He used to 'Rock the Nation', he's going to rock paradize.
Les hard rock freaks pleurent la disparition de Ronnie Montrose, le guitariste était âgé de 64 ans.
Une réaction après l'annonce du décès, Slash: ''Myles just told me Ronnie Montrose passed. fn' shame. “Montrose” is one of the all time great R&R albums. Major influence. RIP man."
Ronnie avait, depuis un bon moment, engagé un combat contre un cancer de la prostate.
Sa carrière débute en 1969 avec Sawbuck, le band était sur le point d'enregistrer lorsqu'on propose à Montrose d'intégrer le groupe de Van Morrison, son nom est crédité sur 'Tupelo Honey'.
Après cet épisode, il travaille avec Boz Scaggs, Edgar Winter Group ( il est de l'aventure 'Frankenstein'), et, en 1973, forme son band: Montrose, avec un autre monstre au chant: Sammy Hagar, Bill Church à la basse et Denny Carmassi aux drums.
Montrose est un des premiers groupes hard rock américain pouvant concurrencer la suprématie britannique( le Zep, Deep Purple, Whitesnake et autres Nazareth, Uriah Heep , Queen etc...).
Le groupe sortira quatre albums, seul Carmassi a accompagné Ronnie sur ces quatre brûlots, très vite Church et Haggar avaient mis les bouts et furent remplacés.
Après le split, Ronnie Montrose enregistre un album solo, l'instrumental ' Open Fire'.
Puis vient l'aventure Gamma, trois albums: Gamma 1- Gamma 2- Gamma 3!
En 1987, le natif de Denver ressuscite Montrose avec un line-up tout neuf , un album 'Mean', a one-off affair .
Un nouvel essai, une autre équipe, en 2002, également voué à l'échec.
Ronnie aura participé à de nombreuses sessions d'enregistrements pour e.a. Herbie Hancock, Sammy Hagar, Dan Hartman, les Neville Bros...
Depuis 2008 il souffrait d'un cancer de la prostate, ce 3 mars il nous quitte définitivement
lundi 5 mars 2012
dimanche 4 mars 2012
Sharon Van Etten - Faustine Hollander à La Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 3 mars 2012
Les derniers tickets se sont vendus les jours précédents, la Rotonde affiche complet!
20:10' le retour de Faustine Hollander.
Toujours souriante, copain/copain et capable de déterrer des titres folk ensevelis sous des tonnes de glèbe.
Un cheval de bataille de son répertoire pour ouvrir le bal:' Missing Girl', une tranche de freak folk habité.
Séance tuning pour arriver au son voulu, à la limite du désaccord, en picking: 'Bury me down', ..enterre moi, tu as brisé mon coeur!
Clarence Ashley, un banjo player des Appalaches, on a redécouvert ce gars dans les sixties lors du folk revival ( Dylan, Seeger, Baez..), il a composé 'Dark Holler' en 1929, je la joue mais pas au banjo.
Avant de dépoussiérer ce titre datant de la Great Depression, Miss Hollander s'excuse: "désolée, je suis fausse" avant d'éclater de rire.
Non, elle n'a pas changé!
Un agréable instrumental à la mélodie fredonnée, ' Untitled #2', sera suivi du gracile ' Dragonfly', pour mon cousin Julien qui adore les libellules.
T'en as ras-le-bol des éternels rapprochements, Alela Diane, Mariee Sioux et consoeurs..., je sais, mais on va pas te citer Lady Gaga, Katy Perry, Rihanna ou Sandra Kim pour te faire plaisir!
Vous avez tous remarqué les feuillets gisant à mes pieds, c'est parce que je suis très distraite, en chantant je pense à autre chose, ma feuille d'impôts, par exemple!
1929, toujours ( d'autres sources citent 1927): 'Cocaïne Blues' de Luke Jordan, un ragtime en picking et un phrasé pirouettes.
Pour Clarisse et toutes les autres, a new song... my heart is made of stone... bluesy folk mélancolique.
Elle termine avec le cri déchirant: ' Had it coming'.
Brussels, enjoy Sharon, elle ramasse ses lyrics, nous sourit et regagne les coulisses!
Faustine, on t'adore!
Sharon Van Etten
Van Gogh in Etten, tu veux dire?
Vincent, arrête les frais: Sharon Van Etten nous vient de Brooklyn (approximately 2.5 million residents), a sorti trois CD's, le dernier en 2012, 'Tramp', avec des guests illustres, Zach de Beirut, Aaron Dessner ( The National), Matt Barrick ( The Walkmen), on la classe dans le casier singer/songwriter, indie, folk et selon NPR Music .... her elegant voice is wrapped in enough rasp and sorrow to keep from sounding too pure or confident...
Hier, elle a conquis le Bota, accompagnée de bandmates doués:Heather Woods je boude Broderick aux backings, keyboards, bass, guitar (Efterklang, Laura Gibson, Horse Feathers...) - Doug Keith: bass, guitar, melodica avec embout ( un CD sous son nom ' The Empty Ones', backing band de Little Scream...) et Zeke Hutchins aux drums ( Tift Merritt).
Le concis et carré 'Warsaw' ouvre, il débute l'album, et ça déménage garage, un peu comme Nekko Case.
Les comparses, déjà, changent de jouet: ' Peace Signs' est amorcé.
Putain, me souviens plus du début, stop on reprend.
Dans la salle, un fan gueule: I woke up I was already me
I was somewhat afraid I was something..
Merci, l'ami, on recommence, sans faute ce coup-ci!
Me souviens bien des lyrics de ' Save yourself' , jolie valse country.
Une conversation salon de l'agriculture ( comment composter?) avec quelques compatriotes paysans et on amorce a song about someone I broke with, ' Kevin's', close harmonies somptueuses, majesté et grâce, beau comme du du Liz Phair.
Place au midtempo hypnotique 'Magic Chords', bel exemple de poésie lyrique soulignée par le piano duveté de Heather.
I love Brussels and I'm happy to play this show with this fabulous band, c'est la première fois que je tourne avec eux dans votre beau pays.
'Don't do it', humming en écho pour ce titre répétitif et lancinant, dont la guitare nerveuse sonne Shannon Wright.
Time for a nice song ' Give out', deux voix, une électrique, une mélodie sobre et épurée.
Un slow velouté décoré d'un melodica plaintif, ' Leonard', qui tourne indie rock avec le scandé et âpre 'Serpents', truffé de guitares saturées à l'esprit Throwing Muses.
