samedi 31 mars 2012

Beth Jeans Houghton au Witloof Bar du Botanique, Bruxelles, le 30 mars 2012

Pas la foule des grands soirs, mais une assistance honnête au Witloof pour accueillir, for her first time in Brussels:

Beth Jeans Houghton
Une blonde et délurée Geordie ( Newcastle upon Tyne) de 22 ans.
Précoce, l'enfant affronte déjà un public en 2006 pour sortir un premier EP en 2008.
Elle est remarquée par Static Caravan Records ( Tunng, Peter Astor..) qui la signe: un single et un second EP.
Bye, bye Europe, m'en vais à L A, un premier full CD sur Mute Records: 'Yours Truly, Cellophane Nose'. ( 2012)
Parenthèse, la presse people voit la jolie anglaise fréquenter Anthony Kiedis des Red Hot Chili Peppers.. nous ne l'avons pas entrevu dans les caves du Bota, d'ailleurs il n'y avait pas de caves Rue Royale, que des gens convenables!

20:25', voilà la troupe: Beth, son bonnet de laine multicolore, son look Gwen Stefani/Lady Gaga/ taille Kylie Minogue, son immense sourire espiègle et sa guitare + son band 'The Hooves of Destiny': aux drums & backings, Dav Shiel - bass & backings, le petit et doué Rory Gibson- claviers, laptop & backings: un point d'interrogation, toutes les bios annoncent un violon, Findlay Macaskill, il n'y avait pas de fiddle, mais un grand et jovial gaillard derrière un piano électrique- guitare, trompette, banjo électrique, celui auquel ne manquaient que les moufles pour affronter le climat sibérien du Bota: Ed Blazey!

L'enjoué et débridé 'Atlas' ouvre après l'annonce de Dav: ..laissez les bons temps rouler...et ils vont rouler pendant près d'une heure: rythmes galopants et exotiques, gymnastique vocale vertigineuse, cassures inattendues, phrasé Joe Strummer, reprise des sonorités festives.
Public surpris!
'Dodecahedron' aux couleurs comédie musicale indie, avec de joyeux arrangements et un chorus allègre.
It's the last date of our tour, mais n'ayez crainte, ils ne sont pas sur les genoux, Beth nous abreuve d'anecdotes ou de blagues après chaque titre, taquine ses musiciens ou apostrophe quelqu'un dans la salle, ainsi elle dédie la suivante à une fillette assise à ses pieds près du podium: ' Franklin Benedict' aux effets de voix osés sur riffs de guitares saturés.
On se regarde tous, enfin quelque chose d'original sur nos scènes, on est loin de la folksinger classique, sérieuse et souvent casse-burnes.
Musicalement c'est fortiche, audacieux et imprévisible, le timbre de la blonde platine passe des tonalités cantatrice, incluant le falsetto, à l'alt.country, au rock voire aux touches hip hop, tu y ajoutes une bonne humeur communicative et tu saisis qu'on passe un excellent moment au Bota.
Référendum: what's your favourite 'Alien' movie?
Bof, on aime bien Sigourney Weaver!
I like the vagina scene..
Faudrait revoir ce film!
Sais pas si elle le fait exprès, voici le délicat 'Liliputt', chanté d'une voix aérienne sur couches Arcade Fire.
La suivante est pour le trou dans la couche d'ozone, ' Your holes', du country choral, final a capella!
Un doux lament 'The barely skinny bone tree' avec un rôle prépondérant pour la basse gonflée de Rory.
Brussels you were the nicest crowd during this tour, un truc qu'elle a laissé échapper dans chaque village où le band s'est arrêté.
Allons y pour un petit cours d'étymologie potagère: witloof/chicon/chicory et voici ' Humble Digs' son banjo ensoleillé et son symphonic choir.
On mange bien au bota, I had some white fish et j'ai piqué la portion de Rory.
Right, she's a mean girl...
Comme elle pèse +/- 92,5941501 livres tout habillée, elle n'a pas à craindre le surpoids!
'Honeycomb' un doo-wop virant surf/garage, vaguement piqué sur le 'Runaway' de Del Shannon.
Les conseils du thérapeute: pour refouler vos inhibitions you have to shout loud.
1,2,3...un cri énorme qui a fait sursauter la reine Fabiola, qui, au Palais Royal, dans sa petite chambre au papier peint bleu ciel décoré des sept nains et de Blanche-Neige , venait de s'aliter après ses 46 'Je vous salue Marie'!
Mean, girl!
'Shampoo', un uptempo bruyant, aux changements de cap fréquents, rehaussé d'une trompette noire aux parfums New-Orleans.
Second référendum.
Où classez-vous Bruxelles sur l'échelle des valeurs ( from 1 to10): une touriste, sans doute pompette, lance ten, la basse, questionnée, place Newcastle à minus 5, pourtant la Newcastle Brown Ale c'est pas du pipi de matou castré!
' I will return, I promise' : amorce douce en harmonies fragiles avant de voir une joyeuse fanfare entrer en action, BJH poursuit avec le formidable 'Sweet Tooth Bird', un rock choral explosif au drumming martial, trompette héroïque et singalong folky.
Pas encore revenus de notre surprise, on a droit à la claque de la soirée, la reprise improbable de Madonna, 'Like a Prayer', pour laquelle Jeanne d'Arc abandonne sa guitare.
Un phénomène, cette nana!
On termine avec le pied sur l'accélérateur avec le punk 'Prick', bourré de fuck off et autres propos outranciers.

