jeudi 5 novembre 2015

Fake The Effort - EP Fake The Effort

Fake The Effort - EP Fake The Effort!

Fais un effort d'imagination, vaut-il mieux faire un effort ou feindre un effort?
La réponse vient d'Opwijk, le band Fake the Effort vient de pondre un second EP, baptisé sans trop se creuser les méninges: Fake the Effort.
Le précédent, 'No time to explain.... Hop on!' venait à peine de fêter un premier anniversaire.

Tu veux des noms!
T'es servi:  Bart Van Weyenberg ( Guitar - vocals) -  Joren Van Damme ( Drums) - Filip Lemberechts ( Bass). 
Oui, trois membres, tu songes immédiatement à un power trio, tu n'as pas tort!
Le groupe a déjà foulé pas mal de podiums, le 16 octobre dernier il a participé, à l'Os à Moelle,  au premier round d'Emergenza 2016!

Le quatre titres démarre avec la plage ' Vicodin'.
Un analgésique délivré sur ordonnance, Dr House le recommande si tu tiens à te sentir euphorique.
Un timbre vocal puissant, une basse lourde te rappelant la grande époque de Blue Cheer reprenant le 'Summertime Blues' d'Eddie Cochran.
 Une excellente entrée en matière.
Tu vas aimer si James Gang, Rush, Cream, les Belges de Drive Like Maria ou Silverchair,  e.a.,  font partie de tes groupes favoris. 

Tu montes, baby, un petit tour en ville, ça te dit?
'Ride To The City' ressemble furieusement à certains titres des Scabs, ce n'est pas un reproche!
Le moteur a été révisé, la machine tourne rond, on va faire un malheur sur les boulevards!
Pas étonnant que le groupe cite Triggerfinger ou les Black Keys comme modèles!

Elle est comment la nana?
'Sassy'.
Comme on les aime, ça tombe bien!
Ces gamins font preuve d'un bel enthousiasme, ça doit déménager sur un podium.

La dernière a été baptisée ' Alcohol and bad decisions'
Une étude approfondie à propos de  l'alcool and its impact on the brain.
A quoi tu penses?
Ben, au plus tu bois, au plus tu prends des risques!
Un exemple, tu oublies de recouvrir ton singe tandis que tu t'amuses avec une madame que tu viens de lever à une soirée très arrosée...
Santé!
Et musicalement?
Un hard viril, sans Viagra!

Bref, on recommande vivement 'Fake The Effort' by  Fake The Effort!

Détail:
Fake the Effort se produit au Rock Classic, lors d'une Soirée Cerise, le 20 novembre!


Ibeyi @ Trinity - Bristol (UK) - November 4 2015

 Ibeyi @ Trinity - Bristol (UK) - November 4 2015

Ibeyi is a French-Cuban musical duo consisting of twin sisters, Lisa-Kaindé Diaz and Naomi Diaz. The duo sings in English and Yoruba, — a Nigerian language their ancestors spoke before being brought to Cuba by the Spanish to be made slaves in the 1700s — though Lisa’s is the lead voice. Naomi plays traditional Cuban percussion instruments cajón and Batá drum, while Lisa also plays piano.
Presented by SJM Concerts
14 + under 16s must be accompanied.
**SOLD OUT**

 Gdhio Oihdg was there...

The Ibeyi sisters both have beautiful voices but ultimately I found them just a little bit dull tonight, too many songs stuck in the same groove and they'd have benefitted from being be a bit more inventive and taking a leaf out FKA Twigs book.
Still, it was a pleasure to hear such wonderful vocals and to see them somewhere so relatively intimate, it was the least regular gig crowd I've been to in aeons and it was the kind of crowd that suggests the big time is imminent (as does "progressing" from the Louis to Trinity in just 9 months).


mercredi 4 novembre 2015

Church of Cash - Thon Music Sessions @The O Bar, Bruxelles- le 3 novembre 2015

 Church of Cash - Thon Music Sessions @The O Bar, Bruxelles- le 3 novembre  2015

Direction Rogier, en plein centre de Bruxelles, pour la session du mardi dans l'élégant lounge bar du Thon Hotel.
Un seul concert ce 3 novembre, le second prévu à 20:30' est occulté because Champions League.
Au menu du jour un Johnny Cash Tribute band venu en droite ligne de Minneapolis:  Church of Cash.
Surfing Airlines Agency leur a déniché près de 30 dates dans nos contrées hospitalières.
La tournée s'achève le 7 novembre ( Deurne), ce soir ils font des heures sup., un concert à l'hôtel et un second à l'Archipel, 2 kilomètres plus loin.

