mercredi 22 septembre 2010

Deer Tick • Caitlin Rose à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 20 septembre 2010

Une Rotonde remplie au 2/3 pour ce double bill envoyé par Barack.

20h25 Caitlin Rose

Une rose fraîchement éclose, née il y quelques 23 ans du côté du Tennessee.
Un EP 'Dead Flowers', un full CD 'Own Side Now'.
Aux States, la mignonne et délurée Caitlin tourne avec band, ce soir, armée d'une acoustique, elle affronte Bruxelles en solo.
Du country traditionnel habillé d'un costume moderne, le chant de la Rose répond idéalement aux canons de Nashville, son jeu de guitare simple ne servant qu'à décorer un songwriting subtil.
Sa présence scénique mêle timidité, espièglerie, bonne humeur et auto-dérision.
Bruxelles a adoré, même les côtés imparfaits.
'Learning to ride', de l'indie/ alt.country chanté d'une voix vulnérable et attachante.
'Own Side' une ballade teintée de sorrowful crooning, sa relation a foiré.
La superbe comptine 'Docket' aux lyrics à double sens . Un petit côté Moldy Peaches, Kimya Dawson :...
I got a nice guy and he's got no class
l like his blue eyes, call him trailer trash
But he's got a docket in his pocket
That says all he's ever wanted is to be free ...
Des vues personnelles sur le mariage: 'Shotgun Wedding': lucidité et sarcasmes, la petite ne prend pas de gants.
'Spare Me' (Fetzer's Blues). Imagine la voix de Patsy Cline et l'acuité intellectuelle de Laura Veirs, combinées à un physique de gamine effrontée et tu verras une image de Caitlin Rose.
'New York City'. Au dragueur, la Tennessee girl répond: écoute Johnny, I ain't going home with you, tu te mets le doigt dans l'oeil et ton membre où tu veux...
Un petit coup de Bourbon et on continue, une cover de Dillard & Clark : 'She darked the sun'. Une complainte avec typique country twang.
'Shangai Cigarettes' : 'Caution: Cigarette smoking can be hasardous to your health', faut bien mourir de quelque chose, se dit-elle, sa devise: ...trying to quit will make you wish you didn't start...
A sad romantic song, le fragile 'Sinful wishing well', suivi d 'un nouveau country exprimant sa méfiance...I don't trust anybody so why should I trust you...
Mon titre préféré de Randy Newman, Bruxelles: 'Marie' , quelques hésitations et un grand sourire: j'ai merdé..
La dernière, tirée de son EP: 'T-Shirt' , une lovesong touchante.
40' de ravissement et de fraîcheur.

Deer Tick
De l'indie/americana/country rock originaire de Providence (Rhode Island).
Trois plaques, la dernière datant de 2010 ' The Black Dirt Sessions' .
Le band est mené par John McCauley: lead singer/ guitar et comprend Dennis Ryan aux drums, Chris Ryan à la basse, Ian O'Neil (de Titus Andronicus) second lead-guitarist & vocals et Rob B Crowell aux keyboards et saxophone.
Avec Deer Tick, pas de cinéma, pas de prétention, ni de gimmicks electro ou autres, la devise, c'est droit au but .
Si ton truc c'est Neil Young avec les Crazy Horses, les Del Fuegos, les Green on Red, Tom Petty, Horse Feathers, My Morning Jacket.... tu apprécieras Deer Tick.
'Choir of Angels' du country rock mélodieux et original, avec l'apport des claviers.
Intense et passionné.
'Baltimore blues n°1' sur leur premier cd, une basse lourde pour ce jammy bluesy rock.
Une ballade/ country waltz aux accents Nashville et écrite par Ian: 'Hope is big'.
On vire Chuck Berry avec le nerveux 'Something to brag about' .
Une juteuse intro aux claviers pour le dylanien 'Ashamed' , un sax plaintif pendant que McCauley relaye Mr Crowell aux keyboards.
Superbe titre.
'Twenty Miles' impeccable laidback garage country rock .
Deer Tick se fout de son image, se fout des clichés, pas de 'How are you, Brussels', pas de ' This is a marvelous venue' , mais un roadhouse rock attachant et énergique.
' Bury Deep' encore un rock aux épices The Band.
'Smith Hill' dominé par les claviers et la voix éraillée du frontman.
Deer Tick hausse le ton : 'When she comes home' , quelques envolées dignes de Benmont Tench à l'organ, tout ce track sonnant Tom Petty.
Le drummer continue sur sa lancée ' Mange' , long titre psychédélique rappelant le' Sympathy for the Devil' des Stones. Guitares furieuses et hypnotiques, drumming impétueux pour une finale théâtrale.
Un des highlights du set.
45', un peu court, non?

Double rappel
'Cheap Sunglasses' de Z Z Top, avec un sax Colosseum, pour nous rappeler au bon souvenir de Dick Heckstall- Smith.
Eh, Dennis, reviens, on leur balance:
' These old shoes' , un sale petit rock saccadé avec break funky.

Que des sourires en quittant la Rotonde.


lundi 20 septembre 2010

Nerorock à Hoeilaart, le 19 septembre 2010

Les fêtes du raisin de Hoeylaert existent depuis l'époque romaine. Enora, magnifique en bikini en peau de grenouille, fille de Ewen, fut la première druivenkoningin.
En 2010, les festivités s'étalent sur cinq journées: stripconcerten ( strip= BD)- fuiven, celles des scouts, des retraités, des anciens combattants, des colombophiles, des pédophiles, des collectionneurs d'amendes non payées etc... - expositions, cortèges, brocantes, courses cyclistes, fanfares et Nerorock.... les A A n'ayant rien à voir avec le comité organisateur, la bière coule à torrents.

Nerorock 2010, sept noms à l'affiche!

