la fosse. Tout en s'accompagnant d'un lamellophone aux sonorités noires, elle a entamé une rengaine enfantine, exotique, intitulée ' Comment ça commence'.
Toujours avide de rapprochements, ton cerveau avance CocoRosie, Témé Tan ou tUnE-yArDs, d'autres musiciens atypiques maniant l'art du décalage à la perfection.
Une chose est certaine, cette apparition, à la fois poétique et rocambolesque, à l'accent suave, a réussi dès l'entame à hameçonner toute l'assistance et elle ne compte pas casser sa ligne pour perdre le poisson.
Elle s'assied, accroche un tambourin au pied droit, pour proposer la suivante en s'aidant du même kalimba, elle chantonne... j'ai jamais écrit des chansons d'amour...pour passer à l'anglais ' Caress my skin'. Quand elle en a marre des sonorités discrètes des lames pincées, elle tabasse le bois pour rythmer sa mélodie, tout paraît si simple, improvisé, mais cette nana sait ce qu'elle veut!
Elle saisit un ukulele, se présente, je m'appelle Lior, ça veut dire lumière, je viens d'Israel, puis entame, en onomatopées, un scat virant autobiographie musicale.
Surprenant et drôle.
Parenthèse, elle joue sans playlist, n'a pas encore enregistré d'EP ou d'albums ( c'est prévu en 216), don,c pour les titres on travaille au pif!
Alignement de clochettes multicolores à ses pieds, elle les secoue, chantonne, puis se tape une séance musclée de body beating. Viens avec moi nous propose le funambule, on n'ose pas, pour finir la rengaine, elle tente d'apprivoiser un papillon perdu.
Tu souris, comme toute la salle, tu es sous le charme et tu es prêt à la suivre lorsqu'elle propose 'Take me on a ride' d'une voix cassée.
Après avoir manié le fragile ukulele, elle choisit le charango, don't worry for me, je m'en vais, ne t'en fais pas, puis elle entame une danse décharnée, ce polichinelle manié par des mains maladroites émeut et séduit.
Elle n'a pas encore utilisé tout son attirail, c'est quoi ce truc, un wok, une calebasse?
Non un hang, sorte de steel pan suisse, un nouvel instant magique que cette mélopée africaine.
Lior demeure imprévisible, elle envoie les clochettes balader d'un coup de pied bien senti, attrape un jouet de gosse produisant les sons des animaux de la ferme: volaille, vaches, cataclop, cataclop, matous, éléphants passent la revue, comme tous les gosses, elle abandonne bien vite la babiole, se coiffe d'une casquette en peau de lapin-nain et entame un rap casse -gueule et joyeusement bordélique.
Une cover second degré de Emilia' Big big world' achève l' improvisation.
Elle fixe l'assistance, eh, toi, tu peux venir, donne-moi la main, c'est gênant, hein, tu t'appelles comment?
Christophe.
OK, on va jongler, t'as mangé quoi, Christophe?
Un sandwich, d'accord, t'habites où, chez ta maman, tu boudes , moi, je chante et le public l'accompagne.
Calvaire terminé pour le malheureux et nouvelle rengaine interprétée à l'aide du kalimba, 'Chante de là où tu es', suivie d'un hymne pour la paix, elle n'oublie pas qu'elle est Israélienne, ' Call for light'.
La femme orchestre a plus d'un tour dans son sac, elle murmure... je fais du vent devant vous ...et joint l'acte à la parole en faisant tournoyer de plus en plus rapidement un engin battant l'air.
Le public n'a pas encore tout vu, le clown arbore une peluche pouet-pouet, quand je l'ai achetée à Tel-Aviv, la vendeuse m'a regardée bizarrement comme si j'étais zinzin.
Certains évoquent Camille, c'est pas idiot.
Un regard vers l'ingé-son, il me reste sept minutes, que vais-je faire... regarder les grains de poussière voleter autour de moi, improviser un slam existentiel, me tricoter des chaussettes?
