20 bougies, mazette, depuis le 30 août l'affaire se fête, les concerts se succèderont sans relâche jusu'au 20 décembre.
Vanavond, du costaud au menu, avec JP on a commandé 6 litres de Badoit: Dÿse + Vandal X + Missiles of October !
En semaine curfew à 22:00, paraît-il, donc, faut arriver tôt car les Missiles of October grimpent sur scène à 19:30'.
Avec un mois d'avance sur le calendrier, les bombes volantes vont nous tomber sur la caboche, heureusement, on est à l'abri dans ce bunker non fumeur!
C'est qui ces bombardiers?
Lionel Beyet: bass and screams - Bob Seytor: drums et Mathias Salas: guitar and screams, ils forment un ménage à trois, pour le meilleur et pour le pire, depuis 2012.
Ces jeunes gens désoeuvrés ont un lourd casier judiciaire, Bob, les traits marqués par des sévices infligés par la milice, a été membre de Contingent, Walpurgis et Rotyes, Mathias a sévi chez Galvanize, il traîne avec la pas recommandable Fraü Blucher et ses canassons et Lionel s'amusait avec les Monster Eaters ou No Hope for All.
Après un EP en 2012, ils viennent de pondre 'Don't Panic' un premier full album.
Genre?
De la variété destinée à faire fuir les clients du supermarché!
Du lourd ( très), sale et méchant, pire que Hara-Kiri!
Sur le EP, 'Dreadful crash', les fillettes et les efféminés se tirent.
Et sur la guitare du salace un auto-collant explicite: fuck you, you fuckin fuck!
Un second Scud, ' You pray a world of shit', gentiment psalmodié par la basse.
Tiens, voilà Bécassine, dedju, elle a abusé d' articles illicites et gesticule dangereusement à côté des photographes, ' je t'aime' lance-t-elle au petit Bob.
Boum, boum, boum, réagit -il!
Aussi dur que du chêne, ' Dance with me', une lambada sludge, puis 'Don't panic'.
Personne ne paniquait, le bar était bien achalandé.
'Cheerleaders' pour Bécassine et sa cousine Alice Sapritch, puis 'Two feet in sludge'.
La cible est arrosée sans répit, il ne restera qu'un cratère béant, c'est effrayant.
Ah oui, il y avait un 'Dead Body' mutilé, l'horreur totale!
'Six pack' c'était pas du Perrier et enfin les dernières roquettes ' Wannabe' et 'Problems'.
Et que veux-tu faire quand tu seras grand?
I wanna be an insect!
C'est mieux que flic!
Vandal X
Soundchecks are especially important for popular and other musical genres that use heavily amplified PA systems... on est d'accord, braves gens, mais faut pas pousser bobonne, Vandal X y sont que deux!
Depuis 20 ans, Bart Timmermans ( guitar, vocals) et Günther Liket ik spreek geen Frans ( drums, vocals) il avait pas de liquette, il portait un T-shirt, terrorisent les scènes nationales en les abreuvant de leur noise/hardcore rock sonique.
En 2013 ils ont encore accouché d' une rondelle intitulée 'God Knows', quel God, ça on n'en sait rien!
Après une fausse alerte, zavaient pas fini de casser les couilles au mec de la table, ils envoient un chant samplé, le moteur était pas encore chaud.
Les vandales embrayent sur l'épileptique et féroce ' For old time's sake' datant de 2002.
'Mr Loud Mouth' pour les grosses gueules , puis 'One Shot in the head' enchaîné sur 'Murphy's law' pour les amateurs de dentelle aus Ruhrgebiet.
Nouvelle intro samplée suivie par le bref et carré 'Help me'.
Personne n'est venu les aider, du coup ils sont furieux, ' Fuck up body'.
'Crying shame' l'arracheur de dents lui a extrait une molaire sans anesthésie, le cri était atroce, pôv gars!
Petits temps mort pour se rincer les amygdales, on poursuit le voyage, 'Since we met', impétueux, ' Cut me deep', sado-maso et vaguement crossover à la RATM, 'Vengeance' des hurlements barbares sur guitare torturée et drumming de bourreau.
Encore deux, il annonce, le fervent ' God Knows' et enfin 'No Shuffle'.
40 à 45' de furie ostrogoth!
Un petit tour dans l'entrepôt, non JP c'est pas la naphtaline que ça sent, c'est du pot.
Tu veux un pot?
Oui, JP!
Dÿse
Rebelein und Dietrich lernten sich 2003 in Amsterdam vor dem Motel "Dysecatmotel" kennen und beschlossen an diesem Abend, eine Band zu gründen!
Rebelein et Dietrich?
Mon copain les connaît sous cette identité: Andrej Dietrich (guitar, vocals) and Jarii van Gohl (drums, vocals).
Diskografie: des albums , des singles, 7 inches et EP's, 'Das Nation', 10 ritournelles, date de 2014.
Après la balance ils passent au vestiaire enfiler leur costume de scène, revenus, l'un d'entre eux présente le combo, we are gay people.
JP croit qu'il va entendre les Pet Shop Boys, il a fait un bond de trois mètres en arrière en entendant les premières mesures d'une bluette qu'ils nomment 'Fallen Angel', tu peux fouiller dans toute leur disco, tu ne trouveras rien sous cette étiquette, ces joyeux Germains sont du type farces et attrapes, on avancera que ce noiserock athlétique avait pour nom ' Waldbart'.
We had an eleven hours long ride pour arriver ici, on a soif, voici' Zebramann', du funk metal spasmodique.
Un adepte de la fumette, passablement imbibé, les yeux hagards, se pointe frontstage et envisage de bousculer les fidèles.
Deux petits pas à gauche pour éviter que le drôle ne renverse ton houblon.
Dÿse se souvient, l'an dernier vous étiez dix dans la salle, vous êtes une bonne centaine, pas mal pour un jeudi.
Nouveau titre fantaisiste 'Motherfucker', peut-être 'Die Ai Wai'.
Quoi, Antoine...des bêtes féroces!
Avant, on était petit, on jouait dans un power metal band du style Helloween, ils poursuivent leur délire et ébauchent un nouveau mathcore rock dadaïste baptisé ' Go fucking' pour la circonstance.
' Schildkrötenthomas' eine Stoner parodie du genre brutal.
Une histoire d'araignée ' Spinne', l'arachnida tisse sa toile posément, on sait que le truc va exploser et effectivement soudain on se retrouve avec des fils immondes plein la tronche.
Ces gars sont fous!
'Hans Georg', une sorte d'Alice au pays des horreurs.
La petite en plein cauchemar croise Pink Floyd this is the dark side of the moon, elle mouille sa culotte et appelle maman qui se tapait Hans et Georg dans la cuisine.
Sigmund, au secours!
'Sonne glänzt', la vie en tournée, having no more clean socks!
Een liedje voor mijn kat, it is called 'Dog'.
Tu vois que c'est les Pet Shop Boys!
De vilains feulements sur fond de carnage sonore indescriptible.
C'était leur dernier fait d'armes, Bruxelles réclame un bis, l'heure du curfew est allègrement bafouée mais le terrible duo nous offre un dernier funky/disco/hardcore metal secouant, ' Treppe'.
Ce vendredi soir le Magasin 4 annonce: Marvin (FR) + Peter Kernel (SZ) + Le Singe Blanc (FR) + Joy as a Toy + Mambo!
vendredi 5 septembre 2014
jeudi 4 septembre 2014
Consternation en Corée du Sud, EunB décède, victime d' un accident de la route!
Go Eun-bi, better known by her stage name, EunB, était une des chanteuses du groupe Ladies'Code qui casse la baraque en Asie et un peu partout dans le monde.
Elle a perdu la vie lors d'un accident de la route près de Séoul.
Deux autres membres du groupe sont toujours hospitalisées.
Selon certaines sources le chauffeur du van qui transportait les jeunes femmes et leur équipe a perdu le contrôle du véhicule sur une route glissante et foncé dans une barrière de sécurité.
Le dernier single de Ladies' Code, "So Wonderful", cartonne dans les charts coréens.
Elle a perdu la vie lors d'un accident de la route près de Séoul.
Deux autres membres du groupe sont toujours hospitalisées.
Selon certaines sources le chauffeur du van qui transportait les jeunes femmes et leur équipe a perdu le contrôle du véhicule sur une route glissante et foncé dans une barrière de sécurité.
Le dernier single de Ladies' Code, "So Wonderful", cartonne dans les charts coréens.
Danish Delight: Jacob Christoffersen Trio ft. Jakob Dinesen / Sinne Eeg @ Flagey - Ixelles, le 3 septembre 2014
Septembre, la rentrée des classes et le retour dans les salles de concert!
En hors-d'oeuvre, le festival Danish Delight du 3 au 5 à Flagey.
Le meilleur du jazz danois passe par Bruxelles mais est également programmé chez nos voisins du nord, le Bimhuis à Amsterdam ou le Lantaren Venster (Rotterdam), de Oosterpoort (Groningen) et Tivoli Vredenburg (Utrecht).
Direction le Studio 1 et son acoustique impeccable, après quelques coups de fil au management des artistes, JP a le droit d'utiliser son brol sans faire usage du flash!
Jacob Christoffersen Trio ft. Jakob Dinesen.
Au pays de Søren Kierkegaard, le pianiste Jacob Christoffersen est considéré comme a musician’s musician, il n'aime pas trop se trouver sous les feux des projecteurs, pareil lorsqu'il dirige son propre trio, chaque musicien aura droit à sa place au soleil, si Jacob choisit d'interpréter quelques unes de ses compositions il n'hésite pas à refiler le micro à ses compagnons qui viennent présenter l'une ou l'autre de leurs oeuvres.
Sa disco compte trois albums ( à son nom, car on ne va pas mentionner tous les disques sur lesquels il est crédité), le dernier, 'JC3'.
Pour l'accompagner ce soir, pas des danske canards mais Kasper Vadsholt (double bass) qui a accompagné Randy Brecker, Jonas Johansen (drums) qui fut membre du Danish Radio Jazz Orchestra et, en invité, Jakob Dinesen (tenor saxofon), the most sought after tenor saxophonist in Denmark the last 20 years with 2 Grammys for Best Jazz Album in 2003 and 2007...
