vendredi 13 août 2010

Fanny au Marseillais du Jeu de Balle à Bruxelles, le 12 août 2010

Le Marseillais aime deux Belges: tapis rouge pour Eric Gerets et Raymond la Science.
Le Marseillais boit du Pernod, du Ricard, du Berger, du 51, du Duval, du Casanis, il aime pas le Leader Price .
Le Marseillais de Bruxelles mange des choux de Marseille, de la bouillabaisse de caricoles, du gratin de waterzooi...
Le Marseillais se lave avec du savon.
Fanny n'est pas de Marseille, Grenoble l'a vue naître Chenivesse.
Fanny ne joue pas aux boules, elle chante.
Fanny a un passé, elle fut Eléa Lumé et foula pas mal de scènes.
Eléa Lumé fut à ce point déçue par le business pourri qu'elle se saborda.
Florin7 aima Fanny et devint son protecteur, il la fit jouer au Bouche à Oreille avant les Souffleurs au gratin.
Fred Cerise se prit d'amitié pour la sensuelle enfant et l'invita à chanter au Marseillais, place du Jeu de Balle.

Tu suis toujours?
Tu t'attables au côté de Steven et Florin, JP n'aimait pas le programme RTL et rappliqua aussi, et on installa Fanny au coin de la rue Blaes et de la Place du Jeu de Balle, face à des Marolliens Sénégalais, Polaks, Afghans ou Biélorusses.... tous méchamment altérés par la picole.
A première vue, l'un(e) de ces folkloriques clients devait célébrer un heureux événement, on se mit à chanter un happy birthday bancal et anisé pour embrayer sur la mort du lion d'Henri Salvador.
Tu commenças à te poser des questions.
Quelques notes de guitare, tu reconnais le 'Beautiful Tango' d'Hindi Zahra, suivi d' 'Unchain my Heart'.
Pas trop con.
Un coup de Pastis et bla bla bla avec les Pagnols du coin.
Bordel, le quart d'heure canciones hispaniques avec accent alpin.
Eh, Fred c'est un concert ou c'est la version Dauphiné du busker avec son béret?
'Love is All' pour les papillons de nuit.
Deux titres pas idiots (chanson à texte, second degré, tranche de vie à la Piaf) en français, enfin!
Fallait tout de même en saboter un en prenant l'accent Diane Dufresne.
Passons...
Le public est vraiment taré, voilà qu'une vioque hurle 'à poil' en invectivant un pochard se désaltérant sur la terrasse du bistrot raffiné, face au port Phocéen.
Dur, dur pour l'artiste de se concentrer dans ces conditions ubuesques, ça restera brouillon.
'Can't get you out of my head'. Kylie Minogue chez les ploucs.
'Should I stay or should I go' JP opte pour la seconde proposition.
Surtout qu'on a droit à un récital entamé par Lassie, Milou, Snoopy, Pluto, Rantanplan et Rintintin évadés du chenil du Prince Laurent.
Fanny aboie à son tour et décide de boire un coup.
Break!
La belle enfant vient nous saluer et avoue qu'il est impossible de jouer valablement face à ces dégénérés.
Sorry, je ferai mieux après la pause.
Tu viens de constater que le truc qu'on te vend comme bière est infâme et risque d'altérer ta bonne humeur légendaire tout en détraquant tes fragiles intestins.
Fanny balance 'Stand by Me'.
Elle a vraiment une bonne voix et s'avère sympa, mais les intellectuels de gauche vautrés sur la table voisine commencent tout doucement à te casser les burnes.
Tu prends congé pendant que la jolie madame envoie le 'Woman' de Neneh Cherry/ 'Glory Box' de Portishead.

Direction Le Bar du Matin.

jeudi 12 août 2010

Little Kim & The Alley Apple 3 au Maurits Duchéhof, Vilvoorde, le 11 août 2010

A tous, Calamity Jane, Sundance Kid, Wyatt Earp... Welkom in Vilvoorde.
Ce soir, comme tous les mercredis soirs en été, un Far West concert, vous en aurez pour vos pesos car nous accueillons les Belgian Kings et leur little Queenie du Western Swing:

