Depuis 1977 ,De Vrienden & les Amis de Brosella organisent ,à l'initiative de la ville de Bruxelles,ce free festival de renommée internationale.Le samedi/ folk (du monde entier),le dimanche :jazz au sens large du terme,Yves!
Two stages dans le théâtre de Verdure (Osseghem), aux pieds de l'Atomium.Main stage:le vert amphithéâtre -second stage à 150 mètres.
J'arrive vers 15h30 au beau milieu du set 'Des Doigts de L'Homme' ,vu lors du jazz marathon ,au Sablon.Malgré un public apathique ,problèmes de digestion sans doute,ça décoiffe...
16:05 main stage :Maria Schneider Orchestra
First time in Belgium.
Un Big Band conduit de maîtresse façon par Maria ,homonyme de la Schneider 'Ultimo Tango à Paris',une bombe sexuelle ayant fait saliver Marlon Brando.
Son orchestre compte 18 musiciens -13 cuivres (tous les sax que tu peux imaginer,trompettes et trombones ,parfois on troque un sax contre une flûte ,voire un sifflet)-batterie ( le versatile,Clarence Penn)-accordéon (le brésilien Toninho Ferragutti) -contrebasse (Jay Anderson ,copain de Joe Sample,tu retrouves sa griffe sur 300 cd's)-Ben Monder (guitare)-Frank Kimbrough(piano) .
En 2007 ,la compositrice se paye, pour la seconde fois, un grammy award( pour l'album 'Sky Blue').Une autorité cette ex-assistante de Gil Evans et, de plus, elle s'entoure de la crème.
'Last Season' de l'album 'Evanescence' .Une fine intro au piano pour amorcer ce mellow tune .Un straight soprano sax passe à l'avant plan ,quelques lignes à la Sydney Bechet,la guitare se fait Wes Montgomery .Les solistes regagnent leur poste et la symphonie se poursuit.Un cornet jovial s'installe devant le band ,tout de suite relayé par un trombone.Maria ,telle von Karajan ,dirige tout ce beau monde de main de maître.10' de douceur et de rêverie.
'Allegresse' qui verra la jolie trompettiste ,Ingrid Jensen, en vedette.
Du Count Basie ,8 carats.Zoin Zoin :un Tupolev de la Nieuwe Vlaamse Luchtvaart Maatschappij survole le parc à basse altitude .Encore un coup de Bertje (on avait pas cité son nom pour le sponsoring...):shit....
Ingrid n'est pas chagrine,elle a du coffre, la belle.Elle cède son micro au sax alto ,charmeur de crotales.Ingrid s'empare d'un cornet ,ils s'y mettent en duo.Le reptile a le tournis.
Le rattlesnake hypnotisé ,la mélodie s'éteint.Magique!
'Rich's Piece' featuring Rich Perry au saxophone.Soundtrack idéal pour une detective story en noir et blanc.Mrs Schneider conduisant avec l'habileté d'un cab driver new -yorkais.
La pièce de résistance ,osons le mot :le chef d'oeuvre:'Cerulean Skies' écrit au mois de mai à New- York City ,en regardant la migration d'une colonie d'oiseaux au dessus de Central Park.
Toutes les émotions ressenties par l'artiste se retrouvent dans cette longue composition.Une short story impressionniste ,traduite en musique.Tu assistes à l'éveil des birds,dans la forêt tropicale ,le soleil pointe, la nature revit.Les bruits s'intensifient:gazouillis,gouttes de rosée tombant d'une feuille de Cedrela Odorata. Le piano accompagne le bain des martin pescador.
La symphonie prend de l'ampleur:le signal de l'envol est donné.Cap sur les States et leur Bush(es).
Cieux cléments,pas d'embouteillages ,pas de feux rouges...a nice journey, souligné par un sax frivole.
Des sommets enneigés à survoler ,un cumulus ...ça s'énerve a little bit.
Le sax rugit et la troupe prend de la vitesse.
Accalmie amorcée par l'accordéon mutin :un détour musette par Paris ,à la veille de la commémoration de la prise de la Bastille?'Waar is Carla ',hurle le petit Nicolas.
Cette oeuvre a encore plus de pouvoir suggestif que le 'Jonathan Livingstone Seagull' de Neil Diamond.
Statue de la Liberté en vue.Atterrissage à Central Park.Tout le monde présent ,chef.
60' de musique majestueuse,un grand moment!
Mathilde Renault featuring Jonas Knutsson
A 17:15' seconde scène.
Le band :Stijn Cools :drums(vu récemment avec Pierre de Surgères) -Janos Bruneel:contrebasse -Jonas Knutsson ,né à Umea ,Suède:sax et Mathilde Renault (Malmédy) :piano.
Un CD 'Overoceans' sorti chez Carbon 7.
Dur,dur de passer après la Schneider...Premier titre en trio ,Jonas s'enfilant une dernière akvavit.
La copine du Trouv'lê et des Haguètes pousse quelques vocalises, originaires d'un autre carnaval où tu pourras côtoyer les admiratices de Ronaldinho.
Jonas s'ajoute aux belgicains ,une petite ballade sympa.
Un titre inspiré d'une danse vénézuelienne pour suivre,le sax se fait allégorique.Chouette morceau!Les compositions de l'enfant se succèdent .C'est agréable,sans être transcendant.Le public écoute poliment ,il fait beau et ce female vocal jazz aérien n'agresse personne.
Ils savent tous jouer,le sax lyrique sortant du lot.Jonas a d'ailleurs droit à une composition plus alambiquée ,pendant laquelle Mathilde entame un pas de danse indien pour implorer les dieux scandinaves ,Odin en tête,de laisser Bruxelles au sec.
Une petite valse ,un titre wallon 'Et 8 pour faire 12' :du mainstream décoratif pas vraiment enthousiasmant.Une petite samba nordique 'Un match Brésil-Bulgarie dans les rues de Stockholm' (sic)...Et Mathilde est revenue ,chantait Mr Brel.Nous ,on la quitte pour aller écouter Rabih Abou Khalil sur la grande scène.So long,Mathilde.
Rabih Abou -Khalil
La star Libanaise stealed the show...
Un band cosmopolite, haut de gamme:Jarrod Gagwin,States ,aux drums et bendira -Michel Godard,France:tubas ,basse acoustique -Gavino Murgia ,Sardaigne,sax soprano et vocaux -Luciano Biondini,Italie,accordéon et Rabih de Funès :luth et stand-up comedy.
Le luth attaque un morceau que le maître a écrit il y a peu.Pas de titre ,pas encore enregistré.
Une world music libanaise qui sonne étrangement comme de la Klezmer.
L'oud, joué par un virtuose, est un instrument féérique.Du jazz arabo-andalou détonnant.
Le show commence vraiment lorsque le natif de Beyrouth nous explique la genèse de ses compositions.Un humour second degré subtil ,faisant passer Gad Elmaleh pour un ringard.
D'après lui les Amerloques ont appris la country en Irak ,tous les Sardes sont archevêques ,les Allemands, jouant du tuba, sont des pleurnicheurs à l'estomac rempli de Rothaus Hefe Weizen et adeptes de la oumpapa muzak.... on en passe!
Ce second titre est un poème, tiré d'un livre de cuisine neurologique(oops) 'Lobotomie mi baba lu'.Des scatting vocals sardes( transformés au vocoder),un luth lutin ,Jarrod au bendira et l'accordéon s'associant au tuba pour une danse orientale joviale.
Une chanson d'amour pour une femme spéciale :'Ton âme est noire comme nègre'. Michel s'est saisi d'une basse.Bruxelles ,capitale du Moyen Orient.
La suivante est un hommage à la nourriture anglaise 'Fish & Chips and...'Le tuba se déchaîne ,un rock made in Lebanon.Petit break:drum solo suivi d'un sprint de Rabih sur son oud magique.
'Abdoul Rockman' pour un compositeur d'Arabie Saoudite ,émigré aux States dans les années 50',il aurait inventé le rock et serait devenu une star chez tonton Georgie(n'importe quoi,mais les anecdotes sont des ingrédients essentiels de ses performances live ).Nouveau duel homérique, at high speed , entre l'accordéon et le luth ,pendant que le drummer bastonne sec.
Un intermède comico -vocal made in Cagliari et l'oud redécolle.Le kérozène est quasi gratuit en Arabie-Saoudite!
Un triomphe!
Ils reviennent (tant pis pour Ben Sluys ,déjà vu une dizaine de fois),pas question de manquer le dessert.'Dr Gieler's Wiener Schnitzel' titre surréaliste, démarrant comme du Ornette Coleman .Du free world ,darling .Luth et tuba déstructurés avant de virer Arabian Waltz.Direction Al Jarah. Ouille ,ça s'énerve ,un chameau part au galop .Nouvelle accélération du luth pour ramener le ruminant à l'ordre.
Un mix musical hybride irrésistible.Virtuosité ,passion,tradition,expérimentation , humour....une claque phénoménale!
20h20 Paul Bley
né en 1932 à Montréal,un des papes du free jazz,avec Ornette Coleman et Cecil Taylor.Ex-époux de cet autre monstre du free ,Carla Bley (born Borg)C'est pas tous les jours, que cette légende arpente une scène belge.
Le pianiste a pris un coup de vieux ,il peine pour prendre place face au piano ,trônant sur le podium.
Première improvisation .Elle démarre sur un thème classique (Liszt) ,agrémenté de quelques touches jazzy.Le genious soupèse ses notes ,répète quelques lignes à l'infini ,s'en va manipuler les entrailles de l'instrument ,laisse le silence s'installer pendant quelques secondes ,avant de réitérer le motif.
A little night music ,plus proche de Michel Legrand que de Stockhausen.
Tu as l'impression d'entendre des bribes de mélodies connues ,tu essaies en vain d'y accrocher un titre.Frustration! Ce medley ' quizz musical ',mixant jazz et romantisme classique ou avant-garde, te laisse perplexe et honteux ,car tu as reconnu 2 chansons sur 50.
Cette approche est-elle prétentieuse?Paul Pognon sait-il que des profanes sont à l'écoute?
Bof,c'est mieux que Richard Clayderman ,mais finalement c'est comme un gazouillis pas déplaisant,idéal en lisant un Françoise Sagan ,pas trop compliqué!
La facilité, avec laquelle Paulo passe d'un jeu Schubert à un phrasé ragtime ,tout en continuant de jouer les mêmes notes basses de la main gauche ,est toutefois étonnante.Au bout de 30' ,les doigts quittent l'instrument.Applaudissements polis.
Seconde pièce.Imperturbable,Mr Bley pianote.Ton esprit vagabonde ,tu te surprends à repérer les jolies bruxelloises dans l'amphithéâtre, en écoutant le maestro d'une oreille discrète.
Après 13' :stop!Mr Bley jette un regard neutre vers le bas peuple.Pas un mot,pas un sourire...mais il remet le couvert.
Bley is blij !Cette troisième oeuvre est plus ludique.Oh, elle ne vire pas à la gaudriole ,t'en fais pas,papa!
Les mouettes rieuses apprécient et piaillent en mesure.Chut,volaille,mon voisin dort ,en ronflant légèrement.
21h05 :fin de la démonstration.Un petit signe vers le public et, Polleke quitte la scène en titubant.
Des obligations familiales nous rappellent au domicile conjugal .Nous devons oublier Frank Vaganée et Flat Earth Society .
Un clin d'oeil à l'Atomium et arrivederci Brosella!
lundi 14 juillet 2008
samedi 12 juillet 2008
Vinz @ la maison du peuple 11 07 2008
La maison du Peuple,21 rue des Flandres,Bxl.Exposition d'oeuvres picturales de Teuk Henri ,guitariste chez Sharko et,à l'occasion de la fiesta de la communidad flammouch de la future ex-Belgique, un concert (en 3 parties) de VINZ.
J'arrive à temps pour le set 3 (18:15).
Vinz ,wie is dat ,menneke?
En 2005 il gagne un demo contest ,organisé par l'AB.Il peut jouer(avec son band) avant Yo La Tengo.