Immense ovation et retour des artilleurs pour un bis!
Un vieux titre:' Night Swimmer' aux influences Kate Bush évidentes!

Foule au stand merchandising.

Beth Jeans Houghton, à ne pas confondre avec Barclay James Harvest, va récolter d'autres lauriers, for sure!

vendredi 30 mars 2012

Disparition de Earl Scruggs, the man who shaped bluegrass, le 28 mars 2012

Billboard titre: Chet Atkins played the guitar. Bob Wills played the fiddle. Earl Scruggs played the banjo... pour bien nous faire comprendre que Earl Eugene Scruggs, né le 6 janvier 1924, a révolutionné l'art du jeu de banjo.
Il a popularisé le three-finger banjo-picking style, désormais connu sous le nom de "Scruggs style".
Avec Bill Monroe, Wade Mainer, les Stanley Brothers, Ervin T ' Orange Blossom Special' Rouse et son pote Lester Flatt, il fait partie de la première génération de bluegrass musicians, active juste après la guerre jusqu'à la fin des sixties.

Earl rejoint le chef, Bill Monroe, et ses Blue Grass Boys, en 1945.
On le retrouve sur quelques enregistrements du maître, qui ont été réédités sous le nom de 'Bill Monroe & His Blue Grass Band – The Early Years'.
En 1948, Earl et le guitariste/mandoliniste Lester Flatt quittent les Blue Grass Boys pour former les Foggy Mountain Boys qui deviendront Flatt and Scruggs!
Ils joueront ensemble ( avec une kyrielle de grands noms country, tels que Chubby Wise, Josh Graves, Mac Wiseman...) jusqu'au split en 1969.
Plus de 20 albums et des singles squattant les country charts, tels 'Foggy Mountain Breakdown' ou 'The ballad of Jed Clampett' .
Scruggs monte la Earl Scruggs Revue avec ses fils et continue à publier des old style country albums.
En janvier 1973, un Tribute Concert est organisé en son honneur à Manhattan (Kansas).
De grands noms y contribuent: les Byrds, Joan Baez, le Nitty Gritty Dirt Band, David Bromberg, Doc Watson...la crème country/folk/rock de l'époque.
On retrouve Earl pour la dernière fois dans les charts en 2003 avec le disque "Three Pickers" featuring Doc Watson et Ricky Scaggs.

The Segovia of the five-string banjo, the Paganini of bluegrass s'est éteint, apparemment de mort naturelle, au Nashville hospital.
Il avait 88 ans!

jeudi 29 mars 2012

Jerry “Boogie” McCain, died Wednesday (March 28).