Après cette débauche de violence, on revient à l'acoustique avec la face B du single 'Leonard', 'Life of his own', une ballade country.
L'amorce de 'I'm wrong' est bourrée d'effets noisy, Keith chatouille sa gratte à l'archet, une chambre d'écho défigure les vocaux, une ample broken-heart song à la structure complexe avec, notamment, un ahurissant bridge postrock pour fondre sur le feutré ' Joke or a lie' chanté d'un timbre magnétique.
Septante minutes, Bruxelles réclame les bis!
Une nouvelle country romance ' All I can' et la mélopée ' Love More' qui clôt le EP 'Epic'.
Excellent concert, teinté d'émotion et de délicatesse, un personnage attachant et un band à la hauteur!
20:10' le retour de Faustine Hollander.
Toujours souriante, copain/copain et capable de déterrer des titres folk ensevelis sous des tonnes de glèbe.
Un cheval de bataille de son répertoire pour ouvrir le bal:' Missing Girl', une tranche de freak folk habité.
Séance tuning pour arriver au son voulu, à la limite du désaccord, en picking: 'Bury me down', ..enterre moi, tu as brisé mon coeur!
Clarence Ashley, un banjo player des Appalaches, on a redécouvert ce gars dans les sixties lors du folk revival ( Dylan, Seeger, Baez..), il a composé 'Dark Holler' en 1929, je la joue mais pas au banjo.
Avant de dépoussiérer ce titre datant de la Great Depression, Miss Hollander s'excuse: "désolée, je suis fausse" avant d'éclater de rire.
Non, elle n'a pas changé!
Un agréable instrumental à la mélodie fredonnée, ' Untitled #2', sera suivi du gracile ' Dragonfly', pour mon cousin Julien qui adore les libellules.
T'en as ras-le-bol des éternels rapprochements, Alela Diane, Mariee Sioux et consoeurs..., je sais, mais on va pas te citer Lady Gaga, Katy Perry, Rihanna ou Sandra Kim pour te faire plaisir!
Vous avez tous remarqué les feuillets gisant à mes pieds, c'est parce que je suis très distraite, en chantant je pense à autre chose, ma feuille d'impôts, par exemple!
1929, toujours ( d'autres sources citent 1927): 'Cocaïne Blues' de Luke Jordan, un ragtime en picking et un phrasé pirouettes.
Pour Clarisse et toutes les autres, a new song... my heart is made of stone... bluesy folk mélancolique.
Elle termine avec le cri déchirant: ' Had it coming'.
Brussels, enjoy Sharon, elle ramasse ses lyrics, nous sourit et regagne les coulisses!
Faustine, on t'adore!
Sharon Van Etten
Van Gogh in Etten, tu veux dire?
Vincent, arrête les frais: Sharon Van Etten nous vient de Brooklyn (approximately 2.5 million residents), a sorti trois CD's, le dernier en 2012, 'Tramp', avec des guests illustres, Zach de Beirut, Aaron Dessner ( The National), Matt Barrick ( The Walkmen), on la classe dans le casier singer/songwriter, indie, folk et selon NPR Music .... her elegant voice is wrapped in enough rasp and sorrow to keep from sounding too pure or confident...
Hier, elle a conquis le Bota, accompagnée de bandmates doués:Heather Woods je boude Broderick aux backings, keyboards, bass, guitar (Efterklang, Laura Gibson, Horse Feathers...) - Doug Keith: bass, guitar, melodica avec embout ( un CD sous son nom ' The Empty Ones', backing band de Little Scream...) et Zeke Hutchins aux drums ( Tift Merritt).
Le concis et carré 'Warsaw' ouvre, il débute l'album, et ça déménage garage, un peu comme Nekko Case.
Les comparses, déjà, changent de jouet: ' Peace Signs' est amorcé.
Putain, me souviens plus du début, stop on reprend.
Dans la salle, un fan gueule: I woke up I was already me
I was somewhat afraid I was something..
Merci, l'ami, on recommence, sans faute ce coup-ci!
Me souviens bien des lyrics de ' Save yourself' , jolie valse country.
Une conversation salon de l'agriculture ( comment composter?) avec quelques compatriotes paysans et on amorce a song about someone I broke with, ' Kevin's', close harmonies somptueuses, majesté et grâce, beau comme du du Liz Phair.
Place au midtempo hypnotique 'Magic Chords', bel exemple de poésie lyrique soulignée par le piano duveté de Heather.
I love Brussels and I'm happy to play this show with this fabulous band, c'est la première fois que je tourne avec eux dans votre beau pays.
'Don't do it', humming en écho pour ce titre répétitif et lancinant, dont la guitare nerveuse sonne Shannon Wright.
Time for a nice song ' Give out', deux voix, une électrique, une mélodie sobre et épurée.
Un slow velouté décoré d'un melodica plaintif, ' Leonard', qui tourne indie rock avec le scandé et âpre 'Serpents', truffé de guitares saturées à l'esprit Throwing Muses.
Après cette débauche de violence, on revient à l'acoustique avec la face B du single 'Leonard', 'Life of his own', une ballade country.
L'amorce de 'I'm wrong' est bourrée d'effets noisy, Keith chatouille sa gratte à l'archet, une chambre d'écho défigure les vocaux, une ample broken-heart song à la structure complexe avec, notamment, un ahurissant bridge postrock pour fondre sur le feutré ' Joke or a lie' chanté d'un timbre magnétique.
Septante minutes, Bruxelles réclame les bis!
Une nouvelle country romance ' All I can' et la mélopée ' Love More' qui clôt le EP 'Epic'.
Excellent concert, teinté d'émotion et de délicatesse, un personnage attachant et un band à la hauteur!
samedi 3 mars 2012
Kathleen Edwards - Hannah Georgas à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 1 mars 2012
A 19h50' , l'AB club est anormalement désert, en vain tu cherches Photoman JP, lui qui habituellement fait l'ouverture des portes.
Un peloton rapplique quelques instants plus tard, non seulement JP, mais toute la Belgique roots, de Luc Toogenblik en passant par Ben, Roen & Natacha, et enfin la colonie Rootstime, avec en tête de file plastic knee Marcie, qui nous raconte ses déboires sur la route... fuck den Europese top, godv., on a été coincé de Schumann à Oud Heverlee!
L'ai toujours dit, vaut mieux habiter au Sud, fait plus chaud et il y a moins de stress!
