mercredi 2 juillet 2014

Susan Clynes ' Life is...' , Album-Rezension

Près de dix ans après un premier effort discographique ( Sugar For A Dream), sorti in eigen beheer alors qu'elle n'avait que 17 ans, Susan Clynes présente ' Life is...' un full-length LP sorti sur le label Moonjune.
Produced by Susan Clynes.
 All compositions ( eleven) by Susan Clynes.

Miss  Clynes sings and performs on piano.
 She is joined by Simon Lenski ( DAAU) on cello  on five tracks.
Nico Chkifi ( Gang, Bambeen Grey, Antoine Guenet ( her hubby...) Trio, Radicant, Togani Trio) on drums and Pierre Mottet ( The Wrong Object, Panopticon, Pit’M Project, Monday Morning ...), on bass,  join in for two selections.
Lors du concert vu à l'Archiduc en 2012, ce sont les mêmes Nico et Pierre que tu vis accompagner la séduisante Susan.
L'album a été enregistré Live lors de trois prestations, deux shows à l'Archiduc ( Bruxelles) et un concert  au Bib ( = bibliotheek) à Bree.

Il débute par le titletrack 'Life is...'.
 Sur un tempo lent et d'un ton dramatique, la singer/songwriter digresse sur le sens de la vie.
Les rapprochements avec Tori Amos ou Kate Bush ne sont pas extravagants.
Une plage devant plaire aux amateurs du genre "Frau am Klavier"
Changement de cap avec le sautillant 'A good man' ( son père, Darius Clynes),  baignant dans un élégant univers cabaret.
Le ton monte lorsque le violoncelle mordant de Simon Lenski entre en piste, le good man perd son calme.
On assiste à un saute-mouton audacieux,  le phrasé saccadé de la chanteuse bondissant par dessus les coups d'archets vifs du membre de  Die Anarchistische Abendunterhaltung.
Une même vivacité caractérise le premier mouvement de  'Childhood Dreams', une pièce à la structure complexe, alternant épisodes calmes soulignés par des cordes apaisées et séquences tumultueuses.
Une réussite.
'Les Larmes'.
 En 2012, ce dramatique et imposant instrumental ( 9'35"), avec en toile de fond le conflit israélo-palestinien, que la jolie Susan décore de vocalises sombres, avait  ému la clientèle du cabaret Art-Déco de la rue Antoine Dansaert, la version enregistrée produit le même effet.
Place au romantisme et à la mélancolie avec la brumeuse ballade 'Tuesday Rain'.
Le miracle et les joies de la maternité sont illustrés par le lumineux 'Ileana' s song' , Ileana is her daughter.
Une intro néo-classique ébauche 'When you're dead', dominé, once again, par le dialogue véhément entre le jeu en cascatelles du piano et les interventions tantôt sévères, tantôt lyriques, du violoncelle.
La répétition incessante de la question...  where we'll you be when you're dead and those voices in your head... s'imprègnent dans tes neurones pour te tourmenter jusqu'aux notes finales.
Plus Carla Bley ou Laurie Anderson  que mainstream jazz.
L'instrumental aérien 'Pigeon's intrusion ' apporte une délicieuse bouffée de grâce après ces instants poignants.
Un impromptu au piano, 'Le Voyage'  t'invite à la rêverie, tandis que 'Linear Blindness' suscite des rapprochements avec certaines oeuvres de Regina Spektor.
La lecture de l'album prend fin avec le rondo   'Butterflies' et ses itérations vocales obsédantes.
Les délicats lépidoptères voltigeant de corolle en corolle n'éveillent pas uniquement en toi d' impressionnistes et bucoliques images, en contemplant leurs élégantes arabesques, un certain désarroi finit par te gagner.

'Life is..' à classer sur quelle étagère?
 Vocal Jazz? pop baroque? progrock? avant-garde? art rock? neoclassical pop?....
Tous ces tags sont plus ou moins judicieux, mais Susan Clynes fait partie de ces artistes  "incataloguables" , on préfère l'analyse de Thanos qui critique l'album pour Grande-Rock: “Life Is...” can be defined as an emotional, smooth and imaginative music work…

 Track Listing:
1. Life Is… (4:21)
2. A Good Man (3:49)
3. Childhood Dreams (6:31)
4. Les Larmes (9:35)
5. Tuesday Rain (5:08)
6. Ileana's Song (3:37)
7. When You're Dead (7:15)
8. Pigeon's Intrusion (6:00)
9. Le Voyage (3:22)
10. Linear Blindness (4:12)
11. Butterflies (6:38)



lundi 30 juin 2014

Festival Imagine 2014 - Belgische finale belge - Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 28 juin 2014