Le bluesman Jerry McCain, harmoniciste, singer/songwriter est décédé le 28 mars 2012, il était âgé de 81 ans.
Né à Gadsden, Alabama, très vite comme plusieurs de ses frères ou soeurs ( ils étaient cinq enfants), il se lance dans la musique.
Sa rencontre avec Little Walter, en 1953, sera décisive, il jouera de l'harmonica.
La même année sort le single "East of the Sun" /"Wine-O-Wine" gravé sous le nom de Jerry 'Boogie' McCain, dans le groupe on retrouve son frère Walter à la batterie.
Ensuite il obtient un contrat avec le label Excello, qui sort d'autres singles, tels que "My Next Door Neighbor".
En 1960 paraît l'instrumental 'Steady' qui devient un blues harmonica classic et inspira Kim Wilson des Fabulous Thunderbirds.
Les firmes de disques se succèdent ( Columbia, Okeh Records, Jewel, qui plus tard sortira une compilation de ses 45 tours) , Jerry gravant surtout des singles.
A cette époque, il tournera avec les Drifters, Freddy King ou William Bell.
Les seventies furent une période sombre pour les musiciens de blues, la discographie du gars d'Alabama est difficile à répertorier , on note cependant un premier LP en 1978 ' Living Legend' .
Il signe chez Ichiban Records, the most popular in the blues record business, pour lesquels il enregistre plusieurs albums.
Dans les 90's, jouissant d'un regain de notoriété, il tourne en Europe et passe par la Belgique.
Sa dernière trace discographique date de 2004 ' «Boogie » Is My Name'.

Durant sa longue carrière, Jerry a collectionné les awards dont l'Alabama Folk Heritage Award en 2007, sa ville de Gadsden l'a également honoré en créant un Jerry McCain's day pendant son annuel festival rock, le River Fest Event, se tenant habituellement au mois de juin.

Jerry McCain n'est pas repris dans le top ten des All-Time blues-harp players éditée par 'Modern Blues Harmonica', mais il est juste en dessous!
Little Walter (Jacobs)
Big Walter (Horton)
James Cotton
John Lee “Sonny Boy” Williamson (aka, Sonny Boy I)
Rice Miller (aka Sonny Boy Williamson, Sonny Boy II)
Sonny Terry
Junior Wells
Jason Ricci
Paul Butterfield
George “Harmonica” Smith

The Jezabels- Coffee or Not à l'Ancienne Belgique ( Club), Bruxelles, le 28 mars 2012

Un sold-out pour la venue bruxelloise de la nouvelle sensation from Sydney: The Jezabels!

Déjà à 20:00 le Club est bien garni pour l'avant-programme assuré par les locaux:
Coffee or Not.

Coffee or Not ou l'union de deux habitués des scènes de la capitale, la séduisante singer/songwriter Soho Grant ( qui collabora également avec Pierre Castor), guitare, claviers, vocaux et Renaud Versteegen ( Another Belgian Band, BOw, Ruacutane...), guitares, vocaux.
En 2010, Rudy Coclet ( Jet Studio) sort l'album ' Not alone in our Mind', un nouveau CD, 'Gone', doit éclore un de ces jours.
Sur scène, le duo est secondé par un formidable bassiste/contrebassiste, Nicholas Yates ( Samir Barris, Ruacutane, Thomas Champagne trio...) et un batteur non moins talentueux, Jordan Greenwood ( The Grievous Angels, Pierre Castor, Geezer Young...).
'City Lights', une entrée en matière tout en douceur, les lumières urbaines sont tamisées, l'arrière-plan musical baigne dans des tonalités soft subtiles.
Grâce et légèreté sont au rendez-vous.
L'ensoleillé ' Summer' succède, de la pop soignée et entraînante reposant sur de fragiles harmonies vocales .
Sensibilité et savoir-faire!
Une intro ciselée à l'acoustique amorce le plus ancien 'Home again', Soho hante les claviers, ce folk délicat prend des teintes Syd Matters ou Peter, Paul & Mary pour les plus anciens.
A new one, le soyeux 'Somewhere I belong'.
Au jeu des rapprochements, on avance Simon & Garfunkel ou certains titres des Carpenters.
Un switch de guitares, l'acoustique pour Miss Grant, l'électrique pour son compagnon, voici 'Inside our bones', une plage indie rock enlevée.
La formule quartette convient parfaitement au rendu des compositions de Coffee or Not, les mélodies sont plus percutantes.
Le Club se dandine et apprécie.
Une plage au ton dramatique ' Like a shadow' met une nouvelle fois en évidence le mariage parfait des voix, féminine et masculine.
Bel ouvrage d'orfèvrerie.
'Wake up', aux climats passant du grave à l'insouciant pour ensuite secouer sévère et terminer en douceur à l'approche du terminus, mettra fin à ce set convaincant de 30'.