Encore trois minutes, il faut avouer qu'en fait vous êtes des cobayes dans mon laboratoire, bon, une chanson au ukulele, le tendre 'Nage dans les nuages' où grenouille rime avec ça broule, suivie par un improbable exercice en maniant un sac en plastique, tour à tour caressé, chiffonné, maltraité avant de lui glisser des mots tendres et de s'éclipser en douce.
La salle l'acclame, elle revient pour un dernier morceau interprété en hébreu avant de nous quitter définitivement.
Et la lumière fut!
Le public est prié de quitter le théâtre pour la mise en place du spectacle de Buffle.
Des consommations sont disponibles dans le hall d'entrée, après dix minutes, apparition inopinée d'un ange déchu, ventru et velu, traînant à sa suite un lot de casseroles usagées. La créature céleste, messager divin, nous introduit le numéro qui va suivre...ça promet!
22:35' retour en salle, sur scène: un piano, un orgue, un set de batterie, une guitare. Il suffit d'attendre l'arrivée, imminente, du bovidé tricéphale, c à d, Pierre Dodet ( chant, orgue, batterie, monologues, improvisations, peuplier amateur) , Xavier Machault ( chant, monologues, improvisations, guitare) et Roberto Negro ( piano, chant, monologues, improvisations).
Le spectacle ( inclassable) est bien rôdé, il est passé à Avignon l'été dernier.
Entrée en matière fracassante, Dodet, guère dodu, se prend une pelle et se casse la gueule pour atterrir sur l'orgue, il a laissé échapper les partitions qui aboutissent aux pieds du premier rang. Les catastrophes se succèdent sur le podium, on est loin du concept concert, on nage dans le royaume de l'absurde où musique, théâtre, performance, cirque, cabaret se mélangent.
Damen und Herren, attendez-vous à être déconcertés!
Le premier tableau s'achève, un des protagonistes nous sort une carte, datant de 1923, montrant la botte, fasciste en ces temps, d'après ce farfelu l'antiquité représente l'Ecosse.
Ce préambule sert de prétexte pour nous narrer la vie de Lisbeth et Samuel Becker, un cousin éloigné du très cartésien Godot.
Après ce tragique récit, les spectateurs éberlués ont droit à un numéro digne des Frères Jacques, sans les justaucorps, collants, moustaches et gibus.
Deux ou trois individus, déboussolés, quittent la salle.
Voici l'histoire d'un peuplier vieux de 113 ans.
Admirons les talents du pianiste et la drôlerie de ses compères.
Après le coq, voici l'âne et, comme le karbeau avait été mis au courant de la présence d'un compatriote de manneken-pis dans l'assistance, il nous chante l'homme sur le quai, un grand moment de poésie ferroviaire, basé sur le tableau d'affichage indiquant l'arrivée et le départ des trains: 16:32 Liège Guillemins/ 16:36 Oudenaarde/ 16:41 Bertrix/ 16:44 Bruxelles Centrale/ 17:01 Knokke Mazout....
Fabuleux!
Changement de ton, sur fond de rondo fou, on a droit à une prophétie sombre suivie par un texte romantique ayant fort plu à Lamartine.
Pardon, madame?
Ah, d'accord, vous, c'était Josiane!
Voici le peuplier, comme les locomotives de la SNCB, il s'est pointé tardivement, pas grave on lui propose de chanter un doo-wop intellectuel.
Si on leur envoyait quelque chose de tendre?
Tu parles, Charles, un rock lourd et viril auquel succède un chant de marin déprimé et déprimant.
Retour de l'ange et de ses casseroles, il a emmené ses copains, tous trois entament un air angélico-rabelaisien qui a tellement plus à Dieu que celui-ci a décidé de créer les boulettes!
Fin se lit sur l'écran.
Les anges rejoignent Vanessa, restée là-haut!
Rappel, a capella, Tom Waits ' Rains on me' ... n'oubliez pas d'arroser vos plantes!
Lior?
Buffle, c'est mieux que l'opéra bouffe!
Un double plateau, baptisé Les Cousins Zinzins, au centre culturel de La Ville Robert, un superbe ensemble installé dans une ancienne ferme non loin de l'église de Pordic: Lior Shoov et BUFFLE !