14h30' The Black Cat Bone Squad

Trio rockabilly ayant cassé la baraque au Blues & Rock festival de Ternat.
Ici, ils ouvrent devant une vingtaine de curieux, la jeunesse locale cuve sa nuit de libations païennes.
Ces conditions pénibles n'ont pas empêché Gretschman, Sweetboy, Mr. Magic de mouiller leurs liquettes et de faire danser les courageux.
'Old Bob' entame le bal comme en août - 'Truck Driver' un V12 Detroit Diesel two stroke engine tournant à plein régime, restez sur le trottoir, kids... - 'Creek Cats' de sales matous :t'as country et rockabilly, des crapules de chats- 'Monsters 'R' Go' les Stray Cats de Halen sont en forme - le downtempo 'Billy Badass'. Billy descend en ville, gomina et moonshine - 'Evil Farmer' le même que celui qui tirait sur Bob Dylan, mais ça sonne Johnny Cash - 'Sinner' du rockaboogie, plus moyen de se confesser, tous les curés sont au cabanon- 'Whiskey' à peine revenu de la confesse, le voilà qu'il vide une bouteille de gnôle, si on y ajoutait une ligne des Champs? '
T'es qui là?
'Wigglestick' it shakes... A quoi ça sert ce stick?
Faut te faire un dessin, Gerda?
'Monkey Business' pour Charlton Heston.
Sont malins, ces singes!
'Chicken rag' une histoire de volaille, il y en a partout .
Une nouvelle fois leur dirty rockabilly réjouit tes pavillons et tes guibolles .
Johnny Cash ' Folsolm Prison Blues' - Un petit coup d'overdrive, pour montrer aux péquenots que c'est du rock qu'on joue et pas du Sandra Kim:'Pretty Thing' et une dernière pour boucler les 40' :' Palace of oddities': two-headed babies, mujer barbuda, Bartje D W et autres monstruosités : Phineas Taylor Barnum engage!
Merci, Hoeilaart, see you!

Mr Lucy
Vainqueur du Nerorockrally en avril, et donc sur l'affiche en septembre.
Sont cinq:
Eileen: vocals - Dries: guitars, backings - Hans: keyboards- Yven: drums - Gijs: bass.
Ils interprètent leurs propres compositions poprock tendance soul/funk.
Une intro bien groovy et chaude, ces locaux, qui de leur dire en sont à leur quatrième concert, se débrouillent plutôt bien.
Hans avait déjà foulé le même podium avec Adeeze, d'autres s'ébattaient chez Ambooz.
' Last Dance' tous les regards rivés sur Eileen détenant une voix sexy et ardente.
Les claviers de Hans habillant cette dernière dance d'un manteau funk des plus seyants.
'What I do' je le fais bien, et je me fous des autres.
Ce truc me rappelle un peu Trinity, le groupe formé e.a. par Fred Bekky des Pebbles et par la chanteuse Sofie.
'Freak us out' a soulful slow, solo gluant du keyboard player.
'Don't leave tomorrow' encore un soul/jazz sensuel, enjolivé d'envolées de claviers Booker T.
'Down Here' aux touches acid jazz / nu soul.
Tu mixes Jamiroquai, Erykah Badu, d'Angelo, Selah Sue, Jill Scott avec quelques éléments pop, tu agites le shaker, tu obtiens Mr Lucy.
'Your own ways' radiovriendelijk.
La seule cover du set 'Heavy Cross' The Gossip, une version affriolante et éclatante.
Elle bouge bien, la mignonne Eileen.
Pousse-toi, Yven, vais t'aider menneke, t'es un peu mou.... boum, boum, boum, boum... à deux, ça déménage un max.
Mr Lucy termine par le sweaty 'About Life'.
Un band à tenir à l'oeil!

Lightnin' Guy & the Mighty Gators

Guy Verlinde est omniprésent cet été, sa bande ne se contente pas des bluesfestivals, ils lâchent leur roots music aux quatre coins du pays.
A Hoeilaart, il a emmené le fidèle Thierry Stiévenart (batterie) , un gars qui peut jouer le répertoire du Guy tout en lisant Le Monde. Chaque année, il cogne 346 x en tant que Mighty Gator.
A la guitare, le natif du New Jersey: Bill Roseman et à la basse, Karl Zosel, from Germany, un mercenaire qui a déjà accompagné Toy (le groupe de Theo Van Hemelrijck) ou K's Choice, Paul Michiels, Raymond van het Groenewoud...

Nerorock let's go funky now!
'Crosscut saw' , Albert King, sa guitare s'appelait Lucy mais lui en tant que scie est connu sous le pseudo Wood Chopping Sam.
Connotations sexuelles évidentes, le jeu du petit Bill n'est pas asexué non plus.
'Hipshake'. Ecoute, bébé:
..Don't move your head,
Don't move your hands,
Don't move your lips,
Just shake your hips.
Do the hip shake, babe..
Pas dur, hein?
'Ain't no sunshine when she's gone' Bill Withers. Il existe 498 versions, celle de Guy est une des plus gluantes. Hoeilaart en chorale black, et quand le Gantois y insère un tribute au grand Bob Marley, 'No woman no cry' + 'Everything's gonna be alright', les raisins sont mûrs, fête au village!
T'as entendu cette scie des dizaines de milliers de fois mais les Mighty Gators te donnent encore des frissons dans le bas de dos.
Roseman, you dirty bastard...
'Cut you loose' de Buddy Guy, le Doberman sans laisse est dangereux en diable et quand le Karl actionne la pompe à funk, c'est tout le chapiteau qui a le feu au cul.
Epoustouflant.
Vous pouvez passer au bar, on sert aussi les caïmans,annonce Guy. Vais leur balancer un truc en solo pour un gars disparu il y a tout juste 40 ans. James Marshall Hendrix nous quittait le 18 septembre 1970, voilà son 'Voodoo Child' à la slide et guitare acoustique:
...Well, I stand up next to a mountain
And I chop it down with the edge of my hand...
Comment se débarrasser de montagnes encombrantes!
Brillant.
Un stamper pour suivre.
Wat es da, Guy?
Un shuffle : 'I love my baby'. Hoeilaart, vais venir vous montrer de plus près comment jouer le blues, je grimpe sur les monitors. Watch me now!
Marc Sleen, Armand Pien, Jan van Ruusbroec et Louis Bollaerts van de danstent Den Barnum, tous en piste pour une farandole pas guignol.
'Drink a little poison before you die' .
Et cette potion tu la trouves où?
Du côté de la New Orleans, menneke.
On reste du côté de Crescent City pour la dernière: 'Bon Ton Roulet' , en cajun 'Laissez les bons temps rouler'.
C'est Mardi-Gras?
Avec Lightnin' Guy & the Mighty Gators c'est tous les jours mardi gras!