Il participe à l'aventure hawaïenne 'The Ideal Husband' et fait partie de' Highway'.
Ce singer/songwriter intimiste a sorti 'The Weeder of Things' en 2007.
Hoelaat is het ?Il est six heures quart ,on lui répond .Il faut que je commence mon dernier set ,alors.
Il a assez de 4 doigts pour compter les spectateurs.
No problem,assis sur une chaise,une acoustique ,pas de micro ,pas d'électricité: un morceau country/blues désarmant de simplicité et de justesse. Une voix sobre ,des mmmh mmmh mélodiques.Les badauds, contemplant les miniatures de Teuk, s'arrêtent et écoutent en silence.
Après quelques accords du second titre ,tu te dis:Godverdomme,je connais... 'run away,turn away,run away ,turn away...' Mais ,bien sûr le 'Small Town Boy' de Bronski Beat en version rock lo-fi.
Une mélodie catchy,une version dénudée imparable.
'Well again' American old school melodramatic folk songwriting avec les voitures en bruit de fond. '...have no mercy on me ...' fredonne le Vinz,d'une voix nasale.Good song.
'The land of men' nouvelle ballade bluesy .Campfire music nostalgique avec refrain catchy .Texte philosophique :aime-moi ,même si je ne suis pas exactement à l'image que tu te faisais de moi...Je suis inspiré par le blues rural pré- seconde guerre mondiale ,dit sa bio.
La petite salle se remplit ,l'authenticité de Vinz attire les passants.
Pourtant c'est pas évident de jouer avec ce va-et-vient constant.
'When doves cry' album 'Purple Rain' ,Prince.Une cover lumineuse.Dépouillé jusqu'à l'os ,le titre se pare d'une vigueur virginale fringante.Douce colombe ne pleure plus,darling don't cry...
A last one for the road ,annonce le poète :'Kill that man' Un blues sentant la Budweiser ,le Tennessee .Un saloon dans lequel tu reconnais Jack Nicholson ,époque Easy Rider ,accoudé au comptoir ,entouré de truck drivers ,prêts à lui faire une grosse tête.
4 nouveaux spectateurs font leur entrée ,allez encore une.'Weeder of Things' ,titre de son album.
Accompagnement minimaliste ,'I can't get up and dance for you both these legs and arms are heavy ...' un mec désabusé ayant tout de même besoin d'un réconfort féminin 'don't let me go ,never let me go ...' une perle intimiste.
15 personnes dans la salle ,nog eentje !Nouveau cantique triste et mélancolique 'Easy Rider' tiens ,tiens...Southern Mojave desert :rocks,sand ,kingsnakes,quelques tarentules et fourmis velues .. plus rien à picoler mais , il pleut sur Bruxelles!
Des titres visionnaires passionnants.
Pour la jolie photographe, another cowboy song 'Don't you feel like crying ...?' Non,non t'en fais pas ,il y a de la Jupiler ,de la good music...tutti va bene!
Clic ,clic,clic fait le Nikon :un bluesy track' ...if I had some money I would surely spend it on pretty babies and alcohol...'les ladies doivent avoir des 'Pretty Boops' bon placement,mieux que les actions chez Fortis.
Finalement Dolly Parton ,c'est mieux que Kate Moss.
Une dernière mélodie lancinante imparable.
Ne ratez pas Vinz s'il passe dans le coin (avec ou sans band):un singer/songwriter qui vous touchera par sa moving simplicity ,dixit Les Inrockuptibles.
Il est 19h ,fin de l'après-midi 'groot muziek in de binnenstad' pour la fête du lion sur fond jaune.A 20h: kermesse sur la Grand Place.Zonder mij!
J'arrive à temps pour le set 3 (18:15).
Vinz ,wie is dat ,menneke?
En 2005 il gagne un demo contest ,organisé par l'AB.Il peut jouer(avec son band) avant Yo La Tengo.
Il participe à l'aventure hawaïenne 'The Ideal Husband' et fait partie de' Highway'.
Ce singer/songwriter intimiste a sorti 'The Weeder of Things' en 2007.
Hoelaat is het ?Il est six heures quart ,on lui répond .Il faut que je commence mon dernier set ,alors.
Il a assez de 4 doigts pour compter les spectateurs.
No problem,assis sur une chaise,une acoustique ,pas de micro ,pas d'électricité: un morceau country/blues désarmant de simplicité et de justesse. Une voix sobre ,des mmmh mmmh mélodiques.Les badauds, contemplant les miniatures de Teuk, s'arrêtent et écoutent en silence.
Après quelques accords du second titre ,tu te dis:Godverdomme,je connais... 'run away,turn away,run away ,turn away...' Mais ,bien sûr le 'Small Town Boy' de Bronski Beat en version rock lo-fi.
Une mélodie catchy,une version dénudée imparable.
'Well again' American old school melodramatic folk songwriting avec les voitures en bruit de fond. '...have no mercy on me ...' fredonne le Vinz,d'une voix nasale.Good song.
'The land of men' nouvelle ballade bluesy .Campfire music nostalgique avec refrain catchy .Texte philosophique :aime-moi ,même si je ne suis pas exactement à l'image que tu te faisais de moi...Je suis inspiré par le blues rural pré- seconde guerre mondiale ,dit sa bio.
La petite salle se remplit ,l'authenticité de Vinz attire les passants.
Pourtant c'est pas évident de jouer avec ce va-et-vient constant.
'When doves cry' album 'Purple Rain' ,Prince.Une cover lumineuse.Dépouillé jusqu'à l'os ,le titre se pare d'une vigueur virginale fringante.Douce colombe ne pleure plus,darling don't cry...
A last one for the road ,annonce le poète :'Kill that man' Un blues sentant la Budweiser ,le Tennessee .Un saloon dans lequel tu reconnais Jack Nicholson ,époque Easy Rider ,accoudé au comptoir ,entouré de truck drivers ,prêts à lui faire une grosse tête.
4 nouveaux spectateurs font leur entrée ,allez encore une.'Weeder of Things' ,titre de son album.
Accompagnement minimaliste ,'I can't get up and dance for you both these legs and arms are heavy ...' un mec désabusé ayant tout de même besoin d'un réconfort féminin 'don't let me go ,never let me go ...' une perle intimiste.
15 personnes dans la salle ,nog eentje !Nouveau cantique triste et mélancolique 'Easy Rider' tiens ,tiens...Southern Mojave desert :rocks,sand ,kingsnakes,quelques tarentules et fourmis velues .. plus rien à picoler mais , il pleut sur Bruxelles!
Des titres visionnaires passionnants.
Pour la jolie photographe, another cowboy song 'Don't you feel like crying ...?' Non,non t'en fais pas ,il y a de la Jupiler ,de la good music...tutti va bene!
Clic ,clic,clic fait le Nikon :un bluesy track' ...if I had some money I would surely spend it on pretty babies and alcohol...'les ladies doivent avoir des 'Pretty Boops' bon placement,mieux que les actions chez Fortis.
Finalement Dolly Parton ,c'est mieux que Kate Moss.
Une dernière mélodie lancinante imparable.
Ne ratez pas Vinz s'il passe dans le coin (avec ou sans band):un singer/songwriter qui vous touchera par sa moving simplicity ,dixit Les Inrockuptibles.
Il est 19h ,fin de l'après-midi 'groot muziek in de binnenstad' pour la fête du lion sur fond jaune.A 20h: kermesse sur la Grand Place.Zonder mij!
Dez Mona & the Go Tell Choir @ Brussels Parlement 11 07 2008
Le Brussels Parlement (rue du Lombard),en ce jour de Vlaamse Feestdag ,accueillait le nouveau projet de Dez Mona:Dez Mona & the Go Tell Choir.
Une salle de réception(la Spiegelzaal), de style Beaux-Arts 1920 ,magnifique.Lustres d'apparat,colonnes corinthiennes à dorure,angelots.....un decorum idéal pour l'univers rococo de Gregory Frateur .
Le Heldentenor est accompagné par les fidèles:Nicolas Rombaut(contrebasse)-Roel Van Camp (accordéon)-Steven Cassiers (drums) et Bram Weijters (piano).
La nouveauté:les 8 superbes nanas (de noir vêtues) formant le' Go Tell Choir'.(Elles auraient dû être 10!).Premier concert de la saison pour cette formule , en cet après-midi Guldensporenslag.(Ils joueront au Gent Jazz Festival!)
16:30 les girls entrent en scène ,suivies du band.Des ooh ooh ooh introduisent un titre prévu pour le nouvel enregistrement: 'Get out of here' . Mr Frateur ,costard bleu ciel impeccable,black shirt ,après avoir lissé sa chevelure de jais, attaque ce' get out of here ' de son timbre théâtral caractéristique .
L'accordéon geint et les demoiselles amorcent un choeur gospel à faire trembler une cathédrale.
Du jazz assaisonné de piments baroques.Une puissance vocale faisant passer le Scala des Kolacny Brothers pour une chorale paroissiale enfantine.
'Tire-toi ,tire -toi d'ici ...'gueulent les nymphes. Tu penses au fameux 'Hit the Road ,Jack'de Ray Charles.
'Forgive my tears' du second album ,reçoit un nouvel habit.'Sitting by the window watching over the garden...'une chanson de rupture poignante.Un chorus vespéral et des vocalises gothiques du ténor torturé.
Dommage que l'acoustique de la salle ne soit pas top ,plafond trop haut,les glaces qui renvoient les voix...Le final est hypnotique et nous cloue à notre siège.
'Sister' a funky one.Les Go Tell se déhanchent telles des black gogo girls, accompagnant James Brown.Dez Mona goes Harlem.L'outrance androgyne de Marc Almond combinée à la foi sacrée,au God Worshipping negro-spirituals à la Edwin Hawkins.
'I got to know' une intro polar de Nicolas ,Wooh lance Gregory et ce classique du répertoire Dez Mona est sur les rails.Un emballage noir fascinant.
Battements de mains ,piano voyageur ,jeu de batterie explosif, pour voir la diva agoniser sur scène 'Oh Lord ,I gotta know ,before I go...'.Mahalia Jackson réincarnée en little Flemish boy.
'She says it's not for long' tijd voor iets rustig ,annonce Desdémone.Il garde trois maskes ,remballe les autres et le le pianiste et pleure 'Shameful she said ,so shameful she said...'profond et poignant cet autre cheval de bataille de la Castafiore.Un choeur larmoyant et une seconde voix féminine contrebalançant le baryton.Magnifique version.
'Blue Girl' , sans les filles.Ambiance fleurs fanées ,imagerie symboliste:Fernand Khnopff,William Blake...Une petite pointe de La Callas en prime...Dez Mona en verve.
'Elijah Rock' retour de la black-dressed smala.Un Moïse rock avec un choeur fleurant les sixties girl bands (Ronettes,Shirelles,Marvelettes ...).Une messe rythmée et sexy' ...Oh Lord,I'm coming...' on te suit Gregory,on veut bien aller au purgatoire avec les filles.
1 2 3 4 gueule Nicolas,boum boum boum répond le batteur ,l'accordéon s'envole ,hystérie collective sur scène: 'Jack's hat' un new one.Désespoir :'....He's here to break my heart ' et le titre se meurt.'Dernier morceau:'Passage to the Sun' (où est-il celui-là?).Une intro lente ,majestueuse .Steven agite shakers et tambourin ,douceur et mélancolie.La Lys serpente parmi les champs de lin et Gregory en profite pour présenter les musiciens.
La star quitte l'estrade et les filles conduisent la mélopée au cimetière.Pas de doutes ,Dez Mona reste un de nos produits les plus originaux .Dez Mona + the Go Tell Choir =une alchimie parfaite.Le public l'a compris et exige un encore.
'Arid Song' qui ouvre l'album 'Moments of Dejection or Despondency' ,un dernier joyau.
Une heure d'excentricité, unique en Belgique.
Une salle de réception(la Spiegelzaal), de style Beaux-Arts 1920 ,magnifique.Lustres d'apparat,colonnes corinthiennes à dorure,angelots.....un decorum idéal pour l'univers rococo de Gregory Frateur .