20h00 pile, from Vancouver, British Columbia: Hannah Georgas!
L'avant-programme roux ( belles jambes) fait partie du band de Kathleen Edwards et a sorti deux plaques : l'EP 'The Beat Stuff' 2008 et 'This is good' 2010.
Elle joue de la guitare, des claviers, envoie des samples et chante ( joliment, merci).
Pour l'accompagner, un membre de son groupe Hannah & the Sisters: Robbie Driscoll, non c'est pas le fils de Julie, aux claviers, guitares, backings et programming.
Quoi?
Genre, tu demandes: féminin, on t'a dit!
Mais encore?
Singer/songwriter - electro pop Americana - indie touche à tout!
'Elephant' ouvre ( enfin c'est ce que mentionne son parchemin playlist), aucune trace de ce pachyderme sur son dernier CD.
Chouette voix, les puristes tressautent vu l'apport électronique!
Pas nous!
Elle prépare un nouvel opus, on suppose que ' Somebody' ( titre peut-être incomplet) sera inclus sur cette rondelle.
Des loops, drum machine, une guitare saturée: attrayant female Americana trafiqué.
Bla bla bla... it's our first time in Brussels,... on sait, baby: nice food, nice town, nice beer, nice people, nice government, etc...
'Waiting game' balance agréablement et 'Enemies' malgré, ou à cause, de son titre est à classer sur l'étagère ballade gothique à la Emily Jane White.
Kathleen Edwards vient assurer les backings pendant 'Deep End', pendant lequel Robbie manipule un fragile ukulele.
Chouette titre épuré, feutré, sans gimmicks.
Hannah derrière le piano pour 'Fantasize', de l' electro dansant fort éloigné de l'image roots.
Le lumineux' Shine' , aux accents Joan as Policewoman, met fin à ce set correct de 30'.
Kathleen Edwards
La Canadienne (Ontario) vient de sortir un quatrième CD 'Voyageur' et, avec son band ( cinq éléments), nous a servi un set, en tous points, remarquable!
Incandescent, nerveux, rentre-dedans... de l'Americana valant les Neil Young, Tom Petty, Ryan Adams, ou Dawes, vu la semaine dernière!
Son band rocke solide, en commençant par l'imposant guitariste Gord Tough ( Weeping Tile, Oh Suzanna..) - le matador, John Dinsmore à la basse - Lyle Molzan aux drums - Jim Bryson aux claviers, guitare et trompette et Hannah Georgas aux secondes voix.
Le show ouvre avec 'Empty Thread', Kathleen ( quelle nana, le gars de Bon Iver a du bol) à l'acoustique.
Solide entrée en matière, a tight band, des vocaux passionnés, on se serre frontstage.
' Chameleon/ Comedian', aux relents country et aux riffs de guitare hargneux, succède.
Les apprentis guitaristes bavent face au travail immaculé de Gord Tough, une dextérité comparable à celle de Ry Cooder, Richard Thompson ou Dickey Betts...
'Asking for flowers', la belle a reçu une électrique, Jim jouera de l'acoustique pendant cette longue plage laid-back, proche du Fleetwood Mac, époque Stevie Nicks/ Lindsey Buckingham.
Quelques mots en français, une ou deux anecdotes, I know this is Brussels, Belgium, mais ne me demandez pas où on a joué hier, et voici la ballade, pas vraiment pétillante, plutôt plaintive, 'Pink Champagne'.
La Guild pleure, on pense à Alison Krauss ou à Norah Jones en mode country.
Au violon, le mélancolique ' Goodnight California'. Superbe lament, la guitare prenant des intonations surf.
Un des ( nombreux) highlights du set.
Avec le mini hit 'In State', ouvrant 'Back to me' en 2005, on revient au roots rock sautillant.
Next one is a song about brushing your teeth, annonce la jolie bouclée, ne riez pas, it's also about night strategies: 'Mint', une publicité pour Colgate aux couleurs rock sudiste.
On te laisse seule, Kathleen, on va boire un coup.
Sur mon premier album, un titre pour lequel je me suis dit, enfin, j'ai pondu un truc qui n'est pas trop mauvais: ' Hockey Skates', ou l'histoire d'une partie de patinage, à 4 AM, avec mon boyfriend de l'époque, le thermomètre indiquait - 20° C.
Une ballade Elfstedentocht!
Un aparté avec quelques compatriotes s'étant perdus à Bruxelles, de nouveaux détails autobiographies: sa vie à Hamilton, son potager, ses chats, son clebs, les commérages... voici ' House full of empty rooms', aux jolies harmonies vocales et à l'instrumentation moins classique: une trompette et une espèce de mandoline douze cordes.
Jolie sérénade.
Moins angélique, 'Going to Hell', décoré d'un cinquième duel avec le rude Gord Tough, on ne le répétera pas assez, ce mec est un as!
Zont pas le temps de changer d'instrument, Lyle a déjà entamé le rock suivant 'Sidecar', du Sheryl Crow ou Shelby Lynne agité.
Trois guitares en action pendant le saignant 'Back to me', ça éclabousse!
Elle ressort le violon, on a droit à une séance de bruitages lugubres virant complainte ' A soft place to land'.
Présentation des comparses et une dernière, le poppy single ' Change the Sheets'.
80' satinées!
Un double bis!
Le countrysant 'Six o'clock news' et une request, 'For the record' , un downtempo soigné!
Un coup d'oeil sur le calepin du mec de chez Gault & Millau: 5 toques, cuisine raffinée, présentation & service impeccables... à recommander!
Un peloton rapplique quelques instants plus tard, non seulement JP, mais toute la Belgique roots, de Luc Toogenblik en passant par Ben, Roen & Natacha, et enfin la colonie Rootstime, avec en tête de file plastic knee Marcie, qui nous raconte ses déboires sur la route... fuck den Europese top, godv., on a été coincé de Schumann à Oud Heverlee!
L'ai toujours dit, vaut mieux habiter au Sud, fait plus chaud et il y a moins de stress!
20h00 pile, from Vancouver, British Columbia: Hannah Georgas!
L'avant-programme roux ( belles jambes) fait partie du band de Kathleen Edwards et a sorti deux plaques : l'EP 'The Beat Stuff' 2008 et 'This is good' 2010.
Elle joue de la guitare, des claviers, envoie des samples et chante ( joliment, merci).
Pour l'accompagner, un membre de son groupe Hannah & the Sisters: Robbie Driscoll, non c'est pas le fils de Julie, aux claviers, guitares, backings et programming.