Le monde n'est pas en manque de Johnny Cash tribute bands , rien que chez nous, on te cite  NOT Johnny Cash and the Tennessee Four, A Boy Named Johnny, Cashed Reloaded.. pour en nommer trois, sinon le catalogue en comptabilise plus de 300!
Sur la carte de visite de  Church of Cash:
What  Church of Cash has that no one else can match is their loyalty to the song and the message that Johnny left to all of us...
Le message s'est révélé exact, peu de cinéma, de l'authenticité et surtout la voix incroyable du frontman, un deep baritone, chaud et fort proche de celui de l'original.
Le gars répond au nom de Jay “Jayder” Kalk, il gratte une acoustique, ses acolytes: une madame à la upright bass,  Kellie Nitz, elle assure les choeurs, l'amateur de Duvel, Jonathon TeBeest ( Johnny Becker) , un probable pote des Pine Box Boys, à la lead et some vocals et enfin le petit drummer qu'on suppose être Jumping George Marich, on ne l'a guère vu bondir!

18:10', three men and a lady, all dressed in black, en piste,  70 titres sur trois feuillets aux pieds du chef qui sélectionne selon l'humeur du moment, il décide de débuter avec 'I walk the line' de 1957, choisi comme titre du film biographique de 2005.
On te l'a dit, Kalk n'est pas doté d'une voix en calcaire mais bien d'un baryton profond, le public est ravi, il s'imagine entendre le mari, en secondes noces, de June Carter.
Une perle pour suivre, 'Give my love to Rose', sur  Johnny Cash sings Hank Williams, mais de la plume de Cash.
En duo avec Kellie, la scie 'Jackson' est suivie par le satirique et très cashien 'Mean eyed cat',
ass bitches and their pets, signale un Yankee!
Johnny Cash sang next little song with Waylon Jennings,   'There Ain't No Good Chain Gang', un country rock permettant à la guitare de se défouler.
Honte à toi, tu n'as pas réussi à identifier la plage suivante, suffisamment nerveuse pour voir tes talons battre la mesure.
 Church of Cash a le chic de ne pas se cantonner dans le répertoire le plus connu du man in black.
Un downtempo  pour reprendre son souffle, le sombre  'The long black veil' de Danny Dill et Marijohn Wilkin.
Après toute cette noirceur, Jay nous propose a nice sweet number, 'Time's a wastin' ', Cash and Carter at their best.
Le bar se réjouit avec le classique 'Cry, cry, cry' et le crooner ' Green, green grass of home'.
L'immanquable ' Folsolm prison blues' précède 'I got stripes', un autre classique.
Pas de candidats au line-dancing dans le coin?
Non, pourtant 'Tennessee stud' s'y prêtait bien.
Le nonchalant 'Oh, what a dream'  achève le premier set.

Une bière plus tard, seconde mi-temps, équipe inchangée.

On saute dans le wagon, le 'Rock Island Line' prend de la vitesse, la machine s'emballe, c'était autre chose que le Thalys, ces vieux tortillards!
On se paye un verre in a little cabaret où un gamin  joue comme un dieu, les filles en sont folles?
OK,  'Tennessee Flattop Box';
Vous avez remarqué:  I'm very modest and good-looking, too...
T'es beau comme un camion, Jay, continue, fieu!
Il propose 'Busted' que Johnny a, un jour, chanté avec Ray Charles.
Le premier à avoir intégré les charts avec la country song 'I never picked cotton' était Roy Clark , Cash l'a intégrée  à son répertoire en 1996.
A great tune, suivi par le standard  'The man in black' et le rocker ' Straight a's in love'.
Une visite au 'Home of the blues' s'impose avant de se taper les 'Ghost riders in the sky' .
Wat zeg je, Walter?
Tu préfères la version de Lange Jojo, moi aussi j'aime bien ses choristes!
Aucun doute par contre à propos de 'Big River' de 1958, a major country hit que les Highwaymen (Johnny Cash, Waylon Jennings, Willie Nelson, Kris Kristofferson) avaient incorporé sur leur premier album.
 Pas évident d'accepter une séparation même quand on s'appelle Cash, 'Guess things happen that way'.
Johnny, si t'avais pas quitté ce bas monde en 2003, je t'aurais refilé le bouquin du psychothérapeute David Richo qui affirme que chacun, tôt ou tard, affronte cinq réalités terrestres : l’imprévu, le manque d’amour (ou la déloyauté), la souffrance, l’injustice, l’impermanence et si ça t'aidait pas je t'aurais payé un Bourbon!
 T'as une autre idée, aah, 'Cocaine blues'.
Fais gaffe aux effets secondaires, 99 années au pénitencier, par exemple!
En selle pour 'Highwayman' et le country 'Mama's Don't Let Your Babies Grow Up to Be Cowboys', un n°1 pour Waylon Jennings/Willie Nelson en 1978.
Au petit trop , 'Johnny Yuma', le rebelle who roamed through the West.
Quoi, il est 19:50', on nous attend près de la Bourse, vite,une dernière: 'Ring of Fire'.

