mardi 17 novembre 2020

Stereotypical Working Class / Celestopol EP

 Stereotypical Working Class / Celestopol EP 


Blood Blast Distribution.


Par NoPo


Le groupe SWC naît en Californie en 99 et, d'après 'Rock Sound', ils émigrent alors et obtiennent la nationalité lyonnaise (pardon française!) et prennent des prénoms qui vont avec (Memphis, Houssem, Maxwell... ou presque).
Après avoir perdu ses 'Illusions', EP, transformé en 1er album, il publie 'Sans Repères' (tu m'étonnes!) en 2006.
3 autres albums et 2 EP's suivent jusqu'à 2016 (fréquence de travail proche d'un 'working class hero', dirait John).
Fred Duquesne (Watcha, Mass Hysteria, Eths...) produit le nouvel EP qui vient de para$itre.
Le line-up passe à 5 :
Benjamin - batterie (depuis 2003)
Bertrand - basse
Christophe - guitare
Mehdi - guitare (depuis 2018)
Martin - chant

 

Tracks-

Testify
Soon I will
Face down
Time will never change
Celestopol

Pour situer, on peut qualifier leur écriture de progressive-métal se rapprochant de Klone (dont ils ne sont pas le clone car moins diversifiés), Opeth (pas le vieux!), Soen ou Tool (sans les instruments cliniques), mais j'y perçois surtout la référence incontournable des californiens de Dredg (tiens, comme c'est étrange! Une inspiration close to the edge?).

En 2020, le voyage file en direction de la lune (plus exotique que Lyon?) puisque 'Celestopol', cité russe (ben oui exotique quoi!), s'y développe dans l'imagination de l'écrivain Emmanuel Chastellière.
Le design du support (noir et blanc tirant sur le bleu), tout aussi orienté science fiction, invente une extrémité désertique à la terre au carré, parcourue par un cortège de colons, attiré par une lune envahissante.   

L'expédition musicale colle à cet imaginaire et s'élève dans des paysages chimériques.
Le décollage instantané, sans préchauffage, bluffe l'auditeur.

'Testify' ouvre avec une guitare nu-metal très vite brocardée par une rythmique pachydermique, dans un rendu à la Tool. On ressent les coups et on devient presque maso...
Le refrain nous agrippe par le col, la fièvre monte (mais sans risque de covid) et ne nous lâche plus. Rien ne nous empêche de headbanguer (surtout si nos cheveux nous y 'head')
La voix peint de sacrés contrastes : tour à tour mélodieuse, parlée, douce, puissante, claire, agressive... Un sacré témoignage de maitrise!

'Soon I will' (si j'veux!) nous impacte aussitôt, puis, juste un ton en dessous, laisse la place à une voix magnifique, limpide (dans la lignée du grand Yann... Ligner, Klone) qui porte le morceau mélodique à souhait.
Les 2 guitares se complètent par des parallèles et parfois des perpendiculaires! Elles scintillent par leurs dynamiques harmonieuses. Difficile de résister mais pourquoi le faire?

'Face down' couche d'abord une brume épaisse dans laquelle une voix quasi parlée (limite vocodée) semble chercher... sa voie, les yeux vers le sol et soudain la lumière perce... La voix s'affirme, les guitares et rythmique répondent en feux d'artifice.
La batterie n'oublie pas la double pédale. Nous sommes happés par cette énergie contagieuse. 

'Time will never change' d'emblée, le riff emporte tout, avec frénésie, avant de nous lâcher au milieu d'un refrain évident. Une basse dodue creuse son trou en bousculant les guitares incisives qui ne se laissent pas faire.
Elles jouent parfois au mur du son et finissent par le passer, aériennes, instants de grâce. Elles piquent autant qu'elles brûlent, laissent des artefacts dans le ciel et marquent nos esprits.