Le Heldentenor est accompagné par les fidèles:Nicolas Rombaut(contrebasse)-Roel Van Camp (accordéon)-Steven Cassiers (drums) et Bram Weijters (piano).
La nouveauté:les 8 superbes nanas (de noir vêtues) formant le' Go Tell Choir'.(Elles auraient dû être 10!).Premier concert de la saison pour cette formule , en cet après-midi Guldensporenslag.(Ils joueront au Gent Jazz Festival!)
16:30 les girls entrent en scène ,suivies du band.Des ooh ooh ooh introduisent un titre prévu pour le nouvel enregistrement: 'Get out of here' . Mr Frateur ,costard bleu ciel impeccable,black shirt ,après avoir lissé sa chevelure de jais, attaque ce' get out of here ' de son timbre théâtral caractéristique .
L'accordéon geint et les demoiselles amorcent un choeur gospel à faire trembler une cathédrale.
Du jazz assaisonné de piments baroques.Une puissance vocale faisant passer le Scala des Kolacny Brothers pour une chorale paroissiale enfantine.
'Tire-toi ,tire -toi d'ici ...'gueulent les nymphes. Tu penses au fameux 'Hit the Road ,Jack'de Ray Charles.
'Forgive my tears' du second album ,reçoit un nouvel habit.'Sitting by the window watching over the garden...'une chanson de rupture poignante.Un chorus vespéral et des vocalises gothiques du ténor torturé.
Dommage que l'acoustique de la salle ne soit pas top ,plafond trop haut,les glaces qui renvoient les voix...Le final est hypnotique et nous cloue à notre siège.
'Sister' a funky one.Les Go Tell se déhanchent telles des black gogo girls, accompagnant James Brown.Dez Mona goes Harlem.L'outrance androgyne de Marc Almond combinée à la foi sacrée,au God Worshipping negro-spirituals à la Edwin Hawkins.
'I got to know' une intro polar de Nicolas ,Wooh lance Gregory et ce classique du répertoire Dez Mona est sur les rails.Un emballage noir fascinant.
Battements de mains ,piano voyageur ,jeu de batterie explosif, pour voir la diva agoniser sur scène 'Oh Lord ,I gotta know ,before I go...'.Mahalia Jackson réincarnée en little Flemish boy.
'She says it's not for long' tijd voor iets rustig ,annonce Desdémone.Il garde trois maskes ,remballe les autres et le le pianiste et pleure 'Shameful she said ,so shameful she said...'profond et poignant cet autre cheval de bataille de la Castafiore.Un choeur larmoyant et une seconde voix féminine contrebalançant le baryton.Magnifique version.
'Blue Girl' , sans les filles.Ambiance fleurs fanées ,imagerie symboliste:Fernand Khnopff,William Blake...Une petite pointe de La Callas en prime...Dez Mona en verve.
'Elijah Rock' retour de la black-dressed smala.Un Moïse rock avec un choeur fleurant les sixties girl bands (Ronettes,Shirelles,Marvelettes ...).Une messe rythmée et sexy' ...Oh Lord,I'm coming...' on te suit Gregory,on veut bien aller au purgatoire avec les filles.
1 2 3 4 gueule Nicolas,boum boum boum répond le batteur ,l'accordéon s'envole ,hystérie collective sur scène: 'Jack's hat' un new one.Désespoir :'....He's here to break my heart ' et le titre se meurt.'Dernier morceau:'Passage to the Sun' (où est-il celui-là?).Une intro lente ,majestueuse .Steven agite shakers et tambourin ,douceur et mélancolie.La Lys serpente parmi les champs de lin et Gregory en profite pour présenter les musiciens.
La star quitte l'estrade et les filles conduisent la mélopée au cimetière.Pas de doutes ,Dez Mona reste un de nos produits les plus originaux .Dez Mona + the Go Tell Choir =une alchimie parfaite.Le public l'a compris et exige un encore.
'Arid Song' qui ouvre l'album 'Moments of Dejection or Despondency' ,un dernier joyau.
Une heure d'excentricité, unique en Belgique.
vendredi 11 juillet 2008
Herbie Hancock # Gent Jazz Festival -10 07 2008
Le Blue Note Festival a changé de nom et est devenu le' Gent Jazz Festival'.
Du 10 au 20 juillet, sur le site estudiantin du Bijloke, des grands noms se succèdent.
Pour l'ouverture Mr HERBIE HANCOCK au programme.
19:00 Pascal Mohy Trio
Vainqueur du Django d'Or 'Jeune Talent ' 2007 et donc sur la scène gantoise en 2008.
Pascal Mohy:27 ans (Liège),piano.Elève d'Eric Legnini.Accompagnateur de Mélanie De Biasio,membre de Now and Then ,il joue sous son nom en quartet(avec Quentin Liégeois notamment) ou en trio.
Ce soir, la formule trio:aux drums:Lionel Beuvens (Charleroi),il bat les cymbales dans une quinzaine de formations (Steven Delannoye Trio,Rackham,Peter Hertmans quartet e.a.) et à la contrebasse :Boris Schmidt(Luxembourg), vu il y a peu avec Pierre de Surgères.
Du jazz d'un classicisme lyrique,un piano école 'Bill Evans'.Deux compositions de Pascal entament le set 'Sisha Bleu'(? ?) et 'Jojo' .Un classique,'Just in Time' pour suivre.
Le chapiteau est loin d'être bourré ,mais le public écoute et apprécie.Le trio est soudé et mélodique.Le background classique de Pascal saute aux yeux et ravit les tympans ,un touché délicat.
Une nouvelle compo,pas de titre,entre nous on l'appelle ' la Polka'.Boris a droit à un solo précieux.
Sa contrebasse introduit le next tune.Lorsque piano et batterie embrayent ,le machin vire bossa nova.Nouvelle accélération ,le piano part en voltige .Le trapéziste a réussi son saut périlleux et la contrebasse reprend le devant.Quelques coups de balais secs sur les toms :drum solo...T'énerve pas Lionel,le piano reprend le thème initial et le cheval regagne l'écurie.
Duke Ellington 'Tribute to a kiss' Quelques flashes ...fin de nuit à Harlem ou Manhattan ,une cigarette rougeoyante se consume dans un cendrier,volutes de fumée...Lauren Bacall ,jupe fendue,assise sur un barstool,ignorant les quelques rescapés de la nuit,fait tourner les glaçons dans son dry Martini.Et le band qui joue un slow tune.
'Hallucination' Bud Powell,du rythme.Miss Lucy Nation swingue,Erwin.
Boris est à la fête pour ce dernier titre.
50': sobriété et efficacité.
Bon set.
Pendant les temps morts ,on nous dévoile les gagnants des Djangos 2008 .Jeune talent :Robin Verheyen.Talent confirmé:Dré Pallemaerts -Muse de la Sabam,présidé par un Paul Louka pathétique :Jean-Pol Schroeder.
Toutes ces cérémonies ,c'est bien beau ,mais tu te tournes les pouces en attendant la suite du programme.
Pierre Van Dormael Quartet(il est 20:35)
Django d'Or talent confirmé 2007.
Frère de Jaco, 'Toto le Héros'.
Né en 1952 à Uccle,un guitariste(au look Francis Cabrel) racé .aussi à l'aise dans le jazz ,que le rock ou la pop.Co-fondateur de 'l'Ame des Poètes' .Des duos avec Kevin Mulligan,Philippe Catherine,Marc Lelangue etc...(Palmares de 25 pages).
Seconde guitare acoustique:Hervé Samb (un fascinant Sénégalais, devenu Titi).Les connaisseurs se l'arrachent :Amadou &Mariam,Meshell Ndegeocello.Ce soir, il accompagne son prof du conservatoire de Dakar.Contrebasse ,la grande Lara Rosseel -David Broeders:batterie.
Le quartet nous servira 55' de Brazilian jazz distingué.
Un hic :aucun contact avec le public .Les musiciens ne sont pas présentés,aucun titre annoncé,pas un regard vers la salle ...le maître vit pour sa musique,les profanes... on s'en fout!
Après 4 morceaux ,plusieurs spectateurs se dirigent vers les échoppes à boisson.L'appel de la Duvel est plus fort que les échos du fleuve Amazone.
Et pourtant on a à faire à 2 virtuoses de la 6 cordes.Toquinho,Baden Powell,Chico Buarque,Paulinho Nogueira ...une musique sensuelle, inspirée.Un trip exotique au pays des Cariocas .
Trop de beauté nuit ..on eut aimé piroguer sur un fleuve aux eaux plus agitées.
A écouter en sirotant une caipirinha ...
Lionel Loueke 22:35'
Membre du backing band d'Herbie Hancock.
Fantastique guitariste,originaire du Bénin.Admirateur de Fela Kuti.Part étudier en Côte d'Ivoire,quitte l'Afrique en 1994 : études à Paris et ensuite à Berklee où il joue avec Wayne Shorter et Herbie Hancock.Plus rien ne peut l'arrêter.Un album 'Karibu' sort sur Blue Note.
Pendant 1/2h il nous en jouera 3 compositions formidables.
Il s'accompagne d'une guitare acoustique (Godin) et en tire ,grâce à ses effect pedals ,des sons étourdissants.Son registre vocal,transformé par chambre d'échos,est tout aussi stupéfiant.
Il y a du Zap Mama dans son approche de l'African Roots Music.
Seul sur scène ,tu as l'impression d'entendre 3 musiciens(basse,guitare,percussions).Il caresse ,puis bat ou pince ses cordes tout en vocalisant d'une voix de falsetto qui se transforme soudain en baryton.Quelques claquements de langue percussifs agrémentent un jeu de 6 cordes ,digne d'un Larry Coryell.Ce mec a le don de se multiplier sur scène ,il tire plus vite que Lucky Luke ou Jesse James et tu es incapable de suivre ses doigts sur sa Godin.Une dextérité à rendre Alvin Lee jaloux,
Le public,salle comble maintenant,ne s'y trompe pas et hurle de joie.
Le dernier hymne débute par des rugissements de lion ,ayant aperçu une gazelle dans la savane.Effrayant ,heureusement la guitare se fait frétillante, avant que de nouveaux hurlements n'annoncent le carnage.Quelques singes moqueurs participent au festin,le livre de la jungle in Gent....
La guitare tourne en loops , et Lionel, réincarné en hyène,nous invite à l'imiter en tapant des mains ,pendant qu'il poussse des aïe ,ouh ooh stridents.Le fleuve Niger a remplacé de Schelde.
Fin du set ,public debout.Lionel Loueke:un grand Monsieur!
Nouvelle attente...
23:25 HERBIE HANCOCK.
Un des pères de la Jazz Fusion.
Sans lui ,pas de Prince ou de jazz rock.Plus de 50 albums depuis 1962:une paille.
Ce soir, pour le 'the river of possibilities tour' ,un band immense.
Drums:Vinnie Colaiuta,le drummer de Frank Zappa-Guitares :Lionel Lokoue -sax:Chris Potter,une pointure ,born in Chicago - Basse électrique et contrebasse:Dave Holland,un régal.
Et deux chanteuses exceptionnelles :Amy Keys et Sonya Kitchell.
Le maître jouant du piano,claviers,synthé et, arrangeant les morceaux à sa sauce.
Une petite intro au piano et on lance 'Actual Proof', un instrumental.
Un son gros comme l'Empire State Building ,un keyboard funky à souhait.
Du groove faisant trembler chaque pierre du Gravensteen.La machine de guerre est en route,rien ne pourra la stopper.Chaque musicien t'enfile un solo juteux ,la palme à Vinnie ,véritablement déchaîné.
Ce n'est qu'un début!Herbie après s'être foutu des photographes ,qui avaient le droit de le mitrailler pendant 10' ,nous présente les ladies.Amy la black et Sonya ,la blonde.
'River' tiré de l'album hommage à Joni Mitchell ,grammy award en 2008.
Le sax de Monsieur Potter gambade ,la voix chaude et sensuelle de Sonya te balade sur les méandres du fleuve,un nappé de claviers suit le courant.Grâce et sensualité.'All I want' another Joni Mitchell.Le titre se termine en tornade.