Quoi?
Genre, tu demandes: féminin, on t'a dit!
Mais encore?
Singer/songwriter - electro pop Americana - indie touche à tout!
'Elephant' ouvre ( enfin c'est ce que mentionne son parchemin playlist), aucune trace de ce pachyderme sur son dernier CD.
Chouette voix, les puristes tressautent vu l'apport électronique!
Pas nous!
Elle prépare un nouvel opus, on suppose que ' Somebody' ( titre peut-être incomplet) sera inclus sur cette rondelle.
Des loops, drum machine, une guitare saturée: attrayant female Americana trafiqué.
Bla bla bla... it's our first time in Brussels,... on sait, baby: nice food, nice town, nice beer, nice people, nice government, etc...
'Waiting game' balance agréablement et 'Enemies' malgré, ou à cause, de son titre est à classer sur l'étagère ballade gothique à la Emily Jane White.
Kathleen Edwards vient assurer les backings pendant 'Deep End', pendant lequel Robbie manipule un fragile ukulele.
Chouette titre épuré, feutré, sans gimmicks.
Hannah derrière le piano pour 'Fantasize', de l' electro dansant fort éloigné de l'image roots.
Le lumineux' Shine' , aux accents Joan as Policewoman, met fin à ce set correct de 30'.
Kathleen Edwards
La Canadienne (Ontario) vient de sortir un quatrième CD 'Voyageur' et, avec son band ( cinq éléments), nous a servi un set, en tous points, remarquable!
Incandescent, nerveux, rentre-dedans... de l'Americana valant les Neil Young, Tom Petty, Ryan Adams, ou Dawes, vu la semaine dernière!
Son band rocke solide, en commençant par l'imposant guitariste Gord Tough ( Weeping Tile, Oh Suzanna..) - le matador, John Dinsmore à la basse - Lyle Molzan aux drums - Jim Bryson aux claviers, guitare et trompette et Hannah Georgas aux secondes voix.
Le show ouvre avec 'Empty Thread', Kathleen ( quelle nana, le gars de Bon Iver a du bol) à l'acoustique.
Solide entrée en matière, a tight band, des vocaux passionnés, on se serre frontstage.
' Chameleon/ Comedian', aux relents country et aux riffs de guitare hargneux, succède.
Les apprentis guitaristes bavent face au travail immaculé de Gord Tough, une dextérité comparable à celle de Ry Cooder, Richard Thompson ou Dickey Betts...
'Asking for flowers', la belle a reçu une électrique, Jim jouera de l'acoustique pendant cette longue plage laid-back, proche du Fleetwood Mac, époque Stevie Nicks/ Lindsey Buckingham.
Quelques mots en français, une ou deux anecdotes, I know this is Brussels, Belgium, mais ne me demandez pas où on a joué hier, et voici la ballade, pas vraiment pétillante, plutôt plaintive, 'Pink Champagne'.
La Guild pleure, on pense à Alison Krauss ou à Norah Jones en mode country.
Au violon, le mélancolique ' Goodnight California'. Superbe lament, la guitare prenant des intonations surf.
Un des ( nombreux) highlights du set.
Avec le mini hit 'In State', ouvrant 'Back to me' en 2005, on revient au roots rock sautillant.
Next one is a song about brushing your teeth, annonce la jolie bouclée, ne riez pas, it's also about night strategies: 'Mint', une publicité pour Colgate aux couleurs rock sudiste.
On te laisse seule, Kathleen, on va boire un coup.
Sur mon premier album, un titre pour lequel je me suis dit, enfin, j'ai pondu un truc qui n'est pas trop mauvais: ' Hockey Skates', ou l'histoire d'une partie de patinage, à 4 AM, avec mon boyfriend de l'époque, le thermomètre indiquait - 20° C.
Une ballade Elfstedentocht!
Un aparté avec quelques compatriotes s'étant perdus à Bruxelles, de nouveaux détails autobiographies: sa vie à Hamilton, son potager, ses chats, son clebs, les commérages... voici ' House full of empty rooms', aux jolies harmonies vocales et à l'instrumentation moins classique: une trompette et une espèce de mandoline douze cordes.
Jolie sérénade.
Moins angélique, 'Going to Hell', décoré d'un cinquième duel avec le rude Gord Tough, on ne le répétera pas assez, ce mec est un as!
Zont pas le temps de changer d'instrument, Lyle a déjà entamé le rock suivant 'Sidecar', du Sheryl Crow ou Shelby Lynne agité.
Trois guitares en action pendant le saignant 'Back to me', ça éclabousse!
Elle ressort le violon, on a droit à une séance de bruitages lugubres virant complainte ' A soft place to land'.
Présentation des comparses et une dernière, le poppy single ' Change the Sheets'.
80' satinées!
Un double bis!
Le countrysant 'Six o'clock news' et une request, 'For the record' , un downtempo soigné!
Un coup d'oeil sur le calepin du mec de chez Gault & Millau: 5 toques, cuisine raffinée, présentation & service impeccables... à recommander!
Perry Rose au Music Village, Bruxelles, le 1 mars 2012
Le 1er mars : Journée mondiale des compliments!
Des compliments, nous en entendîmes au Music Village où l'AB et Broodje Brussel programmaient Perry Rose.
Vais pas t'énumérer toutes les fadaises proposées, mais Guy a rougi lorsqu'un vieillard lui annonça : 't'es belle, tu sais'!
Perry Rose
L'âge n'a aucune prise sur notre Belgo-Irlandais préféré, on te dit pas ça parce que c'est le compliment day, le rouquin, que tu vis il y a des lustres au Marktrock, à Leuven, avec à ses côtés le merveilleux et regretté Jean-Pierre Catoul, ressemble toujours à un gamin souriant, auquel tu donnes au maximum 25 piges!
Lundi, son neuvième album, ' Wonderful', sera dans les bacs, plus tard il en fera la promo en tournant avec band, le Music Village a droit à une primeur, en solo!
Après le set dynamique présenté ce jeudi midi, on peut sans hésiter affirmer: Perry Rose 2012 sera un grand cru!
Il ouvre avec l'intimiste 'The One', typical fok pop sentant la verte Irlande.
Quelques images d'everyday life et de bonheur simple, le Village est d'emblée conquis, ta légitime, qui a daigné t'accompagner, a souri et applaudi à tout rompre.
Tout va bien!