La boucle est bouclée, les cowboys emballent leur matos, ils ont  rempli leur contrat, consciencieusement, sans s'énerver, ils promettent de casser la baraque à l'Archipel!












mardi 3 novembre 2015

Olimpia Splendid - Shetahr à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 2 novembre 2015

Olimpia Splendid - Shetahr à l'Ancienne Belgique ( Club) - Bruxelles, le 2 novembre 2015

Une association AB/ KRAAK!
KRAAK sets up concerts and puts out records. We focus on off-stream left field avant-garde and deconstructed pop music.... ne t'attends donc pas à du conventionnel.
Dans la série Yung Sheihks, le collectif gantois invite Olimpia Splendid  et  Shetahr au club de l'Ancienne Belgique.

Pas foule à 20h, le matos de Shetahr est installé dans la fosse, tu jettes un coup d'oeil au papelard gisant près de la batterie: 14 titres, mazette!
 Il faut patienter 20' avant de voir apparaître un trio abracadabrant, une jolie nana, à l'air sérieux, à la guitare, Lotte Beckwé, une casquette s'amusant avec des sticks, Maarten Raskin et une moustache bermuda surexcitée, un probable cousin de  Sacha Baron Cohen, au chant, acrobaties et pitreries diverses: Nick Defour!
Genre: du trash-pop tendance freak show punk, Kraak parle de crap wave!
Avant d'essayer de relater les exploits de la troupe, ne parlons pas de musique, un avertissement: si un jour tu t'avises d'assister à un show de Shetahr, tiens-toi le plus loin possible des protagonistes et don't feed the animals!
' Dive in the pool' entame le combat, comme il n'y avait pas de piscine, le zot plonge à nos pieds, derrière lui Lotte et Maarten balancent un punk rudimentaire.
Tu comprends "We zijn Cheetah", c'est sûrement pas une consommation excessive de chiquitas qui a rendu ce mec  aussi fêlé, pas certain que sa maman soit au courant de toutes les singeries qu'il imagine sur scène, il éructe '20th century' pendant lequel il vient postillonner dans les pavillons d'un gentil jeune homme avant de ruer comme une mule bornée.
Lotte en spoken-word: 'Beans' sans sauce tomate, puis une tranche de Herta rock sans moutarde ' A sausage has 2'.
Deux quoi?
Sais pas, le bermuda a pris des leçons de chant chez Arno, ça se sent!
Bordel, il s'écroule à mes pieds pour rebondir et escalader le comptoir tout en chantant ( euh), ' Woods of Africa' ( 1' 49").
Il pique le jouet de la donzelle et lui refile le micro...danger, danger... quoi, une souris?
'Step by step' est encore plus bref.
Le guignol a récupéré le microphone pour vomir 'Kim Young III' puis ' Dinner'.
Il mange quoi?
Mashed potatoes, je crois, il n'a plus de dents!
Pris d'une inspiration soudaine il se débarrasse de son t-shirt pour dévoiler un torse d'athlète ventripotent, non, Lotte n'a pas fait pareil!
En enfilade 'Neighbour' ( pas retrouvé sur l'album ' a sausage has 2') et 'Fish on a string'.
Un moment d'inattention, la salope te refile un coup de coude puis vient tapoter son micro sur ton crâne.
Godv., toi qui as horreur d'être tripoté, il se trouve une autre victime, bouscule une nana qui s'étale, dans l'assistance un disciple s'essaye au même numéro, ça va dégénérer!
Un slow pour calmer tout le monde: 'Boubi' nous emmène du côté de la muraille de Chine.
Un faux départ avant' Monday working' et les autres jours aussi, le mot de la fin est laissé à Maarten qui quitte son kit pour chanter comme un colibri enroué  ' Tiger on the wall', une plage de 27 secondes.
Les saltimbanques se tirent!

