Depuis 1990 fin août, l'AB organise sa semaine de déjeuners musicaux dans le Parc de Bruxelles, avec une escapade Boterhammen in de Stad, à la Place d'Espagne de 1998 à 2004.
Tu payes pas un rond, le cadre est bucolique et le programme de qualité, même s' il vaut mieux avoir quelques notions du sabir cher à Vondel pour profiter pleinement des artistes, ze zingen in 't Nederlands (enfin pas toujours).
A La Rum
De 1972 à 1978, Rum était le groupe folk le plus célébré dans nos plates contrées.
Pol Rans quitta le groupe en 78, suivi de près par Wiet Van de Leest qui partit former Madou( avec Vera Coomans), il restait Dirk Esbroeck qui embrigada de nouveaux buveurs (dont Juan Masondo) pour poursuivre le voyage.
1983 terminus, tout le monde descend.
Héritage: 8 albums.
En 2007, Dirk Van Esbroeck disparaît.
Wiet et Pol veulent lui rendre hommage et crée A La Rum en engageant le fameux guitariste Jokke Schreurs et Marc Hauman comme vocaliste.
Rum revit, tous les Cultureel Centra les accueillent.
'Het luiaardsgild', l'ode à tous les feignants ouvre le bal, Jokke y ajoutant de fines lignes manouches.
Immédiatement, tu fais un saut de 40 ans dans le passé, tu repenses 'Au Temps des Cerises' organisé à Floreffe, à Marie Clap' Sabots' , à Julos Beaucarne , Jofroi, les Pêleteûx, à Leon Lamal et son Mallemolen, invitant 'T Kliekske , De Snaar, mais surtout ce qui se faisait de mieux au UK ou aux States:Davey Graham, Allan Taylor, John Martyn, Steve Grossman, Pigsty Hill Light Orchestra...
Du barde anversois Wannes Van de Velde: 'k Sta met Mijn Rug Naar 't Land': déforestation, urbanisation sauvage, et autres écocides: we're killing mother earth!
Un vieux chant populaire intimiste 'Schoon Lief' .
Suivi par une chanson dangereuse, en ces temps de chasse aux pédophiles: le gars ziet z'n dochter geire, on vous sert une version instrumentale, on veut pas d'ennui avec la justice.Wiet au violon pour cette polka allègre.
'Jan Soldaat' un conscrit qui ne reverra jamais sa bien-aimée.
Une irrésistible suite instrumentale, entamée par un lamento en hommage à Dirk, poursuivie par 'Valse Amandine' et le traditionnel anglais 'Teddy Bear's Pic Nic' à la sauce tzigane.
Du fado d'origine néerlandaise( écrit par le poète Slauerhoff, que Cristina Branco a traduit en portugais) : 'Fado vol Saudades', Pol au chant somptueux.
Un petit swing musette permettant à Wiet d'étaler ses talents à la guitare.
Une tranche Charles Dickens importée de ce côté de la Mer du Nord: 'De Straat Koningin' et un chant populaire des Flamands de France, a capella, en canon : le chant des dentellières.
Le musicologue picard, Edmond de Coussemaeker, a répertorié plus de 150 liederen ou lofzangen, chantés du côté d'Arras ou Steenvoorde.
La perle révolutionnaire que Rum jouait à chaque concert 'De Moorsoldaten' , Dirk avait traduit le texte en néerlandais.
Un accompagnement sobre au piano et des frissons dans le dos.
Un texte du poète grec, Nikos Kavvadias, un amoureux de la mer :'Kuro Siwo' (?) , un courant passant près du Japon.
Air marin, air salin, ce sel attaque une corde du violon de Wiet , Jokke meuble par un génial solo improvisé.
'Poezeminneke' pour nous rappeler que les gosses flamands avaient 'Klein, Klein Kleuterke...' sur leur écran noir et blanc.
Sais pas si on parlait de stériliser tous les matous à l'époque!
Deux titres en français pour mettre fin à ce concert nostalgique, l' érotique 'Pique la Baleine' , un joli marinier bien membré et le chant social 'Maschero'
..ali alo pour Maschero
Il boit le vin et nous donn'de l'eau,
Il mang'le poisson et nous laiss'la peau....
Public ravi, natuurlijk!
Willem Vermandere
Le Dieu flamand est barbu, baragouine en West- Vloams, son compteur indique 70 piges, et il met tout le monde dans sa poche par son approche malicieuse de la Kleinkunst.
Un sage, ce volksmens qui se considère en premier lieu comme sculpteur.
Guillaume chante, philosophe, raconte des histoires, se moque des photographes amateurs, joue de la guitare, des castagnettes de Lauwe, de la clarinette basse et donne quelques conseils à la famille royale.
Il est accompagné par des cracks: Freddy Desmedt( saxes, clarinette, flûte traversière) - Pol Depoorter( guitare, mandoline) et Bart (Caron?) à la contrebasse.
Une lecture idéologique pour donner le ton... nu en dan een pintje drinken... on a retenu , suivi d'un jazz instrumental fringant, on va pas s'emmerder dans le parc.
Il se saisit d'une guitare et nous psalmodie d'un air moqueur une première satire sociale, chantée en patois succulent ..doe z'n er met stekkers.... doe z'n er met filarmoniën...
' Bric à brac' humour, second degré, rimes semblant simples mais de la profondeur se cache sous l'apparente rusticité.
'Kouselied' chanson pour une paire de bas.
'Fredo en Marcello' les stinkende marginaux du village, des champions de la bicyclette, jamais plus que du 7km/h en descente et en zigzag, trop d'estaminets dans le coin, nos braves Marcel et Fred, devenus Marcello en Fredo à cause de Coppi et Bartali.
Ils connurent une fin tragique dans un fossé.
Un poème catholique ancestral , Willem a fait des études théologiques et a appris le chant grégorien. C'était l'époque où le pastoor parlait latin et portait une burqa (sic!).
Une boerendans folklorique pour suivre.
Je suis un computer analphabète confie le vénérable sage , il attaque ' 't alfabet' pour nous expliquer pourquoi il est resté au Moyen- Age.
'Ettore' pour son ami Ettore de Padova, vivant en Bourgogne après avoir servi sous le Duce.
Jolie mandoline italienne pour rendre hommage à un homme simple et plein de bon sens.
Superbe chanson.
Chanson d'amour à sa terre, sa grandeur, ses bassesses 'Mijn Vlaanderenland' sur rythmique berbère.
Puisqu'on est à Bruxelles, en face de l'humble demeure d'Albert et Paola, je vous récite un texte (belgicain) en français: magique, surréaliste et juste, ma voisine francophone pleurait, n'ai pu lui refiler mon neusdoek, venais de sécher une larme récalcitrante.
Pour une vieille dame de 97 ans (mijn moederke) , le nostalgique 'Oud moedertje'.
Retour en Bourgogne, à Chaumont-les- Bois où vit ' La Belle Rosselle' , une beauté 2x quadragénaire , qui parle le bourguignon avec l'accent du Westhoek.
Une musette touchante.
Bruxelles, vous devez rejoindre votre bureau et admirer la sympathique tronche de votre chef de service, non?
Allez un petit discours métaphysique 'prot, prot, prit, pret, prot': c'est clair, peï, aussi efficace que du Immanuel Kant.
Pour finir par le sommet, son hit: ' Bange Blankeman'
...Ik zag Bantoes in ons cafeetje
ik zag Tutsi's op de tram
ik zag Zoeloes dansen en springen
en roff'len op den tamtam ...
Une chanson prônant la tolérance, sur fond musical des Andes.
Un bis pour Jari Demeulemeester, Mister AB.
'Laat mie maar lopen' accompagné par deux mille battements de mains, une grosse farandole flamande qui atteindra son apogée lorsque le poète entamera ' 'k zie mijn lief zo geire'.
Willem Vermandere: flamand,belge, populaire, chaleureux, humain et brillant..
Un grand Monsieur qui te redonne goût à la vie.
Pendant 70' tu as imaginé que les hommes pouvaient être bons!
mardi 24 août 2010
lundi 23 août 2010
Swing Wespelaar 2010 -Day Two- le 21 août 2010
14h30', un soleil radieux inonde Wespelaar de ses ardents rayons, ça va picoler sec sur la plaine!
En errant sur le site tu croises le tout Bruxelles blues (Jacqueline, Roland, Charlie Roy, Cool Danny, Lee (ne Chinuus van de Marollen), Jack, Bernadette, Manneken Pis...PS: y avait pas Moureaux, récemment converti au raï....
Lightnin' Guy & the Mighty Gators
Sont partout ceux- là.
Thierry le cogneur me signale que quand il rentre chez lui, une fois toutes les dix semaines, sa madame, le confondant avec un témoin de Jehovah, lui signale: on a déjà donné!
Guy Verlinde est entouré d'une fameuse bande en ce torride samedi: Stievenart Th. aux drums (une seyante casquette et un zonnebril de poseur) - Willy Devleeschouwer à la guitare- le crack, Dominique Vantomme aux keys et le vieux de la vieille, Jan Meyers (Blue Blot) à la basse.
A l'heure où les braves font la sieste ces vauriens, ces méchants sauriens ont cassé la baraque et, le soir-même, ils doivent remettre le couvert près du Grand -Duché!
Pendant 60' on aura droit à du swamp blues , du Delta, de la soul/rhythm 'n blues moite, du funk, du shuffle, du rock et surtout de la bonne humeur et du punch.
'Going Down'- un 'Ain't no Sunshine' latino, virant reggae (No woman no cry) -'Cut you loose' tchik , tchik, tchik fait le Willy... et ça vous connaissez Wespelaar?
...Wait a minute!
Shake your arm, then use your form
Stay on the scene like a ...
Le Godfather, entouré d'anges, est planqué au paradis noir, et se dit mes héritiers rigolent...shake your moneymaker, ajoute le petit Guy!
Un ' Hipshake' suggestif - en solo à la slide le tribute à Jimi ' Voodoo Child' et 'Crazy about my baby' pour finir.
Bis:
' Bon ton roulet' ou 'Laissez le bon temps rouler' .. Samedi-Gras en plein mois d'août!
Pimpon pimpon, d'où ils sortent ces rigolos?
On a entendu 'Smoke on the Water', nous voilà!
Fin du mois, Lightnin Guy enregistre un nouveau CD live, au Banana Peel, le précédent est retiré du commerce suite à des ennuis juridiques!
Johnny Clark & the Outlaws
Gelderland, un petit gars répondant au nom de Hans Klerken est happé par le démon du blues.
Un premier groupe:Bullfrog Blues Machine, 13 ans de vie... un enterrement!
Renaissance: Hans (guitare, vocals) devient Johnny Clark, se trouve deux outlaws pour l'accompagner: Theo Thumper: drums- Ray Uyterwijk: bass et en route pour un nouveau tour de piste.
Une plaque ' Two tears in a bucket', remplie de Texas blues à haute teneur d'octane.
Wespelaar a aimé, wij ook!
Un instrumental ' The Outlaw Shuffle', c'était pas une berceuse.
'One last call' un lazy blues indolent flattant tes tympans.
'Superlovely' ils ont écouté Stevie Ray.
Is het niet te vroeg om te rocken?
Mais, non, peï, envoie: ' 'Two tears in a bucket', Hans est loin d'être un manchot et ses potes, s'ils ont l'air de sortir de l'hospice, sont des as.
A guest on the mouth harp, le formidable Ben Bouman.
Le show va prendre de l'ampleur!
Pas encore de titre pour ce shuffle, mais il traite de notre royale Beatrix...I'd rather walk on bare feet... t'es sûr qu'il s'agit pas de Sandie Shaw, mec?
Boogie time: 'I don't want to know'.
Même Chuck Berry jouait ce vieux blues 'Things that I used to do', aussi lent qu'un escargot souffrant de la goutte.
Connaissent leur job ces petits gars ayant placé leurs Euros chez Rabobank.
Le twelve bar sucré 'Sugar Darlin' et un bluesrock 'My Baby' .
'Gospel for Thomas' qui ressemble autant à un negro-spiritual qu'à la lambada.
Un bis juteux, l'ultime boogie ' From Da' South'.
Tu me prends en photo avec Johnny?
Sûr Roland, ce sera une pintje, menneke!
Ash Grunwald
Non, il est pas Teuton, tonton!
Melbourne c'est Down Under.
7 cd's, 4 nominations aux awards, ce costaud dreadlocké collectionne les médailles, mais faudra nous expliquer pourquoi un mec performant solo met 2 x plus de temps qu'un groupe de 5 musiciens avant d'être satisfait du travail des ingénieurs son.
Lapsteel, guitares, stomp box, cajon et surtout une voix d'une profondeur aborigène.
Si Robert Cray était de passage dans le coin, il serait tombé dans les pommes en entendant Sherman Robertson et, le lendemain, Ash.