Mr Nice Guy poursuit avec le sec 'It's not over', proche des sonorités Tom Robinson ou Martyn Joseph, du Celtic folk plaisant t'invitant aux handclaps.
Merci, Brussels, you're very sexy.
Il a dû forcer sur le Bushmills douze ans d'âge!
' Answers', si les enfants de choeur pouvaient assurer le refrain, ce serait sympa!
Me suis abstenu, depuis quelques temps les curés me flanquent la trouille.
By the way, le signal pour vos... bye bye bye bye ... sera le pied gauche, chaussé de vert, haut levé.
Un singalong acrobatique.
Un titre plus ancien,' Glasgow' sur ' Happy Life', une tranche autobiographique mouvementée, de solides riffs de guitare, la salle bouillonne!
Perry au piano pour le formidable 'Green Bus' , titre enregistré sur le mini LP 'Because of you', datant de 1991.
Pas une ride cette superbe ballade mélancolique, le Music Village en mode recueillement!
Me sens bien ici, it's just like home, you know, poursuit le trilingue red boy en veine confidences: le matin, après une saine balade, j'ai l'habitude d'aller taquiner mon piano et je joue ceci ' The Chapelmaster' .
Perry Joseph Haydn Rose en Kapellmeister distingué au sourire espiègle.
Formidable!
Ode au chant du coq ' Wake up'.
Zean-Luc n'était pas dans l'assistance, pas facile de trouver un candidat coq, Guy a essayé mais son chant avait tout du pingouin enrhumé.
Démonstration au bodhran pour introduire ' Innocence', mise en boucles pour en faire un background rock, le troubadour ramasse une acoustique, piétine un bass drum, c'est parti pour un imparable titre bien nerveux et sentant bon le Elliott Murphy.
Faut calmer tous les pensionnaires de l'hospice, pense le brave gars, vais leur balancer un morceau printanier/ fleur bleue: ' Love is there', aussi catchy que le 'Love is in the air' de John Paul Young.
' The Magic Lane' baigne dans le même climat gentille lovesong.
Oui, Guy?
C'est pas du Kierkegaard, tu me dis!
Connais pas ce gars, un avant-centre ou un ailier?
Le pertinent ' Stop the pain', joué au piano, a été écrit pour une action d'Amnesty International.
Perry Rose passe sans peine de la légèreté à la profondeur.
Un don se nommant talent!
Il est déjà 13h35', personne n'a quitté le club, on aura droit à une dernière tirade vaudeville/cabaret, ' Manchester', réminiscent des titres enjoués de Sailor, Harry Nilsson ou Gilbert O'Sullivan!
Un tout grand moment, rue des Pierres!
Des compliments, nous en entendîmes au Music Village où l'AB et Broodje Brussel programmaient Perry Rose.
Vais pas t'énumérer toutes les fadaises proposées, mais Guy a rougi lorsqu'un vieillard lui annonça : 't'es belle, tu sais'!
Perry Rose
L'âge n'a aucune prise sur notre Belgo-Irlandais préféré, on te dit pas ça parce que c'est le compliment day, le rouquin, que tu vis il y a des lustres au Marktrock, à Leuven, avec à ses côtés le merveilleux et regretté Jean-Pierre Catoul, ressemble toujours à un gamin souriant, auquel tu donnes au maximum 25 piges!
Lundi, son neuvième album, ' Wonderful', sera dans les bacs, plus tard il en fera la promo en tournant avec band, le Music Village a droit à une primeur, en solo!
Après le set dynamique présenté ce jeudi midi, on peut sans hésiter affirmer: Perry Rose 2012 sera un grand cru!
Il ouvre avec l'intimiste 'The One', typical fok pop sentant la verte Irlande.
Quelques images d'everyday life et de bonheur simple, le Village est d'emblée conquis, ta légitime, qui a daigné t'accompagner, a souri et applaudi à tout rompre.
Tout va bien!
Mr Nice Guy poursuit avec le sec 'It's not over', proche des sonorités Tom Robinson ou Martyn Joseph, du Celtic folk plaisant t'invitant aux handclaps.
Merci, Brussels, you're very sexy.
Il a dû forcer sur le Bushmills douze ans d'âge!
' Answers', si les enfants de choeur pouvaient assurer le refrain, ce serait sympa!
Me suis abstenu, depuis quelques temps les curés me flanquent la trouille.
By the way, le signal pour vos... bye bye bye bye ... sera le pied gauche, chaussé de vert, haut levé.
Un singalong acrobatique.
Un titre plus ancien,' Glasgow' sur ' Happy Life', une tranche autobiographique mouvementée, de solides riffs de guitare, la salle bouillonne!
Perry au piano pour le formidable 'Green Bus' , titre enregistré sur le mini LP 'Because of you', datant de 1991.
Pas une ride cette superbe ballade mélancolique, le Music Village en mode recueillement!
Me sens bien ici, it's just like home, you know, poursuit le trilingue red boy en veine confidences: le matin, après une saine balade, j'ai l'habitude d'aller taquiner mon piano et je joue ceci ' The Chapelmaster' .
Perry Joseph Haydn Rose en Kapellmeister distingué au sourire espiègle.
Formidable!
Ode au chant du coq ' Wake up'.
Zean-Luc n'était pas dans l'assistance, pas facile de trouver un candidat coq, Guy a essayé mais son chant avait tout du pingouin enrhumé.
Démonstration au bodhran pour introduire ' Innocence', mise en boucles pour en faire un background rock, le troubadour ramasse une acoustique, piétine un bass drum, c'est parti pour un imparable titre bien nerveux et sentant bon le Elliott Murphy.
Faut calmer tous les pensionnaires de l'hospice, pense le brave gars, vais leur balancer un morceau printanier/ fleur bleue: ' Love is there', aussi catchy que le 'Love is in the air' de John Paul Young.
' The Magic Lane' baigne dans le même climat gentille lovesong.
Oui, Guy?
C'est pas du Kierkegaard, tu me dis!
Connais pas ce gars, un avant-centre ou un ailier?
Le pertinent ' Stop the pain', joué au piano, a été écrit pour une action d'Amnesty International.
Perry Rose passe sans peine de la légèreté à la profondeur.
Un don se nommant talent!
Il est déjà 13h35', personne n'a quitté le club, on aura droit à une dernière tirade vaudeville/cabaret, ' Manchester', réminiscent des titres enjoués de Sailor, Harry Nilsson ou Gilbert O'Sullivan!