Les portes de la salle s'ouvrent à 20:30', après une courte introduction de Marie Casagranda, chargée de production au centre culturel, le public attend l'arrivée en scène de l'artiste israélienne, Lior Shoov, qui avait fait un tabac au Printemps de Bourges 2015.
On s'attend à la voir surgir des coulisses pour s'installer sur le siège, entouré d'un arsenal d'instruments insolites, on s'est mépris, l'étrange oiseau se manifeste en descendant les marches qui la mènent vers la fosse. Tout en s'accompagnant d'un lamellophone aux sonorités noires, elle a entamé une rengaine enfantine, exotique, intitulée ' Comment ça commence'.
Toujours avide de rapprochements, ton cerveau avance CocoRosie, Témé Tan ou tUnE-yArDs, d'autres musiciens atypiques maniant l'art du décalage à la perfection.
Une chose est certaine, cette apparition, à la fois poétique et rocambolesque, à l'accent suave, a réussi dès l'entame à hameçonner toute l'assistance et elle ne compte pas casser sa ligne pour perdre le poisson.
Elle s'assied, accroche un tambourin au pied droit, pour proposer la suivante en s'aidant du même kalimba, elle chantonne... j'ai jamais écrit des chansons d'amour...pour passer à l'anglais ' Caress my skin'. Quand elle en a marre des sonorités discrètes des lames pincées, elle tabasse le bois pour rythmer sa mélodie, tout paraît si simple, improvisé, mais cette nana sait ce qu'elle veut!
Elle saisit un ukulele, se présente, je m'appelle Lior, ça veut dire lumière, je viens d'Israel, puis entame, en onomatopées, un scat virant autobiographie musicale.
Surprenant et drôle.
Parenthèse, elle joue sans playlist, n'a pas encore enregistré d'EP ou d'albums ( c'est prévu en 216), don,c pour les titres on travaille au pif!
Alignement de clochettes multicolores à ses pieds, elle les secoue, chantonne, puis se tape une séance musclée de body beating. Viens avec moi nous propose le funambule, on n'ose pas, pour finir la rengaine, elle tente d'apprivoiser un papillon perdu.
Tu souris, comme toute la salle, tu es sous le charme et tu es prêt à la suivre lorsqu'elle propose 'Take me on a ride' d'une voix cassée.
Après avoir manié le fragile ukulele, elle choisit le charango, don't worry for me, je m'en vais, ne t'en fais pas, puis elle entame une danse décharnée, ce polichinelle manié par des mains maladroites émeut et séduit.
Elle n'a pas encore utilisé tout son attirail, c'est quoi ce truc, un wok, une calebasse?
Non un hang, sorte de steel pan suisse, un nouvel instant magique que cette mélopée africaine.
Lior demeure imprévisible, elle envoie les clochettes balader d'un coup de pied bien senti, attrape un jouet de gosse produisant les sons des animaux de la ferme: volaille, vaches, cataclop, cataclop, matous, éléphants passent la revue, comme tous les gosses, elle abandonne bien vite la babiole, se coiffe d'une casquette en peau de lapin-nain et entame un rap casse -gueule et joyeusement bordélique.
Une cover second degré de Emilia' Big big world' achève l' improvisation.
Elle fixe l'assistance, eh, toi, tu peux venir, donne-moi la main, c'est gênant, hein, tu t'appelles comment?
Christophe.
OK, on va jongler, t'as mangé quoi, Christophe?
Un sandwich, d'accord, t'habites où, chez ta maman, tu boudes , moi, je chante et le public l'accompagne.
Calvaire terminé pour le malheureux et nouvelle rengaine interprétée à l'aide du kalimba, 'Chante de là où tu es', suivie d'un hymne pour la paix, elle n'oublie pas qu'elle est Israélienne, ' Call for light'.
La femme orchestre a plus d'un tour dans son sac, elle murmure... je fais du vent devant vous ...et joint l'acte à la parole en faisant tournoyer de plus en plus rapidement un engin battant l'air.
Le public n'a pas encore tout vu, le clown arbore une peluche pouet-pouet, quand je l'ai achetée à Tel-Aviv, la vendeuse m'a regardée bizarrement comme si j'étais zinzin.