La destination approche avec 'Celestopol', atterrissage par une composition plus sereine. La batterie fait rebondir les autres instruments très haut et que dire de la voix exceptionnelle de Martin?
Un pont proche d'une ambiance Klone nous assombrit un peu le paysage, par des notes basses, mais c'est pour mieux repartir dans la découverte de la planète claire.  La dernière partie nous projette dans un bouillonnement de guitares épileptiques, de cris et de cymbales crashées.

Cette musique nous transmet une grande force.
Le jeu du groupe dépasse le cadre de la stéréo en donnant une dimension quasi spatiale à ses créations, tendance jeux vidéos 3D mouvementés.
Plus encore, il nous entraine à exploiter tous nos sens, quitte à perdre notre oreille interne et notre équilibre, mais le large spectre ne fait pas peur.
Il ouvre la porte à notre imaginaire en libérant nos neurones en pac-man dévoreur.

STEREOTYPICAL WORKING CLASS possède de sérieuses qualités surtout celle du dernier mot, la classe!

Album - DIRK. - Cracks in Common Sense

 Album - DIRK. - Cracks in Common Sense

 

Label: Mayway Records

dirk. a grandi et est devenu DIRK .

Non, Lucien, il n'est pas question de penis enlargement, retourne sur YouPorn, petit!

Naissance 2014, faut le baptiser ce gamin, pourquoi pas Dirk?

Euh, évidemment ça sonne mieux que Diederik et c'est vrai que Frimout a déjà trouvé preneur, vendu!

Jelle Denturck (vocals/bass) et Frederik Desmedt (guitars), les instigateurs, retournent tout Tielt et les environs à la recherche de deux membres supplémentaires, ils tombent sur  Pieter-Willem Lauwers ( guitare) , comme Jelle membre de Protection Patrol Pinkerton et Ruben Vanhoutte  ( drums), ce dernier a depuis mis les voiles pour jouer avec  Faces on Tv, Noémie Wolfs, Tamino ou Jaguar Jaguar, Robin Wille ( Compact Disk Dummies) a pris sa place.

Voilà, DIRK au complet.

La suite, finaliste, médaille de bronze du Humo's Rock Rally 2016 , un single à la première place de  De Afrekening et un premier album ( sans titre)  en 2017.

Même la Wallonie les a découverts, un bien éveillé les comparant à It It Anita, ce qui n'est pas négligeable.

Dans quelques jours, les gamins  lancent un second obus: Cracks in Common Sense!  

 Tracklist-

Priceless
Counterfeit
Hit
Small Life
Artline
Golly
My Dog's Dead / The Only Way Is Out
Come on TV!
Komrad Shoes
Toulouse
Pastime
Mother 
 