Il reste 4 groupes à l'affiche, t'entends encore deux titres de School is Cool, puis des obligations familiales te requièrent de l'autre côté de la Forêt de Soignes.
Il est 19h passée, fin de l'interdiction de circulation motorisée dans la capitale.
Dédé aime et le dit:
Chouette !!!
Bonne excuse pour ne pas devoir aller chez belle-maman!





Cletus got shot - Texmachine - The Pendulum Reunion Band - aux Harense Dorpsfeesten à Haren, le 18 septembre 2010

Brocante, kinderanimatie, dégustation de vins, exposition de klachers locaux, boudins, caricoles en allerlei drankjes avec de la mousse et, bien sûr, live music sur la place du village, joliment rénovée: c'est la fête à Haren!
Le centrum De Linde est responsable de la programmation musicale et ils ont fait appel à Surfing Airlines pour le premier band, from Arkansas:

Cletus got shot.

1000$ de récompense à qui peut renseigner les fédéraux...
Sont trois, les citoyens de Fayetteville:l'intellectuel, Adam Cox, guitar, vocals- la barbe, Nathan Miller, mandoline, vocals et Mark Landry: upright bass , backing vc.
Upright bass, parlons -en: une fretless Samsonite pouvant servir de valise, porte-manteaux, dépose bouteilles de Jupiler ( pas plus de two bottles), cendrier et arbalète.
S'il lui prenait l'idée de vendre ce brol sur Ebay, il en tire au minimum 46€.
L'affiche annonce 15h, c'est l'heure à laquelle ils sortent du van. En 50' ils ont monté leur matos, éclusé 26 Hopus (c'est de la bière sacrée et de la sacrée bière) et fait causette avec Bill, Steven et Walter qui les ont signés pour un gig, ce lundi 20, à Schaarbeek(Au Sans Nom).
Soundcheck: une cover de Joe Hill, alias Joseph Hillström, chanteur engagé ayant influencé Bob Dylan ou Joan Baez: 'Don't the buses...', ce protest country sonne vachement bien.
'High class woman' sur leur CD 'Unamerican' nouveau country flamboyant.
Cette dame de la haute hante les rues la nuit , elle te demandera pas ton blé, just your heart and soul.
Le jeu d'Adam n'est pas vraiment bluegrass, ce Cox ne peut nier son passé punk, ce qui sort de sa pomme n'est pas mal non plus, il sait chanter.Le timbre de Nathan, un ayatollah de la mandoline, est typiquement folk et le petit Mark est le meilleur bassiste jamais ouï à la Samsonite.
'Work these hands' une formidable rambler's social ballad, aux harmonies vocales proches des Byrds.
La traditional coal miner's song '16 tons', au répertoire de Merle Travis, et de Louis Neefs!
Il est possible que Cletus ait été descendu pour ses opinions politiques.
Un instrumental bluegrass agité: ' Slaughter Mountain'.
Hier, on a joué en prison, we were lucky they let us out, this one is called: 'Float Away' une murder ballad décrivant quelques coutumes ancestrales de leur état: on occit les bonnes femmes et on les jette dans le fleuve.
C'est gai pour les pêcheurs!
Un petit country nerveux, Haren?
Mais Haren écoute d'une oreille distraite, c'était déjà le cas l'an dernier avec Ruby Dee.
Un hareng dans le tympan.
Un singalong 'Unamerican', ne vantant pas la grandeur de ce beau pays... hey petit gars, me lance un suit-and-tie, tu te trouverais pas un boulot au lieu de glander....t'es Unamerican, sale communiste!
On doit se calmer: une ballade sentimentale 'Kentucky'( my sweet gal), une mandoline toscane t'invitant à la danse.
Joli!
'Union Town' la ville de la FGTB/ CSC , a social stomping song.
'Desperation Blues' un formidable jazzy tune.
Pas une clette, ce Cletus!
La préférée de Steven: 'Dry County Moonshine' ...I drink a lot... pas autant que Steven, Adam, c'est pas possible!
Rocket- fueled bluegrass pour citer un chroniqueur de Kansas City.
Une dernière et puis on se tire, on joue aux P B ce soir: ' Chains' , un uptempo réjouissant .
Cletus got shot marie à merveille tradition bluegrass et énergie punkrock , on te recommande, chaudement, ce trio qui reste dans nos contrées jusqu'à la fin du mois.

Texmachine
Cinq cowboys made in Hong Kong et une blonde mimi.
Violon+ hammond- banjo+ acoustique+ lead vocals- contrebasse- drums- lead guitar - et enfin, joli filet de voix + jambes rendant Steven nuts, sur le podium vers 18h et des poussières.
Cette machine à labourer appartient à Arje Hjalmar, un cowboy nordique à l'accent yankee aussi cocasse que celui d'Onckelinx essayant de s'exprimer en flamand.
Pendant plus d'une heure on aura droit à de la kermesse country festive, indigeste et bourrative.
Le viking a la prétention de nous emmener au honky tonk pour écouter du Buck Owens, Willie Nelson ou Hank Williams, mais son truc est juste bon à être entendu de loin, accoudé au bar, pintje à portée de main, en écoutant un zatlap raconter ses prétendus exploits sexuels .
Sofie tire son épingle du jeu, elle est fraîche et pimpante, son 'Love Hurts' a réjoui nos oreilles.
Foz est un lead guitariste doué et, lorsque Texmachine se lance dans le Southern rock ou bluesrock, il parvient à nous accrocher.
Le bluegrass, la Christian country ou les ballades larmoyantes, le Eddy Wally sans mayonnaise, par contre, tu peux oublier, à moins d'aimer la nourriture porcine sans addition de glutamate monosodique.