Certains évoquent Camille, c'est pas idiot.
Un regard vers l'ingé-son, il me reste sept minutes, que vais-je faire... regarder les grains de poussière voleter autour de moi, improviser un slam existentiel, me tricoter des chaussettes?
Encore trois minutes, il faut avouer qu'en fait vous êtes des cobayes dans mon laboratoire, bon, une chanson au ukulele, le tendre 'Nage dans les nuages' où grenouille rime avec ça broule, suivie par un improbable exercice en maniant un sac en plastique, tour à tour caressé, chiffonné, maltraité avant de lui glisser des mots tendres et de s'éclipser en douce.
La salle l'acclame, elle revient pour un dernier morceau interprété en hébreu avant de nous quitter définitivement.
Et la lumière fut!
Le public est prié de quitter le théâtre pour la mise en place du spectacle de Buffle.
Des consommations sont disponibles dans le hall d'entrée, après dix minutes, apparition inopinée d'un ange déchu, ventru et velu, traînant à sa suite un lot de casseroles usagées. La créature céleste, messager divin, nous introduit le numéro qui va suivre...ça promet!
22:35' retour en salle, sur scène: un piano, un orgue, un set de batterie, une guitare. Il suffit d'attendre l'arrivée, imminente, du bovidé tricéphale, c à d, Pierre Dodet ( chant, orgue, batterie, monologues, improvisations, peuplier amateur) , Xavier Machault ( chant, monologues, improvisations, guitare) et Roberto Negro ( piano, chant, monologues, improvisations).
Le spectacle ( inclassable) est bien rôdé, il est passé à Avignon l'été dernier.
Entrée en matière fracassante, Dodet, guère dodu, se prend une pelle et se casse la gueule pour atterrir sur l'orgue, il a laissé échapper les partitions qui aboutissent aux pieds du premier rang. Les catastrophes se succèdent sur le podium, on est loin du concept concert, on nage dans le royaume de l'absurde où musique, théâtre, performance, cirque, cabaret se mélangent.
Damen und Herren, attendez-vous à être déconcertés!
Le premier tableau s'achève, un des protagonistes nous sort une carte, datant de 1923, montrant la botte, fasciste en ces temps, d'après ce farfelu l'antiquité représente l'Ecosse.
Ce préambule sert de prétexte pour nous narrer la vie de Lisbeth et Samuel Becker, un cousin éloigné du très cartésien Godot.
Après ce tragique récit, les spectateurs éberlués ont droit à un numéro digne des Frères Jacques, sans les justaucorps, collants, moustaches et gibus.
Deux ou trois individus, déboussolés, quittent la salle.
Voici l'histoire d'un peuplier vieux de 113 ans.
Admirons les talents du pianiste et la drôlerie de ses compères.
Après le coq, voici l'âne et, comme le karbeau avait été mis au courant de la présence d'un compatriote de manneken-pis dans l'assistance, il nous chante l'homme sur le quai, un grand moment de poésie ferroviaire, basé sur le tableau d'affichage indiquant l'arrivée et le départ des trains: 16:32 Liège Guillemins/ 16:36 Oudenaarde/ 16:41 Bertrix/ 16:44 Bruxelles Centrale/ 17:01 Knokke Mazout....
Fabuleux!
Changement de ton, sur fond de rondo fou, on a droit à une prophétie sombre suivie par un texte romantique ayant fort plu à Lamartine.
Pardon, madame?
Ah, d'accord, vous, c'était Josiane!
Voici le peuplier, comme les locomotives de la SNCB, il s'est pointé tardivement, pas grave on lui propose de chanter un doo-wop intellectuel.
Si on leur envoyait quelque chose de tendre?
Tu parles, Charles, un rock lourd et viril auquel succède un chant de marin déprimé et déprimant.
Retour de l'ange et de ses casseroles, il a emmené ses copains, tous trois entament un air angélico-rabelaisien qui a tellement plus à Dieu que celui-ci a décidé de créer les boulettes!
Fin se lit sur l'écran.
Les anges rejoignent Vanessa, restée là-haut!