Un avertissement en préambule, tu ne dois pas t'attendre à du jazz à l'étiquette jazz nordique, style label ECM, les amateurs de bop ( à toutes les sauces), eux, seront gâtés.
En français, Hello, bonsoir , bienvenue à Flagey, Jacob avec C présente l'équipe et dédie la première plage à Dexter Gordon qui vécut à Copenhague, 'Long Tall'.
Du jazz de facture classique mixant bebop et swing, en s'appuyant sur une rythmique sémillante, tour à tour, le piano et le sax s'échappent pour une escapade tantôt fluide, tantôt mouvementée, le tenor apaisé invitant ses complices à mener la mélodie à bon port.
Du travail minutieux!
Une seconde pièce signée Christoffersen a reçu comme nom de baptême 'On the horizon', la ballade est ébauchée au piano, le sax arrive en douce, ce jazz prend des teintes latino, on pousse Kasper en avant-plan, il y va d'une digression épurée, c'est vachement bien torché.
Schéma connu et efficacité redoutable.
Le sax dédie la suivante à Lester Young.
Un souffle, respiration de moribond, entame le morceau, le piano, subtil, sur la pointe des pieds montre le bout du nez, l'amorce ascétique s'anime avec l'entrée en action de Kasper et de Jonas.
Cool, dit Prez du haut de son nuage.
Une seconde compo du tenor, qui nous confesse un mariage, une lune de miel à Zanzibar et une paternité, pour les singes de Zanzibar et pour le mouflet, le remuant 'Bush Baby' orné d'un solo de batterie tout en retenue et maîtrise.
Jonas se lève et explique, ' The Hat' est dédié à un admirateur de jazz, copain de la petite sirène, ne quittant jamais son couvre-chef.
Démarrage poussif, montée en puissance, le TGV file à fond de balle, le sax en apercevant la gare termine en mode moderato cantabile.
Merci de votre attention, Bruxelles, a tiny little ballad pour se quitter, le mélancolique 'Rainy day', soundtrack parfait pour un conte de Hans Christian Andersen exempt d'ogres, de brigands ou de sorcières.
Flagey a apprécié!
Sinne Eeg
La chanteuse Sinne Eeg, a déjà six albums à son actif, 'Face the Music' est sorti cette année, elle n'est peut-être pas très connue chez nous, mais c'est une star au DK, en 2008 elle reçoit le Danish Music Awards prize, the catetogy Vocal jazz album of the year pour “Waiting for Dawn”, en 2010, nouvel Award pour 'Don't be so blue'.
Au vu de la prestation de la madame hier soir à Flagey, toutes ces récompenses paraissent amplement méritées.
Un mezzo soprano impressionnant, une présence scénique tonique, l'humour n'est pas absent, une technique irréprochable et une grande complicité avec ses musiciens.
Sinne Eeg, une grande dame au propre et au figuré.
Le band, Kasper Vadsholt ( double bass) et Jacob Christoffersen (piano) n'ont pas eu l'occasion d'aller traîner au bar, ils se retrouvent à nouveau sur scène, les drums étant tenus par le formidable Lee Pearson, le gars, aussi à l'aise dans l'univers jazz que dans ceux de la soul ou du hip hop, a joué avec Erykah Badu, Wayne Henderson, Roy Ayers, Bilal...il dirige également son propre Beava's Atmosphere, pas un crabe, quoi!
Elle entame le récital par une de ses plus récentes compositions ' High up in the sky'.
Some may call it mainstream vocal jazz, mais la voix accroche, elle est du calibre Diana Krall ou Meloddy Gardot, avec un petit clin d'oeil vers Las Vegas.
La ballade initiale, menée de main de maître par le piano de Jacob, vire swing vivifiant, une première séquence de scat nous prouve que Sinne maîtrise toutes les facettes du jazz vocal.
Euh, nous avons a little probleem with the bass, et polyglotte en plus, un mécano s'affaire, soigne la bête, Miss Eeg propose a swing tune about a jazz club in Shangai où elle a eu l'occasion de se produire, ' Down on Wexing Lu'.
Et que foutait-elle chez les Jaunes?
She danced on Charlie Mingus!
A medley, because I'll sing two songs in a row...
Michel Legrand, la romance 'What are you doing the rest of your life' en duo voce/piano et l'incroyable 'Les Moulins de Mon Coeur' version British, 'Windmills of your mind'.
La chair de poule!
Début a capella...
I'm as restless as a willow in a windstorm
I'm as jumpy as puppet on a string
I'd say that I had spring fever
But I know it isn't spring...
Le classique 'It Might As Well Be Spring' de Rodgers et Hammerstein, au répertoire de Sarah Vaughan, Nina Simone, Ray Conniff et plus récemment Jane Monheit.
Nouvelle séance de scat et quelques traits humoristiques, sacrée bonne femme!
Oooh, I made a mistake in the setlist, never mind, this is a little song I wrote in my little appartment in Copenhague, it's a sad one, ' The best I ever had'.
Phrasé acrobatique et swing mouvementé agrémentent le nerveux 'New horizons' pendant lequel Lee Pearson y va d'une démonstration diabolique et souple à la fois.
Un moment fort, le duo contrebasse/voix pendant ' Comes love', Lee y ajoutant des fingersnaps nous rappelant 'Fever' de Peggy Lee.
Racé!
La dernière, people, 'What a little moonlight can do', un méchant cha cha cha swing joué en accéléré.
Bruxelles veut un bis!
OK, a tune I wrote years ago about a relationship I had with this guy in Shangai, à 9654 km de mon chez moi, I was spending my time drinking wine ( c'est mieux que de la Carlsberg), la lovesong 'Waiting for dawn'.
Bye, bye.
Clap, clap, clap, clap... pendant 5 minutes.
Second retour, if you insist...
Le standard 'Bye, bye blackbird'.
Et l'oiseau alla se coucher
En hors-d'oeuvre, le festival Danish Delight du 3 au 5 à Flagey.
Le meilleur du jazz danois passe par Bruxelles mais est également programmé chez nos voisins du nord, le Bimhuis à Amsterdam ou le Lantaren Venster (Rotterdam), de Oosterpoort (Groningen) et Tivoli Vredenburg (Utrecht).
Direction le Studio 1 et son acoustique impeccable, après quelques coups de fil au management des artistes, JP a le droit d'utiliser son brol sans faire usage du flash!
Jacob Christoffersen Trio ft. Jakob Dinesen.
Au pays de Søren Kierkegaard, le pianiste Jacob Christoffersen est considéré comme a musician’s musician, il n'aime pas trop se trouver sous les feux des projecteurs, pareil lorsqu'il dirige son propre trio, chaque musicien aura droit à sa place au soleil, si Jacob choisit d'interpréter quelques unes de ses compositions il n'hésite pas à refiler le micro à ses compagnons qui viennent présenter l'une ou l'autre de leurs oeuvres.
Sa disco compte trois albums ( à son nom, car on ne va pas mentionner tous les disques sur lesquels il est crédité), le dernier, 'JC3'.
Pour l'accompagner ce soir, pas des danske canards mais Kasper Vadsholt (double bass) qui a accompagné Randy Brecker, Jonas Johansen (drums) qui fut membre du Danish Radio Jazz Orchestra et, en invité, Jakob Dinesen (tenor saxofon), the most sought after tenor saxophonist in Denmark the last 20 years with 2 Grammys for Best Jazz Album in 2003 and 2007...
Un avertissement en préambule, tu ne dois pas t'attendre à du jazz à l'étiquette jazz nordique, style label ECM, les amateurs de bop ( à toutes les sauces), eux, seront gâtés.
En français, Hello, bonsoir , bienvenue à Flagey, Jacob avec C présente l'équipe et dédie la première plage à Dexter Gordon qui vécut à Copenhague, 'Long Tall'.
Du jazz de facture classique mixant bebop et swing, en s'appuyant sur une rythmique sémillante, tour à tour, le piano et le sax s'échappent pour une escapade tantôt fluide, tantôt mouvementée, le tenor apaisé invitant ses complices à mener la mélodie à bon port.
Du travail minutieux!
Une seconde pièce signée Christoffersen a reçu comme nom de baptême 'On the horizon', la ballade est ébauchée au piano, le sax arrive en douce, ce jazz prend des teintes latino, on pousse Kasper en avant-plan, il y va d'une digression épurée, c'est vachement bien torché.
Schéma connu et efficacité redoutable.
Le sax dédie la suivante à Lester Young.
Un souffle, respiration de moribond, entame le morceau, le piano, subtil, sur la pointe des pieds montre le bout du nez, l'amorce ascétique s'anime avec l'entrée en action de Kasper et de Jonas.
Cool, dit Prez du haut de son nuage.
Une seconde compo du tenor, qui nous confesse un mariage, une lune de miel à Zanzibar et une paternité, pour les singes de Zanzibar et pour le mouflet, le remuant 'Bush Baby' orné d'un solo de batterie tout en retenue et maîtrise.
Jonas se lève et explique, ' The Hat' est dédié à un admirateur de jazz, copain de la petite sirène, ne quittant jamais son couvre-chef.
Démarrage poussif, montée en puissance, le TGV file à fond de balle, le sax en apercevant la gare termine en mode moderato cantabile.
Merci de votre attention, Bruxelles, a tiny little ballad pour se quitter, le mélancolique 'Rainy day', soundtrack parfait pour un conte de Hans Christian Andersen exempt d'ogres, de brigands ou de sorcières.
Flagey a apprécié!
Sinne Eeg
La chanteuse Sinne Eeg, a déjà six albums à son actif, 'Face the Music' est sorti cette année, elle n'est peut-être pas très connue chez nous, mais c'est une star au DK, en 2008 elle reçoit le Danish Music Awards prize, the catetogy Vocal jazz album of the year pour “Waiting for Dawn”, en 2010, nouvel Award pour 'Don't be so blue'.
Au vu de la prestation de la madame hier soir à Flagey, toutes ces récompenses paraissent amplement méritées.