Pendulum Reunion Band
avec un retard de près d'une heure, encore des ennuis techniques et plus grave, le dernier bar, à court de houblon, met la clé sous le paillasson.
Steven est inconsolable.
Revenons à nos ruminants...1969 baptême pour Pendulum, de Byrds uit Vlaanderen.
Members: Firmin Michiels (banjo, fingerpicking), Arthur Huysveld (pedal-steel), Mich Verbeelen (bass), Serge Demol (keyboards, vocals), Erik Van Neygen (guitar,vocals), Mike Desmedt (drums)
Un gros hit 'It's a beautiful day' , suivi de 'Early Morning Rain' qui passe pas mal sur nos ondes.
Encore un single qui marche moins, des départs: Erik Van Neygen flirte avec Louisette et Raymond van het Groenewoud, Firmin Michiels rejoint Kris De Bruyne, Mich Verbeelen joue de la basse pour Urbanus , Raymond VhtG e.a.
Pendulum meurt une première fois, pas de LP.
Serge Demol remet le couvert en 1974/Pendulum 2, avec notamment l'anglais John Colston.
Succès: nihil.
Il forme Transit: un LP 'First Ride', un collector's item en vinyl.
Ce Transit n'a pas fait long feu... Demol devant la classe.
2010: Pendulum Reunion Band!
Serge Demol aux vocals et shakers- Anthony Aussems ( un ex Pocket) vocals, acoustique - Marcel Schraepen( Daan Broos & Dapokaster) second lead-vocalist, acoustique - Jan Schoevaerts , drums - un nouveau bassiste: Marc Moens (?)- Michel De Smet: fiddle, mandoline( vu avec les précédents) et le jovial, racé et ganté rosbif, Simon Shrimpton-Smith à la lead guitar( Big Bill, Kris De Bruyne...).
On tripote à tous les câblages , aux micros, on pousse les monitors à droite, à gauche... c'est chiant zonder pintje pour patienter.
La mandoline comprend notre désarroi et balance un petit country gaillard.
Pouce levé, on y va!
' Garden Party' notre attente ne fut pas vaine, un Ricky Nelson que John Fogerty joue également.
C'est fin, les harmonies vocales sont élégantes, ces trois x 20 ans n'ont rien perdu de leurs qualités mélodiques.
'Mama tried' une train song mélancolique de Merle Haggard.
Marcel aux vocals ' Restless Heart of Mine' , a prairie song à la Pure Prairie League.
'Here we go again' écrit par feu John Colston, membre de Pendulum 2.
Super morceau.
Eddie Rabbitt, un fameux lapin qui fut n°1 hot country single en 1980 avec ' Driving my life away'. Country rock fabuleux, avec doublé de guitare/mandoline mémorable.
On souffle avec la romance des Everly Bros 'Crying in the rain'. Il pleut pas , mais j'en ai vu pleurer.
'Teach your children' Crosby, Stills, Nash and Young en instituteurs.
Superbe.
Onze ( c'est du néerlandais) hit: ' It's a beautiful day' , pas une ride.
Les Eagles ' Peaceful easy feeling' , peaceful!
Sur l'album 'First Ride': 'California Woman' , une mandoline et une nana frivoles.
Simon ( anglais, yes, but avec quelques litres de sang irlandais) au chant et à la mandoline: ' Galway Girl' . Steve Early et une nana de Galway, elle lui a juste laissé un ticket d'avion.
Sensationnelle, cette version flamande.
Encore les aigles: ' Take it easy'.
't is goed, hein, Steven...
Il a disparu ce soiffard, Toogenblik vient d'ouvrir, il s'est mis à la Chimay!
The Eagles n°3: 'How long' du country rock brillant.
'Bye Bye Love' de Felice and Boudleaux Bryant, version Simon & Garfunkel, reprise en choeur par Haren...I think I'm gonna cry...
On termine par Eric Andersen ' Good to be with you' , oui c'est le singer/songwriter ayant composé le soundtrack de 'Istanbul' de Marc Didden.

On veut bien vous jouer un rappel si les organisateurs nous trouvent à boire.
On fait appel à Merlin, un coup de baguette:7 Maes et une seconde version de l'optimiste et woodstockien :'It's a beautiful day'!

Allez une dernière pour la route, 'The Wanderer' le gros hit de Dion, démarrant sur de méchants riffs Status Quo.
Merci, les petits gars, final grandiose!








samedi 18 septembre 2010

Polyphonic Size au Bouche à Oreille, à Etterbeek, le 17 septembre 2010

Les Soirées Cerises et la Flûte Enchantée: le divorce!
Et les enfants?
Chez Veeweyde.
Désormais les activités sont décentralisées, ce soir c'est le magnifique complexe le Bouche à Oreille qui accueille Polyphonic Size.

