lundi 9 septembre 2013

Décès de Jarek Smietana, a Polish Jazz Guitar Master!

Jaroslaw (Jarek) Smietana, né en 1951, avait subi, en janvier, une intervention chirurgicale visant à éloigner une tumeur au cerveau, pas une franche réussite, il en gardera des séquelles, souffrant d'hémiparésie.
Il est décédé ce 2 septembre.
London Jazz News écrit:  he was a fine melodic player and completely engaging performer, who could hold audiences, particularly of Polish-speakers when telling stories, in the palm of his hand.
Jarek laissera en héritage  une  discographie comptant un nombre imposant d'albums.
 Durant sa longue carrière, pendant laquelle il dirigea plusieurs bands polonais tels que 'Hall’, 'Extra Ball', 'Sounds', 'Symphonic Sound Orchestra', ou le  'Polish Jazz Stars Band, il a  accompagné de grands noms de la scène jazz internationale: Art Farmer, John Abercrombie ou Joe Zawinul..
Ces dernières années il tournait surtout avec Nigel Kennedy.

dimanche 8 septembre 2013

BeerPutRock 2013 - Dorpsplein, Beerzel - le 7 septembre 2013

Septembre, la saison des festivals est terminée... tu oublies ce constat, rien que ce week-end: Deep in the Woods, Villa Pace  à Sint-Niklaas, le Startrock festival à Amay, September blues à Heusden, l'Autumn Rock , la Fête des Solidarités à Namur... pour n'en citer que quelques uns, ton choix se porte sur Beerzel pour le BeerPutRock!
Quatrième édition pour cet événement gratuit organisé par le  Jeugdraad de l'entité, avec le soutien de l'administration communale.
 On applaudit des deux mains, sorry pour les manchots, à l'organisation impeccable, aux prix abordables, aux toilettes gratuites et à l'affiche éclectique comportant six noms de la scène rock nationale.


16:00. Soundlane
Le fin crachin est terminé, un annonceur du cru invite des locaux, Soundlane, à monter sur scène.
Un  nâga à cinq têtes, Lien Bosmans: vocals/ Jelle De Raeymaeker: rythm guitar/ Jasper Leys: lead guitar/ Jonas Verwulgen: bass guitar/ Fabian Minten: drums, pratiquant un power pop bien ficelé, mention spéciale aux qualités vocales de la petite Lien et aux lignes de guitare impeccables de rasta Jasper.
35' de set, six titres façonnés maison, ce band a du potentiel!
'Swimming through the Nile'  ouvre, un poprock agréable dans la lignée Anouk, Kane, Krezip, pour ne pas mentionner que des Dutch bands, on ajoutera Katrina  and the Waves.
Le quintet poursuit avec '  Paradise of love', un downtempo radiophonique, auquel succède le sautillant ( cf. Martha and the Muffins)  'Wild Night', c à d les prévisions météorologiques pour Beerzel dans pas longtemps, au vu de la capacité à ingurgiter la Jupiler que montre la  faune indigène.
La magnifique  ballade 'Fields of golden roses' présente tous les éléments pour devenir un Afrekening hit .
C'est sympa d'entendre un groupe de jeunes gens qui décide de faire du poprock classique sans bidouillage, mais se basant sur la qualité musicale de ses membres et le timbre accrocheur de la chanteuse.
 'Hysteria On The Storm' sera plus nerveux, le titre est explicite, tu peux penser à Heart, Shocking Blue, Earth & Fire ou à d'autres combos menés par une voix féminine.
Lien: ceci est notre dernier concert avec Jonas qui quitte le groupe, we're looking for a new bass player, on termine avec 'Don't wake me up at nine', un dernier rock plaisant et bien foutu.

Place au deejay Paella!