Rappel, a capella, Tom Waits ' Rains on me' ... n'oubliez pas d'arroser vos plantes!
Lior?
Buffle, c'est mieux que l'opéra bouffe!
samedi 12 mars 2016
Les gLoP au V and B SAINT-BRIEUC, Langueux, le 11 mars 2016
Les gLoP au V and B SAINT BRIEUC, Langueux, le 11 mars 2016
Des V and B, tu en trouves dans tous les coins de l'hexagone. Depuis la naissance du concept en 2001, la chaîne a ouvert plus de 100 succursales et ça marche à tout casser. Jeunes et moins jeunes s'y retrouvent pour déguster bière, vin ou alcool, 300 marques de bière, des vins de toutes provenances, un choix de 200 spiritueux et des jus pour Bob, pas étonnant qu'un vendredi soir à 18h, le magasin de Saint-Brieuc ( Langueux, en fait) soit blindé.
La bière coule à grands flots, saucissons, terrines et autres en cas permettent de faire baisser le taux d'alcoolémie, un hic mineur, tu fais la file au bar pour passer commande.
Autre spécialité de la chaîne, l'organisation d'apéro-concerts en after-work, si 89% de la clientèle s'en tape, pour eux les musiciens constituent un agréable bruit de fond à leurs palabres de fin de semaine, les autres sont ravis de pouvoir assister, sans bourse délier, à une séance musicale avant le dîner.
Au programme de la soirée: Les gLoP!
Les quoi?
Glop.
Pifou est content: glop, glop... pas glop, si ça ne lui plaît pas!
Les Glop naissent du côté de Toulouse avant l'instauration de la monnaie européenne unique, Dom, Dominique Pelletier, guitares et compos et Christel Jaschinski (Chris), chant, décident d'unir leurs efforts sous le label Glob Compagnie.
Un album auto-produit, la tournée des bars, la formation d'un groupe avec basse et batterie, retour à la formule duo, d'autres enregistrements, un passage à l'état civil pour modifier le nom de baptême, bref ça fait un bail que le couple est sur la route.
Il y a deux jours c'était Poitiers, ce soir les Côtes d'Armor, puis la Sarthe avant de remettre le cap vers le Sud.
Dur, dur, la vie de saltimbanque!
A 18:30' , ils prennent position au fond de la boutique pour entamer leur show dans un brouhaha qui n'aurait guère plu à Jésus-Christ, tu sais le gars qui chassa les vendeurs du temple.
Quelques effets noisy à la guitare, la boîte à rythmes est lancée, après cette intro musclée, la voix de Chris se greffe sur les accords de son compagnon, 'J'élimine' éveille en toi des souvenirs de Muriel Moreno, pas que le physique de la frêle et mignonne Christel soit comparable à celui de la pulpeuse voix de Niagara, mais le timbre t'y fait penser.
Excellente entrée en matière, non applaudie par les buveurs/causeurs.
Qu'à cela ne tienne, Etienne, continuons:... toujours sur leur EP 'La suite' voici le morceau 'Impatiente' son background funky et ses riffs qui écorchent.
Aucune réaction à ta table, ni au comptoir qui se soucie par contre de l'avenir de Guingamp, de la loi El Khomri, du fossoyeur/voleur de Lanvollon, de l'interdiction de la récolte d'huîtres à Paimpol et de l'aménagement du giratoire de la rue Monge.
Un air poppy pour les filles, 'Une reine', précède une première reprise, 'C'est un animal' un titre que tu peux entendre sur le premier album de Bijou.
Oui, les Mods du Sud-Ouest avec lesquels Serge Gainsbourg a joué il y y a belle lurette.
Le public reste amorphe, on a l'impression de jouer tout seuls comme lors d'une répète, constate le groupe amèrement.
Les salves French rock se succèdent: le rugissant 'Je cours', 'Faut rêver' ( très De Palmas) joué à l'acoustique, afin de calmer nos nerfs, 'Rentrer chez soi ' ( dans une maison vide, déprime assurée, c'est fatal), le cinglant ' De page en larmes', 'La Route' aux saveurs Johnny Thunders et puis 'Si tu étais là' qui te rappelle la brillante Valérie Lagrange.