Un mezzo soprano impressionnant, une présence scénique tonique, l'humour n'est pas absent, une technique irréprochable et une grande complicité avec ses musiciens.
Sinne Eeg, une grande dame au propre et au figuré.
Le band, Kasper Vadsholt ( double bass) et Jacob Christoffersen (piano) n'ont pas eu l'occasion d'aller traîner au bar, ils se retrouvent à nouveau sur scène, les drums étant tenus par le formidable Lee Pearson, le gars, aussi à l'aise dans l'univers jazz que dans ceux de la soul ou du hip hop, a joué avec Erykah Badu, Wayne Henderson, Roy Ayers, Bilal...il dirige également son propre Beava's Atmosphere, pas un crabe, quoi!
Elle entame le récital par une de ses plus récentes compositions ' High up in the sky'.
Some may call it mainstream vocal jazz, mais la voix accroche, elle est du calibre Diana Krall ou Meloddy Gardot, avec un petit clin d'oeil vers Las Vegas.
La ballade initiale, menée de main de maître par le piano de Jacob, vire swing vivifiant, une première séquence de scat nous prouve que Sinne maîtrise toutes les facettes du jazz vocal.
Euh, nous avons a little probleem with the bass, et polyglotte en plus, un mécano s'affaire, soigne la bête, Miss Eeg propose a swing tune about a jazz club in Shangai où elle a eu l'occasion de se produire, ' Down on Wexing Lu'.
Et que foutait-elle chez les Jaunes?
She danced on Charlie Mingus!
A medley, because I'll sing two songs in a row...
Michel Legrand, la romance 'What are you doing the rest of your life' en duo voce/piano et l'incroyable 'Les Moulins de Mon Coeur' version British, 'Windmills of your mind'.
La chair de poule!
Début a capella...
I'm as restless as a willow in a windstorm
I'm as jumpy as puppet on a string
I'd say that I had spring fever
But I know it isn't spring...
Le classique 'It Might As Well Be Spring' de Rodgers et Hammerstein, au répertoire de Sarah Vaughan, Nina Simone, Ray Conniff et plus récemment Jane Monheit.
Nouvelle séance de scat et quelques traits humoristiques, sacrée bonne femme!
Oooh, I made a mistake in the setlist, never mind, this is a little song I wrote in my little appartment in Copenhague, it's a sad one, ' The best I ever had'.
Phrasé acrobatique et swing mouvementé agrémentent le nerveux 'New horizons' pendant lequel Lee Pearson y va d'une démonstration diabolique et souple à la fois.
Un moment fort, le duo contrebasse/voix pendant ' Comes love', Lee y ajoutant des fingersnaps nous rappelant 'Fever' de Peggy Lee.
Racé!
La dernière, people, 'What a little moonlight can do', un méchant cha cha cha swing joué en accéléré.
Bruxelles veut un bis!
OK, a tune I wrote years ago about a relationship I had with this guy in Shangai, à 9654 km de mon chez moi, I was spending my time drinking wine ( c'est mieux que de la Carlsberg), la lovesong 'Waiting for dawn'.
Bye, bye.
Clap, clap, clap, clap... pendant 5 minutes.
Second retour, if you insist...
Le standard 'Bye, bye blackbird'.
Et l'oiseau alla se coucher
mercredi 3 septembre 2014
La liste des décès du mois d'août s'allonge...Stuart Gordon, Frédéric Sylvestre et Tim Green!
Le violoniste, Stuart Gordon est connu pour ses collaborations avec Peter Hammill
Un avis sur la page de Van der Graaf Generator:
"Last night, Stuart Gordon died in hospital from lung cancer; he had suffered a stroke Tuesday as well. A terrible loss. "
Stuart a fait partie des Three Caballeros comprenant l'ex Stackridge Andy Davis.
En dehors de son travail avec Peter Hammill il a tourné avec Steve Tilston.
Le guitariste de jazz Frédéric Sylvestre est décédé à l'âge de 61 ans.
Au cours de sa carrière il aura joué dans le Dolphin Orchestra, Swing String System, Novos Tempos, Trio Gitan, Strings Plus... et aura accompagné Eddy Louiss, Martial Solal, Christian Escoudé, Tania Maria, Richard Galliano ou Marcel Azzola.
On peut l'entendre sur plus de trente enregistrements.
Saxophonist Tim Green, a thoughtful, highly respected presence on New Orleans stages for more than 30 years, has died, note The Times-Picayune.
Durant sa carrière le sideman aura accompagné e.a. Walter “Wolfman” Washington, Cyril Neville, Gatemouth Brown, Peter Gabriel, Bruce Hornsby, The Indigo Girls ou Maceo Parker, plus tard c'est avec le contrebassiste James Singleton qu'il fera un bout de chemin for various band formations.
Un avis sur la page de Van der Graaf Generator:
"Last night, Stuart Gordon died in hospital from lung cancer; he had suffered a stroke Tuesday as well. A terrible loss. "
Stuart a fait partie des Three Caballeros comprenant l'ex Stackridge Andy Davis.
En dehors de son travail avec Peter Hammill il a tourné avec Steve Tilston.
Le guitariste de jazz Frédéric Sylvestre est décédé à l'âge de 61 ans.
Au cours de sa carrière il aura joué dans le Dolphin Orchestra, Swing String System, Novos Tempos, Trio Gitan, Strings Plus... et aura accompagné Eddy Louiss, Martial Solal, Christian Escoudé, Tania Maria, Richard Galliano ou Marcel Azzola.
On peut l'entendre sur plus de trente enregistrements.
Saxophonist Tim Green, a thoughtful, highly respected presence on New Orleans stages for more than 30 years, has died, note The Times-Picayune.
Durant sa carrière le sideman aura accompagné e.a. Walter “Wolfman” Washington, Cyril Neville, Gatemouth Brown, Peter Gabriel, Bruce Hornsby, The Indigo Girls ou Maceo Parker, plus tard c'est avec le contrebassiste James Singleton qu'il fera un bout de chemin for various band formations.
mardi 2 septembre 2014
La Fête des Solidarités à la Citadelle de Namur ( seconde journée), le 31 août 2014
Une courte nuit, un sommeil agité, un thermos de moka, deux croissants, oui, maman, se brosser les dents, un coup de spray pour rafraîchir les aisselles and there we go, direction Namur, la seconde journée de la Fête des Solidarités.
Aldebert à 11h, pour les mouflets!
Black Bazar à 12h20'.
Du brol congolais.
Tu assistes distraitement à ce mélange coloré et jovial, mais malgré tout banal, de soukous, rumba de Kinshasa , ndombolo... à 300 mètres, en attendant Jean-Marc qui par acquis de conscience a été reluqué la danseuse de plus près.
On ne rapportera pas ses propos machistes!
Coely.
Au début de la période des festivals la petite Anversoise s'est vue obliger d'annuler une série de concerts, elle souffrait d' une appendicite.
Fin août, l'enfant est retapée et régale les premiers festivaliers d'un concert épatant.
Le rap ou le hip hop innovant c'est autre chose que la mouise servie par Youssoupha.
Coely commence seule par un titre a capella te refilant la chair de poule,DJ Ephonk, un sorcier, la rejoint derrière les platines, le duo nous balance ' Feels good to be home', du hip hop pendant lequel soul et groove ruissellent en larges sillons.
'All I do', tout ce qu'elle fait, elle le fait bien.
Le black de la sécu vient nous trouver: elle est bien cette petite!
Effectivement, Rambo, sur les gradins la jeunesse danse.
Le tournoyant 'Time' précède ' Soulful Yeah' qui démarre en gospel profond avant d'emprunter des voies moins dévotes.
' Have it all' voit l'arrivée d'un compadre, le MC Dvtch Norri$, c'est parti pour un dialogue explosif se poursuivant pendant 'Bump' sur fond de vieux 45 tours grésillant.
Bye, bye Dvtch.
Coely a réussi à ramener le soleil, des épaules se dénudent, elle entame ' My tomorrow'.
Next one is for you, ladies, ' Nothing on me'.
Namur, let the party begin, Dvtch rapplique, le duo entame une suite que DJ Ephonk a intitulée 'Party Stuk'.
Sur le podium, un ballet, une chorégraphie digne de West Side Story, en bas, des festivaliers heureux!
' Sir Swank' et ses samples orientaux et bien sûr, l'imparable 'Ain't chasing pavements' , virant Bob Marley ' Could you be loved ', mettent un terme à cette prestation exemplaire.
Vite un bis en beatboxing, puis un dernier salut, merci Namur.
PS: Coely n'a que 20 ans, sa présence scénique est étonnante!
Irma.
On ne saura jamais la raison pour laquelle le set d' Irma a commencé avec 25' de retard, on nous a obligés à glander sous la pluie, les musiciens étaient prêts, le soundcheck effectué, une madame s'affairait sur scène pour tendre une toile plastifiée au dessus des synthés, cette protection s'envolait après une minute, on était des centaines à contempler ce cirque, personne n'est venu nous communiquer quoi que ce soit...
Caprice de star, un costume à repasser, des discussions vénales...suppute, petit, suppute!
Ils ont enfilé leurs atours de majorettes, deux nanas, une blonde ( basse, synthé, acoustique, boum boum boum), une brune ( boum boum), un batteur, un claviériste, un guitariste, ils précèdent la séduisante Camerounaise qui vient de sortir un second album, 'Faces' !
Go!
'Hear me out' , du soft pop agréable, enjôleur, caressant, porté par une jolie voix et finissant sur coulis de choeurs angéliques.
Namur lui a déjà pardonné son retard.
Le titletrack du premier album, 'Letter to the Lord', est tout aussi soigné, tu classes sur la même étagère qu' Ayo.
Elle se débarrasse de l'acoustique, chaloupe gracieusement et attaque le groovy ' Their truth', une leçon de gym douce, dit-elle!
On lui refile une mandoline pour la berceuse 'Save me' .
Namur dodeline.
Une guitare onctueuse décore la composition suivante dont se dégage de moelleuses effluves reggae.
Le petit pas de danse à la Michael Jackson ravit tes voisines, la gentille Irma amorce le radiophonique ' Trouble Maker'.