Depuis 2012 la finale belge de la compétition musicale Imagine se déroule au Botanique.
Une condition de base du concours: les musiciens doivent être âgés de 12 à 20 ans.
2014:  les organisateurs, Les Jeunesses Musicales  et Jeugd en Muziek, enregistrent  160 candidatures, tous genres confondus.
Après  9 sessions de présélections (6 en Flandre/3 en Wallonie), 10 groupes francophones et 10 groupes flamands sont retenus pour les finales régionales et enfin, ce 28 juin se déroule la finale nationale avec les 5 meilleurs candidats sélectionnés  au Nord et au Sud du Royaume.
En lice donc: ACT1 // ALINE ET MAXIME // CORALIEN // FENG DAN FANG // HENRY W. BAKER COMBO // KAREN // MILO MESKENS // PHONIX // RANGEL SILAEV // VALERE BURNON .
Détails, les candidats ont une dizaine de minutes pour convaincre le jury et le public.
En plus des 10 finalistes belges, le public aura droit à la prestation de trois guests ayant participé au tremplin à l'étranger:  Anna B-Soul and Pikaboo et Maja and Leo  from  Croatia + Så Jävla Heligt  from Sweden.

Une maîtresse de cérémonie ( Stéphanie Coerten) élégante, maniant à la perfection deux de nos langues nationales et l'anglais, invite Så Jävla Heligt, groupe ayant terminé 3ème lors de la finale suédoise à ouvrir les (d)ébats.
Le moins qu'on puisse affirmer à propos de  Johanna Logarn ( vocals)-  Linnea Källström ( keys, backings) -  Emil Holmström (drums) et  Fredrik Johansson ( bass) est qu'ils ne manquent ni de talent, ni d'énergie, voire de prestance scénique.
La petite Johanna étant du genre bête de scène, du haut de ses 19 ans, elle manifeste une maturité étonnante, à l'instar d'un certain Divock Origi sur la pelouse.
Deux titres seulement mais un public époustouflé par leur prestation.
Genre: du hard baroque mélodique.
Particularité: l'absence de guitare.
Lors de l'interview d'après set, les membres de Så Jävla Heligt dévoilent qu'ils comptent enregistrer un EP prochainement et que ' Go to hell' et 'We're all gonna die' étaient la traduction anglaise des deux titres joués.
On recommande!

Premier candidat en liste, Rangel Silaev, 14 ans, pas plus haut que trois pommes,  sorti de la présélection anversoise, catégorie musique classique.
Le gamin, d'origine russe, est né à Venray ( P B), joue du piano depuis ses 5 ans et a déjà sorti un CD avec certaines de ses compositions.
Bruxelles entendra ' Première 2', le romantique 'Little Mermaid' d'après un poème anglais et, pour finir, le brumeux ' Mirage' achevé la semaine dernière.
Concentration et doigté, mais aussi un petit côté génie en herbe qui peut agacer.
Un futur André Rieu?

Coralien.
Coralien de Brabandère ( né en 1996), Louvain-la- Neuve, genre: gentille chanson/variété française.
Il n'avait pas brillé à The Voice, il est en finale d'Imagine.
Trois titres en s'accompagnant à l'acoustique ou au piano: le gracile  ' La fleur meurtrière',  une ballade,' Suis moi',  chantée d'une voix de fausset à la Obispo et enfin 'Cécile'.
Relativement incolore!

 Henry W. Baker Combo
Créé en 2011 pour participer à Imagine.
La bio dit: Henry =  Henri Ardui: Trompet, Piano -  le boulanger =  Wolfgang de Backer: Contrabas, Basgitaar - W.=  Willem Ardui: Zang, Gitaar, Viool et celui qui a rejoint le projet plus tard, Robbe Vandekeere: Drums.
Le groupe sort de la présélection anversoise.
Genre: melodic jazz aux touches lounge, soul ou  experimental.
Deux titres, une forte impression.
'My window', une composition complexe, débute mollo au piano électrique, la contrebasse amorce un changement de cap, Henri abandonne les touches pour une trompette langoureuse, Robbe  manie une sorte de rainstick. Tu baignes dans une douce euphorie, lorsque Willem entame son chant, aussi caressant que celui d'un Bill Withers.
Incroyable entrée en matière.
Wolf a composé  le cool ' Good morning bad thoughts' repris sur la compilation d'Imagine.
Un groupe promis à un bel avenir.