Coffee or Not se produit au LR6 ( Rue Haute) le 6 avril.

The Jezabels

Deux ( jolies) filles, deux garçons: Hayley Mary – vocals, Heather Shannon – piano/keyboard, Nik Kaloper – drums, Samuel Lockwood – guitar.
Après quelques EP's sortis en 2009/2010, un premier full cd, ' Prisoner', fin 2011.
Un critique irlandais résume assez justement leur style..they switch from slow-burning gothic emo-rock to floor-stomping indie with ease... !
Ajoutons-y que les trois musiciens fournissent un boulot impeccable permettant à celle qui attire tous les regards, Hayley Mary, noire, de la chevelure de jais luisant, jusqu'au combat shoes en passant par le futal de cuir moulant et le vernis à ongle, de placer en avant-plan son ramage multi-octave et sa gestuelle scénique fascinants.
'Endless Summer', au potentiel hymne emo évident, ouvre, tu essaies des rapprochements, le timbre te faisant, à la fois, songer à une jeune Chrissie Hynde, à Cindy Lauper ou Sharin Foo, des Raveonettes.
Le paysage sonore impressionne, t'es loin des Polders ou des plaines du Pô: vallons, collines, cascades, pics escarpés se succèdent en déferlantes sauvages.
'Cherry Pie' c'est pas de la tarte. Comment une frêle créature telle que Hayley peut-elle s'époumoner avec autant de punch?
Le groupe s'assagit pendant 'City Girl', la guitare se fait épique, le chant narratif.
Petit bémol, les claviers ne s'entendent guère.
Miss black leather tombe la veste pour arborer un top, noir évidemment, scintillant: un titre plus ancien, ' Mace Spray' .
Kate Bush, murmure un voisin, The Cranberries ajoute son copain, Lykke Li annonce une autre voix.
Il y a un peu de tout ça!
'Horsehead', même scénario avec un assaut vocal aussi périlleux que dramatique.
Décidément, cette nana n'a peur de rien.
Heather introduit ' Easy to love', un roulement de tambour succède à l'amorce au piano, les fans reprennent ce titre plus ancien et plus lent en chorus.
Nouvel épisode épique: 'Rose Bud'
More keys, please...Merci, Hayley, nous n'étions pas les seuls à avoir constaté la mise en sourdine du piano.
Toujours aussi musclé, ' Sahara Mahala', avant d'entendre Samuel proposer a dancing one, le single secouant ' Try Colour', il se met à sautiller pendant que la frontwoman se tortille, le drummer et la pianiste restant concentrés.
Chaud, chaud!
'Long highway' démarre comme une ballade avant d'exploser en indie rock dynamique.
La leading lady indique que 'Hurt Me' sera la dernière.
Le corps mince de Hailey, une Nikita Aussie, s'anime en suivant les accélérations du rythme, ses mouvements saccadés et hypnotiques collent au tempo pendant que la voix fait frisonner nos échines.

Public bouillant et bis!
'She's so hard' aux senteurs Pretenders et le tempétueux 'Dark Storm'.