Rusty Roots
C'est pas la première fois que tu croises la route de ces blueseux limbourgeois, à chaque rencontre les gars de Peer t'ont laissé une excellente impression, leur swampy blues aux accents soul devrait être recommandé par la faculté pour faciliter la rééducation d'un hémiplégique espérant récupérer une autonomie normale.
Line-up:  Jan Bas: Vocals /Bob Smets: Guitar/Nico Vanhove: Drum/Stefan Kelchtermans: Bass ( double ou electric)/Kris Rogiers: Guitar, harmonica, les mêmes qu'en 2011 à l'Essegem!
Discographie: trois albums, il semblerait qu'un successeur à 'Someting ain't right' soit en chantier, t'as lu quelque part ( Mario Goossens) "yesterday we started recording for Belgian roots band Rusty Roots", la patience est la mère de toutes les vertus, l'infidélité n'est pas sa fille!
I said get down into the groove...let your body move... 'Get down' , funky à souhait, invitation acceptée sans rechigner, surtout que le Mississippi saxophone du Reverend Hot Rod ne te laisse guère le choix, faut se bouger les fesses!
'Wiggle', ton truc c'est John Fogerty et le  son CCR bien juteux, tu vas adorer, baby!
Quelques colorations voodoo pour t'aider à quitter le plumard, 'Wake up', t'y entends de poisseux relents 'Miss you' des Stones, c'est ton droit!
Hey, Bob, gimme a key, avanti pour some gospel humming introduisant 'Money train'.
...can you hear it rollin? 
Faut être sourd comme un pot pour ne pas entendre cette brave locomotive sudiste ronronner  comme une chatte en chaleur.
Time for a soulblues tune, 'Electrified', titletrack du second effort discographique, décoré d'un fabuleux et tourmenté solo de guitare d'un lyrisme Peter Green.
Jan a remarqué que la préoccupation prioritaire des villageois est de se beurrer consciencieusement, ils ne réagissent que mollement aux efforts du groupe, le frontman espère que 'Fortunate Son' du Creedence les sortira de leur apathie éthylique, la tentative de singalong connaîtra un succès mitigé, en dehors de quelques quincas, personne  ne fredonne le célèbre...It ain't me, it ain't me, I ain't no senator's son...
Un final Hollywood, un bref salut, Rusty Roots backstage où ils sont attendus par deux ou trois bacs de Jupiler!
Fortunate guys!

Marco Z
Marco Zanetton est devenu un BV grâce à son hit “I’m A Bird”, mais ne va pas croire qu'il soit passé de l'encolure 37 à du 45, le Limbourgeois est resté aussi simple et abordable que lorsque tu le vis, en 2008, lors d'un Stroppenconcert ( Halle) du temps de Marco Z &The Cosmopolitan Cowboys.
Ce soir Z ( chant, guitares) est accompagné de  Bert Van Ende aux  drums - le fidèle Stoffel Hias tient la basse,  déjà de la partie à  Halle - Wouter Thijssen à la lead guitar et Isabelle Pavone aux claviers.
La popsong 'Small town', titre que tu ne retrouves ni sur le CD ' The ordinary life of Marco Z', ni sur le EP 'I'm a bird',  entame le set, il sera suivi de 'Lonely neighbours', bizarrement la voix de Marco te rappelle le timbre de Guy Swinnen et d'ailleurs ces voisins solitaires sonnent comme les Scabs baignant dans des eaux country.
'Home with me', qu'il interprétait déjà il y a 5 ans, sera laidback et, malgré l'approche pop, proche de certains Tom Petty.
La suivante, 'Inner voice', goes about one night stands, si certains d'entre vous sont intéressés, ils peuvent s'adresser à Wouter. Cette ballade datant de l'époque Cosmopolitan Cowboys, mixant smooth americana et nonchalance à la Kinks,  fait mouche.
Sur la dorpsplein, la belle jeunesse de Beerzel fait toujours preuve d'indifférence, ce qui n'empêche pas le band de se donner à fond.
Stoffel au glockenspiel pour le catchy 'Pogo' dont le refrain ..there's something in the air.. ravive en toi de lointains souvenirs ( Thunderclap Newman).
Le bref et  mélancolique 'This ain't the town' dresse un portrait d'Hasselt, une minute et vingt secondes plus tard, Bert engage ' Strong words for weak minds', même si le sujet traite de suicidal tendencies, il ne sera pas question de metal ou de crossover, on reste en mode country pop.
La rengaine 'This smile' est aussi légère qu'une bulle de savon, pas étonnant qu'elle soit sortie en single.
Avec 'Solar power', Marco Z revisite les sixties, un twist/rock à la Phil Spector/ Box Tops avec un petit orgue bouillonnant aussi sexy que celui de Question Mark.
Super, ce titre!
Le hit ' I'm a bird', puis quelques couches de 'Revolution', credited to Lennon–McCartney, mais Popol n'y était pas pour grand chose, pour introduire un 'Endlessly be together' plus Beach Boys que nature.
' Getting better' et 'Sissy boy', deux Stubru singles datant de l'époque d'avant la notoriété , précèdent le pianorock ' Marketing song', aux odeurs 'Crocodile rock' de Sir Elton John qui achève ce concert brillant!
Le 5 octobre Marco Z sera au Cultuurcentrum de Strombeek/Grimbergen!