Little Kim & the Alley Apple 3

Laissez vos gâchettes chez Madame Pipi et garez votre canasson à côtés de la volaille locale.
En route pour les années 20, du côté de l'Oklahoma et du Texas.
Vos guides se nomment Slappin Slim = Selim Meiresonne (contrebasse) -Pat Cattoir( lapsteel, acoustique), quel son cette lapsteel!- T-Bone Tom (De Poorter) ( guitare et compositions) and of course: Kimberley Claeys.
Lee, Wim Klepto et quelques autres rescapés des années pre-Woodstock, + un petit jeune ( JP), à peine né quand l'Atomium fut érigée, ont pris place face au podium, lorsque la souriante et pétillante Kim annonce la couleur.
' It's too late' premier titre du CD 'Ridin the Rails', et premier tir en plein milieu de la cible, du honky tonk croisé avec du hot jazz et une voix à faire pâlir les pseudo chanteuses de swing.
Cindy Walker ' Thingamajig' pour rire, suivi du countryslow 'Midnight cowgirl' pour pleurer. Sortez les mouchoirs à pois!
Un instrumental mettant en évidence le talent des boys: ' The Alley Apple Stomp'.
Un clin d'oeil approbateur, de Mister Hombergen: 't is heel goed, mais vous devez écouter The Hot Club of Cowtown, des as dans ce style.
Un petit tour chez les manouches:'As I slip into your arms' .
T-Bone sort la Beretta, Selim slappe comme un forcené, planquez- vous, ça canarde dans tous les sens: 'Ding Dong Mama from Dumas', le curé a pigé et actionne toutes les cloches.
Vous vous êtes bien amusés, mannekes, faut se calmer maintenant: 'Who walks in when I walk out' et le downtempo ' Before the Storm' .
Elle est gracieuse, Kimberley...
Reste ici JP, t'es marié et mère de famille, ket!
' Whoa Babe' upbeat, les petits gars.
Le classique de 1924 ' Nobody's sweetheart now'.
Y a pas de chênes dans ce parc ?
Quoi, des chiennes?
Laisse tomber: 'Ballad of the old oak tree' une romance désuète.
Cette fille pourrait être un clou de ton cercueil: 'Lou Ella Brown', elle liquide les vieux prétendants plein de blé...
Vais me faire incinérer!
Fin du premier set avec 'Don't you look back baby'.

Séance boisson pour les spectateurs, vente de CD's pour les artistes!

Set 2.
'Ida Red' une petite jeune née au 19ème siècle.
Kim a un boentje pour ' Billy Bob', mais faut mettre 'Little Sarah' au dodo et lui chanter une berceuse.
Un autre classique:' I wish I could shimmy' (like my sister Kate): moi aussi!
C'est frais, pétulant, irrésistible!
Le galopant 'Cherokee Shuffle' pour introduire l'hymne à la clope 'Smoke, smoke, smoke that cigarette' en duo vocal (Kim/Tom).
A brand new dance ( en 1947!): ' Oakie Boogie', beau duel lapsteel/guitare sur fond de contrebasse standard.
Sur le CD il y a un hidden track, le chouette late night jazz tune ' When the night owl sings' .
Sensationnel ce titre.
Carolina Chocolate Drops la reprend, mais comme 'Oakie Boogie', 'Cornbread & Butterbeans' est de la plume de Lehman Monroe Johnny Tyler, un spécialiste des hillbilly tunes.
Toujours aussi retro: 'Bonaparte's Retreat', du dixieland.
C'est joué à Sainte-Hélène?
Ouais, aussi, mais dans la version I Muvrini.
Hommage à Billie Holiday:' Undecided', la veille, Kimberley célébrait son anniversaire, un copain lui a offert la disco complète de Lady Day.
Des gens biens, les potes de Little Kim.
Le merveilleux 'Please don't talk about me when I'm gone' suivi d'un autre diamant brut, ' Walking Dream' de Patsy Cline.
Vilvoorde, notre dernière: ' Do Something' pour ce petit ami peu entreprenant.
Un abruti, ce mec!

Quel talent Miss Claeys et quel bol de pouvoir compter sur des mecs aussi doués!
Un double bis pour prendre congé:
Hey gars, explique un peu...since when am I your favorite gal no more?... pas contente qu'elle est!
Et le titletrack du CD 'Ridin the rails' pour quitter Vilvoorde à toute vitesse et retourner du côté d'Eeklo!
Les pommes seront juteuses cette année, l'allée est pleine de pommiers chargés de fruits charnus, niet waar Kim?

lundi 9 août 2010

SoniCorchestra au parc de Roodebeek à Woluwe-St-Lambert, le 8 août 2010

Concerts d’été au parc de Roodebeek.
Une fois par mois, Wolu-Culture programme un concert jazz, ayant lieu sur le kiosque jouxtant le musée local et le mini-parc animalier, faisant le bonheur des mamies ayant charge des bambins lâchement abandonnés par des parents noceurs.

16h10' coup d'envoi pour le SoniCorchestra.

Un quartet de jeunes gens corrects, armés d'instruments permettant la pratique d'un jazz fringant.
François Willemaers: guitare et pouce gauche fracturé, serré dans une attelle
Bernard Guyot: saxes (tenor, soprano)
Axel Gilain: contrebasse
Wim Eggermont: batterie
Toutes les compositions interprétées sont de la plume du groupe.
'Merci Louis': lignes de guitare ensoleillées, rythmique enjouée , le tenor prend le relais...c'est frais et cool: de l'afternoon jazz idéal pour digérer le moules-frites arrosé, ingurgité à midi.
' Sacrée Eléonore' nouvelle pièce d'un jazz ligne claire harmonieux aux arrangements distingués.
Ton esprit flâne, imaginant une Eléonore espiègle, telle une Françoise Dorléac cherchant l'amour dans les ruelles de Rochefort.
Les mousquetaires sont doués: une rythmique sobrement assurée, des solistes élégants.
Canards, oies, perruches multicolores, chèvres et bipèdes apprécient.
'Soprano' languide et limpide.
'Sonic Yoga' Une séance méditative pour combattre le stress urbain.
Les 45' ont défilé comme 45''.