Olimpia Splendid  
 Une courte bio fournie par Forced Exposure: Olimpia Splendid was founded in the summer of 2010 in Finland's capital, Helsinki.
 Out-of-tune guitar-and-vocal music with drum machine loops composed and performed by Heta Bilaletdin, Jonna Karanka, and Katri Sipiläinen;
Les trois nanas, deux guitares, une basse ( Katri Sipilainen dont les traits sont fort proches de Bjork) ont sorti le LP 's/t' pendant l'été et vont en faire la lecture ce soir.

Placée au centre de la scène, Jonna Karanka prend le micro et salue l'assistance: holebi, enfin, c'est ce qu'on a entendu.
Sur les écrans des visuals esthétisants, les filles, graves,  envoient 'Cebe' , du lo-fi noise/guitar rock à haute teneur hypnotique.
Un groove lancinant s'accaparant insidieusement de toutes tes cellules encore intactes.
Une longue intro engage la plage suivante, non reprise sur l'album, la petite Heta vient frotter un clou sur les cordes de sa gratte, toutes les trois, elles tournent le dos au public et lui assènent une mélopée monolithique.
'Jukka- Pekka' mixe blues et psychédélisme, la basse de Katri grince, on la sent à la limite de l'explosion, tandis de sinistres shrieks ornent ce  titre menaçant, il est suivi par le plus musclé 'Häpeän huilut' toujours ponctué par des cris d'hyènes.
Jonna, d'une voix détachée: next one is called  'Käännetty huulipuna'.
Le chant se fait enfantin, le fond sonore demeure crissant.
Déjà la dernière cartouche,  'Kalle kämmenellä' ( plus de sept minutes),  peu de variations par rapport aux précédentes, un jeu minimaliste,  répétitif, des cris hystériques proches des Riot Grrrls des 90's. La potion balancée par les finnoises vient salement lacérer ton cerveau et le pire est que tu en redemandes.
 Le set a pris fin après 30'.

Il faudra patienter quelques minutes avant de les voir quitter les loges pour interpréter' Kl' , une dernière pièce obsédante.





lundi 2 novembre 2015

The Hacienda EP by The Hacienda

The Hacienda EP by The Hacienda

Black Candy Records (IT)

Tracklist:
1. Indian Love
2. Dead Boy
3. She's Mine As The Sun
4. North Pole
 5. Too Late

Recorded at Fish Factory Studios, Dollis Hill, LONDON
Mixed at El Dorado Studios, Seven Sisters, LONDON
Mastered at Trakworx, South San Francisco, CALIFORNIA

Le groupe florentin  The Hacienda, né en 2005, n'a pas choisi sa dénomination par hasard, ne va pas imaginer que l'origine de leur patronyme est  andalouse ou mexicaine, c'est bien le club mythique de Manchester qui justifie leur choix.
Ce ne sont pas Eros Ramazzotti, Umberto Tozzi, Toto Cutugno  ou Andrea Bocelli qui ont poussé Alessandro Gianferrara - Guitar and Vocals/ Gimmy El Helou - Drums/ Andrea Palombi - Bass/ Francesco Perini - Keyboards and Organs et Donato Guitto - Guitar à se lancer dans la musique.
 Leur intérêt va vers la perfide Albion: Oasis ou Beady Eye, les Kooks, les Arctic Monkeys, la Britpop, quoi, mais aussi les plus anciens, les Jam du mod par excellence Paul Weller, The Who The Kinks sont des influences majeures.
 Il fatto di non essere nati in terra d’albione mais à Firenze ne les pas empêcher de s'exprimer en anglais.
Leur disco comptait  à ce jour un EP, sorti en 2009, l'album 'Picking Pennies Off The Floor' en 2011 et  un split EP avec Wemen en 2012.
Cet  octobre un nouvel EP, 'The Hacienda', s'ajoute à la liste.

Le cinq titres débute par 'Indian Love', du psychedelic pop que tu peux rapprocher de Jacco Gardner. et dont l'écoute convient très bien par cette météo été indien.
En dehors de tous les artistes du UK cités précédemment, tu peux ajouter les Electric Prunes ou les Blues Magoos, l'orgue flower power de Francesco Perrini sonne d'ailleurs furieusement années 60.