Longue attente après le soundcheck des Kids, exécuté en 10', le deejay Kebab nous assène une bouillie tellement imbuvable que tu te mets à te gratter l'avant-bras, ton lisse épiderme s'étant, soudainement, couvert d'éruptions pas catholiques.
Un calvaire ayant duré plus de 30', puis vient la speakerine de tout à l'heure, qui d'une voix d'eunuque annonce, The Kids!
Si un jour, pour un référendum, tu questionnais une centaine d'individus en leur demandant d'associer punk et groupe belge, 99 répondraient The Kids, le centième, un comique, avançant Plastic Bertrand.
C'est dire que les ancêtres anversois ont marqué l'histoire "rock" nationale.
Les Kids en 2013, c'est encore et toujours l'ancien docker, le chauve charismatique, la voix qui braille, Ludo Mariman et à la guitare, le complice de toujours, sur lequel le poids des ans n'a aucune prise, le killer Luc van de Poel - à la basse depuis 2012, Yves van Lommel et aux drums, Frankie Saenen (The Scabs).
Note humoristique pour débuter les hostilités, Ludo imite  le chevrotant speaker.. Hallo, Beerzel we zijn The Kids... puis 60 minutes de bestialité punk comme à la grande époque. Les vétérans ont la pêche, le pied enfoncé sur l'accélérateur, le bolide file à une vitesse telle que  la Golf GTI des gendarmes se trouve toujours à Affligem quand les vieux gamins dépassent déjà Wetteren!
20 bombes incendiaires, la première  'No work', puis ' I feel alright', ce que se disent trois rugbymen imbibés, au cerveau de la taille d'un petit pois extra fin, ils se sentent tellement bien qu'ils entament un pogo anarchique et dangereux, vu la proximité d'une demi-douzaine de gosses gigotant à leur côté, plus tard durant leur exercice, le plus mignon de la bande, un taureau à l'oeil avachi ( meuh), perd une de ses pompes en balançant un gros coup de pied à la barrière nadar nous séparant de la scène.
Carte jaune!
'Bloody Belgium' gueule Ludo, puis ils nous jettent la perle 'Do you wanna know'.
Sans temps mort, les brûlots succèdent aux torpilles, 'For the fret', 'Money is all I need', 'Naughty boy'.
La déferlante houleuse balaie tout, pour Philippe, 'No Monarchy' , le gars au pied enflé, aïe, j'ai mal, Mariman: 'I don't care', la cover de Wire, l'hypnotique ' 1 2 x U' pendant lequel Luc se la joue Pete Townsend en séquence fast windmill motion.
Ta préférée, 'There will be no next time' - ' Freedom Liberty Democracy' - ' I wanna get a job in the city' - le male chauvinist, 'I'll get you' , je te chercherai dans tous les bars même les plus crasseux - 'Baby, that's alright' - 'Fascist cops' -la pub pour Gillette, ' Razorblades for sale' - et pour ceux qui pensaient assister à un concert de Stromae, ' This is rock'n roll' -pour finir avec 'Do you love the Nazi's'.
Un bref salut, ils se tirent... en moins de deux le podium est envahi par un escadron de fans, des chochottes ressemblant aux admiratrices de Justin Bieber, qui se mettent à hurler, dirigés par un soprano boutonneux les paroles de 'If the kids are united' (Sham 69).
Les kets d'Anvers rappliquent et à leur tour attaquent l'hymne de Sham 69, scandé par tous les paroissiens, pour finir par 'White riot' des Clash!
Quoi, Pete?
The kids are alright..
You bet!

Pour toi, le BeerPut s'achève ici, tu ne verras pas Belgian Asociality, ni Diablo Blvd. !