Pendant 52", un riff de guitare grungy vagabonde mollement dans les écouteurs, après 20 secondes une voix psalmodie ...almost nothing is priceless... ' Priceless' s'achève de façon si inopinée que tu pensais avoir fait sauter l'aiguille.
Replay, même cinéma, sales kets!
Et puis, boum, ils nous fourguent le  post noise pop/rock  ' Counterfeit'  , et on comprend pourquoi certains n'hésitent pas à mentionner les Pixies.
Quand l'intitulé dit ' Hit', tu ne t'attends pas à une caresse, une grosse baffe dans le citron et un tube monstrueux.
Wat zeg je, Jan?
Beestig!
Ouais, c'est le moins qu'on puisse dire, c'est pas de la viande attendrie!
Comme les plats précédents, ' Small Life' joue la carte power pop/noise aux forts relents nineties ( Weezer, Teenage Fanclub ou Pavement). Un cocktail  à servir frais, en oubliant tous tes soucis.
Rythme soutenu, guitares grinçantes, batterie baston, basse lourde, chant sucré, la recette a fait ses preuves mais ne lasse pas.
'Artline' qui suit, démarre sur une gentille mélodie catchy mais soudain, comme si le bouledogue avait aperçu le chat des voisins, ça s'énerve vache.
On risque le carnage, le final tonitruant a réussi à effrayer ta tendre compagne qui se prélassait devant un épisode niais de Joséphine Ange Gardien.
' Golly' te laisse perplexe, la mélodie te rappelle quelque chose, Godverdomme, wat?
Inspecteur Bourrel?
'Baby, You're a rich man' des Beatles  servi avec une sauce  noise.
Bon sang, mais c'est bien sûr!
Merci, inspecteur.
' My Dog's Dead / The Only Way Is Out', est moins punk et sinistre  que ' Pet Sematary' des Ramones,  t'es resté sur ta faim, t'as jamais su quel blaze il avait donné au clebs.
Finally, comme lui, I don't care, the only way is out!
Dirk a allumé le poste, une madame bredouille une litanie, tandis que derrière elle son mari bricole avec un marteau.
Zorro n'est pas arrivé, Dirk a enfilé ses godasses, des ' Komrad Shoes', la T V  est restée branchée, le journaliste marmonne son texte tandis que le chanteur du  groupe finit de lacer ses bottes de combat et que ses copains tricotent gaiement.
' Toulouse'.
Nougaro?
Non, ce sont des comiques Toulouse =  to lose.
Le troisième single précédant la sortie de l'album déménage sévère, et si  Groenewegen ne te flanque pas dans le décor, tu peux prétendre gagner le sprint....  go, Dirk, go!
Le moteur s'emballe davantage avec ' Pastime', un titre pouvant servir de bande-son pour les exercices de matraquage intensif que doivent effectuer les candidats CRS.
Le volume s'achève avec la murder ballad ' Mother', même si Jelle affirme qu'il n'a pas trucidé maman, tu te poses des questions!
Oedipe, où es-tu?
 
Dans son texte d'accompagnement Mayway Records affirme que DIRK est sexy, nous on veut bien mais madame, à qui t'as montré un cliché des gars, n'a pas semblé convaincue, en faisant la moue elle a exprimé, je préfère Robert Redford.
T'as esquissé un sourire en te disant que sexy ou pas, DIRK a sorti un album  redoutable avec ce 'Cracks in Common Sense'.
 
 
 
 
 


 

 

 
 
 



 

 

 

 

Fingers and Cream - EP'S Out in a Blue Sky ( 2013) - Forsaken Dream ( 2015) et John Lingers ( 2017)

 

 Fingers and  Cream - EP'S  Out in a Blue Sky ( 2013) - Forsaken Dream  ( 2015) et John Lingers  ( 2017) 