La même remarque vaut pour le downtempo 'Dead Boy', des vocaux chatoyants, fuzz tones, tremolo and reverb,  un mix délicieusement désuet  de sunshine pop et d'acid pop à la Syd Barrett.

Les guitares exultent sur le nerveux 'She's mine as the sun'.
Un titre, aussi effervescent que le meilleur Asti, que tu peux rapprocher des Stone Roses.

La suivante, 'North Pole' réussirait à faire danser les derniers représentants de l'espèce des ours blancs en voie d'extinction.
L'orgue se taille à nouveau une sérieuse part du gâteau.

L'extended play se termine par 'Too late', le morceau le plus rock de la rondelle.
Un brin de blues, des saveurs boogie, ça déménage salement du côté de l'Arno.

'The Hacienda', un EP que tu peux écouter en boucle sans qu'il ne te lasse.

Un dernier mot: the artwork has been designed by Ian Skelly (The Coral, Serpent Power)!







Lusts + Swimming Girls at Louisiana, Bristol ( UK) - 1st November 2015

Lusts at Louisiana, Bristol  ( UK) - 1st November 2015

Gdhio Oihdg reports

With nods to Echo and the Bunnymen at their poppiest, a little bit of China Crisis and a small dose of Duran Duran at that brief period when they weren't shit, 'Lusts' made for splendid euphoric alternative pop/rock entertainment at the Louis tonight.
 The venue may have only been half full but the kids danced and sung themselves hoarse and you'll be hard pressed to hear any better pop songs this year than 'mouthwash' or 'temptation' (which seems to always be on made in Chelsea, a programme whose crapness is diametrically opposed to its invariably sleek soundtracking).

 And I should also mention it was an impressive curtain raising set from Bath based Swimming Girls as well, though I'd have liked 'em to have had a bit more riff based layering, the nods to Siouxsie were good and I've not seen a band like them since I last saw Les Panties in Bruxelles.

Lusts on soundcloud. 
Swimming Gils on soundcloud

dimanche 1 novembre 2015

We Stood Like Kings : USSR 1926 - Release Party + Support: ENO - Cellule133a - Saint-Gilles, le 31 octobre 2015

  We Stood Like Kings : USSR 1926 - Release Party + Support: ENO - Cellule133a - Saint-Gilles, le 31 octobre 2015

Il y a cinq/six  ans, tu fais la connaissance de Judith Hoorens lors d'une Soirée Cerise, elle faisait partie du projet Pan Spherics, le postrock pratiqué par le groupe avait laissé une excellente impression à tous les auditeurs présents à La Flûte Enchantée.
Pan Spherics avait sorti une demo avant de disparaître.
 Mathieu Waterkeyn et Judith Hoorens se lancent dans une nouvelle aventure aux côtés de Steven Van Isterdael et Colin Delloye: We Stood Like Kings!
Le band dispute la finale du  Kampioenschap van Brussel en 2011 et peu après s'embarque dans une entreprise audacieuse "BERLIN 1927" a live soundtrack to Walther Ruttmann's Die Sinfonie der Großstadt.
Un succès qui demande une suite, ce 30 octobre 2015, une seconde musique basée sur un film muet voit officiellement le jour "USSR 1926" a live soundtrack to Dziga Vertov's A Sixth Part of the World.
Une première live à la Cellule133a, salle complète pour l'occasion.


We Stood Like Kings   a invité le duo suisse ENO pour assurer l'avant-programme.
 ENO (  Ivo Münger - drums, keyboard et  Christian Mikolasek - guitar, keyboard) est originaire de Sankt Gallen et a déjà plusieurs plaques à son actif, toutes disponibles chez Ikarus Records, dernier méfait: 'From The Lower Earth And Ocean' sorti en 2015.
Comme WSLK, le combo suisse s'ébroue dans la sphère postrock, ambient, new age, chillout.
ENO means uncle in Finnish, Christian est d'origine finlandaise, pour ceux qui comme moi pensaient à Brian Eno.