Un tout grand moment, rue des Pierres!
vendredi 2 mars 2012
La Repubblica Italiana pleure Luciano Dalla, le 1 mars 2012
Lucio Dalla muore la mattina del 1º marzo 2012, stroncato da un infarto, a Montreux, in Svizzera, il allait avoir 69 ans!
Le natif de Bologne, qui débuta comme clarinettiste de jazz au début des années 60, collectionne les titres honorifiques!
En 1986: Commendatore Ordine al merito della Repubblica Italiana.
En 2003: Grande Ufficiale dell'Ordine al merito della Repubblica Italiana.
Dalla, en cinquante ans de carrière, aura vendu des millions de disques.
Le hit monumental, ' Caruso', se sera écoulé à 9 millions d'exemplaires
C'est le singer/songwriter Gino Paoli, lui trouvant une bonne voix soul, qui l'incita a entamé une carrière de chanteur.
Sa discographie démarre en 1962 avec le single 'Telstar/Madison'.
Il sortira plus de trente albums, la série débutant en 1966 avec '1999', le dernier CD date de 2011: ' Questo è Amore'.
Anticonformisme, simplicité, tendresse, intimisme, poésie accessible: ... le génie de la musique populaire italienne, pour citer le violoniste Olen Cesari.
Le décès de la légende intervient alors qu'il venait d'entamer une tournée européenne qui avait démarré en Suisse, le 29 février il s'était produit à l'Auditorium Stravinski à Montreux.
Il devait jouer au Cirque Royal le 10 mars!
'4 marzo 1943' : jour de sa naissance, un de ses plus beaux titres!
Le natif de Bologne, qui débuta comme clarinettiste de jazz au début des années 60, collectionne les titres honorifiques!
En 1986: Commendatore Ordine al merito della Repubblica Italiana.
En 2003: Grande Ufficiale dell'Ordine al merito della Repubblica Italiana.
Dalla, en cinquante ans de carrière, aura vendu des millions de disques.
Le hit monumental, ' Caruso', se sera écoulé à 9 millions d'exemplaires
C'est le singer/songwriter Gino Paoli, lui trouvant une bonne voix soul, qui l'incita a entamé une carrière de chanteur.
Sa discographie démarre en 1962 avec le single 'Telstar/Madison'.
Il sortira plus de trente albums, la série débutant en 1966 avec '1999', le dernier CD date de 2011: ' Questo è Amore'.
Anticonformisme, simplicité, tendresse, intimisme, poésie accessible: ... le génie de la musique populaire italienne, pour citer le violoniste Olen Cesari.
Le décès de la légende intervient alors qu'il venait d'entamer une tournée européenne qui avait démarré en Suisse, le 29 février il s'était produit à l'Auditorium Stravinski à Montreux.
Il devait jouer au Cirque Royal le 10 mars!
'4 marzo 1943' : jour de sa naissance, un de ses plus beaux titres!
jeudi 1 mars 2012
Colline Hill - 18 Carats au Live Music Café, Bruxelles, le 29 février 2012
Une année dure 365,242198 jours, je ne t'apprends rien!
2012 est bissextile.
Le Music Village, à l'occasion de ce 366è jour, offre un concert gratuit, comme tu as eu la mauvaise idée de ne pas réserver, à l'entrée la souriante hôtesse te signifiera: malheureusement, c'est complet, Monsieur!
Plan B, il y a toujours une Soirée Cerise quelque part, ce soir au Live Music Café, à deux pas du Club de jazz.
Le menu est alléchant: Colline Hill et 18 Carats!
21h15': Colline Hill
dont le CD 'Wishes' vient de sortir chez Universal Music et que tu entendis en septembre dernier lors d'un plaisant home concert .
Elle n'est pas encore tout à fait au sommet de la colline, ce n'est qu'une question de temps!
Quand on te propose d'assurer l'avant-programme d'America au Bataclan ( le 17 mars 2012), on peut affirmer que t'es sur la bonne voie!
' By you' titre idéal, au refrain mémorisable, pour t'immerger dans son folk/pop mélodieux.
Jeannot?
"J'aime, c'est cool, ça me rappelle Tracy Chapman."
' No more, no less' .. what I am is what you see... une fille naturelle ignorant les complexes.
Un jeu et un phrasé secs pour le percutant 'From Now'.
Le LMC se tait, écoute et bat des mains.. elle est convaincante, Miss Hill.
Une ballade annonçant le printemps, ' Cause I love', pour suivre, avant d'oser une version verdoyante de ' Video killed the radio stars' de Trevor Horn et Geoff Downes, co-créditée Bruce Woolley.
Timidement la clientèle reprend le chorus, ambiance feu de camp boulevard Anspach!
Changement de registre, place à la mélancolie: ' Where you are', interprété d'un timbre tout en émotions.
Fragile et beau!
Le punchy ' You gotta hold on' n'est pas repris sur 'Wishes' mais demeure un point fort de sa playlist.
' I've been told' est rehaussé d'une gymnastique vocale audacieuse et d'un jeu de guitare agressif.
La question de Nagui: à qui doit-on 'Life is too short' to be serious...?
Coluche? Les Monty Python? Oscar Wilde? G B Shaw? Epicure? Ronsard? Bart De Wever?
Colline Hill adopte l'adage en l'assaisonnant d'une touche folk pour mettre fin au set avec l'entraînant ' Someone left before me', premier single issu du CD.
45' chaleureusement applaudies et un bis réclamé par tous!
Nous aurons droit à une version alternative de 'Video killed the radio stars', zétaient pas tous morts!
18 Carats
Nous rachetons vos bijoux en or 18 carats au meilleur prix ( 24,05 € / g) - l'or dentaire à 26,95 € / g!
Dois désormais me méfier de ma conjugale qui vient de se procurer une pince gouge de 13 cm, je dors avec une muselière!
Ai fait la sourde oreille quand elle a dit: t'es con!
Erwann Demannez : clarinette /Justine Verschuere-Buch : accordéon /Alex Aymy: contrebasse ont créé 18 Carats il y a quelques cinq ans et, depuis, font danser Flandre et Wallonie aux sons frénétiques de leur musique balkanique délurée.
22h20', les attablés sont prêts pour un voyage mouvementé vers la Roumanie, Hongrie, Moldavie, Croatie, Serbie, Albanie... toutes contrées où tu peux croiser les Askhénazes et te tortiller sur leur rythmes klezmer.