On n' est pas revenu de nos surprises.Une bombe blues 'When love comes to town'.Ouais le truc repris par U2 et BB King.Une slide gluante,Amy aux vocals collants .Une version tornade.La guitare répond à la voix,des riffs boulets de canon.Le public est debout et ne se tient plus.
Trou Normand:Herbie a décidé de calmer les esprits ,un piano jazzy avant une dernière salve de guitare ,qui déchire un max.Bono a décidé de prendre sa pension.
Ils s'en vont tous ,laissant le Dave tout seul avec sa contrebasse.Une improvisation magistrale de 8 '.Mr Holland concentré ,il a entendu des voix divines et ses doigts traduisent le message en tricotant des arpèges sur l'instrument.Un solo d'anthologie.
Le maestro rapplique avec ses copains.Une obsédante composition funky de 20' ,les musiciens multiplient les petits soli .Ils maîtrisent leur art à la perfection.Personne ne tire la couverture ,ils sont tous au sommet.
Puissance et pureté.Dentelle et travaux au bulldozer.Volupté et hargne.Un arc en ciel d'émotions.Clelia ne tient plus en place ...'t'as vu le batteur... ce sax va me tuer...Je ne puis qu'opiner du bonnet.
The girls are back:'A song for You' de Leon Russell.
Amy nous donne la chair de poule.'I've been so many places in my life and time I've sung a lot of songs...'.Le groupe fournit un accompagnement d'un classicisme parfait et Miss Keys laisse parler son âme...'we were alone and I was singing this song for you'.Des larmes aux yeux.
Un impromptu au piano .Grandiloquence et technique.Herbie Beethoven s'amuse, mais quand les potes le rejoignent, changement de direction .Le public a compris 'Chameleon' .La version de 1973 sur Headhunters fait plus de 15'.
La version 2008 ne fait pas grise mine.Un sax magistral,une wah wah tonitruante ,des claviers dansants.L'âge n'a aucune prise sur Herbie.Délire dans la salle, transformée en disco moite.
Ce devait être la fin, mais on aura droit au dessert.
L'artiste quitte son siège et ses claviers et, revient avec un light Keytar.Nouvel hymne funky. Sax et keytar engagent un dialogue sulfureux et groovy sur une rythmique en ciment .Qui va craquer?Le blower ou le gars qui ressemble de plus en plus à Ray Charles?
Match nul.
Game over .Un vainqueur:le public hystérique ,réclamant un nouvel encore.
La voix en coulisse de Mr Hancock annonce :it's one o'clock ,time to go to bed .Goodnight.
Goodnight,Herbie!
Du 10 au 20 juillet, sur le site estudiantin du Bijloke, des grands noms se succèdent.
Pour l'ouverture Mr HERBIE HANCOCK au programme.
19:00 Pascal Mohy Trio
Vainqueur du Django d'Or 'Jeune Talent ' 2007 et donc sur la scène gantoise en 2008.
Pascal Mohy:27 ans (Liège),piano.Elève d'Eric Legnini.Accompagnateur de Mélanie De Biasio,membre de Now and Then ,il joue sous son nom en quartet(avec Quentin Liégeois notamment) ou en trio.
Ce soir, la formule trio:aux drums:Lionel Beuvens (Charleroi),il bat les cymbales dans une quinzaine de formations (Steven Delannoye Trio,Rackham,Peter Hertmans quartet e.a.) et à la contrebasse :Boris Schmidt(Luxembourg), vu il y a peu avec Pierre de Surgères.
Du jazz d'un classicisme lyrique,un piano école 'Bill Evans'.Deux compositions de Pascal entament le set 'Sisha Bleu'(? ?) et 'Jojo' .Un classique,'Just in Time' pour suivre.
Le chapiteau est loin d'être bourré ,mais le public écoute et apprécie.Le trio est soudé et mélodique.Le background classique de Pascal saute aux yeux et ravit les tympans ,un touché délicat.
Une nouvelle compo,pas de titre,entre nous on l'appelle ' la Polka'.Boris a droit à un solo précieux.
Sa contrebasse introduit le next tune.Lorsque piano et batterie embrayent ,le machin vire bossa nova.Nouvelle accélération ,le piano part en voltige .Le trapéziste a réussi son saut périlleux et la contrebasse reprend le devant.Quelques coups de balais secs sur les toms :drum solo...T'énerve pas Lionel,le piano reprend le thème initial et le cheval regagne l'écurie.
Duke Ellington 'Tribute to a kiss' Quelques flashes ...fin de nuit à Harlem ou Manhattan ,une cigarette rougeoyante se consume dans un cendrier,volutes de fumée...Lauren Bacall ,jupe fendue,assise sur un barstool,ignorant les quelques rescapés de la nuit,fait tourner les glaçons dans son dry Martini.Et le band qui joue un slow tune.
'Hallucination' Bud Powell,du rythme.Miss Lucy Nation swingue,Erwin.
Boris est à la fête pour ce dernier titre.
50': sobriété et efficacité.
Bon set.
Pendant les temps morts ,on nous dévoile les gagnants des Djangos 2008 .Jeune talent :Robin Verheyen.Talent confirmé:Dré Pallemaerts -Muse de la Sabam,présidé par un Paul Louka pathétique :Jean-Pol Schroeder.
Toutes ces cérémonies ,c'est bien beau ,mais tu te tournes les pouces en attendant la suite du programme.
Pierre Van Dormael Quartet(il est 20:35)
Django d'Or talent confirmé 2007.
Frère de Jaco, 'Toto le Héros'.
Né en 1952 à Uccle,un guitariste(au look Francis Cabrel) racé .aussi à l'aise dans le jazz ,que le rock ou la pop.Co-fondateur de 'l'Ame des Poètes' .Des duos avec Kevin Mulligan,Philippe Catherine,Marc Lelangue etc...(Palmares de 25 pages).
Seconde guitare acoustique:Hervé Samb (un fascinant Sénégalais, devenu Titi).Les connaisseurs se l'arrachent :Amadou &Mariam,Meshell Ndegeocello.Ce soir, il accompagne son prof du conservatoire de Dakar.Contrebasse ,la grande Lara Rosseel -David Broeders:batterie.
Le quartet nous servira 55' de Brazilian jazz distingué.
Un hic :aucun contact avec le public .Les musiciens ne sont pas présentés,aucun titre annoncé,pas un regard vers la salle ...le maître vit pour sa musique,les profanes... on s'en fout!
Après 4 morceaux ,plusieurs spectateurs se dirigent vers les échoppes à boisson.L'appel de la Duvel est plus fort que les échos du fleuve Amazone.
Et pourtant on a à faire à 2 virtuoses de la 6 cordes.Toquinho,Baden Powell,Chico Buarque,Paulinho Nogueira ...une musique sensuelle, inspirée.Un trip exotique au pays des Cariocas .
Trop de beauté nuit ..on eut aimé piroguer sur un fleuve aux eaux plus agitées.
A écouter en sirotant une caipirinha ...
Lionel Loueke 22:35'
Membre du backing band d'Herbie Hancock.
Fantastique guitariste,originaire du Bénin.Admirateur de Fela Kuti.Part étudier en Côte d'Ivoire,quitte l'Afrique en 1994 : études à Paris et ensuite à Berklee où il joue avec Wayne Shorter et Herbie Hancock.Plus rien ne peut l'arrêter.Un album 'Karibu' sort sur Blue Note.
Pendant 1/2h il nous en jouera 3 compositions formidables.
Il s'accompagne d'une guitare acoustique (Godin) et en tire ,grâce à ses effect pedals ,des sons étourdissants.Son registre vocal,transformé par chambre d'échos,est tout aussi stupéfiant.
Il y a du Zap Mama dans son approche de l'African Roots Music.
Seul sur scène ,tu as l'impression d'entendre 3 musiciens(basse,guitare,percussions).Il caresse ,puis bat ou pince ses cordes tout en vocalisant d'une voix de falsetto qui se transforme soudain en baryton.Quelques claquements de langue percussifs agrémentent un jeu de 6 cordes ,digne d'un Larry Coryell.Ce mec a le don de se multiplier sur scène ,il tire plus vite que Lucky Luke ou Jesse James et tu es incapable de suivre ses doigts sur sa Godin.Une dextérité à rendre Alvin Lee jaloux,
Le public,salle comble maintenant,ne s'y trompe pas et hurle de joie.
Le dernier hymne débute par des rugissements de lion ,ayant aperçu une gazelle dans la savane.Effrayant ,heureusement la guitare se fait frétillante, avant que de nouveaux hurlements n'annoncent le carnage.Quelques singes moqueurs participent au festin,le livre de la jungle in Gent....
La guitare tourne en loops , et Lionel, réincarné en hyène,nous invite à l'imiter en tapant des mains ,pendant qu'il poussse des aïe ,ouh ooh stridents.Le fleuve Niger a remplacé de Schelde.
Fin du set ,public debout.Lionel Loueke:un grand Monsieur!
Nouvelle attente...
23:25 HERBIE HANCOCK.
Un des pères de la Jazz Fusion.
Sans lui ,pas de Prince ou de jazz rock.Plus de 50 albums depuis 1962:une paille.
Ce soir, pour le 'the river of possibilities tour' ,un band immense.
Drums:Vinnie Colaiuta,le drummer de Frank Zappa-Guitares :Lionel Lokoue -sax:Chris Potter,une pointure ,born in Chicago - Basse électrique et contrebasse:Dave Holland,un régal.
Et deux chanteuses exceptionnelles :Amy Keys et Sonya Kitchell.
Le maître jouant du piano,claviers,synthé et, arrangeant les morceaux à sa sauce.
Une petite intro au piano et on lance 'Actual Proof', un instrumental.
Un son gros comme l'Empire State Building ,un keyboard funky à souhait.
Du groove faisant trembler chaque pierre du Gravensteen.La machine de guerre est en route,rien ne pourra la stopper.Chaque musicien t'enfile un solo juteux ,la palme à Vinnie ,véritablement déchaîné.
Ce n'est qu'un début!Herbie après s'être foutu des photographes ,qui avaient le droit de le mitrailler pendant 10' ,nous présente les ladies.Amy la black et Sonya ,la blonde.
'River' tiré de l'album hommage à Joni Mitchell ,grammy award en 2008.
Le sax de Monsieur Potter gambade ,la voix chaude et sensuelle de Sonya te balade sur les méandres du fleuve,un nappé de claviers suit le courant.Grâce et sensualité.'All I want' another Joni Mitchell.Le titre se termine en tornade.
On n' est pas revenu de nos surprises.Une bombe blues 'When love comes to town'.Ouais le truc repris par U2 et BB King.Une slide gluante,Amy aux vocals collants .Une version tornade.La guitare répond à la voix,des riffs boulets de canon.Le public est debout et ne se tient plus.
Trou Normand:Herbie a décidé de calmer les esprits ,un piano jazzy avant une dernière salve de guitare ,qui déchire un max.Bono a décidé de prendre sa pension.
Ils s'en vont tous ,laissant le Dave tout seul avec sa contrebasse.Une improvisation magistrale de 8 '.Mr Holland concentré ,il a entendu des voix divines et ses doigts traduisent le message en tricotant des arpèges sur l'instrument.Un solo d'anthologie.
Le maestro rapplique avec ses copains.Une obsédante composition funky de 20' ,les musiciens multiplient les petits soli .Ils maîtrisent leur art à la perfection.Personne ne tire la couverture ,ils sont tous au sommet.
Puissance et pureté.Dentelle et travaux au bulldozer.Volupté et hargne.Un arc en ciel d'émotions.Clelia ne tient plus en place ...'t'as vu le batteur... ce sax va me tuer...Je ne puis qu'opiner du bonnet.
The girls are back:'A song for You' de Leon Russell.
Amy nous donne la chair de poule.'I've been so many places in my life and time I've sung a lot of songs...'.Le groupe fournit un accompagnement d'un classicisme parfait et Miss Keys laisse parler son âme...'we were alone and I was singing this song for you'.Des larmes aux yeux.