Le mec nous a bazardé un show énergique mais pas au point de crier au génie, après quelques titres t'avais pigé les astuces: du pro, de la routine.
Un Delta blues océanique, un crying blues plus black que Barry White... look at the tears rolling down my nose... sa mère gueulait: mouche-toi, gamin- le gospel 'John the Revelator', repris en chorus par les locaux- 'Never let you go'- 'Smokestack Lightnin' pour la SNCB/NMBS- encore un gospel ancestral 'Be my Husband' , on préférait Nina Simone -ensuite un Delta blues téléphoné -
'Walking', dédié à un poivrot belliqueux lui cherchant des noises - un blues artisanal garanti sans OGM et un Tom Waits, 'Goin out West', pour finir en beauté.
Bis
'I don't want nobody else'
I want a Primus...
Oli Brown Band
“The hottest young pistol in British blues” Mojo Magazine-'He has the blues under his fingernails' Classic Rock- Oli Brown is being hailed as the great white hope of British blues- "Young Oli oozes the blues from every part of his being...
N'en jetez plus, les gars!
Après avoir vu et entendu ce phénomène tu ne peux que confirmer tous ces éloges, une grosse claque, ce trio. Tu comprends mieux que Paul Jones les invite, en 2006, pour une live session à la BBC2 ( le ket avait un peu plus de 16 ans).
Déjà 2 CD's, le dernier 'Heads I win, tails you lose'.
Derrière les caisses, le batteur professionnel Simon Dring , à la basse six cordes, le souriant, Roger Inniss , Oli à la Vanquish , dessinée pour lui.
' Evil Soul' ça déménage sec dès les premières notes, un son d'une clarté inaltérée, des riffs acérés et un timbre vocal convenant idéalement au British blues.
Rory Gallagher est ressuscité? Ou Peter Green a retrouvé la santé? C'est comme tu veux, mais si Mike Vernon produit l'album, c'est du bon.
'Makes me wonder' Oli a une gueule d'angelot mais un jeu démoniaque.
'Open Road' titre de son premier effort discographique, le gamin joue avec ses guts, ses doigts virevoltent sur sa gratte, son visage se transforme au gré des notes, il vit le blues.
'Fever' le classique en version électrique brûlante.
'Speechless' c'est comme ça qu'on est devant cette guitare lyrique.
Time for some good old dirty blues: 'Stone Cold' ou 'Roxanne' !
Olé Oli, haut les coeurs, ket!
Cette Roxanne est sourde comme un pot, 4000 fans hurlent son nom, mais elle se pointe pas.
Le jazzy 'Played by the Devil' avec un clin d'oeil aux Flintstones, il a même de l'humour.
Le méchant 'Not a word I say': tight band, talent à l'état pur.
Muddy Waters ' Hoochie Coochie Man' , superbe, no other comment!
'On top of the world' le blues s'empare de ton être.
Oli décide qu'il est l'heure de la promenade du samedi soir, il repère une gamine craquante, sa guitare raconte une histoire à la Lolita, il reprend le GR , mais celui-ci est mal balisé, le petit se perd du côté des ivrognes, ça va mal finir..
Un limier local le retrouve et le ramène sur scène..Ovation gigantesque, I feel on top of the world, qu'il nous raconte!
Epique!
Un bis, bien sûr!
Un nouveau blues...nowhere to run ... auquel il accroche 'Black Betty' de Ram Jam.
Oli Brown: fire and passion!
Hugh Pool Band
Hugh Pool, un sauvage de New- York.
Le mec se pointe d'abord seul, armé d'une vénérable National Resonator.
I'll play a couple of tunes solo: du Delta blues agité, emprunté à Robert Johnson: 'Walking Blues'- 'Kind Hearted Woman' ou un truc à lui, inspiré par R J, pour lequel il sort un harmonica: ' Spider's Web' et qu'il a écrit après une dispute avec sa conjugale, une sorte de mygale.
Du renfort: basse, batterie(Barry Adamson???) et toujours ce Delta blues crasseux , joué à la vitesse TGV.
Un seul morceau en trio et la chemise de Hugh a l'air d'avoir baigné dans a pool plein de grenouilles et de vase.
Ce mec est enragé, son blues distortionné et épileptique t'agresse sans te laisser de répit.
Une version country/grunge de 'Baby, please don't go', qu'il joue en tenant sa guitare cordes vers le sol: effets élastiques garantis.
Emir (ou Amir) à la basse prenant des poses de matador ne sachant pas que les corridas c'est du passé.
'The schoolboy's boogie' écrit à 19 ans.
Cling, ça pouvait pas rater, corde pétée, le gars continue à souffler dans son Horner, déballe sa Vuitton et sort un nouvel instrument, ni vu, ni connu. A dix mètres de la scène, zont rien remarqué!
Bande de lopettes, on a pas que ça à faire: 'Oh Well' , une version survitaminée et supersonique, le comique y introduisant des riffs Hendrix pour rire.
Tout ça est bien beau, mais ça fatigue à la longue.
Un instrumental de Freddie King, bien funky pour épargner ses amygdales et il se remet au Blues du Mississippi, sa voix flanche de plus en plus.
Vais secouer ma guitare, il en coule 15 litres de sueur animale, et je vous joue la dernière 'Going Down'.
Merci Wespelaar!
Barman, 26 litres de Primus , please!
Canned Heat
Les rescapés... Un line-up d'exception en 2010: Fito de la Parra- Larry Taylor- Harvey Mandel et Dale Spalding , le moins connu, mais excellent chanteur, guitariste, bassiste et harmoniciste.
Le truc s'annonce pas trop bien, Fito tire la gueule se plaignant de tout. Pendant l'ultime soundcheck, il se tire en marmonnant I'll take a smoke, il revient après 2' en nous remerciant pour notre patience.
Ils attaquent fort 'On the road again', public ravi, bien sûr, le hic c'est que Fito c'est pas Al Wilson et en plus sa voix semble flasque.
Une version maladive.
Un de mes préférés, 'Time Was', Dale au chant.
Bien, mais sans magie.
Larry troque sa basse pour une guitare, Dale à la 4 cordes: 'Fine Little Mama' de l'excellent country blues, ils ont trouvé la bonne vitesse.
Joli doublé de guitares.
Le métallique 'Midnight Sun', Mandel excellent à la gratte.
'So sad the world's in a tangle', 1970, 'Future Blues', du psychedelic blues qui n'a pas pris une ride.
Et un petit rock salace 'Future Blues' .
'Sugar Bee' les fossiles assurent, ça chauffe dans la boîte.
Woodstock, do you remember?
Comme si c'était hier.
'Going up the country' où l'eau a le goût de vin, c'est divin!
Dommage que la voix de Fito dérape, pas comme du Puff Daddy, hein fieu!
..jump in the water, stay drunk all the time...
Wespelaar adhère à ce programme électoral.
A song with a message: 'Amphetamine Annie', brillant!
Le magique 'Christo Redemptor', qu'Harvey a encore joué avec Charlie Musselwhite.
Pour suivre, la bombe' Let's Work Together'.
Bon, les petits gars, ça suffit maintenant, on salue ces ploucs et on se tire, dit Fito en poussant ses potes.
Mais, menneke, on doit leur jouer un boogie, c'est notre marque de fabrique , d'ailleurs Dr Walter Boogie est en coulisses.
Bon, vais pisser un coup et je reviens.
Prostate récalcitrante, pépé?
Un 'Woodstock Boogie' kilométrique, permettant à chacun d'étaler son savoir-faire, Harvey en profite pour faire joujou avec son oscillator, et Larry de nous la faire bassiste de jazz.
Tout le monde est content, le Canned Heat peut jouer en roue libre jusqu'en 2075, les fans seront ravis, mais l'envoûtement a disparu.
Pas question d'attendre un hypothétique rappel, vite vers la bagnole, avant le rush!
En errant sur le site tu croises le tout Bruxelles blues (Jacqueline, Roland, Charlie Roy, Cool Danny, Lee (ne Chinuus van de Marollen), Jack, Bernadette, Manneken Pis...PS: y avait pas Moureaux, récemment converti au raï....
Lightnin' Guy & the Mighty Gators
Sont partout ceux- là.
Thierry le cogneur me signale que quand il rentre chez lui, une fois toutes les dix semaines, sa madame, le confondant avec un témoin de Jehovah, lui signale: on a déjà donné!
Guy Verlinde est entouré d'une fameuse bande en ce torride samedi: Stievenart Th. aux drums (une seyante casquette et un zonnebril de poseur) - Willy Devleeschouwer à la guitare- le crack, Dominique Vantomme aux keys et le vieux de la vieille, Jan Meyers (Blue Blot) à la basse.
A l'heure où les braves font la sieste ces vauriens, ces méchants sauriens ont cassé la baraque et, le soir-même, ils doivent remettre le couvert près du Grand -Duché!
Pendant 60' on aura droit à du swamp blues , du Delta, de la soul/rhythm 'n blues moite, du funk, du shuffle, du rock et surtout de la bonne humeur et du punch.
'Going Down'- un 'Ain't no Sunshine' latino, virant reggae (No woman no cry) -'Cut you loose' tchik , tchik, tchik fait le Willy... et ça vous connaissez Wespelaar?
...Wait a minute!
Shake your arm, then use your form
Stay on the scene like a ...
Le Godfather, entouré d'anges, est planqué au paradis noir, et se dit mes héritiers rigolent...shake your moneymaker, ajoute le petit Guy!
Un ' Hipshake' suggestif - en solo à la slide le tribute à Jimi ' Voodoo Child' et 'Crazy about my baby' pour finir.
Bis:
' Bon ton roulet' ou 'Laissez le bon temps rouler' .. Samedi-Gras en plein mois d'août!
Pimpon pimpon, d'où ils sortent ces rigolos?
On a entendu 'Smoke on the Water', nous voilà!
Fin du mois, Lightnin Guy enregistre un nouveau CD live, au Banana Peel, le précédent est retiré du commerce suite à des ennuis juridiques!
Johnny Clark & the Outlaws
Gelderland, un petit gars répondant au nom de Hans Klerken est happé par le démon du blues.
Un premier groupe:Bullfrog Blues Machine, 13 ans de vie... un enterrement!
Renaissance: Hans (guitare, vocals) devient Johnny Clark, se trouve deux outlaws pour l'accompagner: Theo Thumper: drums- Ray Uyterwijk: bass et en route pour un nouveau tour de piste.
Une plaque ' Two tears in a bucket', remplie de Texas blues à haute teneur d'octane.
Wespelaar a aimé, wij ook!
Un instrumental ' The Outlaw Shuffle', c'était pas une berceuse.
'One last call' un lazy blues indolent flattant tes tympans.
'Superlovely' ils ont écouté Stevie Ray.
Is het niet te vroeg om te rocken?
Mais, non, peï, envoie: ' 'Two tears in a bucket', Hans est loin d'être un manchot et ses potes, s'ils ont l'air de sortir de l'hospice, sont des as.
A guest on the mouth harp, le formidable Ben Bouman.
Le show va prendre de l'ampleur!
Pas encore de titre pour ce shuffle, mais il traite de notre royale Beatrix...I'd rather walk on bare feet... t'es sûr qu'il s'agit pas de Sandie Shaw, mec?
Boogie time: 'I don't want to know'.
Même Chuck Berry jouait ce vieux blues 'Things that I used to do', aussi lent qu'un escargot souffrant de la goutte.
Connaissent leur job ces petits gars ayant placé leurs Euros chez Rabobank.
Le twelve bar sucré 'Sugar Darlin' et un bluesrock 'My Baby' .
'Gospel for Thomas' qui ressemble autant à un negro-spiritual qu'à la lambada.
Un bis juteux, l'ultime boogie ' From Da' South'.
Tu me prends en photo avec Johnny?
Sûr Roland, ce sera une pintje, menneke!
Ash Grunwald
Non, il est pas Teuton, tonton!
Melbourne c'est Down Under.
7 cd's, 4 nominations aux awards, ce costaud dreadlocké collectionne les médailles, mais faudra nous expliquer pourquoi un mec performant solo met 2 x plus de temps qu'un groupe de 5 musiciens avant d'être satisfait du travail des ingénieurs son.
Lapsteel, guitares, stomp box, cajon et surtout une voix d'une profondeur aborigène.
Si Robert Cray était de passage dans le coin, il serait tombé dans les pommes en entendant Sherman Robertson et, le lendemain, Ash.
Le mec nous a bazardé un show énergique mais pas au point de crier au génie, après quelques titres t'avais pigé les astuces: du pro, de la routine.
Un Delta blues océanique, un crying blues plus black que Barry White... look at the tears rolling down my nose... sa mère gueulait: mouche-toi, gamin- le gospel 'John the Revelator', repris en chorus par les locaux- 'Never let you go'- 'Smokestack Lightnin' pour la SNCB/NMBS- encore un gospel ancestral 'Be my Husband' , on préférait Nina Simone -ensuite un Delta blues téléphoné -
'Walking', dédié à un poivrot belliqueux lui cherchant des noises - un blues artisanal garanti sans OGM et un Tom Waits, 'Goin out West', pour finir en beauté.