par NoPo
 
FINGERS AND CREAM m'évoque tout à la fois la réaction à un mets délicieux et la version léchée du bout des doigts, finger picking, de IOLO 'Sillybird' Gurrey.
Le guitariste débute en 2010 par quelques morceaux folk discrets.
Il côtoie la grande famille des rockers trégorois (qui commence à Guingamp et s'étend à une partie du Finistère) et Yann OLLIVIER (Craftmen Club, THM) l'incite à se lancer : au café des sports à Plouha, ce sera très bien pour commencer, mon gars!
Elouan JEGAT à la guitare et Vincent Roudaut ou Benoit Picard à la basse, Camille Courtes à la batterie (tous musiciens de Thomas Howard Memorial) ainsi que Nina Reche aux claviers l'entourent, impeccablement, au fil du sillon (qu'on pourrait situer au Talbert).
Deux coups d'EP pas dans l'eau (même au sillon) : 2013 'Out in a blue sky', 2015 'Forsaken dream' (à cette époque, l’œil de Paco shoote les musiciens avec ses couleurs rehaussées et dynamiques).
Neil ne flotte pas si loin, tout comme Bob (avant qu'il ne jette l'éponge!) et Nick Drake. On peut aussi entendre Damien Rice en plus rose, moins morose, ou un peu de Ben Harper ... plus pâle...
IOLO possède une voix douce et suave, qui berce telle la brise sur les feuilles des arbres et mes cheveux au fond des bois ou sur l'herbe des champs.
Le chant des champs plutôt que celui de la ville.
Si on souhaite lui parler d'urbain, allons-y juste du bout des lèvres. Il répond par le clip de 'Forsaken dream' enregistré dans un vieux grenier du Vieux-Marché (exponentiel ça!) où la poussière se soulève sur les peaux de la batterie, et ça fume!
Asthmatiques s'abstenir, sauf que cette composition est tout sauf asthmatique! Aérienne, aérée, elle nous transporte littéralement, dans un état de grâce insoupçonné, en rêve, vers la Californie.
Les 5 instruments et les harmonies vocales se fondent dans une saveur paradisiaque. On préfère chanter sous la douche "Forsaken dream... feel the wind (dans les cheveux, je vous ai dit...) Blowin' it" plutôt que 'Capitaine abandonné' ohé  ohé!
Le solo de guitare avant la fin du morceau explose en bouche et débouche les oreilles (sous la douche c'est pratique!). Ce titre aurait du finir en tube contre les maux de tête!
Le dernier mini 5 titres, 'John Lingers', sort en 2017.
'John Lingers', '... all alone...' 4 coups sur le bois de la guitare et on part en balade de young loner. Les cordes grattent, tremblent, résonnent, glissent, respirent et vivent, tout simplement. Acoustique et électrique se mélangent dans des effets célestes sans artifices.
La version live, moins sobre, fait vibrer l'espace au fond de nos tympans.
'Sarah' possède une touche irlandaise, avec cette odeur de feu au fond de l'âtre et le crépitement dans un foyer cosy où la douce pose délicatement sa tête sur l'épaule du guitariste suspendu à ses arpèges.
'The Dawn's Parade' fait écho aux sentiments transportés et prend son temps. La chanson d'amour murmure une demande câline 'Hold me tight'. La voix, frêle et si sincère de Iolo, déclame 'I want to tell you how much I love you', et mélancolise sans aucune mièvrerie!
'Back in Anger' sentence sur un piano triste mais on ne croit pas un seul instant à cette colère à peine prononcée, si incompatible avec la personnalité de Iolo.
'I've been waiting on you back in anger' ressemble plus à une désillusion. La colère reste coincée au fond de la gorge, les sanglots de violon l'attestent.
Tout à l'inverse, 'Breath of time' s'envole, par ce qui ressemble à une mandoline joyeuse, dans une valse légère aux intonations celtiques. On croirait entendre les oiseaux à l'aurore, un si beau réveil matin!
L'autre facette, plus énervée, de Iolo secoue l'étendard du blues brûlot des "Chapa's" où il cède la voix à Swann Yde, batteur de son état. IOLO, un gars équilibré, marche sur 2 pattes : une blues, une folk!
Du nouveau pour les 2 combos prochainement et tout ce qu'on souhaite c'est que tracent ces 2 parallèles en toute latitude.

lundi 16 novembre 2020

Death notice - décès depuis le 22 octobre! ( part two)

 Joseph Reynaerts (Reynaert)  avait représenté la Belgique au concours Eurovision de la Chanson en 1988, à Dublin, avec "Laissez briller le soleil".

Le corona-virus l'a emporté le 5 novembre, il avait 65 ans.

 Il avait remporté le Festival international de la chanson française de Spa avec la chanson "Cerf-volant" en 1978.

En 1984 paraissait son album ' Voyages Désorganisés' .

 

 Le dimanche 8 novembre, on apprend le décès de Bones Hillman, bassiste du groupe Midnight Oil, à 62 ans.

Il avait rejoint le groupe en 1987 en remplacement de Peter Gifford, auparavant il a fait partie des Masochists, un combo punk de Nouvelle-Zélande, des Suburban Reptiles, des Swingers, il a également participé à l'album   'Available Light' de Dave Dobbyn.

En 2007 il met le cap vers Nashville et collabore, e a,  avec Anne McCue et Sheryl Crow avant de faire partie des Graysmiths, puis de tourner avec Matthew Good, et enfin  de refaire équipe avec Midnight Oil, reformé.


Oscar Benton ( Ferdinand van Eis) , chanteur de blues de Haarlem, est décédé le 8 novembre des suites d’un arrêt cardiaque.