 Feng Dan Fang
Bruxelles, née en 1996, une pianiste classique déjà couverte de lauriers: Premier Prix du Concours Rotary de Bruxelles et Premier Prix du Concours Classissimo.
Deux pièces, un extrait de 'Gaspard de la Nuit' de Ravel et ' La Campanella' de Paganini adaptée au piano par Liszt.
Un jeu nettement plus élaboré que celui 'mainstream' du petit prodige russe.
L'énigmatique Feng Dan Fang, tantôt torturée, tantôt allègre, puis dramatique, a tout les atouts en mains ( de virtuose) pour réussir une belle carrière.
Durant l'interview, Feng reste réservée mais on lui souhaite une participation au Reine Elisabeth.

Karen
Vanhulle Karen, West-Vlaanderen, singer/songwriter.
Trois titres, trois langues.
In 't Frans 'D'amour et de plaisir', du piano pop en mode ballade, chanté d'une voix cristalline.
In Dutch ' Moeilijk gaat ook'  kleinkunst/pop  en in 't Engels ' le sombre et introverti ' Second Skin', digne des meilleurs An Pierlé.
Brillant!

Pause, le bar est ouvert.

Seconde mi-temps.
Retenu aux vestiaires , tu arrives alors que  les Croates Maja and Leo de Zagreb  achèvent une version épatante et acoustique de 'Fly me to the moon'.
Le timbre chaud et graveleux de Maja Mirić est idéal pour interpréter le jazz/blues. L'accompagnement raffiné de Leonardo Kapetanović,  à l' acoustic guitar, habille joliment le chant de sa blonde compagne.
'I put a spell on you' confirme les propos précédents.
Le duo a du métier ( 40 concerts) et a été engagé pour se produire on a boat during a cruise.

Valère Brunon.
Né en 1998, Marche, pianiste classique, à l'instar de  Feng Dan Fang, il collectionne les récompenses.
Une  thème personnel concis pour débuter ('Intermezzo') avant de s'attaquer à Chopin.
 Concentration et passion, maîtrise parfaite, sérieux, il espère continuer dans le monde de la musique, on ne voit pas pour quelle raison il en irait autrement.

Act1
Originaire de Zeist (Nederland) , présélection Brussel, on nous le présente comme groupe funk.
La fiche indique:  Simo van de Vosse (leadzang en bas)- Toon Bosch (gitaar en tweede stem)- Yvo Ronhaar (toets)- Tom Smelik (drums).
Mise en route perturbée par de petits problèmes techniques, vite réglés, qui n'auront pas désarçonnés le band.
'Waves of life', introduit par un piano enfin audible, groove  agréablement, une guitare soyeuse prend le relais avant que la voix veloutée de Simo ne survole le tout.
De l'indiepop soigné.
Le dramatique ' Ashes' avec ses touches prog/funk sera plus sec pour finir carrément noisy.
Waar komt de naam vandaan, questionne Stéphanie?
On participe à un concours, on n'avait pas de nom, on était les premiers à passer, d'où Act 1.

Phonix.
Un quintette de Hannut pratiquant une pop symphonique.
  De Sacco Gabrielle Chant - Piano, Durand Lola Violoncelle - Piano - Chant, Van Stappen Charlotte Chant - Piano, Vopat Pierre Violon - Chant, Meys Robin Guitare - Violon - Chant.
Robin avait déjà participé solo à Imagine ( une seconde place), il revient donc avec un nouveau projet.
L'ambitieux ' Three words and a look ' ouvre, après une ouverture orchestrale, Robin embraye sur un ton narratif.
Tu penses vaguement à  'My year is a day' des Irrésistibles, les voix féminines se greffant sur le timbre grave du jeune Meys.
 Pas mal, mais emprunté.
Faut écouter l'impeccable version enregistrée.
Charlotte au chant pour la bossa nova 'Take me away' et un latino pop ensoleillé, 'Clumsy', met fin à la prestation.
Sympa, mais pas encore tout à fait au point!

Milo Meskens.
Oost-Vlaanderen, né en 1995, a singer/songwriter.
La baffe du festival.
Milo a déjà un vécu derrière lui, le Humo's Rock Rally, des groupes ( Black Tolex, In Repair, London Bullet), la scène, il connaît et on le sent.
Une première oeuvre d'un classicisme racé, un chant à la Jeff Buckley, un jeu de guitare sobre et mélodique, un harmonica dylanien, aucun doute à avoir, ce garçon a du talent et de l'assurance.
Il prend la parole, encore mieux, il est de la race des storytellers, ' 'All these best friends' a été écrit pour un de mes amis décédé il y a trois ans.
Simplicité et profondeur, Milo Meskens a réussi à nous émouvoir, son set sera ponctué par un tonnerre d'applaudissements.
Les projets pullulent,  un full CD, monter un band et enregistrer un EP.
Pas de la race des velléitaires, Milo Meskens.