Disto et fuzz décorent ce titre qui accroche.
'Enfermée dehors' a été écrit par une copine, un soir de déprime et d'excès.
Seconde reprise, les Rita Mitsouko, 'C'est comme ça'.
Oh, ça je connais, mon bébé,, glisse l'ardente Arlette à son mec.
'Sauve-toi' met un terme au premier set.
Une allemande blonde, svp, oui, mettez la pression!
C'est reparti, euh, Saint-Brieuc, on a gardé le même nom, voici un morceau d'un autre clebs, non, Gaston, pas Mirza, Dolly, 'Je ne veux pas rester sage' suivi par 'En travaux' avant de s'attaquer aux 'Cactus' de Dutronc.
A sad one, pensez à vous payer un verre, ' Petite fille' avant la pépite funky 'Il fait froid dehors' .
'La rivière' est bien plus rock que 'The River' du Boss tandis que 'Cicatrices au réveil' joue la carte nuits agitées.
Dom ramasse l'acoustique, saisit un harmonica et amorce 'Fières chimères' pour ceux qui se sont faits piéger par le miroir aux alouettes.
Il est 20:30', personne n'a entendu la cloche annonçant la possibilité de commander un dernier verre avant la fermeture, les Glop achèvent leur show par 'Ton amour silencieux' et le morceau le plus groovy de la soirée, ' Mots de tête', d'influence Serge Gainsbourg.
Les Glop, un groupe attachant qu'il faudrait revoir dans de meilleures conditions!
Des V and B, tu en trouves dans tous les coins de l'hexagone. Depuis la naissance du concept en 2001, la chaîne a ouvert plus de 100 succursales et ça marche à tout casser. Jeunes et moins jeunes s'y retrouvent pour déguster bière, vin ou alcool, 300 marques de bière, des vins de toutes provenances, un choix de 200 spiritueux et des jus pour Bob, pas étonnant qu'un vendredi soir à 18h, le magasin de Saint-Brieuc ( Langueux, en fait) soit blindé.
La bière coule à grands flots, saucissons, terrines et autres en cas permettent de faire baisser le taux d'alcoolémie, un hic mineur, tu fais la file au bar pour passer commande.
Autre spécialité de la chaîne, l'organisation d'apéro-concerts en after-work, si 89% de la clientèle s'en tape, pour eux les musiciens constituent un agréable bruit de fond à leurs palabres de fin de semaine, les autres sont ravis de pouvoir assister, sans bourse délier, à une séance musicale avant le dîner.
Au programme de la soirée: Les gLoP!
Les quoi?
Glop.
Pifou est content: glop, glop... pas glop, si ça ne lui plaît pas!
Les Glop naissent du côté de Toulouse avant l'instauration de la monnaie européenne unique, Dom, Dominique Pelletier, guitares et compos et Christel Jaschinski (Chris), chant, décident d'unir leurs efforts sous le label Glob Compagnie.
Un album auto-produit, la tournée des bars, la formation d'un groupe avec basse et batterie, retour à la formule duo, d'autres enregistrements, un passage à l'état civil pour modifier le nom de baptême, bref ça fait un bail que le couple est sur la route.
Il y a deux jours c'était Poitiers, ce soir les Côtes d'Armor, puis la Sarthe avant de remettre le cap vers le Sud.
Dur, dur, la vie de saltimbanque!
A 18:30' , ils prennent position au fond de la boutique pour entamer leur show dans un brouhaha qui n'aurait guère plu à Jésus-Christ, tu sais le gars qui chassa les vendeurs du temple.
Quelques effets noisy à la guitare, la boîte à rythmes est lancée, après cette intro musclée, la voix de Chris se greffe sur les accords de son compagnon, 'J'élimine' éveille en toi des souvenirs de Muriel Moreno, pas que le physique de la frêle et mignonne Christel soit comparable à celui de la pulpeuse voix de Niagara, mais le timbre t'y fait penser.
Excellente entrée en matière, non applaudie par les buveurs/causeurs.