Aux Pays-Bas, Oscar Benton Blues Band était une institution, Alain Delon avait utilisé la version du groupe du morceau 'Bensonhurst Blues' pour illustrer son long-métrage "Pour la Peau d'un Flic'.

Durant sa longue carrière le bluesman a enregistré une belle série d'albums, en 2018 sortait ' I Am Back' qui marquait son comeback après un silence de sept ans.

Un critique écrivait: The fire in Oscar Benton's heart is still alive and on his new album 'I Am Back' he shows that he is not ready to retire yet! 

Variety. com:  Lynn Kellogg, an actress and singer who originated the role of Sheila in the first Broadway production of “Hair,” died on Nov. 12, according to the New York Times. She was 77.

En 1969, Lynn apparaît dans le film 'Charro' starring Elvis Presley.

En 2014, elle sortait l'album 'Original Intender' crédité Lynn Kellogg Simpers.

Toujours Variety.com:  Country music singer Doug Supernaw, known for his hit 1993 single “I Don't Call Him Daddy,” died of cancer on Nov 13., il avait 60 ans.

Doug a gravé quatre albums studio: Red and Rio Grande (1993), Deep Thoughts from a Shallow Mind (1994), You Still Got Me (1995),et Fadin' Renegade (1999) avant de réduire ses activités musicales.

Il revient en 2016 pour se produire dans des clubs au Texas.

News Sky. com: Des O'Connor - an all-round entertainer who was a household name across the decades - has died aged 88 at his home in Buckinghamshire, cela se passait le 14 novembre.

Pendant 60 ans, Des a fait les beaux jours des chaînes de télévision britanniques avec son Des O'Connor Show, Countdown ou Des O'Connor Tonight.

Il a enregistré sept albums et une kyrielle de singles, ainsi,  il a placé  'I Pretend' au sommet des charts en 1968.


Un des plus célèbres groupes anversois, De Strangers vient de perdre son chanteur et guitariste Bob Van Staeyen ( 84 ans).

Il avait rejoint le groupe en 1964. on l'entend sur les tubes 'Oh mijnen blauwe geschelpte', 'Schele Vanderlinden' ou  'Bij de rijkswacht'.

Comme acteur il a tenu le rôle de Theo dans la série ' Benidorm'  


Le bassiste Alec Baillie de Leftöver Crack et Choking Victim est décédé le 10 novembre.

Il avait également fait partie du groupe ska/punk Agent 99.




dimanche 15 novembre 2020

Death notice - décès depuis le 22 octobre! ( part one)

 Tout le Zik Zak a pleuré en apprenant le décès de Michel Strompers, un ami, leur graphiste attitré, photographe et musicien, il a notamment joué pour Lovegang SS avec, e a,  un autre défunt, le regretté Stef Debusscher.

Emotion et incompréhension, nous retenons un seul hommage parmi les tonnes de messages: le 22 octobre: "C'est avec une grande tristesse que nous venons d'apprendre le décès de Michel Strompers.

Toutes nos condoléances à la famille de la part de ED HUNTERS."
 
Toujours en Belgique, Jack Roskam, le premier guitariste de Machiavel est décédé le 26 octobre, il quitte le groupe après la parution du premier album et s'installe en Croatie où il joue e a avec le groupe Galija.
Tu avais eu l'occasion de le voir à l'oeuvre avec Machiavel au Malakoff à Linkebeek, un souvenir qui restera gravé dans ta mémoire. 

Guitariste britannique établi à Brest depuis le début des années 80, Kevin Wright est décédé le premier novembre.
Celui qui a commencé à gratter une six cordes dans les mid-sixties, en écoutant Davey Graham, Bert Jansch ou John Renbourn avant de s'intéresser au blues, a tourné et enregistré avec sa compagne
Olga Bystram, il a, aussi, joué au sein du Big Band de Jacques Le Guellec,  chez Unlimited Blues Time, avec Les Shakers aux côtés de Pikey Butter et Bernard Le Dréau.
 