The Jezabels, un groupe ayant tout pour se retrouver en tête d'affiche des grands festivals dans un avenir proche!

mardi 27 mars 2012

Sound Of Guns - The Tangerines à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 27 mars 2012

The Tangerines

Rotonde, 20:00: cinq mandarines hurlus sur le podium, 13 badauds disséminés dans l'hémicycle.
Sont très jeunes Simon Gastout: Chant, guitare, analogique • Bazil Urbain: Chant, piano • Pierre Gastout: Chant, guitare • Nathan Chevalier: Basse • Pierre Yernaux: Batterie qui fondent Tangerines en 2010.
Ils définissent leur rock de psychédélique, tu peux carrément y ajouter des éléments hard, alternative metal ou stoner, selon les titres!
Peu de monde, peut-être, mais les présents ont assisté à un show de 30' d'un groupe prometteur, montrant une belle maturité sur scène et dont les compositions, bien structurées et énergiques, tiennent plus que bien la route.
Ces gamins n'avaient pas de setlist, d'ailleurs plusieurs de leurs morceaux sont toujours untitled, après le gig de Sound of Guns, ils consentent pourtant à te griffonner quelques titres sur un bout de papier.
Ce qui frappe d'emblée c'est le son énorme et les teintes seventies des deux premières plages ( no titles), des effets psyché parsèment ce heavy rock bien torché.
Ils poursuivent avec 'The way with no end ' (?) , un downtempo pesant et obsédant, le clavier te rappelant au bon souvenir d'un Ray Manzarek, doors of perception.
Le singer annonce 'Illusions', le papier reçu mentionne ' Sex', on conclut le sexe est une illusion, mais ce titre mordant pète le feu.
Une intro electro amorce la suivante, très vite le truc vire garage crado. ( c'était peut-être 'Sex' , car le scribouilleur a oublié un titre).
' Trip in your eyes' (?) est entamé par un orgue à la Electric Prunes, qui connut son heure de gloire dans les sixties avec 'Mass in F Minor', une méchante basse en disto annonce un final fougueux.
Excellent!
Pour terminer, les mandarines nous envoient ' Lost in your end', plus métallique et au phrasé Zack de la Rocha. Le drummer hargneux se démène comme un ours en rut, les guitares sont pas malades, la basse tourne rond et Buzz, au chant, assure un max.
Juteuses, ces Tangerines!

Après Mons, Liverpool: Sound of Guns
Quintette existant depuis 2008, deux efforts discographiques long playing: 'What came from fire' et 'Angels and enemies', venant d'être baptisé.
Line-up:Andrew Metcalfe ( vocals) Lee Glynn (Guitar )Nathan Crowley ( Guitar )John Coley (Bass ) et Simon Finley (Drums)!
Classement: anthemic rock bourré de powerful riffs, de lyrisme, de deep and emotional vocals, et d'un rien de glamour.
Les critiques citent U2, époque October, on ne leur donnera pas tort, en y ajoutant The Verve, et quelques mastodontes à la limite du hard/glam: Aerosmith, Mötley Crue, certains avancent Iron Maiden, on ne les suit pas, mais on accepte The Cribs, The Rakes ou autres seconds couteaux de la scène indie.
Malgré un public maigrichon, les gars du Merseyside nous ont servi un set musclé et réjouissant, loin d' être novateur, néanmoins.
It's only rock'n roll, but I like it, a sorti la petite Frances, une rousse pétillante.
Pense pas qu'elle était déjà née en 1974!