19:50,  quelques réglages préliminaires avant la mise à feu, Ivo manipule le laptop pour lancer ' Night was king and reigned unbroken', une longue plage ouvrant leur dernier essai.
Une amorce éthérée avant l'entrée en action des drums et de la guitare.
Apparemment l'inspiration  de l'album est à aller chercher du côté d'un poème épique finnois, 'Rune XLVII/The Kalevala ', où il est question d'une sorcière volant le soleil, la lune et le feu des villageois de  Kalevala.
Le fond musical est extrêmement harmonieux et se prête admirablement aux rêveries.
Le morceau s'achève en grésillements stellaires suivis d'un grondement annonçant le tout aussi mélodieux  'Northlands old and toothless wizard' décoré d'un spoken-word féminin samplé ( Sylv est le nom de la voix entendue).
Ils poursuivent la lecture de l'album et proposent 'Where a hundred islands cluster', avant d'entendre la même voix off, Ivo sort un gadget de sa sacoche dans lequel il fredonne une mélodie pneumatique mise en boucles.
Les climats feutrés restent propice à la méditation.
Paupières closes, tu imagines un ermite assis en posture du lotus, à même l'herbe, il est entouré de sommets enneigés, un milan noir  plane majestueusement dix mètres au dessus de son crâne dégarni.
Rien ne viendra troubler sa méditation.
Très thérapeutique ce postrock.
Présentation du projet, message publicitaire, puis ' How to still the angry waters'.
Il en reste deux, prévient le professeur Tournesol, 'Moon of gold and sun of silver':  where Jean Michel Jarre meets André Brasseur and Sigur Rós.
L'ultime paysage sonore a été baptisé 'And the clouds of Northland thunder'.
Un voyage sidéral loin d'être insipide,  Brian Eno eût certainement apprécié.


We Stood Like Kings
Sur l'écran ' Shestaya chast mira' =  "Sixth Part of the World", un  film muet soviétique de Dziga Vertov réalisé  en 1926. Sous la forme d'un documentaire, il montre la diversité des peuples d'USSR et  la richesse du territoire soviétique. 
Ce cinéma-vérité fait l'apologie du socialisme et décrie la décadence de la société capitaliste.
A noter que le compositeur Matteo Bennici s'était déjà attaqué à la mise en musique de ce classique du cinéma de propagande.
Judith prend place à droite de l'écran, derrière un piano, la batterie de Mathieu Waterkeyn est placée à gauche , le bassiste  Colin Delloye se plante près des premiers rangs et la guitare de Steven Van Isterdael se colle contre la toile.
Le décor est planté, les images défilent, le band tisse sa toile faite de mouvements apaisés et d'interventions rugueuses, épiques ou tragiques.
La symphonie postrock débute par 'Capital', une guitare lyrique se greffe sur les mesures romantiques du piano, la rythmique semble angoissée, sur l'écran des chocolate kids dansent, ils sont là pour illustrer la déchéance du monde occidental.
Le voyage touristique débute, la construction musicale que tu peux rapprocher des  'Tubular Bells' de Mike Oldfield , tantôt, étaye les vues, tantôt, adoucit la cruauté de certaines prises ou enjolive les moments sombres.
Rien à voir avec le pianiste qui accompagne un Charlie Chaplin muet de manière synchronisée, We Stood Like Kings a décidé de transcender les images, de les utiliser pour magnifier leurs compositions et non pas de leur servir d'anodin support sonore. 
Les plages ont pour intitulé 'Downfall',  l'eau purifie, le piano apaise, on baigne les moutons... 'Siberian Taïga',  on parcourt la taïga à dos de renne avant d'aller rendre visite  aux Ouzbeks, aux Abkhazes, Tcherkesses et autres peuples du Caucase.
'Are you a master too' se lit sur la toile.
Horreur totale, a goat slaughter, le ton monte, le fond sonore se fait Explosions in the Sky, puis retour au calme, on survole le 'Kremlin', les champs de blé, de riz, les vignobles... ' Immense Wealth'.
Un break classique, le piano se fait Mussorgsky, la guitare est fluide, la basse accompagne en sourdine, Matthieu se retrouve au chômage technique.
'Caravans', ' Samoyedes',  'The Black Sea' .  viennent de passer la revue.
 Puis, 'Icebreaker Lenin', Lénine, l'homme de la Lena, décédé en 1924 mais toujours présent dans les esprits.
Dernière phase, ' Volchovstroy'..You are the masters of the world... dit le texte, le soleil se couche sur le Kremlin, la musique languide s'estompe.
The End.

Le public, fasciné de bout en bout par la démarche audacieuse et poétique du groupe,  se lève d'un bond et ovationne le quartet.

En novembre We Stood Like Kings va parcourir l'Allemagne, la Suisse,  l'Autriche, le Luxembourg pour revenir le 24 du 11 à Mechelen!