 Singer and songwriter, Jerry Jeff Walker who became an icon in the Texas outlaw country scene and wrote the standard "Mr. Bojangles." died on October 23rd.
Il avait 78 ans.
Willie Nelson, Waylon Jennings et Jerry Jeff Walker sont considérés comme les figures de proue du
mouvement Outlaw Country.
Jerry Jeff nous laisse une discographie impressionnante, 'It's about time' de 2018 est son dernier album, sorti en 2018.  "Throat cancer nearly felled Jerry Jeff Walker last year as he wrapped recording for It's About Time." notait The Austin Chronicle en reviewant la plaque.

Jazz Magazine: Le guitariste Marc Fosset s’en est allé, des suites d’une longue maladie ( le 31 octobre).
Le guitariste débute aux Trois Mailletz, joue au sideman pour les Américains de passage à Paris, fait un temps partie de Magma, tourne avec Stéphane Grappelli ,avant de poursuivre en trio  ave l’organiste Philippe Petit et le batteur Eric Dervieu.
On lui connaît une douzaine d 'enregistrements en tant que leader, plus de douze aux côtés de Grappelli et d'autres comme sideman.
Il lui arrivait de saisir le micro pour chanter, comme sur l'album ' Crooner'. 
 
The Music Network, le 2 novembre: Australian bassist Ronnie Peel, best known for his work in the La De Das and the John Paul Young All Stars, died on the weekend. He sometimes used the stage name, Rockwell T. James.
Sa carrière avait débuté au début des années 60, il jouait pour  The Mystics, un combo surf
de la Nouvelle-Galles du Sud.
D'autres groupes ont suivi, The Missing Links, The Pleazers, Ray Brown and The Whispers avant de lancer son propre  Rockwell T James and The Rhythm Aces.
Ensuite il  fait partie de Thunderclap Newman ( ' Something in the Air', tu te souviens?), d'une nouvelle mouture des La De Da's et enfin du groupe de John Paul Young.

Formed in late 1969, Uriah Heep originally featured vocalist David Byron, guitarist and backing vocalist Mick Box, keyboardist, guitarist and vocalist Ken Hensley, bassist Paul Newton, and drummer Alex Napier.
David Byron est décédé en 1985, Lee Kerslake, qui très vite s'est retrouvé derrière les drums, après Alex Napier et un bref passage de Nigel Olsson, le suit en septembre 2020, et, maintenant, c'est au tour de Ken Hensley de passer l'arme à gauche, à 75 ans.
Une perte immense!
Ken Hensley s'entend sur les 12 premiers albums du groupe dirigé par Mick Box.
Avant de rejoindre le Heep, Ken avait joué chez The Gods, Head Machine et Toe Fat ( comme Lee Kerslake).
Après le long épisode Uriah Heep, Hensley rejoint les Américains Blackfoot, puis on le voit chez  WASP et Cinderella. 
Par après, il monte Ken Hensley and  Visible Faith ( un album) , participe avec d'autres stars ( Jack Bruce, Mitch Mitchell, Buddy Miles....)  à l'album de Bruce Cameron , enregistre avec John Lawton, puis John Wetton, prête main forte à Therion et  B T R, tout en réalisant pas mal d'albums solo, un des derniers, a studio album,  "Love and Other Mysteries", datant de 2012, reçoit de bonnes critiques. 

Len Barry, the original lead singer for the doo-wop group The Dovells, died November 5. He was 78. ( Deadline).
"Bristol Stomp", "Hully Gully Baby" et "You Can't Sit Down" sont les titres les plus célèbres des Dovells.
En 1963, Len quitte le groupe et se lance pour une carrière en solitaire, il se tape un Grammy Award nomination for Contemporary Rock and  Roll Male Vocal Performance pour le single' 1-2-3'.
La suite sera moins glorieuse, son dernier fait d'armes, a semi-biographical novel titled “Black Like Me” en 2008.

Fin de la première partie.


 

samedi 14 novembre 2020

Album - The Prettiest Curse - Hinds.

 Album - The Prettiest Curse - Hinds.