Polyphonic Size
Le groupe culte, fondé par Roger-Marc Vande Voorde, est sorti d'une profonde léthargie pour affronter les scènes nationales avant de reconquérir d'autres planètes.
De 1979 à 1991, le projet de R M VdV a connu de nombreux changements de line-up , sans que cela nuise à sa renommée.
L'élément phare de la galaxie Polyphonic Size est assurément J J Burnel, qui produira plusieurs plaques et jouera avec eux.
Il y eut d'autres phénomènes: Régine K, une collectionneuse de serpents- Kid Montana (Jean Marc Lederman) - Luc Van Acker - Dominique Buxin (lyrics) - Martine Bourlée- Phil Wauqaire, un copain de Jerry le fameux Wanker de Digital Dance- Dave Greenfield (Stranglers) et des tonnes d'autres.
Bref P S était le chouchou du tout Bruxelles branché.
Aujourd'hui les fans d'alors sont à l'hospice ou au Père Lachaise, mais ont ressorti leurs frusques d'il y a 30 ans ( pas les enterrés) pour assister au show que le band donne au BàO.
Notons que les bénéfices de la soirée seront offerts à l'Unicef!
Polyphonic Size 2010= Roger-Marc: vocals, programming, keyboards, guitar -la majorette, France Lhermitte au chant( depuis 1982) - Kloot per W (depuis 1982) alias Claude Perwez, Dr Kloot, Dr Per W, KPW etc..., à la basse, chant, guitare. Si tu veux écrire la bio de ce ket de Tervuren, il te faut 45 volumes: The Misters, The Employees, mercenaire chez les Kreuners ou The Romans, The Sam Cooke singers, Betty Goes Green, The Candy Men etc... il joue avec William Souffreau et dirige les Belpop Bastards, fait du théâtre avec le groen Luckas Vander Taelen, peint et expose et parfois dort chez lui.
Le sang frais chez Polyphonic ce sont les charmantes et douées: Alice Vande Voorde: guitare et backing vc. et Mandy Vande Voorde: claviers et backing vc.

L'amuse-gueule est assuré par une autre figure emblématique du Bruxelles gourmand: Dop Massacre, alias DJ Saucisse ou le Dick Rivers de la FNAC, un zouave qui possède la plus belle collection de vinyls du pays.
A qui veut l'entendre il affirme avoir été la doublure de Tarzan et de Jean- Claude Van Damme dans bon nombre de films intellectuels, il a aussi été approché pour jouer avec Marylin, c'était en 1959.
Désillusion, son anglais approximatif ne l'a pas aidé.

21h30' Fred la cloche en action, c'est parti!
Intro 'Men and construction' , un clin d'oeil à JPRock: on va s'amuser ce soir!
Gros plongeon dans les eighties 'Action Man' ...vous pouvez changer le monde mais laissez- moi dans mon fauteuil...digne de Jacques Lanzmann mais avec une touche Daniel Darc ou Jacno.
A tes côtés, les revenants ont entamé un pas de danse robotique comme à la plus belle époque de Kraftwerk (le Grand Ben de Plasticine est mûr pour pallier à une éventuelle défaillance d'une Claudette).
Qui a dit kitsch?
C'est irrésistible, fieu!
'N.B.C.' (gaz et pétrole), à tous les étages!
Une version trash/synth pop de 'Mother's Little Helper'.
Vive la Belgique, lance le Kloot, un iconoclaste de première!
What a drag it is getting old... est ma phrase préférée des Stones, zavaient pas 30 ans, zavaient tout compris!
'Girlscout' avec une cheftaine telle que France, ça risque d'être libidineux.Cet ermite pète la santé.
Dominique Buxin, c'est Soeur Sourire Gainsbarre ...vous étiez mon estragonzesse...!
Un morceau de 1879 à la sauce d'aujourd'hui: ' Mode 2010 (moderne/classique)' .
Courrèges versus Versace!
Un invité Mika (de Ghinzu, des fans!) à la basse, le docteur à la gratte, Alice aux vocals 'Je t'ai toujours aimée' , un classique au répertoire de PS.
Gros hit bis: 'Winston& Julia', KPW aux vocals pour une version viciée.
'Rendez-Vous' (un amour/deux enfants), new wave noisy à la Fat Gadget... amour, crois-moi, toujours au choix...comme la pizza, avec ou sans anchois.
Final tonkinois!
Gros beats, 'Rabatteur des sectes', plus fort que Jacques Duvel!
'Happy Couples', this is not a love song, ajoute le pince-sans-rire Rayban Vande Voorde.
Cinglant et diaboliquement dansant.
Un second invité, l'anonyme Dop Massacre en Rey Mysterio, le catcheur masqué, pour le 'Mongoloid' de Devo.
Il tombe le masque, secoue quelques brols, essaye de tirer un son d'un kazoo, le tient à l'envers et nous joue l'Armée du Salut en route pour un coup d'état.
Public en transe.
Dop, t'as pas été parfait, mais on t'aime quand même...France le baise sur le front.
La dernière, Bruxelles: 'King of H-Kong/ Space Rejection' , des relents 'China Girl' de Bowie pour une minimal wave qui pulse sec.
Auf Wiedersehn les petits, on vous laisse le PC pour achever la danse!

55' intenses et amusantes, public ravi et réclamant un rappel.

Le PS nous en refile trois. Sont pas chiens, les rouges!

Sans boîtes à rythme, une première: l'emballant ' Night is coming on'.
'Nagasaki mon amour' bien sûr , avec allusions à « Ape and Essence » (1949) ,d'Aldous Huxley .
Avant Tchernobyl, il y eut Hiroshima et Nagasaki : l'horreur mutante!
Et les Clash, 'Janie Jones', pour finir en beauté.

Passéisme? No!
Fun and rock'n roll? Yes.
Polyphonic Size sera au Bota le 23 septembre pour la Nuit du Soir!

vendredi 17 septembre 2010

Josh Ritter & The Royal City Band • Dawn Landes & The Hounds à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 16 septembre 2010

Une Orangerie bien garnie pour ce double bill en provenance des USA.
Josh Ritter married Dawn Landes on May 9, 2009. Il est tout naturel que le couple tourne together.
Josh a bon goût, sa conjugale (28 printemps, mais tu lui en donnes 22) est tout simplement craquante et musicalement son country/ folk /rock tient plutôt bien la route.