Une main ouverte à côté de la table de mix indique cinq, plus que cinq minutes, faut respecter le timing.
La troupe termine la jolie mélodie en passant dans son entièreté aux percussions pour un final tribal/carnaval.
Le megatube 'I know' clôture ce concert tronqué de 25'.
Namur pas content!
Babylon Circus.
Oui, Jane?
Du mois de septembre au mois d'août
Faudrait des bottes de caoutchouc
Pour patauger dans la gadoue
La gadoue, la gadoue, la gadoue
Hou la gadoue, la gadoue...
Tu connais bien la Belgique, Jane!
Les neuf Lyonnais s'en tapent et vont enflammer les canards, pélicans, grèbes et manchots restés sur les bancs étagés de l'amphithéâtre.
Manuel, David, Jo, Clement, Rimbaud, Olivier, Valentin, Remy, Jean-mi étaient en forme olympique, les deux premiers s'époumonaient, les autres grattaient , frappaient, pianotaient, accordéonnaient ou soufflaient, transformant le bourbier en fiesta gitana colorée.
C'est Woodstock avance un fumeur, pas de Havane, elle est bien bonne, gamin, t'as à peine 30 piges!
'Never stop' non, il ne s'agit pas de la pluie,c'est un singalong galopant et irrésistible.
Enchaînement sur 'De la musique et du bruit' du ska aux teintes gones, basé sur une rythmique chevaux au galop.
Namur, une chanson d'amour?
Ja!
Plus calme, pas moins engagé, voici ' Demain, dehors' qui précède l'énergique gypsy/klezmer/balkan tune 'La Caravane'.
Namur a la bougeotte et va accueillir 'Nina' qui ne viendra pas, c'est la petite soeur de la Madeleine de Brel.
Comme la veille au même endroit, toutes les écluses du ciel s'ouvrent, les flots tombent en cascade, tu demandes au soigneur de jeter l'éponge et tu te réfugies dans les couloirs de la citadelle, dégoûté par cette météo merdique.
Comme des centaines d'autres tu n'entendras pas la fin du concert de Babylon Circus.
Juste une pluie de printemps.. chantent-ils, tu parles, Charles, la chienlit!
Pas question de se taper Boulevard des Airs sous la drache, on est mieux à la buvette!
Maxime Le Forestier.
Un moment d'émotion intense avec le petit frère de Anne et Catherine, éternel adolescent défenseur des causes justes.
Le cheveu plus rare, une tronche à la Didier Barbelivien, Maxime s'avance, seul, armé d'une acoustique, vers le micro et le tabouret trônant au milieu de la scène, il commence fort, sans préambule un premier succès, 'San Francisco' et sa maison bleue. Des visions fugitives traversent ton cerveau, il y a bien longtemps tu avais vu Maxime au 140, l'avant-programme était assuré par l'immense et regretté John Martyn que tu avais d'ailleurs ramené chez Léon Lamal à Hoeilaert où on a achevé la soirée à la geuze.
Tous les néo-hippies fredonnent la rengaine.
Les musiciens rejoignent le cadet des Le Forestier, Manu Galvin (guitare), Étienne Roumanet (contrebasse), Patrick Goraguer (claviers), Sebastian Quezada (batterie-percussions), des cracks, ils entament un second chef-d'oeuvre, ' Passer ma route'.
Maxime lyrique, un jardin est bien plus beau lorsqu'on sait le nom des fleurs, il présente ses compagnons et enchaîne sur 'Comme un arbre dans la ville', aussi poétique que 'La maison près de la fontaine' de Nino Ferrer.
Le quart-d'heure sentimental débute avec 'Chienne d'idée' en mode western swing ( formidable Manu Galvin), se poursuit par l'éternel 'Restons amants' et le blues ' Les Coups' avec son coulis d'orgue imparable.
On lui apporte un demi, il reprend l'acoustique pour le tendre 'La petite hirondelle'.
Une première collaboration Le Forestier/Julien Clerc, 'Le P'tit air' puis le doux amer 'L'homme au bouquet de fleurs' .
Composé avec Sebastian, 'Le Papillon' nous emmène dans un forêt exotique, Maxime goes latino.
Où il nous a tués c'est pendant 'Education sentimentale' , les choeurs étant assurés par Manu Galvin.
Un méchant hoquet t'étranglait, Elodie à tes côtés murmure à sa copine, 'c'est beau'.
Banal, peut-être, mais si vrai!
Et ce n'est pas fini, 'Mon frère' murmuré par toute l'assistance qui ponctue la fin du titre par cinq minutes d'applaudissements.
La dernière, 'Né quelque part' qui sied parfaitement à l'esprit régnant lors de cette Fête des Solidarités.
Un triomphe!
Bis.
A chaque concert, il interprète un Brassens, ce soir l'amusant 'Une jolie fleur', Maxime and co nous quittent avec 'Les jours meilleurs'.
Fameux concert!
( PS: tu as quitté le théâtre de verdure pour Blondie sur l'esplanade, Maxime a encore interprété 'Ambalaba' avec Philippe Lafontaine).
Blondie
Debbie Harry, ça lui fait quel âge?
En 1978, lorsque 'Denis' fait un tabac, Deborah a fait déjà une belle carrière, backing vocalist pour The Wind in the Willows, puis The Stilettos, Angel and the Snake et enfin Blondie, avec son homme, Chris Stein.
Pour fêter les 40 du groupe, Noble ID vient de sortir un double album 'Blondie 4(0) Ever' et le band tourne comme à la grande époque, la Belgique l'a accueilli à Namur et au Rivierenhof.
Et ?
Un show ayant enthousiasmé sexagénaires nostalgiques et teenagers émerveillés, personne ne te croira si tu clames que la madame est plus proche de soixante-dix que de cinquante, elle assure un max et le groupe qui l'accompagne rocke comme dans les eighties.
Chris Stein et le batteur Clem Burke sont toujours de la partie, Leigh Foxx, le bassiste, fait partie du groupe depuis un bon moment, ce gars a bouloté avec Iggy Pop ou Patti Smith, on ne la lui fait pas, et les petits jeunes, Tommy Kessler, un flamboyant guitariste, et Matthew Katz-Bohen aux claviers, ne dépareillent pas l'ensemble.
Debbie en noir et blanc ce soir, de la tête aux pieds, donc une chaussure blanche et une noire, commence très fort par 'One way or another', suivi par la rengaine new wave 'Rave'.
Tu dis, Bertrand?
Elle bouge bien, mamie!
On ne le répétera pas, gars!
La machine à hits embraye sur 'Hangin on the telephone'.
It is the end of summer, it sucks, constate la platinée, this is 'Mile High', une nouveauté.
Clem amorce 'Call me', derrière ses raybans, madame esquisse un sourire narquois, Matt quitte sa place pour balancer un solo de keytar, Namur danse.
For all the girls, la romance 'Maria' à laquelle succède a new one, 'Euphoria'.
Sans pause, 'A rose by any name' à la Siouxsie.
Petits problèmes techniques, Clem Burke en profite pour se taper dix pompes, un réglage des soupapes, Leigh improvise une jam bluesy, pouce levé, OK, c'est reparti, euh, attendez, je tombe la veste, voici 'Rapture' et sa tirade hip hop, on y insère 'You gotta fight for your right to party' avant d'attaquer le monstrueux 'Atomic'.
C'est le pied, darling!
I hope you're all feeling loose!
Tout va pour le mieux, Miss.
Ecrit par Chris et Systema Solar, ' Sugar on the side', un moment exotique précédant 'Heart of glass'.
Namur, you were a great audience, this is our last song, 'Dreaming'.
And she left us dreaming...
La Fête des Solidarités s'achève pour toi, Jean-Marc continue le voyage et s'en va shooter Axelle Red et Arno.
Dans ta caisse...I sit by and watch the Meuse flow... dreaming is free, dreaming, dreaming...
Aldebert à 11h, pour les mouflets!
Black Bazar à 12h20'.
Du brol congolais.
Tu assistes distraitement à ce mélange coloré et jovial, mais malgré tout banal, de soukous, rumba de Kinshasa , ndombolo... à 300 mètres, en attendant Jean-Marc qui par acquis de conscience a été reluqué la danseuse de plus près.
On ne rapportera pas ses propos machistes!
Coely.
Au début de la période des festivals la petite Anversoise s'est vue obliger d'annuler une série de concerts, elle souffrait d' une appendicite.
Fin août, l'enfant est retapée et régale les premiers festivaliers d'un concert épatant.
Le rap ou le hip hop innovant c'est autre chose que la mouise servie par Youssoupha.
Coely commence seule par un titre a capella te refilant la chair de poule,DJ Ephonk, un sorcier, la rejoint derrière les platines, le duo nous balance ' Feels good to be home', du hip hop pendant lequel soul et groove ruissellent en larges sillons.
'All I do', tout ce qu'elle fait, elle le fait bien.
Le black de la sécu vient nous trouver: elle est bien cette petite!
Effectivement, Rambo, sur les gradins la jeunesse danse.
Le tournoyant 'Time' précède ' Soulful Yeah' qui démarre en gospel profond avant d'emprunter des voies moins dévotes.
' Have it all' voit l'arrivée d'un compadre, le MC Dvtch Norri$, c'est parti pour un dialogue explosif se poursuivant pendant 'Bump' sur fond de vieux 45 tours grésillant.
Bye, bye Dvtch.
Coely a réussi à ramener le soleil, des épaules se dénudent, elle entame ' My tomorrow'.
Next one is for you, ladies, ' Nothing on me'.
Namur, let the party begin, Dvtch rapplique, le duo entame une suite que DJ Ephonk a intitulée 'Party Stuk'.
Sur le podium, un ballet, une chorégraphie digne de West Side Story, en bas, des festivaliers heureux!
' Sir Swank' et ses samples orientaux et bien sûr, l'imparable 'Ain't chasing pavements' , virant Bob Marley ' Could you be loved ', mettent un terme à cette prestation exemplaire.
Vite un bis en beatboxing, puis un dernier salut, merci Namur.
PS: Coely n'a que 20 ans, sa présence scénique est étonnante!
Irma.