Bis
'I don't want nobody else'
I want a Primus...
Oli Brown Band
“The hottest young pistol in British blues” Mojo Magazine-'He has the blues under his fingernails' Classic Rock- Oli Brown is being hailed as the great white hope of British blues- "Young Oli oozes the blues from every part of his being...
N'en jetez plus, les gars!
Après avoir vu et entendu ce phénomène tu ne peux que confirmer tous ces éloges, une grosse claque, ce trio. Tu comprends mieux que Paul Jones les invite, en 2006, pour une live session à la BBC2 ( le ket avait un peu plus de 16 ans).
Déjà 2 CD's, le dernier 'Heads I win, tails you lose'.
Derrière les caisses, le batteur professionnel Simon Dring , à la basse six cordes, le souriant, Roger Inniss , Oli à la Vanquish , dessinée pour lui.
' Evil Soul' ça déménage sec dès les premières notes, un son d'une clarté inaltérée, des riffs acérés et un timbre vocal convenant idéalement au British blues.
Rory Gallagher est ressuscité? Ou Peter Green a retrouvé la santé? C'est comme tu veux, mais si Mike Vernon produit l'album, c'est du bon.
'Makes me wonder' Oli a une gueule d'angelot mais un jeu démoniaque.
'Open Road' titre de son premier effort discographique, le gamin joue avec ses guts, ses doigts virevoltent sur sa gratte, son visage se transforme au gré des notes, il vit le blues.
'Fever' le classique en version électrique brûlante.
'Speechless' c'est comme ça qu'on est devant cette guitare lyrique.
Time for some good old dirty blues: 'Stone Cold' ou 'Roxanne' !
Olé Oli, haut les coeurs, ket!
Cette Roxanne est sourde comme un pot, 4000 fans hurlent son nom, mais elle se pointe pas.
Le jazzy 'Played by the Devil' avec un clin d'oeil aux Flintstones, il a même de l'humour.
Le méchant 'Not a word I say': tight band, talent à l'état pur.
Muddy Waters ' Hoochie Coochie Man' , superbe, no other comment!
'On top of the world' le blues s'empare de ton être.
Oli décide qu'il est l'heure de la promenade du samedi soir, il repère une gamine craquante, sa guitare raconte une histoire à la Lolita, il reprend le GR , mais celui-ci est mal balisé, le petit se perd du côté des ivrognes, ça va mal finir..
Un limier local le retrouve et le ramène sur scène..Ovation gigantesque, I feel on top of the world, qu'il nous raconte!
Epique!
Un bis, bien sûr!
Un nouveau blues...nowhere to run ... auquel il accroche 'Black Betty' de Ram Jam.
Oli Brown: fire and passion!
Hugh Pool Band
Hugh Pool, un sauvage de New- York.
Le mec se pointe d'abord seul, armé d'une vénérable National Resonator.
I'll play a couple of tunes solo: du Delta blues agité, emprunté à Robert Johnson: 'Walking Blues'- 'Kind Hearted Woman' ou un truc à lui, inspiré par R J, pour lequel il sort un harmonica: ' Spider's Web' et qu'il a écrit après une dispute avec sa conjugale, une sorte de mygale.
Du renfort: basse, batterie(Barry Adamson???) et toujours ce Delta blues crasseux , joué à la vitesse TGV.
Un seul morceau en trio et la chemise de Hugh a l'air d'avoir baigné dans a pool plein de grenouilles et de vase.
Ce mec est enragé, son blues distortionné et épileptique t'agresse sans te laisser de répit.
Une version country/grunge de 'Baby, please don't go', qu'il joue en tenant sa guitare cordes vers le sol: effets élastiques garantis.
Emir (ou Amir) à la basse prenant des poses de matador ne sachant pas que les corridas c'est du passé.
'The schoolboy's boogie' écrit à 19 ans.
Cling, ça pouvait pas rater, corde pétée, le gars continue à souffler dans son Horner, déballe sa Vuitton et sort un nouvel instrument, ni vu, ni connu. A dix mètres de la scène, zont rien remarqué!
Bande de lopettes, on a pas que ça à faire: 'Oh Well' , une version survitaminée et supersonique, le comique y introduisant des riffs Hendrix pour rire.
Tout ça est bien beau, mais ça fatigue à la longue.
Un instrumental de Freddie King, bien funky pour épargner ses amygdales et il se remet au Blues du Mississippi, sa voix flanche de plus en plus.
Vais secouer ma guitare, il en coule 15 litres de sueur animale, et je vous joue la dernière 'Going Down'.
Merci Wespelaar!
Barman, 26 litres de Primus , please!
Canned Heat
Les rescapés... Un line-up d'exception en 2010: Fito de la Parra- Larry Taylor- Harvey Mandel et Dale Spalding , le moins connu, mais excellent chanteur, guitariste, bassiste et harmoniciste.
Le truc s'annonce pas trop bien, Fito tire la gueule se plaignant de tout. Pendant l'ultime soundcheck, il se tire en marmonnant I'll take a smoke, il revient après 2' en nous remerciant pour notre patience.
Ils attaquent fort 'On the road again', public ravi, bien sûr, le hic c'est que Fito c'est pas Al Wilson et en plus sa voix semble flasque.
Une version maladive.
Un de mes préférés, 'Time Was', Dale au chant.
Bien, mais sans magie.
Larry troque sa basse pour une guitare, Dale à la 4 cordes: 'Fine Little Mama' de l'excellent country blues, ils ont trouvé la bonne vitesse.
Joli doublé de guitares.
Le métallique 'Midnight Sun', Mandel excellent à la gratte.
'So sad the world's in a tangle', 1970, 'Future Blues', du psychedelic blues qui n'a pas pris une ride.
Et un petit rock salace 'Future Blues' .
'Sugar Bee' les fossiles assurent, ça chauffe dans la boîte.
Woodstock, do you remember?
Comme si c'était hier.
'Going up the country' où l'eau a le goût de vin, c'est divin!
Dommage que la voix de Fito dérape, pas comme du Puff Daddy, hein fieu!
..jump in the water, stay drunk all the time...
Wespelaar adhère à ce programme électoral.
A song with a message: 'Amphetamine Annie', brillant!
Le magique 'Christo Redemptor', qu'Harvey a encore joué avec Charlie Musselwhite.
Pour suivre, la bombe' Let's Work Together'.
Bon, les petits gars, ça suffit maintenant, on salue ces ploucs et on se tire, dit Fito en poussant ses potes.
Mais, menneke, on doit leur jouer un boogie, c'est notre marque de fabrique , d'ailleurs Dr Walter Boogie est en coulisses.
Bon, vais pisser un coup et je reviens.
Prostate récalcitrante, pépé?
Un 'Woodstock Boogie' kilométrique, permettant à chacun d'étaler son savoir-faire, Harvey en profite pour faire joujou avec son oscillator, et Larry de nous la faire bassiste de jazz.
Tout le monde est content, le Canned Heat peut jouer en roue libre jusqu'en 2075, les fans seront ravis, mais l'envoûtement a disparu.
Pas question d'attendre un hypothétique rappel, vite vers la bagnole, avant le rush!
samedi 21 août 2010
Swing Wespelaar 2010- Day One- le 20 août 2010
Swing: édition 23!
La croix et la bannière pour atteindre Wespelaar, la N21 est synonyme de chantier depuis avant l'Antiquité!
César, déjà, se plaignait et soupçonnait les éléphants d'Hannibal d'avoir dégradé la Chaussée d'Haecht pour emmerder ses légions.
Di Rupo devrait transférer de l'argent carolo pour aider De Wever à refaire ses voies de circulation....
Big Blind
Un bluesband de Noordwijk (NL) a la lourde tâche d'ouvrir le festival.
Ils s'acquittent de cette besogne de plaisante manière: du blues, du rock, de la présence..les amateurs locaux sont contents.
Et pourtant, le chanteur/harmoniciste, Wesley van Werkhoven, nous signale que ce sera le tout dernier gig du combo, ils arrêtent les frais.
A leur palmarès: 2 CD's et des centaines de gigs, dont Peer ou le Paradiso.
Basse: Dirk van Duijn- drums: Niels Duindam et guitare: J J van Duijn.
'Intro' un instrumental juteux pour annoncer la couleur, suivi de 'Ease My Mind' aux saveurs British Blues des sixties, voire Hollandse Blues in de stijl van Cuby & The Blizzards.
'Freakshow' galerie de monstres aux uptempo freaky/funky riffs.
Une seule cartouche dans le barillet: 'Russian Roulette' du blues Stevie Ray.
'Natural High', oublie la cocaïne ( on est pas Boonen ou Maradona), oublie les champignons, on s'envoie en l'air de manière écologique.
JJ, avec ses flashy raybans, a plus un look guitariste pour Pukkelpop minettes que le stéréotype blues guitar hero, mais le zouave sait manier une Gibson.
Plus gluant sur coulis jazzy, le titre de leur dernier CD ' Circus left town'.
...I love this smell of yours...qu'il chante.
De la violette?
A slow blues: 'Quarter to 4'.
Un poète, Wesley: kwart voor vier, tijd voor bier.
La Primus c'est moins mauvais que l'infâme Heineken.
JJ est appliqué, Wesley, légèrement branleur, a de la gueule et la rythmique est solide.
Cet aveugle se débrouille plutôt bien.
'Rollin your way' , un chemin accidenté.
'In my own hands' stomping blues.
'Hold on' pompe sec.
Dédié à Jan Pet, un bluespromoter batave, décédé cette semaine: 'I've been wrong' un méchant shuffle avec appel aux paroissiens: say 'Yeah'!
'Yeah' 'Ave Maria' 'Ite Missa Est' c'est bon, fiston?
Yeah!
'Wicked weasel boogie' un boogie téléphoné démarrant sur les riffs de 'Radar Love' du Golden Earring.
Une dernière, faites gaffe aux guêpes, amis de Wespelaar: ' Anytime you want'.
C'est quand tu veux, Wesley!
Un bis!
La locomotive que Lightnin Guy balance à chaque gig 'Automatic'.
Oranje über alles!
Jeremy Wallace Trio
Première apparition en Belgique pour Mr Wallace, originaire du New Jersey.
Le moins qu'on puisse écrire est qu'elle marqua les esprits.
Le chanteur /guitariste (une National reso-phonic d'anthologie!) n'est pas vraiment à classer dans le catalogue blues, il s'ébat dans les eaux roots/americana avec des relents blues bien sûr, mais aussi country ou folk.
Ce storyteller d'exception pond des lyrics d'une veine Bruce Springsteeen/ Bob Dylan et son timbre éraillé de siroteur de Bourbon et mâcheur de tabac( an old-school whiskey and cigarette voice) est un hybride young Bob Dylan, mature Tom Waits .
Il a captivé l'assistance.
Pour l'aider, un sosie de Neil Young à la basse: Matt Gruenberg, un mec qui ne sait plus combien d'artistes il a accompagné (Ashley Macisac, David Tronzo, Reeves Gabrels de Tin Machine...) et aux drums et percussion: Tom Costagliola.
Discographie: 3 galettes, la dernière ' Suicide Suitcase' en 2008.
Plus grand admirateur: Dave Van Ronk qui le compare à Arlo Guthrie.
Pas de setlist, on joue à l'inspiration.
On l'annonce pas, t'es collé à la buvette où t'entends un country blues bien sec.
Au galop, frontstage.
Deuxième tranche... I woke up this morning at 4 o'clock... mama have you heard the news..papa got killed... histoire de bien situer son univers.
Un slow blues rural typique...come back, baby, please don't go... let's talk it over... tous pareils, font des conneries, puis ils implorent leur bonne femme: t'en vas pas, je suis rien sans toi...
Le narratif ' 1 dollar 49' en rassemblant tous ses nickles, pennies et dimes, voilà ce qu'il a en poche.
Une pointe de country à la Johnny Cash 'Since you left' ... I'm just thinking about you, baby ... mais il me faut... hard drinking for courage..., un sens de la dérision bénéfique, un fingerpicking impressionnant, un dobro te martelant le crâne et, en prime, deux sidemen super efficaces.
Jeremy Wallace trio: superbe découverte.
Une magnifique ballade aux sonorités Willy De Ville ' Johnny' , sera suivie d'une époustouflante version de 'St James Infirmary', pour revenir à la country galopante.
Un petit ragtime désuet, narrant une tranche de vie d'un rambler promettant de changer de vie car ...I'm 'Fallin in love'... la voix râpeuse du hobo formant un formidable écho aux sonorités du dobro.