Dernier groupe en compétition: Aline et Maxime.
 Leardini Maxime au  piano et Vandenbroeck Aline  au chant, Brabant wallon, pour un mini- récital de vocal jazz pur-sang.
Aline ne peut cacher son passé lyrique, avec Maxime elle a trouvé le compère idéal.
Elle dit apprécier Jamie Cullum, Jane Monheit, Alicia Keys, on n'est guère surpris, même si son phrasé et sa gestuelle  Broadway la rapprochent plus d'une Shirley Bassey ou d'une Robin McKelle. 
Trois plages appréciées.

Pour terminer la partie musicale de la soirée, un second guest croate:  Anna B-Soul and Pikaboo!
Trois nanas: Ana Bošković, vokal, gitaristica -  Kamelija 'Kelly' Horvatović, klavijaturistica, vokal et Ivana Šimunić, gitaristica, vokal.
De l'indie les ayant emmenées en finale de l'Imagine croate.
'This life' une compo d'Ana sonne comme du PJ Harvey pas trop excité et le chouette ' Look around' de la petite  Kamelija te fait penser aux 4 Non Blondes.
Tu les croises à l'issue du gig, elles ne connaissent ni PJ, ni le groupe rendu célèbre par 'What's up'.


Délibérations, communication des résultats vers 22:30'.

Verdict: Milo Meskens wint Belgische Finale Imagine!


 Jeugd en Muziek ajoute:
 Ook de andere finalisten vielen in de prijzen;

Concertreis naar Zweden - Aline et Maxime-
Concertreis naar Kroatië - Act1-
Concertreis naar Frankrijk - Karen-
2 dagen opnames in Majestic Studio - Karen-
1 dag opnames in Majestic Studio - Feng Dan Fang-
1 dag opnames in Majestic Studio - Valère Burnon-
 Cheque voor de aankoop van Roland materiaal twv. €300 - Rangel Silaev-
Waardebon voor de aankoop van Roland materiaal €200 - Coralien-
Interview en live-set in de FM Brussel studio - Milo Meskens-
 SABAM prijs twv €1500 - Phonix-
SABAM prijs twv €1500 - Henry W. Baker Combo.










dimanche 29 juin 2014

GabbaLovers au Libr'Air , Saint- Gilles, le 27 juin 2014

I don't wanna be a pinhead no more. I just met a nurse that I could go for....
Gabba gabba hey
Gabba gabba hey...

Un jour tu reçois un avis sur ta page facebook:   It's OFFICIAL Punk is Back!
Tu décides d'aller constater sur place, au Libr'Air à Saint-Gilles, le repaire des alcoolos invétérés  ( dixit Camille) que t'avais plus fréquenté depuis la disparition de l'ancien patron.
C'est là que le collectif  Females Rock organise un concert avec au programme une de ses plus récentes recrues: GabbaLovers!

Des petits jeunes entourant une gamine?
Bien vu, Albert, ils ont tous moins de 65 ans:
au chant byzantin: Gabba, chemisier blanc immaculé, ne s'appelle pas Conception mais Sylvie Bayens, une ex- furie, mécano à ses heures au sein des Vaporellas.
Le guitar-hero, raybans en option: JHell alias Jean-Luc Berge, vu il y a un petit temps avec Lovegang SS, un ex- The Colors, aux drums, raybans en option: Michel Zylbersztajn ( The Lunar Tiki's, Digital Dance, The Names...), la basse étant tenue par Flupke ( Philippe Declerq), raybans en option, oui, il s'agit du fringant bassiste  des Narcotic Daffodils.

T'as fait deux pas dans le zinc, tu tombes sur Roger, en clair, tu vas pas te retrouver sobre au plumard!
Il t'apprend que c'est le second concert des  GabbaLovers, il a assisté au premier, le 28 mai à l'Excelsior à la même affiche que les Lurkers et Cyanide Pills.