On ne saura jamais la raison pour laquelle le set d' Irma a commencé avec 25' de retard, on nous a obligés à glander sous la pluie, les musiciens étaient prêts, le soundcheck effectué, une madame s'affairait sur scène pour tendre une toile plastifiée au dessus des synthés, cette protection s'envolait après une minute, on était des centaines à contempler ce cirque, personne n'est venu nous communiquer quoi que ce soit...
Caprice de star, un costume à repasser, des discussions vénales...suppute, petit, suppute!
Ils ont enfilé leurs atours de majorettes, deux nanas, une blonde ( basse, synthé, acoustique, boum boum boum), une brune ( boum boum), un batteur, un claviériste, un guitariste, ils précèdent la séduisante Camerounaise qui vient de sortir un second album, 'Faces' !
Go!
'Hear me out' , du soft pop agréable, enjôleur, caressant, porté par une jolie voix et finissant sur coulis de choeurs angéliques.
Namur lui a déjà pardonné son retard.
Le titletrack du premier album, 'Letter to the Lord', est tout aussi soigné, tu classes sur la même étagère qu' Ayo.
Elle se débarrasse de l'acoustique, chaloupe gracieusement et attaque le groovy ' Their truth', une leçon de gym douce, dit-elle!
On lui refile une mandoline pour la berceuse 'Save me' .
Namur dodeline.
Une guitare onctueuse décore la composition suivante dont se dégage de moelleuses effluves reggae.
Le petit pas de danse à la Michael Jackson ravit tes voisines, la gentille Irma amorce le radiophonique ' Trouble Maker'.
Une main ouverte à côté de la table de mix indique cinq, plus que cinq minutes, faut respecter le timing.
La troupe termine la jolie mélodie en passant dans son entièreté aux percussions pour un final tribal/carnaval.
Le megatube 'I know' clôture ce concert tronqué de 25'.
Namur pas content!
Babylon Circus.
Oui, Jane?
Du mois de septembre au mois d'août
Faudrait des bottes de caoutchouc
Pour patauger dans la gadoue
La gadoue, la gadoue, la gadoue
Hou la gadoue, la gadoue...
Tu connais bien la Belgique, Jane!
Les neuf Lyonnais s'en tapent et vont enflammer les canards, pélicans, grèbes et manchots restés sur les bancs étagés de l'amphithéâtre.
Manuel, David, Jo, Clement, Rimbaud, Olivier, Valentin, Remy, Jean-mi étaient en forme olympique, les deux premiers s'époumonaient, les autres grattaient , frappaient, pianotaient, accordéonnaient ou soufflaient, transformant le bourbier en fiesta gitana colorée.
C'est Woodstock avance un fumeur, pas de Havane, elle est bien bonne, gamin, t'as à peine 30 piges!
'Never stop' non, il ne s'agit pas de la pluie,c'est un singalong galopant et irrésistible.
Enchaînement sur 'De la musique et du bruit' du ska aux teintes gones, basé sur une rythmique chevaux au galop.
Namur, une chanson d'amour?
Ja!
Plus calme, pas moins engagé, voici ' Demain, dehors' qui précède l'énergique gypsy/klezmer/balkan tune 'La Caravane'.
Namur a la bougeotte et va accueillir 'Nina' qui ne viendra pas, c'est la petite soeur de la Madeleine de Brel.
Comme la veille au même endroit, toutes les écluses du ciel s'ouvrent, les flots tombent en cascade, tu demandes au soigneur de jeter l'éponge et tu te réfugies dans les couloirs de la citadelle, dégoûté par cette météo merdique.
Comme des centaines d'autres tu n'entendras pas la fin du concert de Babylon Circus.
Juste une pluie de printemps.. chantent-ils, tu parles, Charles, la chienlit!
Pas question de se taper Boulevard des Airs sous la drache, on est mieux à la buvette!
Maxime Le Forestier.
Un moment d'émotion intense avec le petit frère de Anne et Catherine, éternel adolescent défenseur des causes justes.
Le cheveu plus rare, une tronche à la Didier Barbelivien, Maxime s'avance, seul, armé d'une acoustique, vers le micro et le tabouret trônant au milieu de la scène, il commence fort, sans préambule un premier succès, 'San Francisco' et sa maison bleue. Des visions fugitives traversent ton cerveau, il y a bien longtemps tu avais vu Maxime au 140, l'avant-programme était assuré par l'immense et regretté John Martyn que tu avais d'ailleurs ramené chez Léon Lamal à Hoeilaert où on a achevé la soirée à la geuze.
Tous les néo-hippies fredonnent la rengaine.
Les musiciens rejoignent le cadet des Le Forestier, Manu Galvin (guitare), Étienne Roumanet (contrebasse), Patrick Goraguer (claviers), Sebastian Quezada (batterie-percussions), des cracks, ils entament un second chef-d'oeuvre, ' Passer ma route'.
Maxime lyrique, un jardin est bien plus beau lorsqu'on sait le nom des fleurs, il présente ses compagnons et enchaîne sur 'Comme un arbre dans la ville', aussi poétique que 'La maison près de la fontaine' de Nino Ferrer.
Le quart-d'heure sentimental débute avec 'Chienne d'idée' en mode western swing ( formidable Manu Galvin), se poursuit par l'éternel 'Restons amants' et le blues ' Les Coups' avec son coulis d'orgue imparable.
On lui apporte un demi, il reprend l'acoustique pour le tendre 'La petite hirondelle'.
Une première collaboration Le Forestier/Julien Clerc, 'Le P'tit air' puis le doux amer 'L'homme au bouquet de fleurs' .
Composé avec Sebastian, 'Le Papillon' nous emmène dans un forêt exotique, Maxime goes latino.
Où il nous a tués c'est pendant 'Education sentimentale' , les choeurs étant assurés par Manu Galvin.
Un méchant hoquet t'étranglait, Elodie à tes côtés murmure à sa copine, 'c'est beau'.
Banal, peut-être, mais si vrai!
Et ce n'est pas fini, 'Mon frère' murmuré par toute l'assistance qui ponctue la fin du titre par cinq minutes d'applaudissements.
La dernière, 'Né quelque part' qui sied parfaitement à l'esprit régnant lors de cette Fête des Solidarités.
Un triomphe!
Bis.
A chaque concert, il interprète un Brassens, ce soir l'amusant 'Une jolie fleur', Maxime and co nous quittent avec 'Les jours meilleurs'.
Fameux concert!
( PS: tu as quitté le théâtre de verdure pour Blondie sur l'esplanade, Maxime a encore interprété 'Ambalaba' avec Philippe Lafontaine).
Blondie
Debbie Harry, ça lui fait quel âge?
En 1978, lorsque 'Denis' fait un tabac, Deborah a fait déjà une belle carrière, backing vocalist pour The Wind in the Willows, puis The Stilettos, Angel and the Snake et enfin Blondie, avec son homme, Chris Stein.
Pour fêter les 40 du groupe, Noble ID vient de sortir un double album 'Blondie 4(0) Ever' et le band tourne comme à la grande époque, la Belgique l'a accueilli à Namur et au Rivierenhof.
Et ?
Un show ayant enthousiasmé sexagénaires nostalgiques et teenagers émerveillés, personne ne te croira si tu clames que la madame est plus proche de soixante-dix que de cinquante, elle assure un max et le groupe qui l'accompagne rocke comme dans les eighties.
Chris Stein et le batteur Clem Burke sont toujours de la partie, Leigh Foxx, le bassiste, fait partie du groupe depuis un bon moment, ce gars a bouloté avec Iggy Pop ou Patti Smith, on ne la lui fait pas, et les petits jeunes, Tommy Kessler, un flamboyant guitariste, et Matthew Katz-Bohen aux claviers, ne dépareillent pas l'ensemble.
Debbie en noir et blanc ce soir, de la tête aux pieds, donc une chaussure blanche et une noire, commence très fort par 'One way or another', suivi par la rengaine new wave 'Rave'.
Tu dis, Bertrand?
Elle bouge bien, mamie!
On ne le répétera pas, gars!
La machine à hits embraye sur 'Hangin on the telephone'.
It is the end of summer, it sucks, constate la platinée, this is 'Mile High', une nouveauté.
Clem amorce 'Call me', derrière ses raybans, madame esquisse un sourire narquois, Matt quitte sa place pour balancer un solo de keytar, Namur danse.
For all the girls, la romance 'Maria' à laquelle succède a new one, 'Euphoria'.
Sans pause, 'A rose by any name' à la Siouxsie.
Petits problèmes techniques, Clem Burke en profite pour se taper dix pompes, un réglage des soupapes, Leigh improvise une jam bluesy, pouce levé, OK, c'est reparti, euh, attendez, je tombe la veste, voici 'Rapture' et sa tirade hip hop, on y insère 'You gotta fight for your right to party' avant d'attaquer le monstrueux 'Atomic'.
C'est le pied, darling!
I hope you're all feeling loose!
Tout va pour le mieux, Miss.
Ecrit par Chris et Systema Solar, ' Sugar on the side', un moment exotique précédant 'Heart of glass'.
Namur, you were a great audience, this is our last song, 'Dreaming'.
And she left us dreaming...
La Fête des Solidarités s'achève pour toi, Jean-Marc continue le voyage et s'en va shooter Axelle Red et Arno.
Dans ta caisse...I sit by and watch the Meuse flow... dreaming is free, dreaming, dreaming...
Jimi Jamison ( Survivor) n'a pas survécu après une crise cardiaque!
Un communiqué de presse laconique: On August 31, 2014, Jimi Jamison died at the age of 63 of an apparent heart attack.
Le band de Chicago, fondé en 1978, casse la baraque en 1982 avec 'Eye of the tiger', bande-son de Rocky III.
Son arena rock plaît, d'autres hits suivent: "Burning Heart" (US number 2), "The Search Is Over" (US number 4), "High on You" (US number 8), "Is This Love" (US number 9) ou "I Can't Hold Back" (US number 13) .
Un détail, Jimi Jamison n'est pas le gars qui chante 'Eye of the tiger', il s'agit de Dave Bickler qu'il a remplacé en 1984.
Jimi avait auparavant fait partie de Target et Cobra.