samedi 7 septembre 2013

Strand of Oaks au Witloof bar du Botanique, Bruxelles, le 6 septembre 2013

Début de saison au Bota, Braids à la Rotonde, Strand of Oaks au Witloof, une constante, pas foule au balcon ( euh, ok, le Witloof est du genre cellier!).
 Ninon de Lenclos aimait à user du proverbe 'les absents ont toujours tort' pour justifier ses infidélités, la courtisane, collectionneuse d'amants de tous poils, aurait pu utiliser son dicton favori pour définir la chambrée minable ( à peine 28 ploucs, d'après la security) ayant assisté au concert de Timothy Showalter, alias Strand of Oaks.
Fin août ( le 28), l'hirsute de Goshen, Indiana, se produisait à Nijmegen avant Damien Jurado, vu le 29  aux Feeërieën, les comptes-rendus sont élogieux et après le récital de plus d'une heure donné à Bruxelles, ces témoignages s'avèrent tout à fait justifiés.
Ce gars est sans conteste de la race des grands singer/songwriters, mais ce qui ne gâte rien, également un performer crédible et expressif.
Strand of Oaks a sorti trois full CD's , le dernier 'Dark Shores', et quelques singles ou EP's.
Sur scène il est flanqué d'une autre ermite, un cousin éloigné de Barbe -Rousse , Mister Chris Ward, fabuleux batteur, membre de Pattern is Movement et ayant sévi chez St.Vincent ou Questlove and the Roots.
Guitare/ voix et batterie, mais ne va pas t'imaginer entendre un truc artisanal ou une resucée des White Stripes ou des Black Keys, si tu ne te trouves pas face au podium, mais à 50 mètres, tu as l'impression d'ouïr un band complet, comptant au minimum quatre éléments, tant le son est dense et touffu.
Tu ne qualifieras pas le produit proposé de gentil folk, ni d'alt.country ou d'americana moelleux, les titres offerts par le duo  oscillent entre le grunge rageur, le dark psychedelic folkrock  ou le rock rugueux teinté de blues.
Le sombre et hanté 'Dark Shores' ouvre.
D'emblée la faible assistance est conquise et vient se presser près de la scène.
Next one, 'Satellite Moon', une infectieuse ballade proche de certains titres d'Eddie Vedder.
'Maureen's', j'ai rencontré Maureen, on avait l'habitude de se voir près d'un marchand de glace, Maureen est partie. Timothy se fait mélancolique, se pose des questions...I wonder where you live now Did you find, the highest ground...  une superbe romance que certains n'hésitent pas à comparer aux meilleurs morceaux de Bob Seger.
'Daniel's blues' une improbable histoire pendant laquelle le narrateur imagine de descendre le dealer qui fournissait John Belushi.
Original et splendidement interprété.
Un petit tour dans l'espace?
'Spacestations'!
Exit Chris, 'Sister Evangeline' is an older song, tout en demi-teinte, elle sonne comme du early Neil Young ayant passé une nuit d'insomnies à discuter avec Jason Molina.
Une nouvelle fois, les lyrics font mouche:  Sister Evangeline won’t talk to me
I heard she moved away
And had my baby
She’ll keep running from me
And I’ll keep touching myself...
Grand!
Bruxelles, désolé, si je sonne a little bit heavy, en fait j'ai grandi dans un bled deux fois aussi grand que votre pays, là-bas il n'y a rien  à faire, la désolation totale, so I wrote songs like ' Lawns breed songs'.
Il a probablement écouté les Byrds dans son patelin, le génial 'Two kids' est de la veine Gene Clark/ Roger McGuinn/ Gram Parsons.
Retour du batteur pour le majestueux 'Sleeping pills'.
Il y a de quoi être déprimé ...  I lost all my teeth last night And held them in my hand..., 'Last to swim' démarre tout en douceur pour ensuite s'amplifier et s'épanouir en concerto somptueux.
'Diamond drill' te laisse la même impression de grandeur et de maturité.
T'as 19 ans, rien à faire, tu t'emmerdes, tu t'achètes un alcool de merde pour two bucks... I drank myself to sleep... le très rock 'Sterling' s'enfonce comme un clou dans ton cerveau amoindri, tandis que le gamin de l'histoire a des visions de J F Kennedy... c'est décidé, demain j'arrête la  boisson et je deviens végétarien!
La dernière, 'Bonfire', une ultime perle.

Une heure de set, comme tes voisins, t'as pas vu le temps passer et, avec eux, tu implores un bis.
'End in Flames' le titre ouvrant son premier CD ' Leave Ruin'.

Titre emballé, le barbu descend du podium et vient serrer la pince du public ravi.
Timothy Showalter, un type sans artifice, un mec attachant et authentique.
Faudra pas le rater s'il revient dans nos contrées!