'Sometimes' amorçant ' Angels and enemies' ouvre le feu, du rock de stade généreux. Les guitares s'entrelacent, le drummer pile ses fûts et cymbales, la basse sautille, le phrasé d'Andrew se fait véhément, ses potes reprennent en chorus, tu frappes le sol des pieds et ta tête se secoue en suivant le rythme imposé par le sound des Guns.
Le frontman, profitant de l'espace offert face à lui, traverse l'enceinte et vient chanter l'aubade à une gamine assise aux pieds de la table de mix.
Binaire et efficace!
'Elementary of Youth' même scénario, même tir nourri.
'Lightspeed',299 792 458 m/s mieux qu'une Porsche!
Le downtempo folky aux touches Oasis ' The Whites of Your Eyes' sera suivi du méchant ' Collisions'.
Une nouvelle promenade dans la fosse, t'as même droit à la bénédiction de Monseigneur Metcalfe apposant ses mains sur ton auguste crâne.
Toujours dans la veine épique ' 106 - Still the words' avant de voir un roadie refiler une acoustique au shouter.
La chouette ballade ' Bottled in Birkenhead' sera introduite par un clavier majestueux, un instant de tendresse après le canardage en règle.
Retour au front avec ' Silicon', John se remet à pianoter pour une intro à la 'Baba O'Riley' ( The Who), voici le glacial et symphonique 'Antartica'.
'Bullets in the Bloodstream': toi, kid, qui fredonne tous les lyrics depuis le début, attrape le micro et chante.
Pas de bol le mélomane est victime d'un trou de mémoire ou souffre du trac des débutants, rien ne sort de sa gorge, il refile le Sure à Andy qui poursuit le trip en souriant.
Next one is called ' The Leaning', suivi de 'Architects' , qui n'est pas une cover de dEUS, ni le soundtrack d'un Peter Greenaway.
Architecture baroque flamboyant!
Place à ' Of your own imagination, un downtempo solennel engagé par un son de cloche auguste.
Une dernière salve impétueuse, 'Alcatraz' , mettant fin à ce set de 60'.

Au stand merchandising, les membres du band se montrent des plus disponibles, dialoguent avec les fans et ne semblent pas faire une maladie du manque de public.
Sympa!

Accident de voiture fatal pour Vince Lovegrove ( The Valentines) , le 24 mars 2012

Pas une figure très connue dans no contrées, le natif de Fremantle, Australia, et pourtant il est considéré comme un des pionniers du rock chez les Aussies.

En 1966, à 18 ans il forme The Valentines, un groupe pop/rock s'inspirant des Beatles ou des Stones mais aussi des stars locales les Easybeats.
Il est intéressant de noter que le co-vocaliste se nommait Bon Scott, celui qui deviendra lead singer d'AC/DC en 1974.
Les Valentines vécurent de 1966 à 1970 et connurent quelques hits pendant cette brève carrière.
Un album compilation posthume, simplement intitulé 'The Valentines' sortira en 1987, il sera réédité plusieurs fois.

Après cet épisode, Vince se lance dans le journalisme et devient manager, notamment des Divinyls ( featuring Christina Amphlett ) ou de Jimmy Barnes ( ex Cold Chisel).

Vince Lovegrove n'a pas été épargné par le sort puisqu'il perd sa seconde femme et son fils, Troy, victimes du SIDA.
Le 24 mars au petit matin son van quitte la route et prend feu, Vince Lovegrove avait 64 ans!

lundi 26 mars 2012

Alex Winston - Adomas and The Mittens à l'Ancienne Belgique (Club) , Bruxelles, le 24 mars 2012

ELLE, un des magazines les plus hot question rock ( juste un cran sous 'Vive les Rondes'), titre en mars: "Nos trois coups de coeur de l'hiver..Brooke Fraser, la bombe - Alex Winston, la branchée et Liz Green, la folkeuse ".
On croisa Liz Green au bota, on espère désamorcer la bombe un de ces jours et samedi, on se pointe au Club pour assister au show de la petite Alex Winston!

20:15: Adomas and The Mittens

un collectif lithuanien, écumant les petites salles bruxelloises, dont on dit ( à raison après la performance à l'AB) le plus grand bien!
Sur scène la diva au chant maniéré, Adomas Laurinatis, keys and electronics - à ses côtés, le discret mais ensorcelant, Leonas Somovas au laptop, electronics & effects.
En background des visuals psychédélico -décadents créés par June Peduzzi et Pascal Mouri.
Pendant 40' Adomas & The Mittens nous auront servi du trip hop/ambient/cabaret electro novateur d'un haut niveau.
Un des trucs les plus intéressants proposé dans le genre depuis des lustres, mixant Gavin Friday, Brian Eno, David Bowie, Fad Gadget, Soft Cell, Depeche Mode, Massive Attack, Robert Görl, Amanda Lear et Marlene Dietrich...
Les compositions soignées, en mode downtempo, baignent dans un climat ouaté sans jamais sombrer dans le chill -out bon chic bon genre ni dans la muzak de supermarché.
Le light-show retient ton attention sans occulter la musique, quant à Adomas, il vit son rôle d'androgyne habité en utilisant une gestuelle de mime ou de pantin au croisement d'un Marcel Marceau et de Klaus Nomi.
En l'absence d'une setlist on peut supposer que le duo a interprété, dans le désordre, des versions work in progress des morceaux ' For June' ( avec piano classique), 'Rice', ' Confession', 'Circus', 'Nothing will get in my way', 'Rumours', tous titres dans lesquels les éléments symbolistes ne sont pas absents.
Excellente entrée en matière!