Break de 15'

Reprise des hostilités avec une fluide ballade pour ouvrir en douceur: ' The Ending' .
'Christopher Blues' un sax bien rond appuyé par la guitare.
Oublions La Pinta, La Niña ou la caraque Santa Maria, et dirigeons nous vers les lointaines Amériques à bord d'une Caravelle volante.
Trajet bondissant, Pégase doit affronter de nombreuses turbulences: air pockets , couloirs venteux de 300 miles an hour... le passage du témoin vers le saxophone se réalise pourtant sans encombres.
Il sera plus réussi que celui du 4 x 100 mètres féminin, provoquant notre élimination lors du championnat d'Athènes.
Ouf, cieux azurés, le voyage se termine en souplesse.
Christophe oublie son blues.
'Lundi Matin' avec ou sans gueule de bois?
Petite gymnastique réparatrice à l'aube avant de se taper la sale tronche du chef de service.
'La Colomba' une guitare lyrique aux saveurs Charlie Byrd.
Cet orchestre sonique marie brio et richesse mélodique.
'Part Four', aux touches latines, mettra fin à ce brillant concert.

SoniCorchestra élabore la confection d'un CD, il est question de Charles Loos à la production.
Bernard Guyot évolue d'ailleurs aux côtés du pianiste pour les" Bernard Guyot - Charles Loos Summer Residence".

dimanche 8 août 2010

Casa Blanca Festival (Vaya Con Dios- Novastar...) à l'Abdij /Abbaye d'Hemiksem, le 07 août 2010

Casa Blanca, encore un de ces ( free) festivals, pullulant en Flandre.
Du 4 au 7 août, la crème de la scène flamande arpente les podiums installés sur le site de l'anversoise abbaye (de Kreuners, Zornik, Praga Khan, Raymond van het Groenewoud, Shameboy ...et pour samedi Novastar et Vaya con Dios!).

18h20', dix minutes avant le début des festivités, visite des lieux:la grosse kermesse paraît bien organisée, trois podiums, plusieurs buvettes, de la bouffe diverse, mais aussi, déjà, de la boue gluante.

18h30' une casquette se pointe, invective l'astre solaire et annonce: El Creme Glace Ques !

Psycho Killer
Qu'est-ce que c'est?
Des bouffons, sortant d'un magasin de farces et attrapes anversois et pratiquant un ska festif, mais indigeste, agrémenté d'un humour mammouth, en comparaison duquel Jean-Marie Bigard peut passer pour un homme d'esprit.
Ces joyeux se pointent aux sons d''Alors on danse ' et invitent deux guignols (Elio et son pote le gras Bart!) , se lançant dans un rap choucroute raffiné.
Elio se tire, Bart sort 'ecce homo' et VTM reçoit une lettre de menaces.
Encore un coup des intégristes.
Et la musique, fieu?
Quelle musique?
Hop, hop, hop...pouet, pouet, pouet....
Du ska ménapien..zij zegt nee, hij zegt ja,...bla, bla, bla...
Repli vers la buvette la plus éloignée, cette crème à la glace nous agace, t'aimes encore mieux De Zangeres Zonder Naam!

Une drache monstrueuse s'abat sur le site, heureusement, tu trouves refuge sous le chapiteau où Customs bricole son soundcheck.
La plaine est transformée en marécage des bayous, quelques caïmans sortent de leurs trous et les colverts prennent place sur la tour cistercienne.
Calvin sort son arquebuse.

19h40' Customs!
Marquee tent volgelopen pour les Louvanistes.
Un set aussi convaincant que celui presté à Hee Tervuren.
Customs a fait fort à Hemiksem!
'Where the moon spends his days'
This, my dear, is where
the starlight ends, my dear...
Ouais, tu entres dans le domaine de l'obscur, de la froideur glaciale, de la dark wave.
'Talk more nonsense' staccato guitar riffs, chant scandé, ce truc s'imprègne dans ton cerveau et ne le quitte plus.
'Justine' descends de ton balcon, faut y aller: hitgevoelig , et choisi comme second single.
'Tonight we all stand out' repris en choeur par Hemiksem!
Un 'Shut up, Narcissus' Ovidien, avec travail immense de Mirko aux drums, sera suivi du glacé 'Violence' . Narcisse s'est donné la mort, Némésis a puni l'indifférent.
'We are ghosts' tout aussi mythologique.
Public en transe, et ça va pas se calmer avec leur premier hit 'Rex', la folie d'Hamlet rejaillit sur les enfants de l'Escault...we're fighting for the moon...
Joy Division 'Transmission': impressionnant!
Et 'The Matador' pour terminer, titre interdit en Catalogne, depuis peu!
Un final furieux.
Olé!