vendredi 6 septembre 2013

Disparition du blues harmoniciste John “Juke” Logan

Il aurait fallu du temps avant que la triste nouvelle ne soit reprise par la presse, John “Juke” Logan est décédé, à l'âge de 66 ans, le 30 août dernier!
"Blues harp legend John "Juke" Logan chose peace over a long war with cancer, Fri Aug 30, 2013. Celebrate him!" peut-on lire sur la page facebook du musicien de Los Angeles! 
 John Farrell Logan était non seulement un des grands du mouth harp mais également pianiste et singer-songwriter.
Aux States, il est surtout connu pour ses thèmes illustrant les sitcoms ( Home Improvement ou Roseanne ), son harmonica s'entend également sur le soundtrack des films 'Crossroads' et 'La Bamba'.
Le Juke qui doit son surnom au fait qu'il fredonnait constamment ce titre de Little Walker, aura joué live avec plusieurs pointures, Doby Gray et Leon Russell e.a., il a également composé pour Poco ou John Mayall.
Si son harmonica s'entend sur des dizaines d'albums ( Gary Primich, John Lee Hooker, Sugar Ray, feu J J Cale,  Percy Sledge...), il a aussi sorti quatre cd's sous son nom, le dernier en 2005, 'The truth will rock you'.
Son second album 'Juke rhythm' ( 1999) avait été enregistré avec des musiciens ( dont  Rick Vito) avec lesquels il avait formé son premier groupe dans les seventies, The Juke Rythm Band.
Depuis 2009 les médecins  avaient détecté un cancer de l'oesophage, on croyait John guéri après une intervention chirurgicale, malheureusement le crabe refait son apparition en 2013 pour emporter le bluesman.

Halasan Bazar, a little psych pop band stuck in Copenhagen, en tournée chez nous!

Halasan Bazar, un collectif multinational ( Norvège, Angleterre, Australie et Danemark), gravitant autour du singer-songwriter danois Fredrik Rollum Eckhoff, tournera en Belgique début octobre, deux dates sont fixées, le 8 au Bonnefooi à Bruxelles et le lendemain, le 9, à l'Escalier à Liège.
Le groupe signale qu'il est disponible pour une troisième date ( le 7 octobre), avis aux promoteurs ou aux salles de concert!
Contact booking Europe: v@antistars.de
Facebook:  https://www.facebook.com/Halasanbazar/info
Agent occasionnel pour la Belgique :  https://www.facebook.com/catherine.lavender.16

Au printemps dernier,lors d'une mini-tournée ayant sillonné la France et l'Allemagne,  Habi Halasan/ vocals, guitar, organ, percussion, bass - Mr. Bazar/ Lead guitar, vocals -  Henry The Rabbit/ Drums, Percussion - Dr. Grobbles /Percussion, vocals, Glockenspiel, Melodica - Monseur Monitor/  Bass, vocals, banjo, guitar, harmonica avaient laissé une forte impression.
 Les Inrocks euphoriques titraient: De la folk noircie, une voix écorchée et des balades psychédéliques déstructurées : bienvenue chez Halasan Bazar, quintet danois un peu fou et sacrément hypnotique...et balançaient de flatteuses comparaisons:"   On y retrouve l’insolence de Ty Segall, l’impétuosité des Fresh and Onlys, la douceur mélodieuse des trop méconnus Crayon Fields avec ici et là une pointe de psychédélisme pop...."

Halasan Bazar a sorti trois full CD's :
 How To Be Ever Demoed ( une demo douze titres)
 How to be ever happy ( 2012)
et le dernier en date, Space Junk ( 2013).

lundi 2 septembre 2013

Countryfestival ( day 1) - Château de la Motte - Groot-Gelmen / Sint-Truiden, 30 augustus 2013

The Countryfestival, een gloednieuw festival  enkele kilometers ver van Sint-Truiden, de event heeft plaats in een van de prachtigste lokatie uit de streek, le Château de la Motte, destijds een neogotisch burcht, nu een brasserie en bed & breakfast!
Hoe geraak je daar?
Antwoord dankzij Google, zo'n dik uur rijden werd er vermeld,  dedju, welgeteld 101' 56" heb je moeten chaufferen ( en vloeken)!
Te laat natuurlijk, den eerste band was al bezig toen jij je bandje aan 't onthaal ging afhalen!
Anders alleen maar lof voor de organisatie: een mooi podium en perfekt geluid, sympatieke vrijwilligers, drank en eten, ook op het terras van de brasserie, een schitterend affiche en  laten we de dansende cowgirls met leuke benen niet vergeten!
Minpunt: veel te weinig volk!