Un impromptu au piano .Grandiloquence et technique.Herbie Beethoven s'amuse, mais quand les potes le rejoignent, changement de direction .Le public a compris 'Chameleon' .La version de 1973 sur Headhunters fait plus de 15'.
La version 2008 ne fait pas grise mine.Un sax magistral,une wah wah tonitruante ,des claviers dansants.L'âge n'a aucune prise sur Herbie.Délire dans la salle, transformée en disco moite.
Ce devait être la fin, mais on aura droit au dessert.
L'artiste quitte son siège et ses claviers et, revient avec un light Keytar.Nouvel hymne funky. Sax et keytar engagent un dialogue sulfureux et groovy sur une rythmique en ciment .Qui va craquer?Le blower ou le gars qui ressemble de plus en plus à Ray Charles?
Match nul.
Game over .Un vainqueur:le public hystérique ,réclamant un nouvel encore.
La voix en coulisse de Mr Hancock annonce :it's one o'clock ,time to go to bed .Goodnight.
Goodnight,Herbie!
lundi 7 juillet 2008
Trixie Whitley-Ballroom Quartet -Roland @ Plazey 06 07 2008
Plazey (Parc Elizabeth) à Koekelberg ,face à la Basilique.
Seizième festival gratuit organisé,chaque début d'été sur 2 W E, par les(Vlaamse) centres communautaires De Platoo,De Zeyp et Essegem.
Belle affiche en ce dimanche ensoleillé.Ambiance relax.
Trixie Whitley.
Il est 17h25, lorsque la craquante fille (21 printemps) du regretté Chris Whitley monte sur scène.Elle nous vient en droite ligne du Montreal Jazz Festival.
La singer-songwriter , née à Gand ,a la musique dans les gènes .A 11 ans elle joue de la batterie,ensuite elle tâte de la danse(les Ballets C de la B) ,s'amuse comme DJ (un passage à Dour) et, s'installe dans la Big Apple pour se concentrer sur le songwriting.A Brooklyn elle côtoie des pointures(Daniel Lanois,Craig Street...) Un sérieux vécu à 21 ans!
Intro au piano électrique et, arrivée des garçons :Kas Longman ,excellent guitariste -Karel De Backer ,drums et Maarten Standaert ,basse.
'Jose' avec accompagnement piano et guitare.D'emblée tu es conquis par la splendide soulful voice (Ella Fitzgerald ,Billie Holiday) de la frêle Trixie.Une intro lente ,une guitare obsédante bien crade ,des lyrics empruntés au hit' I can't stand the rain (against my window...)'. Simply amazing .
'Undress your name' a love song,raw emotional power ,des frissons dans le dos.Une puissance vocale surprenante.
'Favourite Stranger' nouveau downtempo bluesy.Si jeune ,si talentueuse!
'Crawl' dédié à sa mère, Trixie seule au piano.Des intonations Tori Amos croisée avec Tina Turner.Janis Joplin avec un visage angélique.Wouah...
'Next Revolution' avec le band ,encore une chanson d'amour .'Ik ben een romanticus' ,she says.
Un titre sentant bon le female americana .Un départ au ralenti avec piano classique ...'my blood has changed colour ...'chante -t-elle .Le tempo s'élève ,la voix s'énerve ,elle vient des tripes ,des licks de guitare saignants transforment le slow en rock ,avant le retour à la douceur .Le titre s'éteint sur quelques notes de clavier.Du bon boulot!
'Silent Rebel' Trixie passe à la guitare et avec Kas ,à la slide ,entame un lo-fi rock, digne de Cat Power.'Waiting for tomorrow'écrit sous la douche!Band au complet,titre plus rythmé .Basse et batterie lourdes ,des vocaux hip-hop.Dance time,baby!The fragile-looking little one retourne au piano pour calmer les ardeurs,mais les méchants garçons relancent la machine,boum boum boum ...rugit la basse.
A last one ,le point culminant du set :'Strong Blood' ,dédié à son père (décédé en 2005).
Titre dramatique ,chanté d'une voix noire...'papa's got strong blood ,mama's got strong blood,I learned to survive with that same strong blood!'Bon sang ne saurait mentir.
Trixie Whitley,la classe!
The Ballroom Quartet
Il est 18h45 , lorsque 4 aides-soignants en blouse blanche, ayant appris que le vieux Milou s'était échappé du centre de Geel,montent sur le podium afin de le détecter dans la foule.
Andries Boone :violon,mandoline +un truc appelé bulbul-tarang et effets vocaux -Jasper Hautekiet(fils de Jan,BV ,animateur de radio et pianiste très prisé):basse -David Vertongen :drums, percussion,glockenspiel et Rony Deprins :accordéon,synthé ,vocoder et theremin ...
Nous sommes prêts pour une petite heure de folk/world/electronic/soundtrack music pas banale.
De l'énergie,de la virtuosité ,du traditionnel,de l'exotique,de la trance ....un voyage musical original.
'Surfing Sufi' et enchaînement direct 'Night in Venice' et 'Way to the top' : un theremin filmographique et une mandoline jouée au bottleneck sur fond d'accordéon tzigane .Emir Kusturica on the rock.Dracula a quitté la Transylvanie et guinche à Koekelberg:ça va saigner,mémé!Il y a du Natacha Atlas, époque Transglobal Underground, dans ces rythmes balkaniques mêlés à des accents orientaux.Mais les techno beats transforment le machin en mazurka électronique.Surprenant!
'Ballroom on the rocks' titre de leur mini-album de 2002.Le groupe était moins expérimental à l'époque ,mais le morceau garde sa fraîcheur.
'Flamingo' intro flamenco à la mandoline et vocaux arabo-andalou.
Un charmeur de serpents in Brussels,ou un ballroom à Marrakech au choix.
'Wonderwalter' le theremin est revenu pour une compo démoniaque, de plus de 10'.Un violon chagrin embraye,l'accordéon pleurniche mais le truc devient funky .Les changements de rythme fréquents te laissent pantois.Du rock'n roll slave pour danseuse du ventre anversoise.
'Transglobal Cornflakes' pas avec du lait ,avec de la vodka!
'Orient Express' avec arrêt à Koekelberg.Le curé de la basilique a mis fin à l'office pour assister à cette messe orientale.Le pape lui a envoyé un SMS, illico.Sacrilège ,tu seras excommunié,traître ...
BIS :'My heart belongs to Venezuela' bruitages afghans .Andries et Jasper tapotent les jacks de leur instrument respectif pendant que David aligne quelques notes enfantines de glockenspiel .
Des vocaux gothiques, style film d'horreur en noir et blanc ,assaillent ton cerveau avant que le violon n'entame un sprint vénézuelien.
Fin du tour du monde.
Deux albums 'Soundmanifest' et 'Surfing Sufi'.
And now, le Belgian godfather du blues: ROLAND (Van Campenhout)!
Ce peï de Boom a commencé sa carrière musicale en 1963,mais en 2008 il reste d'une actualité criante.Ce globetrotter a une vingtaine d'albums à son actif.Il a tout joué: du blues (of course),folk,skiffle,jazz,country,rhythm&blues,world...Il a été de l'aventure Rory Gallagher...a côtoyé Arno ,Marie-Laure Béraud,Gene Taylor (Canned Heat),Derroll Adams ....et André'Early Bird' Brasseur....
Il ne va pas sterven op zijn bed ,c'est sur une scène qu'il sera, quand l'heure sera venue....
20h20' Il arpente la scène avec some of the best musicians in Leterme-land.
Attache ta ceinture!Bart Denolf (contrebasse)-Monsieur Pol (guitare)- Tim Coenen(drums) et Tom Van Laere (aka Admiral Freebee) à l'harmonica,claviers,guitare et vocals ....Roland a emporté 4 guitares dans sa sacoche en hij zingt beter dan nooit!
Tom lance 'Midnight Star' à l'harmonica,un des titres du nouveau cd 'Never Enough' qu'il a produit.Beaux backing vocals de Tim,pour ce titre sonnant comme du Dr John....there's a fire on the lake...nous murmure Mr.Van Campenhout ...'Just another man down gone...' répond l'amiral en hurlant,pendant que le Pol t'envoie des juicy licks.Un seul morceau, et on est déjà estomaqué.
L'ancêtre a décidé que vanavond ce sont les chansons qui priment ,pas de longs solos gluants.
Un titre aux saveurs Neil Young/Tom Petty suivra ..I've seen the White Chinese Woman...chante Roland.Vlaamse americana.
'Officer,kiss me please' du swamp blues juteux, avec un vocal duo Tom und Roland qui tue.Un texte'Beat Generation' de Gregory Nunzio Corso.
'Fire in the Morning' du travail d'orfèvre à la guitare.(Bart est parti boire un coup).
Toujours pas de contrebasse,'Never Enough' title track du dernier né.Lent et délicat!
'Hissing o' the Heath' voodoo blues/rock. ..it was just like the hissing of the heath on the highway... ta chaude lady est de nouveau outside pour la nuit.Ambiance 'The Hot Spot' ,sexe ,sueur ,mojitos.Quelques hululements .Torride!
J'ai un special guest for you people...Steve De Bruyn (El Fish/Rhythm Junks) s'amène avec ses mouth harps.Un twelve bar blues pur souche.Roland en forme olympique est ready pour Pékin.Médaille d'or voor België!
Changement de style,intro au piano électrique pour un titre aux effluves Tom Waits. Never Enough nous montre que l'inspiration de Roland est loin d'être asséchée.'It all has to do with it' un morceau philosophique ,nouvel hymne gris-gris .L'envoûtement est imminent,I'll follow that man hurle Roland.On est pris au piège ,on l'accompagne .Des riffs incisifs de Monsieur Paul,une basse lourde,des percus haïtiennes et des aboiements de chiens-loups ayant subi un black magic spell.
Qu'est ce que James Ensor ou John Coltrane viennent faire dans ce cauchemar?
Démoniaque!Heureusement qu'on est à 100 mètres de la Basilique,on a besoin d'un miracle pour nous tirer de là.
Roland le sorcier Voodoo !
55' d'un show de classe internationale.
Rappel met Steven! Il se fout de nous,Papy.D'une voix de fausset 'Thank you,you're too kind,people...'
Un dernier blues '...I've been walking and walking with my feet on the ground...' un shuffle satanique ,'...Jimmy Rogers is a long time gone...'continue le godfather, avant d'entamer un chant tyrolien et de laisser le micro à Freebee ...I've got 27 children I've never seen....'
That's blues ,baby!Les 3 guitares crapuleuses t'attaquent en même temps et Steven met le steaming train en route.C'est sûr on va y rester.
Roland , Monsieur Cinéma et son Hollywood show.
Un triomphe.
He did it,once again!
Après le gig ,je demande à Steven ,de qui est ce dernier morceau?Ik zou het niet kunnen weten ...Et le titre?Je ne sais pas fieu,il n'y a pas de setlist ,demande à Roland...
Roland ,oublie ça ,le vieux barbu est entouré de 25 loving ladies de tout âge !
Never too old to rock....
Seizième festival gratuit organisé,chaque début d'été sur 2 W E, par les(Vlaamse) centres communautaires De Platoo,De Zeyp et Essegem.
Belle affiche en ce dimanche ensoleillé.Ambiance relax.
Trixie Whitley.
Il est 17h25, lorsque la craquante fille (21 printemps) du regretté Chris Whitley monte sur scène.Elle nous vient en droite ligne du Montreal Jazz Festival.
La singer-songwriter , née à Gand ,a la musique dans les gènes .A 11 ans elle joue de la batterie,ensuite elle tâte de la danse(les Ballets C de la B) ,s'amuse comme DJ (un passage à Dour) et, s'installe dans la Big Apple pour se concentrer sur le songwriting.A Brooklyn elle côtoie des pointures(Daniel Lanois,Craig Street...) Un sérieux vécu à 21 ans!
Intro au piano électrique et, arrivée des garçons :Kas Longman ,excellent guitariste -Karel De Backer ,drums et Maarten Standaert ,basse.