Enthousiasme délirant et bis:
' Acrobats' derniers instants de haute voltige.
Prochains rendez-vous: Feest in 't Park- Marktrock (Leuven et Poperinge) -Crammerrock...

Scènes d'après déluge: où sont les palmes?
Wat zeg je, Kurt?
Y a pas de Palm, rien que de la Maes!
Merci Kurt, et a u b, ne me parle pas de Caius Julius Caesar.
Bordel, mon pantalon du dimanche est tout souillé!

21h Novastar
Le paresseux Joost Zweegers n'a plus sorti d'album depuis 'Almost Bangor' 2008, mais reste une big vedette in Vlaanderen et ailleurs.
Il est magnifique en costard signé Bouglione, une tronche Phil Collins, embonpoint compris, et, nous le verrons plus tard, un timbre Sting plus vrai que nature, la police enquête....
Il hantera la basse et pianotera le temps d'un ou deux titres.
Il a choisi la formule trio: pas d' Isolde Lasoen ( qui le trompe avec Daan) aux drums, mais une alerte et pimpante black (haar naam ?) et un excellent guitariste que le Joost présenta mais nous ne pûmes ouïr son identité, probablement Aram Van Ballaert (background classique, I Fiamminghi).
Un show quatre étoiles tant du point de vue musical que du point de vue scénique.
Les classiques de la nouvelle étoile, habillés de neuf et les titres moins connus, tous furent applaudis à tout rompre, voire chantés à l'unisson.
'Weller Weakness' du Sting, on te dit.
'Smooth Flavours' , suivi du downtempo classieux: 'Tunnelvision'... ik draag het op aan de regen...
Salopard, t'es couvert, toi!
Il troque sa 4 cordes contre une acoustique pour 'Mars Needs Woman', un superbe titre, décoré de brillantes lignes de guitare.
'When the lights go down on the broken hearted' , ce mec, à l'instar d'un McCartney, sait comment écrire une bonne chanson.
Vais m'asseoir derrière ce magnifique piano blanc: attention, Hemiksem, hit gigantesque!
'The best is yet to come': c'est déjà pas mal jusqu'ici, fieu!
Une chorale abbatiale en action.
'Never back down' jolie lovesong triste.
'Lost and blown away' , du Lennon uit Vlaanderen( paraît que la star est née de l'autre côté de la grens, pourtant).
Retour à la basse et au groove, un titre voyant Joost et son guitariste entamer un combat de cervidés en rut au beau milieu de la scène.
On peut comprendre ces belliqueux mammifères, la little drummer girl vaut le coup.
'Wrong'
Where did we go wrong?
Was it somewhere along this trip to Miami?...
Morceau magique.
Tu revois encore la jolie nana du clip flanquer tous ses brols par la fenêtre!
Un peu d'exercice, je grimpe sur le piano: 'Because' , un singalong imparable, qu'il termine par un saut olympique tout en jouant de la basse.

Un concert généreux, un gars talentueux.
Well done, Meneer Zweegers!

Un bis et c'est pas un hasard, Balthazar: 'Can't Stand Losing You':Summers, Copeland und Gordon Matthew Thomas Sumner.

Long break, te permettant de te dégourdir les jambes, The Scene n'est pas arrivé à l'heure et la prestation de Vaya Con Dios, prévue à 23h30, est avancée de 20', on va pas se plaindre!

Dani Klein est entourée d'une fine équipe:
le jazzman Sal La Rocca: basse - Francis Perez (Sonja Maas , 1060...): guitare - William Lecomte: piano- le Hollandais, Hans van Oosterhout (Toots, Philip Catherine, Lee Konitz, Dee Dee Bridgewater...): drums - Tim de Jonghe: trompette ou percussions - et Red Gjeci au violon, sans oublier un duo mixte de choristes.
Vingt ans de hits monstrueux, de tournées aux quatre coins de la planète et la voix de D K n'a rien perdu de son charme, ni de sa profondeur ou de sa force émotionnelle.
Une grande dame de la chanson, une femme fatale, à classer aux côtés d'une Piaf ou d'une Barbara.
Logiquement, le set débute par ' Les voiliers sauvages de nos vies', ouvrant le splendide 'Comme on est venu', sorti fin 2009.
Un titre majestueusement mis en valeur par les musiciens.
Simplement beau!
'Il suffisait d'y croire' du mainstream jazz, décoré de lignes de guitare funky.
Le chaloupé, soulful et osé, vu les lieux, 'Comme on est venu'.
Tous dans le même sac: le pape, les ayatollahs, la Bible, le Coran...
De toute façon:... l'enfer est ici bas...
Titre coup de poing magistral!
Premiers signes de folie à mes côtés, le swing signé Les Paul /Lemarque pour la version française: 'Johnny, tu n'es pas un ange'.
Drums et piano à l'avant plan.
Solide intro de basse, on a tous reconnu 'Puerto Rico'.
La Bruxelloise se fout de nous, Hemiksem, vous êtes mous, de petits enfants de choeur timides, à Dranouter c'était vachement plus nerveux.
'Heading for a Fall' la machine à hit est en route, rien ne peut l'arrêter.
Un gospel bluesy à te donner la chair de poule: 'Ain't no love in the heart of the city'.
Dani, la blonde à la voix black.
On reste sur les rails blues: 'Pack your Memories'.
'Lay your hands off my man', touche pas à mon mec!
Une trompette suprême.
Le très Simply Red: 'Lonely Feeling'.
Plein feu sur Red Gjeci, un violon magyar: 'Je l'aime, Je l'aime' (Djelem, Djelem).
J'ai même rencontré des Tziganes heureux, n'est-ce-pas, Nicolas?
'Movin' on' ...I've seen the truth too many times... je me tire!
Et elle se tire, laissant le band terminer la mélodie.
Un petit salut, ze zijn weg...