20:50', il est l'heure de dénicher une cachette pour ta chope, le quatuor entame le bal.
T'avises leur setlist collée au mur, dix titres seulement...
'No Time', pas de doute, il s'agit bien de punk rooted in garage rock , ça cogne, la guitare flagelle, la rythmique imprime le rythme répétitif et sec souhaité, le chant de Gabba ajoutant la touche féminine qui incite l'élément mâle de l'assistance à venir se coller à trente centimètres de son micro.
Tu dis, Norbert?
Tu penses à Generation X, franchement, tu estimes que Miss Bayens a la dégaine de Billy Idol, bois un Spa, ket!
Seconde salve du même acabit, 'Backstab'.
La terrasse se vide, les clients s'agglutinent face au groupe.
Pas touche, Oscar, c'est mon godet!
'Metroline 21', un problème avec cette rame, elle ne s'arrête pas dans les stations,...faster, faster... s'époumone la gentille Sylvie,  comme un con, tu vois disparaître  ce train fou qui ignore les passagers.
Va falloir expliquer ça à ton boss qui tire la tronche du lundi au vendredi.
Le percutant 'Now or never'  précède la romance 'Peter and Jayne', une  version punk de Roméo et Juliette que Kenneth  Branagh compte adapter pour le grand écran, tu peux toujours lui passer un coup de fil, il cherche des figurants.
Une douce euphorie gagne certains paroissiens, t'as Igor qui hésite entre un numéro de air guitar ou un duo en partageant le micro avec Miss Gabba, t'as Amédée qui bat la mesure en frappant sur la petite table, c'est beau un verre de rosé et une Chimay qui sautillent côte à côte et puis, t'as René qui cherche les lieux d'aisance, Roger rit!
'Obsession' pour Brian De Palma.
Dehors, il pleut, 'Boring rain' psalmodie la nana avant de s'envoler vers une autre planète 'I take off'.
Toutes les plages interprétées sont de notre plume, on prépare un EP quatre titres, il devrait se vendre sous peu.
Celle là n'est pas de nous...folie générale dès les premières mesures de 'Blitzkrieg Bop'.
La Wehrmacht en action, razzia sur la schnouf, sauve qui peut, tous aux abris, les femmes et les enfants d'abord ... Lénine, qui donnait un discours à deux pas de là, rapplique pour hurler  "Hey! Ho! Let's go!" avec le peuple, pas de bol ton Nikon te lâche, c'était la photo du siècle!
La dernière cf. la première,  'No Time' !
30' de rebel rock comme en quatorze.

C'est tout s'offusque la clientèle prête à monter sur les barricades.
On revient dans 25 minutes.

Le temps de vider quelques mousses avec Roger et les GabbaLovers se repointent pour nous jouer une copie conforme du set un.
Le ramadan n'ayant pas encore démarré, les fidèles ne se sont pas privés, la consommation de houblon aidant, l'ambiance était encore plus chaude pendant la seconde mi-temps.
Après les prolongations et les tirés de penalties ( sept versions de 'No Time au total) les punk rockers estiment qu'il est temps de ranger le matos.
Rapport du médecin de service: tout va bien, aucun décès à déplorer, quelques bobos légers, François a dégueulé sur ses baskets neuves, sa maman lui passera un savon, Roger, marri, doit abandonner la lutte, il n'a plus un rond, tu juges sage de ne pas poursuivre les libations et de filer à l'anglaise.

PS:  Les GabbaLovers  jouent au Rock Classic le 17 juillet, une Soirée Cerise!









samedi 28 juin 2014

Zingelong avec Nele Bauwens, Jan Hautekiet et Axl Peleman - Feest van de Vlaamse Gemeenschap - Maison Communale d'Uccle, le 27 juin 2014

Anticipativement, la date officielle de la fête de la Communauté Flamande étant fixée au 11 juillet, la Commune d'Uccle et le Candelaershuys ont décidé de célébrer dans la magnifique salle du Conseil et des Mariages de la Maison Communale de Herdenking van de Guldensporenslag ( 1302), personne n'y était , avec un zingalong fringant.
La mission de Nele Bauwens, Jan Hautekiet et Axl Peleman est claire: faire chanter l'assistance, pas de problèmes si tu souffres d'un accès d'  Alzheimer, sur chaque siège traîne une brochure incluant toutes les paroles des tubes qui seront interprétés.
Coup d'oeil à la chambrée avant le début du tour de chant, au vu de la physionomie d'une importante partie de l'auditoire, les cartons d'invitation ont probablement tous été déposés à l'hospice local.
Quart d'heure académique de rigueur avant les allocutions de quelques édiles, un discours concis pour Madame l'Echevin, un sermon à rallonge pour le président de l'OCMW, ensuite distribution des médailles du mérite.
Il est 18:45', le trio en piste.