21h10' Alex Winston & Band!
Sur fond de marche enfantine, sont six à entourer le mètre 58 ( 24 ans) de Bloomfield Hills, Michigan.
Elle ne les présentera pas: drums, basse, claviers, guitare ou banjo ou mandoline, un homme à tout faire: claviers, acoustique, mandoline... et celle qu'elle nomme sa sister wife ( Sarah) aux secondes voix et shakers.
Quelques singles et EP's sortis en 2010/2011 précèdent le premier full CD ' King Con' sorti cette année.
' Fire Ant' ouvre les (d)ébats, de la pop nerveuse et saccadée. D'emblée une ambiance de party exubérante s'installe.
Une fausse fin, le fans applaudissent et le band reprend la route pour un final débridé.
Alex, pieds nus, se démène comme une petite excitée, son dynamisme gagne tes voisines, ça gigote ferme frontstage.
L'amusant ' Run Rumspringa' te rappelle au bon souvenir d'un groupe tel que Freelance Whales, en moins bordélique, le guitariste a droit à un petit solo pas bidon, les harmonies vocales coulent de source, la croisière s'amuse.
Le band enchaîne sur 'Host', titre pétillant au chant choral et aux rythmes exotiques.
Musicalement ça ne vole pas très haut, mais l'énergie déployée et la joie de vivre sont communicatives.
Un titre plus ancien, le chaloupé 'Velvet Elvis' , a handclapping one que la femme enfant va chanter en grimpant sur le drumkit.
Une nouvelle invitation à la danse 'Locomotive', qu'Alex interprète d'une voix enfantine tout en bondissant comme Skippy le kangourou.
Une boule de nerfs, cette gamine.
La seule ballade du set, 'Guts', un titre sobre, superbement chanté.
The band is tight and powerful!
Elle dédie ' Sister Wife' à sa choriste Sarah, c'est reparti pour une séquence d'aerobics et de sourires ravageurs se poursuivant pendant ' Choice Notes'.
'The Fold' qui clôture l'album est tout aussi naïf et entraînant.
Après avoir escaladé les hauts-parleurs, la schtroumpfette vient se mêler au public qui se trémousse en l'entourant.
Sur scène les claviers virent Farfisa et la mélodie prend des couleurs sucrées, un peu comme les plages de Little Joy, le band de Fabrizio Moretti ( les Strokes) et Rodrigo Amarante( de Los Hermanos) flanqués de Binki Shapiro.
C'est la dernière, Bruxelles, le mini-hit vaguement oriental: 'Medicine' .
Un grand numéro sur scène: elle commence à genoux pour escalader une nouvelle fois la grosse caisse et enfin, terminer allongée sur le sol. ( Non, pas de sombrero!).

A peine 45', hurlements désapprobateurs des Bruxellois.

Listen, kids, je me change et on continue outside, en acoustique!
Une cinquantaine de personnes l'attendent sur le boulevard Anspach et, effectivement, la troupe rapplique pour interpréter trois titres façon boy scouts, le mielleux 'Don't care about anything', une version alternative de 'Velvet Elvis' pendant laquelle un travesti black vient entamer une danse lubrique.
Les curieux s'arrêtent pour se joindre à la fête, le public a doublé et le groupe envoie une dernière salve ( 'Locomotive' bis) avant de récupérer our shit on stage.

Simpliste, sûrement, mais hyper sympa!