Une première danse endiablée: ' Freylekh': vivacité, asymétrie rythmique, folie...il coule du sang Kusturica dans les veines de ce trio.
Une intro langoureuse virant upbeat: ' Sirba' , c'est la fête au village, c'est Vladimir Cosma ou Gheorge Zamfir descendus à Bruxelles.
Place à une polka klezmer pour laquelle la contrebasse imprime le rythme. Sur un tempo débridé, l'accordéon et la clarinette batifolent joyeusement, tous les regards sont braqués sur la frêle Justine virevoltant avec son imposant et bleu branle-poumons.
Un Spirou malicieux, cette enfant qui annonce ' Danse la Joie': le Transylvanian Express à fond la caisse, la petite se colle à Aram Khatchatourian et simule une Danse du Sabre mouvementée.
A tes côtés, ça tape des pieds, bat des mains, les verres sautillent sur les tables, grosse java!
Une intro jazzy, la contrebasse est concentrée sur son sujet, l'accordéon suit, c'est parti pour une valse geignante sur laquelle se fixe une clarinette Marie-Madeleine, la 'Tish Nigun' défile majestueusement.
Mélancolie Yiddish!
Retour à l'exubérance avec ' Ffaska Driga', on n'est pas sûr de l'exactitude orthographique te confiera la pétulante Justine, ce sont toutes des danses traditionnelles, avant d'amorcer un nouvel air roumain ( une 'Sirba') à faire danser un moribond.
Prélude syncopé, les étalons et la jument s'échauffent, une fois la bride lâchée: carnaval infernal! L'accordéon caracole, la clarinette sautille et Alex martèle gaillardement son instrument.
Ebouriffant!
Justine, transformée en flamant rose maniant les anches telle un Ian Anderson encore agile, valait le déplacement à elle seule.
La voilà muée en sauterelle pour ' Romania', un traditionnel, en principe chanté.
Place au mélancolique ' Tzigane' au refrain psalmodié pour finir en beauté avec ' Odessa' à l'entame 'Petite Fleur' pour très vite virer kasatchok exalté.
Très gros succès, cent fois mérité.
Vite, un encore avant de céder la place aux amateurs de jam, celle-ci devait débuter à 23h, il est 23h05'.
Une ' Mazal Tov' / 'Rabbie's Dance' digne de Rabbi Jacob.
Le concert bonne humeur de février!
2012 est bissextile.
Le Music Village, à l'occasion de ce 366è jour, offre un concert gratuit, comme tu as eu la mauvaise idée de ne pas réserver, à l'entrée la souriante hôtesse te signifiera: malheureusement, c'est complet, Monsieur!
Plan B, il y a toujours une Soirée Cerise quelque part, ce soir au Live Music Café, à deux pas du Club de jazz.
Le menu est alléchant: Colline Hill et 18 Carats!
21h15': Colline Hill
dont le CD 'Wishes' vient de sortir chez Universal Music et que tu entendis en septembre dernier lors d'un plaisant home concert .
Elle n'est pas encore tout à fait au sommet de la colline, ce n'est qu'une question de temps!
Quand on te propose d'assurer l'avant-programme d'America au Bataclan ( le 17 mars 2012), on peut affirmer que t'es sur la bonne voie!
' By you' titre idéal, au refrain mémorisable, pour t'immerger dans son folk/pop mélodieux.
Jeannot?
"J'aime, c'est cool, ça me rappelle Tracy Chapman."
' No more, no less' .. what I am is what you see... une fille naturelle ignorant les complexes.
Un jeu et un phrasé secs pour le percutant 'From Now'.
Le LMC se tait, écoute et bat des mains.. elle est convaincante, Miss Hill.
Une ballade annonçant le printemps, ' Cause I love', pour suivre, avant d'oser une version verdoyante de ' Video killed the radio stars' de Trevor Horn et Geoff Downes, co-créditée Bruce Woolley.
Timidement la clientèle reprend le chorus, ambiance feu de camp boulevard Anspach!
Changement de registre, place à la mélancolie: ' Where you are', interprété d'un timbre tout en émotions.
Fragile et beau!
Le punchy ' You gotta hold on' n'est pas repris sur 'Wishes' mais demeure un point fort de sa playlist.
' I've been told' est rehaussé d'une gymnastique vocale audacieuse et d'un jeu de guitare agressif.
La question de Nagui: à qui doit-on 'Life is too short' to be serious...?
Coluche? Les Monty Python? Oscar Wilde? G B Shaw? Epicure? Ronsard? Bart De Wever?
Colline Hill adopte l'adage en l'assaisonnant d'une touche folk pour mettre fin au set avec l'entraînant ' Someone left before me', premier single issu du CD.
45' chaleureusement applaudies et un bis réclamé par tous!
Nous aurons droit à une version alternative de 'Video killed the radio stars', zétaient pas tous morts!
18 Carats
Nous rachetons vos bijoux en or 18 carats au meilleur prix ( 24,05 € / g) - l'or dentaire à 26,95 € / g!
Dois désormais me méfier de ma conjugale qui vient de se procurer une pince gouge de 13 cm, je dors avec une muselière!
Ai fait la sourde oreille quand elle a dit: t'es con!
Erwann Demannez : clarinette /Justine Verschuere-Buch : accordéon /Alex Aymy: contrebasse ont créé 18 Carats il y a quelques cinq ans et, depuis, font danser Flandre et Wallonie aux sons frénétiques de leur musique balkanique délurée.
22h20', les attablés sont prêts pour un voyage mouvementé vers la Roumanie, Hongrie, Moldavie, Croatie, Serbie, Albanie... toutes contrées où tu peux croiser les Askhénazes et te tortiller sur leur rythmes klezmer.
Une première danse endiablée: ' Freylekh': vivacité, asymétrie rythmique, folie...il coule du sang Kusturica dans les veines de ce trio.
Une intro langoureuse virant upbeat: ' Sirba' , c'est la fête au village, c'est Vladimir Cosma ou Gheorge Zamfir descendus à Bruxelles.
Place à une polka klezmer pour laquelle la contrebasse imprime le rythme. Sur un tempo débridé, l'accordéon et la clarinette batifolent joyeusement, tous les regards sont braqués sur la frêle Justine virevoltant avec son imposant et bleu branle-poumons.
Un Spirou malicieux, cette enfant qui annonce ' Danse la Joie': le Transylvanian Express à fond la caisse, la petite se colle à Aram Khatchatourian et simule une Danse du Sabre mouvementée.