Jan  Hautekiet, qu 'on ne présente plus, derrière les keyboards, Axl Peleman, een andere BV ( il y a un siècle il jouait dans le méchant crossover band Ashbury Faith, faut pas le dire à Henriette, assise derrière toi) à la basse et au chant, la resplendissante Nele Bauwens, actrice, cabaretière et zangeres ( El Tattoo Del Tigre, e.a.).
Nele est loin d'être une novice dans le domaine des singalong events, déjà en 2000 elle fait partie du concept 'Jukebox' qui a fait chanter les cinq provinces flamandes.
Go...Herman  van Veen 'Opzij, opzij, opzij', un morceau à la Paolo Conte, la participation du public est encore timide.
Après quelques encouragements de la pétulante Nele, la salle entonne vivement le joyeux ' Een  Vrolijk Lentelied' de Jan De Wilde.
Un Beatles medley convainc les derniers sceptiques ,'Hey Jude' ( la jolie madame nous rappelant avoir entendu un présentateur de la Westdeutscher Rundfunk annoncer la rengaine en prononçant hey ioude ), 'Let it be' ( Axl aux lead vocals) et 'Yellow Submarine'.
Une voix de stentor retentit au fond de la salle... l' irascible Méphistophélès de La Grande Vadrouille?
Non, l'ineffable pitre, Gerrit Six, repéré par la belle, l'histrion est invité à rejoindre la troupe sur scène.
Gerrit ne se fait pas prier et entame le Louis Neefs medley en partageant le micro avec Nele Bauwens, 'Benjamin', 'Laat ons een bloem', 'Jennifer Jennings' ( Eurovision 1969), la romance 'Annelies Sas van Gent' et le schlager ' Margrietje'.
Un grand numéro du coq de Toogenblik.
Ambiance bon enfant, l'assemblée entière s'époumone gaiement.
Un détour aux Pays- Bas pour murmurer  'Een beetje verliefd' d'André Hazes, une pâtée similaire aux denrées proposées par Mike Brant , Frank Michael ou Frédéric François, à consommer avec modération afin d'éviter la colique.
Tout aussi purulent, le megatube de Willy Sommers ' Zeven anjers, zeven rozen', le titre préféré des fleuristes.
Le volet Schlager Move  se poursuit avec ' Zomersproetjes' de Monsieur Marina, Rocco Granata.
Après la farandole, Uccle a droit à Benny Neyman et à son 'Een vrijgezel' et, pour clôturer la séquence choucroute à volonté, le smartlap qui tue, 'Ik ben verliefd op jou' de Paul Severs.
Pourquoi tu pleures, Corrie?
Celle-ci est dédicacée au  voorzitter du Candelaershuys, originaire d'Arnhem,  'Een nacht alleeen' de Doe Maar, un cha cha cha new wave.
La France à l'honneur: 'Tous les garçons et les Filles',' Pour un flirt', ' Vous permettez Monsieur', Gérard Lenorman - 'La ballade des gens heureux' 1976, Michel Fugain - 'Une belle histoire' et en version waterzooi, ' Ça plane pour moi'.
Bart n'était pas là, le trio a toutefois balancé son titre préféré 'Vlaanderen boven', pour revenir à Bruxelles avec la ' Rue des Bouchers' de Verminnen.
On n'oublie pas  la brave Waltzing Matilda, tout en contemplant les lampions éclairant l'Escaut, on vous propose '  De lichtjes van de Schelde' du cowboy van de Kempen, Bobbejaan Schoepen.
Un beau moment nostalgique.
Qui voilà?
Le plus rigolo de la bande, Urbanus proposant ' Als moeder zong' et enfin le sprint final victorieux avec l'inévitable 'Ik hou van u' de  Stijn Meuris/ Noordkaap.
Les flons flons du bal se sont tus, Edith est partie se repoudrer, les petits chanteurs aux  visages souriants passent au buffet... bulles, zakouski, cacahuètes, cubes de Gouda, saucisson... en moins de deux alles was opgefret!








La soul en deuil: Bobby Womack est mort!

Un an après le décès de Cecil, 40 ans après celui de Harry , Bobby les rejoints, ne laissant que Curtis et Friendly Womack jr. comme représentants des Womack Brothers, devenus Valentinos après leur rencontre avec Sam Cooke.
Bobby Womack, c'est une carrière de 50 ans au service de la soul, du rhythm and blues,  du gospel, du blues, du rock, de la country ou du jazz.
Bobby Womack, c'est bien sûr, l'immortel 'It's all over now', et malheureusement, à l'âge de 70 ans, c'est effectivement over!
Quelques points de repères:
-2009, Rock and Roll Hall of Fame!
-Une trentaine de studio albums, le dernier, 'The Bravest Man in the Universe' ( 2012) produit par Damon Albarn, avec lequel il avait collaboré au sein des Gorillaz ( album The Fall).
-Des hits à la pelle: How I miss you baby - That's the way I feel about cha - Woman's gotta have it - Nobody Wants You When You're Down And Out - Lookin' for a Love - Daylight -If You Think You're Lonely Now - Love Has Finally Come at Last - I Wish He Didn't Trust Me So Much...
-Des collaborations prestigieuses: Aretha Franklin, Sam Cooke, Marvin Gaye, Janis Joplin, Wilson Pickett, Sly Stone...