Dawn Landes & The Hounds

Quatre albums (le premier self-released et confidentiel) pour la native de Louisville.
Le dernier "Sweetheart Rodeo." avec les Hounds (c à d Ray Rizzo on drums et Josh Kaufman on bass or guitar).
On te signale que l'album des Byrds( 1968) se nomme 'Sweetheart of the rodeo'.
Après une minute et un sourire carnassier,( presque) tout l'élément mâle de l'assemblée est conquis, amoureux et jaloux de Mr Ritter. Cette rodeo girl peut rendre fou le canasson le plus rosse.
' Caroline' de l'alt country léché, même si Josh K a quelques ennuis techniques avec sa basse, on va pas lui faire un procès.
' I don't need no man'( Woody Guthrie) malin d'avoir épousé le Josh...
Rythmé, suave, catchy.
Une jolie rengaine enfantine 'Little Miss Holiday', elle a une histoire moins naïve et serait basée sur Taxi Driver, it imagines a conversation between Jodie Foster and the teenage hooker that inspired her character in the film.
'Tired of this life' voit Ray hanter le melodica. Une ballade sobre.
'Twilight' par une nuit sans étoiles, des ambiances feutrées pour ce country décoré d'un solo étincelant de Josh.
'Kissing song' l'amour toujours et quelques lignes d'harmonica pour le drummer.
'I'm in love with the night' un downtempo accrocheur avec doublé de guitares en laidback.
C'est bien ficelé.
'Young Girl' pas de Gary Puckett & the Union Gap, mais un rock sautillant et speedé.
'Bodyguard' qui ouvre l'album 'Fireproof' , rythmique en béton et 17 répétitions rageuses de la ligne I saw a man. Quand elle rocke, elle rocke dur.
'Kids in a play' de l'indie country/folk sentant bon les Indigo Girls.
C'est jeune, frais, réjouissant et toute l'Orangerie tombera à genoux lorsqu'elle nous interprétera l'hymne Yé Yé 'Tous les garçons et les filles' ( qu'elle dédie à Herman et Marnix , who the fuck they may be) de l'icône Françoise Hardy.
Plus émoustillant qu'April March, absolument charmant!
'Fireproof' se trouvait déjà sur ton étagère, 'Sweetheart Rodeo' va lui tenir compagnie.

Josh Ritter & The Royal City Band
C'est la troisième fois que tu croises la route du citoyen de Moscow (Idaho).
Les deux premières fois il jouait solo en avant-programme de Damien Rice et X, c'était OK, sans plus.
Au bota, avec band, J R a impressionné toute l'assistance: plus de deux heures sur scène pour un show total: du rock, du folk, de la country, de l'émotion, de l'énergie, de la bonne humeur et une joie immense de se trouver là.
Une grosse claque, même si 130' on stage ça frise l'overdose!
Josh Ritter & band tournent pour la promotion du dernier né ' She runs the world away'.
Parlons en du groupe: Zachariah Hickman , une moustache à rendre jaloux Salvador Dali: basse, contrebasse, claviers - Austin Nevins: guitares- Liam Hurley: drums -et le subtil Sam Kassirer: claviers, ce mec joue également au producer pour non seulement Josh Ritter, mais aussi Kris Delmhorst, Erin McKeown ou Langhorne Slim...
Près de trente titres furent envoyés par ce pas avare quintet.
'Good Man' poésie visuelle... Last night there was a horse in the road
I was twisting in the hairpin... pour ce singalong folk rock.
'Snow is gone' agité, énergique et lyrique à la fois.
Josh & band, c'est vachement plus costaud qu'en solo.
La magnifique ballade 'Southern Pacific' - on reste en slow motion pour ' Change of time' - avant de passer à l'épique, le chef d'oeuvre: 'Folk bloodbath' du Dylan cinématographique sur fond d'orgue majestueux.
'Rattling Locks' aux percussions omniprésentes, un voodoo track vicieux, digne de Dr John.
Un rock aux touches disco 'Rumors' non c'est pas du Fleetwood Mac .'Wolves' du piano rock à la E Street Band, d'ailleurs les parallèles avec Bruce Springsteen sautent aux yeux .
A genoux , il nous demande de l'accompagner, les oranges ne se font pas prier.
Il a mis le public dans sa poche.
Le folk classique ' Monster Ballads' aussi sur 'The Animal Years'.
Ce mec est de la race des grands storytellers, lignée Dylan, Guthrie, Johnny Cash & co (mais il y en a pas des centaines).
Intro solennelle pour une nouvelle perle 'The Curse' , un son d'harmonium désuet pour créer des climats sépia. Le Josh entamant une petite valse avec sa guitare, instant magique.
Un calypso truffé de fingerpicking 'Lark', qui curieusement te rappelle Paul Simon.
Un singalong nerveux 'Long Shadows', handclappings de rigueur.
Solo:Neil Young 'Long May you Run'.
Merci, Josh!
Solo, unplugged: 'The Remnant' un blues impressionnant.
'Stuck to you' une leçon de morale country. Faudrait que Willie Nelson entende celle-là , il se joindrait à mon groupe, rigole le moustachu.
Dawn, please, can you come pour un duet en amoureux: 'In the dark' , une romance Roméo et Juliette.
Tout éteindre, s v p, in the dark total.
Bruxelles bat des mains en mesure, sauf ton empoté de voisin, à contretemps, le peï derrière nous ne peut étouffer un fou rire, malgré les coups de coude de sa madame.
Retour du band et du rock: 'Lantern' pour bien indiquer à l'éclairagiste qu'il peut rallumer.
'Kathleen' a slow one à la Elliott Murphy.
Que des visages heureux à tes côtés.
N° 19 ou 20? 'Right Moves' du rock à la Southside Johnny et ses Asbury Jukes.
Eclectique, Monsieur J R!
Le traditional des Appalaches: 'Pretty Saro'.
L'incroyable odyssée 'Another New World'. Tous sur le Annabel Lee, the most beautiful ship in the sea...en route pour une expédition polaire, prends ton écharpe et tes moufles!
Le folk 'Harrisburg', qu'il enregistra en 2002. Encore une tranche de vie, insidieusement le moscovite y introduit du Talking Heads ' Once in a lifetime'. La folie dans la Limonaia, euh, dans la boulangerie, dixit le troubadour.
Déjà 1h 50', tu penses qu'il va mettre un terme à l'exercice, erreur monumentale!
Il rameute les clebs 'To the dogs or whoever' encore une épopée au final théâtral.
Dawn, on a besoin de toi: ' 500 miles away from home' de Hedy West .
Du bonheur pur.
Si, si tu la connais:...Et j'entends siffler le train. Que c'est triste un train qui siffle. Dans le noir ...
Josh K, le barbu, se dit qu'il peut participer à la fête, il ramasse une guitare , let's go: 'Lillian, Egypt' , une nana qui aimait le Four Roses.
On dépasse les deux heures de show, il est pas syndiqué, ce gars?
Sont 8 sur scènes: le Royal City Band et les Hounds au complet: 'Wait for love' en communion totale avec le public!