Reviens, Dani, reviens!
OK, les enfants, mais faut me promettre un peu plus d'énergie, meezingen, hein!
Oui, madame!
'Nah Neh Nah'

I got on the phone
and called the girls, said
Meet me down at Curly Pearls,
for a Ney, Nah Neh Nah ...

Stop, Hemiksem, ça va pas, zêtes des pleurnicheurs, des mollassons, ik HOOR u niet...
Comédienne, va!
Dernier essai.
Miracle, elle nous entend!
Auf Wiedersehn..

Un goût de trop peu, on veut ' What's a Woman'!
On l'aura pas, pas de chance, mais elle nous offre ' Pauvre Diable'.
Tu quittes la maison blanche, content de n'être pas dans les rues à des heures improbables, comme cette pauvre fille anéantie par un pauvre diable!

samedi 7 août 2010

Gaëlle Mievis aux Apéros Vintage de Waterloo, le 6 août 2010

Rendez-vous au parc des Anciennes Ecuries de la Morne Plaine pour un apéro vintage (sic).
Tous les vendredis, les concitoyens de Serge Kubla se réunissent dans ce vert lieu pour échanger des propos métaphysiques sur les vertus de la bonne roumaine ou sur les performances de la Panamera 4, achetée chez Kronos, tout en ingurgitant moult mojito's, coupes de pétillant ou autres cocktails sirupeux...
Tu te rabats sur un immonde pinard (4€50) servi dans un gobelet plastifié, en t'éloignant de cette faune ayant fui l'Avenue Louise pour s'installer, entre gens biens, à l'ombre du Lion, là où merguez et dürüm sont bannis.

19:45' ...Trêve de plaisanterie, place à la musique:

Gaëlle Mievis & band

La jolie choriste de Beverly Jo Scott a abandonné le pseudo ' Galou' pour se produire sous son nom et ça marche: Francofollies, le festival Blues Passion à Cognac, Francofolies de Montréal... Ses musicos ne font pas partie de la catégorie crabes: Thierry Rombaux: basse- Ludo Catalfamo: claviers et acoustique et backings- le doué Sicilien Salvatore Lombardo aux guitares et backings et Youssef Khelil aux drums et percussions, entourent the voice.
Trente ( +/-) Calvin Klein, Christian Dior, Coco Chanel daignent se déplacer pour assister au concert qui démarre par ' The Good Things' un folk/pop acoustique sentant bon la West Coast.
L'ensoleillé 'Not a Home' transforme Waterloo en plage californienne.
Joni Mitchell: 'Big Yellow Taxi', merci Gaëlle, fabuleux!
Une ballade fraternitaire 'Dear Brother', intimisme familial chanté d'un timbre chaud et fervent.
Trois acoustiques, une basse plaintive, quelques shakers discrets pour une sensationnelle version hispanisante d' 'Amsterdam'. Le grand Jacques approuve ce moment d'émotion intense.
'Aimer fait peur' un slow philosophique, décoré d'une guitare lyrique.
'Disillusions of Love' suite logique... Un blues jazzy et coquin, aux arrangements désuets, à la Leon Redbone.
Plusieurs cordes à son arc, Artémis!
Pour les rocking mamies: 'My Age', du swinging rock sentant bon Leon Russell.
Pour les canaris: 'Two Little Birds' . Joli gazouillis, rythmes insulaires, touches reggae, c'est frais comme du Jason Mraz, avec en prime de belles envolées de Signor Lombardo.
Cruisin time en décapotable, 30 miles an hour: l'épicurien 'Me with Me'.
On a tous nos petits problèmes un jour ou l'autre, une séquence 'Sex in the City' avec le titre 'The Psycho', catchy piano rock.
Quelques mâles présents ont noté la touche finale...baby, let me be your remedy... et pensent prendre rendez-vous chez Mievis, le psy.
Une dernière, Waterloo:'Katy Jane', une copine sympa, du style langue de vipère.
Du female crooning sur fond Hot Club de France.