C'est tout de même lui qui assure les vocaux sur 'Burning Heart', un autre Rocky theme.
A la fin des eighties l'étoile du band pâlit, un repos prolongé s'impose.
Jimi Jamison enregistre un album solo.
1993 le groupe reprend la route avec le chanteur d'origine.
De 2000 à 2006 retour de Jimi, de 2006 à 2011 un nouveau lead singer, Robin McAuley, 2011 Jimi is back, 2014, mais qui voilà .. Dave Bickler!
Et Jimi?
Une crise cardiaque ce 31 août!
Le band de Chicago, fondé en 1978, casse la baraque en 1982 avec 'Eye of the tiger', bande-son de Rocky III.
Son arena rock plaît, d'autres hits suivent: "Burning Heart" (US number 2), "The Search Is Over" (US number 4), "High on You" (US number 8), "Is This Love" (US number 9) ou "I Can't Hold Back" (US number 13) .
Un détail, Jimi Jamison n'est pas le gars qui chante 'Eye of the tiger', il s'agit de Dave Bickler qu'il a remplacé en 1984.
Jimi avait auparavant fait partie de Target et Cobra.
C'est tout de même lui qui assure les vocaux sur 'Burning Heart', un autre Rocky theme.
A la fin des eighties l'étoile du band pâlit, un repos prolongé s'impose.
Jimi Jamison enregistre un album solo.
1993 le groupe reprend la route avec le chanteur d'origine.
De 2000 à 2006 retour de Jimi, de 2006 à 2011 un nouveau lead singer, Robin McAuley, 2011 Jimi is back, 2014, mais qui voilà .. Dave Bickler!
Et Jimi?
Une crise cardiaque ce 31 août!
lundi 1 septembre 2014
La Fête des Solidarités à la Citadelle de Namur ( première journée), le 30 août 2014
Une seconde édition pour la Fête des Solidarités qui malgré une météo épouvantable pourra afficher un bilan positif, le public a répondu en masse, l'organisation avance le chiffre de 28000 spectateurs.
Faut dire que l'affiche était de qualité et éclectique, qu'en dehors des concerts ( deux scènes), petits et grands avaient de quoi faire sur la citadelle transformée en village indien, une vingtaine de chapiteaux étant disséminés sur le site, des stands de nourriture allant de la frite à l'exotique, de nombreuses buvettes, un forum avec débats, la Croix Rouge, plusieurs coins toilettes et pour les kids, la cité des enfants, tout pour faire la fête en famille..et fête il y eut, merci Solidaris!
Pas d'encombrements sur la route, un parking de délestage où une navette est prévue pour conduire les festivaliers vers la forteresse, chef-d'oeuvre en péril.
Un bémol, une désespérante attente de 45' pour voir arriver le bus , ainsi pas de Henri Dès prévu à onze heures.
Avec J M, le photographe, on se dirige au pas de course vers le Théâtre de Verdure où Bai Kamara Jr. a déjà débuté son set devant 40/45 curieux!
On aura manqué 'Mystical survivor' et entendu les dernières notes de 'Going up the wrong way'.
Sur scène, l'Urban Gypsy, ayant quitté Sierra Leone il y a 20 ans pour profiter de notre sain climat belge, est flanqué de trois requins redoutables, Eric Moens à la guitare, Thierry Rombaux, joli galurin, à la basse et Didier Fontaine aux drums.
Et lorsque cette fine équipe envoie le hit des débuts, le funky 'Down town in St Josse', tu sais que tout comme les paumés assis dans l'herbe humide, tu passeras un excellent moment.
Démarrage en spoken-word, t'as reconnu le soul jazz magistral 'Urban Gypsy' auquel succède le groovy ' Making beggars into thieves'.
Le timbre velouté de Bai séduit Namur, les premiers danseurs se trémoussent.
Un duo de reggae tunes, le premier ' Some Days' aux accents jazz/funk puis sur 'Disposable Society', le chaloupé et engagé 'I Hope Our Misery Doesn't Entertain Your World'.
Bai embraye sur ' Substitute for love' autrefois interprété avec Dani Klein.
Une pure merveille, digne des meilleurs Sting.
Le band termine par un latino track irrésistible avant d'être rappelé par le public enfin plus nombreux.
Bai revient seul et envoie la ballade ' Go on Press'.
Un concert généreux.
Bai Kamara Jr., l'artiste idéal pour entamer une fête dédiée à la solidarité!
S- Crew.
Jean-Marc, tu t'en occupes, ces MC's me refilent l'urticaire, vais faire un tour pour reconnaître les lieux.
L'ambiance est bon enfant, le public est souriant, les gosses jouent, une bière svp!
La Pegatina ( sur l'esplanade!).
La Pegatina es un grupo español de ska y rumba procedente de Cataluña, formé en 2003, quatre albums téléchargeables gratuitement sur leur site.
La Pegatina= énergie débordante, enthousiasme à toute épreuve, ambiance assurée de la première à la dernière minute.
Là où passe La Pegatina, la morosité trépasse!
Ne sais pas s'il faut prendre ce journaliste batave au sérieux... La Pegatina op de Main Stage. Als zo'n festivaldag begint wil je meegevoerd worden en niet al direct verzanden in een hoop meligheid....
OK, le groupe n'a rien inventé, mais dans le public on n'a vu que des visages heureux, des gens ne pensant qu'à se laisser aller pour faire la fête, alors Monsieur le Kaaskop, on s'en fout que toi tu estimes que La Pegatina ce n'est que de la herkenbare feestmuziek met het verplichte trompetje, een accordeonnetje en flauwe zang.... va boire une fade Heineken et écouter Marco Borsato.
Line-up: Ruben Sierra ( le fondateur) - Adrià Salas - Ovidi Díaz - Ferran Ibañez - Axel Magnani - le français vise mon kilt m'ayant coûté un paquet, Romain Renard et Sergi López, non pas l'acteur, il est batteur.
Sur scène un arc-en-ciel, de l'orange, du jaune, du vert... vite transformé en feu d'artifices.
Sergi lance l'intro, Ferran et sa basse se pointent puis le reste de la banda, c'est parti pour ' Despierto' après que les canons à confetti nous aient copieusement arrosés.
Sur un rythme effréné, cumbias, rumbas catalanes, ska tunes, rancheras, salsas piquantes, airs disco klezmer, se succèdent à la plus grande joie des festivaliers qui ne demandent qu'à transformer l'esplanade en piste de danse.
En enfilade: 'Lerei', 'Lléname de Veneno', 'El Curandero', un cirque infernal, les clowns bondissent, les trompettes rugissent, la basse ronfle, les guitares grincent, l'accordéon voltige, ambiance FC Barcelone sur la citadelle.
Une nouvelle série: ' Como explicarte' , 'Ara ve lo bo' et un avertissement, Namur, vous vous bougez le cul ou on se casse , message reçu une farandole folle pendant 'Gat rumbera' suivi par ' La voisine', puis 'Muérdeme' un boogie dément pendant lequel la clique décide de dénuder le petit Romain qui poursuit topless.
' Non è facile' la patrouille des louveteaux danse le ska, 'Que bonito', 'Sun Bay', 'Miranda', faites du bruit, Namur...waouah, waouah...' Lacon con grelos', 'Lloverá y yo veré et enfin ' Mamma Mia'.
Un dernier tir de confetti et salut final.
Ok, ça ne vole pas très haut, mais on s'en tape.
Faites-nous de la place, on en fait une dernière à vos côtés sur fond de tambours et de crécelles.
Olé!
Un coup d'oeil furtif au show de Tinariwen, vu il n'y a pas très longtemps à l'AB.
Leur touareg blues, tendance trance, t'aura fait moins d'effet qu'à Bruxelles, le public était plus dissipé cet après-midi.
Ceci n'enlève rien à la valeur intrinsèque du groupe du Mali qui fait toujours preuve de ferveur.
Retour sur l'esplanade pour Balkan Beat Box.
Un cocktail klezmer/gypsy / ska/ balkan ou dancehall beats/electro/punk/ hip hop détonnant.
Le groupe est né en 2003 du côté de Brooklyn.
Tomer Yosef, Ori Kaplan, Tamir Muskat forment le nucleus du band, live ils sont entourés de quelques mercenaires pour se retrouver à 6 sur le podium ( on a vu Itamar Ziegler, Ron Bunker et Eyal Talmudi).
Il y a un mois leur tournée européenne passait par Anvers, ce soir c'est Namur qui a cascadé aux sons de leur mash-up hyper dansant.
Leur dernier essai discographique 'Give' date de 2012, on a eu droit à quelques extraits.
Après une première plage musclée, BBB enchaîne sur 'Part of the Glory' aux vocaux scandés te rappelant Manu Chao.
Les tirades de sax sont époustouflantes, l'Israélien Tomar Yosef s'avère être un redoutable manieur de foule incitant Namour à sauter de plus en plus haut.
Après une pièce instrumentale explosive, ils balancent le méchant 'War Again' introduit par d'effrayantes sirènes.
Tes voisins sont transformés en kangourous mosans, sur scène ils ont embrayé sur un nouvel instrumental torride.
Hip hop time sur fond bateliers de la Volga, 'Hermetico' puis 'Digital Monkey', on t'a déjà dit qu'on y sentait des effluves Manu Chao, on le répète.
Décélération pour un reggae chaloupé ' Dancing with the moon' suivi par un jungle track percussif pour clôturer la fiesta par ' Ramallah Tel Aviv'.
Un point négatif, trop de groupes programmés hantent le même style musical festif, risque de saturation assuré!
Retour de la pluie.
Direction le Théâtre de Verdure pour Les Ogres de Barback ( du festif!).
Les frères et soeurs multi-instrumentistes, Fred, Sam, Alice et Mathilde, sont sur la route depuis 20 ans, ils viennent de sortir un huitième album, 'Vous m'emmerdez', et s'ils n'ont pas apporté de gâteau et 20 chandelles, ils nous ont promis une surprise.
Ce sera pour plus tard, les Ogres ouvrent par le titletrack 'Vous m'emmerdez' visant manifestement l'extrême droite.
De la chanson à texte se profilant en digne héritière de Brassens, Ferré et consorts.