 

Label:  Lucky Number/Mom + Pop Music


Par Florian Hexagen

 

Las jóvenes Madrileñas de Hinds ont tellement pop-fm-isé leur son sur ce "The Prettiest Curse", leur dernier long datant de cet été, que je devrais en être automatiquement rebuté, mais non, incroyable.
Elles choisissent ici une formule plus sûre, leur permettant de s'ouvrir clairement à un public plus large que leur indie rock garage de base ne le leur aurait permis, en misant un max sur une production claire et le côté le plus pop de leurs chansons, mais sans pour autant entraîner la réaction naturelle pourtant si attendue de mon côté (en gros le rejet), réussissant un sacré tour de force me concernant.
Non seulement je n'ai pas perdu une once de l'intérêt que je leur porte depuis que je les avais croisées sur scène et dans la fosse en tant que spectatrices averties juste heureuses d'être là au Paredes de Coura (festival top dans le nord du Portugal), mais je crois même que je les trouve plus fortes et talentueuses encore maintenant.
La ribambelle de tubes est tellement là qu'elles emportent toute velléité de dénigrement liée à l'absence de "pureté indie" pourtant quasi automatiquement présente en moi. Ca doit être ça le talent...
En résumé, felicidades Señoritas!
 
Tracks-
 
 1. Good Bad Times
2. Just Like Kids (Miau)
3. Riding Solo
4. Boy
5. Come Back And Love Me <3
6. Burn
7. Take Me Back
8. The Play
9. Waiting For You
10. This Moment Forever
 

 

































Album - Cristiano Filippini's Flames Of Heaven - The Force Within

 Album - Cristiano Filippini's  Flames Of Heaven - The Force Within

 

label: Limb Music

 

 La bio de Cristiano (pas le Portugais qui enfile les buts) originaire de la ville portuaire de Pesaro au centre-est de l'Italie, nous apprend qu'il se lance très tôt dans la composition de morceaux symphoniques et épiques.
Dans ce style, il publie 'The First Crusade' en 2010 et 'Flames of Passion' en 2011 qui seront joués par l'orchestre symphonique 'Gioachino Rossini' (du nom du compositeur) avec l'enregistrement d'un live en 2015.
Mais ce qui le fait rêver réside dans la musique hard rock et métal et le conduit à la création de Flames of Heaven en 2018.

Le groupe réunit :
Cristiano Filippini - guitares rythmique et lead, claviers, arrangements, orchestrations
Michele Vioni (Vivaldi Metal Project, Michele Luppi) - guitares acoustique, électrique, rythmique et lead
Marco Pastorino (Temperance) - Voix principale et choeurs
Giorgio Terenziani (Arthemis) - basse
Paolo Caridi (Geoff Tate -Queensryche-/Sweet oblivion) - batterie
Matias Kupiainen (Stratovarius) mixe l'enregistrement masterisé par Mika Jussila (Nightwish, Stratovarius, Avantasia).
Stan W. Decker (Dragonforce, Timo Tolkki's Avalon, Rage, Masters Of Disguise) imagine le visuel par une belle gravure d'Anges-Dieux, en armures, qui semblent transmettre, via leurs épées dirigées vers la terre et nos gratte-ciels modernes, les flammes du paradis.

TRACK-LISTING

01. The Force Within
02. We Fight For Eternity
03. Far Away
04. Against The Hellfire
05. Always With You
06. Dying For Love
07. Finding Yourself
08. Lightning In The Night
09. Missing You
10. Moonlight Phantom
11. The Angel And The Faith
12. Ab Angelis Defensa

Bonus Track:
13. Missing You (Acoustic Version)

Vu le pédigrée, je ne suis pas certain d'entendre beaucoup de reggae ou de folk, ça tombe bien, j'avais envie de power metal à la double pédale grosse caisse!

Sans surprise dans cette catégorie, le voyage débute par le morceau titre, instrumental bref, au duo clavier-guitare avant l'arrivée des autres instruments.