Qu'à cela ne tienne, Etienne, continuons:... toujours sur leur EP 'La suite' voici le morceau 'Impatiente' son background funky et ses riffs qui écorchent.
Aucune réaction à ta table, ni au comptoir qui se soucie par contre de l'avenir de Guingamp, de la loi El Khomri, du fossoyeur/voleur de Lanvollon, de l'interdiction de la récolte d'huîtres à Paimpol et de l'aménagement du giratoire de la rue Monge.
Un air poppy pour les filles, 'Une reine', précède une première reprise, 'C'est un animal' un titre que tu peux entendre sur le premier album de Bijou.
Oui, les Mods du Sud-Ouest avec lesquels Serge Gainsbourg a joué il y y a belle lurette.
Le public reste amorphe, on a l'impression de jouer tout seuls comme lors d'une répète, constate le groupe amèrement.
Les salves French rock se succèdent: le rugissant 'Je cours', 'Faut rêver' ( très De Palmas) joué à l'acoustique, afin de calmer nos nerfs, 'Rentrer chez soi ' ( dans une maison vide, déprime assurée, c'est fatal), le cinglant ' De page en larmes', 'La Route' aux saveurs Johnny Thunders et puis 'Si tu étais là' qui te rappelle la brillante Valérie Lagrange.
Disto et fuzz décorent ce titre qui accroche.
'Enfermée dehors' a été écrit par une copine, un soir de déprime et d'excès.
Seconde reprise, les Rita Mitsouko, 'C'est comme ça'.
Oh, ça je connais, mon bébé,, glisse l'ardente Arlette à son mec.
'Sauve-toi' met un terme au premier set.
Une allemande blonde, svp, oui, mettez la pression!
C'est reparti, euh, Saint-Brieuc, on a gardé le même nom, voici un morceau d'un autre clebs, non, Gaston, pas Mirza, Dolly, 'Je ne veux pas rester sage' suivi par 'En travaux' avant de s'attaquer aux 'Cactus' de Dutronc.
A sad one, pensez à vous payer un verre, ' Petite fille' avant la pépite funky 'Il fait froid dehors' .
'La rivière' est bien plus rock que 'The River' du Boss tandis que 'Cicatrices au réveil' joue la carte nuits agitées.
Dom ramasse l'acoustique, saisit un harmonica et amorce 'Fières chimères' pour ceux qui se sont faits piéger par le miroir aux alouettes.
Il est 20:30', personne n'a entendu la cloche annonçant la possibilité de commander un dernier verre avant la fermeture, les Glop achèvent leur show par 'Ton amour silencieux' et le morceau le plus groovy de la soirée, ' Mots de tête', d'influence Serge Gainsbourg.
Les Glop, un groupe attachant qu'il faudrait revoir dans de meilleures conditions!
Une série noire infernale: Naná Vasconcelos, Ray Griff, Gogi Grant, Ernestine Anderson et Keith Emerson
Brazilian Percussionist Naná Vasconcelos Dies at 71 titrait il y a quelques jours le magazine Jazz Times.
Celui qui a collaboré avec une masse de grands noms ( B.B. King, Talking Heads, Jean Luc-Ponty, Pat Metheny, Don Cherry, Jan Garbarek, Egberto Gismonti, Gato Barbieri, Milton Nascimento etc...) est décédé le 9 mars d'un cancer des poumons
Sa discographie en tant que leader compte plus de 20 albums, as a contributor he worked on more than 100 records
A son palmarès: huit Grammy Awards et nommé sept fois d'affilée comme meilleur percussionniste de l'année par le Down Beat Critics Pole.
Le singer/songwriter canadien Ray Griff avait aligné plusieurs singles dans les country charts canadiens dont 'If I let her come in' qui s'est installé à la première place en 1976.
Auteur prolifique il a écrit plus de 2000 titres pas tous enregistrés, il a sorti une vingtaine d'albums.
Quelques grands noms ont repris certaines de ses compositions dont Jerry Lee Lewis ou Dolly Parton.
Son histoire a pris fin ce 9 mars, il est décédé d'une pneumonie.
Myrtle Audrey Arinsberg a choisi le nom de Gogi Grant pour faire carrière.