'Jose' avec accompagnement piano et guitare.D'emblée tu es conquis par la splendide soulful voice (Ella Fitzgerald ,Billie Holiday) de la frêle Trixie.Une intro lente ,une guitare obsédante bien crade ,des lyrics empruntés au hit' I can't stand the rain (against my window...)'. Simply amazing .
'Undress your name' a love song,raw emotional power ,des frissons dans le dos.Une puissance vocale surprenante.
'Favourite Stranger' nouveau downtempo bluesy.Si jeune ,si talentueuse!
'Crawl' dédié à sa mère, Trixie seule au piano.Des intonations Tori Amos croisée avec Tina Turner.Janis Joplin avec un visage angélique.Wouah...
'Next Revolution' avec le band ,encore une chanson d'amour .'Ik ben een romanticus' ,she says.
Un titre sentant bon le female americana .Un départ au ralenti avec piano classique ...'my blood has changed colour ...'chante -t-elle .Le tempo s'élève ,la voix s'énerve ,elle vient des tripes ,des licks de guitare saignants transforment le slow en rock ,avant le retour à la douceur .Le titre s'éteint sur quelques notes de clavier.Du bon boulot!
'Silent Rebel' Trixie passe à la guitare et avec Kas ,à la slide ,entame un lo-fi rock, digne de Cat Power.'Waiting for tomorrow'écrit sous la douche!Band au complet,titre plus rythmé .Basse et batterie lourdes ,des vocaux hip-hop.Dance time,baby!The fragile-looking little one retourne au piano pour calmer les ardeurs,mais les méchants garçons relancent la machine,boum boum boum ...rugit la basse.
A last one ,le point culminant du set :'Strong Blood' ,dédié à son père (décédé en 2005).
Titre dramatique ,chanté d'une voix noire...'papa's got strong blood ,mama's got strong blood,I learned to survive with that same strong blood!'Bon sang ne saurait mentir.
Trixie Whitley,la classe!
The Ballroom Quartet
Il est 18h45 , lorsque 4 aides-soignants en blouse blanche, ayant appris que le vieux Milou s'était échappé du centre de Geel,montent sur le podium afin de le détecter dans la foule.
Andries Boone :violon,mandoline +un truc appelé bulbul-tarang et effets vocaux -Jasper Hautekiet(fils de Jan,BV ,animateur de radio et pianiste très prisé):basse -David Vertongen :drums, percussion,glockenspiel et Rony Deprins :accordéon,synthé ,vocoder et theremin ...
Nous sommes prêts pour une petite heure de folk/world/electronic/soundtrack music pas banale.
De l'énergie,de la virtuosité ,du traditionnel,de l'exotique,de la trance ....un voyage musical original.
'Surfing Sufi' et enchaînement direct 'Night in Venice' et 'Way to the top' : un theremin filmographique et une mandoline jouée au bottleneck sur fond d'accordéon tzigane .Emir Kusturica on the rock.Dracula a quitté la Transylvanie et guinche à Koekelberg:ça va saigner,mémé!Il y a du Natacha Atlas, époque Transglobal Underground, dans ces rythmes balkaniques mêlés à des accents orientaux.Mais les techno beats transforment le machin en mazurka électronique.Surprenant!
'Ballroom on the rocks' titre de leur mini-album de 2002.Le groupe était moins expérimental à l'époque ,mais le morceau garde sa fraîcheur.
'Flamingo' intro flamenco à la mandoline et vocaux arabo-andalou.
Un charmeur de serpents in Brussels,ou un ballroom à Marrakech au choix.
'Wonderwalter' le theremin est revenu pour une compo démoniaque, de plus de 10'.Un violon chagrin embraye,l'accordéon pleurniche mais le truc devient funky .Les changements de rythme fréquents te laissent pantois.Du rock'n roll slave pour danseuse du ventre anversoise.
'Transglobal Cornflakes' pas avec du lait ,avec de la vodka!
'Orient Express' avec arrêt à Koekelberg.Le curé de la basilique a mis fin à l'office pour assister à cette messe orientale.Le pape lui a envoyé un SMS, illico.Sacrilège ,tu seras excommunié,traître ...
BIS :'My heart belongs to Venezuela' bruitages afghans .Andries et Jasper tapotent les jacks de leur instrument respectif pendant que David aligne quelques notes enfantines de glockenspiel .
Des vocaux gothiques, style film d'horreur en noir et blanc ,assaillent ton cerveau avant que le violon n'entame un sprint vénézuelien.
Fin du tour du monde.
Deux albums 'Soundmanifest' et 'Surfing Sufi'.
And now, le Belgian godfather du blues: ROLAND (Van Campenhout)!
Ce peï de Boom a commencé sa carrière musicale en 1963,mais en 2008 il reste d'une actualité criante.Ce globetrotter a une vingtaine d'albums à son actif.Il a tout joué: du blues (of course),folk,skiffle,jazz,country,rhythm&blues,world...Il a été de l'aventure Rory Gallagher...a côtoyé Arno ,Marie-Laure Béraud,Gene Taylor (Canned Heat),Derroll Adams ....et André'Early Bird' Brasseur....
Il ne va pas sterven op zijn bed ,c'est sur une scène qu'il sera, quand l'heure sera venue....
20h20' Il arpente la scène avec some of the best musicians in Leterme-land.
Attache ta ceinture!Bart Denolf (contrebasse)-Monsieur Pol (guitare)- Tim Coenen(drums) et Tom Van Laere (aka Admiral Freebee) à l'harmonica,claviers,guitare et vocals ....Roland a emporté 4 guitares dans sa sacoche en hij zingt beter dan nooit!
Tom lance 'Midnight Star' à l'harmonica,un des titres du nouveau cd 'Never Enough' qu'il a produit.Beaux backing vocals de Tim,pour ce titre sonnant comme du Dr John....there's a fire on the lake...nous murmure Mr.Van Campenhout ...'Just another man down gone...' répond l'amiral en hurlant,pendant que le Pol t'envoie des juicy licks.Un seul morceau, et on est déjà estomaqué.
L'ancêtre a décidé que vanavond ce sont les chansons qui priment ,pas de longs solos gluants.
Un titre aux saveurs Neil Young/Tom Petty suivra ..I've seen the White Chinese Woman...chante Roland.Vlaamse americana.
'Officer,kiss me please' du swamp blues juteux, avec un vocal duo Tom und Roland qui tue.Un texte'Beat Generation' de Gregory Nunzio Corso.
'Fire in the Morning' du travail d'orfèvre à la guitare.(Bart est parti boire un coup).
Toujours pas de contrebasse,'Never Enough' title track du dernier né.Lent et délicat!
'Hissing o' the Heath' voodoo blues/rock. ..it was just like the hissing of the heath on the highway... ta chaude lady est de nouveau outside pour la nuit.Ambiance 'The Hot Spot' ,sexe ,sueur ,mojitos.Quelques hululements .Torride!
J'ai un special guest for you people...Steve De Bruyn (El Fish/Rhythm Junks) s'amène avec ses mouth harps.Un twelve bar blues pur souche.Roland en forme olympique est ready pour Pékin.Médaille d'or voor België!
Changement de style,intro au piano électrique pour un titre aux effluves Tom Waits. Never Enough nous montre que l'inspiration de Roland est loin d'être asséchée.'It all has to do with it' un morceau philosophique ,nouvel hymne gris-gris .L'envoûtement est imminent,I'll follow that man hurle Roland.On est pris au piège ,on l'accompagne .Des riffs incisifs de Monsieur Paul,une basse lourde,des percus haïtiennes et des aboiements de chiens-loups ayant subi un black magic spell.
Qu'est ce que James Ensor ou John Coltrane viennent faire dans ce cauchemar?
Démoniaque!Heureusement qu'on est à 100 mètres de la Basilique,on a besoin d'un miracle pour nous tirer de là.
Roland le sorcier Voodoo !
55' d'un show de classe internationale.
Rappel met Steven! Il se fout de nous,Papy.D'une voix de fausset 'Thank you,you're too kind,people...'
Un dernier blues '...I've been walking and walking with my feet on the ground...' un shuffle satanique ,'...Jimmy Rogers is a long time gone...'continue le godfather, avant d'entamer un chant tyrolien et de laisser le micro à Freebee ...I've got 27 children I've never seen....'
That's blues ,baby!Les 3 guitares crapuleuses t'attaquent en même temps et Steven met le steaming train en route.C'est sûr on va y rester.
Roland , Monsieur Cinéma et son Hollywood show.
Un triomphe.
He did it,once again!
Après le gig ,je demande à Steven ,de qui est ce dernier morceau?Ik zou het niet kunnen weten ...Et le titre?Je ne sais pas fieu,il n'y a pas de setlist ,demande à Roland...
Roland ,oublie ça ,le vieux barbu est entouré de 25 loving ladies de tout âge !
Never too old to rock....
vendredi 4 juillet 2008
1982 & Schwefelgelb @ DNA -Brussels 04 07 2008
No Werchter for me ,prix prohibitifs,promiscuité ....,I don't wanna be another cow in the meadow!
Un petit bain rock au DNA s'impose.
Le concert est annoncé à 20:30.Tu peux raisonnablement t'imaginer que le feu d'artifice commencera vers 21h.Forget about it!
La chapelle est quasi vide à 21h30.David ,le barman (quand il ne tient pas la gratte chez Suture),se tricote une écharpe, pour l'hiver prochain.
A dix heures moins cinq, 1982 (nineteen eighty-two , a u b ) investit la scène.Comme par magie ,l'antre R'nR se remplit en moins de deux.
La faune bruxelloise habituelle ,venue écluser son houblon au son d'un No Future rock!
In ne faudra pas une demi-heure pour baigner dans la Jupiler et ne plus distinguer qui que ce soit à plus de 2 mètres.Un smog nicotine pollue ze place!
1982
The hottest rockband downtown.
Frederick Gaillet :vocals ,jets de confetti et acrobaties dignes du P T Barnum's Greatest Show on Earth Circus. Deux guitaristes sanguinaires :Ferhat Ronse und Christophe Verstaeten et Mr Mathias (t'as vu mes rouflaquettes) Wille aux drums (un mini kit ,transportable à bicyclette ,mais le Mat tape plus fort que Roger ou sa copine Nadal).Geen bas,mensen!
1982: c'est l'année où le Sénat a adopté la loi bannissant la pub pour le tabac sur nos ondes.
Les Clash faisaient rocker la Casbah.En 2008 ,1982 va faire exploser la Casbah!
'Rich' Fred hurle comme une bête en rut ,les guitaristes enfilent des riffs bordéliques à souhait et Mathias matraque ses peaux à mort.'Sounded like' même topo.Des bastard English lyrics ,éructés par un mec adrénaliné aux substances euphorisantes .Ce Johnny Rotten ,made in Brux Hell ,est soutenu par un trio infernal percutant.Les female groupies se pressent aux pieds du mini-podium et pogotent ferme.
'Feel', 'Moustache': des catchy songs de 2'30" imparables.
Fred se mêle aux spectateurs ,les bouscule ,remonte sur scène pour se coucher au chevet de la batterie.Un saut Roger Daltrey (millésime 1965 'My Generation'),le voit ressusciter.
Va-t -il nous la faire James Newell Osterberg et se retrouver les fesses à l'air?
Ambiance au DNA...
Leur hit potentiel 'Girls prefer winners' .1982 ne ressemble pas vraiment à des losers.
On comprend pas ce qu'il chante ,me souffle Géraldine.On s'en fout ,baby...ce qui compte c'est l'énergie.'Expensive', 'Boys' je vais faire un petit tour sur la grosse caisse ,avant de transformer le bar en carnaval...Godverdomme,son of your mother, mon godet est plein de confetti ...
'Play' si Malcolm McLaren est dans la salle ,il les signe illico.'...we wanna play ...we wanna play ...' il vocifère le Fred.
'Fluobrador' et l'hymne à la Rodenbach et aux crevettes: 'Noordzee' .