'Gotta get back', ce pauvre petit gars semble avoir pas mal de problèmes avec les madames.
La solitude du buveur de fond ...old man liquor, it tastes too much like gasoline... tes narines peuvent sentir les exhalations du mauvais alcool.
A l'instar du Boss, ce type peint, à grosses couches réalistes, l' Amérique profonde.
Wespelaar, more blues coming : le mélancolique 'Cold October' , suivi de 'Broke & Hungry' , ragged and dirty, too.
J'en connais d'autres, correspondant à cette description édénique.
Le poignant 'Deathletter Blues' décrivant une tragique histoire familiale.
Le slow, 'Virginia', précède a slow cruisin tune pour revenir au blues crasseux: 'Backdoor Man'.
Un petit crochet par la Nouvelle- Orléans et un rock pour finir en beauté .
Cette excellente prestation demande un bis, qui valait le déplacement à lui seul: une version étonnante de la scie country: 'Stand by your man' de Tammy Wynette.
Fallait se frotter les yeux et voir ce macho chanter...Sometimes it's hard to be a woman
Giving all your love to just one man... sans rigoler.
Brillant!
Top of the bill: Sherman Robertson Band!
Gros coup de chapeau au programmateur du Swing: trois groupes, trois styles différents, une constante: high quality!
White blues, americana et la crème de l'electric soul-blues : Sherman Robertson... this man is unstoppable, they say... ils ont raison.
Si Clapton est Dieu, Sherman est Eros: une guitare sensuelle et une voix encore plus chaude que celle de Robert Cray.
Son band: le génial Jools Grudgings aux keys- Gary Rackham (Zaragoza) à la basse - Jamie Little aux drums..formidable équipe!
Go: un premier blues suintant avec touches d'orgue voluptueuses... hey baby, can I drive your automobile... la nana peut pas lui refuser!
Pas revenus de notre surprise, il poursuit dans la même veine.. Baby, I ain't gonna cry..., pas besoin, la guitare le fait à sa place.
Toutes les nanas à mes côtés mouillent et ce mec est né avant 1950!
T'as entendu, Pépé, t'as toutes tes chances...
'Am I losing you', pendant ton sommeil, t'appelais un autre mec, explique, baby!
Tu me trompes?
Mais non, suis partie boire un verre, mon chéri.
Toutes des salopes!
Faut le voir vivre sa douleur physiquement en s'accompagnant de sa Telecaster.
Changement de registre, à l'attaque : un méchant twelve bar illustré d'un pas de danse lascif.
Mais pas changement de thème: un seul sujet: les nanas!
You know, she's a real fine lady... ('Linda Lu' ) et qu'est ce qu'elle t'a fait, celle -là, peï?
Vais venir vous l'expliquer de plus près.
J'arrive, poussez- vous.
Guitare en baïonnette, le Sherman se fraye un passage jusqu'à la première buvette, à la grande joie des habitués du coin.
Sur scène, l'armée pistonne sec.
Un grand moment!
Un slowblues: encore une histoire de madames prenant plaisir à te rendre plus cocu que le chef de gare.. I know you got a boyfriend, but that's alright..
Piano, please, et une guitare purulente en relais, ça dégouline de partout, et cette voix des plus sexy .
Place au funk, le natif de Breaux Bridge a décidé de laisser du champ à ses musiciens, ils ne s'en privent pas les bougres: des cracks...
' Victim of Circumstance' ce rigolo te donne l'impression de chanter uniquement pour toi, comme si t'étais son confesseur.
Encore un blues transpirant le sexe à travers toutes ses pores 'Texas Cutie'.
Hey Wespelaar, how are you feeling, kids, you got the blues?
Oui, papa.
' Tin Pan Alley' de Mr Vaughan.
Oei, il s'énerve sec: séquence 'Un Justicier dans la Ville', ça flingue dans tous les sens...
Bon, vais achever le travail en coulisse, ciao!
Hurlements.
La bête revient pour flanquer son instrument sous le nez d'une locale émoustillée... I'm gonna play the blues for my lady...
Demain, je me paye une Telecaster et un petit chapeau!
Nouveau slowblues carnassier 'Make it rain'.
Pure jouissance.
Ce salopard nous laisse aucun répit, un 'Dust My Broom' méconnaissable et collant.
Immense ovation!
OK, one more before we go, le groovy:'Out of sight, out of mind'.
Thank you, Wespelaar!
Mais non, fieu, reviens!
La der des der, alors: un boogie(all night long) de derrière les fagots!
Il sera 1h58' lorsque ton plumard t'accueillera!
La croix et la bannière pour atteindre Wespelaar, la N21 est synonyme de chantier depuis avant l'Antiquité!
César, déjà, se plaignait et soupçonnait les éléphants d'Hannibal d'avoir dégradé la Chaussée d'Haecht pour emmerder ses légions.
Di Rupo devrait transférer de l'argent carolo pour aider De Wever à refaire ses voies de circulation....
Big Blind
Un bluesband de Noordwijk (NL) a la lourde tâche d'ouvrir le festival.
Ils s'acquittent de cette besogne de plaisante manière: du blues, du rock, de la présence..les amateurs locaux sont contents.
Et pourtant, le chanteur/harmoniciste, Wesley van Werkhoven, nous signale que ce sera le tout dernier gig du combo, ils arrêtent les frais.
A leur palmarès: 2 CD's et des centaines de gigs, dont Peer ou le Paradiso.
Basse: Dirk van Duijn- drums: Niels Duindam et guitare: J J van Duijn.
'Intro' un instrumental juteux pour annoncer la couleur, suivi de 'Ease My Mind' aux saveurs British Blues des sixties, voire Hollandse Blues in de stijl van Cuby & The Blizzards.
'Freakshow' galerie de monstres aux uptempo freaky/funky riffs.
Une seule cartouche dans le barillet: 'Russian Roulette' du blues Stevie Ray.
'Natural High', oublie la cocaïne ( on est pas Boonen ou Maradona), oublie les champignons, on s'envoie en l'air de manière écologique.
JJ, avec ses flashy raybans, a plus un look guitariste pour Pukkelpop minettes que le stéréotype blues guitar hero, mais le zouave sait manier une Gibson.
Plus gluant sur coulis jazzy, le titre de leur dernier CD ' Circus left town'.
...I love this smell of yours...qu'il chante.
De la violette?
A slow blues: 'Quarter to 4'.
Un poète, Wesley: kwart voor vier, tijd voor bier.
La Primus c'est moins mauvais que l'infâme Heineken.
JJ est appliqué, Wesley, légèrement branleur, a de la gueule et la rythmique est solide.
Cet aveugle se débrouille plutôt bien.
'Rollin your way' , un chemin accidenté.
'In my own hands' stomping blues.
'Hold on' pompe sec.
Dédié à Jan Pet, un bluespromoter batave, décédé cette semaine: 'I've been wrong' un méchant shuffle avec appel aux paroissiens: say 'Yeah'!
'Yeah' 'Ave Maria' 'Ite Missa Est' c'est bon, fiston?
Yeah!
'Wicked weasel boogie' un boogie téléphoné démarrant sur les riffs de 'Radar Love' du Golden Earring.
Une dernière, faites gaffe aux guêpes, amis de Wespelaar: ' Anytime you want'.
C'est quand tu veux, Wesley!
Un bis!
La locomotive que Lightnin Guy balance à chaque gig 'Automatic'.
Oranje über alles!
Jeremy Wallace Trio
Première apparition en Belgique pour Mr Wallace, originaire du New Jersey.
Le moins qu'on puisse écrire est qu'elle marqua les esprits.
Le chanteur /guitariste (une National reso-phonic d'anthologie!) n'est pas vraiment à classer dans le catalogue blues, il s'ébat dans les eaux roots/americana avec des relents blues bien sûr, mais aussi country ou folk.
Ce storyteller d'exception pond des lyrics d'une veine Bruce Springsteeen/ Bob Dylan et son timbre éraillé de siroteur de Bourbon et mâcheur de tabac( an old-school whiskey and cigarette voice) est un hybride young Bob Dylan, mature Tom Waits .
Il a captivé l'assistance.
Pour l'aider, un sosie de Neil Young à la basse: Matt Gruenberg, un mec qui ne sait plus combien d'artistes il a accompagné (Ashley Macisac, David Tronzo, Reeves Gabrels de Tin Machine...) et aux drums et percussion: Tom Costagliola.
Discographie: 3 galettes, la dernière ' Suicide Suitcase' en 2008.
Plus grand admirateur: Dave Van Ronk qui le compare à Arlo Guthrie.
Pas de setlist, on joue à l'inspiration.
On l'annonce pas, t'es collé à la buvette où t'entends un country blues bien sec.
Au galop, frontstage.
Deuxième tranche... I woke up this morning at 4 o'clock... mama have you heard the news..papa got killed... histoire de bien situer son univers.
Un slow blues rural typique...come back, baby, please don't go... let's talk it over... tous pareils, font des conneries, puis ils implorent leur bonne femme: t'en vas pas, je suis rien sans toi...
Le narratif ' 1 dollar 49' en rassemblant tous ses nickles, pennies et dimes, voilà ce qu'il a en poche.
Une pointe de country à la Johnny Cash 'Since you left' ... I'm just thinking about you, baby ... mais il me faut... hard drinking for courage..., un sens de la dérision bénéfique, un fingerpicking impressionnant, un dobro te martelant le crâne et, en prime, deux sidemen super efficaces.
Jeremy Wallace trio: superbe découverte.
Une magnifique ballade aux sonorités Willy De Ville ' Johnny' , sera suivie d'une époustouflante version de 'St James Infirmary', pour revenir à la country galopante.
Un petit ragtime désuet, narrant une tranche de vie d'un rambler promettant de changer de vie car ...I'm 'Fallin in love'... la voix râpeuse du hobo formant un formidable écho aux sonorités du dobro.
'Gotta get back', ce pauvre petit gars semble avoir pas mal de problèmes avec les madames.
La solitude du buveur de fond ...old man liquor, it tastes too much like gasoline... tes narines peuvent sentir les exhalations du mauvais alcool.
A l'instar du Boss, ce type peint, à grosses couches réalistes, l' Amérique profonde.
Wespelaar, more blues coming : le mélancolique 'Cold October' , suivi de 'Broke & Hungry' , ragged and dirty, too.
J'en connais d'autres, correspondant à cette description édénique.
Le poignant 'Deathletter Blues' décrivant une tragique histoire familiale.
Le slow, 'Virginia', précède a slow cruisin tune pour revenir au blues crasseux: 'Backdoor Man'.
Un petit crochet par la Nouvelle- Orléans et un rock pour finir en beauté .
Cette excellente prestation demande un bis, qui valait le déplacement à lui seul: une version étonnante de la scie country: 'Stand by your man' de Tammy Wynette.
Fallait se frotter les yeux et voir ce macho chanter...Sometimes it's hard to be a woman
Giving all your love to just one man... sans rigoler.
Brillant!
Top of the bill: Sherman Robertson Band!
Gros coup de chapeau au programmateur du Swing: trois groupes, trois styles différents, une constante: high quality!
White blues, americana et la crème de l'electric soul-blues : Sherman Robertson... this man is unstoppable, they say... ils ont raison.
Si Clapton est Dieu, Sherman est Eros: une guitare sensuelle et une voix encore plus chaude que celle de Robert Cray.
Son band: le génial Jools Grudgings aux keys- Gary Rackham (Zaragoza) à la basse - Jamie Little aux drums..formidable équipe!
Go: un premier blues suintant avec touches d'orgue voluptueuses... hey baby, can I drive your automobile... la nana peut pas lui refuser!
Pas revenus de notre surprise, il poursuit dans la même veine.. Baby, I ain't gonna cry..., pas besoin, la guitare le fait à sa place.
Toutes les nanas à mes côtés mouillent et ce mec est né avant 1950!
T'as entendu, Pépé, t'as toutes tes chances...
'Am I losing you', pendant ton sommeil, t'appelais un autre mec, explique, baby!
Tu me trompes?
Mais non, suis partie boire un verre, mon chéri.
Toutes des salopes!
Faut le voir vivre sa douleur physiquement en s'accompagnant de sa Telecaster.
Changement de registre, à l'attaque : un méchant twelve bar illustré d'un pas de danse lascif.
Mais pas changement de thème: un seul sujet: les nanas!
You know, she's a real fine lady... ('Linda Lu' ) et qu'est ce qu'elle t'a fait, celle -là, peï?
Vais venir vous l'expliquer de plus près.
J'arrive, poussez- vous.
Guitare en baïonnette, le Sherman se fraye un passage jusqu'à la première buvette, à la grande joie des habitués du coin.
Sur scène, l'armée pistonne sec.
Un grand moment!
Un slowblues: encore une histoire de madames prenant plaisir à te rendre plus cocu que le chef de gare.. I know you got a boyfriend, but that's alright..