Blue Grass Boogiemen
Vier veertigers uit Utrecht, zo serieus als Urbanus van Anus ( echte lolbroeken dus) die traditionele hillbilly/bluegrass spelen .
Bart van Strien ( Mandolin, Vocals), Arnold Lasseur (vocal / mandolin / fiddle) , Aart Schroevers (vocals / bass) Robert-Jan Kanis ( vocals / guitar) gebruiken one omni-directional microphone, bewerken klassiekers of voeren eigen nummers uit.
Terwijl je naar het podium wandelt spelen die kerels de laatste lijntjes van een koortsachtige bluegrass om daarna 'Down to the river' van Buck Owens te brengen.
Die gasten kennen hun vak, zoveel is duidelijk, ze mochten trouwens Chris Hillman begeleiden tijdens de Blue Highways festival in 2011.
Na een oud fiddle tune , is het de beurt aan 'I'll be there' een honky-tonk nummer van Ray Price, dan een heel traag liedje van Jimmy Martin, the king of bluegrass.
A murder waltz volgt  'Down in the Willow Garden', the mouth harp komt te voorschijn voor ' Lost John Boogie' van Wayne Raney.
The Louvin Brothers , nog zo'n typische bluegrass combo, ' Are you missing me'.
België, het volgende heet '  Whitehouse Blues', na 25 seconden spelen, leggen ze hun instrumenten neer om alle vier een fles verse vocht leeg te zuipen.
 La commedia dell'arte...
'Fox on the run' en een laatste bluegrass tune on the railroad track eindigen de set.

Bis
'Shenandoah Breakdown'- dan van Johnny Cash ' 'I Still Miss Someone' en de klassieker ' Roll In My Sweet Baby's Arms'.
Leve Holland en de bluegrass!

De tweede  groep is afkomstig uit Aalst, the Johnny Cash tribute band A Boy Named Johnny
Niet een man in black maar four men in black.
A  kinda twink, zonnebril op de neus: '  Hello, I'm Johnny Cash...'.
Reactie van Ida, 78, jaar die naast u staat... and I'm Rita Hayworth, jeannette...
Op de bühne, Vlammeste Lammes- Dimitri Van Cauwenberge- Pieter Vanassche en Koen Cardon, geen Johnny, geen Sue!
Hun repertoire: de bekendste stukken van de outlaw, met om te beginnen, het onvermijdelijke ' Folsom Prison Blues'.
De muzikanten trekken hun streng maar die Koen waant zich een superster, te veel naar Clouseau geluisterd zeker!
Tweede nummer, een geweldige 'Cocaine blues' gevolgd door 'Big River'.
Nog zo'n drie liedjes that won't go out of fashion: ' 'Get rhythm' - 'I got stripes'- 'Cry, cry, cry' om  dan zijn vrouw aan te kondigen... Ladies and gents, this is my wife, June Carter..
De getalenteerde Reina Rasti lijkt wel op June en kan een stukje zingen: 'Jackson' en 'Time's a wastin'.
Away she goes!
 'Walk the line' met tien op de dansvloer, de groep begint de volgende song maar Johnny/Koen loopt weg, na 6 à 7 pintjes zit hij met een pijnlijk drang tot plassen, een kastanjeboom biedt soelaas!
Na de gevoelige  'So Doggone Lonesome' komt June terug voor 'Ring of Fire'.
We krijgen nog een Dylan nummer 'It ain't me, baby' en de Yippee-ya-oh yippee-ya-je standard ' Ghost riders in the sky'.
Niet slecht maar geen sprake van enige uitbundigheid.

De organisatoren sturen ze weer het podium op en we horen  'Home of the blues', 'Cindy' a redemption song, met Reina ' Long Legged Guitar Pickin' Man ' en om te eindigen an alternative take van 'Folsom Prison Blues', met een bezoek van Elvis, 'That's alright mama'.

 The Claire Lynch Band
Female Vocalist of the Year awards and two Grammy nominations for Best Bluegrass Album (Claire)..
Haar discografie telt zo'n tiental platen en ze is zeker en vast geen groentje in de country/bluegrass wereld, in 1974 was ze samen met haar man, Larry Lynch, lid van The Front Porch String Band, ze heeft ook tal van songs gecomponeerd, gezongen door o.a.  Stephanie Davis of Kathy Mattea, haar solocarrière startte ze in the early nineties.
The Claire Lynch band klinkt het en die band is er eentje om u tegen te zeggen:  Matt Wingate, een virtuoos op gitaar (Valerie Smith,  The Lovell Sisters..) - Bryan McDowell op de  fiddle maar eigenlijk een  multi-instrumentist (  banjo, mandoline, gitaar..) en Mark Schatz, zwarte pet en contrabas (Linda Ronstadt- Emmylou - Bela Fleck - Tim O'Brien...) heten die gasten!
Ze beginnen met 'How many moons' ( op haar laatste CD 'Dear Sister').
Claire beschikt over een ideale stem om de country te zingen, denk aan de tederheid van Alison Krauss en de twang van Dolly Parton. 
Na dit heerlijk liedje komt 'Great day in the morning' met de sprankelend viool van Bryan.
Claire: sorry I don't speak Finnish... wij ook niet, lady... 
I'm really sorry, I meant Flemish, this is 'Once the teardrops start to  fall'!
 A country love ballad met knappe  mannelijke  vocal harmonies en een sublieme jazzy guitar.
  "If wishes were horses, beggars would ride"zegt het spreekwoord, het is ook een aanstekelijke  bluegrass tune.
Gospel time, 'Face to face', en dan een Bill Monroe cantus , 'My Florida sunshine'.
 'Katy Hill Reel' is an old fiddle tune, het gaat de zachte  'Doin' time' vooraf.
Flanders is so flat, let's have a trip to the Appalachian mountains, ' ' Widow's Weeds', met Mark op de four-string banjo.
Matt mag zingen, hij kiest voor 'She's too good for me' van Sting.
We mogen niet klagen, Claire Lynch's set is voldoende gevariëerd, nu volgt een swingnummer  ' Stranger Things Have Happened' en dan some cajun food, ' Thibodaux'.
Met  ' Highway' keren wij terug naar het country genre terwijl 'Paul and Peter walked' van Chris Stuart een Bijbels pad volgt.
De sentimentele 'Dear Sister' gaat over brieven daterend uit de Civil War, teruggevonden door een tante van Claire, nog zo'n merkwaardig countrysong.
We naderen de laatste etappe, een Barnum moment, de body percussion en tapdancing act van Mark tijdens 'Buttermilk road'.
Met 'Stay all night' à la Carolina Chocolate Drops loopt de set af!