'We fight for eternity' dénomination, presque cliché, bien dans le style, enchaîne par une mélodie entraînante et séduisante qui fait penser à Almanac ou Masterplan. La technique inattaquable pointe au rendez-vous.
Ça  pilonne grave mais en glisse dans une neige poudreuse.

'Far away' s'introduit en emphase par son clavier pompeux et ouverture en direction de la guitare laser. La voix vole, irréprochable, et la batterie court sur un marathon régulier.

Un clavier, un peu plus électro sci-fi, donne le change à l'entrée de 'Against the hellfire'. Le ton se rapproche de l'AOR (ou FM) avec un clavier à la 'Final Countdown'.
La composition, au refrain facile, fait de l'oeil à l'oreille.

'Always with you' Avec ce titre, on devine l'incontournable ballade. La voix de crooner s'élève sur un piano mais, évidemment, la rythmique puissante et la guitare hero rejoignent, très vite, la trame (power metal dans l'âme).
Ici, l'orchestre symphonique se fait entendre et enveloppe d'une douceur cotonneuse. On verrait bien le titre se glisser dans une scène d'amour d'un film classé heroic fantasy.

'Dying for love' souffle des claviers aux sonorités 80's (et à nouveau final countdown) avant la guitare tranchante. La mélodie démarre en douceur et reste classique mais agréable sous les frappes bétonnées de Paolo.
Un solo de clavier enchaîné à celui de la guitare ouvre un espace grandiloquent aux harmonies vocales lyriques.

'Finding yourself' remet le couvert pour une ballade, dessert sucré, à intro de piano et voix sensible d'abord puis, beaucoup plus lyrique, lorsque tous les instruments jouent ensemble. Le solo de guitare se pose naturellement.

'Lightning in the night' -  Le riff à la guitare fait penser à 'Flash of the blade' de Iron Maiden en moins agressif. Par contre le batteur s'en donne à coeur joie, sans limitation de vitesse, à la double pédale.
Un break au piano amène le solo de guitare, lumière dans la nuit. On reste captif jusqu'au bout.

'Missing you' Ah ben oui, avec un intitulé pareil, il s'agit d'une troisième ballade qui laisse un peu de place à l'orchestre... Bien qu'on respire un joli air, ça redonde un peu...

'Moonlight Phantom' démarre par un riff clavier repris à la guitare. Ce titre catchy se projetterait bien en single. Classique mais flamboyant, il entraîne sans retenue.
La ligne claire et remarquablement rythmée se suit sans difficultés ... et ce passage aux cordes chez 'Flames of heaven' n'aurait pas dépareillé au clavecin chez Stratovarius...

'The Angel And The Faith' danse dans un rythme plus syncopé, bienvenu, qui tranche un peu avec les autres morceaux. La batterie claque et la pulsation ventile.
Les choeurs donnent envie de chanter sous la douche!

'Ab Angelis Defensa' - Le court coda répond, de manière symphonique, au prélude.

En dehors de l'intro et l'outro, toutes les durées flirtent avec les 6 minutes, minimum syndical du power metal.
'Flames of heaven' correspond bien au sens des mots, mélangeant chaleur de flammes et sérénité du paradis.
Les paroles tournent autour des thèmes habituels dans ce domaine : combat, solidarité, virilité, courage, héroïsme et amour.
On peut penser aux albums de Allen-Lande mais ces derniers possèdent des voix monstrueuses inégalables et chantent sur des mélodies encore plus accrocheuses.
On pourrait évidemment citer Luca Turilli et Rhapsody, dont la musique sonne parfois plus complexe et ampoulée.
Ici, nous sommes en présence d'une oeuvre très calibrée.
On ressent donc l'hommage aux glorieux ainés mais qui manque un peu de personnalité et surtout de prise de risques.
Pourtant on peut palper le potentiel ne demandant qu' à éclater avec plus de confiance dans le caractère de l'écriture.
Malgré cela, nul doute que les aficionados du genre apprécieront déjà et... je suis repu avec ma part de crème fouettée.