Piano, please, et une guitare purulente en relais, ça dégouline de partout, et cette voix des plus sexy .
Place au funk, le natif de Breaux Bridge a décidé de laisser du champ à ses musiciens, ils ne s'en privent pas les bougres: des cracks...
' Victim of Circumstance' ce rigolo te donne l'impression de chanter uniquement pour toi, comme si t'étais son confesseur.
Encore un blues transpirant le sexe à travers toutes ses pores 'Texas Cutie'.
Hey Wespelaar, how are you feeling, kids, you got the blues?
Oui, papa.
' Tin Pan Alley' de Mr Vaughan.
Oei, il s'énerve sec: séquence 'Un Justicier dans la Ville', ça flingue dans tous les sens...
Bon, vais achever le travail en coulisse, ciao!
Hurlements.
La bête revient pour flanquer son instrument sous le nez d'une locale émoustillée... I'm gonna play the blues for my lady...
Demain, je me paye une Telecaster et un petit chapeau!
Nouveau slowblues carnassier 'Make it rain'.
Pure jouissance.
Ce salopard nous laisse aucun répit, un 'Dust My Broom' méconnaissable et collant.
Immense ovation!
OK, one more before we go, le groovy:'Out of sight, out of mind'.
Thank you, Wespelaar!
Mais non, fieu, reviens!
La der des der, alors: un boogie(all night long) de derrière les fagots!
Il sera 1h58' lorsque ton plumard t'accueillera!
vendredi 20 août 2010
Rue Royale au café Kafka, Bruxelles, le 19 août 2010
Quand les Soirées Cerises, Curieus Schaarbeek et le Kafka collaborent, c'est plus sérieux que les pénibles tergiversations Elio/Bart et autres Mickey...en moins de deux, on trouve une date bruxelloise pour Rue Royale, un chouchou de Steven.
On te rappelle que Rue Royale c'est le couple, Ruth, la British au chant, percussions, glockenspiel et Brookln, un cousin de l'Oncle Sam, au chant, guitare, et bass drum.
Nos gentils troubadours passent plus de temps à sillonner les routes (le plus souvent européennes) dans leur van qu' à rêvasser au coin d'un feu de bois dans leur douillet cottage.
Chaque année ils se tapent plus de 100 concerts dans des endroits les plus divers: home concerts, universités, prisons, bistrots, restos, coin de rue, festivals, camps de naturistes....Rue Royale won the hearts of whatever audience they encountered... (on cite Incubate).
A 21h30', le Kafka, peuplé de quelques dangereux anarchistes, style RickyBilly que la sympathique Christine préfère voir de loin, est prêt pour 70' d' indie folk/pop aux harmonies vocales immatérielles.
'These Long Roads'
...at the end
at the end of these long roads
we will gather there
with our hands in the air...
Cool, soft, joli.... une mélodie t'invitant à un voyage paisible et déstressant.
Le fragile 'Lunacy' propice aux rêveries romanesques.
Une de leurs plus anciennes compositions, la ballade sentimentale 'Even in the Darkness' n'ayant rien perdu de sa fraîcheur juvénile, smooth vocals sur méandres acoustiques limpides.
Second hit alternatif ' Parachutes & Lifeboats' , légèrement hypnotique.
'Meant to roam', une profession de foi, a été écrit cet été et enregistré sur un EP 3 titres.
Lorsqu'on a interprété 'Stars' à la VUB, il y a quelques semaines, un hurluberlu s'est mis à hurler..oh no, not that one... il est pas ici, ce soir?
C'est pas moi, gueule RickyBilly!
Un hit inter-stellaire!
'Walls' toujours ce folk/pop ensoleillé au croisement des Mama's & Papa's, Fleetwood Mac (période américaine), Sufjan Stevens mais aussi une certaine profondeur à la Nick Drake.
Si leur vie amoureuse est au diapason de la fusion vocale, Rue Royale doit représenter l'image du couple idéal.
Un nouveau titre 'Halfway Blind', rythmé et entêtant.
Hit chez nos voisins d'Outre-Moerdijk: 'Tell me when you go'.
Le magique 'On and On'.
Ca fait 50' que Ruth cligne des yeux.
Tics nerveux?
No, we are appreciating these disco lights in our face, you know ... et une touche humoristique, quelques bribes disco à la Kool & the Gang.
'Blame' with a cellist on the EP, romantisme à la Shelley.
' Guide to an Escape' le Michelin de Rue Royale.
Et bien sûr l'inévitable 'UFO' pour Michael Schenker ou Phil Mogg, va savoir!
Thank you for having us, Mr Kafka!
Another short story, maybe?
'Draw down the stars' de Tom McRae , autre singer/songwriter qui, comme Brookln, a chanté dans les chorales paroissiales.
A regret, tu quittes Rue Royale et son monde de douceur pour t'enfoncer dans l'obscénité urbaine.
On te rappelle que Rue Royale c'est le couple, Ruth, la British au chant, percussions, glockenspiel et Brookln, un cousin de l'Oncle Sam, au chant, guitare, et bass drum.
Nos gentils troubadours passent plus de temps à sillonner les routes (le plus souvent européennes) dans leur van qu' à rêvasser au coin d'un feu de bois dans leur douillet cottage.
Chaque année ils se tapent plus de 100 concerts dans des endroits les plus divers: home concerts, universités, prisons, bistrots, restos, coin de rue, festivals, camps de naturistes....Rue Royale won the hearts of whatever audience they encountered... (on cite Incubate).
A 21h30', le Kafka, peuplé de quelques dangereux anarchistes, style RickyBilly que la sympathique Christine préfère voir de loin, est prêt pour 70' d' indie folk/pop aux harmonies vocales immatérielles.
'These Long Roads'
...at the end
at the end of these long roads
we will gather there
with our hands in the air...
Cool, soft, joli.... une mélodie t'invitant à un voyage paisible et déstressant.
Le fragile 'Lunacy' propice aux rêveries romanesques.
Une de leurs plus anciennes compositions, la ballade sentimentale 'Even in the Darkness' n'ayant rien perdu de sa fraîcheur juvénile, smooth vocals sur méandres acoustiques limpides.
Second hit alternatif ' Parachutes & Lifeboats' , légèrement hypnotique.
'Meant to roam', une profession de foi, a été écrit cet été et enregistré sur un EP 3 titres.
Lorsqu'on a interprété 'Stars' à la VUB, il y a quelques semaines, un hurluberlu s'est mis à hurler..oh no, not that one... il est pas ici, ce soir?
C'est pas moi, gueule RickyBilly!
Un hit inter-stellaire!
'Walls' toujours ce folk/pop ensoleillé au croisement des Mama's & Papa's, Fleetwood Mac (période américaine), Sufjan Stevens mais aussi une certaine profondeur à la Nick Drake.
Si leur vie amoureuse est au diapason de la fusion vocale, Rue Royale doit représenter l'image du couple idéal.
Un nouveau titre 'Halfway Blind', rythmé et entêtant.
Hit chez nos voisins d'Outre-Moerdijk: 'Tell me when you go'.
Le magique 'On and On'.
Ca fait 50' que Ruth cligne des yeux.
Tics nerveux?
No, we are appreciating these disco lights in our face, you know ... et une touche humoristique, quelques bribes disco à la Kool & the Gang.
'Blame' with a cellist on the EP, romantisme à la Shelley.
' Guide to an Escape' le Michelin de Rue Royale.
Et bien sûr l'inévitable 'UFO' pour Michael Schenker ou Phil Mogg, va savoir!
Thank you for having us, Mr Kafka!
Another short story, maybe?
'Draw down the stars' de Tom McRae , autre singer/songwriter qui, comme Brookln, a chanté dans les chorales paroissiales.
A regret, tu quittes Rue Royale et son monde de douceur pour t'enfoncer dans l'obscénité urbaine.
jeudi 19 août 2010
Fred Lani & Superslinger au Café Merlo à Bruxelles, le 18 août 2010
Quai aux Briques, un mercredi soir!
Non, on va pas bouffer du poisson chez François, ou au Vistro ou Bij den Boer... on a un rendez-vous blues/rock au Merlo.
Fred Lani & Superslinger
Encore, tu me dis...
C'est quoi ce superslinger?
Un American dish pour obèses? Un guerrier Assyrien?
J'en sais rien, c'est les potes de Fred: t'as son frérot, Bert, seconde guitare et some vocals - Gerry aux drums (non, il est pas mongol) et Cédric à la quatre cordes.
A 21h30' tapante, vont nous envoyer les premières salves d'un blues rock musclé.
'Vision of Yesterday' titre nostalgique et bluesy , que tu peux entendre sur leur dernier effort discographique ' Second Life'.
Bertje au chant pour 'King of Soul' sentant la country à la sauce Richards/Jagger.
'Runnin after you' nerveux et speedé, car la nana galope comme une gazelle.
' The old man in the box' ...he's a stranger to himself... un jeu tout en finesse sur rythmique balèze.
Ce band est hyper- soudé.
Pour suivre, une longue plage d'un blues wallon, 'Red Gun Hand'.
Qui a tué André Cools?
Du travail soigné ( on te parle pas du meurtre, hein fieu!).
Un petit Chicago blues, Bruxelles? ' I can't be satisfied' , Muddy Waters 1948.
Les Stones ou Dr Feelgood, aussi, souhaitaient... some old graveyard to be your resting place... à cette bonne femme pas claire.
Fin du premier set:un 'Change' bien carré, avec petit solo de batterie à la clé.
De l'énergie à revendre, Fred et ses potes.
Les compos tiennent la route, les guitares couvrent toute la palette des émotions: elles peuvent être hargneuses, métalliques, sensibles, plaintives ou entamer une joute fraternelle sous les regards narquois des peu chevelus complétant le quartet.
Le Merle est content!
Set 2, après ravitaillement cervoise.
''One Dime' du blues rural électrifié... en 2010 tu peux pas faire grand chose avec quelques cents en poche.
'Train fare' du blues ferroviaire classique.
Le radiophonique 'Kings and Queens' avec ses ooh ooh ooh's.... purulents, te rappelant les Stones de 'Sympathy for the Devil'.
De la belle ouvrage!
Tiens les voilà, les Glimmer Twins: ' Crackin'Up', une version latino, proche de la sensibilité Willy De Ville.
Fait chaud et soif dans ce zinc' Ventilator' , un méchant rock zeppelinien.
'Second Life' gluant et narratif.
Grosse artillerie pour le tonitruant blues rock 'Big Smoke', aux relents Jimi Hendrix, ça arrache un max!
'Stop the Battle' aura des odeurs sixties, style Pretty Things ou Small Faces.
On met fin au combat par un boogie massif , dédicacé au brave Steven, affalé au comptoir et éclusant sa 15ème Hoegaerden: ' Drunken Boogie'.
Présentation des artificiers...Eh, Fred, tu t'en vas?
Vais prendre l'air.
Le mec sort par la fenêtre et s'en va jouer une aubade aux carpes du bassin bruxellois.
Carpe Diem...
Méchant numéro.
Un pti bis, misschien?
'How long'.
C'est comme vous le sentez, les gars!
Jolie ballade nocturne.
Vous êtes bien aimables, Bruxelles.
Nog eentje: 'Failure' , un downtempo frémissant.
Et avant le dodo pour vénérer le King , un vicieux ' That's alright, mama'.
Anyway you do!
Non, on va pas bouffer du poisson chez François, ou au Vistro ou Bij den Boer... on a un rendez-vous blues/rock au Merlo.
Fred Lani & Superslinger
Encore, tu me dis...
C'est quoi ce superslinger?
Un American dish pour obèses? Un guerrier Assyrien?
J'en sais rien, c'est les potes de Fred: t'as son frérot, Bert, seconde guitare et some vocals - Gerry aux drums (non, il est pas mongol) et Cédric à la quatre cordes.
A 21h30' tapante, vont nous envoyer les premières salves d'un blues rock musclé.
'Vision of Yesterday' titre nostalgique et bluesy , que tu peux entendre sur leur dernier effort discographique ' Second Life'.
Bertje au chant pour 'King of Soul' sentant la country à la sauce Richards/Jagger.
'Runnin after you' nerveux et speedé, car la nana galope comme une gazelle.
' The old man in the box' ...he's a stranger to himself... un jeu tout en finesse sur rythmique balèze.
Ce band est hyper- soudé.
Pour suivre, une longue plage d'un blues wallon, 'Red Gun Hand'.
Qui a tué André Cools?
Du travail soigné ( on te parle pas du meurtre, hein fieu!).
Un petit Chicago blues, Bruxelles? ' I can't be satisfied' , Muddy Waters 1948.
Les Stones ou Dr Feelgood, aussi, souhaitaient... some old graveyard to be your resting place... à cette bonne femme pas claire.
Fin du premier set:un 'Change' bien carré, avec petit solo de batterie à la clé.