Red Sky July
Geboren in 2009, twee madammen ( beiden blond), Shelly Poole, daughter of Brian Poole ( Tremeloes), ex Alisha's Attic, een solo album , 'Hard Time For The Dreamer', some songwriting for celebrities ( Massive Attack, Janet Jackson, Westlife...), niet slecht als stamboom ...en de verrukelijke  Charity Hair, model and singer ( The Ailerons, The Alice Band) plus een man, de geslepen gitarist, echtgenoot van smiling  Shelly, Ally McErlaine ( Texas, en ook a  guest appearance op 'Chatterton' van Bashung).
Hun self-titled debut,  'Red Sky July' dateert uit 2011, een tweede plaat zou binnenkort moeten verschijnen.
Genre: country/americana made in de UK.
Sterke punten: de perfekte samenzang  en de subtiele begeleiding op gitaar!
Zwakke punten: niet-bestaand!
De trio begint met ' Marry song' ( Band of Horses), Ally sliding, Shelly en Charity singing, some percussion voor Shelly, een akoestische gitaar voor de mannequin!
Smaakvol americana, Wunderbare Stimmen!
 ' Morning Song' even mooi als het werk van de maatjes van de Heer Cohen, the Webb Sisters.
  'Here then gone' zal op de nieuwe cd te horen zijn, weer zo'n nummer waar de close harmonies menige man  doen trillen.
'Already Gone', a country-inflected ballad en dan  another new one,' Run to the church'.
Na de eredienst komt de wapenstilstand, 'Ceasefire' , denk aan The Byrds die een rokje hebben aangetrokken.
Country ain't country if there isn't a  love song, het komt...  'Loving you's easy'.
Tuurlijk, wie zou niet verliefd worden op die mooie grieten!
 'Renegade' will be used for the soundtrack of some US movie, een ontroerend ballad.
Niemand zat verwonderd wanneer ze voor  een Gram Parsons kozen, ' Juanita', daarop volgt ' The happiest girl in the whole USA', dat a capella begint om daarna weer voor de countryroute te kiezen, niet zozeer de route van Tammy Wynette of Loretta Lynn maar  die van Linda Ronstadt, Emmylou Harris, Roseanne Cash, Allison Moorer, Tift Merritt of The Indigo Girls en Dixie Chicks!
 Folks, we need your help, some stomping and clapping, please... een woelige ' Evening Song'  .
Op de setlist stond nog '9 to 5', spijtig genoeg hebben wij de  Dolly Parton topper niet gehoord.
Niettemin heeft Red Sky July een sterke indruk gemaakt op de honderden toeschouwers die voor het podium kwamen staan!

't is 23 uur, te laat als je weet dat je nog bijna twee uur moet rijden om naar  het optreden van  ' Mad about Mountains', een nieuw projekt van Piet Pessemiers, te kijken.
Gegroet, Limburg!