Cette chanteuse populaire restera dans les mémoires pour son interprétation de "The Wayward Wind".
Elle a continué à se produire sur scène jusqu'en 2013, elle se tapait 89 ans à l'époque.
Ce 10 mars, son fils annonçait son décès.
La chanteuse de jazz et de blues Ernestine Anderson nous a également quittés le 10 mars.
Celle qu'on comparait souvent à Bessie Smith laisse une discographie riche d'une trentaine d'albums.
Elle peut se taguer d'avoir été nominée quatre fois pour un Grammy Award et d'avoir foulé les scènes des plus grands festivals de jazz.
Quincy Jones en parlant de sa voix la qualifiait de "the sound of honey at dusk".
Mort tragique d'un des plus grands claviéristes rock, Keith Emerson se serait suicidé.
Keith Emerson souffrait de dépression depuis qu'il se savait atteint d'une maladie dégénérative qui l'empêchait de jouer du piano.
Keith Emerson... c'était le formidable The Nice, cinq albums qui ont marqué l'histoire du rock.
C'était: ELP (Emerson Lake and Palmer), un des premiers supergroupes de rock progressif qui a sorti plusieurs disques incontournables.
Keith Emerson: c'était un as de l'orgue Hammond, c'était un des premiers à avoir utilisé le Moog, c'était une présence scénique incroyable, on se rappellera toujours sa manière d'achever son orgue en lui lançant des poignards...
En un mot Keith Emerson, c'était un génie!
Celui qui a collaboré avec une masse de grands noms ( B.B. King, Talking Heads, Jean Luc-Ponty, Pat Metheny, Don Cherry, Jan Garbarek, Egberto Gismonti, Gato Barbieri, Milton Nascimento etc...) est décédé le 9 mars d'un cancer des poumons
Sa discographie en tant que leader compte plus de 20 albums, as a contributor he worked on more than 100 records
A son palmarès: huit Grammy Awards et nommé sept fois d'affilée comme meilleur percussionniste de l'année par le Down Beat Critics Pole.
Le singer/songwriter canadien Ray Griff avait aligné plusieurs singles dans les country charts canadiens dont 'If I let her come in' qui s'est installé à la première place en 1976.
Auteur prolifique il a écrit plus de 2000 titres pas tous enregistrés, il a sorti une vingtaine d'albums.
Quelques grands noms ont repris certaines de ses compositions dont Jerry Lee Lewis ou Dolly Parton.
Son histoire a pris fin ce 9 mars, il est décédé d'une pneumonie.
Myrtle Audrey Arinsberg a choisi le nom de Gogi Grant pour faire carrière.
Cette chanteuse populaire restera dans les mémoires pour son interprétation de "The Wayward Wind".
Elle a continué à se produire sur scène jusqu'en 2013, elle se tapait 89 ans à l'époque.
Ce 10 mars, son fils annonçait son décès.
La chanteuse de jazz et de blues Ernestine Anderson nous a également quittés le 10 mars.
Celle qu'on comparait souvent à Bessie Smith laisse une discographie riche d'une trentaine d'albums.
Elle peut se taguer d'avoir été nominée quatre fois pour un Grammy Award et d'avoir foulé les scènes des plus grands festivals de jazz.
Quincy Jones en parlant de sa voix la qualifiait de "the sound of honey at dusk".
Mort tragique d'un des plus grands claviéristes rock, Keith Emerson se serait suicidé.
Keith Emerson souffrait de dépression depuis qu'il se savait atteint d'une maladie dégénérative qui l'empêchait de jouer du piano.
Keith Emerson... c'était le formidable The Nice, cinq albums qui ont marqué l'histoire du rock.
C'était: ELP (Emerson Lake and Palmer), un des premiers supergroupes de rock progressif qui a sorti plusieurs disques incontournables.
Keith Emerson: c'était un as de l'orgue Hammond, c'était un des premiers à avoir utilisé le Moog, c'était une présence scénique incroyable, on se rappellera toujours sa manière d'achever son orgue en lui lançant des poignards...
En un mot Keith Emerson, c'était un génie!
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