De l'énergie à revendre, Fred et ses potes.
Les compos tiennent la route, les guitares couvrent toute la palette des émotions: elles peuvent être hargneuses, métalliques, sensibles, plaintives ou entamer une joute fraternelle sous les regards narquois des peu chevelus complétant le quartet.
Le Merle est content!
Set 2, après ravitaillement cervoise.
''One Dime' du blues rural électrifié... en 2010 tu peux pas faire grand chose avec quelques cents en poche.
'Train fare' du blues ferroviaire classique.
Le radiophonique 'Kings and Queens' avec ses ooh ooh ooh's.... purulents, te rappelant les Stones de 'Sympathy for the Devil'.
De la belle ouvrage!
Tiens les voilà, les Glimmer Twins: ' Crackin'Up', une version latino, proche de la sensibilité Willy De Ville.
Fait chaud et soif dans ce zinc' Ventilator' , un méchant rock zeppelinien.
'Second Life' gluant et narratif.
Grosse artillerie pour le tonitruant blues rock 'Big Smoke', aux relents Jimi Hendrix, ça arrache un max!
'Stop the Battle' aura des odeurs sixties, style Pretty Things ou Small Faces.
On met fin au combat par un boogie massif , dédicacé au brave Steven, affalé au comptoir et éclusant sa 15ème Hoegaerden: ' Drunken Boogie'.
Présentation des artificiers...Eh, Fred, tu t'en vas?
Vais prendre l'air.
Le mec sort par la fenêtre et s'en va jouer une aubade aux carpes du bassin bruxellois.
Carpe Diem...
Méchant numéro.
Un pti bis, misschien?
'How long'.
C'est comme vous le sentez, les gars!
Jolie ballade nocturne.
Vous êtes bien aimables, Bruxelles.
Nog eentje: 'Failure' , un downtempo frémissant.
Et avant le dodo pour vénérer le King , un vicieux ' That's alright, mama'.
Anyway you do!
dimanche 15 août 2010
Blues & Rock Festival (JC Puls) Ternat, le 14 août 2010
Troisième édition de ce free festival organisé par le Jeugd Centrum Puls à Ternat.
Un des événements les plus sympathiques du mois d'août musical: un site agréable, une équipe de bénévoles souriants, performants, attentifs...des boissons et de l'excellente nourriture à des prix démocratiques,des toilettes propres et gratuites, un timing respecté....que du positif!
13h30'
Du soleil, Ternat à table pour un apéro et BBQ blues.
13h40' la blonde Miss de service annonce:
Harry Goes Ford
Un groupe local formé pour l'occasion, il y a quelques semaines tu pouvais lire sur le forum de Noise Gate:
Hallo, wij zijn op zoek naar een zanger(es) met enige ervaring om ons uit de nood te helpen voor een optreden. 't Optreden zou doorgaan op 14 augustus en betreft Blues & Rock-covers. We hebben een eigen repetitieruimte in Ternat en beschikken over een eigen zanginstallatie. Verdere samenwerking na het optreden is mogelijk.
Signé :Harry Goes Ford!
Ils l'ont trouvée et se retrouvent à 5 sur scène.
En additionnant leurs âges tu dois arriver à +/- 100!
Deux blondes( une chanteuse/une guitare rythmique et 3 kets: basse, drums, lead guitar+ some vocals) et un répertoire de covers d'indie pop/rock.
Tu ouïs: Trixie Whitley/D Lanois 'I'd rather go blind' (excellent choix) - Black Eyed Peas 'Let's get it started' - Paramore 'Crush Crush Crush' - le 'You oughta know' d'Alanis - 'Zombie' des Cranberries avec un joli numéro du guitariste.
La basse, rhythm guitar et les drums s'en vont écluser quelques pintjes et, en duo, on envoie ' Ayo Technology', la friandise de Milow + la romance 'Michel', d'Anouk.
Retour des assoiffés pour un 'I love rock'n roll', idéal pour favoriser la digestion.
La basse ne laisse pas Joan Jett refroidir et attaque un tempo boogie/blues incendiaire qu'ils nomment 'Blues Impro'.
La lead guitar laisse voir de belles perspectives Lukaku, si le sélectionneur ne le brûle pas.
Et on termine par un second Anouk, convenant bien au timbre de la chanteuse' Nobody's Wife'.
Amuse-gueule pas indigeste et sympa.
Suite au désistement de Young Groove Society, Mo'Gin a été ajouté au line-up en dernière minute.
Ils savent depuis la veille qu'ils joueront à Ternat et David Thomaere, leur pianiste, n'a pu se libérer.
Le soundcheck prédit de bonnes sensations acid jazz, ce sera d'un autre calibre que les prédécesseurs.
Mo'Gin a vu le jour en 2010 et s'est construit sur les ruines de Soothe.
Aux drums: Arne Huysmans- Guitare: Lukas Somers- Basse: Boris Van Overschee - aux saxes: Benjamin Hermans - la mignonne Manon Gögös assure les vocaux roux, elle est superbe, cette enfant.
Le band débute par une 'Intro' instrumentale, funky et épicée, m'étonne pas qu'ils disent apprécier Herbie Hancock.
La petite se pointe qui attaque 'Ain't no Sunshine'.
Quelle voix, mes aïeux, ik word meteen verliefd!
Merde, elle l'avait prédit le soleil disparaît, les cieux se déchirent, le déluge,tous aux abris!
Le sax pleure la perte de l'astre solaire, la guitare se fait latine pour implorer le retour de Ra, en vain.
Erikah Badu 'Tyrone' , merveilleux Nu soul/Hip Hop tune, la guitare torride de Lukas fait merveille.
Palabres dû à l'absence du pianiste, on joue quoi?
Un de leurs titres groovy proche de Moloko ou Morcheeba: 'Stand Still'.
Les musiciens ne peuvent cacher leur background Conservatoire et jamment joyeusement, la voix sensuelle de Manon coulant comme une source limpide dans ce lit jazzy.
'Memories' sonne comme du Jamiroquai flamand.
La petite est pas contente...I'll break your back, I'll break your neck... I'll break your heart...
Que lui a-t-il fait, ce salopard?
La basse de Boris se met à te chatouiller les parties intimes et ton bassin se déhanche en pensant que l'anniversaire du décès d'Elvis est proche.
'Black Sunglasses' pas besoin, il pleut toujours!
Joli travail du sax.
'Dramaqueen', elle est cool cette altesse aimant Racine.
La dernière ' Getting Over' ...raindrops fall from the roof... toujours la pluie.
Excellent jazz-funk/acid jazz dans la lignée de Mother Earth, et tout ça sans samples ou loops.
Mo'Gin: l'excès d'alcool peut nuire à la santé, mais pas l'excès de good music.
Mo'Gin: consomme à volonté, mon bonhomme!
The Blues Conspiracy
Des conspirateurs campinois montent sur scène en de zon is terug.
Vocals: De Cock Nico, aussi costaud que Dehaene, mais il chante mieux... -Gitaar: Garry Marcoen -Ritmegitaar: (kleine) Andy Aerts -Bass: Jelle Vandenbroucke -Drums: Davy Vandesande, l'Egyptien!
Pendant plus d'une heure Ternat va vibrer aux sons du blues et du meilleur: Nico is een beest, la base rythmique c'est du béton et les deux guitaristes rivalisent d'adresse et de dextérité: des cracks.
Nico nous explique: B B King 'Why I sing the blues' - 'My Baby'...she don't stand no cheating...comme la mienne- une compo à eux 'The Witchdoctor' un sorcier voodoo vicieux- 'Call Me' zelfgepend , fausse queue du drummer qui se croyait sur le Nil, on recommence...I'm your love machine, baby... Nico, gij zijt ne dikke stoefer.....,en tout cas, ça sonne bien- Fats Domino' The Fat Man', bizarre ce choix alors que la balance de Meneer De Cock indique, à peine, 295 pounds, pantoufles aux pieds.
Tu dois faire de l'exercice mon grand, lui avait dit son huisdokter.
OK, je souffle dans un mouth harp.
Un des slow blues les plus poignants: Etta James 'I'd rather go blind'.
Merci, messieurs!
John Lee Hooker, du swampy boogie: 'Dimples', un duo de guitare efficient, une rythmique valeureuse et un shouter qui fait le poids.
Que veux-tu de plus?
A part, une pintje, nikske!
'Mojo working' pas besoin de Viagra. ' When I get drunk', qui va me ramener chez moi?
Tu rigoles, faudra 3 brouettes.
Stevie Ray 'Pride and Joy', suivi d'une sad song de leur plume 'Broken Tears', belle ballade sociale.
'The thrill is gone' l'amour, ça use et une dernière: ' She's got the devil in her', un petit coup de bottleneck et un final démoniaque.
Ces conspirateurs aspirent à une reconnaissance du milieu blues national, ils le méritent.
Good job!
Alex Rossi & the Crazy Dogs
Alex Rossi n'a pas gagné le Grand Prix de Hongrie en F3.
Alex Rossi n'est pas la nouvelle star de la NBA.
Alex Rossi ne connaît ni Tino, ni Francis.
Ce Rossi nous vient du Brésil and is a blues harmonica master.
Il a sorti le CD 'Let me in'(2007) chez Top Cat Records, mais tu peux aussi l'entendre souffler chez Fernando Noronha, une autre bête brésilienne du blues.
Comment ce champion a atterri à Anvers reste a question mark, mais durant un séjour texan il a accompagné des pointures: Smokin Joe Kubeck, Mike Morgan, Lucky Peterson, Phil Guy, Susan Tedeschi etc...
Ce soir, ses chiens fous sont des locaux, qu'il a trouvés dans différents chenils: Filip Vandebril (basse) chez The Valerie Solanas ou Antwerp Gipsy Ska Orchestra- Jerry Van den Wijngaert (drums) dans le vignoble The Excello's ou Slick Nick and the Casino Special - Cowboy Wim , l'énigmatique guitariste à l'écriture de médecin illettré, dans un bistrot où il faisait la fermeture, hier soir.
Sais pas s'ils ont répété plus de 10' ensemble mais ils ont régalé le Pajottenland d'une performance cinq étoiles: la classe à l'état pur.
Un shuffle instrumental pour se mettre en jambes 'The Hucklebuck' pour enchaîner sur 'Tell me how you like it' qui ouvre le CD: de la dynamite!
Du Chicago blues au jovial accent carioca.
'My Baby' version deux, tonight.
'Help Me' de Sonny Boy Williamson, mais dans la version Junior Wells, de la bombe!
Duke Ellington 'Caravan' , pas chameau le bel Alex, un clin d'oeil à Toots pour finir.
'One chance with you' un chaud lapin, le mec.
'Mellow down easy' Little Walter, encore un harmoniciste pas con, joue ce titre de Willie Dixon.
Un instrumental d'un gars pas trop connu: William Clark (décédé en 1996).
La machine est bien huilée, le moteur tourne en souplesse, les mécanos ont fait du bon boulot. 'Bad Boy' Bramlett/Clapton, no comment.
'Everything will be allright' gros numéro de Wim, d'un trait il avale sa bouteille pour nous faire un full bottle slide.
Jupiler les guitaristes savent pourquoi....
Quelques riffs derrière la tête pour Helmut Newton avant de passer le relais au petit Alex... Sopra, Alex, sopra..
'The sun is shining' il est toujours là.
'Tomorrow night' du swing et un petit rock pour finir en beauté.
Ce gaitisto brasileiro et ses clébards flamands ont enflammé la plaine.
The Black Cat Bone Squad
Un méchant rootsrock trio de Scherpenheuvel.
Aigus ils le sont, nos chats noirs, plein de gomina: t'as Jumpin Jim Dandy le tatoué aux Gretsch guitars- Mr Magic, le Houdini des drums et Sweetboy qui viole 25 x sa double bass pendant le set.
19 brûlots qu'ils vont nous asséner: du rockabilly, psychobilly, trash, punk, blues, country... arrosé de litres de moonshine.
Let's have a ball, Ternat!
'Old Bob' un tonton flingueur de première- 'Creek Cats' des matous excités - 'Truck Driver' y a pas de frein sur ce bahut - ' Monsters 'r' go' le Rocky Horror Show - 'Billy Badass' , Billy a l'intention de faire un tour en ville : grease, veste de cuir noire, brand new Levi's ... vais lever une fille ou deux... un coup de moonshine pour me donner du courage, yeah...
'Get down low', ces petits gars ont tout pigé et digéré des Stray Cats, Cramps, Batmobile, Carl Perkins, Johnny Cash ou Reverend Horton Heat...
Pas de repos pour les braves: ' Old Spur Line'- 'Evil Farmer' pour les rednecks - 'Man of Constant Sorrow'.
Do you know quelle est notre boisson préférée?
La limonade?
Toi, t'es con: ' Whiskey', mais on y ajoute quelques centilitres de Tequila.