Malheureusement depuis 2012 de sérieux problèmes de santé le minent, le diabète, un cancer du colon, des signes d'Alzheimer.
Il doit d'ailleurs annuler une tournée qui était censée  l'amener au Gent Jazz.
2013, il retâte de la scène, il devait donner un concert au Rivierenhof le 29 juillet, la faucheuse en a décidé autrement!

jeudi 26 juin 2014

Latest obituaries...Teenie Hodges, Lee McBee, Steve Samuels et Eddie "Gua Gua" Rivera!

Teenie Hodges
 Mabon Lewis Hodges, songwriter et guitariste du Tennessee, oncle du rapper Drake, restera à  jamais associé au soulman Al Green pour lequel il a écrit e.a. ’Here I Am (Come And Take Me), Take Me To The River, L-O-V-E (Love) et  Love And Happiness.
Teenie entame sa carrière dans les  Germantown Blue Dots avant d' intégrer  la formation de ses frères Leroy et Charles, les Impalas. Ensuite il fait partie du  Hi Rhythm Band comprenant le batteur Al Jackson et le pianiste Archie Turner.
Puis vient la collaboration avec le Révérend Al Green et la notoriété.
Plus récemment on l'entend joué sur 'The Greatest' de Cat Power.
En mars il est hospitalisé pour une pneumonie, il décède le 22 juin à l'âge de 68 ans.

El músico puertorriqueño Eddie "Gua Gua" Rivera falleció en Orlando el pasado sábado 21 de junio.... indique El Sentinel.
Si en début de carrière, Eddie, le natif de N Y, joue du sax et du trombone il deviendra célèbre en tant que bassiste.
Après le Caribbean Combo, il rejoint Willie Colon, ensuite un autre grand de l'univers salsa, Charlie Palmieri, qui le gratifie du surnom Gua Gua.
D'autres collaborations suivront: Ray Barretto, Eddie Palmieri, Johnny Pacheco...
Il tâte du rock avec les Rascals ( qui ont signé 'Groovy') avant de revenir au latin jazz avec Gato Barbieri.
A Porto-Rico il monte le groupe Batacumbele qui joue du Songo, Latin Jazz ou de l'Afro-Caribbean music avec une touche avant-garde.
Revenu aux States il se tape une infection sanguine mais s'en sort pour former The Latin Jazz Crew.
L'aventure se termine en juin 2014 à l'âge de 66 ans.

Le bluesman Lee McBee ( 63 ans) s'est éteint subitement chez lui alors qu'il barbotait dans sa piscine.
Le guitariste/chanteur est surtout connu comme membre de The Crawl, le band qui accompagne Mike Morgan, mais durant sa longue carrière il a également accompagné Bonnie Raitt, Johnny Winter ou Doug Sahm.
Il avait également monté son propre combo The Passions, devenus  Lee McBee and the Confessors.

 I heard that Steve Samuels passed away recently, titre Blues in the North West.
Le one arm guitar player est effectivement décédé il y a quelques jours.
Les blues fans belges le connaissent bien puisque Steve s'est produit à Peer ou aux Gentse Feesten.
Il a également collaboré avec le combo belge Hideaway  and was special guest on Hideaway’s second album 'Come Inside'.

mercredi 25 juin 2014

The Nickel Slots au Café Merlo, Bruxelles, le 24 juin 2014

Alors que la moitié de la planète vit à l'heure du Mundial, le Merlo, Surfing Airlines et l'équipe de Brussels Live Music Bars ( Steven Hardy  et Walter Laurel) organisent un concert dans le petit bistrot du Quai aux Briques.