Ambiance dans le Brabant Wallon et un bis pour la route:

Le sautillant 'I want you back' des Jackson Five.
Bye, bye, mille bisous , la semaine prochaine on se produit à Knokke le Zouk pour l'anniversaire du Baron Lippens, pas de frigo-box please...

Les copines pleurnichent: encore une, Gaëlle...
Stevie Wonder et son funky 'Master Blaster'.
...Didn't know you
Would be jammin' until the break of dawn..

Ben, non, couvre-feu à 22h!

vendredi 6 août 2010

Clearwater au Parkpop in den Botaniek( Kruidtuin), Mechelen, le 5 août 2010

Des concerts gratuits (Parkpop), tous les mercredis (pendant les vacances scolaires) , dans le parc den Botaniek à Mechelen.
Le populo est au rendez-vous: panem ( ou hot dogs) et circenses, bier en muziek...

Ce soir: Clearwater!

Un de ces cover/tribute bands se consacrant au répertoire du fabuleux Creedence Clearwater Revival.
Harry and the Poor Boys, Creedence Clearwater Remember, Down on the Corner, et bien sûr, le légitime, Creedence Clearwater Revisited (créé en 1995 et formé par Stu Cook et Doug Clifford, basse et drums des Golliwogs), tous pillent l'héritage de CCR.
L'esprit Creedence est vivant et hot, le toujours vaillant, John Fogerty cassait la baraque au Suikerrock il y a 3 semaines et pour ceux qui ont raté l'événement, t'as les ersatz.

20:30'
Coup d'oeil aux locaux: un peloton de chiro-meisjes en summercamp, un lot de poivrotes édentées, à l'âge indéfinissable et, des centaines de bons paroissiens en goguette: het feest kan beginnen!
'Green River' - 'Looking out my Backdoor'- une séance handclappings pour 'Down on the corner'- le rock céleste rappelant Roswell et les flying saucers (1947) 'It came out of the sky'- 'Fortunate Son' - 'Who'll stop the rain' - 'Molina' (where you're going to...messin with the sheriff...pas bien, madame!)- le nerveux 'Commotion' un cheval de bataille de Triggerfinger - le vintage rock de Little Richard ' Good Golly Miss Molly' .
Le truc est un peu téléphoné et manque de jus (n'est pas John Fogerty qui veut...), mais tu passes un bon moment.
La guitare a de la gueule et le moustachu une bonne voix.
'Keep on Chooglin' et quelques commentaires ringards pour annoncer le slow ' Long as I can see the light'.
'Proud Mary' évidemment, tous sur la Dyle...rollin on the river... sur un steamboat antique.
'Bad Moon Rising'... I see trouble on the way..qu'il marmonne en jetant un coup d'oeil à ma voisine, virago aussi sexy qu'un pispot odorant et enfilant Maes sur Maes.
'Hey Tonight' - 'I put a spell on you' - et 'Run through the jungle': les mamies retrouvent leurs jambes de 20 ans et gigotent comme du temps de Woodstock.
Inouï, le nombre de hits que CCR a sorti pour une carrière relativement courte.

Pause et set 2
Le break boisson sera long, Mechelen est transformé en tableau vivant, style 'Le roi boit' de David Teniers.
22h on reprend country: ' Lodi' - 'Cottonfields' - 'Up around the bend'- une chouette version voodoo de 'I heard it through the grapevine' - le biker track: 'Sweet Hitch-Hiker'- chorale en action pour 'Have you ever seen the rain'.
On abandonne CCR pour John Fogerty: ' The old man down the road' - 'Hot Rod Heart' et bien sûr 'Rockin all over the world', pour lequel le parc est transformé en trampoline géant.
Feest in 't park (avant Oudenaarde) : 'The Midnight Special' et 'Born on the Bayou' avec le sempiternel solo de batterie...boum, boum, boum ... et on enchaîne, tu le savais, c'était couru, c'est clair comme de l'eau de roche, sur 'Suzie Q', à la grande joie du 3è âge, de leur progéniture et de leurs bâtards.
Un bain dans une clear water c'est excellent pour le teint et on peut le prolonger pour un bis tonique:
'Travelin Band' !

Game over, non, car Mechelen s'égosille:...we want more ... we want more...

Sans moi, ciao.
De loin, j'entends Clearwater leur servir un medley pousse-café!

lundi 2 août 2010

Bruksellive 2010 au Théâtre de Verdure à Bruxelles, le 31 juillet 2010

Nouvelle édition du free festival, organisé par les Brusselse jeugdhuizen.
Trois podiums: Main Stage- Brussels Jupiler Stage et la bruyante (débauche de décibels interférant sur les autres stages) Red Bull Revenge Stage, réservée aux DJ's.
Pas trop de monde sur le coup de 16h, lorsque le premier groupe mettra le feu au parc, mais à 22h, on se marche sur les pieds.
Milou et Guy salivent comme de salaces et pervers ecclésiastiques en reluquant les centaines de jolies grietjes déambulant sur le site.
Ce fut malaisé de les convaincre d'aller assister aux concerts.