Les membres de Schwefelgelb ,au premier rang ,empoignent le hurleur .Aidés par quelques méchants locaux, ils l'envoient dans les airs .Vont-ils le lyncher?
That's all part of the game,Mr Gaillet braille au dessus de nos têtes.
Un dernier ,'Dom' ,qui permet aux musiciens de nous montrer qu'ils sont loin d'être des manches.
Quelques lignes de rock juteuses et un jeu de batterie Keith Moon.
35' de show d'un niveau Ramones,Clash ou Sex Pistols.
Dommage que 1982 ne puisse jouer avant les anarchistes aux Lokerse Feesten.
Un groupe à voir NOW ...Cette folie destructrice ,ils ne l'auront plus dans 5 ans!
Le temps de passer commande auprès de David (il a rangé ses aiguilles) et l'estrade est occupée par SCHWEFELGELB
Tu crois qu'ils sont Sri-Lankais ,du Bist à côté de la plaque.Aus Berlin ,das Elektro Trash duo, d'un jaune sulfureux.
Sid,le lange androgyne au chant + quelques notes de clavier und, Eddy,das Kleines.
Le petit gars, aux mollets moins musclés que notre cocaïneman national,Tom Boonen ,mais qui t'envoie de méchants punchy beats sur son labtob ,sequencer ou electronic drum machine.
Une réincarnation 2008 de D A F, avec touches de Falco, bien plus crédible que Robots in Disguise ou Chicks on Speed.
Ces joyeux Germains ont transformé le DNA en temple underground berlinois.
Fun ,fun ,fun....
'Ey Puppe' sur leur EP 'Zehn Schuss,Kein Treffer' ouvre le feu.
Tout le monde sur le dancefloor . En deux minutes, les Fun Boys 2 ont transformé le troquet en piste de danse new wave /punk trendy.Miss Kittin rencontrant Ladytron, pour le plus grand plaisir des gigolos bruxellois.'Dann ist das Gut' 'Spieglein Spieglein' c'est pas du Goethe,Fraulein!
Le 'dann ist das gut' scandé sur un rhytme disco/electro irrésistible colle à ton cerveau, déjà bien entamé par l'absorption massive de pils . Ton corps entre en transe et frôle, inconsciemment, les jolies nanas se trémoussant à tes côtés.Tanz den Mussolini ,Gretchen...
Les dancetracks mordants se succèdent: 'Hasse Mich' 'Ich nehm den Mund zu voll' 'Ich has dich genesen' 'Silvia' 'Stein auf Stein' 'Alles Verspielt' .... Les thrashy beats rendent quelques mecs entamés ,et passablement stoned , complètement dingues.Ils sautent dans tous les sens et, n'ayant aucun respect pour ton âge avancé ,te poussent dans les cordes .War time ,baby...
Sid,après avoir calmé les ardeurs des belliqueux en les aspergeant d'eau , vient participer au pugilat. 2 jolies nanas montent sur le podium pour jouer aux gogo girls.Danse décadente.
Encore une couche: 'Zehn schuss kein treffer' :Neue Deutsche Welle with attitude !
Du kitsch teuton, mascara en prime.Pendant 50 minutes, les Berliner ont enflammé Bruxelles avec leur industrial gothelectro aux effluves Depeche Mode ,ou Robert Görl.
Au niveau discographie, tu ajoutes 'Jetzt Tango' EP et le Cd 'Im Gallop' .
Minuit,the night is still young !Jérôme Delvaux (Mr Pop-Rock),alias Claire Chanel,Pussy Galore,Nicolas Sarkozy,Céline Dion Fan Club.... ,l'apôtre du bon goût et de la frime se lance dans une 'battle' DJ set avec Yeti Popstar ,noisemaker officiant dans Velvet Underwear.
Le truc commence mollo ,les héros de la piste sont fatigués et le comptoir est pris d'assaut. Les deejays nous envoient du Interpol ou Editors dans les gencives ,avant de passer à l'electro plus obscur.....
De dangereux clients(te payant pintje sur pintje) ayant envahi le club,je prétexte un bonjour à madame Pipi pour m'éclipser en douce.
Pas glorieux ,I know, mais je dois passer la frontière linguistique et m'entraîner à prononcer 'Schild en Vriend'....
Un petit bain rock au DNA s'impose.
Le concert est annoncé à 20:30.Tu peux raisonnablement t'imaginer que le feu d'artifice commencera vers 21h.Forget about it!
La chapelle est quasi vide à 21h30.David ,le barman (quand il ne tient pas la gratte chez Suture),se tricote une écharpe, pour l'hiver prochain.
A dix heures moins cinq, 1982 (nineteen eighty-two , a u b ) investit la scène.Comme par magie ,l'antre R'nR se remplit en moins de deux.
La faune bruxelloise habituelle ,venue écluser son houblon au son d'un No Future rock!
In ne faudra pas une demi-heure pour baigner dans la Jupiler et ne plus distinguer qui que ce soit à plus de 2 mètres.Un smog nicotine pollue ze place!
1982
The hottest rockband downtown.
Frederick Gaillet :vocals ,jets de confetti et acrobaties dignes du P T Barnum's Greatest Show on Earth Circus. Deux guitaristes sanguinaires :Ferhat Ronse und Christophe Verstaeten et Mr Mathias (t'as vu mes rouflaquettes) Wille aux drums (un mini kit ,transportable à bicyclette ,mais le Mat tape plus fort que Roger ou sa copine Nadal).Geen bas,mensen!
1982: c'est l'année où le Sénat a adopté la loi bannissant la pub pour le tabac sur nos ondes.
Les Clash faisaient rocker la Casbah.En 2008 ,1982 va faire exploser la Casbah!
'Rich' Fred hurle comme une bête en rut ,les guitaristes enfilent des riffs bordéliques à souhait et Mathias matraque ses peaux à mort.'Sounded like' même topo.Des bastard English lyrics ,éructés par un mec adrénaliné aux substances euphorisantes .Ce Johnny Rotten ,made in Brux Hell ,est soutenu par un trio infernal percutant.Les female groupies se pressent aux pieds du mini-podium et pogotent ferme.
'Feel', 'Moustache': des catchy songs de 2'30" imparables.
Fred se mêle aux spectateurs ,les bouscule ,remonte sur scène pour se coucher au chevet de la batterie.Un saut Roger Daltrey (millésime 1965 'My Generation'),le voit ressusciter.
Va-t -il nous la faire James Newell Osterberg et se retrouver les fesses à l'air?
Ambiance au DNA...
Leur hit potentiel 'Girls prefer winners' .1982 ne ressemble pas vraiment à des losers.
On comprend pas ce qu'il chante ,me souffle Géraldine.On s'en fout ,baby...ce qui compte c'est l'énergie.'Expensive', 'Boys' je vais faire un petit tour sur la grosse caisse ,avant de transformer le bar en carnaval...Godverdomme,son of your mother, mon godet est plein de confetti ...
'Play' si Malcolm McLaren est dans la salle ,il les signe illico.'...we wanna play ...we wanna play ...' il vocifère le Fred.
'Fluobrador' et l'hymne à la Rodenbach et aux crevettes: 'Noordzee' .
Les membres de Schwefelgelb ,au premier rang ,empoignent le hurleur .Aidés par quelques méchants locaux, ils l'envoient dans les airs .Vont-ils le lyncher?
That's all part of the game,Mr Gaillet braille au dessus de nos têtes.
Un dernier ,'Dom' ,qui permet aux musiciens de nous montrer qu'ils sont loin d'être des manches.
Quelques lignes de rock juteuses et un jeu de batterie Keith Moon.
35' de show d'un niveau Ramones,Clash ou Sex Pistols.
Dommage que 1982 ne puisse jouer avant les anarchistes aux Lokerse Feesten.
Un groupe à voir NOW ...Cette folie destructrice ,ils ne l'auront plus dans 5 ans!
Le temps de passer commande auprès de David (il a rangé ses aiguilles) et l'estrade est occupée par SCHWEFELGELB
Tu crois qu'ils sont Sri-Lankais ,du Bist à côté de la plaque.Aus Berlin ,das Elektro Trash duo, d'un jaune sulfureux.
Sid,le lange androgyne au chant + quelques notes de clavier und, Eddy,das Kleines.
Le petit gars, aux mollets moins musclés que notre cocaïneman national,Tom Boonen ,mais qui t'envoie de méchants punchy beats sur son labtob ,sequencer ou electronic drum machine.
Une réincarnation 2008 de D A F, avec touches de Falco, bien plus crédible que Robots in Disguise ou Chicks on Speed.
Ces joyeux Germains ont transformé le DNA en temple underground berlinois.
Fun ,fun ,fun....
'Ey Puppe' sur leur EP 'Zehn Schuss,Kein Treffer' ouvre le feu.
Tout le monde sur le dancefloor . En deux minutes, les Fun Boys 2 ont transformé le troquet en piste de danse new wave /punk trendy.Miss Kittin rencontrant Ladytron, pour le plus grand plaisir des gigolos bruxellois.'Dann ist das Gut' 'Spieglein Spieglein' c'est pas du Goethe,Fraulein!
Le 'dann ist das gut' scandé sur un rhytme disco/electro irrésistible colle à ton cerveau, déjà bien entamé par l'absorption massive de pils . Ton corps entre en transe et frôle, inconsciemment, les jolies nanas se trémoussant à tes côtés.Tanz den Mussolini ,Gretchen...
Les dancetracks mordants se succèdent: 'Hasse Mich' 'Ich nehm den Mund zu voll' 'Ich has dich genesen' 'Silvia' 'Stein auf Stein' 'Alles Verspielt' .... Les thrashy beats rendent quelques mecs entamés ,et passablement stoned , complètement dingues.Ils sautent dans tous les sens et, n'ayant aucun respect pour ton âge avancé ,te poussent dans les cordes .War time ,baby...
Sid,après avoir calmé les ardeurs des belliqueux en les aspergeant d'eau , vient participer au pugilat. 2 jolies nanas montent sur le podium pour jouer aux gogo girls.Danse décadente.
Encore une couche: 'Zehn schuss kein treffer' :Neue Deutsche Welle with attitude !
Du kitsch teuton, mascara en prime.Pendant 50 minutes, les Berliner ont enflammé Bruxelles avec leur industrial gothelectro aux effluves Depeche Mode ,ou Robert Görl.
Au niveau discographie, tu ajoutes 'Jetzt Tango' EP et le Cd 'Im Gallop' .
Minuit,the night is still young !Jérôme Delvaux (Mr Pop-Rock),alias Claire Chanel,Pussy Galore,Nicolas Sarkozy,Céline Dion Fan Club.... ,l'apôtre du bon goût et de la frime se lance dans une 'battle' DJ set avec Yeti Popstar ,noisemaker officiant dans Velvet Underwear.
Le truc commence mollo ,les héros de la piste sont fatigués et le comptoir est pris d'assaut. Les deejays nous envoient du Interpol ou Editors dans les gencives ,avant de passer à l'electro plus obscur.....
De dangereux clients(te payant pintje sur pintje) ayant envahi le club,je prétexte un bonjour à madame Pipi pour m'éclipser en douce.
Pas glorieux ,I know, mais je dois passer la frontière linguistique et m'entraîner à prononcer 'Schild en Vriend'....
jeudi 3 juillet 2008
Bodixel @Music Village 03 07 2008
Dernier free concert de la saison ,organisé par l'AB dans le cadre de BROODJE BRUSSEL(de 12h30 à 13h30) ,au Music Village,le cosy Jazz Club ,sis rue des Pierres , à 2 pas de la Grand Place.
Un déjeuner aux sonorités world/folk/chanson musette,dans un cadre 'Blue Note' .De la roots music from Gent , présentée par un septet ayant choisi la langue du sud du pays ou l'espagnol, comme véhicule verbal.
On est loin de la gueguerre grotesque à laquelle se livrent nos politiciens fantoches sur fond de BHV(We vragen ons af:Où va s'arrêter l'escalade et le petit jeu 'c'est lui qui a commencé...'?)