Deux ans après les avoir croisés à l'Ace Café à Rumst ( Chris, wanneer gaat dat weer open, menneke?), ce sont les joyeuses retrouvailles avec The Nickel Slots.
En principe les groupes engagent le séminaire vers 21:10', pas la peine de se presser donc, les artères bruxelloises ressemblent à la Via Appia en 156 avant Jésus-Christ vers 3 heures du mat., Crassus n'avait pas encore ordonné la pendaison de milliers d'esclaves, bref un terrain vierge...
20:50', bordel d'estrons malodorants, le gang de Sacramento a déjà entamé le gig, bande de crapuleux lézards.
Jack, Bernadette et Lee, le revenant: zont commencé vers 20:30', Steven Schweppes tonic + ? confirme!
Tandis que les frangins Christopher, vise mon marcel immaculé mettant en valeur mes biceps tatoués à faire frémir Edith Piaf, et Steve guitar Amaral, Tony, nice hat, Brusca et Paul, nice Gretsch bass, Zinn achèvent ' Float Around', une plage de leur dernière plaque, 'Let it Ride', t'essayes d'attirer l'attention de Waldo pour te commander une mousse.
T'as manqué 3 titres, ket: 'Five miles gone', ' One foot in the gutter' ( tant mieux, tu détestes avoir les pieds trempés) et 'Can't kill time'.
A première vue, les Californiens sont toujours aussi débordants d'énergie et leur séjour prolongé dans notre glorieux royaume les rend d'humeur allègre.
Quoi, Steven?
C'est la bière...
Après un petit alt.country rock bien enlevé 'Arnie' décoré de licks gluants, ils  entonnent 'The devil's chain gang', un singalong que Mister Brusca catalogue comme étant a scary song.
Pas le temps d'avaler ton demi la clique balance un autre country rocker fougueux, 'Let it ride', le titletrack de leur album n°3, if you buy the three of them it will cost you 25€, give your money to Steven....
La vie n'est pas toujours rose, kids, voici une petite  leçon de philosophie '49-51', suivie par un stomper bien crasseux dédié à un pote who got into trouble, ' 120 days and 120 nights'.
Les petits soli de Steve Amaral  sont superbes, pas étonnant que le gars s'est vu attribué un 'Sammie Award’. Son frangin et la basse de Paul Zinn assurent une rythmique musclée, Tony se démène tel un fauve lâché dans la nature après 3 semaines de captivité, de plus, il est pas du genre dromadaire, toutes les 5' il réclame un bock qu'il écluse à la vitesse d'un cycliste incapable de pisser pour le contrôle anti-dopage, bref ça déménage méchant sur le petit podium.
La dernière avant le beer break, qu'il dit!
Beer break, elle est bien bonne, six vidanges traînent à ses pieds!
'Lucky Number 7's', plus Pogues que nature met fin à la première mi-temps.

Second set après le ravitaillement.
Les Nickel Sluts, euh, Slots, bien rechargés, ont décidé que le round d'observation était superflu, à fond sur le champignon avec le rock sudiste ' On the wall' , ils enchaînent sans freiner sur un  'Stop sign' qu'ils ignorent superbement. Avant que les poulets n'aient pu mettre le moteur en marche, les Ricains avaient déjà dépassé Alost.
C'est normal cette fumée sortant du capot?
Repos, une ballade ' Painting Fences'.
 En noir, jaune et rouge s v p!
Let's play a nasty one, folks, if you don't mind!
Envoie, tonton!
'Slamming doors and screeching tires'... bande de sauvages!
La bière est bonne ici, je règle deux ou trois trucs chez moi après la tournée, je reviens chez vous et je me fais naturaliser belge.
OK, on prévient le brasseur!
Le relativement calme ' Go along' te rappelle au bon souvenir de bands tels que les écossais Del Amitri, John Cougar Mellencamp ou les BoDeans.
'Garberville': 900 âmes, un cinéma, 122 chiens, 201 chats, the Garberville Fire Protection District has three engines and a utility truck ...
Rien d'autre?
Attends, la BBC annonce: Garberville  is the marijuana heartland of the US!
Plus lugubre, près de chez nous il existe a 'Dry Town',  rien à boire à des lieues à la ronde... la meilleure c' est que les comiques en font une Irish drinking song.
Les canassons sentant l'écurie entament un galop effréné, ' Race horse runnin', un virage twist suivi d'un drum solo avant d'accélérer la cadence pour le finish endiablé.
Reviens, baby..
Les Equals?
Non, le 'Come back' de Tony Brusca  est plus speedé.
Braves gens, you were a great audience, this is our last song, it was written by my mum, it's a gentle lullaby: 'If you ain't got nothing good to say' ...don't say nothing at all!
Les berceuses californiennes présentent un accent rock'n roll marqué!

You want an encore, je vide mon verre et on vous emballe ça, it's a song about friendship, 'Fare thee well' voyant Paul manier la mandoline nous emmène du côté de Dublin ou de Cork.
Une dernière pour la route, la seule cover de la soirée, I wish I wrote 'American Girl' de Tom Petty.

Séquence signature, un verre en terrasse, puis en route pour de nouvelles aventures, les Nickel Slots sont chez nous jusqu'au 29 juin, jour où ils joueront à Turnhout!