The Man Up North

La nana chargée de présenter les artistes annonce stevige gitaarrock.
Goed gezien, fraulein!
L'homme du Nord est en fait une sorte de cobra à cinq têtes, né à Leuven il y a moins de trois ans.
- Alexander Meulemans (guitare) - Benjamin De Vuyst (basse- bc. vocals) - Jochen Theys (chant - megaphone) - Steffen Verpoorten( gt- synthé- bc. vocals) - Maarten Jacobs (drums).
Dès les premières mesures de 'Noisem Kings', t'as les jambes qui tremblent et t'es propulsé vingt mètres plus loin, les enceintes au bas du podium vibrent comme une femelle mettant bas.
C'est du méchant rock sur un wall of sound plus solide que la muraille de Chine.
'Counterattack' déjà une contre-attaque!
Zadoptent une stratégie bizarre ces Nordistes, mais leur powerrock aux touches funky, louchant du côté de Queens of the Stone Age ou du vieux Bad Company, est super efficace.
Une accalmie: 'Daisy's Hair', merci Daisy d'avoir apaisé ces sauvages.
Jochen annonce 'Graveyard', Steffen tripote son PC... temps mort... annulé... le cimetière est remplacé par un apprenti-boucher tout fringant: 'The Butcherman' .
Un boucher, ça aime l'hémoglobine, ce sera du hard à la Black Sabbath.
Ces jeunes gens ont de la gueule et de l'énergie à revendre: la marchandise est de qualité.
Steffen, 'The Gravyeard'?
Ja, allons rendre visite à Jim Morrison au Père Lachaise, sur fond de hard/progrock avec de belles envolées psychédéliques.
'Give me more' beaux effets noisy et une mandoline, comme John Paul Jones en utilisait chez Led Zep.
Jochen a le timbre idéal pour ce stoner/heavy metal.
'The Whale' balèze la baleine!
Et on termine par 'The Man up North' du heavy disco rentre-dedans.
Que pasa?
C'est carnaval, nous voilà arrosés de confetti multicolores, un Gilles de Binche est passé en ULM !
Wat zeg je, JP?
La ville va avoir du boulot pour nettoyer ce bordel!
C'est pas grave, mais tous ces brols dans ma pintje...
The Man up North: excellente entrée en matière.

T'écoutes Willow d'une oreille inattentive, tu les avais vus aux Dijlefeesten à Mechelen il y a peu, tout en discutant le coup avec deux membres des Narcotic Daffodils, recherchés depuis longtemps par la DEA.

School is Cool
Vainqueurs du dernier Humo's Rock Rally et après leur prestation au Bruksellive on comprend pourquoi.
-Johannes Genard: Vocals, Guitars, Bassdrum
-Andrew van Ostade: Floortom, Glockenspiel
-Nele Paelinck: Keyboards, Violin, Glockenspiel, Backing Vocals
-Michael Van Ostade: Hofner Bass, Backing Vocals ( le frère de l'autre)
-Matthias Dillen: Tiny Fucking Drumkit
Nous viennent de Berchem, pas Ste-Agathe, mais la commune anversoise et pratiquent un indie pop rafraîchissant, joyeusement folky et brillant.
On les compare à Arcade Fire, faut pas exagéré, mais c'est une influence, tout comme les Fleet Foxes, Dodos, ou même les Tom Tom Club de Tina Weymouth et Chris Frantz...
On démarre avec les catchy 'US Junkyard Kids' et 'Car, backseat, parking lot' ( ou comment se débarrasser d'une pute sur un parking.... it tastes like blood...).
L'acoustique et nostalgique 'O! Delusions' aux lignes de violon folky.
La fin du monde est prévue pour le 21 décembre 2012, consulte le calendrier maya, faut en profiter car 'The world is gonna end': violon fringant et percussions intuitives.
Bruksellive adore!
Un petit tour à la plage? 'The beach of Hannelei', sonnant Pavement.
Fabuleuse cover du 'Road to Nowhere' de Talking Heads.
Après nulle part, on visite le Latium ' Road to Rome', et pour contenter César, dans l'arène, un duel de gladiateurs sans glaives mais avec drumsticks.
De bonnes chansons et une présence scénique stupéfiante pour des adolescents, School is Cool a un potentiel énorme.
'In want of something' , mignon glockenspiel.
Et leur Studio Brussel hit 'New Kids in Town', non c'est pas le truc des Eagles.
'God is dog', Hawaïan time, pour ce singalong proche de Elvis Perkins.
'See if dance' een stampend nummer virant Pixies ' Levitate Me'.
That was it!
Bravo les écoliers, mais un peu court, non?