Une ou deux acrobaties Halle Berry, en catwoman, et on envoie 'Sinner'.
Un boogie: 'Help Me', seconde version.
'Mr Death' solo de Gretsch mortel.
'Chicken rag' , les poulets ont le feu au cul, volle gas!
Johnny Cash va rendre tout Ternat marteau ' Folsom Prison Blues' .
'Monkey Business' et 'Pretty Thing', de plus en plus speedé.
On approche de la gare: ' Palace of oddities' un freakshow horrible!
That's all folks!
Les danseurs exigent un dessert: 'Wiggle Stick' et les chats noirs se fondent dans la nuit noire.
Miaou!
Top of the bill: The Baboons!
Second rockabilly act de la soirée.
Zont fait du chemin ces primates.
En 2008 tu les vis aux Fonnefeesten avant Chicken Shack, en 2010 tout bon festival de rockabilly se doit de les avoir à l'affiche.
En mai, ils tournaient encore avec les Paladins.
Arthur De Winter : vocals + rhythm guitar-Kristof Koyen : lead guitar-Bas Vanstaen : double bass-Gust Van Gils : drums , ont poursuivi sur la lancée des Black Cat Bone Squad et ont fait danser les survivants, malgré la réapparition de la pluie.
Arthur c'est le James Dean de Turnhout et Kristof, même s'il perd ses binocles en jouant, c'est un maître guitariste.
Score: les babouins:23, les chats:19
Seul vainqueur: Ternat!
Un classique pour ouvrir 'You can't judge a book by its cover', c'est parti pour une série de titres ( surf, rockabilly, vintage rock, swing, blues, boogie, country...) de moins de 3', tous plus juteux les uns que les autres.
'Teasin girl'- 'Linda Lu'- 'Tic Tac' - le train 'Number 9' - ' Bungalow' - le 'Green River' des Creedence - 'Drinking Gasoline' (sic) - 'Lonesome train' de Mr Burnette- la romance 'I ain't got you'- le merveilleux Gene Vincent 'Bird Doggin' -le bluesy 'It's dark' - 'Boogie Curse' le titre de leur CD . Malédiction , tu l'as cherché, Arthur, une corde pétée, il en reste 5, keep on rocking!
Vite une autre acoustique: 'All Set'... go, go, go...
Pour les poulettes: 'Poultry', aux lyrics carré blanc.... hairy pussies or not... ça risque d'être wet pussies avec ce qui tombe... Les Travolta sur la piste n'en ont rien à branler et gigotent de plus belle, si un gigolo tel que Gene Kelly pouvait chanter et faire des claquettes sous la pluie, ça peut pas être un problème pour un Teddy boy!
'Rock your baby' - 'Run baby run' - ' One Scotch, one Bourbon, one Beer' programme alléchant pour commencer - ' Band Stand' et ouf, nog een laatste: 'Thirty Days' t'as 30 jours pour regagner le gîte conjugal, baby!
Bye, bye Ternat!
Faites pas les singes, les Baboons, kom terug:
'Rumble' - 'Party Town ' et leur mojo travaille toujours 'Mojo Working'.
Qui voilà, les gardiens du zoo d'Anvers à la poursuite des cynocéphales en fuite!
Un des événements les plus sympathiques du mois d'août musical: un site agréable, une équipe de bénévoles souriants, performants, attentifs...des boissons et de l'excellente nourriture à des prix démocratiques,des toilettes propres et gratuites, un timing respecté....que du positif!
13h30'
Du soleil, Ternat à table pour un apéro et BBQ blues.
13h40' la blonde Miss de service annonce:
Harry Goes Ford
Un groupe local formé pour l'occasion, il y a quelques semaines tu pouvais lire sur le forum de Noise Gate:
Hallo, wij zijn op zoek naar een zanger(es) met enige ervaring om ons uit de nood te helpen voor een optreden. 't Optreden zou doorgaan op 14 augustus en betreft Blues & Rock-covers. We hebben een eigen repetitieruimte in Ternat en beschikken over een eigen zanginstallatie. Verdere samenwerking na het optreden is mogelijk.
Signé :Harry Goes Ford!
Ils l'ont trouvée et se retrouvent à 5 sur scène.
En additionnant leurs âges tu dois arriver à +/- 100!
Deux blondes( une chanteuse/une guitare rythmique et 3 kets: basse, drums, lead guitar+ some vocals) et un répertoire de covers d'indie pop/rock.
Tu ouïs: Trixie Whitley/D Lanois 'I'd rather go blind' (excellent choix) - Black Eyed Peas 'Let's get it started' - Paramore 'Crush Crush Crush' - le 'You oughta know' d'Alanis - 'Zombie' des Cranberries avec un joli numéro du guitariste.
La basse, rhythm guitar et les drums s'en vont écluser quelques pintjes et, en duo, on envoie ' Ayo Technology', la friandise de Milow + la romance 'Michel', d'Anouk.
Retour des assoiffés pour un 'I love rock'n roll', idéal pour favoriser la digestion.
La basse ne laisse pas Joan Jett refroidir et attaque un tempo boogie/blues incendiaire qu'ils nomment 'Blues Impro'.
La lead guitar laisse voir de belles perspectives Lukaku, si le sélectionneur ne le brûle pas.
Et on termine par un second Anouk, convenant bien au timbre de la chanteuse' Nobody's Wife'.
Amuse-gueule pas indigeste et sympa.
Suite au désistement de Young Groove Society, Mo'Gin a été ajouté au line-up en dernière minute.
Ils savent depuis la veille qu'ils joueront à Ternat et David Thomaere, leur pianiste, n'a pu se libérer.
Le soundcheck prédit de bonnes sensations acid jazz, ce sera d'un autre calibre que les prédécesseurs.
Mo'Gin a vu le jour en 2010 et s'est construit sur les ruines de Soothe.
Aux drums: Arne Huysmans- Guitare: Lukas Somers- Basse: Boris Van Overschee - aux saxes: Benjamin Hermans - la mignonne Manon Gögös assure les vocaux roux, elle est superbe, cette enfant.
Le band débute par une 'Intro' instrumentale, funky et épicée, m'étonne pas qu'ils disent apprécier Herbie Hancock.
La petite se pointe qui attaque 'Ain't no Sunshine'.
Quelle voix, mes aïeux, ik word meteen verliefd!
Merde, elle l'avait prédit le soleil disparaît, les cieux se déchirent, le déluge,tous aux abris!
Le sax pleure la perte de l'astre solaire, la guitare se fait latine pour implorer le retour de Ra, en vain.
Erikah Badu 'Tyrone' , merveilleux Nu soul/Hip Hop tune, la guitare torride de Lukas fait merveille.
Palabres dû à l'absence du pianiste, on joue quoi?
Un de leurs titres groovy proche de Moloko ou Morcheeba: 'Stand Still'.
Les musiciens ne peuvent cacher leur background Conservatoire et jamment joyeusement, la voix sensuelle de Manon coulant comme une source limpide dans ce lit jazzy.
'Memories' sonne comme du Jamiroquai flamand.
La petite est pas contente...I'll break your back, I'll break your neck... I'll break your heart...
Que lui a-t-il fait, ce salopard?
La basse de Boris se met à te chatouiller les parties intimes et ton bassin se déhanche en pensant que l'anniversaire du décès d'Elvis est proche.
'Black Sunglasses' pas besoin, il pleut toujours!
Joli travail du sax.
'Dramaqueen', elle est cool cette altesse aimant Racine.
La dernière ' Getting Over' ...raindrops fall from the roof... toujours la pluie.
Excellent jazz-funk/acid jazz dans la lignée de Mother Earth, et tout ça sans samples ou loops.
Mo'Gin: l'excès d'alcool peut nuire à la santé, mais pas l'excès de good music.
Mo'Gin: consomme à volonté, mon bonhomme!
The Blues Conspiracy
Des conspirateurs campinois montent sur scène en de zon is terug.
Vocals: De Cock Nico, aussi costaud que Dehaene, mais il chante mieux... -Gitaar: Garry Marcoen -Ritmegitaar: (kleine) Andy Aerts -Bass: Jelle Vandenbroucke -Drums: Davy Vandesande, l'Egyptien!
Pendant plus d'une heure Ternat va vibrer aux sons du blues et du meilleur: Nico is een beest, la base rythmique c'est du béton et les deux guitaristes rivalisent d'adresse et de dextérité: des cracks.
Nico nous explique: B B King 'Why I sing the blues' - 'My Baby'...she don't stand no cheating...comme la mienne- une compo à eux 'The Witchdoctor' un sorcier voodoo vicieux- 'Call Me' zelfgepend , fausse queue du drummer qui se croyait sur le Nil, on recommence...I'm your love machine, baby... Nico, gij zijt ne dikke stoefer.....,en tout cas, ça sonne bien- Fats Domino' The Fat Man', bizarre ce choix alors que la balance de Meneer De Cock indique, à peine, 295 pounds, pantoufles aux pieds.
Tu dois faire de l'exercice mon grand, lui avait dit son huisdokter.
OK, je souffle dans un mouth harp.
Un des slow blues les plus poignants: Etta James 'I'd rather go blind'.
Merci, messieurs!
John Lee Hooker, du swampy boogie: 'Dimples', un duo de guitare efficient, une rythmique valeureuse et un shouter qui fait le poids.
Que veux-tu de plus?
A part, une pintje, nikske!
'Mojo working' pas besoin de Viagra. ' When I get drunk', qui va me ramener chez moi?
Tu rigoles, faudra 3 brouettes.
Stevie Ray 'Pride and Joy', suivi d'une sad song de leur plume 'Broken Tears', belle ballade sociale.
'The thrill is gone' l'amour, ça use et une dernière: ' She's got the devil in her', un petit coup de bottleneck et un final démoniaque.
Ces conspirateurs aspirent à une reconnaissance du milieu blues national, ils le méritent.
Good job!
Alex Rossi & the Crazy Dogs
Alex Rossi n'a pas gagné le Grand Prix de Hongrie en F3.
Alex Rossi n'est pas la nouvelle star de la NBA.
Alex Rossi ne connaît ni Tino, ni Francis.
Ce Rossi nous vient du Brésil and is a blues harmonica master.
Il a sorti le CD 'Let me in'(2007) chez Top Cat Records, mais tu peux aussi l'entendre souffler chez Fernando Noronha, une autre bête brésilienne du blues.
Comment ce champion a atterri à Anvers reste a question mark, mais durant un séjour texan il a accompagné des pointures: Smokin Joe Kubeck, Mike Morgan, Lucky Peterson, Phil Guy, Susan Tedeschi etc...
Ce soir, ses chiens fous sont des locaux, qu'il a trouvés dans différents chenils: Filip Vandebril (basse) chez The Valerie Solanas ou Antwerp Gipsy Ska Orchestra- Jerry Van den Wijngaert (drums) dans le vignoble The Excello's ou Slick Nick and the Casino Special - Cowboy Wim , l'énigmatique guitariste à l'écriture de médecin illettré, dans un bistrot où il faisait la fermeture, hier soir.
Sais pas s'ils ont répété plus de 10' ensemble mais ils ont régalé le Pajottenland d'une performance cinq étoiles: la classe à l'état pur.
Un shuffle instrumental pour se mettre en jambes 'The Hucklebuck' pour enchaîner sur 'Tell me how you like it' qui ouvre le CD: de la dynamite!
Du Chicago blues au jovial accent carioca.
'My Baby' version deux, tonight.
'Help Me' de Sonny Boy Williamson, mais dans la version Junior Wells, de la bombe!
Duke Ellington 'Caravan' , pas chameau le bel Alex, un clin d'oeil à Toots pour finir.
'One chance with you' un chaud lapin, le mec.
'Mellow down easy' Little Walter, encore un harmoniciste pas con, joue ce titre de Willie Dixon.
Un instrumental d'un gars pas trop connu: William Clark (décédé en 1996).
La machine est bien huilée, le moteur tourne en souplesse, les mécanos ont fait du bon boulot. 'Bad Boy' Bramlett/Clapton, no comment.
'Everything will be allright' gros numéro de Wim, d'un trait il avale sa bouteille pour nous faire un full bottle slide.
Jupiler les guitaristes savent pourquoi....
Quelques riffs derrière la tête pour Helmut Newton avant de passer le relais au petit Alex... Sopra, Alex, sopra..
'The sun is shining' il est toujours là.
'Tomorrow night' du swing et un petit rock pour finir en beauté.
Ce gaitisto brasileiro et ses clébards flamands ont enflammé la plaine.
The Black Cat Bone Squad
Un méchant rootsrock trio de Scherpenheuvel.
Aigus ils le sont, nos chats noirs, plein de gomina: t'as Jumpin Jim Dandy le tatoué aux Gretsch guitars- Mr Magic, le Houdini des drums et Sweetboy qui viole 25 x sa double bass pendant le set.