Bodixel c'est l'enfant de Ludo Vandeau(guitare acoustique/chant) et Bruno de Castro(chant/piano) :2 frères....grand-mère ibérique,maman ayant du sang wallon dans les veines (comme Yveke , onze premier!).
Pas des inconnus dans le Vlaamse folkwereld :Ludo est passé(excusez du peu) chez Olla Vogala,Ambrozijn,Laïs,Gabriel Yacoub e.a..... il a collaboré à une tournée avec le stand up comedian ,Raf Coppens.
Bruno a officié dans Peak , Revolvo ou Hamadrido.Depuis des années, les fratellis sont associés pour leur close harmonies,d'abord dans Hermania ou Matola ,BODIXEL est leur dernier projet.
Le line-up complet:
L'élégante Elly Aerden comme troisième voix céleste (prof de chant à Sint-Niklaas,membre des groupes Mairan et Belladona).Au violoncelle:Lode Vercampt ,un musicien au bagage classique (I Fiamminghi),auteur avec Jan Marmenout du cd 'Wastelands' - aux percussions diverses (shakers,cajon drum,conga's...): le flyer annonce Gert Nevejans,I'm not quite sure it was this guy...-le jeune Stijn Bettens :accordéon (à entendre dans Penta ou Antwerp Gipsy- Ska Orchestra...) et last but not least le formidable multi- instrumentiste (guitare espagnole,dobro,mandoline ,banjo):Siegfried van Schuylenbergh!
3 cd's:2002 'Todo Cambia' -2004 'Métropole' -2006 'Marguerite' -un quatrième effort est prévu pour 2009.
Des prestations sur les scènes folk prestigieuses :Dranouter,Fidderfolk Festival (Zwolle),tournées à Cuba(en 2007 Bodixel a donné une série de concerts en hommage à Che Guevara),en France ,au Chili...
Une intro au piano pour 'Buffet de la gare' ...derrière mon dos un couple s'est attablé ...'Un regard bienveillant sur la vie de tous les jours ,la poésie quotidienne des petites choses banales ...l'univers décrit par Jacques Brel ou par les paroliers d'Edith Piaf.
Les harmonies vocales des brothers font mouche et la qualité de l'instrumentation est magistrale.
Elly prend place sur un tabouret pour 'L'autoroute', introduit par un violoncelle plaintif.Un titre nostalgique, pour lequel les lignes gémissantes du dobro donnent le ton.Un texte inspiré '...à l'instant même où il a perdu son cordon ombilical il a aussi perdu toute son intelligence...'ou 'la question n'est pas comment tu joues le jeu mais où tu le joues....' Nous sommes tous des prostitués,non?
Fort,le trio vocal!
'Lo de Mas' chanson d'origine chilienne, écrite par un chanteur cubain,Silvio Rodrigues.Canson d'amor triste !L'homme est incapable d'exprimer son amour en mots.Des mélodies d'Angel et Isabel Parra se frayent un passage dans ton flasque cerveau.
'La même vieille Suzy' mélancolique .Vieillir ,c'est moche les gars!Faire semblant,se déguiser ..à quoi bon ?Le matin ,au réveil : sueur axillaire et haleine fétide ...Triste réalité!
Les percus amorcent un changement de tempo ,le piano se fait jazzy ,la guitare vire Wes Montgomery:du swing ,baby!Siegfried,l'homme à tout faire,kan alles!
De l'émotion ou de la passion,des arrangements subtils ,de la virtuosité ...la palette Bodixel est riche.
'Petite Chanson' toujours sur l'album Marguerite .'Roses Jaunes' (album Métropole):de la chanson française à texte ,traditionnelle ,d'excellente facture :'...J'ai vendu des livres aux aveugles Construit des gares où n'arrive aucun train...' d'un autre niveau que Star Academy.Un rôle prépondérant pour le violoncelle et le piano, pour ce slow tune.
Une valse musette 'Les Chiens'. Une guinguette des bords de Seine, transposée du côté de chez Manneken Pis.Un solo de mandoline canin.
'Les deux frères' l'histoire de Bruno et Ludo amoureux de la même fille.Amours volages de Gand à Bruxelles, en arpentant la chaussée d'Ixelles.
'Sarah' onze single!Pour le next album.Un titre plus frivole.Elle doit être sexy ,la petite Sarah:poitrine ferme ,jupe verte...Je l'aime déjà!Kleinkunst à la française.
'Métropole' ode aux petites villes sur l'Escaut , des odeurs de jours pluvieux ...mélancolie flamande,beauté modeste .
'Suena de una Noche de Verano' de Silvio Rodrigues, à nouveau.Printemps au Chili ,folklore Sud -Américain ,au lendemain de la libération d'Ingrid Betancourt Pulecio!
C'est avec une larme à l'oeil ,que tu repenses à Dirk Van Esbroek ,à son duo avec Juan Masondo.
Une dernière, qui permet de présenter les musiciens :'l'Hiver' un texte de Paul Verlaine.
Un -deux - trois ...Un-deux -trois...Le copain de Rimbaud ,absynthe addicted ,chanté par des Vlaamse jongens en een Vlaams meisje....Pure klasse!Un final flon flon de bon goût. La rue des Pierres devient Rive Gauche:Montparnasse and the Lost Generation,Saint -Germain- des -Prés et Juliette Greco ...
Topvocals te donnant la chair de poule ,des instrumentistes hors pair....les 60' de set m'ont paru bien courtes.
Le public présent partage mon avis :encore...
Conciliabule:wat spelen wij?
Ils trouvent un consensus :'Celui qui court'(pour le nouveau Cd) .La mandoline vagabonde ,Elly,Ludo et Bruno chantent '...parfois tu veux tout braver ,être fort ...Parfois les mots d'amour sont dérisoires...'
Escapism ,rêver,oublier la routine....Une cure de Bodixel peut t'aider.
Bodixel jouera aux Gentse Feesten les 21 et 22 juillet.
Un déjeuner aux sonorités world/folk/chanson musette,dans un cadre 'Blue Note' .De la roots music from Gent , présentée par un septet ayant choisi la langue du sud du pays ou l'espagnol, comme véhicule verbal.
On est loin de la gueguerre grotesque à laquelle se livrent nos politiciens fantoches sur fond de BHV(We vragen ons af:Où va s'arrêter l'escalade et le petit jeu 'c'est lui qui a commencé...'?)
Bodixel c'est l'enfant de Ludo Vandeau(guitare acoustique/chant) et Bruno de Castro(chant/piano) :2 frères....grand-mère ibérique,maman ayant du sang wallon dans les veines (comme Yveke , onze premier!).
Pas des inconnus dans le Vlaamse folkwereld :Ludo est passé(excusez du peu) chez Olla Vogala,Ambrozijn,Laïs,Gabriel Yacoub e.a..... il a collaboré à une tournée avec le stand up comedian ,Raf Coppens.
Bruno a officié dans Peak , Revolvo ou Hamadrido.Depuis des années, les fratellis sont associés pour leur close harmonies,d'abord dans Hermania ou Matola ,BODIXEL est leur dernier projet.
Le line-up complet:
L'élégante Elly Aerden comme troisième voix céleste (prof de chant à Sint-Niklaas,membre des groupes Mairan et Belladona).Au violoncelle:Lode Vercampt ,un musicien au bagage classique (I Fiamminghi),auteur avec Jan Marmenout du cd 'Wastelands' - aux percussions diverses (shakers,cajon drum,conga's...): le flyer annonce Gert Nevejans,I'm not quite sure it was this guy...-le jeune Stijn Bettens :accordéon (à entendre dans Penta ou Antwerp Gipsy- Ska Orchestra...) et last but not least le formidable multi- instrumentiste (guitare espagnole,dobro,mandoline ,banjo):Siegfried van Schuylenbergh!
3 cd's:2002 'Todo Cambia' -2004 'Métropole' -2006 'Marguerite' -un quatrième effort est prévu pour 2009.
Des prestations sur les scènes folk prestigieuses :Dranouter,Fidderfolk Festival (Zwolle),tournées à Cuba(en 2007 Bodixel a donné une série de concerts en hommage à Che Guevara),en France ,au Chili...
Une intro au piano pour 'Buffet de la gare' ...derrière mon dos un couple s'est attablé ...'Un regard bienveillant sur la vie de tous les jours ,la poésie quotidienne des petites choses banales ...l'univers décrit par Jacques Brel ou par les paroliers d'Edith Piaf.
Les harmonies vocales des brothers font mouche et la qualité de l'instrumentation est magistrale.
Elly prend place sur un tabouret pour 'L'autoroute', introduit par un violoncelle plaintif.Un titre nostalgique, pour lequel les lignes gémissantes du dobro donnent le ton.Un texte inspiré '...à l'instant même où il a perdu son cordon ombilical il a aussi perdu toute son intelligence...'ou 'la question n'est pas comment tu joues le jeu mais où tu le joues....' Nous sommes tous des prostitués,non?
Fort,le trio vocal!
'Lo de Mas' chanson d'origine chilienne, écrite par un chanteur cubain,Silvio Rodrigues.Canson d'amor triste !L'homme est incapable d'exprimer son amour en mots.Des mélodies d'Angel et Isabel Parra se frayent un passage dans ton flasque cerveau.
'La même vieille Suzy' mélancolique .Vieillir ,c'est moche les gars!Faire semblant,se déguiser ..à quoi bon ?Le matin ,au réveil : sueur axillaire et haleine fétide ...Triste réalité!
Les percus amorcent un changement de tempo ,le piano se fait jazzy ,la guitare vire Wes Montgomery:du swing ,baby!Siegfried,l'homme à tout faire,kan alles!
De l'émotion ou de la passion,des arrangements subtils ,de la virtuosité ...la palette Bodixel est riche.
'Petite Chanson' toujours sur l'album Marguerite .'Roses Jaunes' (album Métropole):de la chanson française à texte ,traditionnelle ,d'excellente facture :'...J'ai vendu des livres aux aveugles Construit des gares où n'arrive aucun train...' d'un autre niveau que Star Academy.Un rôle prépondérant pour le violoncelle et le piano, pour ce slow tune.
Une valse musette 'Les Chiens'. Une guinguette des bords de Seine, transposée du côté de chez Manneken Pis.Un solo de mandoline canin.
'Les deux frères' l'histoire de Bruno et Ludo amoureux de la même fille.Amours volages de Gand à Bruxelles, en arpentant la chaussée d'Ixelles.
'Sarah' onze single!Pour le next album.Un titre plus frivole.Elle doit être sexy ,la petite Sarah:poitrine ferme ,jupe verte...Je l'aime déjà!Kleinkunst à la française.
'Métropole' ode aux petites villes sur l'Escaut , des odeurs de jours pluvieux ...mélancolie flamande,beauté modeste .
'Suena de una Noche de Verano' de Silvio Rodrigues, à nouveau.Printemps au Chili ,folklore Sud -Américain ,au lendemain de la libération d'Ingrid Betancourt Pulecio!
C'est avec une larme à l'oeil ,que tu repenses à Dirk Van Esbroek ,à son duo avec Juan Masondo.
Une dernière, qui permet de présenter les musiciens :'l'Hiver' un texte de Paul Verlaine.
Un -deux - trois ...Un-deux -trois...Le copain de Rimbaud ,absynthe addicted ,chanté par des Vlaamse jongens en een Vlaams meisje....Pure klasse!Un final flon flon de bon goût. La rue des Pierres devient Rive Gauche:Montparnasse and the Lost Generation,Saint -Germain- des -Prés et Juliette Greco ...
Topvocals te donnant la chair de poule ,des instrumentistes hors pair....les 60' de set m'ont paru bien courtes.
Le public présent partage mon avis :encore...
Conciliabule:wat spelen wij?
Ils trouvent un consensus :'Celui qui court'(pour le nouveau Cd) .La mandoline vagabonde ,Elly,Ludo et Bruno chantent '...parfois tu veux tout braver ,être fort ...Parfois les mots d'amour sont dérisoires...'
Escapism ,rêver,oublier la routine....Une cure de Bodixel peut t'aider.
Bodixel jouera aux Gentse Feesten les 21 et 22 juillet.
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