Les Burguière, qui viennent quasi tous de changer d'instrument, attaquent 'Jésus' sur un mode récitatif, très vite la prière vire gypsy swing fringant.
Un violon, un tuba, une guitare, un trombone, une trompette, avanti la musica, 'Contes, vents et marées'.
Sympa!
Une chanson pour toutes les minorités, 'Dos Minés' avec un distrayant numéro de claquettes, signé Sam.
Voilà la surprise promise sous forme d'invités en provenance du Bénin, la Fanfare Eyo'Nlé ( 5 cuivres et des percussions, huit voix).
Du coup le concert exhibe des coloris différents, forcément plus noirs.
Un swing africano-parisien, suivi par le frondeur 'Accordéon pour les cons'.
Pendant l'anti-militariste 'Grand-mère', les cieux se déchirent, des trombes d'eau s'abattent sur le site, tu t'esquives au pas de course pour trouver refuge dans le stand presse où tu admires les courageux bravant les éléments déchaînés pour battre des mains en cadence.
Du haut de la citadelle tu n'aperçois plus rien qu'un ciel désespérément bouché, les Ogres poursuivent leur voyage, plus question de distinguer les morceaux joués.
Après 15', une accalmie, tu les entends jouer la valse musette 'Rue de Panam' qui explose en final fanfare, au risque de se casser la gueule dans la gadoue, la famille Burguière et leurs cousins du Bénin se payent une balade au milieu des spectateurs heureux.
Rideau!
Mos Def ayant déclaré forfait, Solidaris l'a remplacé par un certain Youssoupha, rappeur français d'origine congolaise.
Le futur du rap, on nous a dit... ou bien on nous a menti, ou bien, le rap est salement mal en point!
Plus bidon que ce mec, ça n'existe pas, une caricature balançant un ramassis de platitudes.
Pas possible d'encaisser cette tambouille insipide plus de 10 minutes, direction le bar!
Stephan Eicher.
La grosse baffe de la journée, un concert irréprochable, d'Artagnan de Münchenbuchsee a mis Namur à genoux.
C'était du grand Eicher en haut sur la forteresse, le gars semblait d'excellente humeur, la setlist était imparable et il était entouré d'une équipe exceptionnelle ( Hank Shizzoe, quel guitariste! - sans doute Simon Baumann aux drums, Baptiste Germser à la basse, Michael Flury au trombone et un violon, Johan Renard ).
Le ténébreux Stephan débute au piano par le majestueux 'La relève' pour passer à la guitare et interpréter ce qui fut le premier single de l'album 'L'Envolée', ' Le Sourire'.
Un troisième titre du dernier né, 'L'exception' ( texte Djian) nous prouve que 'L'envolée' c'est du Eicher grande cuvée.
Après ces nouvelles chansons, je vous joue une vieillerie, 'Pas d'ami comme toi', accueilli par des cris enthousiastes.
Namur soyez plus convaincants avec les Non Non Non, on recommence!
Il poursuit avec 'Manteau de gloire' arrangements somptueux , suivi par dans 'Ton Dos' aux sonorités americana que ne renieraient pas Cabrel.
Immense boulot de Hank Shizzoe.
Le Suisse nous inflige une claque immense avec une version funky de 'Des hauts et des bas', Jean-Marc venait de te signaler la similitude avec 'Papa was a rolling stone' quand le rusé Stephan insère les lyrics des Temptations dans son oeuvre.
Namur vibre.
Au piano, il s'excuse, désolé d'avoir introduit de l'eau dans tous mes titres et ce n'est pas fini, voici 'Rivière'.
Il enchaîne sur 'Donne moi une seconde' paroles Philippe Djian, un gage de qualité.
Une version épique de 'Ce peu d'amour' annonce celle que Namur espérait, 'Déjeuner en paix'.
Un impromptu instrumental pour suivre, le gitan passe du piano à la batterie avant de terminer le concert en mode ballade avec le bien-nommé 'Disparaître'.
Nickel, ce récital!
Un lâcher de ballons avant le concert de clôture: Selah Sue.
Live Nation: Selah Sue is dit jaar helemaal terug! De Belgische zangeres legt momenteel met veel zorg de laatste hand aan haar tweede album, dat dit najaar verschijnt!
Très bien, mais que reste-t-il de la petite Selah Sue que tu as croisée pour la première fois en mars 2008 avant The Dø!
Mauvaise question, waar is The Dø est la bonne!
Sanne Putseys après un hiatus de plusieurs mois retâte donc de la scène.
Ce soir un mix intelligent de tubes et de nouvelles compositions.
Un premier titre joué solo, une nouveauté, la ballade 'Always Home', la voix interpelle, elle chante toujours avec les tripes, bien!
Un second morceau lent succède à ce premier effort, 'Mommy'.
Avec le band, on suppose que la composition ne doit pas être fort éloignée des noms suivants: Joachim Saerens (keyboards), Jordi Geuens (drums), Erik Rademakers (bass) et Yannick Werther (guitar), le nu-soul élégant 'Famous' .
'Black part love' / ' Lost ones' ( Lauryn Hill) , le phrasé unique de Selah Sue sidère le nombreux public, elle passe du smooth r'n'b au hip hop agressif sans accroc.
Premiers émois avec un des hits de son premier album, 'This world', permettant à chaque membre du band d'envoyer un petit laïus pas angélique.
Public en ébullition pendant 'Fyah Fyah' suivi par a new song, le sensible 'Time'.
Des claviers dégoulinants, une guitare plaintive, c'est parti pour le rhythm 'n blues purulent, 'Please'.
Sanne se confesse, Namur se trémousse,' Crazy Vibes'!
J'aimerais vous chanter deux autre nouvelles compositions, 'Alone' et la poignante soul ballad 'I won't go for more'.
Ta voisine l'attendait depuis 45', 'Raggamuffin', elle ne se tient plus!
'Peace of mind' démarre par de suaves vocalises avant de retrouver un fond reggae et des tirades ragga.
Merci , this is our last song, une photo souvenir avant ' Crazy Sufferin Style'.
Great gig!
A demain, Namur!
Faut dire que l'affiche était de qualité et éclectique, qu'en dehors des concerts ( deux scènes), petits et grands avaient de quoi faire sur la citadelle transformée en village indien, une vingtaine de chapiteaux étant disséminés sur le site, des stands de nourriture allant de la frite à l'exotique, de nombreuses buvettes, un forum avec débats, la Croix Rouge, plusieurs coins toilettes et pour les kids, la cité des enfants, tout pour faire la fête en famille..et fête il y eut, merci Solidaris!
Pas d'encombrements sur la route, un parking de délestage où une navette est prévue pour conduire les festivaliers vers la forteresse, chef-d'oeuvre en péril.
Un bémol, une désespérante attente de 45' pour voir arriver le bus , ainsi pas de Henri Dès prévu à onze heures.
Avec J M, le photographe, on se dirige au pas de course vers le Théâtre de Verdure où Bai Kamara Jr. a déjà débuté son set devant 40/45 curieux!
On aura manqué 'Mystical survivor' et entendu les dernières notes de 'Going up the wrong way'.
Sur scène, l'Urban Gypsy, ayant quitté Sierra Leone il y a 20 ans pour profiter de notre sain climat belge, est flanqué de trois requins redoutables, Eric Moens à la guitare, Thierry Rombaux, joli galurin, à la basse et Didier Fontaine aux drums.
Et lorsque cette fine équipe envoie le hit des débuts, le funky 'Down town in St Josse', tu sais que tout comme les paumés assis dans l'herbe humide, tu passeras un excellent moment.
Démarrage en spoken-word, t'as reconnu le soul jazz magistral 'Urban Gypsy' auquel succède le groovy ' Making beggars into thieves'.
Le timbre velouté de Bai séduit Namur, les premiers danseurs se trémoussent.
Un duo de reggae tunes, le premier ' Some Days' aux accents jazz/funk puis sur 'Disposable Society', le chaloupé et engagé 'I Hope Our Misery Doesn't Entertain Your World'.
Bai embraye sur ' Substitute for love' autrefois interprété avec Dani Klein.
Une pure merveille, digne des meilleurs Sting.
Le band termine par un latino track irrésistible avant d'être rappelé par le public enfin plus nombreux.
Bai revient seul et envoie la ballade ' Go on Press'.
Un concert généreux.
Bai Kamara Jr., l'artiste idéal pour entamer une fête dédiée à la solidarité!
S- Crew.
Jean-Marc, tu t'en occupes, ces MC's me refilent l'urticaire, vais faire un tour pour reconnaître les lieux.
L'ambiance est bon enfant, le public est souriant, les gosses jouent, une bière svp!
La Pegatina ( sur l'esplanade!).
La Pegatina es un grupo español de ska y rumba procedente de Cataluña, formé en 2003, quatre albums téléchargeables gratuitement sur leur site.
La Pegatina= énergie débordante, enthousiasme à toute épreuve, ambiance assurée de la première à la dernière minute.
Là où passe La Pegatina, la morosité trépasse!
Ne sais pas s'il faut prendre ce journaliste batave au sérieux... La Pegatina op de Main Stage. Als zo'n festivaldag begint wil je meegevoerd worden en niet al direct verzanden in een hoop meligheid....
OK, le groupe n'a rien inventé, mais dans le public on n'a vu que des visages heureux, des gens ne pensant qu'à se laisser aller pour faire la fête, alors Monsieur le Kaaskop, on s'en fout que toi tu estimes que La Pegatina ce n'est que de la herkenbare feestmuziek met het verplichte trompetje, een accordeonnetje en flauwe zang.... va boire une fade Heineken et écouter Marco Borsato.
Line-up: Ruben Sierra ( le fondateur) - Adrià Salas - Ovidi Díaz - Ferran Ibañez - Axel Magnani - le français vise mon kilt m'ayant coûté un paquet, Romain Renard et Sergi López, non pas l'acteur, il est batteur.
Sur scène un arc-en-ciel, de l'orange, du jaune, du vert... vite transformé en feu d'artifices.
Sergi lance l'intro, Ferran et sa basse se pointent puis le reste de la banda, c'est parti pour ' Despierto' après que les canons à confetti nous aient copieusement arrosés.