T'es sûr que c'est fini Josh?
Oui, ça a l'air, la sécu nous jette dehors!

Sarah Ferri au Music Village, Bruxelles, le 16 septembre 2010

Broodje Brussel nouvelle saison, un premier concert organisé au Music Village.
Isabelle a invité la singer/songwriter de Gand: Sarah Ferri.
Elle a fait du chemin, la souriante Sarah: eerste prijs du concours 'Jonge Wolven'(2008) et une flopée de concerts, dont les Gentse Feesten, Dranouter, et l'avant-programme de Fischer-Z....et à première écoute, elle va pas s'arrêter là, le talent doit payer!

Elle ne sera pas seule sur le podium du jazz club bruxellois: le crack Jan Oelbrandt ( alias DobroJean) à la guitare, un petit gars qui accompagne le vétéran William (Irish Coffee) Souffreau - Steven Van Holsbeeck à la contrebasse et Jonathan Callens aux drums et percussions + deux accortes chorus girls : la blonde,Tine Roelens et met krulhaar, la charmante Emmanuelle Schotsaert, qui nous signale qu'elle alterne met Sarah's kleine zus, Sofia Ferri , la petite, étant en âge scolaire , ne peut se libérer un jeudi midi.
'Oak' ...waking up in the middle of the desert... qui lui a donné des leçons de géographie?
Des chênes au Sahara? Un jazzy track à la Tori Amos, Sarah pianotant gaiement, cachée derrière un pilier, Jonathan décorant la mélodie de légères touches de glockenspiel.
't is mooi, en ze kan zingen, t'annonce Steven, étonnamment sobre (il est 12:32'!).
Tu ne peux qu'acquiescer, comme le public venu nombreux.
Une acoustique pour Sarah.
'Red Sunflowers' les tournesols ont oublié de se tartiner de crème solaire.
Quelle voix, mes aïeux.
'The hungry villain' un blues Lancelot du Lac, avec lignes de slide yankee et black voice.
'Springair' = une mélodie de printemps, façon Western Swing et vocaux à la Andrew Sisters.
Un radieux rayon de soleil vient égayer l'amertume de cette triste journée automnale.
Du flamenco swing spittant ( ! belgicisme): ' Death among the living'.
'Boemboeling'
Pardon? C'est du moluquois?
Non, ça veut dire Boule de Berlin, c'est pour décrire la bobine de ma frangine quand elle était chez juffrouw Ingeborg, au jardin d'enfants.
You know, a cheeky face.
Comme Bart?
Encore un swing fringant, avec rafales de guitare.
'The woman in your cave' , a lovesong.
Je retourne derrière les noires et blanches: ' Dancing in the supermarket' entre la farine et la confiture d'oranges.
Piano pop soigné.
'Cold' ... it's cold in the house...
Ferme la fenêtre, Sarah!
..Im looking for a blanket to cover us...
Steven , reste ici, menneke, c'est pas toi qu'elle invite à partager la couverture.
Vais lui payer une Blanche, se dit Fred Cerise.
Poppy et légèrement mainstream.
Solo time, à l'acoustique: ' Sick Daughter', une superbe ballade folk.
Cette enfant rayonne: du charme, de la personnalité et un timbre chaud.
'No one can see' un truc rythmé sonnant Vaya con Dios.
'The man who was bored' nouveau mix de western swing et de jazz manouche, guitare en évidence.
Une cover sucrée ' Music to watch girls by' .
Aah, Andy Williams! Me souviens même d'une version de Ray Conniff.
'On my own' suis seule, mais ça va, même si ma caisse is falling apart et que mes godasses prennent l'eau...
Philosophie Charlie Chaplin, fond musical Puppini Sisters.
Finie la rigolade: 'This is the moment' un gospel sombre pour déclamer sa flamme.
Et une dernière( retour au piano): 'Were you there' une romance between the moon and the sun.

Applaudissements soutenus.
Le 19 Sarah Ferri sera au Jazzzolder à Mechelen, le 5 octobre au Het Goudblommeke in Papier(= la fleur en papier doré) pour un Stoemp concert.

jeudi 16 septembre 2010

Isobel Campbell & Mark Lanegan - Willy Mason à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 15 septembre 2010

C'est la rentrée à l'AB et, immédiatement, un sold-out pour l'ex- Belle, toujours pas mal, et son arbre hurlant.
A l'AB ils connaissent le sens du mot ponctualité, l'avant-programme a droit à 30' et, à 9h, la tête d'affiche est sur scène.