19 brûlots qu'ils vont nous asséner: du rockabilly, psychobilly, trash, punk, blues, country... arrosé de litres de moonshine.
Let's have a ball, Ternat!
'Old Bob' un tonton flingueur de première- 'Creek Cats' des matous excités - 'Truck Driver' y a pas de frein sur ce bahut - ' Monsters 'r' go' le Rocky Horror Show - 'Billy Badass' , Billy a l'intention de faire un tour en ville : grease, veste de cuir noire, brand new Levi's ... vais lever une fille ou deux... un coup de moonshine pour me donner du courage, yeah...
'Get down low', ces petits gars ont tout pigé et digéré des Stray Cats, Cramps, Batmobile, Carl Perkins, Johnny Cash ou Reverend Horton Heat...
Pas de repos pour les braves: ' Old Spur Line'- 'Evil Farmer' pour les rednecks - 'Man of Constant Sorrow'.
Do you know quelle est notre boisson préférée?
La limonade?
Toi, t'es con: ' Whiskey', mais on y ajoute quelques centilitres de Tequila.
Une ou deux acrobaties Halle Berry, en catwoman, et on envoie 'Sinner'.
Un boogie: 'Help Me', seconde version.
'Mr Death' solo de Gretsch mortel.
'Chicken rag' , les poulets ont le feu au cul, volle gas!
Johnny Cash va rendre tout Ternat marteau ' Folsom Prison Blues' .
'Monkey Business' et 'Pretty Thing', de plus en plus speedé.
On approche de la gare: ' Palace of oddities' un freakshow horrible!
That's all folks!
Les danseurs exigent un dessert: 'Wiggle Stick' et les chats noirs se fondent dans la nuit noire.
Miaou!
Top of the bill: The Baboons!
Second rockabilly act de la soirée.
Zont fait du chemin ces primates.
En 2008 tu les vis aux Fonnefeesten avant Chicken Shack, en 2010 tout bon festival de rockabilly se doit de les avoir à l'affiche.
En mai, ils tournaient encore avec les Paladins.
Arthur De Winter : vocals + rhythm guitar-Kristof Koyen : lead guitar-Bas Vanstaen : double bass-Gust Van Gils : drums , ont poursuivi sur la lancée des Black Cat Bone Squad et ont fait danser les survivants, malgré la réapparition de la pluie.
Arthur c'est le James Dean de Turnhout et Kristof, même s'il perd ses binocles en jouant, c'est un maître guitariste.
Score: les babouins:23, les chats:19
Seul vainqueur: Ternat!
Un classique pour ouvrir 'You can't judge a book by its cover', c'est parti pour une série de titres ( surf, rockabilly, vintage rock, swing, blues, boogie, country...) de moins de 3', tous plus juteux les uns que les autres.
'Teasin girl'- 'Linda Lu'- 'Tic Tac' - le train 'Number 9' - ' Bungalow' - le 'Green River' des Creedence - 'Drinking Gasoline' (sic) - 'Lonesome train' de Mr Burnette- la romance 'I ain't got you'- le merveilleux Gene Vincent 'Bird Doggin' -le bluesy 'It's dark' - 'Boogie Curse' le titre de leur CD . Malédiction , tu l'as cherché, Arthur, une corde pétée, il en reste 5, keep on rocking!
Vite une autre acoustique: 'All Set'... go, go, go...
Pour les poulettes: 'Poultry', aux lyrics carré blanc.... hairy pussies or not... ça risque d'être wet pussies avec ce qui tombe... Les Travolta sur la piste n'en ont rien à branler et gigotent de plus belle, si un gigolo tel que Gene Kelly pouvait chanter et faire des claquettes sous la pluie, ça peut pas être un problème pour un Teddy boy!
'Rock your baby' - 'Run baby run' - ' One Scotch, one Bourbon, one Beer' programme alléchant pour commencer - ' Band Stand' et ouf, nog een laatste: 'Thirty Days' t'as 30 jours pour regagner le gîte conjugal, baby!
Bye, bye Ternat!
Faites pas les singes, les Baboons, kom terug:
'Rumble' - 'Party Town ' et leur mojo travaille toujours 'Mojo Working'.
Qui voilà, les gardiens du zoo d'Anvers à la poursuite des cynocéphales en fuite!
samedi 14 août 2010
ONEonONE au Long Bar, Bruxelles, le 13 août 2010
Le Long Bar, à 76m du Lombard, 119 boulevard Anspach: un long bar se lançant dans l'organisation de concerts.
ONEonONE, de valeureux Liégeois, sont annoncés à 9PM, tu sais pertinemment que les premières notes ne seront pas entendues avant 21h30'.
Pas de bol, le DJ nous inflige CloClo, Village People et d'autres insanités, diffusées à un niveau sonore agressif.
Au bout d'1/2h il a, heureusement, une brillante intuition et vire Simple Minds ou U2.
Le temps paxe, on n'est pas à une connerie près, les copains du groupe installent tables et chaises à 2 cm de la scène improvisée: rock'n roll, babe!
ONEonONE nous refait un second soundcheck avant de regagner les coulisses.
Pour calmer les esprits le nouveau patron, un brave homme, offre une tournée générale de coupes.
Il est l'heure où les Marocains peuvent passer à table, après s'être grillé une Gitane, et le drummer(Thomas), tout beau en black, se pointe, suivi de près par Franck - guitars & backing vocals, Benoit - guitars & backing vocals, Keeran - bass et celui sur lequel flashent les gamines: Jayden aux lead vocals.
Aïe: Bonswar, Bruxelles, vous allez bien...les vieux clichés ont le dentier dur.
Du rock australien sonnant comme le 'All Right Now' de Free en plus gras : 'What's Eating You' (Airbourne).
Ah, oui, faut savoir que ONEonONE est un cover band.
Le minet a une terrible voix et les autres acteurs de la sitcom assurent un max, seul hic tes tympans vont souffrir ce soir.
The Cult: 'Wildflower' pissenlit sauvage et heavy, pas étonnant que Ian Astbury a été invité à remplacer, pendant un petit temps, Jim Morrison chez Manzarek & Krieger.
'Smoke on the Water' gros numéro de Benoît.
'Rock you like a Hurricane' Scorpions est une référence.
Le bellâtre attaque 'A tout le Monde', le moins thrash des morceaux de Megadeth.
C'est du solide, à tes côtés un allumé s'exerce pour le championnat du monde de Air Guitar, pas facile un verre de Bourbon en main, des glaçons dans le vent.
Jayden pense à appeler Mr House 'Doctor Doctor' , mais le toubib est en voyage spatial.
Une formidable version de 'Twilight Zone' du Golden Earring avant le 'Seven Nation Army' joué à 5, les Lignes Blanches ne sont que deux!
Une acoustique, une rythmique, une voix , les autres à la cuisine: ' It's my Life'.
Bon Jovi est une idole.
On termine le set en douceur' Love Gun', un Kiss aux lyrics explicites ...you pulled the trigger of my love gun...
Break et second set.
La bande à Ritchie 'Temple of the King' et puis celle de Coverdale ' Fool for your Loving'.
Ils connaissent les classiques hard et les respectent.
Les Kinks en version Van Halen 'You really got me'.
Un grand Zep: ' Immigrant Song', travail superbe de Jayden aux vocaux.
Les zatlappen du coin se la jouent Jimmy Page.
Une version 5 étoiles.
Un arc en ciel dans l'azur étoilé ' Man on the Silver Mountain' .
Tout va pas pour le mieux chez le Bon Dieu, 'Heaven's on Fire' et tous les pompiers sont au concert de Ghinzu.
...you make me shiver and shake... bas les masques, Gene, on t'a reconnu.
'Keep the Faith' Jon et Richie en pasteurs.
Où elle mène cette autoroute?
En enfer, mec.
Et tu y vas déguisé en schoolboy?
Les curés aimaient les petits enfants, non.
...I'm on the highway to hell...
'Personal Jesus' ne ressemblant ni à Depeche Mode , ni à Johnny Cash.
C'est d'ailleurs un petit reproche, tous les titres baignent dans le même jus, du hard tendance AOR.
La dernière, le 'Paranoïd' de Black Sabbath.
Un concert bien sympa, des gars doués et énergiques, dommage ce sentiment d'uniformité, on a coulé tous les monuments dans le même moule.
Le 22 août ONEonONE jouera à Walhain.
Avec les potes, on oublie l'idée du dernier verre, le Long Bar est transformé en repaire d'ivrognes
exubérants.
Une harpie aux appâts rebondis a escaladé le comptoir et entamé une danse tribale, visant à faire admirer son opulente anatomie.
Time to leave, pas envie d'assister à une séquence Emile Zola.
ONEonONE, de valeureux Liégeois, sont annoncés à 9PM, tu sais pertinemment que les premières notes ne seront pas entendues avant 21h30'.
Pas de bol, le DJ nous inflige CloClo, Village People et d'autres insanités, diffusées à un niveau sonore agressif.
Au bout d'1/2h il a, heureusement, une brillante intuition et vire Simple Minds ou U2.
Le temps paxe, on n'est pas à une connerie près, les copains du groupe installent tables et chaises à 2 cm de la scène improvisée: rock'n roll, babe!
ONEonONE nous refait un second soundcheck avant de regagner les coulisses.
Pour calmer les esprits le nouveau patron, un brave homme, offre une tournée générale de coupes.
Il est l'heure où les Marocains peuvent passer à table, après s'être grillé une Gitane, et le drummer(Thomas), tout beau en black, se pointe, suivi de près par Franck - guitars & backing vocals, Benoit - guitars & backing vocals, Keeran - bass et celui sur lequel flashent les gamines: Jayden aux lead vocals.
Aïe: Bonswar, Bruxelles, vous allez bien...les vieux clichés ont le dentier dur.
Du rock australien sonnant comme le 'All Right Now' de Free en plus gras : 'What's Eating You' (Airbourne).
Ah, oui, faut savoir que ONEonONE est un cover band.
Le minet a une terrible voix et les autres acteurs de la sitcom assurent un max, seul hic tes tympans vont souffrir ce soir.
The Cult: 'Wildflower' pissenlit sauvage et heavy, pas étonnant que Ian Astbury a été invité à remplacer, pendant un petit temps, Jim Morrison chez Manzarek & Krieger.
'Smoke on the Water' gros numéro de Benoît.
'Rock you like a Hurricane' Scorpions est une référence.
Le bellâtre attaque 'A tout le Monde', le moins thrash des morceaux de Megadeth.
C'est du solide, à tes côtés un allumé s'exerce pour le championnat du monde de Air Guitar, pas facile un verre de Bourbon en main, des glaçons dans le vent.
Jayden pense à appeler Mr House 'Doctor Doctor' , mais le toubib est en voyage spatial.
Une formidable version de 'Twilight Zone' du Golden Earring avant le 'Seven Nation Army' joué à 5, les Lignes Blanches ne sont que deux!
Une acoustique, une rythmique, une voix , les autres à la cuisine: ' It's my Life'.
Bon Jovi est une idole.
On termine le set en douceur' Love Gun', un Kiss aux lyrics explicites ...you pulled the trigger of my love gun...
Break et second set.
La bande à Ritchie 'Temple of the King' et puis celle de Coverdale ' Fool for your Loving'.
Ils connaissent les classiques hard et les respectent.
Les Kinks en version Van Halen 'You really got me'.
Un grand Zep: ' Immigrant Song', travail superbe de Jayden aux vocaux.
Les zatlappen du coin se la jouent Jimmy Page.
Une version 5 étoiles.
Un arc en ciel dans l'azur étoilé ' Man on the Silver Mountain' .
Tout va pas pour le mieux chez le Bon Dieu, 'Heaven's on Fire' et tous les pompiers sont au concert de Ghinzu.
...you make me shiver and shake... bas les masques, Gene, on t'a reconnu.
'Keep the Faith' Jon et Richie en pasteurs.
Où elle mène cette autoroute?
En enfer, mec.
Et tu y vas déguisé en schoolboy?
Les curés aimaient les petits enfants, non.
...I'm on the highway to hell...
'Personal Jesus' ne ressemblant ni à Depeche Mode , ni à Johnny Cash.
C'est d'ailleurs un petit reproche, tous les titres baignent dans le même jus, du hard tendance AOR.
La dernière, le 'Paranoïd' de Black Sabbath.
Un concert bien sympa, des gars doués et énergiques, dommage ce sentiment d'uniformité, on a coulé tous les monuments dans le même moule.
Le 22 août ONEonONE jouera à Walhain.
Avec les potes, on oublie l'idée du dernier verre, le Long Bar est transformé en repaire d'ivrognes
exubérants.
Une harpie aux appâts rebondis a escaladé le comptoir et entamé une danse tribale, visant à faire admirer son opulente anatomie.
Time to leave, pas envie d'assister à une séquence Emile Zola.
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