Sur un rythme effréné, cumbias, rumbas catalanes, ska tunes, rancheras, salsas piquantes, airs disco klezmer, se succèdent à la plus grande joie des festivaliers qui ne demandent qu'à transformer l'esplanade en piste de danse.
En enfilade: 'Lerei', 'Lléname de Veneno', 'El Curandero', un cirque infernal, les clowns bondissent, les trompettes rugissent, la basse ronfle, les guitares grincent, l'accordéon voltige, ambiance FC Barcelone sur la citadelle.
Une nouvelle série: ' Como explicarte' , 'Ara ve lo bo' et un avertissement, Namur, vous vous bougez le cul ou on se casse , message reçu une farandole folle pendant 'Gat rumbera' suivi par ' La voisine', puis 'Muérdeme' un boogie dément pendant lequel la clique décide de dénuder le petit Romain qui poursuit topless.
' Non è facile' la patrouille des louveteaux danse le ska, 'Que bonito', 'Sun Bay', 'Miranda', faites du bruit, Namur...waouah, waouah...' Lacon con grelos', 'Lloverá y yo veré et enfin ' Mamma Mia'.
Un dernier tir de confetti et salut final.
Ok, ça ne vole pas très haut, mais on s'en tape.
Faites-nous de la place, on en fait une dernière à vos côtés sur fond de tambours et de crécelles.
Olé!
Un coup d'oeil furtif au show de Tinariwen, vu il n'y a pas très longtemps à l'AB.
Leur touareg blues, tendance trance, t'aura fait moins d'effet qu'à Bruxelles, le public était plus dissipé cet après-midi.
Ceci n'enlève rien à la valeur intrinsèque du groupe du Mali qui fait toujours preuve de ferveur.
Retour sur l'esplanade pour Balkan Beat Box.
Un cocktail klezmer/gypsy / ska/ balkan ou dancehall beats/electro/punk/ hip hop détonnant.
Le groupe est né en 2003 du côté de Brooklyn.
Tomer Yosef, Ori Kaplan, Tamir Muskat forment le nucleus du band, live ils sont entourés de quelques mercenaires pour se retrouver à 6 sur le podium ( on a vu Itamar Ziegler, Ron Bunker et Eyal Talmudi).
Il y a un mois leur tournée européenne passait par Anvers, ce soir c'est Namur qui a cascadé aux sons de leur mash-up hyper dansant.
Leur dernier essai discographique 'Give' date de 2012, on a eu droit à quelques extraits.
Après une première plage musclée, BBB enchaîne sur 'Part of the Glory' aux vocaux scandés te rappelant Manu Chao.
Les tirades de sax sont époustouflantes, l'Israélien Tomar Yosef s'avère être un redoutable manieur de foule incitant Namour à sauter de plus en plus haut.
Après une pièce instrumentale explosive, ils balancent le méchant 'War Again' introduit par d'effrayantes sirènes.
Tes voisins sont transformés en kangourous mosans, sur scène ils ont embrayé sur un nouvel instrumental torride.
Hip hop time sur fond bateliers de la Volga, 'Hermetico' puis 'Digital Monkey', on t'a déjà dit qu'on y sentait des effluves Manu Chao, on le répète.
Décélération pour un reggae chaloupé ' Dancing with the moon' suivi par un jungle track percussif pour clôturer la fiesta par ' Ramallah Tel Aviv'.
Un point négatif, trop de groupes programmés hantent le même style musical festif, risque de saturation assuré!
Retour de la pluie.
Direction le Théâtre de Verdure pour Les Ogres de Barback ( du festif!).
Les frères et soeurs multi-instrumentistes, Fred, Sam, Alice et Mathilde, sont sur la route depuis 20 ans, ils viennent de sortir un huitième album, 'Vous m'emmerdez', et s'ils n'ont pas apporté de gâteau et 20 chandelles, ils nous ont promis une surprise.
Ce sera pour plus tard, les Ogres ouvrent par le titletrack 'Vous m'emmerdez' visant manifestement l'extrême droite.
De la chanson à texte se profilant en digne héritière de Brassens, Ferré et consorts.
Les Burguière, qui viennent quasi tous de changer d'instrument, attaquent 'Jésus' sur un mode récitatif, très vite la prière vire gypsy swing fringant.
Un violon, un tuba, une guitare, un trombone, une trompette, avanti la musica, 'Contes, vents et marées'.
Sympa!
Une chanson pour toutes les minorités, 'Dos Minés' avec un distrayant numéro de claquettes, signé Sam.
Voilà la surprise promise sous forme d'invités en provenance du Bénin, la Fanfare Eyo'Nlé ( 5 cuivres et des percussions, huit voix).
Du coup le concert exhibe des coloris différents, forcément plus noirs.
Un swing africano-parisien, suivi par le frondeur 'Accordéon pour les cons'.
Pendant l'anti-militariste 'Grand-mère', les cieux se déchirent, des trombes d'eau s'abattent sur le site, tu t'esquives au pas de course pour trouver refuge dans le stand presse où tu admires les courageux bravant les éléments déchaînés pour battre des mains en cadence.
Du haut de la citadelle tu n'aperçois plus rien qu'un ciel désespérément bouché, les Ogres poursuivent leur voyage, plus question de distinguer les morceaux joués.
Après 15', une accalmie, tu les entends jouer la valse musette 'Rue de Panam' qui explose en final fanfare, au risque de se casser la gueule dans la gadoue, la famille Burguière et leurs cousins du Bénin se payent une balade au milieu des spectateurs heureux.
Rideau!
Mos Def ayant déclaré forfait, Solidaris l'a remplacé par un certain Youssoupha, rappeur français d'origine congolaise.
Le futur du rap, on nous a dit... ou bien on nous a menti, ou bien, le rap est salement mal en point!
Plus bidon que ce mec, ça n'existe pas, une caricature balançant un ramassis de platitudes.
Pas possible d'encaisser cette tambouille insipide plus de 10 minutes, direction le bar!
Stephan Eicher.
La grosse baffe de la journée, un concert irréprochable, d'Artagnan de Münchenbuchsee a mis Namur à genoux.
C'était du grand Eicher en haut sur la forteresse, le gars semblait d'excellente humeur, la setlist était imparable et il était entouré d'une équipe exceptionnelle ( Hank Shizzoe, quel guitariste! - sans doute Simon Baumann aux drums, Baptiste Germser à la basse, Michael Flury au trombone et un violon, Johan Renard ).
Le ténébreux Stephan débute au piano par le majestueux 'La relève' pour passer à la guitare et interpréter ce qui fut le premier single de l'album 'L'Envolée', ' Le Sourire'.
Un troisième titre du dernier né, 'L'exception' ( texte Djian) nous prouve que 'L'envolée' c'est du Eicher grande cuvée.
Après ces nouvelles chansons, je vous joue une vieillerie, 'Pas d'ami comme toi', accueilli par des cris enthousiastes.
Namur soyez plus convaincants avec les Non Non Non, on recommence!
Il poursuit avec 'Manteau de gloire' arrangements somptueux , suivi par dans 'Ton Dos' aux sonorités americana que ne renieraient pas Cabrel.
Immense boulot de Hank Shizzoe.
Le Suisse nous inflige une claque immense avec une version funky de 'Des hauts et des bas', Jean-Marc venait de te signaler la similitude avec 'Papa was a rolling stone' quand le rusé Stephan insère les lyrics des Temptations dans son oeuvre.
Namur vibre.
Au piano, il s'excuse, désolé d'avoir introduit de l'eau dans tous mes titres et ce n'est pas fini, voici 'Rivière'.
Il enchaîne sur 'Donne moi une seconde' paroles Philippe Djian, un gage de qualité.
Une version épique de 'Ce peu d'amour' annonce celle que Namur espérait, 'Déjeuner en paix'.
Un impromptu instrumental pour suivre, le gitan passe du piano à la batterie avant de terminer le concert en mode ballade avec le bien-nommé 'Disparaître'.
Nickel, ce récital!
Un lâcher de ballons avant le concert de clôture: Selah Sue.
Live Nation: Selah Sue is dit jaar helemaal terug! De Belgische zangeres legt momenteel met veel zorg de laatste hand aan haar tweede album, dat dit najaar verschijnt!
Très bien, mais que reste-t-il de la petite Selah Sue que tu as croisée pour la première fois en mars 2008 avant The Dø!
Mauvaise question, waar is The Dø est la bonne!
Sanne Putseys après un hiatus de plusieurs mois retâte donc de la scène.
Ce soir un mix intelligent de tubes et de nouvelles compositions.
Un premier titre joué solo, une nouveauté, la ballade 'Always Home', la voix interpelle, elle chante toujours avec les tripes, bien!
Un second morceau lent succède à ce premier effort, 'Mommy'.
Avec le band, on suppose que la composition ne doit pas être fort éloignée des noms suivants: Joachim Saerens (keyboards), Jordi Geuens (drums), Erik Rademakers (bass) et Yannick Werther (guitar), le nu-soul élégant 'Famous' .
'Black part love' / ' Lost ones' ( Lauryn Hill) , le phrasé unique de Selah Sue sidère le nombreux public, elle passe du smooth r'n'b au hip hop agressif sans accroc.
Premiers émois avec un des hits de son premier album, 'This world', permettant à chaque membre du band d'envoyer un petit laïus pas angélique.
Public en ébullition pendant 'Fyah Fyah' suivi par a new song, le sensible 'Time'.
Des claviers dégoulinants, une guitare plaintive, c'est parti pour le rhythm 'n blues purulent, 'Please'.
Sanne se confesse, Namur se trémousse,' Crazy Vibes'!
J'aimerais vous chanter deux autre nouvelles compositions, 'Alone' et la poignante soul ballad 'I won't go for more'.
Ta voisine l'attendait depuis 45', 'Raggamuffin', elle ne se tient plus!
'Peace of mind' démarre par de suaves vocalises avant de retrouver un fond reggae et des tirades ragga.
Merci , this is our last song, une photo souvenir avant ' Crazy Sufferin Style'.
Great gig!
A demain, Namur!
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