20:10' Willy Mason
Pas un hasard, ce choix, la voix de Willy se retrouvant sur le dernier CD d'Isobel & Mark ('Hawk').
Eclairage intime, un gars se pointe armé d'une acoustique: Willy Mason, fils de Jemima James and Michael Mason, également singer/songwriters .
Deux full CD's et une kyrielle d' EP's.
'Into tomorrow':
Get into your bed
It's time for sleeping, dreamy head
You know that the world can wait
Forget about the past
Shut your eyes and hope this lasts ...
Du folk/alt.country nourri au lait Jackson Browne, Townes Van Zandt.
Le gars est réservé, mais jouit d'une voix attachante, capable de captiver l'audience.
'For the need of love' tendre ballade.
'Show me the way to go home', une magnifique tranche d'americana mélancolique.
Willy Mason’s songs ooze unrestrained earthiness...décrit Landry en chroniquant un concert donné du côté de LA . Ce Landru n'a pas tort, fiston.
Une country song prophétique ..take your body to the river...'If it's the end', Mason sait écrire une bonne chanson, mais faut pas le cataloguer dans le tiroir humoristes, style Pirette.
Une nouvelle ballade sombre, le jeune homme se pose quelques questions...what if the evergreens are dying... et les abeilles, ket?
'Restless Fugitive' emotive singing.
Le bluesy 'Gotta keep moving' , sera suivi d'une chanson composée par ses parents: 'Waiter at the Station', un titre mélancolique décrivant un hobo.
Une dernière ballade intimiste...everyone's got places to go... mettra fin à ces trente minutes d'un folk sobre et ancré dans la tradition des grands singer/songwriters: Dylan, Guthrie, Townes Van Zandt ou un Johnny Cash bluesy.
Pas sûr que toute la salle ait été conquise par son univers sombre, mais ce gars respire l'authenticité.

Isobel Campbell et Mark Lanegan & band
Pas des zigotos pour étoffer le band:l' écossais, Jim McCullogh, aux guitares, un gars qui travaille depuis quelques années avec la blonde Campbell et qui était connu comme gratteur pour les Soup Dragons e.a. .Il est pas grand mais doué.
Un second guitariste, pas forcément second couteau, Jeff Fielder de Seattle: acoustique, lead, dobro, claviers et seyant chapeau ( il joue chez Sera Cahoone, Black Market Band ou Lindsay Fuller) et deux Danish membres de Giant Sand, à la basse/contrebasse: Thoger T. Lund, aux drums: Peter Dombernowsky.
Fine équipe.
Isobel ne se contente pas de roucouler, elle aligne quelques lignes de violoncelle et secoue gracieusement divers handshakers.
Mark, sombre et distant, fredonne en consultant les lyrics.
'We die and see beauty reign'
On entre dans le vif du sujet sans passer par le vestibule, ce titre ouvre 'Hawk' et caractérise à merveille l'alchimie Campbell/Lanegan: une voix mâle grave, inquiétante,tourmentée, récitative et un timbre femelle léger, harmonieux, caressant sur fond musical moody americana.
'You won't let me down again' plus sec, avec un solo gluant de McCullogh.
Premier diamant brut, la lente valse, 'Come Undone', décorée d'un violoncelle altier.
Townes Van Zandt:'Snake song' une slide rampante.
Nouvelle ballade( leur marque de fabrique) noire et lynchienne 'Who built the road', sur le magnifique ' Sunday at devil dirt' , la voix dramatique du ténébreux Marco te donnant froid dans le dos.
'Free to walk' un dobro countrysant.
'Ballad of the broken seas' les titres se suivent sans que le couple n'adresse la parole à qui que ce soit: ni aux musiciens, ni au public. Pas le genre de la maison.
Le fabuleux 'The circus is leaving town', d'un classicisme glacé, profond comme du Leonard Cohen.
Le copain de Greg Dulli replie ses feuillets et se dirige, sans un mot, vers les coulisses.
Willy (Mason) is going to sing some tunes with me , annonce la délicate écossaise.
Le poignant 'No place to fall' Townes Van Zandt bis , suivi d'un 'Cool Water' plus agité, mais c'est pas les chutes du Niagara.
Une dernière avec le jeune Willy et écrite de sa main ' Say Goodbye' , un country/ bluegrass digne d' Alison Krauss.
Goodbye Willy!
Isobel seule au chant fragile ' To hell and back again', savais pas qu'il existait un aller/retour, mais ça ne respire pas l'optimisme. C'est fort proche du monde des Cowboy Junkies.
'Saturday's gone' toujours le mode ballade nostalgique.
Retour du tragédien et cette phase finale vaudra son pesant aurifère: 'Back Burner' aux arômes voodoo.
'Time of the season'.
On peut comprendre que le duo dit être inspiré par Lee Hazlewood/Nancy Sinatra.
Le country mélodieux: 'Honey child what can I do', avec un apport symphonique samplé en background.
Le blues sobre et dramatique, idéal pour le chant déclamé de Lanegan, 'Salvation' : une acoustique, deux voix et un violoncelle mourant pour ce titre composé par Jimmy McCulllogh.
Tu vibres pour arriver à un autre highlight du set, le jazz bluesy ' Come on over' (turn me on).
Superbe travail de McCullogh, les copains, méthodiques, assurent, les deux voix s'attaquant à tes tripes.
Public subjugué.
Le set s'achève sur un country rock steeple-chase à la Tom Petty: 'Get behind me'.
80'.

Quatre bis!
La lente et brève ballade 'Revolver, suivie de l'invitation à la valse '(Do You Wanna) Come Walk With Me ?, on a même vu Lanegan esquisser un sourire.
Le méchant Southern rock 'Ramblin man' et le lancinant 'Wedding Dress' mettent un terme à cette prestation.

Générique de fin, exit le corbeau et le rossignol.
Applaudissements des nombreux amateurs de films noirs, personne, toutefois, n'utilisera le qualificatif ' exceptionnel'!