A tes côtés, ça tape des pieds, bat des mains, les verres sautillent sur les tables, grosse java!
Une intro jazzy, la contrebasse est concentrée sur son sujet, l'accordéon suit, c'est parti pour une valse geignante sur laquelle se fixe une clarinette Marie-Madeleine, la 'Tish Nigun' défile majestueusement.
Mélancolie Yiddish!
Retour à l'exubérance avec ' Ffaska Driga', on n'est pas sûr de l'exactitude orthographique te confiera la pétulante Justine, ce sont toutes des danses traditionnelles, avant d'amorcer un nouvel air roumain ( une 'Sirba') à faire danser un moribond.
Prélude syncopé, les étalons et la jument s'échauffent, une fois la bride lâchée: carnaval infernal! L'accordéon caracole, la clarinette sautille et Alex martèle gaillardement son instrument.
Ebouriffant!
Justine, transformée en flamant rose maniant les anches telle un Ian Anderson encore agile, valait le déplacement à elle seule.
La voilà muée en sauterelle pour ' Romania', un traditionnel, en principe chanté.
Place au mélancolique ' Tzigane' au refrain psalmodié pour finir en beauté avec ' Odessa' à l'entame 'Petite Fleur' pour très vite virer kasatchok exalté.
Très gros succès, cent fois mérité.
Vite, un encore avant de céder la place aux amateurs de jam, celle-ci devait débuter à 23h, il est 23h05'.
Une ' Mazal Tov' / 'Rabbie's Dance' digne de Rabbi Jacob.
Le concert bonne humeur de février!
Disparition de Davy Jones des Monkees, le 29 février 2012
David Thomas ' Davy' Jones est décédé d'une crise cardiaque à Indiantown, en Floride.
Il avait 66 ans.
Le natif de Manchester débute tôt sur les scènes, à 11 ans il apparaît dans le soap 'Coronation Street' ( on the air pendant 51 ans sur les antennes de la BBC!).
En 1965, il est embrigadé dans la réponse américaine aux Beatles: The Monkees, a made-for-TV band!
Avec Mickey Dolenz, Michael Nesmith et Peter Tork, les Monkees ( number one dans la liste des top fake bands) se révèlent rapidement être une machine à hits!
1966: premier smash hit,' Last train to Clarksville', suivi par 'I'm a Believer' de Neil Diamond, la B-side 'I'm not your steppin' stone' connaîtra lui aussi un succès monumental.
A l'époque il était fréquent de voir plusieurs artistes enregistrer le même titre à quelques semaines d'intervalle, la première version qui marcha fut celle de Paul Revere & the Raiders.
Des hits, on pourrait en pointer une bonne vingtaine, on citera 'Valleri' - l'irrésistible 'Daydream Believer' - 'A little bit me, a little bit you' - 'Pleasant Valley Sunday'....
Tork quitte les Monkees en 1969, il forme 'Peter Tork And/Or Release' qui ne marchera pas, après d'autres péripéties, il enseigne la musique.
Nesmith le suit en 1970, une carrière plus intéressante , avec The Second National Band et quelques autres projets, dont plusieurs LP's sous son nom ( un hit 'Rio').
Toujours sous contrat chez Colgems Records, les deux Monkees restant sortent l'album 'Changes' ( 1970).
Puis vint une bataille juridique pour l'utilisation du nom du groupe avec un imbroglio pas croyable: Dolenz et Jones perdent le droit d'utiliser l'étiquette dans certains pays.
Un revival en 1986.
Rhino sort ' Pool It' en 1987 , sans Michael Nesmith.
Pour le 30è anniversaire du groupe, une dernière plaque: ' Justus' en 1996, que tu peux prononcer "justice".
La collaboration de Michael Nesmith sera réduite, il chantera sur 'Circle Sky', la plage d'ouverture, et composera 'Admiral Mike' .
En 2001, Davy Jones sort sous nom l'album 'Just Me', le single 'Your Personal Penguin' en 2006, un soundtrack en 2007 et pour finir 'She' , une collection de standards où l'ex-teenage idol s'essaye au crooning.
February 29th 2012: game over!
Il avait 66 ans.
Le natif de Manchester débute tôt sur les scènes, à 11 ans il apparaît dans le soap 'Coronation Street' ( on the air pendant 51 ans sur les antennes de la BBC!).
En 1965, il est embrigadé dans la réponse américaine aux Beatles: The Monkees, a made-for-TV band!
Avec Mickey Dolenz, Michael Nesmith et Peter Tork, les Monkees ( number one dans la liste des top fake bands) se révèlent rapidement être une machine à hits!
1966: premier smash hit,' Last train to Clarksville', suivi par 'I'm a Believer' de Neil Diamond, la B-side 'I'm not your steppin' stone' connaîtra lui aussi un succès monumental.
A l'époque il était fréquent de voir plusieurs artistes enregistrer le même titre à quelques semaines d'intervalle, la première version qui marcha fut celle de Paul Revere & the Raiders.
Des hits, on pourrait en pointer une bonne vingtaine, on citera 'Valleri' - l'irrésistible 'Daydream Believer' - 'A little bit me, a little bit you' - 'Pleasant Valley Sunday'....
Tork quitte les Monkees en 1969, il forme 'Peter Tork And/Or Release' qui ne marchera pas, après d'autres péripéties, il enseigne la musique.
Nesmith le suit en 1970, une carrière plus intéressante , avec The Second National Band et quelques autres projets, dont plusieurs LP's sous son nom ( un hit 'Rio').
Toujours sous contrat chez Colgems Records, les deux Monkees restant sortent l'album 'Changes' ( 1970).
Puis vint une bataille juridique pour l'utilisation du nom du groupe avec un imbroglio pas croyable: Dolenz et Jones perdent le droit d'utiliser l'étiquette dans certains pays.
Un revival en 1986.
Rhino sort ' Pool It' en 1987 , sans Michael Nesmith.
Pour le 30è anniversaire du groupe, une dernière plaque: ' Justus' en 1996, que tu peux prononcer "justice".
La collaboration de Michael Nesmith sera réduite, il chantera sur 'Circle Sky', la plage d'ouverture, et composera 'Admiral Mike' .
En 2001, Davy Jones sort sous nom l'album 'Just Me', le single 'Your Personal Penguin' en 2006, un soundtrack en 2007 et pour finir 'She' , une collection de standards où l'ex-teenage idol s'essaye au crooning.
February 29th 2012: game over!
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