 









dimanche 1 septembre 2013

La Folie Jolie - Chiro Essenbeek ( Halle), le 31 août 2013

Le Chiro Alcha ( chiro= patro, Jean-Philippe) organise son BBQ annuel en cette fin de vacances scolaires 2013, à part les merguez, brochettes, cuisses de poulet, p d t en chemise et sauces à taux de graisse élevé, tu peux, natürlich, te désaltérer ( 1€50 la Stella), jouer à la pétanque ( dangereux après 18/19 Stella) , pour que  les gosses foutent la paix aux parents, il y a un stand pêche aux canards, une course au trésor et  le springkasteel et en soirée ( frisquette, au demeurant) les têtes pensantes d' Alcha ont prévu des concerts.
20:40', une queue immense au rayon bouffe, un bar assiégé, tandis que sous une tente une bande de gamin(e)s, qui dans 3 ou 4 jours se retrouveront sur les bancs du lycée  ou du collège, peaufine son soundcheck.
21:10 , sont partis enfiler leur tenue de scène- 21:20' coup d'envoi donné par un culottes courtes, dames en heren, vos applaudissements pour La Folie Jolie!

Non, Simone, rien à voir avec Line Renaud, pas de grain de fantaisie...La Folie Jolie se spécialise dans des covers, non seulement de tubes du 21è siècle, mais aussi de hits des sixties ou seventies.
 Ce qui les différencie d'autres partybands, souvent ringards, tu ajoutes à ce constat,  le jeune âge des participants, les formidables qualités vocales du duo de chanteuses et une maîtrise instrumentale étonnante des boys!

Les gamines: Melissa Dewoyer, bien classée au Eurosong for Kids 2006 et  Finlay Van Wymeersch, top 3 dans l'émission My name is...de VTM!
Les kets:  Sax /Hannes Strobbe - Guitar/Moos Cammue - Keys+ vocals/ David Maes - Bass/ Christof Lingier - Drums/Laurens Eetesonne!
Ce septet a déjà assuré l'avant-programme des Scabs ou de Soulsister, cet été il a  animé une petite douzaine de kermesses ou marchés annuels, septembre les verra encore tourner!
C'est parti!
Nicki Minaj, 'Starships', clean version pour les gosses.
Beau duo vocal, background musical rythmé, t'as beau être d'une génération différente, tu ne peux qu'apprécier.
Il était au Heysel début août, voici son 'Let me entertain you'...Robbie, we love you!
Un troisième titre d'affilée, le wonkypop des Danois de Alphabeat, 'Fascination', pas vraiment ta tasse de thé, un peu fade, mais cette saine énergie juvénile séduit.
 Christina Aguilera goes Andrews Sisters, 'Candyman'.. swing, sugar baby, swing!
Les filles se débrouillent vachement bien!
Un disco medley, 'Funky Town' - 'Beat it' et le plus récent et fougueux 'Jealousy' de Martin Solveig.
Pour les nostalgiques, huit minutes d'Agnetha, Bjorn, Benny et Anni-Frid: 'Mamma Mia' et  'Take a chance on me' avant d'oser 'So what!'.
Miles Davis?
Euh, Pink, mon grand!
 'We Are Young', Fun ( featuring Janelle Monáe)!
Ce quizz t'es bien utile, tu ne connais pas grand chose à la culture ado.
De la soupe, s'exclameront les méchantes langues, un bain de jouvence, rétorqueras-tu!
' Little Talks' de Of Monsters and Men te conforte dans cette idée.
Moment amusant, une des petites chanteuses dans un élan explosif fait valser son micro qui s'écrase aux pieds de Dorien, la  jolie cheftaine du mouvement de jeunesse.
Rihanna, 'We found love', et puis l'electro house bouillant ' I love it' de Icona Pop incitent quelques quinquagénaires délurées à se trémousser comme des groupies de Justin Timberlake.
Le tout aussi irrésistible  'That's not my name' des Ting Things voit tes guibolles esquisser un petit pas de danse timide.
La Folie Jolie poursuit par le classy nu soul ' American boy' de Estelle, avant  un second Martin Solveig ( + Dragonette), le plastic hit ' Hello'.
T'as toujours eu un faible pour le r'n'b à la sauce Duffy, son 'Mercy' est une pure merveille, parfaitement rendue par les petites.
' Can't hold us' des nouvelles stars hip hop Macklemore and Ryan Lewis précède un des points forts du set, 'Piece of my heart' de Janis Joplin associé au 'Rolling in the deep' d'Adele!
Essenbeek, we're coming to the end of the show... 'It's raining men', qui avant d'être un hit monstrueux pour Geri Halliwell fut un des premiers tubes disco pour les Weather Girls!

Ovation et bis!
' One way or another' de Blondie, repris, ooh horreur, récemment par les jouvenceaux de One Direction.
Et en feu d'artifice final , 'I 'm so excited' des Pointer Sisters!