L'organisation les repousse on stage pour une nouvelle version sautillante de 'New kids in town'!
Yeah!

Drive Like Maria
Une autre paire de manches que ce combo, sais pas qu'elle est la façon de conduire de Maria, mais m'est avis que c'est champignon écrasé et, pas un feu rouge qui va m'arrêter!
Des bêtes de scène ce Dutch/Belgian band, maîtrisant à fond toutes les astuces et poses du hard/stoner rock.
A la basse, Robin van Saaze - aux drums (pour les premiers morceaux), guitare et lead vocals, Bjorn Awouters, je te prie de croire qu'il chante pas comme une tapette - lead guitar, some backings, la furie: Nitzan Hoffmann!
Leur album 'Elmwood' a été mixé, à Dallas, par John Congleton ( Black Mountain, This Will Destroy You, Modest Mouse, Shearwater, Marilyn Manson.... quelques gens avec lesquels il a travaillé).
Petite musique enfantine avant l''Intro', un boulet de canon aux riffs carnassiers.
Dedju, ça fait du bien!
No regret, that's how I wanna live... chante le drummer, d'une voix bluesy, pour entamer 'License to kill'. Il est plus convaincant que Timothy Dalton et quand le trio décide d'accélérer le mouvement, ta tête se secoue dans tous les sens.
M'étonne pas qu'ils disent aimer Ac/Dc ( ils ont fait leur voorprogramma à A'dam), ZZ Top, Mars Volta et les cachets d'aspirines: sont effervescents!
'Talk to me' la basse est encore plus hargneuse, on dirait le Cream d'il y a 45 ans.
Et, bordel, Nitzan is a real axe mastress, elle pète, le feu cette madame.
'Fistful of banana's' un quatrième Chiquita barbu est venu s'installer derrière les caisses, Bjorn s'est saisi d'une guitare et vient prendre place à côté de Nitzan... I wanna show you what a banana looks like... gueule Awouters à l'adresse d'Andy Warhol.
'I'm on a train', c'est pas un omnibus, plutôt un TGV, docteur.
La locomotive entre en gare sur fond de chant Cherokee et d'handclappings.
T'as pas intérêt à musarder dans ton wagon, le convoi est reparti à plein régime ' Leave the Town'.
Roulement de tambour en guise de signal de départ, ce truc est aussi féroce que Wolfmother.
Give it up for fucking rock'n roll, lance la gentille fillette et elle attaque ' Here comes the night'.
Germaine, t'as couché les petits?
La brigade légère au galop, le sang va couler.
On était du côté de Nashville pour mixer l'album, une country song s'impose: ' Sure Enough'.
De la country façon Jagger/Richards, la meilleure!
Une cover secouante et dévastatrice du 'Standing in the way of control ' de The Gossip.
Pas de pause: one, two, three, four... 'King of the Town' .
Faudra un duel avec Zornik, qui lui aussi s'auto-proclame le roi de la ville, on donne pas cher de la peau du brave Koen.
Et le dessert: 'So' , une dernière bombe.

Bert:' Straffe kerels, hein!'
Ja, en nog een straffere madam!

On monte vers la Brussels Jupiler Stage pour Isbells.

Foule daarboven, normal:
Gaëtan Vandewoude, Naïma Joris, Bart Borremans et Gianni Marzo sont devenus des BV's, on l'avait prédit, en janvier, après leur show au Candelaershuys.
Depuis, le Sud du pays les adore: Francofolies, les Ardentes... ils font l'unanimité.
'B B Chevelle'... my life will be
kind of beautiful
when the sun shines on me
in the morning ...
Beau, fragile, doux, la pedal steel de Mario nous fait pleurer.
Dommage, cet agaçant bruit de fond émanant des DJ's à 150 mètres.
Mauvaise idée la cohabitation, rap des banlieues et folk intime.
'Without a doubt' ukulele et mandoline.
'Reunite' aux superbes harmonies vocales.
Een slaapliedje, pour ma descendance récente: ...my child, the evening comes, just close your eyes... tendre berceuse jouée avec 3 acoustiques et quelques percussions feutrées.
Des muti-instrumentistes chez Isbells: un banjo, un bodhrán immense et une nouvelle ballade volatile et mélancolique...can't go back to what I know...: 'Letting go'!
Une Appalachian song made in Vlaanderen voit Naïma à la basse, het is een nieuw liedje, Brussel!
Le hit rythmé et limpide ' As long as it takes'.
Une touche électronique pour 'Dreamer' et on attaque le gepaste titel 'Time is ticking', puisqu'on approche du terme, chanson de rupture cristalline.
'My apologies' pour prendre congé.

Public conquis.
Isbells did it, once again!

Seront aux Feeërieën le 23 août!

Trop tard pour Das Pop, et Soldout est prévu pour 1 AM.
My bed is calling to me and I don’t think I can deny it any longer!